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INTRIGUE #7 ~ Bunny VS Lycra
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Mayor Bloomberg
JONQUILLE

❖ MESSAGES : 2392


MessageMer 27 Avr - 0:04





Intrigue
BUNNIES VS LYCRA



C’était une matinée comme les autres dans cette banque au cœur de Manhattan. Les guichets à peine ouverts, tout le monde se presse aux portillons. Plus vite servi, plus vite sorti. C’est une règle universelle, à moins que la bande de malfrats qui sévit dans la grande pomme à chaque occasion ne choisisse justement cet établissement pour narguer les forces de l’ordre. Il faut leur laisser : il ne manque pas d’imagination. Ils ont troqué le costume de Père Noël pour celui du lapin de Pâques, mais dans une version digne d’un film d’horreur. Sauf que personne n’avait envie de les voir débarquer en riant grassement sous leurs déguisements et non sans avoir crier : « TOUT LE MONDE A TERRE ET QUE PERSONNE NE BOUGE. »

Les règles

    • Pas de tour par tour.• Veiller à rester cohérent face à la situation !• Faites également attention à bien prendre en compte les actions des autres (ainsi que les paroles bien entendu) et de jouer le jeu.• Amusez-vous.

 




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MessageMer 27 Avr - 19:17




Bunny VS Lycra


Intrigue n°7








Soirée pourrie. Tu as du laisser le bar ouvert jusqu'à trois heures du mat' et pourquoi ? Pour une bande de vieux croûtons qui venaient visiter New-York. En ce moment c'est pas ta veine. Deux jours plus tôt un de tes patients a rechuté et tu as du le faire interner, et le soir même une bande d'étudiants est venu faire la bringue toute la nuit. Sans oublier que pas plus tard que la veille tu as dû abattre un gars. Tu es fatigué. Tes cernes sont tellement marquées qu'on a l'impression de voir tes orbites. Tu te regardes dans la glace. Tu n'es pas rasé comme d'habitude. Quelque chose bouge dans l'appart. Tu sors le flingue que t'as placé sous le lavabo. Tu avances prudemment. Tu vois quelque chose monter à l'étage. Tu le suis. Arrivé sur la mezzanine, tu vois les draps bouger. Tu t'approches doucement. Tu retires les draps et pointe ton arme sur ... Une belle blonde, encore à poil, qui essaie désespérément de cacher ses belles formes sous les draps, tout en criant parce qu'elle a peur de ton flingue. Tu baisse ton arme et lui dit, tout en soupirant :

"Qu'est-ce que tu fais encore là, tu devais pas partir il y a une bonne heure déjà ?"
Elle te regardait apeurée, encore sous le choc. Mais elle t'agaçait franchement. Tu posa alors le revolver sur la commode, t'approcha d'elle pour la saisir par le bras, mais elle eut un mouvement de recul.

"OK ! Ça va, je t'approche pas, mais dépêches-toi de sortir de cet appartement ! J'ai autre chose à foutre que de faire les baby-sitter pour bimbo affolées par un malheureux flingue !"
Elle ne bougeait toujours pas. Au bout du rouleau, tu décida alors de vraiment prendre les choses en main. Tu passa alors derrière le lit, et elle se leva d'un bon.

"Casse-toi j'te dis ! Putana, non è possibile d'essere tante pazza !"
Elle prit alors la fuite avec ses affaires.

Une fois débarrassée d'elle tu t'allongea dans le lit et regarda l'heure. Déjà sept heures et demie. Tu avais autre chose à faire qu'à glander dans ton lit. Tu bondis alors du lit. Pris deux/trois affaires et alla dans la salle de bain. la belle blonde en sorti alors précipitamment. Elle venait de finir de se préparer. Tu la regarda sévèrement, avant de rentrer à sa place. Tu pris une douche en vitesse, mis un jean, une chemise, une veste et tu étais prêt. Tu passa alors à la cuisine, te fis ton café. Tu le bus tranquillement, puis vit qu'il était plus de huit heures. Tu pris tes clefs, ton téléphone, un petit flingue passe partout au cas où, et tu étais parti.

Une fois dans la rue tu appela un taxi. Très vite, il y en eu qui s'arrêta devant toi. Tu entra dans la voiture et immédiatement le conducteur te demanda :

"Je vous dépose où ?
-À l'angle de Madison Avenue et de la 52ème.
-Ça marche !"
Le taxi pris un trajet assez direct qui prit tout même vingt minutes à cause de quelques problèmes sur la chaussée. Mais tu arriva à l'heure pour ton rendez-vous chez le banquier. Tu entra dans la banque et demanda immédiatement à voir monsieur Newman. Tu patienta quelques secondes, avant qu'un homme, la cinquantaine, rasé de près, un peu enveloppé, les cheveux châtains teints pour essayer de faire disparaître le peu de cheveux blancs qu'il peut avoir, un costume gris clair, vienne te chercher. Vous vous serrez la main brièvement et tu le suit dans son bureau. Une fois dans son bureau, l'homme te proposa de t'asseoir et commença immédiatement son discours :

"Alors, monsieur Andreani, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous. La bonne, c'est qu'au vue de vos revenus très élevés, nous pouvons parfaitement accéder à votre demande de prêt pour ce ...
-Hangar, dis-je sourire en coin.
-Oui ce ... Hangar comme vous dites. Justement là est le problème."
Tu mis alors une main sur ton revolver au cas où.

"Pourquoi ce hangar monsieur Andreani, mes supérieurs me le demandent de manière officielle.
-La discrétion vous connaissez, dis-tu en mettant tes mains sur la table, soulagé ? Moi je dois l'utiliser tous les jours pour mes patients dans le cadre du secret professionnel. Je l'utilise éventuellement pour mes clients au bar, car j'ai aussi un devoir de discrétion envers mes clients. Tout ce que je vous demande c'est un prêt sur douze mois pour acheter un hangar, ce que j'y fait c'est mon problème, et vous n'avez pas besoin de le savoir. Ais-je été assez clair ?
-Mais monsieur Andreani, vous comp...
-Ais-je été assez clair, dis-tu le ton au dessus ??
-Oui monsieur Andreani.
-Bien ! Donc tout ce que l'on va retenir de cette conversation c'est que j'ai mon prêt, n'est-ce pas ?
-Oui monsieur Andreani.
-Bien ! Je peux donc prendre congé ?
-Oui, absolument. Bonne journée monsieur Andreani."
Tu te leva du fauteuil, ne pris pas la peine de serrer la main du banquier et te dirigea immédiatement vers la sortie du bureau. En ouvrant la porte tu te retourna vers lui et lui dit alors :
"D'ailleurs arrêtez de m’appeler monsieur. À partir de maintenant vous m'appellerez docteur Andreani.
-Très bien docteur."
Tu sortis alors de la pièce sourire au lèvres. Tu adores faire ton cinéma comme ça. Ça fait peur à ton ou tes interlocuteurs et toi tu t'amuses autant qu'un enfant.

Après avoir traversé un court couloir, tu te retrouve dans le hall assez vite. Tu es sur le point de sortir lorsque tu vois un groupe armé déguisé en lapin entrer dans la banque, armes au poing et criant la fameuse phrase :

"TOUT LE MONDE A TERRE, ET QUE PERSONNE NE BOUGE !"
Tu fis un geste pour sortir ton arme, mais problème, beaucoup trop de témoins. Tu ne peux rien faire que mettre tes mains sur la tête et faire comme tous les autres. Mais tu dois te sortir de là au plus vite, tu as un flingue et si on se rend compte que tu en as un, tu es littéralement dans la merde jusqu'au cou...



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Manuel Herrera
ADMIN A LA MACHETTE MAIS EN DETENTE

❖ MESSAGES : 9004



MessageJeu 28 Avr - 10:55





Intrigue
BUNNIES VS LYCRA



D’habitude, il envoyait Jandro lui prendre un peu de liquide à la banque, quand ça s’avérait nécessaire et qu’il ne piochait pas dans les revenus produits par une de ses boîtes de nuit. Mais voilà, Jandro avait abusé la nuit derrière, il avait l’air complètement à l’ouest et n’était pas en état de se pointer. Ce qui signifiait qu’il avait descendu un paquet de bouteilles d’alcool et énormément de joints et qu’il était encore plein mort. Mani aurait clairement pu le sanctionner s’il n’était pas d’une fiabilité sans faille. Il devait y avoir une raison à cette volonté de se mettre dans un état pareil, il creuserait quand l’autre aurait trouvé un peu de répit et aurait réussi à faire fuir la gueule de bois, pour l’heure, discuter avec son cousin n’apporterait rien de bon et les pousserait sans doute à se battre. Le géant était un homme docile quand le moindre son émanait de la bouche de son cousin mais pas quand il avait trop d’alcool dans le sang et que la raison l’avait déserté pour laisser l’ivresse et la stupidité parler. Ils ne s’étaient jamais pris la tête sauf quand ils s’étaient retrouvés aussi ivres morts l’un que l’autre, on aurait dit deux coqs dans une basse-cours et ça frôlait la catastrophe à chaque fois. Mani avait toujours compensé sa petite taille avec sa grande gueule et sa folie, Jandro était une force brute, il aurait donné des complexes à Rahan lui-même. Arrivé à la banque, il soupira en constatant que tous les distributeurs de billets étaient en panne. COMME PAR HASARD ! Il s’était pourtant levé d’excellente humeur et voilà qu’on commençait à lui gâcher sa journée. L’idée de devoir faire la queue pour obtenir d’une guichetière mal baisée un peu de liquide lui donnait envie de faire un carnage dans cette putain de banque ! Pourtant, il aurait pu s’amuser de l’ironie du sort, ouais, il aurait pu, s’il n’avait pas laissé son sens de l’humour à la porte de cette banque à la con parce qu’ils ne savaient pas réparer de malheureux distributeurs. La journée ne pouvait pas tourner plus mal n’est-ce pas ? Allez dire ça aux types déguisés en lapin qui avaient l’air, eux aussi, particulièrement révoltés par l’impossibilité de prendre de la thune à l’extérieur. Ça, ça le fit ricaner et s’il leva les mains pour faire comme tout le monde, il se dit que ces guignols lui donneraient une bonne raison de voir le bon côté de cette journée.
 




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mundo pequeño y es así

El policía tiene su fin, el ladrón roba para vivir.
Otro día en la semana, no puedo dormir
Mucho lo que consumí: bazuco y marihuana
Ofendido y señalado por la sociedad,
Criado y educado por la calle claro esta.
Ya ves, cual es mi camino,


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MessageJeu 28 Avr - 16:57


Elle avait ouvert la lettre avec cette habituelle crainte. Impayée. Une nouvelle fois. Elle soupira tout en rejetant la maligne sur la table de son salon, jetant par la même occasion un coup d’œil à l’état de son loft. Les travaux n’avançaient pas. Pas depuis la mort de Zack’. C’était comme si le temps s’était arrêté laissant derrière la mort de ce dernier un vide qu’Euphi’ ne pouvait combler. Elle cherchait parfois son odeur sur les vieux vêtements qu’elle n’avait pu se résoudre à jeter. Elle soupira, glissant ses doigts dans ses cheveux, plus courts aujourd’hui. Elle avait deux choix, demander de l’aide au club, une aide que son frère ne lui refuserait pas. Ou retirer de l’argent qu’elle avait placé sur le compte d’Iris pour pouvoir payer au moins sa facture d’électricité. Son orgueil l’avait poussé à opter pour la seconde solution. La banque se situait en plein centre de Manhattan là où certains pauvres se faisaient passer pour riche et ou certains riches ne cessaient de s’enrichir.

Le cœur lourd, elle déposa la petite Iris à la crèche où chaque matin il s’agissait du même combat : La crainte de la perdre elle aussi. Après de longues accolades, des bisous, des murmures rassurants, la mère avait réussi à se détacher de l’enfant. Non sans faire soupirer la directrice de l’établissement qui se désolait de voir cette enfant aussi fusionnelle avec la jeune mère. Des critiques qu’Euphemia rejetait d’un sourire espiègle. Son histoire. Sa blessure. Toutes les choses qui la rendaient aussi protectrice n’intéressaient personne. Il s’agissait de son fardeau.  Elle avait pris les transports en commun pour rejoindre la banque centrale, la mort de Zack n’avait en rien changé sa hantise des voitures. Ce fut comme un roulement mécanique bien rodé qu’elle entra dans la large banque le cœur battant. Elle s’était glissée dans la file d’attente impatiente de partir au plus vite, sans vraiment faire attention à ce qui l’entourait. Et puis des hurlements s’abattirent autour d’elle. Sans qu’elle ne puisse comprendre quoi que ce soit, elle se retrouva à genou contre le sol, les mains tremblantes. Elle releva son visage en direction des hommes dont les visages étaient dissimulés sous d’atroces masques de lapins. Puis, elle observa les autres. Des corps qu’elle ne connaissait pas ou peu, ou peut-être de loin. Son cerveau était trop endolori pour qu’elle ne puisse juger de l’exactitude de ses souvenirs. Du moins jusqu’à ce que son regard ne se pose sur la brune située à sa droite. Et ça faisait mal. Encore plus mal que de se retrouver au beau milieu d’un braquage. C’était atrocement douloureux, ses poumons brûlaient sous les souvenirs de cette nuit où tout avait basculée pour elle. Alors, sans réellement prendre conscience du risque qu’elle prenait, elle murmura « Mlle Canjura ? » Cela avait été dit comme s’il s’agissait d’un mirage, comme si cette femme n’avait jamais réellement existé, comme si cela n’avait jamais été sa voix qui l’avait éveillé au beau milieu de la nuit. Il y a six mois.
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Luciano Gambino
ADMIN COUP DE BOULEUR

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La cruauté est essentielle si l’on veut conserver le pouvoir. Sans elle, on apparaît faible et les adversaires en profitent. Comme les chiens : celui qui aboie le plus fort devient le chef de meute. [Saviano]

MessageJeu 28 Avr - 22:11





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BUNNIES VS LYCRA



Si j’avais envie de perdre mon temps avec des questions administrative s ? Pas le moins du monde. Je détestais perdre mon temps dans les banques ou dans les compagnies d’assurances. J’ajouterais même que ça me rend mauvais dès lors que j’y suis contraint. Or, j’avais reçu de mon banquier une invitation à me présenter dans son bureau sans sommation. Impossible de négocier les jour et heure, il était injoignable. Autant dire que je pris la route à contre-cœur et aussi nerveux que Lyla quand elle part de chez ses parents. Elle était ma seule consolation du jour, car elle s’y trouverait et que nous avions convenu que nous nous retrouverions après cette épreuve pour un moment à deux. Sans ça, je n’aurais rien de trouver de probant pour m’empêcher d’exploser la gueule de l’enfoiré et ses nouvelles mitigées. Était-ce à moi de trouver des solutions aux problèmes dont j’étais la source ? Dans ce cas, pourquoi je le payais, ce feignant ? Nul doute qu’il me faudrait une bonne soirée détente pour me débarrasser de cette sensation d’être pris pour un con ou un gamin. J’allais donc appeler ma fiancée à peine sorti pour apprendre où elle en était, mais je n’y arrivai jamais. Dans la rotonde, les clients s’exprimaient dans un même geste : la rédemption. « Et, vous deux, les mains en l’air et rejoignez le groupe. » me hurla un type caché dans un costume de lapin de Pâques. Il me tenait en jour avec une arme d’assaut et, si c’était d’un ridicule sans nom pour un homme comme moi, je ne m’inquiétais que pour les filles ? Où étaient-elles ? Etaient-elles parmi ces gens pris en otage ? Je jetai un regard circulaire autour de moi en rejoignant l’amas de gens apeurés qui se rassemblaient les uns contre les autres, comme si la mécanique de leur coude pouvait les aider. Je les plaignais de tout mon cœur, mais qu’aurais-je pu faire pour eux ? Ils étaient le cadet de mes soucis, sauf peut-être Manuel que je reconnus au loin. Mon regard croisa le sien, sans doute parce que nous étions connectés, et je m’approchais petit à petit, discrètement. « C’est quoi cette bande de connards ? » lui chuchotais-je lorsque j’arrivais à bonne hauteur. « Les filles devaient de venir, tu les as vues ? »
 




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“Vos parents vous ont souvent dit de ne pas jouer avec moi. Je suis la contradiction. Je suis le feu de sang-froid. Toujours avec le sourire, toujours avec les brûlures, tous les jours à quelques centimètres de la rupture. Petit sauvage est né dans la jungle de béton. Il y a les rêves que l'on fait. Il y a les rêves qui nous font. ”

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MessageJeu 28 Avr - 23:14

Cette journée avait pourtant bien commencé. Je venais de gagner dix mille dollars. Et pour une broutille en plus : avant de sortir de la librairie la vendeuse a insisté pour me donner un ticket de loterie, comme ça, parce qu'elle se rappelle de moi et qu'en arrêtant l'Etrangleur Britton j'avais rendu son quartier plus sûr et tout, et c'était sa manière de me remercier. Je venais de finir une garde de trente-six heures, je voulais juste aller me coucher. Mais je savais que si je n'encaissais pas le blé maintenant, le ticket dormirait jusqu'à être périmé. Je n'en ai même pas besoin en plus, de cet argent. Mon salaire n'est pas mirobolant mais étant propriétaire de mon penthouse (merci l'accord du divorce) et célibataire sans extras, je rentrais dans mes comptes sans compter centime après centime. Du coup, cet argent dormira sur un compte, pour des futures vacances de rêve. J'ai toujours eu envie d'aller voir les origines de maman en Nouvelle-Zélande, mais l'occasion ne s'est jamais présentée.

C'est donc fatiguée mais avec la banane que j'entrais dans la banque ce jour-là, veste ouverte parce qu'il fait tiède, mon flingue et mon badge parfaitement visible à ma ceinture. Ben ouais, les flics aussi déposent de la tune sur leur compte en banque. Et je les ai vus rentrer. Avec leurs masques de lapin j'ai tout de suite compris. Je me suis empressée de refermer ma veste pour tenter de masquer mes attributs. J'exécutais leurs demandes. Je suis flic depuis suffisamment longtemps pour savoir comment se déroule ces situations : le braquage devient une prise d'otage, et avec une flic en otage ils obtiendront littéralement tout ce qu'ils veulent. J'ai malheureusement reconnu leurs fusils automatiques ; ce sont des modèles très récemment arrivés sur le marché et qui ont été enregistrés dans le local des preuves du NCIS il n'y a pas si longtemps, lors d'une affaire conjointe inter-agence où mes compétences de profiler étaient demandées. Ça veut dire que quiconque leur a procuré les armes est un agent fédéral. Salopard de bâtard. Ça veut aussi dire que j'ai tout intérêt à ce que mon identité reste secrète.

Je me poussais avec le reste des gens, certains n'étaient pas si affolés que ça. Ils étaient même très calme. Il me semblait reconnaître Lucky Gambino, sa tête me dit quelque chose, je l'ai vue sur un dossier. Il sait garder son calme celui-ci. Et je reconnus Manuel Herrera. Celui-là même qui tient le club où j'ai eu une altercation avec une pouffe beurrée. La cicatrice était quasiment invisible maintenant, mais je ne pouvais m'empêcher de sentir une petite douleur à ma main coupée. Et s'il me reconnaît et qu'il balance mon identité ? En tous cas, lui aussi sait se calmer.
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MessageVen 29 Avr - 19:06

@Mayor Bloomberg a écrit:




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BUNNIES VS LYCRA



- T’as besoin de combien au juste ?
- Pas grand chose, c’est juste pour me dépanner. Avec l’aménagement et tout le reste, on a eu des petits imprévus.
- Ca n’me dit pas combien tu veux Luca.
- Dis moi déjà ce qu’il est possible de me donner sinon t’en fais pas j’me démerderais.
- Non non, c’est bon, j’devais passer à la banque de toute façon… Je joue avec le paquet de cigarette entre mes doigts, hésite et poursuis. C’est juste que j’touche déjà pas grand chose avec la bourse et ce que je gagne à l’hopital donc je pourrais pas te dépanner de beaucoup.
- Eh t’inquiète, j’te dis que je me débrouillerais sinon.

Il y a un truc qui merde. Je ne sais pas pourquoi, l’instinct peut-être mais je connais trop mon frangin pour ne pas me douter de quelque chose. Il est nerveux, un peu angoissé même, c’est tout du moins l’impression que j’en ai depuis quelques jours et plus particulièrement maintenant que je l’ai au téléphone. Ca doit faire un mois qu’il a emménagé à New-York à cause du job de sa nana mais c’est la première fois que je l’entends dire que le déménagement lui a causé quelques soucis imprévus. D’autant plus que généralement, ce sont mes parents qu’il appel en premier, pas moi.

- Lu’, t’es sûr que tout va bien ?
- Mais oui j’te dis ! Bref, laisse tomber. On se rappelle plus tard. Bisous.

Il raccroche aussi sec. Raison de plus pour croire qu’il y a un truc qui ne tourne pas rond.
Je jette un œil à ma montre…

- Merde.

En plus de ça, je vais être en retard.

Il me faut moins d’une demi-heure pour arriver devant la banque où j’attends Natalia. Mère du petit Eliott dont je suis l’heureuse babysitteuse, elle me permet de toucher un peu de thune supplémentaire lorsque l’occasion se présente. C’est pas grand chose mais ça reste toujours quelques dollars en plus pour me payer les courses et les factures. Et croyez moi, cet argent je l’ai gagné avec l’interrogatoire digne du FBI qu’elle m’a fait passé avant de m’engager…
D’ailleurs, j’avais plutôt intérêt à être à l’heure ce matin parce que Natalia a du boulot qui l’attend, qu’elle ne veuille pas être en retard et que malgré le fait que la banque n’est pas encore ouverte, une flopée de monde attend déjà…

- Hey.

J’agite doucement la main pour lui faire signe. Je l’acceuille avec un grand sourire sans compter celui que j’offre à Eliott a qui j’offre un bisou sur le front. Je ne suis pas fan des enfants, c’est vrai… mais lui ? Il me fait fondre mon cœur de glace.

- Ca va petit champion ?

Il acquiesce, tout en joie et me tourne vers Natalia.

- On y va ? C’est déjà quasi blindé et la banque vient à peine d’ouvrir…

J’attends qu’elle se décide ou non à me suivre et finit par ouvrir la marche vers la banque dans laquelle nous entrons tranquillement. L’avantage dans ce genre de lieux c’est que je n’ai pas besoin de mettre mes boules quies. Allez savoir pourquoi mais la banque, c’est comme à l’église, il y a un silence quasi religieux où les gens se contentent de retirer leur thune ou de parler à voix basse aux conseillers pour que personne n’entende quoi que ce soit sur leur compte.

J’échange quelques mots avec Natalia, m’apprêtant à lui demander si ça ne la dérange pas que je consulte deux trois trucs après elle sur mon compte…

- TOUT LE MONDE A TERRE ET QUE PERSONNE NE BOUGE.

Je sursaute violemment, étouffant un cri de douleur face à cette agression auditive qui fuse de partout. Eliott se met à pleurer d’angoisse, une horde de clients se met à hurler de part en part et déjà la nausée me soulève l’estomac, la douleur agresse mes tempes et surtout… la panique. Je me retourne mains en l’air sans vraiment comprendre ce que je fais, le corps agissant avant l’esprit pour ensuite me sentir me mettre à genoux.
Je cligne des yeux, scrute le visage de Natalia qui est aussi paniquée que moi sans compter Eliott qui peine à se calmer sous l’étreinte de sa mère. Un regard vers la gauche.. Une bande de personnes couvertes d’un masque de lapin, riant grassement et joyeusement de tous nous tenir en joue avec des fusils d’assauts. Mon cœur s’écrase dans mon estomac.
J’ai l’impression d’être dans un mauvais film, de faire face à un cauchemar et de ne pas réussir à me réveiller. Mes mains tremblent, je ne parle même pas du reste du corps que j’allonge sur le sol sans un mot, la gorge nouée.
Les pleures d’Eliott me transpercent le cerveau sans parler des cris qui fusent dans tous les sens, ordres donnés avec brutalité et menace.
Une prise d’otage dans une banque.
Une putain de prise d’otage. Bordel de merde.
Coup d’œil aux alentours, je ne reconnais absolument personne. Ou alors l’angoisse me brouille tout simplement.
Mon hyperacousie s’éveille, ma douleur me donne la gerbe.
Ouais, putain de merveilleuse journée en perspective.

 




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MessageVen 29 Avr - 22:21





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BUNNIES VS LYCRA



La nuit avait été infernale, Elliot avait montré de la fièvre avant même de rejoindre son lit et il avait passé quasiment l’entièreté de la nuit à pleurer et chouiner pour finalement finir dans le lit de sa mère qui elle, n’avait guère eu l’occasion de fermer l’œil. C’est à, a peine six heures que la jeune femme avait finies par se lever à pas de loup laissant l’enfant rougit par la chaleur dormir à poings fermés. Elle avait vaqué à des occupations passionnantes comme le ménage, la lessive et sa plongée incontournable dans la boite qui contenait les factures du mois, un moment qu’elle redoutait à chaque fois sans exception aucune. Elle était en train de finir de calculer le montant dont elle aurait besoin pour régler les quittances à venir lorsque son petit garçon arriva dans le salon en traînant des pieds et en se frottant les yeux, c’est à cet instant précis qu’elle se fit une raison, elle n’allait pas pouvoir le mettre à l’école.

Elle passe un coup de fil au Paddy et bien évidemment son patron avait décider qu’il était dans l’impossibilité de se passer d’elle aujourd’hui, elle batailla quelque minutes avant de se rendre, elle tenait à ce travail et ne pouvait pas se permettre de le perdre….ne reste que l’option baby-sitter. Natalia appela Taylor qui accepta rapidement de prendre en charge Elliot pour la journée, la jeune mère lui indiqua de ne pas venir jusqu'à chez elle, car le médecin de l’enfant se trouvait à Manhattan et elle n’aurait pas le temps de revenir jusqu’ici avant de prendre son shift au bar, elle avait donc convenue avec la jeune femme de se retrouver devant la banque ou Natalia devait récupérer de quoi payer sa baby-sitter et lui donner de quoi régler le médecin.

Ainsi après avoir préparé son fils, elle avait pris le bus jusqu’au centre de la ville, pile pour l’ouverture de la banque. Il était un peu groggy et faisait preuve d’un calme olympien ce que sa mère savourait dans l’instant. Les portes étaient ouvertes depuis quelques minutes lorsque Taylor fit son apparition, mettant un terme aux coups d’œil acharné que la serveuse lançait à sa montre.

Les deux jeunes femmes se saluent et l’étudiante les engage à entrer dans l’établissement, ce qu’ils font sur-le-champ. Le silence est apaisant, bien plus que la file dans laquelle elles se positionnent et qui inquiète la jeune mère, si elle a le malheur d’arriver en retard, elle va en entendre parler pendant des lustres. Malheureusement pour elle, il ne faut que quelques secondes pour que sa crainte se transforme en réalité.

- TOUT LE MONDE A TERRE ET QUE PERSONNE NE BOUGE.

Les yeux de Natalia s’agrandissent lorsqu’elle se retourne pour croiser cette image glaçante, une bande de malfrats armés jusqu’aux dents et portant des masques absolument atroces les sommes de se coucher au sol. Les cris et la panique remplacent le silence environnant, mais elle, elle n’entend que les pleurs de son petit garçon terrorisé par cette vision d’horreur. Machinalement et sans réfléchir, elle le ramène contre elle et les cache de son champ de vision. Lentement, elle se laisse descendre au sol et allonge l’enfant lui chuchotant des mots rassurants et lui intimant de ne regarder qu’elle. « Shhhh tout va bien se passer Elliot, regarde maman, voilà, shhhhh. » Elle essayait désespérément de faire taire le petit, histoire de ne pas attirer l’attention sur eux, mais cela semblait peine perdu tant les sanglots de son gamin ne semblaient pas se calmer.

 




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MessageSam 30 Avr - 11:03

Bunny VS Lycra
Karma's a bitch


Aller de l'avant, c'est l'idée. C'est ce que j'essaye de faire depuis plusieurs semaines maintenant et, j'ai beau être bien entouré, j'ai beau avoir des amis absolument géniaux et une marraine qui sont capables de me mettre des coups de pieds au cul quand j'en ai besoin, je parviens tout juste à garder la tête hors de l'eau. Tout juste. Le psy me répète que c'est normal, qu'il va me falloir du temps, mais j'ai tellement l'impression de stagner, de ne pas avancer que ça en devient très lourd à porter. J'étais assis devant la télé, en train de grignoter un petit quelque chose (l'appétit met beaucoup de temps à revenir), je feuilletais le journal quand j'ai vu l'annonce et ça a attiré mon attention. Je me suis dit qu'à défaut d'être la solution miracle puisqu'il n'y en a pas, c'était peut-être une bonne solution : changer d'appartement, en acheter un. Ici, je n'ai finalement pas assez de bons souvenirs pour y rester. C'est ici que j'ai pété les plombs, ici que je me suis effondré à de nombreuses reprises, ici que j'ai fait mon overdose devant les gens que j'aimais... Ce changement pourrait m'être bénéfique et puis, acheter un appartement, un endroit à moi, ici, ce serait une façon d'essayer de tourner la page, non ? L'idée est bonne. Le psy approuve lors de notre séance suivante alors me voilà à prendre rendez-vous à la banque pour qu'ils évaluent mon dossier et me disent si oui ou non, je peux me permettre cette folie. J'ai la moitié de l'argent de la maison que j'avais avec ma femme mais un tiers de cet argent est placé sur un compte bloqué qui ne sera débloqué qu'à ma mort et qui ira à Jessica. Dès l'instant où on a divorcé, cet argent a été mis de côté pour ma fille. Le reste, je l'ai gardé mais j'en ai utilisé pour m'approvisionner. On va pas se mentir : la drogue coûte cher. Il me reste donc des économies et j'ai donc un petit apport mais pour me payer un appartement au cœur de Manhattan car oui, l'appartement qui m'a tapé dans l’œil se trouve dans ce magnifique quartier, j'ai définitivement besoin d'aide de la banque. Vu ma situation précaire, ce n'est pas certain que cela me soit accordé alors, quand j'arrive à la banque ce jour-là, on peut dire que je suis stressé.

Et très en avance. C'est que ça fait plus sérieux d'être avance donc...

Je me présente à l'accueil, on me signale que je suis en avance (c'est fait exprès miss) et on m'invite à aller m'installer sur un fauteuil ce que je fais. Le dossier que j'ai minutieusement préparé ces derniers jours est posé sur mes genoux, des genoux qui tremblent tant je suis nerveux : je veux que ça fonctionne. Je veux pouvoir déménager, me payer ce bel appartement et recommencer à zéro. C'est l'idée. C'est pour ça que j'ai fait un effort vestimentaire : costard gris, chemise noire. Faut faire bonne impression. J'aperçois mon conseiller s'approcher de moi, je prends une profonde inspiration, me redresse en esquissant un sourire et c'est là que tout part en couilles. C'est là que des types déguisés en lapin (sérieusement?) pénètrent à l'intérieur de la banque, armés avant d'intimer à tout le monde en hurlant de se mettre à terre et de ne pas bouger. Un braquage ? Le jour où je viens demander un prêt ? Putain de karma... Je m'exécute sans attendre. Mon dossier s'étale par terre mais je n'y prête déjà plus attention. Je jette un regard un peu plus loin, je vois mon conseiller au sol, pétrifié mais en même temps, y'a de quoi l'être. Le sol froid me gêne et je sens l'adrénaline monter par crainte mais surtout par colère : ils font chier ces connards... Ils ne peuvent pas se sortir les doigts du cul et bosser comme tout le monde ? Non, ils viennent braquer une banque. La mienne de banque en plus. Je serre les poings, regrette de ne pas porter mon arme sur moi mais de toute façon, qu'est-ce que je pourrais faire face à ces types ? J'ai une arme à feu, je m'entraîne au stand de tir mais je ne suis pas flic, je ne suis pas fait pour gérer ce genre de situation. Malgré ma position inconfortable, je jette un petit regard circulaire et mon cœur manque un battement quand j'aperçois Taylor et une femme qui doit être Natalia puisque nous avons déjà parlé d'elle, je pense donc ne pas me tromper. Mon cœur manque un autre battement quand je vois l'enfant dans les bras de Natalia. Eliott je crois... C'est pire alors. Mille fois pire. Parce que, dès que je vois un petit garçon, je vois le mien et voir cet enfant en proie à une telle frayeur ne fait que là encore me renvoyer à ce que j'essaye d'occulter un peu pour pouvoir avancer et la colère monte d'un cran : pourquoi faut-il toujours que des enfoirés viennent gâcher l'existence des autres ?

J'observe, je réfléchis mais je ne peux rien faire. Pourtant, j'en ai envie. Allez, ils auront bien eu le temps de lancer l'alarme silencieuse non ? Et puis, il doit bien y avoir un flic au milieu de tout ce monde... Peut-être pas mais il y a Manuel... Lui, je l'aperçois. Et ce n'est pas Luciano qui n'est pas loin de lui ? Me semble que si. Eux, ils vont peut-être faire quelque chose. Ou pas. J'obéis, comme les autres, aux braqueurs et me rapproche de la foule puisqu'ils nous veulent au même endroit et j'en profite pour me rapprocher de Taylor. Lorsque j'arrive à sa hauteur, discrètement, je viens prendre sa main dans la mienne et quand je capte son regard, je tente de lui adresser un sourire réconfortant même si ce n'est guère une réussite. Et puis, je jette un coup d'oeil à Natalia et au petit et ça me retourne l'estomac : je ne peux pas le regarder. Alors, je me plaque contre le mur, je garde la main de Taylor dans la mienne.

« On a bien choisi notre jour... » je murmure tout bas.

Faire de l'humour dans un moment pareil ? Oui, façon comme une autre de gérer. D'habitude, je gère autrement...



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Lyla Gambino
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MessageSam 30 Avr - 16:18





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BUNNIES VS LYCRA



Aller ouvrir un compte en banque à Jez, ça nous prendrait une petite heure, à tout casser et une fois que ce serait fait, nous n’aurions qu’à aller manger et faire les magasins, j’avais besoin de me détendre et nous tenions la bonne excuse pour nous retrouver, ma meilleure amie et moi. Nous avions décidé de prendre nos distances pour éviter à nos fiancés d’être jaloux et de croire que nous faisions passer notre amitié avant nos relations. Je ne comptais pas gâcher cette occasion de nous retrouver et j’avais bien l’intention de profiter de chaque seconde. Je ne me sentais pas au mieux de ma forme, j’étais attristée par l’attitude de ma mère et les décisions radicales de mon père et je gardais tout pour moi pour ne pas inquiéter Lucky qui avait assez à faire entre son boulot, son devoir et le mariage qui approchait. Les propos de ma mère m’avaient toujours touchée mais c’était pire ces derniers temps, depuis quand j’étais devenue une putain de fragile ? Je sortis quelques blagues pourries aux filles alors que nous faisions la queue pour cette histoire de compte et nous attendîmes une bonne demi-heure qu’un conseiller nous ouvre sa porte quand des types hurlèrent, annonçant une situation qui tournait en eau de boudin. Est-ce que ce serait arrivé si je n’avais pas été là ? Parce que j’avais vraiment l’impression de porter la poisse ! Lucky allait me tuer ! Je levai les mains, suivant le fils de pute qui vint nous chercher en me retenant de l’insulter, parce que j’allais encore aggraver mon cas mais ce n’était pas l’envie qui me manquait. « Y a pas à dire, on sait vraiment comment passer un bon moment ensemble ! » ironisai-je d’un murmure alors qu’on rejoignait les autres. « Salut madame Johnson, je vois que vous aussi, vous avez un don pour être au bon endroit au bon moment ! » J’allais finir par me prendre un coup de crosse et je devrais expliquer pourquoi j’avais été incapable de la boucler. « Dire que je me marie ce weekend… J’espère qu’ils vont pas me buter, je devrais expliquer à Dieu comment ça se fait que je ne suis pas mariée et plus vierge ! Et c’est le genre de conversation déjà compliquée avec mon père alors avec… » « TA GUEULE ! » me cracha un des types en passant, me donnant un coup dans le dos qui me projeta au sol, sur le ventre. Je me retins de rire et fis un signe à ma meilleure amie. « Tout va bien, guapa ! » marmonnai-je.
 




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MessageSam 30 Avr - 19:00

@Mayor Bloomberg a écrit:




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BUNNIES VS LYCRA




A l'ordinaire Jezabel ne sortait pas avec des filles pour faire les magasins, mais ces derniers temps sa vie avait radicalement changé et il fallait bien admettre que désormais ces moments étaient une raison de s'échapper de la demeure des Gambino. Bien entendu elle sentait toujours des regards posés sur elle, prêt à retranscrire tous ses faits et gestes afin de savoir si elle devait être brimée. Ouvrir un compte en banque ne craignait pas en soit. La Salvadorienne jouait avec la chaîne d'un crayon attachée à un socle lorsqu'elle se retourna, entendant un type rentrer dans le bureau, dévoilant  une scène des plus comiques. Herrera ne put s'empêcher de rire faiblement : « Sympa cette ville. » Elle enleva ensuite son sourire, écoutant Lyla. « Pour une fois je ne suis pas la cause de ces emmerdes. » Il fallait qu'elle se tienne bien, ca serait le ponpon si on l'accusait d'attirer les soucis mais apparemment Lyla était un chat noir, elle pourrait toujours rappeler cette information au bon moment. Il n'y avait pas à avoir peur dans le sens où la demoiselle avait vécu bien pire mais lorsqu'elle rejoignit la grande salle, les mains déjà sur la tête d'un air nonchalant, elle observa bien toute la scène et les personnes avec eux. Il n'y avait rien à faire car premièrement ces lapins étaient armés et secundo elle devait soit disant se comporter comme une femelle.
Ayant un peu trop avancé par rapport aux deux filles, elle se retourna lorsqu'elle entendit l'homme hurler plus que nécessaire. Son sang ne fit qu'un tour lorsqu'elle vu Lyla tomber au sol. Ses poings se serrèrent alors qu'elle avançait vers l'homme. Sans savoir pourquoi, elle s'arrêta net murmurant quelques injures en espagnole et tendant la main à Lyla.

« Nous sommes juste des filles, pas besoin d'utiliser la violence. » Reprit-elle plus calmement. Si d'apparence elle semblait calme, elle venait d'avoir son premier orgasme en imaginant cet homme avec la jugulaire sectionnée, le sang se vidant de son corps de lapin. Autour d'elle il y avait de tout, des gens apeurés, des enfants sanglotants et des personnes bien courageuses. Tout ce qu'elle savait c'est que même si elle ne pouvait rien faire, elle refusait de laisser ses amis, elle s'en voudrait à vie si quelque chose devait leur arriver. Au final, elle s'attachait vraiment à elles, même si elle ne voulait pas le dire immédiatement.


 




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Matthew Odair
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MessageDim 1 Mai - 13:56





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Pourquoi est-ce qu’il avait cédé à sa sœur quand cette dernière lui avait demandé de l’accompagner voir le banquier ?! Il n’en savait rien mais il était sérieusement en train de le regretter : Stace s’était trompée d’heure de rendez-vous et ils étaient arrivés avec plus d’une demi-heure d’avance. La patience n’était pas vraiment le fort du secouriste mais il n’avait fait aucun commentaire et s’était contenté de pousser un long soupir tandis que sa petite sœur lui avait lancé un petit sourire désolé. Après tout ce n’était pas bien grave, il avait toute la journée sans rien de prévu… Seulement lorsqu’elle s’évapora soi-disant parce qu'une amie l’appelait et qu’elle captait mal dans la banque, il fut prodigieusement agacé n'y voyant là qu’un prétexte bidon. Certainement qu’elle allait fumer un peu et qu’elle profitait qu’il soit là pour lui garder sa place « au chaud » dans la file au cas où le banquier finisse son autre rendez-vous plus tôt. Avant qu’il ait pu dire quelque chose, elle s’était déjà éloignée.

Deux ou trois minutes plus tard alors qu’il était en train de lire un texto qu’il venait de recevoir, il entendit quelqu’un hurler « TOUT LE MONDE A TERRE ET QUE PERSONNE NE BOUGE ». Il releva la tête pour apercevoir des gars « déguisés » en lapin… digne d’un film d’horreur. A quelques mètres de lui se trouvaient Taylor, Daniel et Natalia mais il n’osa pas bouger pour les rejoindre. Son regard se porta ensuite sur Manuel, qui était un peu plus loin, et il ne put s’empêcher d’avoir une petite grimace de dépit. Cependant s’il était-là peut-être que Cinzia était dans les parages, même s’il ne lui avait pas reparlé depuis leur dernière altercation il ne souhaitait pour rien au monde qu’elle se trouve ici.
Sa voisine de malheur, quant à elle, était quelqu’un qu’il avait déjà vu plusieurs fois en intervention mais il ne se rappelait pas comment est-ce qu’elle pouvait bien s’appeler déjà ?! Everwood ? Il lui semblait que c’était quelque chose dans ce genre-là Tout va bien ? lui souffla-t-il doucement avant de jeter un regard plus inquiet en direction de Taylor qui ne semblait pas aller au meilleur de sa forme. Il inspira un bon coup tentant de garder son sang-froid. Les gamins apeurés devaient absolument sortir d’ici en priorité… Personne ne pouvait savoir comment la situation allait tourner mais quelque chose lui disait que du sang allait couler d’une manière ou d’une autre. Vu comme ils s’étaient comportés avec Lyla la violence ne leur faisait visiblement pas peur. Les gosses devaient être épargnés. Laissez au moins sortir les gosses, avec les mères. Quoi que vous vouliez, on sera assez d’otages sans eux. C’était certainement totalement inutile, mais il fallait bien essayer. Et s’il avait été bref c’était pour éviter de dire quelque chose qu’il aurait pu regretter par la suite. Le seul point positif de la situation était que Stace était dehors et qu’elle ne risquait en toute logique rien, du moins il l’espérait fortement.

 




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Cinzia Herrera
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MessageDim 1 Mai - 20:43





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Je comprenais la nonchalance, celle de Mani m’avait séduite, mais je l’aimais surtout quand elle se troquait par de la gravité si nécessaire, pas lorsqu’elle s’assimilait à une forme d’ingratitude dont le porteur n’avait pas conscience. Or, aujourd’hui, Jez était de ceux-là. Elle me donnait cette impression que lui ouvrir un compte était normal, que c’était un dû pour une femme comme elle. Une femme, quelle blague. Une gamine seulement. Si elle était de la première catégorie, elle ne considérerait pas tout comme acquis. Elle écouterait vraiment pour mieux apprendre au lieu de feindre l’abnégation pour qu’on la ferme. Elle m’irritait par son comportement, tant ans la voiture qu’au guichet de cette banque avant que tout ne dégénère. Elle m’agaçait autant qu’elle m’inquiétait, car à ce rythme-là, elle ferait de mon frère un parfait Sicilien, ce qu’il tendait à être par nature, à moins qu’elle se réveille et se montre sous son meilleur jour. Je le connaissais, la candeur le toucherait, pas la puérilité, mais je perdais de plus en plus espoir pour elle. Quand on nous prit en otage, que je pris le parti de suivre ces étrangers au point nommé, sans broncher, alors que l’envie de les cogner me chatouillait, mon regard lui jeta des éclairs dès qu’elle ouvrit la bouche. « Il serait bon que tu apprennes à l’ouvrir quand il faut… » lui crachais-je vénéneuse, car il y avait à mon sens une large différence entre raconter des conneries pour ne pas céder à ses pulsions et provoquer consciemment. Si Lyla ne s’était pas retrouver à terre, je l’aurais giflée, ma belle-sœur. « C’est bon, on se tait. On suit et on fait pas de vagues. » lançais-je donc aux malfrats en aidant la future mariée à se relever et en tirant l’enfant par le bras, le serrant sans doute un peu trop fort. On nous poussa dès que je demandai à ma meilleure amie si elle allait bien. Je trébuchai et me rattraper de justesse à la chemise d’un grand type, typé italien, l’œil sombre et visiblement armé si j’en croyais ce que me révéla les pas de sa veste. « Pas de vagues, s’il vous plait. » me surpris-je à répéter en apercevant mon filleul recroquevillé dans les bras de sa mère. « J’arrive. Toi, tu ne quittes pas Lyla d’une semelle, c’est clair ? » Ce n’était qu’un chuchotis mais il trahissait l’avertissement. Il n’avait plus rien à voir avec le ton que j’employai en me penchant sur Elliott. « Salut mon chaton » Je posai une main sur son front pour attirer son attention et sur le bras de sa mère. « Tu n’as pas de raison d’avoir peur, c’est comme au cinéma. Tu sais bien, ça se fait souvent, mais tout le monde s’en sort toujours à la fin. La, tu n’as pas à avoir peur. Maman est là. Et je suis là moi aussi. » J’aurais juré que derrière ses larmes, ses pupilles s’illuminèrent et je priai pour que Dieu me préserve d’être une menteuse. « Talia ? Tout va bien ? Tu es venue toute seule ? Ecoute, quoi qu’il arrive, il faut pas que tu me quittes toi non plus. Restez avec moi. Je veux pas m’inquiéter pour vous… » Et si je devais mourir, j’aimerais autant être entourée de visages familiers.

 




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Mayor Bloomberg
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MessageDim 1 Mai - 21:10





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Tout le monde s’attendait à ce qu’il cherche à découvrir l’identité des employés pour obtenir à coup de crosse le code du coffre et repartir avec le sac-poubelle chargé de billets. N’était-ce pas le but lorsqu’on prenait les usagers d’une banque en otages ? Au contraire, que venait-il faire ici ? Oui ! De la mère de famille à la future mariée, tous s’attendaient à les voir maltraiter le guichetier ou l’employé qui affiche fièrement une étiquette pour confirmer son grade hiérarchique dans l’établissement, mais ils n’en firent rien. Ils les obligèrent à s’aligner en rang d’oignons : les hommes d’un côté et les femmes de l’autre. Ils présentèrent devant chacun d’entre eux deux immenses sacs de plastique noir : un avec des costumes identiques aux leurs, l’autre complètement vide. Les ordres : se déshabiller et se débarrasser de tout objet de valeurs. Ça ressemblait de trop près au scénario d’un bon film avec Clive Owen. Un putain de bon film qui finissait bien, mais dans cette histoire, personne ne s’était senti poussé des ailes. Personne. La police traînait à arriver, à négocier, et beaucoup perdait patience à l’image de Matthew Odair qui se sent obligé de défendre la veuve et l’orphelin. Et un coup de crosse. Un ! ça fait mal, pas vrai ?

 




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Manuel Herrera
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MessageDim 1 Mai - 21:27





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Toute cette situation l’amusait, il en fallait pour le faire chier dans son froc, ça n’arrivait même jamais. Il avait beau avoir abandonné ses armes dans la voiture à quelques exceptions, il ne comptait pas intervenir, il les laisserait faire leur petit truc et se tirer vite fait bien fait. Voir que Lucky était dans le coin élargit son sourire et il fut heureux de pouvoir partager ce moment délirant en sa compagnie, ils allaient bien se marrer. Du moins ils auraient dû, s’il ne lui avait pas appris que sa future femme était là aussi, ainsi que sa petite sœur ! Son expression changea et il soupira, ça allait encore être compliqué et il pouvait être certain qu’elles allaient se faire remarquer, parce qu’elles étaient incapables de faire autrement. INCAPABLES ! « Qu’est-ce qu’elles foutent là ? Faut toujours qu’elles se mettent dans la merde, je suis même sûr que c’est elles qui ont provoqué ça ! Putain ! » bougonna-t-il en essayant de les retrouver, il n’eut qu’à suivre le beuglement d’un des types pour les apercevoir et avoir une folle envie d’aller passer un savon à Cinzia. « Ils n’ont toujours pas fait mine de récupérer du fric ! Je sens le braquage pour l’exemple et ça me fait chier, ça veut dire qu’on va être bloqués ici une partie de la journée, j’ai vraiment pas que ça à branler ! » Comme si ça ne suffisait pas, la proximité avec Odair lui donne de l’urticaire et pour un peu, il ferait une danse de la joie autour du type masqué pour le remercier du coup de crosse qu’il lui envoie dans la gueule. On s’approcha d’eux avec un déguisement pour qu’ils se déshabillent, accroissant l’hilarité d’un Manuel qui ne manquait pas de garder les filles dans son champ de vision. « Si je me désape, ça va être l’émeute ! Tu me diras, ça en fera rêver avant leur mort ! » déclara-t-il à son meilleur ami, comme si tout ça était un jeu. « Je pourrais garder le costume, ça pourrait me servir avec ta sœur, si elle a un délire déguisons nous en trucs terrifiants. Non, tu crois pas ? J’ai déjà la grosse carotte ! » Il éclata de rire en silence, retirant sa veste de costume puis sa chemise alors qu’un autre lapin venait quémander leurs effets personnels et s’arrêta net, louchant sur ses tatouages et ceux de Luciano. « Gardez vos affaires, je reviens ! » lâcha-t-il avant d’aller toucher deux mots aux autres lapins. « Tu vois, je te l’avais dit ! L’émeute ! Il m’a à peine regardé, il est tombé amoureux ! Comme le type mi homme mi femme qui campe devant chez toi ! Me dis pas que tu as fait des trucs avec un jour où tu étais plein mort, tu sais, on s’en rend pas toujours compte hein… » A l’entendre, jamais on aurait pu imaginer qu’il était en plein braquage.
 




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Otro día en la semana, no puedo dormir
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Criado y educado por la calle claro esta.
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MessageDim 1 Mai - 21:28

bunny vs lycra



Je termine de déboutonner le body de ma fille et me retiens de grimacer en découvrant le contenu de sa couche. J’ai lu dans les bouquins de June sur la parentalité que faire comprendre à son enfant que ses déjections nous rebutaient étaient mauvais pour leur égo puisqu’ils considérait ceux-ci comme des extensions d’eux-mêmes… Mouais… La ressemblance est pas flagrante !Mes pensées m’arrachent un sourire amusé et c’est avec décontraction que je me lance dans le nettoyage du postérieur de Merrin, copieusement tartiné. Une fois qu’elle est propre, je me penche pour attraper une nouvelle couche et…c’est évidemment ce moment que choisi mon adorable poupée pour me pisser dessus.
- Merrin, bon sang ! je la réprimande en utilisant la première chose qui me tombe sous la main pour me protéger du jet chaud : les vêtements neufs que je comptais lui faré porter. Typique, je tique pendant que la petite gazouille de plaisir en dévorant ses poings…
Je recommence mon change et vais la déposer dans son parc le temps de me faire une toilette rapide et d’enfiler un nouveau teeshirt. Je le fais disparaître sous une chemise épaisse et retourne au salon terminer d’avaler mon petit déjeuner. Mais je n’ai plus tellement d’appétit et après quelques bouchées de mon toast à la gelée d’abricot, j’envoie tout à la poubelle.
- Allez ma belle, on est parti, je lance à Merrin en frappant dans mes mains pour nous motiver l’un comme l’autre.
Je suis supposé la conduire à la crèche où June l’a inscrite pour ce qu’ils appellent une familiarisation. L’idée de la confier à de parfaits étrangers ne me plait vraiment pas mais ce sera un mode de garde plus régulier et elle a besoin d’arrêter d’être ballotée de bras en bras. Un mal pour un bien en somme…

Dix minutes plus tard, nous sommes dehors tous les deux. Je lui fais la conversation sur le trajet, sans me soucier le moins du monde des regards des passants sur nous. J’ai besoin de me rassurer et de la rassurer en lui expliquant le planning de la journée et les raisons qui me poussent à la mettre à la crèche.
Alors que je suis pratiquement arrivé, je remarque un attroupement sur le trottoir que j’emprunte. Des passants sont regroupés devant un magasin d’électronique et regardent les écrans de télévisions qui diffusent un programme d’informations qu’ils commentent.
- Pardon, je leur lance en patientant avec ma poussette pour me frayer un passage parmi eux. N’obtenant aucune réaction, j’insiste un peu, sans plus de résultats.
Je suis sur le point de perdre patience lorsque le mot braquage est prononcé par un des curieux. Malgré moi, je fais porter mon regard sur les écrans à mon tour et me laisse très vite absorber par les images. Pendant que la speakerine s’exprime dans un coin, des images du cite attaqué apparaissent, filmées depuis un hélicoptère. D’après le journal, une prise d’otage est en cours et les autorités ont bouclés le périmètre pour assurer la sécurité des citoyens. Un gradé est ensuite interviewé mais depuis l’extérieur, nous ne pouvons pas entendre ce qu’il raconte.
Dans son landau, Merrin commence à s’impatienter et je reporte mon attention sur elle.
- Excuse-moi mon cœur. On y va, je lui souris, avant de jeter un dernier coup d’œil en direction des téléviseurs.
Et c’est à cette seconde qu’un visage familier apparaît. Celui d’Alicja, l’ex petite amie de Daniel qui a disparu de sa vie au moment de son overdose. Elle est simplement passée derrière le type qui s’exprime mais je l’ai reconnu, j’en suis certain.
- Enfin dans une minute, j’ajoute dans un souffle, fixant l'écran.

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MessageDim 1 Mai - 21:42

Bunny VS Lycra
Karma's a bitch


Je suis auprès de Taylor. Je suis là, avec elle. Je veux rester là, au cas où. Je veux pouvoir la protéger, protéger Eliott aussi s'il le faut. Je refuse qu'il leur arrive quoi que ce soit. Je sais que je ne pourrai pas faire grand chose mais au besoin un minimum de diversion pourra peut-être leur permettre à eux et à d'autres de s'en sortir, non ? Sauf que je ne vais pas en avoir l'occasion. Je ne vais pas en avoir l'occasion car voilà que les autres connards se rassemblent et nous donnent des ordres. Pour commencer, ils nous séparent en deux groupes : les hommes d'un côté, les femmes et les enfants de l'autre. Non. Pas la séparation... Et pourtant... Pourtant, c'est bien cela qu'il se passe. Je serre fort la main de Taylor dans la mienne avant de suivre les braqueurs non sans battre un peu des coudes quand un me pousse un peu trop vite. Nous voilà finalement alignés. Dans mon coin, j'aperçois soudain Matthew, juste avant qu'il ne se prenne un coup de crosse sur le crâne. Je me tends comme un arc mais je n'ai pas le temps de m'approcher de mon coéquipier qu'on nous donne de nouveaux ordres : nous déshabiller et nous débarrasser de tous nos objets de valeur. Je jette un coup d'oeil en biais aux sacs qu'on nous montre et fronce les sourcils en voyant qu'un des sacs contient les mêmes costumes que portent les empaffés. Alors quoi ? Ils vont vouloir qu'on enfile ça histoire de pouvoir ensuite sortir tranquillement vu que la police ne pourra prendre aucun risque s'ils ne veulent pas un carnage ? Ce sont des connards mais ils sont malins.

Très malins.

Je jette un regard circulaire et je décide de me plier aux exigences. Bien sûr que ça me fait chier de le faire mais je préfère me débarrasser de mon costume, de mon porte-feuille et de mon téléphone portable plutôt que de me faire trouer la peau. Je ne porte pas mes bagues aujourd'hui, j'avais peur que ça fasse désordre auprès du banquier. J'ai ma montre. Une belle montre pour laquelle j'avais pas mal mais tant pis : une montre ça ne vaut pas non plus de se faire trouer la peau. Alors je donne. J'entends Manuel, lui jette un regard en biais avant de terminer de déposer mes affaires dans le sac. Il peut se permettre ce genre de mots en raison de celui qu'il est, tout simplement. On ne se connaît que peu puisque j'ai eu l'occasion de lui sauver les miches (parfois le hasard fait bien les choses) mais le peu que je sais de lui... Si les braqueurs ont assez de jugeote, ils vont se montrer prudents avec lui.

« La médaille. »

Je reporte mon regard sur le lapin juste en face de moi alors que je suis en train d'enfiler ce costume pourri.

« Pardon ?
- La médaille autour de ton cou, tu la donnes aussi. »

Mes doigts glissent sur la dite médaille qui appartenait à Jason et dont je ne me suis jamais séparée, jamais. Je serre les poings, crispe la mâchoire et abaisse mon bras sans retirer la médaille.

« Non. 
- Quoi ?
- J'ai dit non.
- T'as pas tout saisi : t'as pas le choix.
- Tes mains pleines de merde ne toucheront pas cette médaille. »

Se faire trouer la peau pour la médaille de mon fils ? Oui, ça, ça en vaut la peine. Je ne me séparerai pas de cette médaille. Plutôt crever oui.



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MessageDim 1 Mai - 21:48

Un enfant. Il y a un enfant dans cette prise d'otage. Oh putain. Je me sentais otage importante, je me disais que si je me mettais en avant en tant que flic les autres seraient épargnés. Mais un enfant est un otage des plus importants. J'en ai mal pour lui et pour sa mère, ils sont vraiment au mauvais endroit au mauvais moment. Je reconnaissais mon ami Euphemia pas loin de la maman et du gamin. Crotte. Elle aussi est en danger. Je pouvais entendre une fille tenter de s'expliquer avec les psychopathes, tandis que je voyais une autre se prendre un beau coup dans le dos qui la projeta sur le sol. C'était la future mariée Gambino, j'ai vu sa photo dans le journal. Et j'entendais quelqu'un s'adresser à moi. Je reconnaissais le monsieur qui parlait avec Daya lors de la soirée Sans Valentin. Je mis mon pouce en l'air pour lui montrer que ça va. Évidemment que ça va pas, mais c'est pas le lieu ni le moment de tenir un colloque.

Mais lui pensait que si. Il s'adressait aux braqueurs et leur demandait de laisser sortir les gosses et les mères. Malheureux, il ne faut jamais dire ça. Avec un flingue pointé sur la tête d'un gosse les malfrats se feront accordés n'importe quoi, et le gamin vient de devenir une cible. Même que le gars se prend un coup de crosse qui doit bien faire mal. Heureusement que le môme est entouré de nombreuses personnes inquiètes. Ainsi il y a encore de l'espoir pour l'humanité, ça fait plaisir. Mais pas pour les psychopathes. Qui agissent bizarrement d'ailleurs. Les employés de la banque ne sont pas sollicités, mais nous si. Ils nous demandent de nous dévêtir, d'enlever tout objet de valeur, et à priori de se rhabiller pour porter exactement les mêmes tenues qu'eux. Forcément, si tout le monde est habillé pareil c'est plus compliqué pour discerner les victimes des malfrats. Il y a juste un méga-problème : au moment même où je vais enlever ma veste, mon badge avec le logo du FBI et mon arme seront visibles de tout le monde. Et les malfrats ne vont pas mais pas du tout aimer ça.

Je tentais de prendre mon temps en enlevant doucement mes chaussures, les gens coopéraient, j'espérais qu'on me laisserait tranquille. Mais non. C'était Manuel Herrera qui s'en sortait le mieux. Forcément, malfrat ou pas, il est reconnaissable. Un autre monsieur tentait de leur tenir tête, il refusait de se séparer de sa médaille. Il va s'en prendre une bonne. Et pas que lui d'ailleurs, puisque pour me rappeler à l'ordre l'un des braqueurs me donna un violent coup dans le bide. En toussant mes poumons j'enlevais ma veste. Ça y est, je suis dévoilée. Je me mets à genoux avec les mains derrière ma tête, pour montrer ma bonne volonté. Si je tente de toucher mon arme je fini avec du plomb dans la tête et les autres aussi en moins de deux secondes.


"Les États-Unis d'Amérique ne négocient pas avec les terroristes. Laissez les gens partir et..."

Et un coup de crosse sur la joue, un. Ça fait mal. C'est douloureux. Très douloureux. Ça me lance tellement que j'en perds mes esprits et mes idées.
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Lyla Gambino
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MessageDim 1 Mai - 22:13





Intrigue
BUNNIES VS LYCRA


J’étais une forte tête, je détestais qu’on m’impose des choses, je détestais qu’on s’adresse à moi en me parlant comme à de la merde et que je ne supportais pas qu’on me frappe sans me laisser la possibilité de répondre. Il m’en fallut de la bonne volonté pour ne pas me relever et lui faire bouffer son masque. J’avais promis de me calmer et si, en temps normal, il aurait sûrement pété une crise mais que ça aurait pu s’arranger avec un petit tête-à-tête tout nus, à quelques jours du mariage, il verrait ça comme du sabotage. Je devais la boucler et ne plus bouger. Jez avait visiblement aussi à apprendre, presque autant que moi et je l’entourai de mon bras pour la garder près de moi, histoire d’être certaine qu’elle ne se comporterait pas comme une gamine ingérable le temps que Cinzia aille voir une de ses amies. Je jetai un coup d’œil aux gens qui se trouvaient là et fus contrainte de me lever quand on nous distribua les costumes et qu’on fit la récolte des richesses. Me foutre à poil n’était pas un problème et donner mes bijoux non plus, je n’en avais rien à battre, ce n’étaient que des objets sans importance. Tandis que je m’activais docilement, rongeant mon frein alors que mes poings me démangeaient, mon regard croisa celui de mon fiancé, je lui fis un demi-sourire alors que j’avais enfilé une partie du costume de lapin, mon débardeur pour ne pas me retrouver en soutif, parce que fallait pas déconner. Un autre semblait plus intéressé par le fait de tabasser une pauvre âme qui avait le malheur de parler comme une flic, je ne pouvais rien pour elle… « Et la bague aussi ! Toutes les deux ! » « Quelle bague ? » demandai-je sans comprendre. Il la désigna du doigt et je regardai la Sicilienne avant d’éclater de rire. « T’as déjà mes créoles en or, toutes mes autres bagues en or, t’as pas besoin de celle-là ! » « T’as cru que c’était toi qui commandais, pétasse ?! » « Tu peux m’insulter, enfoiré de merde, je ne te la donnerai pas pour autant ! Laisse-moi juste te dire que si tu la veux, va falloir venir la chercher et que ce qu’il va se passer après va te déplaire ! » « Tu me menaces ? » « Non, je te préviens ! » Cinzia y alla de ses petits commentaires et il lui colla une gifle qui dirigea mon genou dans ses burnes alors qu’elle lui collait un pain. Ce que nous récoltâmes ? D’être entraînées dans une pièce adjacente par deux autres connards qui pensaient sans doute pouvoir nous faire plier, les malheureux… Tout le long, je ne cessai de les insulter alors qu’ils nous tiraient par les cheveux. « Vous êtes tellement morts ! TELLEMENT ! Vous n’avez pas l’air de vous rendre compte de ce que vous faites ! »

 




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MessageDim 1 Mai - 22:18



La malchance serait un euphémisme. Non seulement la jeune maman se retrouvait au beau milieu d’une banque, sans un sous sur son propre compte en banque, aucun COA ne savaient qu’elle était présente ici et de plus elle se retrouvait avec la femme qui était celle qui lui avait annoncé la mort du père de sa fille. En d’autre terme, Euphemia était sur le point de se dire qu’elle risquait de finir sa vie ici pour une histoire de factures impayées et d’orgueil. La jeune Lyla ne tardait pas à s’exprimer avec cynisme, ce qu’Euphemia trouva dans un premier temps plutôt culotté, sans qu’elle ne soit tout à fait à l’aise. Enfin, à l’aise…si on oubliait le braquage. « Je crois que je suis maudite » ironisait la mère de famille en haussant les épaules. Néanmoins du coin du regard elle vit que cette conversation avec la mexicaine n’était pas la bienvenue ici. La jeune secouriste, elle, parlait mariage, et de tout un tas de choses qui échappaient à la jeune mère de famille. Non pas qu’elle se désintéressait de tout cela, surtout qu’elle n’avait qu’une envie et cette envie était de serrer sa fille contre son corps. « Mes félicitations ! » S’exclamait-elle dans un murmure tandis que l’un des braqueurs agitait son arme sous leur nez en hurlant un gros « Ta gueule ! ». Euphemia, mordilla sa lèvre inférieure et susurra plus pour elle-même un simple : « Si on sort d’ici, j’aimerai venir à votre mariage tiens. ». Elle resta sur sa position, son regard néanmoins vrillait sur la gauche où elle vit l’une de ses collègues.

Et puis voilà, c’est le drame. Le moment où dans chaque film les otages se retrouvent à moitié à poil. Les femmes pleurs, les enfants aussi, Euphemia sentait son sang ne faire qu’un tour et rêvait étrangement que Tyler puisse être là pour écrabouiller la tête du type que lui faisait face. Mais, Tyler n’était pas là. Elle jeta un regard en direction de Lyla voyant bien que la jeune femme n’était pas seule ce qui étrangement la rassura. Elle vit Natalia…et cette fois-ci son cœur se mit à battre la chamade. Alors la mère de famille ôta gentiment ses vêtements qu’elle déposa là où l’homme le souhaitait. « TA BAGUE. » Cette fois-ci elle le toisa rageusement. « Hors de question. » S’exclamait-elle tout en le défiant. « FAIS PAS LA MALIGNE ! » Elle ne bougea pas d’un pouce et lui murmura : « Je me demande bien ce que ta mère t’as fait pour que tu puisses traiter des femmes de cette façon » Ni une, ni deux, la jeune mère ressentit un choc brutal et lourd s’abattre contre sa joue. Hors de question qu’elle donne cette bague. Non loin d’elle Lyla semblait être dans une situation et Euphemia vit la jeune femme et l’une de ses amis être mis à l’écart. « C’est ça que tu veux ? » Lui marmonnait l’un des braqueurs, néanmoins, elle se recroquevilla de telle façon qu’il fallait se jeter sur elle pour avoir cette bague.
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MessageDim 1 Mai - 23:03

@Mayor Bloomberg a écrit:




Intrigue
BUNNIES VS LYCRA



La peur est présente, elle plane comme la mort au dessus de nos têtes mais il y a une chose qui commence à prendre dangereusement le dessus… La douleur. Parce qu’en croyant que j’aurai au moins la paix en pleine banque en terme de sonorité, je n’ai pas jugé bon de mettre mes boules quies et qu’en cette seconde où il me faut tout sauf du bruit, mon hyperacousie s’éveille et me donne la sensation qu’un violon crisse au creux de mes tempes.
Allongée sur le sol, je me demande ce qui me tuera en premier. Leurs cris ou une balle en pleine tête ? Et Eliott qui n’en finit pas de pleurer. Je tourne un regard brillant de larme vers Natalia qui tente de le calmer tant bien que mal. J’essaie même un effort surhumain pour moi : Tendre la main vers le petit, prendre la sienne dans la mienne pour offrir un apaisement en plus à ce gosse qui ne comprend rien à ce qu’il se passe.

Je sursaute violemment quand des doigts enserrent ma main gauche… Je croise le regard de Daniel, mon cœur fait un bon dans la poitrine. Qu’est-ce qu’il fout là ? Mon estomac se soulève. Pas de révulsion mais de peur, d’angoisse. Natalia, le petit et maintenant Dan ?

- On a bien choisi notre jour...

Je m’apprête à articuler des mots mais seul un gémissement de douleur perce mes lèvres quand un des mecs hurlent.

- TA GUEULE !

Je ferme les yeux avec force, ramène un bras sur ma bouche.
Ouvre les paupières. Un effort.
Mon cœur se soulève de nouveau. La sœur de Santi’ non loin.

- Laissez au moins sortir les gosses, avec les mères. Quoi que vous vouliez, on sera assez d’otages sans eux.

Je chute violemment de 15 étages. Je me tourne… Matthew
Putain, est-ce que c’est moi ou on est entrain de se faire une putain de réunion de famille ?!
J’ai envie de le gifler de prendre des risques pareils.

- C’est bon, on se tait. On suit et on fait pas de vagues.

J’vous en prie parlez moins fort. Juste moins fort. Bougez moins. Parlez moins. L’hyperacousie commence à prendre une ampleur qui me donne la gerbe. Je ne suis d’aucun secours pour Natalia malgré mes tentatives d’apaiser Eliott en passant une de mes mains dans son dos… Mes gestes s’interrompts sous la voix d’une jeune femme que je ne connais pas.

- Salut mon chaton. Tu n’as pas de raison d’avoir peur, c’est comme au cinéma. Tu sais bien, ça se fait souvent, mais tout le monde s’en sort toujours à la fin. La, tu n’as pas à avoir peur. Maman est là. Et je suis là moi aussi.

Visiblement, elles se connaissent. Je reste à l’écart, mordant discrètement mon bras pour ne pas hurler sous la douleur, pour ne pas piquer une crise de nerfs.

- Talia ? Tout va bien ? Tu es venue toute seule ? Ecoute, quoi qu’il arrive, il faut pas que tu me quittes toi non plus. Restez avec moi. Je veux pas m’inquiéter pour vous…

Je ne sais pas si c’est une bonne idée de me manifester pour lui faire comprendre que je suis avec Natalia. La seule raison qui me retient est que je pourrais potentiellement la mettre en danger avec Eliott. Mieux vaut qu’elle reste avec cette nana qui semble gérer la situation plutôt qu’avec moi qui risque à tout moment de péter à la gueule de tout le monde quand la douleur deviendra insupportable.
Si je me sens pathétique, misérable et inutile ? Oui. Putain, oui.

- Non !

J’étouffe une plainte dans la manche de ma veste lorsque Matthew se prend un coup de crosse en pleine gueule dont le choc s’amplifie au creux de mon crâne.
Je n’écoute plus ou presque. Je vois simplement les malfrats nous bouger avec force pour nous aligner, là, tous en rang. Je me retrouve un peu éloignée de Natalia qui est toujours proche de cette nana que je ne connais pas.
Ca n’est pas plus mal visiblement. Mieux vaut plutôt que je n’attire l’intention sur elle. Mais contre tout attendre, si mon estomac se soulève c’est aussi en partie à cause de Daniel. Enfin, à cause de lui… Plutôt à cause de cet éloignement forcé. C’est con, mais sa présence m’apportait un minimum de réconfort. Mais même son regard ne me rassure pas. On est dans la merde, j’le sais. On va tous se faire aligner pour se prendre une belle balle en pleine tête.
La douleur me fait délirer. Me fait penser n’importe quoi.

Des sacs sont jetés face à nous, la seule chose que je comprends c’est qu’ils veulent que l’on se déshabille pour enfiler un costume. Est-ce que c’est une blague ? Je délire sous la douleur c’est ça ? Putain, j’ai presque envie de rire tellement l’angoisse m’étouffe et que la douleur me violente les tempes.
Encore des voix un peu plus loin, je ne les reconnais pas. Je sais juste qu’elles sont masculines.

- Allez bougez-vous !

Se bouger pour quoi ? J’en vois certaines qui se séparent de leurs bijoux, de leurs vestes aussi. J’ai pas suivi. Comment est-ce que je pourrais quand j’ai le cerveau et les tempes dans un étau de fer qui crisse ?

Je vois une nana se dresse, s’exprime.

- Les États-Unis d'Amérique ne négocient pas avec les terroristes. Laissez les gens partir et...

Coup de crosse. Je me rétracte sur moi-même sous la douleur auditive, sous la douleur psychologique. Dire que j’suis médecin… Putain.
Ouais, j’suis médecin. Ou presque. Et j’suis pas capable de gérer parce que le bruit est insupportable de partout. Les ordres donnés, les refus, les cris… J’entends Lyla qui parle plus fort, qui s’impose, s’interpose. Lyla l’insoumise. Puis une autre femme qui élève la voix et l’autre connard qui hurle plus fort.

- TA BAGUE !
- Hors de question.
- FAIS PAS LA MALIGNE !

Et pendant tout ce temps, je me laisse aller au sol, m’avachit presque. Je me retrouve à genoux, position fœtale, à me balancer d’avant en arrière, mains sur les oreilles. Mais même ce geste ne sert à rien. Même ça n’atténue pas toute cette souffrance et tout ce tumulte qui me tuera.

- ET TOI ! Qu’est-ce que tu fou ! Tes bijoux on t’a dit !
- Ta gueule putain ! Ta gueule !

C’est terminé pour moi. Je n’suis pas capable de tenir plus longtemps et je donnerais n’importe quoi pour que l’on me rende sourde ou pour que le monde entier se taise. Je me mords violemment le bras pour me taire, pour ne pas lui hurler de la fermer, pour ne pas lui sauter à la gorge sous un éclat de rage douloureuse.

- T’as dis quoi gamine ?! TES BIJOUX TOUT DE SUITE !
- FERME LA MERDE TA GUEULE !

Ce n’est plus moi, juste un corps endoloris, prêt à gerber qui lui saute à la gorge, se rue sur lui pour le faire taire une bonne fois pour toute. La douleur inhibe toute conscience de risque ou de mort. La douleur accentue ma folie, ma fureur, mon désir intense et puissant à ce que tout le monde se taise. Je ne suis plus moi-même et certains me prendront pour une gamine irresponsable. Mais allez-y, j’vous en prie, tapez vous mon hyperacousie qui décuple X 10 chacun des sons que vous entendez. Chaque son qui prennent la forme d’un crissement de violon là, juste à côté de vos oreilles…

Je me sens brutalement jeter au sol et me prend une première droite qui résonne en moi comme un cloché, puis un second.
La douleur se multiplie elle aussi, à en devenir insoutenable. Et si je ne vois plus aucune couleur, ma conscience commençant dangereusement à flotter entre le réel et l’irréel, mon estomac lui se soulève et dans un réflexe purement humain, je me tourne sur le côté et renvoi la totalité de mon petit déjeuner sur le sol brillant de la banque.

L’avantage c’est que je suis à moitié sonné au moins pour quelques secondes…

IMPORTANT:
 

 




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MessageLun 2 Mai - 1:12





Intrigue
BUNNIES VS LYCRA

Natalia ne prête que peu d’attention aux gens qui l’entourent, son regard ne fait que vaquer, de ces hommes qui se dispersent un peu dans la salle à son fils dont les traits reflètent parfaitement la terreur dont il est saisi. Les choses semblent bouger, s’activer sans qu’elle en prennent vraiment conscience, elle se contente de suivre le mouvement, un peu perdu par tout ce qui se passe autour. Un homme vient rejoindre Taylor quelques instants avant que ce gang de lapins diaboliques ne les oblige à se séparer…les hommes d’un côté, les femmes de l’autre, diviser pour mieux régner sans doute, une tactique comme une autre. Les minutes s’égrènent et quelque chose semble s’organiser lentement, les chuchotis s’intensifient, les regards inquiets aussi, elle jette enfin un coup d’œil autour d’elle, il y a du monde, beaucoup de monde, mais elle arrive cependant à apercevoir quelques visages connus, Matthew, Epheumia, Manuel, il y a même cette connasse de Lyla. Une bouffée d’inquiétude remonte jusqu'à ses lèvres et elle sent la main de son fils trembler dans la sienne, elle s’agenouille donc et ramène le petit garçon jusqu'à elle. « Elliot, nan nan regarde vers moi, c’est comme dans les jeux auxquels tu joues avec oncle Josef sauf que cette fois-ci pour gagner, il faut faire le silence et surtout ne pas regarder les messieurs avec les masques, est-ce que tu peux faire ca ? »

L’enfant la regarde les yeux pleins de larmes et les joues barbouillés, jouant nerveusement avec les manches de son pull qui dépassent de son manteau. « Je veux pas jouer maman, je veux aller à la maison. » Elle le sert contre elle et passe sa main dans son dos pour l’apaiser. « Je sais trésor, mais on est obligé de rester là pour l’instant alors il faut que tu fasses tout ce que maman te dit. » Elle l’éloigne alors un peu d’elle et dépose un baiser sur son nez. Tout va bien se passer ne t’en fait pas. » Un sourire forcé mais esquissé avec conviction, elle se redresse quand les hommes s’agitent demandant à tous et chacun de se débarrasser de leurs affaires personnelles et leurs vêtements pour les troquer contre des répliques des leurs…. Les choses prennent une tournure salement mauvaise, les coups se mettent à pleuvoir et les masques commencent à se multiplier. Lorsque qu'une silhouette s’approche d’Elliot et pose une main sur son bras, elle sursaute violemment pour finalement découvrir son ami Cinzia, celle-ci s’adresse directement au petit, tâchant comme elle le peut et à son tour de le rassurer quand les larmes continuaient de perler à ses yeux. Le cœur de Natalia est à la fois déchiré de l’impuissance dont elle fait preuve face au désarroi de son enfant et emballé par la peur qui la dévore. Les mots de Cinzia mettent un certain temps à faire leur chemin jusqu’à elle et c’est un regard un peu éteint qu’elle finit par ramener sur la jeune femme.

« Ca va ! Lui lanca-t-elle avec un sourire sentant le regard plein d’attente de son fils braqué sur elle. Nan, je suis avec Taylor. » Taylor qui n’est plus juste à côté d’elle, Taylor qui est là par sa faute, elle finit par la distinguer un tout petit peu plus loin. « C’est ma baby-sitter….Cinz’ qu’est-ce qu’on va faire ? » Le calme apparent de son amie l’apaisait et la soulageait un peu, elle ramena son fils vers elle et le serra contre ses jambes. Puis le cauchemar reprend et elle voit soudainement sa baby-sitter se faire ruer de coups, elle esquisse un mouvement dans sa direction, mais le poids de son fils la retient, elle ne peut choisir de protéger qu’une personne et rien ne pourrait la faire s’éloigner de son bébé. « Il faut qu’on l’aide…. » « Si tu veux pas qu’on abîme ton joli petit visage ou celui de ton môme, tu vas te tenir tranquille, c’est clair. » Elle acquiesce d’un signe de tête, son sang bouillonnant rien qu'a l'idée que cette petite merde de braqueur n'ose ne serait ce que mentionner Elliot, elle se retient comme elle le fait depuis le début de ce manège parce qu'elle doit agir de façon intelligente et pour le bien de son fils, peu importe ce qu'elle doit encaisser pour cela. L’homme lui demande de procéder, aussi, à son tour, elle se change, son fils prostré contre sa marraine. « LES BIJOUX » elle n’en a que peu et c’est avec une difficulté plus grande qu’elle ne l’aurait crue qu’elle détache de son cou la chaîne qui retient son alliance et fait glisser les deux dans le sac qui lui est présenté.

 




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MessageLun 2 Mai - 23:05

Elle se gare en bas de l’immeuble à l’instant même où sa radio grésille, signe d’un appel radio. Elle lève les yeux au plafond de sa voiture, attrape la radio. La voix, chevrotante, résonne dans l’habitacle et elle écoute d’une oreille. Il est question d’un braquage, à Manhattan, de prise d’otage. Elle se penche légèrement pour observer le grand bâtiment délabré et le choix se fait. Fuck l’enquête de merde sur laquelle son patron l’a obligée à prendre. Un braquage, ça bouge un peu davantage, exactement ce dont elle a besoin pour se remettre dans le bain. Le porte à porte, c’est pas vraiment son truc. « J’suis juste à côté, je me rends sur place. » A la demande de l’officier posté à son bureau et chargé de prendre note des échanges radio, elle décline son identité et démarre, pied au plancher. La sirène lui permet de griller quelques feux et d’atteindre la scène où le crime se déroule en une dizaine de minutes. Dix minutes de trop mais c’est un temps record pour parcourir une telle distance. Elle abandonne sa caisse mal garée pour rejoindre le groupe d’officiers en uniforme qui ont délimité un périmètre de sécurité. Légèrement en retrait mais bien au centre d’une foule gigantesque, l’un des supérieurs du commissariat parle aux médias. Putain. Comment ils font pour débarquer aussi rapidement, ces cons ? Elle observe leur manège un bref instant avant de passer derrière eux, à quelques mètres, rapidement. C’est pas son enquête, ce sera pas à elle de prendre les décisions. Elle dévoile son badge qui lui donne alors accès au centre de la discussion en cours sur la marche à suivre. « On sait qui est dans la banque ? » Elle ne fait pas de préambule, se glisse simplement en leur sein comme si elle était présente depuis le début. Un inspecteur la regarde et elle finit par froncer les sourcils. Elle perçoit l’hésitation dans son regard et elle soupir. Un autre lui répond avant qu’elle n’ait le temps d’ouvrir la bouche, à nouveau. « On est en train de pirater les caméras de surveillance de l’intérieur pour avoir une idée du nombre d’otages, du nombre de ravisseurs et s’il y a d’éventuels blessés. » Alicja opine du chef. Mais elle n’a pas dit son dernier mot. « Et on n’a pas de négociateurs ? » « Pas pour le moment, le central est en train d’essayer d’en contacter. » Ah. Ok. Normal. Les ressources du commissariat ne sont pas toujours terribles, elle l’avait oublié. « Et on sait ce qu’ils veulent, au moins ? » Le silence qui s’installe est plus éloquent que tous les discours qui auraient pu être prononcés. Elle s’apprête à poser une autre question, toujours une, quand un jeune lieutenant s’approche, tenant à la main un fax. Le plus gradé s’en empare avec un remerciement froid et toutes les têtes se penchent sur la feuille. Trop petite pour pouvoir faire de même, Alicja prend son mal en patience, regrettant déjà de ne pas avoir préféré le porte-à-porte, finalement.
« Bordel, y en a du monde dans cette banque. » Le papier finit par être lâché et, sans attendre une seconde de plus, ni même l’accord des autres, Alicja la dérobe pour la lire à son tour. Les noms s’enchaînent, chacun listé. Elle en reconnaît certains comme celui d’Odair et elle grimace en découvrant celui de Katharina. Un agent du FBI au milieu d’otage, c’est jamais bon. Reste à savoir si les ravisseurs savent qu’ils détiennent un fédéral. Elle continue sa lecture, sent son cœur se serrer en notant qu’il y a au moins un enfant. Mais le nom qu’elle découvre juste après lui soulève le cœur. Non. C’est pas possible. Putain. Putain. Bordel. Putain de bordel. « Mais quel con. Mais quel con. » Elle murmure, attirant l’attention de ses collègues. « Zeleski ? » Elle relève la tête vers eux. « On doit faire sortir le gamin de là. Et négocier va être difficile s’ils savent qu’ils détiennent un agent fédéral. » Elle énonce des évidences mais elle est, pour l’heure, pas foutue de trouver autre chose à balancer. Parce que Daniel est au milieu de ce merdier. « Il faudrait qu’on essaie de les contacter. Savoir au moins ce qu’ils veulent. » Encore une évidence mais ils semblent tomber d’accord avec sa proposition – à moins qu’ils y pensaient déjà avant qu’elle n’arrive, ce ne serait pas étonnant. Tant pis pour le négociateur, il prendra le train en cours de route. Un téléphone arrive rapidement et, bientôt, l’inspecteur se retrouver à attendre que les ravisseurs prenne la peine de bien vouloir décrocher. Alicja tourne la tête en direction de la banque. Quelle idée d’aller à la banque de si bonne heure, putain.

HJ:
 
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MessageMar 3 Mai - 6:45

bunny vs lycra


Quelle banque putain ? De QUELLE banque il m'a parlé ?
En réalité, je ne crois pas que Daniel m'ait cité le nom de la banque où il est supposé se rendre aujourd'hui pour sa demande de prêt. Tout ce qu'il m'a dit, c'est qu'il avait un rendez-vous dans la matinée et qu'on pourrait se voir après mon service au Paddy pour faire un point sur nos journée respectives. Je devais lui parler des premières heures de Merrin en crèche et lui devait m'en dire plus sur la concrétisation de son projet de déménagement.
- Décroche bordel, je m'agace, poussant furieusement la poussette de la petite devant moi, mon portable collé à mon oreille.
Mais mon meilleur ami ne répond pas. Et j'ai l'horrible sensation de savoir pourquoi...

Il me faut une trentaine de minutes pour rejoindre Manhattan. Je sais que l'appartement que convoite mon ami est dans ce secteur et, en toute logique, c'est vers une banque de ce quartier qu'il a dû s'orienter. Avec son karma aussi à chier que le mien, il y a fort à parier qu'il ait choisi LA banque...celle qui est braquée en ce moment même. Le temps que je me rende sur place, la situation a évolué et le périmètre de sécurité me semble élargi par rapport aux images que j'ai vu un peu plus tôt sur les écrans de télé de la boutique. Il y a bien plus de monde également... Des curieux, des habitants du coin mais aussi des proches des otages.
Les effectifs des autorités aussi ont augmenté et le SWAT a fait son arrivée. Je lève les yeux alors qu'un hélicoptère de la presse survole la zone, et puis me fixe l'objectif de rejoindre le cordon de sécurité. La poussette de Merrin est un sérieux handicap mais je parviens tout de même à me frayer un passage dans la foule, jusqu'à atteindre un des officiers qui tente en vain de repousser tout le monde et de faire son job.
- Quelle est la situation ? je l'interroge avec assurance feinte. Je suis de la maison, j'ajoute avant de désigné la poussette de ma fille. C'est mon jour de congé.
- Ah ouais ? Alors profites-en et circules mon gars.
- Zeleski est sur le coup ? je persiste, gardant mon sang froid même si imaginer Daniel à l'intérieur du bâtiment me panique. Mais le type n'a pas l'air de savoir de quoi je parle. Alicja Zeleski. Vous pourriez la contacter et lui dire que Jasper Dolan est là et...
- Écoute mec, j'ai pas que ça à foutre.
- ...Jasper Dolan est là et il a peut-être des informations en lien avec cette affaire. Dites lui que ça concerne Daniel Mills. S'il vous plaît. Elle comprendra.
Le mec semble hésiter. Finalement il se tourne vers un type un peu plus loin, chargé de la même tâche ingrate.
- Hey, blondinet, le hèle-t-il, j'ai un client pour toi !
Et là-dessus, il l'incite à échanger de place avec lui, s'en lavant les mains, l'enfoiré.

Loin de me démonter, je reprends donc mon speech avec le nouveau venu qui parait un rien plus aimable. Et un rien plus naïf aussi...
- Jasper Dolan, je me présente en lui tendant une main au-dessus de la barrière de sécurité. Je connais Zeleski (mais pas son grade, du coup je préfère me taire), il faut que je lui parle. Je sais qu'elle est sur place. C'est important s'il vous plait. Ca concerne un dénommé Daniel Mills. Vous pourriez la faire venir ici ? ...Ou me faire aller à elle ? C'est dans vos cordes ?

© GASMASK
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MessageMar 3 Mai - 14:05


❝Bunny vs Lycra❞
- Intrigue -
Seul compte la volonté, la volonté d’agir.
   
 La journée avait commencé comme n'importe quelle autre. Rien n'annonçait que les choses allaient être quelque peu différentes pour Gwaen. Ainsi donc, il se leva de bonnes heures, alla faire son footing quotidien, rentra chez lui prit sa douche et son petit-déjeuner avant de quitter son appartement pour rejoindre le commissariat pour prendre son service du jour. Comme d'habitude, il s'attendait à passer plus de temps le cul sagement posé sur la banquette de la voiture de patrouille à parcourir les rues de la ville. Ses débuts de carrière ne ressemblaient pas franchement à ce qu'il avait imaginé, mais de temps en temps, il lui arrivait de connaître l'adrénaline d'une poursuite d'un criminel. Cela se faisait trop rare à son goût malheureusement. Ses débuts de carrière ne ressemblaient pas franchement à ce qu'il avait imaginé, mais de temps en temps, il lui arrivait de connaître l'adrénaline d'une poursuite d'un criminel.

Après avoir rejoint son vestiaire et enfiler son uniforme, il se rendit comme à chaque prise de service à la salle de briefing où il eut son affectation quotidienne. Après avoir récupéré sa radio et les clefs de sa voiture, il prit place sur le siège passager aux côtés de son équipier qui lui servait également d'instructeur sur le terrain. Ce dernier était déjà doté d'une solide expérience et lui apprenait la patience qui était de mise dans plus de quatre-vingts pour-cent du temps dans leur boulot. Protéger et servir soit, mais pas à n'importe quel prix a priori. Bref, les deux hommes commencèrent donc leur patrouille tout en devisant tranquillement, attendant un appel.

Après une petite heure de patrouille, Gwaen et son équipier firent une petite pause café. Alors que le blondinet attendait tranquillement son tour pour être servi, son partenaire était resté dans la voiture. Lorsque enfin le jeune homme fut servit et qu'il eut rejoint sa place, les précieux breuvages noirs dans des gobelets en carton, qu'un appel retenti. Tant pis pour les cafés. Après avoir répondu, les deux officiers se rendirent sur place. Durant le trajet, l'équipier de notre blondinet lui donna quelques conseils et lui expliqua ce que seraient certainement leurs rôles dans cette affaire. Durant le trajet, l'équipier de notre blondinet lui donna quelques conseils et lui expliqua ce que seraient certainement leurs rôles dans cette affaire. La plupart du temps, ils devaient se contenter de gérer la foule de badauds et de journalistes. Cette perspective n'enchantait guère notre jeune flic, mais il n'avait pas vraiment le choix. Ainsi donc, il se résigna à son infortune tâche avant même d'être arrivé sur place.

Avec un soupir, Gwaen sortit de la voiture et alla rejoindre son poste après que les deux hommes aient pris leurs ordres auprès de leur supérieur. Un dernier conseil de la part de son équipier et le blondinet se retrouva seul derrière le ruban, tournant le dos à la banque afin de regarder les gens qui se trouvant de l'autre côté. Gardant son calme et se targuant de son plus beau sourire, il rassurait ceux qui en avaient besoin et tentait tant bien que mal de garder au loin les curieux. Combien de temps cela allait-il durer ? Il l'ignorait, mais il espérait bien que cela se terminerait rapidement, car il en avait déjà ras le bol de toujours devoir entendre les mêmes discours et devoir prononcer les mêmes paroles. Il avait besoin de se défouler, de courir après un méchant et pas de faire le pied de grue devant une banque à perdre son temps à attendre bêtement.

Soudain, un de ses collègues situés quelques mètres plus loin l'interpella en lui faisant signe d'approcher. Sans vraiment faire attention à la femme qui lui parlait, il se rapprocha de son collègue en espérant un peu d'action. Cependant lorsque ce dernier le laissa en plan face à un homme de l'autre côté du ruban, Gwaen lâcha un nouveau soupir avant de porter son attention sur l'inconnu qui se présenta rapidement tout en lui tendant la main. Le blondinet hésita un instant avant de la serrer et écouta avec attention ce que l'homme avait à lui dire. Pfff, encore un qui croyait qu'il pourrait obtenir ce qu'il voudrait parce qu'il avait face à lui un bleu.

"Écoutez Monsieur, on est en pleine situation de crise et je ne pense pas que cela soit vraiment le moment de déranger qui que soit."

La vérité était que Gwaen ignorait totalement qui était ce Zeleski. Il avait rejoint depuis très peu de temps le commissariat et n'avait pas encore vraiment eut le temps d'apprendre à connaitre le nom de tous les inspecteurs et autres lieutenants de police qui travaillaient avec lui. Il avait déjà du mal à retenir ceux de ses collègues en uniformes alors il ne fallait pas non plus trop lui en demander. Cependant, il sentait bien le désarroi dans l'expression de son interlocuteur, c'est pour cela qu'il ajouta rapidement.


"Je vais voir ce que je peux faire."


Gwaen s'éclipsa et alla rejoindre son équipier pour lui faire part de la demande du fameux Jasper Dolan. Au nom de celui-ci, il tiqua et ordonna à Gwaen de reprendre son poste avant de disparaitre au milieu des autres officiers.nLe blondinet rejoignit donc son interlocuteur et lui déclara :

"Quelqu'un est allé prévenir Zeleski."

Il souleva le ruban qui délimitait le périmètre de sécurité et invita Jasper à passer de l'autre côté tout en ajoutant :

"Vous serez plus à l'aise avec votre poussette de ce côté. Mais ne bougez surtout pas d'ici d'accord."

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INTRIGUE #7 ~ Bunny VS Lycra
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