Revenir en haut Aller en bas


Partagez|
Intrigue #8 : In and out
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Mayor Bloomberg
JONQUILLE

❖ MESSAGES : 2392


MessageMar 23 Aoû - 21:32





Intrigue
IN AND OUT




Les journées passent et ne se ressemblent pas au sein du Brooklyn Hospital. Chaque jour des centaines de patients arrivent, plus ou moins gravement blessés… mais le système est bien rodé. En théorie, le personnel administratif et soignant sait comment gérer les imprévus et les urgences. Mais comment faire face à ce qui ne devrait jamais arriver dans une ville comme New York : un black out total. Comment réagir alors que les accidents de la route sont en augmentation à cause des pannes de feu de signalisation ? Comment soigner les blessés ? Ou mettre ceux qui n'ont besoin que de peu de soins, mais pour qui toute notion de patience a disparu ?  Comment réagir lorsque des dizaines et des dizaines de personnes viennent vous harceler de questions sur leur proche, sur ce qui va se passer ? Comment réagir alors que l’anxiété monte au fur et à mesure des minutes qui passent ? Le générateur de secours est là, bien présent, mais il ne suffira pas à tout alimenter. Quinze minutes. C'est le temps qu'il pourra tenir alors que certains patients sont sur le billard.

La peur se dessine sur chaque visage. Les gens pestent, se pressent les uns contre les autres, se bousculent. Des éclats de voix se font entendre ça et là. Certains sont proches de se battre. Un docteur, qui ne cherchait qu'à faire son travail, a d'ailleurs reçu un coup de poing qui l'assomme tandis que de nouveaux blessés sont amenés par des secouristes surbookés. Forcément, quelque chose finira mal, cela est presque écrit, sur chaque visage, ancré dans la nature humaine : poussée à bout la population n’est capable que du pire. Les paris sont ouverts : combien de temps avant que l'hôpital n'explose ?


Les règles générales

    • Pas de tour par tour.• Veiller à rester cohérent face à la situation !• Faites également attention à bien prendre en compte les actions des autres (ainsi que les paroles bien entendu) et de jouer le jeu.• Amusez-vous.

 




by SerialWords.






Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageSam 27 Aoû - 23:57

in and out


- Vous savez ce qui s’passe ?
- Tout s’est coupé d’un coup. Une panne générale sans doute. C’est le chaos, vous devriez rentrer vous enfermer chez vous, ça ne va pas être beau, me prédit la passante avant de reprendre sa marche rapide, suivant certainement son propre conseil.
De mon côté, je ne suis pas certain de pouvoir le faire. Dès que j’ai vu les lumières de la rue se couper et entendu le premier crissement de pneus, j’ai eu une pensée pour Merrin. Va-t-elle bien ? Est-elle en sécurité ? Mais je sais que la réponse est oui. Daniel est avec elle après tout et il veillera parfaitement sur elle jusqu’à mon retour. Je suis sorti pour aller à l’un de ces meetings que je commence à fréquenter et n’ai pas hésité une seule seconde à profiter de sa présence à l’appartement pour le faire, l’esprit tranquille. Mais à présent, je pense à tous ces gens qui sont dehors, vulnérables, peut-être blessés, gravement ou pas, possiblement en danger… Mon instinct de pompier me hurle d’agir, de me lancer comme au bon vieux temps dans l’action. Celui de père, lui, me somme de rentrer immédiatement chez moi pour retrouver ma fille et mon meilleur ami.
Et après quelques minutes d’indécision, je tranche. Je me mets à courir, non pas en direction de Manhattan, mais de l’hôpital le plus proche.

Je n’ai pas besoin d’aller jusque là cependant. Quelques mètres plus loin, je me retrouve déjà sur le lieu d’un carambolage. Je me rends immédiatement utile et prodigue les premiers soins à quelques patients, distribuant des ordres aux civils indemnes qui souhaitent donner un coup de main. Une ambulance finit par se frayer un chemin jusqu’à nous. L’équipe me reconnaît et nous travaillons de paire durant une bonne douzaine de minutes avant que la décision soit prise de transporter une des victimes à l’hôpital de Brooklyn. La jeune femme concernée - enceinte de cinq mois, blessée à la tête et présentant un hématome assez inquiétant au niveau de l’abdomen - refuse de lâcher ma main et la décision que je l’accompagne dans l’ambulance est rapidement prise.

En dix minutes, nous arrivons sur place et une part de moi regrette la décision de ne pas avoir rejoint Merrin… Mais ça en dure qu’une seconde. Le chaos est total ici. Les gens se bousculent, des patients s’échauffent, certains paniquent et le personnel est visiblement débordé. J’essaie tant bien que mal de rassurer la future maman à mes côté et l’accompagne à l’intérieur avec l’un des secouristes. Bien sûr, nous nous entendons dire qu’elle ne va pas pouvoir être prise en charge immédiatement et va devoir se montrer patiente…
- Il faut qu’on y retourne Casper, me fait savoir l’ambulancier, ennuyé.
- Ouais. OK.  
- J’ai besoin du brancard…
Alors je l’aide à en faire descendre la jeune femme à qui je vais trouver une place dans la salle d’attente bondée. Mon collègue s’éloigne en vitesse et je demande quelques instants à Joanie pour me renseigner sur l’état de la situation. Mais je n’ai pas fait deux pas qu’une bagarre éclate un peu plus loin.
Abandonnant Joanie qui recommence à pleurer à chaudes larmes, je m’approche pour m’assurer de l’état du médecin qui vient de chuter, assommer, pendant que d’autres personnes s’occupent de séparer les deux combattants.

© GASMASK
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lyla Gambino
ADMINE ET PUNITRICE

❖ MESSAGES : 9173
❖ AVATAR : Megan Fox



MessageLun 29 Aoû - 12:53





Intrigue
IN AND OUT




Un cours de préparation à l'accouchement, ce n'est pas la sortie du siècle mais il y a des façons bien pires de passer le temps, pas vrai ? Lucky m'avait promis de me ejoindre plus tard, en fonction de son emploi du temps et je n'avais même pas pris la peine de me fâcher. Pour quoi faire ? Il était tributaire des besoins de son paternel et du reste de la communauté, je ne pouvais pas me disputer avec lui pour tout et n'importe quoi, surtout pas alors que je l'avais poussé à accepter d'assumer ce poste. Ce n'était qu'un cours de préparation à la ponte d'un enfant, ni plus ni moins, j'étais la principale concernée, celle qui devait à tout prix savoir comment faire, pour lui, c'était moins important et sa présence n'était pas obligatoire. Au besoin, je lui ferais un petit topo, tant qu'il se montrait pour les échographies et les gros rendez-vous, je refusais de lui tenir rigueur de ce genre d'imprévus. Comme une mère célibataire, j'étais non loin de l'accueil quand tout se coupa avant que les générateurs de secours prennent la relève et se mettent en route. Une panne ? J'espérais qu'elle n'était pas générale ou ce serait bientôt l'apocalypse, aussi bien ici qu'en ville. J'eus une pensée pour Luciano et je lui envoyai un message pour lui demander s'il allait bien et où il était, histoire d'être sûre qu'il ne serait pas la victime d'un quelconque accident. Ca s'agitait autour de moi et je ne sus trop pourquoi, je me sentis attirée comme un aimant par les urgences. Si c'était ce que je redoutais, ils auraient sans doute besoin d'aide. « Où tu vas ? La maternité c'est de l'autre côté ! » me lança Dante en me suivant malgré tout. « Voir si on a besoin de mon aide. » « Non, non ! On est là pour les cours de je ne sais pas trop quoi, donc on y va ! » « Ils vont être annulés et repartir maintenant serait trop dangereux, si j'ai un accident, Lucky va te tuer, laisse moi aller aux urgences et voir ce que je peux faire, je te promets que ça ira ! » Il mit lui-même deux types dehors qui se battaient comme des animaux alors que Tony faisait la police et tentait de calmer les esprits et de les empêcher de s'approcher de moi. Je reconnais Jasper et m'approche pour voir si le médecin n'est pas trop amoché. « Qu'est-ce qu'il a ? Tu veux que je regarde ? » Je ne comptais pas revenir sur l'épisode Florence à mon mariage, je l'avais suffisamment incendié par téléphone, la situation ne s'y prêtait pas de toute façon. « C'est une panne générale ou juste ici ? »


 




by SerialWords.







_________________
Born to lose ✽ Live to win
I'd rather have bad times with you, than good times with someone else
I'd rather be beside you in a storm, than safe and warm by myself
I'd rather have hard times together, than to have it easy apart
I'd rather have the one who holds my heart


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageMar 30 Aoû - 14:24





Intrigue
IN AND OUT




C’est bon, tu peux me déposer-là, je ne vais pas m’envoler ou filer à l’anglaise Gary !ronchonna le secouriste tandis que son frère voulait l’emmener jusqu’au bureau du médecin avec qui il avait rendez-vous.  En plus après j’ai kiné, juste à côté… et je ne compte pas rater ma séance, il serait capable d’aller me chercher à la maison et de me ramener par la peau du cul cet abruti. Sexy mais insupportable et un peu impressionnant le Butcher. Allez Gary file, ça va aller ! T’as passé l’âge de jouer ma baby-sitter. Sérieusement, il n’avait plus sept ans, il n’était pas con, même s’il avait plus envie de se prendre que d’aller aux séances de torture du kiné, il savait que c’était pour son bien-être et penser au futur, à son rétablissement était plus important que tout le reste. S’il voulait remarcher un jour – ce qui avait l’air probable, les médecins étaient plutôt optimistes-, il ne devait jamais arrêter ses efforts. Son frère lui avait enfin lâché la grappe et il se dirige vers les ascenseurs et alors qu’il en attendait un… plus rien. Le black-out complet. Il pesta. Grogna. C’était quoi encore cette merde ?

Il patienta encore plusieurs minutes, espérant que le courant aller se rétablir, mais en voyant les médecins et autres personnes du corps médical courir un peu partout, il se dit que la situation devait vraiment puer. Il ne fallait pas être devin, juste réaliste, des conséquences que tout cela allait avoir sur l’hôpital… et si jamais le Black-out était généralisé à la ville ça serait encore pire. Il roula donc jusqu’à l’accueil où la tension était palpable. Il tenta de trouver son frère des yeux pour vérifier qu’il n’avait pas besoin d’aide, mais Eliott n’avait pas l’air d’être dans cette pièce, tant mieux. Alors qu’il allait proposer un peu d’aide aux infirmières, voir s’il pouvait se rendre utile, une bagarre éclata non loin de lui… et c’est là qu’il aperçut Dolan et Canjura-Gambino. Tiens la triade des « j’ai bossé un jour à la caserne mais ce n’est plus d’actualité aujourd’hui était réunie ». Génial.  Malgré tout et même s’il n’appréciait pas franchement ni l’un ni l’autre il s’avança vers eux pour voir l’étendue des dégâts. Vous avez besoin d’aide ? leur demanda-t-il en oubliant complètement un bonjour qui n’aurait pas pris plus de temps que cela… mais Matt et la politesse ça avait parfois toujours du mal… Il jeta un léger coup d'oeil au médecin sans savoir quoi rajouter d'autre.

Quant au fait de savoir si c’était généralisé ou pas, il n’était pas devin mais vu comme les médecins avaient l’air anxieux il aurait plus penché pour le généralisé mais il préféra se taire. Tous les trois étaient assez rodés pour savoir tout ce que cela pouvait impliquer. Vu le paquet de monde qui va sûrement arriver il faudrait peut-être qu’on essaye d’aider les infirmières et compagnie à trier les personnes les plus gravement blessées aux autres ? Ils ont l’air totalement débordés. J’aurais bien proposé qu’on les aide à calmer les tensions, mais ça serait plus difficile. C’était difficile au final de savoir lequel était le plus urgent… si les tensions continuaient cela finirait mal … mais sils ne triaient pas non plus les patients ça finirait également probablement à la morgue.



 




by SerialWords.







_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageMer 31 Aoû - 17:53

In and out.
Intrigue N°8




Attendre une ambulance ? Non. Hors de question. Avec ce qu’il se passe, elle va mettre des lustres à se pointer, enfin, encore faut-il que ce soit possible qu’elle se pointe au milieu des voitures arrêtées ou accidentées donc, oui, voilà, je me débrouille parce que je peux très bien marcher. Finalement, je ne suis pas si loin que ça. L’hôpital il doit être à quoi ? Six rues d’ici ? Bon, peut-être sept mais c’est que dalle et puis j’ai jamais qu’un os cassé. Enfin, c’est la théorie ça. Je suis pas médecin mais bon, vu comment mon poignet gauche me fait un mal de chien et vu la tronche du dit poignet (on remercie la lumière du portable qui a permis de le regarder), ça pue la fracture. On va essayer de voir le bon côté des choses : ça aurait pu être une fracture ouverte et ça aurait pu être autre chose de cassé. La cheville par exemple et ça, ça aurait été vraiment la merde parce que les sept rues, j’aurais pas pu les faire avec une cheville cassée, alors qu’avec un poignet… D’accord ça fait mal mais c’est pas si terrible. J’ai vu pire. Enfin, y’a bien cette douleur au niveau du flanc droit qui est franchement pas très agréable mais faut dire qu’entre le connard qui m’a fait tomber (d’où le poignet cassé) et les autres connards qui m’ont marchée dessus… Parce que ces blaireaux ont pas vu que j’étais à terre. Ils ont l’excuse de la panne, d’accord, mais quand même… En plus y’en a pas eu un seul pour m’aider à me relever hein, non, non. On part en courant, on marche sur des gens, on s’en fout… J’ai dû ramper pour me mettre hors de portée. Ramper. EN PLEIN NEW-YORK.

Bref.

Je rase les murs, je passe les rues et je finis par arriver à l’hôpital. Les urgences, je sais où c’est, j’y suis souvent allée me faire rafistoler, la plupart du temps par Taylor. Peut-être qu’elle va être là ce qui serait cool, ou bizarre, j’en sais trop rien. Je me faufile à l’intérieur et je regarde autour de moi : ils ont de la chance, ils ont un générateur de secours eux. Y’a du monde. C’est la première chose à laquelle je pense. Si d’ordinaire la salle d’attente est bondée, là, c’est carrément chaotique. Je soupire, me fraye un chemin tout en gardant précieusement mon bras contre ma poitrine : je tiens à ce qu’il reste de mon poignet quoi. Quand j’arrive à l’accueil, je m’appuie un peu sur le comptoir parce que mon flanc droit commence vraiment à me gêner et quand on m’interpelle, je me retourne vers la personne pour expliquer ce qui m’amène. J’ai pas dans l’idée de demander combien de temps je vais devoir attendre, ça sert à rien. Je commence par parler de mon poignet quand je me fais alpaguer par le énième connard de cette soirée qui m’attrape par l’épaule en me hurlant dessus que je dois attendre mon tour. Je me dégage de son étreinte.

« Tu vas t’calmer ! Je pique pas ton tour, j’explique ce que j’ai ! »

Sauf qu’il ne me croît pas ce gros con et voilà qu’il m’attrape par le poignet cassé, oui, oui, celui qui est cassé… OUCH ! Du coup ça part hein, parce que faut pas abuser non plus. Ma main droite, en parfait état, ou plutôt mon poing droit, s’écrase sur la joue du gros con et si ça lui fait mal, ça ne le calme pas. Ce connard m’en met une. AH ! Alors du coup, poignet cassé ou pas, je lui fonce dessus : hors de question que je me laisse faire. J’lui donne des coups, il m’en donne, mais ça dure pas longtemps parce qu’on vient nous séparer mais ce gros con (ça lui va bien) assome le type qui tente de l’éloigner de moi. Heureusement, d’autres personnes arrivent et moi, j’obéis sagement quand on me fait reculer contrairement à l’autre qui continue à s’exciter.

« Putain… » je souffle en léchant ma lèvre qui saigne.

Il a cogné fort cet empafé.

« Aïe… » j’ajoute en regardant mon poignet.

Bon, il a une tête bizarre le poignet. Encore plus que tout à l’heure. Note pour plus tard : frapper un type avec un poignet cassé c’est vraiment une des pires idées au monde.


(c) sweet.lips
Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageMer 31 Aoû - 20:44

in and out


J’immobilise immédiatement la nuque du médecin devenu patient et examine sa tête, à la recherche d’une plaie. Ne voyant aucun saignement, je commence à tâter son crâne, cherchant à détecter une bosse ou un renfoncement quelconque, tout en essayant d’attirer l’attention de la victime en lui parlant.  
- Qu'est-ce qu'il a ? Tu veux que je regarde ? me demande tout à coup la voix familière de Lyla, apparue à mes côtés.
J’ouvre la bouche pour lui répondre, mais rien ne sort. Mon regard vient de tomber sur son ventre rebondi qui en peut pas être dû à trop plein de tacos. Elle est enceinte. Mon amie est enceinte, visiblement d’au moins cinq mois, et elle ne m’a rien dit… Je me sens complètement con. Vexé aussi.
- C'est une panne générale ou juste ici ?
- C’est général, je finis par lui répondre, ravalant ma rancœur et détournant obstinément mon regard de sa silhouette. J’essaie de redonner ma complète attention au patient mais j’ai un peu de mal à y arriver. J’ai cette question qui me trotte en tête : Pourquoi est-ce qu’elle ne m’a rien dit ? Si c’est à cause de cette stupide histoire avec Florence, encore, je vais vraiment mal le prendre…
- L’hôpital va très vite est engorgé et ça va être une merde pas possible… C’est déjà la merde, je me corrige en posant les yeux sur mon patient. J’veux bien qu’tu prennes le relai, t’es plus qualifiée. Perte de conscience immédiate, pas de plaie apparente. J’assène une petite gifle au médecin qui rouvre subitement les yeux. Réactif et conscient maintenant, je conclu au moment où Matthew nous approche.
Décidément… On se croirait revenu au bon vieux temps ! .Quoi qu’il faut el dire vite. La dernière fois que j’ai parlé au secouriste, nous en sommes venus aux mains. J’ai eu vent de son accident bien sûr, par Daniel qui a longtemps été son partenaire, et ne suis donc pas surpris de le trouver dans un fauteuil. Moins surpris par cette vision en tout cas que par celle de Lyla, enceinte. Bordel : pourquoi elle ne m’a rien dit ?
Je me mords l’intérieur de la bouche pour ne pas lui répondre que, dans son état, il ne nous servira à rien. Qui va écouter un type qui lui arrive à la taille ? Matthew a une grande gueule, mais pas assez grande pour s’imposer depuis son fauteuil. A moins de rouler sur quelques pieds, mais vu la tension qui règne déjà… Je préfère donc laisser à Lyla le soin de lui donner des tâches à accomplir. Et puis ils ont eu la même formation, elle me semble plus à même de savoir ce qu’il peut ou ne peut pas faire.

- …Ils ont l’air totalement débordés. J’aurais bien proposé qu’on les aide à calmer les tensions, mais ça serait plus difficile.
Je me redresse et jette un regard circulaire sur la pièce. Faire évacuer les curieux pendant une interventions, nous frayer un passage au milieu de la foule, c’est quelque chose qu’il nous faut souvent faire. Alors peut-être que ce ne sera pas si difficile que ça.  
- Occupez-vous des soins, j’m’occupe du tri et de faire régner l’ordre, et en disant ça, je dirige mon regard vers l’homme qui a assommé le médecin et continue de faire des siennes.
Abandonnant les deux anciens secouristes, je me jette dans la mêlée et réalise une clé de bras sur l’homme. En quelques instants, il se retrouve hors d’état de nuire. Je le plaque contre un mur et lui ordonne de se calmer. Evidemment, il piaille que c’est inadmissible, qu’il n’a pas être traité de cette manière et qu’il va porter plainte contre moi, l’hôpital et la ville de New York toute entière... Rien que ça.
- C’est ça ! Les caméras de la salle d’attente n’ont sûrement rien manqué de la bagarre que tu as provoquée et a blessé un soignant en pleine situation de crise. Bonne chance à toi et ton futur avocat, je le provoque avant de relâcher la pression sur son bras en constatant que mes propos l’ont un peu refroidi. Maintenant tu vas gentiment te relever et attendre, comme tout l’monde d’être pris en charge. Compris ?
Cette affaire réglée, je me redresse, l’aide à en faire autant et, après m’être assurée que la brune avec qui il se battait est prise en charge par mes anciens collègues, je mets mon projet d’essayer de calmer tout le monde à exécution, grimpant sur un des sièges de la salle d’attente pour me faire entendre de tous. Je réclame l’attention de chacun et entame un discours maintes fois répétés et appris en formation, pour les inciter à garder leur calme et agir en gentils citoyens américains civilisés…  Mais ce n’est pas gagné. La tension est palpable et la peur et l’agacement se lisent sur tous les visages.

© GASMASK
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lyla Gambino
ADMINE ET PUNITRICE

❖ MESSAGES : 9173
❖ AVATAR : Megan Fox



MessageJeu 1 Sep - 17:19





Intrigue
IN AND OUT




Je ne me formalisai pas de son regard sur mon ventre, au fond, je n'avais pas prévenu grand monde de mon état, la famille proche et quelques amis, j'avais l'intention d'envoyer des faire-parts à un moment donné mais je n'avais pas trouvé le temps et l'envie. J'avais eu d'autres soucis à régler et peu de temps pour le reste. Et l'énergie... L'ENERGIE ! J'en étais vite à court ! « Rien de bien méchant, il s'en remettra ! Vous avez mal quelque part, doc ? » demandai-je en vérifiant ses réflexes et en m'assurant de ne passer à côté de rien. Je me redressai et lui proposai de l'aide pour se relever avant de l'installer sur une chaise. « Vaudrait mieux y aller doucement, je vous dirais bien de rentrer chez vous mais on risque d'avoir besoin de vos services ici, ça va bientôt être l'Apocalypse ! Prenez un peu de temps pour vous reprendre et voir ce que ça donne ! » Je lui offris un sourire et me redressai pour me cogner contre Odair en fauteuil. En fauteuil ? J'avais vraiment loupé un sacré paquet d'épisodes moi ! « Depuis quand tu roules toi ? » m'enquis-je avec un petit sourire amusé, me foutant ouvertement de sa gueule. « Je sais pas trop ce que tu vas pouvoir faire, tu me diras si on a un arrivage de lilliputiens ou d'enfants de trois ans, tu seras à la bonne hauteur ! » Je m'esclaffai avant de reprendre pour calmer le jeu : « C'était pour te faire chier, on va essayer de trouver une solution, toute façon ils ne vont pas faire la fine bouche, on manque de bras ici ! » En balayant les urgences du regard, je reconnus Ryan donc le poignet formait un angle bizarre et je m'approchai d'elle, constatant qu'elle avait autour du cou une étiquette qui signifiait qu'elle ne serait pas prise en charge prioritairement. « Ryan, qu'est-ce qui s'est passé ? » lui demandai-je en m'approchant pour tenter de manipuler son poignet, sachant que je ne pouvais déroger à la règle pour une amie, ça risquait de mettre les urgences à feu et à sang. « Je vais essayer de te trouver un anti douleurs d'ici à ce qu'on puisse s'occuper de toi ! » « Cinq ambulances arrivent pleines à craquer, préparez-vous, faites de la place et mettez de côté ceux qui peuvent attendre ! » scanda la chef de service en essayant de se faire entendre de son équipe. « Quelqu'un aurait un stéthoscope en rab et éventuellement une blouse ? »


 




by SerialWords.







_________________
Born to lose ✽ Live to win
I'd rather have bad times with you, than good times with someone else
I'd rather be beside you in a storm, than safe and warm by myself
I'd rather have hard times together, than to have it easy apart
I'd rather have the one who holds my heart


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageVen 2 Sep - 21:47





Intrigue
IN AND OUT




Est-ce qu’il n’aurait pas mieux fait de se mettre dans un coin et d’attendre tranquillement. Il se doutait que si. Il ne connaissait pas beaucoup Jasper et Lyla personnellement, mais juste assez pour se douter qu’il allait recevoir quelques vannes. Est-ce qu’il était prêt à les entendre, il n’en était pas certain, même si ça allait mieux que le mois dernier, ses émotions fluctuaient parfois de manière assez importantes ! Il acquiesça doucement à ce que disait Jasper, ça lui allait parfaitement et il fut assez surpris de voir qu’il ne faisait aucun commentaire désobligeant ou aucune ne vanne. Etait-ce pas décence, ou parce qu’il craignait d’y aller trop fort ? C’était le mystère. Lyla, elle par contre n’y alla pas par quatre chemins, Matthew ne put s’empêcher d’avoir un petit ricanement Ouais, j’en avais marre de marcher, je voulais me faire encore plus remarquer et comme ça au moins, j’me fatigue moins… et je vais plus vite qu’à pied… pour faire les courses, et même dans les transports en commun. Enfin, ça c’était la vérité telle qu’elle aurait dû être, mais c’était loin d’être ça. Vadrouiller en ville était un enfer à cause des accès et il y a peu de personnes qui laissaient finalement leur place ! Il eut de nouveau un rire jaune avant de rajouter Ouais enfin des bras, j’en ai qu’un réellement valide. Il se tut quelques instants avant de reprendre plus sérieusement à son tour  C’est pas parce que je peux plus arquer, que je ne pas regarder des plaies Lyla. On peut faire ce qu’a proposé Jasper on regarde les blessures… et s’ils sont pas contents… je peux leur rouler sur les pieds ou leur foutre un coup de boule, ou de coude plutôt dans les parties, pour ça aussi je suis à hauteur. Bon finalement, il n’avait pas eu envie de se terrer dans un coin et bouder, il arrivait à prendre un minimum de recul pour rigoler, plaisanter –un peu- de la situation.

Néanmoins, lorsque le chef dit qu’il y allait avoir cinq ambulances qui allaient arriver, il se renfrogna. Ca puait franchement. Il jeta un regard à Jasper pour vérifier qu’il maitrisait la situation de son côté et qu’il n’était pas en train de se faire agresser. Lyla avait l’air de s’occuper de quelqu’un qu’elle connaissait et lui… lui pour l’instant se tournait les pouces. Si des ambulances arrivaient, il allait falloir « ranger » un peu tout ce petit monde pour laisser la place aux nouveaux venus. Il siffla, le plus fort qu’il pouvait pour tenter de se faire entendre. Il aurait donné cher pour avoir ses jambes et monter sur une chaise.  Et vu que Jasper ne se faisait pas entendre, il tenta à son tour sa chance : Les personnes qui ont des blessures ouvertes, qui saignent est-ce que vous pouvez vous regrouper  vers ce médecin là-bas ? séparer logiquement les différents blessés était la meilleure idée. Les personnes qui ont eu un traumatisme récent, c’est-à-dire accident, chute ou autres de ce côté-là. ouais enfin de e côté-là forcément la plupart des personnes ne le voyaient pas Si des personnes ont des douleurs au cœur ou autre chose dans ce genre-là, qu’elles ont perdu connaissance sans aucune raison au milieu… et tous les autres au fond.. S’il vous plait. Il se tut quelques instants avant de rajouter D’autres blessés vont arriver, il faut que les médecins puissent voir les cas les plus graves maintenant, le plus rapidement possible ! Et certains devraient retourner chez  eux. Comme il s’en doutait la plupart ne bougèrent pas le moindre petit doigt, quand soudain une petite mamie s’écroula à terre. Putain de merde. En poussant, comme il pouvait certaines personnes, il s’approcha de la mamie toujours au sol. Soit il demandait de l’aide ce qui aurait été intelligent, mais vu le bordel, vu que la plupart des médecins étaient déjà occupés ça aurait pu prendre du temps – trop de temps si elle était en arrêt-, soit il se jetait au sol et… ne pourrait pas faire grand-chose. LYLA ! JASPER !! Taylor, Eliott ? Bordel, il leur fallait un médecin à tout prix… et comme si cela ne suffisait au loin, il entendit de nouvelles personnes qui étaient en train de se friter… tandis qu’une ambulance se garait sur le parking.



 




by SerialWords.







_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageLun 5 Sep - 19:49

In and out.
Intrigue N°8




J'ai mal. J'ai foutrement mal. Et puis j'aime pas du tout l'angle qu'a pris mon poignet, ni la couleur d'ailleurs. Putain, je vais en avoir pour des semaines et tout ça à cause d'un gros con qui a paniqué... Mais je pouvais pas ne pas me défendre. J'allais pas le laisser me cogner sans rien faire alors bon... Au final, ça en valait la peine même si ça fait mal et même. Je garde mon poignet contre moi, j'observe le type blond maîtriser l'autre connard avec plaisir (même si le plaisir est diminué par la douleur). Un médecin, enfin plus précisément un interne, s'approche de moi, m'ausculte rapidement et me met ensuite une étiquette autour du cou en me précisant que si la douleur au niveau de mon flanc s'aggrave, je dois le faire savoir tout de suite. Je regarde autour de moi, cherchant un endroit où m'asseoir et soupire en voyant que toutes les chaises sont prises. D'autres personnes sont debout elles aussi alors je vais faire comme ceux qui ne doivent pas être obligatoirement assis : je vais patienter debout même si ça me fait mal. Un peu. Beaucoup. Une voix familière m'interpelle soudain et je me retourne pour voir Lyla s'approcher de moi. Soulagée de voir enfin une tête connue et surtout de voir une amie, j'esquisse un petit sourire. Elle me demande ce qu'il s'est passé et je hausse légèrement les épaules.

« J'suis tombée dans la rue et on m'a marché dessus. » j'explique à mon amie tandis qu'elle regarde brièvement mon poignet. Elle me dit alors qu'elle va essayer de me trouver des anti-douleurs histoire de me soulager en attendant qu'on s'occuper de moi et je lui adresse un sourire reconnaissant quand on entend soudain une voix crier à qui voudra bien l'entendre que plusieurs ambulances arrivent, visiblement remplies de nouveaux patients. Les autres patients, les non prioritaires, comme moi visiblement, vont devoir attendre. « J'vais aller m'installer ailleurs pour pas gêner. » je dis à Lyla juste après qu'elle ait demandé à ce qu'on lui prête une blouse.

Je ne vais pas rester dans les pieds de ceux qui ont besoin d'espace pour travailler. Je m'éloigne donc doucement, jetant un coup d'oeil au blond qui tente visiblement de calmer la populace de la salle d'attente et bientôt, un brun en chaise roulante s'y met aussi. Je m'approche, tends l'oreille, écoute leurs recommandations : tant qu'à faire, autant essayer de faire correctement les choses. C'est déjà assez le bordel comme ça. Je fais bien parce qu'il donne des consignes plutôt utiles puisqu'il sépare les patients. J'enregistre « traumatisme récent, accident, chute ou autres » et me dirige donc vers l'endroit qu'il a désigné car c'est bien ce qui m'est arrivé. Le problème est que j'suis la seule à bouger. Je me retourne, vois la plupart des patients figés sur leurs foutues chaises ou adossés au mur. Une personne s'écroule soudain au sol, je tends le cou, m'aperçoit que c'est une vieille dame. Il demande de l'aide quand le ton monte soudain entre deux personnes à quelques pas de moi. Bon... Je secoue la tête et soupire avant de foncer vers les deux personnes. De mon bras valide, je les sépare.

« STOP ! » je leur hurle.

Ils sont assez surpris pour s'arrêter et me regarder. Leurs regards se posent sur mon poignet complètement fracassée. Il me semble que le type sur ma droite change de couleur en voyant l'angle de mon poignet.

« On arrête les conneries maintenant. Maintenant ! »

Je me retourne et jette un regard circulaire autour de moi puis lève encore plus la voix.

« On est TOUS dans la même galère ! Moi aussi j'ai mal ! Moi aussi j'ai envie qu'on s'occupe de moi mais y'a des gens qui sont gravement blessés et qui arrivent alors on se bouge tous le cul et on écoute ce qu'on nous dit ! » Un silence. Je reprends. « Vous l'avez entendu ! » j'ajoute en désignant le type brun. « On s'installe là où il a dit sinon personne pourra être pris en charge ! »

Et j'espère qu'on va m'écouter, qu'on va m'emboîter le pas. Parce que bon, si chacun ne pense qu'à sa tronche, ça va vraiment mal tourner. Je m'avance donc vers le coin désigné par le brun, en espérant être suivie par les autres patients qui le peuvent.


(c) sweet.lips
Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageLun 5 Sep - 21:52

in and out


- Chacun d’entre vous sera examiné ! Gardez votre calme ! La panne a provoqué une série d’incidents et, comme vous pouvez le constater, le service des urgences est plein à craquer ! je m’époumone, faisant face à la couleur en colère.
Les questions fusent évidemment. La plupart concernent à nouveau le temps d’attente, certains cherchent à savoir précisément ce qui se passe dehors, s’ils sont en sécurité, alors que d’autres sont apparemment là pour obtenir des nouvelles de leurs proches. Certains recommence déjà à se prendre le bec pour définir qui a l’état de santé le plus préoccupant…
- Si vous êtes capables de parler et vous disputer, c’est que vous n’êtes pas prioritaires. Ni l’un, ni l’autre, je m’agace avant de leur demander de se calmer et de désengorger les urgences si possible. J’invite toutes les personnes pouvant aller consulter leur médecin traitant à le faire, mais personne ne m’écoute. Personne ne veut admettre que son état de santé est moins grave que celui de son voisin. Je suis déjà en train de perdre patience lorsque j’entends parler de l’arrivée de cinq ambulances.  
- Vous avez entendu ? Cinq ambulances arrivent et nous avons besoin de place !
- Quoi ? Mais vous avez dit que c’était déjà surchargé !
- Il faut qu’ils aillent ailleurs !
- Ils n’iront pas ailleurs. S’ils sont emmenés ici, c’est que leur état le demande. Alors, s’il vous plait, prenez votre mal en patience et essayez de faciliter le travail des soignants au maximum. C’est une situation exceptionnelle et j’en appelle à votre sens du civisme ! Je sais que vous êtes fatigués, que vous avez peur et que vous en avez marre, mais vous devez garder votre calme.
Avant que je puisse entamer la phase deux de mon plan pour apaiser les esprits et obtenir la coopération des citoyens, Matthew intervient, exigeants d’eux qu’ils se séparent en plusieurs groupes. Mais ils continuent d’hésiter, voulant faire prévaloir leurs droits… Putain d’merde…
Alors que je centre mon attention sur la foule m’entourant toujours, j’entends Matt faire appelle à Lyla et moi. Évidemment, tout le monde s’amasse de ce côté et je vois du monde sortir les téléphones portables pour les braquer dans cette direction. Ça me met en rage. Je joue des coudes et finit par arriver aux côté de l’ancien secouriste, pratiquement en même temps que Lyla. Je la vois s’accroupir aux côtés de la femme âgée pour vérifier son état et, tiquant de contrariété me penche pour lui glisser quelques mots à l’oreille. Des mots qui, je le sais, ne vont pas lui plaire.
- Lyla, ça risque de dégénérer. Tu devrais t’écarter. Et ne m’engueule pas. Va aider dans les services, pas dans la salle de triage. S’il y a un mouvement de foule… Et emmène Odair avec toi, vous serez plus utile là-bas et ça l’éviter d’avoir à me soucier de ce qui vous arrive. S’il te plait, ne m’envoie pas chier juste par principe Lyla… Je ne me pardonnerai pas qu’il t’arrive quoi que ce soit. Et… tu sais que j’ai peur de Luciano, j’ajoute en lui adressant un sourire un peu moqueur. Lui non plus ne me pardonnerait pas.
Les sirènes d’au moins deux des ambulances se font alors entendre. J’ai fait ce que j’ai pu. Je me tourne malgré tout vers Odair, pendant que la fille qui se battait un instant plus tôt donne de la voix pour calmer les esprits. Peut-être qu’elle aura plus de chance que nous…
- J’te la confie Matthew. Déconne pas où j’te pète le bras.
Et là-dessus, je m’éloigne pour aller gérer l’arrivée des ambulances. Apparemment, nos trois approches ont permis de faire y voir plus clair à tous les futurs patients qui ont commencés à s’éloigner des doubles portes pour se répartir plus ou moins en groupe.

Et c’est précisément à ce moment que les lumières s’éteignent pour de bon et qu’un vent de panique rugit dans la pièce plongée dans l’obscurité. Et tout ce à quoi je peux penser, c’est à Lyla, de qui je n’aurai JAMAIS dû m’éloigner. Mais alors que j’essaie de revenir sur mes pas, je suis brutalement bousculé, perds l’équilibre et me fait marcher sur la main. Par reflexe, je protège ma tête et alors que les hurlements redoublent d’intensité, je sens une chaussure buter contre mon mollet et un corps s’effondrer sur moi.  

© GASMASK
Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageLun 19 Sep - 21:02

Alors, je me demande s'il est possible d'être encore plus mal à l'aise que je le suis là, tout de suite. Je tiens mon petit sachet en papier serré contre moi, fixant mes pieds avec une intensité assez rare, même pour une personne aussi maladroite que moi, me demandant vaguement comment on a pu en arriver là.

Je pourrais rire en repensant à l'image de Luka, figé, quand je lui ai dit que j'allais au planning familial de l'hôpital pour avoir des plaquettes de pilules. Ca aurait été marrant s'il avait pas eu un regard… étrange. Que je connais pas. Peut-être encore de la déception, comme il y a quelques mois, j'en sais trop rien en fait. Enfin, c'est pas vraiment important vu que visiblement, je pourrais rien y faire. Alors je lâche, le plus naturellement du monde.

"Bon, ça c'est bien passé hein ?"

On évitera de parler de sa tête devant la reproduction de l'utérus et quand le gars de l'accueil m'a filé des préservatifs. J'ai pas osé les garder d'ailleurs et j'ai poussé le vice à lui glisser dans sa poche avec un sourire, en lui disant qu'ils lui seraient plus utiles qu'à moi. Je sais même pas pourquoi j'ai fait ça en fait et à cette pensée, je secoue la tête avant de reprendre, comme si de rien était.

"T'étais pas obligé de m'accompagner mais… merci."

Une partie de moi se perd un peu alors que je me dis que ça aurait du être ma mère ici, à coté de moi. Mais elle l'aurait jamais fait, j'aurais jamais eu le droit de sortir si j'étais restée là-bas, s'il était pas venu me chercher. Et comme toujours, j'ai une vague de gratitude mêlée à de la colère qui me gagne. Et je tremble un peu, respirant doucement pour rester calme.

Mais bien évidemment, faut toujours que ça capote.

Je sais pas trop ce qui passe au juste. Mais il fait noir d'un coup. Paf. Et bien évidemment, c'est pas un truc que je sais gérer ça. Autant le reste, je commence à m'en sortir. A petites doses. Mais le noir, sans la licorne, ça le fait pas du tout. Je tâtonne à coté de moi pour attraper le bras de Luka mais je trouve que le vide. Et là, comme de bien entendu, ça monte d'un cran dans mon petit cerveau.

J'entends les gens crier autour de moi et je sens la panique qui me paralyse totalement. J'arrive même pas à parler, à respirer. Je me raccroche à ce fichu sachet en papier, comme s'il pouvait m'empêcher de sombrer alors que je devrais chercher Luka. Il est où d'ailleurs ? Je le vois plus, je vois plus rien et il y a plein de monde autour de moi. Je cille alors que je me fais bousculer d'un coté, de l'autre et que je finis par tomber et par manquer de me faire écraser. Mais j'arrive pas à me bouger, à me relever et je me traine contre un mur contre lequel je me recroqueville.

Ok. Ok. Il faut que je réfléchisse. C'est pas grave s'il fait noir. Si les gens crient dans tous les sens. C'est pas sur moi qu'ils crient. Tout va bien. Je replie mes genoux contre moi pour éviter qu'ils continuent de me rentrer dedans et j'essaie de me focaliser sur autre chose. Des silhouettes me paraissent vaguement familières mais je suis trop paniquée pour arriver à faire le point. Et puis, je vois flou, j'arrive pas à comprendre pourquoi. Il suffit pourtant que je porte ma main au niveau de mes yeux pour que je sente un liquide poisseux. J'ai du me cogner mais je me rappelle même plus comment ou quand.

Et paf. La lumière revient. Mon cerveau me souffle que c'est le générateur. C'est possible. J'en sais rien et je m'en moque. Ca a pas duré trente secondes je parie, mais là, j'ai l'impression que ça a duré des siècles.

"Luka ?"

J'ai murmuré alors qu'autour de moi ça continue de s'agiter. Même si les médecins et le personnel ont l'air d'avoir repris les choses en main. Enfin je crois, je suis pas sûre. Je sais juste qu'il m'entendra jamais et que je vais jamais le retrouver. Mais je suis incapable de bouger pour le moment.

Je fronce les sourcils alors que je reconnais une voix qui crie pas loin. Les gens ont l'air de l'écouter mais j'arrive pas à faire le lien, à être cohérente dans mes pensées. Ce serait Matthew ? Qu'est ce qu'il ficherait là. C'est pas logique. Il est malade, pas médecin. Enfin, y a plus grand-chose de logique on dirait là, de suite.
Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageLun 19 Sep - 22:36

Je me demande un instant ce que je fous là, avant de me rappeler pour la 36000ème fois que c’est bel et bien moi qui ai demandé… proposé de l’accompagner. Stupide, je sais. Sérieusement, ça craint un peu de base d’accompagner une nana à ce genre de trucs non ? Mais là, je bats des records. Non, ça me plait carrément pas qu’elle soit là, pour ça. Et durant un instant, quand elle m’a balancé ça, mine de rien, okay parce que j’ai un peu insisté, j’ai un peu bugué. Parce que oui, ça veut dire qu’elle continue de… d’être sexuellement active comme l’autre abruti de toubib a dit. Oui, je sais, je suis con, c’est pas nouveau. N’empêche que j’ai du mal à pas faire la gueule, parce que j’aurais encore moins de raisons là qu’avant on est d’accord.
Je fourre les mains dans les poches, avant de les retirer en sentant les préservatifs. Plus l’utilité… je sais même pas comment le prendre. Il lui en faut bien aussi non ? Enfin, je veux dire elle en utilise quand même ?... Je ferme les yeux une seconde en secouant la tête. Tu vois, c’est ce genre de réflexion à la con que tu pourrais éviter.

Je tourne la tête vers elle quand elle me parle, fronçant un instant les sourcils en la voyant tête baissé. Elle veut que je réponde là ? Je garde le silence, parce qu’au final, je suis pas trop sûr du résultat. Je grimace néanmoins un sourire quand elle reprend pour me remercier.

« On se refait des sorties aussi sympas quand tu veux… »

Elle est chiante à me remercier pour rien. C’est pas comme si elle m’avait forcé la main. Limite, j’aurais l’impression du contraire en fait. Je soupire en silence, en me rendant compte que pour elle, j’ai quand même affronté ça. Enfin, ça va que c’était pour demander des pilules et pas un truc pire. là, je sais clairement pas comment j’aurais réagi. Mal sans doute. Mais pas devant elle. Pas trop quoi.

Et je stoppe alors que tout s’’éteint et devient noir. Je m’écarte quand quelque me fonce dedans, trop massif pour être Quinn. Mes yeux s’écarquillent. Merde. Je me retourne, super utile quand il fait noir comme dans un four.

« Quinn ? »

Bordel, tu pouvais pas faire gaffe à elle plutôt que de partir dans des délires à la con. Elle aime pas le noir. Je tends les bras devant moi, tendant l’oreille pour essayer de la repérer, et la lumière revient. Et là, durant deux secondes, t’as l’air quand même d’un abruti fini avec les bras tendus devant toi genre zombie des années 80. Je regarde autour de moi et je commence à paniquer quand je me rends compte que je la vois pas. Je baisse les yeux, parce que si elle a eu peur…
Et là, je la vois. Recroquevillée à terre. Qui saigne. J’essaie de calmer mon cœur qui s’emballe tout seul en la voyant prostrée comme ça. Je m’écarte des autres et la rejoins, m’agenouillant en face d’elle pour qu’elle me voit. Je détaille sa tête, essayant de me rassurer en me disant que ce n’est rien, parce que c’est le cas, mais bon, c’est Quinn, j’ai du mal à être rationnel avec elle. J’attends quelques secondes pour qu’elle percute que c’est moi, me forçant à esquisser un sourire. Je tends lentement la main et la passe sur sa joue.

« Ça va ? Tu peux te lever ? On va aller soigner ça, okay ? »

Sans vraiment attendre, j’attrape ses mains et la tire vers moi, la gardant un instant contre moi en caressant ses cheveux. Et j’entends des voix que je reconnais. Et des ordres plus forts. Youpi des ambulances, donc c’est général. Je commence à avancer pour les rejoindre. J’ai vraiment pas envie de la laisser, et dans l’absolu, je vais la soigner avant de faire quoique ce soit de toute façon, mais ils vont avoir besoin d’aide non ? J’attrape une gaze, du scotch et du coton et je la pousse contre le mur pour nettoyer rapidement sa blessure. Je soupire et esquisse un sourire.

« C’est rien. La tête, c’est toujours impressionnant. »

Je finis de mettre la gaze et le pansement, et lui relève doucement le menton.

« Je suis là. Je te laisse pas promis. Mais y a pas mal de blessés, et ça va pas aller en s’arrangeant… Tu vas pouvoir m’admirer, ça te dit ? »

Et je l’attrape par la main pour rejoindre les autres.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageJeu 22 Sep - 21:23





Intrigue
IN AND OUT




La situation le rendait fou de rage mais il n’était pas certain de savoir si c’était plus le fait de se sentir totalement inutile ou si c’était le comportement de ces gros porcs qui voulaient filmer la mort de quelqu’un qui le mettait le plus en rage. C’était donc tout naturellement qu’il s’était dirigé (ou plutôt avait appelé ses anciens collègues). La femme avait finalement réussi à être prise en charge et il se retrouva « seul » avec Lyla et la foule, n’écoutant qu’à moitié ce que Dolan lui disait. Juste à moitié, mais suffisamment pour enchainer de la sorte Il a raison Lyla, tu ne peux pas risquer de te faire bousculer vu ton état. Il se tut quelques instants, ne sachant pas trop comment continuer Je sais à quel point c’est frustrant, et regard mon état, tu peux savoir que je ne te mens pas en disant que j’aimerais aidé, mais ici, aussi bien toi que moi, on risque de provoquer plus de boulot qu’autre chose. Je suis certain qu’on peut aller aider ailleurs, dans un endroit où tu nous ne pondras pas ton gosse ! Il essayait de la piquer un peu au vif, avec sa dernière phrase histoire qu’elle s’agace mais qu’elle le suive. Il s doutait que ce n’était pas la meilleure solution, loin de là même, mais il ne savait pas comment s’y prendre autrement, lui demander gentiment pour lui était juste quelque chose de stupide qui ne marcherait jamais. Et puis il fallait avouer qu’ils s’étaient souvent parlés e se gueulant dessus et il ne voulait pas que ça change. Il en avait besoin, désespérément.

Il avait roulé sur quelques mètres lorsque son regard tomba sur quelqu’un qu’il connaissait bien. Il resta étonné de la voir ici…. Surtout en compagnie de cet –abruti- de Luka. Je connais la gamine là-bas, ça te gêne si on va voir comment elle va ? et sans réellement attendre la réponse de Canjura/Gambino, il avait roulé jusqu’à Quinn . Qu’est-ce qui s’est passé ? demanda-t-il plutôt à la jeune femme, avant de regarder l’autre secouriste Qu’est-ce qu’elle a ? Est-ce qu’il était inquiet ? Certainement plus qu’il ne voudrait le dire, l’avouer. Quinn, rassure-moi tu n’as pas perdu connaissance à aucun moment ? Il se serait bien installé à côté d’elle, mais il ne pouvait pas vraiment bouger de son fauteuil s’il se calait par terre, il savait pertinemment qu’il ne pourrait jamais remonter seul dessus… Il inspira un bon coup, tentant de canaliser l’angoisse qui montait de toute cette situation. Il se passa une main sur le visage avant de soupirer doucement. Qu’est-ce qu’il n’aurait pas donné pour être tranquillement chez lui…




 




by SerialWords.







_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageVen 23 Sep - 16:18





Intrigue
IN AND OUT




Je n'aimais pas vraiment ça, mais il fallait faire le plus vite possible pour Josef qui était clairement en mauvaise posture. Je n'avais pas été touchée ou presque pas, alors, je me devais d'agir pour le sauver, c'était la moindre des choses que je pouvais faire pour mon collègue. Est ce qu'il allait survivre ? Je ne saurais dire parce que l'explosion l'avait véritablement projeter comme une poupée de chiffon en arrière, mais il n'était pas encore mort. Quels organes avaient été touchés ? Impossible de le dire pour le moment, mais il fallait le transporter d'urgence. Il y avait d'autres blessés comme les deux hispaniques, mais à priori, ils pouvaient tenir sur leurs jambes, n'est ce pas ? Je disais donc à Benjamin de venir m'aider à transporter le plus mal d'entre nous.

" Benjamin, aide moi à transporter Josef. Nous n'avons pas le choix, on va devoir y aller à pied. Il est encore en vie, mais je ne sais pas pour combien de temps, faisons vite. Je prends les pieds, tu prends le haut du corps, ok ? "

Je jetais un oeil au deux hispaniques, pour tenter de les rassurer. Je leur faisais un petit sourire avec un petit signe, celui où ils devaient nous suivre.

" Venez avec nous, vous avez été quand même pas mal secoués. Il serait bienvenue qu'un médecin ou une infirmière vous osculte. L'hôpital n'est pas très loin, et vu l'encombrement des rues, nous allons y allez à pied, ça va aller pour vous ? "

Je n'avais que deux bras, je ne pouvais donc pas faire de miracles mais monsieur protégera madame, j'en suis persuadé, du moins, ça me semble dans la logique des choses. Et nous avançons donc. Après plusieurs minutes, nous arrivons à l'hôpital où s'est déjà le chaos. J'appelle à l'aide des secouristes que je connais, mais personne ne réponds. Je dépose Josef à même le sol, lorsqu'un médecin vient à ma hauteur me demandant ce qui se passe.

" Il a été soufflé par une explosion, il a été projeté à plusieurs mètres de là, son pouls est faible mais encore existant, mais je ne sais pas combien de temps il va survivre et quels organes sont touchés. "

On m'aide à le mettre sur un brancard, et pour le moment c'est tout. Je reste à ces côtés, parce que c'est mon collègue de travail, peut être vais-je devoir parler au passé bientôt ... En tout cas, je vérifie son pouls, il est toujours là, faible, mais encore là, mais pour combien de temps ?




 




by SerialWords.






Revenir en haut Aller en bas
avatar
Florence Fleury-Arnaud
MUGUET

❖ MESSAGES : 4158
❖ AVATAR : Alison Brie



MessageVen 23 Sep - 16:29





Intrigue
IN AND OUT



Cette journée était pourrie, c'était une certitude. En même temps, ce n'est pas tous les jours qu'il y a un black out total sur la ville ou presque. Dans cette boutique, l'alarme commençait à me donner mal à la tête, mais heureusement pour nous, un solide gaillard réussi à défoncer la porte de la boutique pour nous libérer de cette entrave. Il me demande si tout va bien, mais pour moi, je n'ai pas peur, c'est pour la petite que j'ai peur. Je lui souris cependant.

" Moi ça va, mais elle n'arrête pas de pleurer, à cause du bruit de l'alarme, il faut que l'on sorte d'ici. "

Mais déjà est-il allé en direction de Cinzia et surtout de son mari qui semble s'être fait mal, encore pire que la dernière fois où il a failli s'étouffer le pauvre. Décidément, il n'a pas de chance en ce moment, peut être que c'est le sort qui s'acharne, je n'en sais strictement rien du tout. Mais plus le temps de tergiverser trop longtemps, il faut sortir d'ici, et je m'en vais directement en direction de l'hôpital, parce que si je n'ai pas peur pour moi, j'ai peur pour la petite, je ne veux pas que le bruit de l'alarme puisse lui avoir fait perdre l'audition ou un truc de ce genre là. Je ne sais pas comment réagisse les petits de son âge à ce genre d'agression sonore, alors je préfère me montrer prudente. Je m'en vais le plus vite possible, dans la cohue évidemment. Je reçois quelques coups au passage, mais rien d'important à première vue, sinon, je pense que j'aurais plus mal que ça. Je ne prends pas le temps de prendre ma voiture, je m'en vais directement à l'hôpital qui n'est pas très loin. Sans doute que certains auront le réflexe d'agir de la sorte, mais je ne connais pas de médecin spécialiste des oreilles, donc là-bas, on saura quoi me dire. Il n'y a pas de sang qui coule des oreilles de la petite, c'est déjà une bonne chose à mon sens. J'essaye de me calmer pour qu'elle se règle sur mon allure, mais avec le brouhaha et les mouvements, c'est difficile. Toutefois, elle semble se calmer, elle ne pleure plus à notre arrivée à l'hôpital, ce qui me redonne un peu le sourire. Mais j'ai l'impression qu'ici, c'est le chaos total, ça court dans tous les sens, je me sens tellement perdue au milieu de tout ça, que je me mets dans un coin, en boule autour d’Éléonore, comme pour la protéger de ce monde de fou qui nous entoure et dont elle n'a absolument pas conscience.



 




by SerialWords.







_________________


    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



Récompenses des Awards 2016:
 
Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageVen 23 Sep - 17:43

Il est là. J'aurais du le savoir, si moi je suis incapable de le retrouver, lui, il y arrive tout le temps. Même si des fois il lui faut deux ans. Ok, c'était petit ça. Surtout que c'est pas tout à fait deux ans en fait. Et puis bon, là il a mis moins de temps, heureusement. Je mets quand même quelques secondes à faire le point et à m'assurer que c'est lui, mes battements de cœur se faisant un peu plus réguliers à mesure que je reconnais ses traits. Et je fronce les sourcils quand il me sourit. C'est pas vraiment le moment si ? C'est que je dois vraiment avoir un truc qui cloche. Ah oui, je sens encore le sang qui coule et qui me pique l'œil. Machinalement, je l'essuie du revers de la manche, avant de me crisper en voyant la tâche. Je déteste salir mes fringues et Luka se sait. Mais je déglutis et je hoche la tête à sa question.

"Okay… je, ouais je peux me lever. J'crois."

J'ai carrément la tête qui tourne quand il me relève sans attendre vraiment mon avis et je tremble contre lui un instant avant qu'il s'éloigne pour chercher je sais pas trop quoi. J'en profite pour regarder autour de moi. C'est clairement la pagaille. Mais c'est bien Matthew que je vois là-bas, même si mon cerveau arrive toujours pas à comprendre pourquoi. Je sursaute quand je sens les mains de Luka et quand il m'appuie contre le mur, ayant oublié l'espace d'une seconde où j'étais vraiment. J'attrape son poignet alors qu'il se veut rassurant et je souffle, dans un murmure.

"Je sais Luka. Je connais hein… Ou alors c'est toi que t'essaies de rassurer là."

J'arrive même à esquisser un sourire et je relâche son poignet quand j'entends cette voix familière s'adresser à moi. Enfin je crois. J'ai une grimace en direction de Matt' alors que mes doigts se sont instinctivement mêlés entre ceux de Luka quand il m'a attrapé la main.

"Euh… je suis tombée. Je crois. Et euh… je me suis cognée contre une des chaises-là. Où on s'assoit pour attendre."

Je jette un regard en direction de Luka pour savoir s'il va confirmer ou non mes propos parce que je suis clairement pas sûre de ce qui s'est passé. Et, à son autre question, je fronce les sourcils, un peu perdue.

"J'en sais rien du tout. Je crois pas. Ce serait grave ? Ca va toi ? Qu'est ce que tu fiches ici ?"

Quoi ? Moins on se focalise sur moi, mieux je me porte. Et là, je me demande s'ils se connaissent tous les deux. Ce serait pas étonnant mais bizarre. Un peu. J'en sais rien en fait. Mon attention se reporte alors en direction d'une nouvelle personne qui débarque à l'entrée et je souffle, indécise, me demandant vaguement si ce serait pas chouette des cheveux rouge vif comme ça.

"Vous devriez pas les aider et moi vous admirer en mode groupie ? Ou un truc dans le genre ?"

Alors ok, j'ai pas desserré ma poigne et j'ai pas la moindre envie de perdre Luka des yeux. De le lâcher tout court en fait. Je crois que je lui ai jamais tenu la main aussi fort. Et Matt' en fauteuil risque de galérer à filer un coup de main. C'était un peu une question idiote je crois.
Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageSam 24 Sep - 17:06

Bon, elle a l'air un peu à l'ouest, mais ça a l'air d'aller non ? Enfin elle a pas l'air totalement paumé ou effrayé. Enfin, un peu, mais ça va, elle focalise sur moi le temps de se reprendre un peu. Okay, elle saigne, mais je vais pas paniquer pour si peu, pas vrai ? Bon, je pourrais carrément en vrai, parce que c'est Quinn et que je suis pas hyper cohérent quand il s'agit d'elle. Mais je me soigne. Tout comme elle fait des efforts pour pas paniquer à son tour en voyant le sang sur sa veste. Mais je la garde un peu contre moi alors qu'elle se met debout, le temps qu'elle ne tremble plus, le temps que mon cœur se calme aussi.

Et si je récupère presque par réflexe de quoi la soigner, je peux pas m'empêcher de m'inquiéter. Et je la fixe une seconde quand elle répond, sa main sur mon poignet, avant de hocher rapidement la tête en esquissant un léger sourire. Oui, évidemment qu'elle connaît. Merde. Et pour ne rien arranger, je m'étais pas trompé sur une des voix entendues, même si j'aurais préféré que ce soit pas lui.
Je sens ma mâchoire se crisper alors qu'il prend la parole. Putain, mais de quoi je me mêle ? Et d'où il la connaît ? Je garde la main de Quinn dans la mienne sans même y penser et je la laisse répondre. Parce que sinon je l'enverrais chier en fait je crois là. Je lui souris doucement, alors qu'elle me regarde. Et non, pour répondre à votre question, ça me plait pas du tout qu'elle semble vraiment le connaître.

« Je pense pas, je t'ai perdu de vue pendant même pas deux minutes, le temps que la lumière revienne. Et t'étais bien éveillée t'en fais pas. Je te surveillerais de toute façon. »

Je lui fais un clin d’œil, sans même accorder un regard à Matt. Moi, je veille sur elle, toi, non... Je sais, ridicule et puéril. Je tourne la tête en même temps qu'elle quand des nouvelles personnes entrent et ont visiblement besoin d'aide. Je souris un peu plus, même si elle essaie, consciemment ou non, de me broyer la main.

« On sauve des vies et tu fais la pompom girl ? Allez, viens m'admirer moucheron, on va s'occuper de la gamine. » Je jette un coup d'oeil à Matt. « Tu crois pouvoir faire quelque chose du haut de ton mètre 30 pour le mec sur le brancard ou tu veux que je te tienne la main aussi ? »

Quoi ? Je vais pas non plus me montrer plus gentil que nécessaire parce qu'il est soi-disant handicapé, faut pas abuser ! Et je m'apitoie pas... pas trop... pour Quinn, je vais certainement pas le faire pour lui.
Je garde la main de Quinn et l'entraîne avec moi vers la supposée maman. Et c'est pas du tout parce que je serais moins susceptible de la draguer...

« Bonjour. Je m'appelle Luka, je suis secouriste. Je peux vous aider ? C'est votre fille cette jolie demoiselle ? »

Je lui souris avant d'adresser un sourire encore plus grand à la miniature dans ses bras.
Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageDim 25 Sep - 14:59





Intrigue
IN AND OUT



Tandis qu'elle parlait à un couple sympathique, Mia tendi une compresse au jeune homme qui composait ce binôme afin de le soigner. Elle glissa son bras sous celui du jeune homme lorsqu'il lui demanda son aide. Heureusement qu'elle avait de la force mais étrangement, pile à ce moment là, son ex mari apparut en la narguant comme à son habitude ce qui la fit sourire au premier abord puis elle se figea. Ceux face à elle étaient à son mariage si sa mémoire n'était pas défaillante. Elle claqua la trousse de soin sur le torse musclé de son ex mari avec un sourire angélique sur son visage d'ange : « Si tu n'as pas besoin d'aide pour rafistoler. » Elle était douée pour ça, bon pas comme lui forcément, mais combien de fois avait elle dut panser les blessures de Max ou même Sam un peu trop éméché. Les minutes passèrent et le petit groupe se dirigea vers une des portes que Sam finit par défoncer. Excellente nouvelle...sauf que beaucoup de clients en profitèrent pour s'enfuir, bousculant ainsi la fine équipe de bras cassés. Mia se retrouva plaquée contre un mur à cause du mouvement de foule, une douleur vive lui arrachant le ventre, rien de dramatique à ses yeux, sachant ce qui se passait. Il fallut quelques secondes pour qu'elle respire finalement, Sam la sortant de cette situation, bien entendu ce fut seulement une fois qu'un ivrogne lui vomisse dessus.

Une fois à l’hôpital le petit groupe fut plongé dans un bain d'horreur. Par ici et là des gens hurlaient ou saignaient tandis que d'autres tentaient de donner un coup de main. Elle aperçut brièvement Matthew mais pour l'instant seul l'état de Mani était préoccupant, il devait être examiné et cela au plus vite : « Quelqu'un peut l'aider ? » Mia mit sa main sur son ventre avant de faire des signes avec ses bras, elle puait.  Elle regarda autour d'elle mais elle ne se sentait pas en sécurité dans cet endroit. Le sang ne la dérangeait pas habituellement mais lui rappelait beaucoup trop de souvenirs. Elle soupira un coup avant de croiser les bras sur son torse.

« C'est quoi ce bordel. » Jour de repos...elle aurait mieux fait de rester chez elle pour la peine. "Faut qu'on parvienne à aider le max de gens!" Lança la stripteaseuse en aidant une fille qui venait de tomber, courant un peu trop vite.



 




by SerialWords.






Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageJeu 29 Sep - 16:01


Image
«Intrigue #8 : In and out»


feat plein de monde


Je n’avais jamais été du genre à paniquer… et ce n’était d’ailleurs pas ce que je faisais. Cependant, je n’étais pas dans mon état normal, mais dans un état second... comme déconnecté ! Voir toutes ces voitures accidentées, ces blessés… ces morts. J’avais l’impression d’être impuissant. Cependant, je ne voulais pas être inutile ; voilà pourquoi j’étais parvenu à quelque peu réfléchir pour récupérer l’extincteur du bus ! Le problème était que je n’en avais jamais utilisé et je traînais sans m’en rendre compte en tentant de voir comment faire. Le stress ne m’aidait pas et heureusement pour moi, Josef vint prendre la relève. J’écoutais les ordres du pompier et éloignais les blessés du feu… Il n’y avait pas vraiment d’endroit sûr dans les alentours immédiat mais certains étaient beaucoup moins dangereux que d’autres.

Je venais de me retourner quand l’explosion retentit et propulsa Josef à plusieurs mètres. Je me figeais, croyant revoir la scène au ralentit. Ce fut la voix de Pénélope qui me fit réagir… Je me dirigeais immédiatement vers elle en me haïssant de ne pas avoir gardé ce fichu extincteur. C’est moi qui aurais dû être à la place de Josef ! Qu'allait devenir sa soeur s'il lui arrivait malheur ? 



- Ok ! Je suis prêt, déclarais-je à ma petite-amie.


J’avais suivi quelques cours de secourisme pour passé le temps et je savais comment positionner mes mains pour transporter le blessé en faisant le moins de dégât possible. Cependant, Josef n’était pas en grande forme non plus ce qui ne fit qu’augmenter ma culpabilité. Je ne pouvais m’empêcher de regarder le visage impassible de mon ami inconscient… parce que c’était un peu ce qu’il était quand même !
Je poussais un soupir alors que Pény s’adressais à d’autres personnes. La soirée avait si bien commencée ! J’étais à présent au beau milieu de mon pire cauchemar et c’est sûrement pour cela que je faisais tout par automatisme. Je ne me rendais pas compte immédiatement que nous étions arrivés à l’hôpital. Je ne le compris qu’une fois Josef déposé à même le sol et que Pénélope s’adressait au médecin.

Je m’écartais légèrement pour ne pas gêner et fixais un point invisible jusqu’à ce que Josef soit pris en charge… Je remarquais alors le sang sur mes mains avant de reporter lentement mon regard sur Pénélope.



- Tu crois qu’il… Il va s’en sortir hein ?


En fait, je n’avais pas envie d’entendre un non… Je ne le voulais pas car c’était moins qui lui avait donné ce putain d’extincteur pour tenter de réduire les risques d’un incendie incontrôlable. C'était complètement débile quand j'y réfléchissais à présent !
 


Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageJeu 6 Oct - 0:09





Intrigue
IN AND OUT




C'était de la folie pure, vraiment, pourquoi avait-il été aussi imprudent ? Je ne saurais le dire, mais il avait été complètement soufflé par l'explosion et les secours qui étaient loin, bloqué à cause de l'incroyable carambolage qui s'était déroulé devant nos yeux. Qu'allait-il advenir de lui ? Je n'en avais aucune idée, mais si je suis quelqu'un de solide, de très solide, qui ne lâche pas forcément une larme facilement, là, c'était difficile, parce qu'il avait tenté de sauver des vies, de faire son devoir, celui que nous faisons même si nous ne sommes pas officiellement au boulot, parce qu'être pompier, ce n'est pas juste une étiquette, c'est un mode de vie. Tu n'es pas pompier 18h/24, mais tout le temps, chaque seconde, chaque minute, chaque heure, chaque journée, chaque semaine, chaque mois, chaque année. Tu as ça dans le sang, c'est comme ça que ça marche. Mais il faut savoir se montrer courageux, mais pas téméraire, c'est l'erreur de certains, c'est peut être l'erreur que Josef a fait aujourd'hui, peut être sa dernière. Je préfère ne pas y penser parce que ça me fait mal au coeur. Les médecins l'embarquent, mais je ne sais pas ce qui a pu se passer à l'intérieur. Extérieurement, ça à l'air d'aller mais qui sait ce que le choc, la déflagration à pu lui faire intérieurement ? Il a été soufflé comme une vulgaire poupée de chiffon alors je ne saurais dire. Benjamin me pose d'ailleurs la question, mais je suis bien incapable de lui répondre.

" Je n'en sais strictement rien, je suis pompier pas médecin malheureusement. J'ai appris à être réaliste dans ce genre de cas, alors je préfère ne pas me prononcer. "

Et sans réfléchir, je me réfugiais dans ces bras. Nous ne pouvions plus faire grand chose pour lui. Peut être que nous pourrions aider d'autres personnes cela dit, mais avec tout ça, je n'en avais plus vraiment l'envie, ni même le courage qui me caractérise si bien habituellement.




 




by SerialWords.






Revenir en haut Aller en bas
❝Contenu sponsorisé❞


Message

Revenir en haut Aller en bas
Intrigue #8 : In and out
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Résumé de l'intrigue
» INTRIGUE #1 ☠ halloween party
» ♣ intrigue oo5.
» "Une femme d'esprit est un diable en intrigue." [Eléonore - Emmanuelle]
» Intrigue 3 - Carnaval de Broadway [terminée]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Blood of Heroes :: The beginning of the end :: EVERYTHING YOU NEED :: Intrigues :: IN & OUT-
Sauter vers: