Revenir en haut Aller en bas


Partagez|
Intrigue #8 : In and out
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Mayor Bloomberg
JONQUILLE

❖ MESSAGES : 2392


MessageMar 23 Aoû - 21:34





Intrigue
IN AND OUT




C’est une des inventions les plus utiles de l’homme : le code de la route. Cet amas de règles, fait de panneau et de feux de signalisation, il sert autant qu’il ne protège les usagers de la route. À un carrefour, quand le feu est rouge, chacun sait qu’il vaut mieux rester derrière la ligne blanche. Mais, en pratique, lorsqu’une panne d’électricité les fige sur la couleur qui autorise quiconque à passer, la catastrophe est assurée. À chaque embranchement, les automobilistes s’élancent franc battant, sans même ralentir, profitant de l’aubaine que la circulation soit plus fluide qu’à l’accoutumée. Résultat, les premiers se percutent de plein fouet et les suivants s’encastrent dans cet amas de ferrailles et de tôles écrasées. Nul doute que les premiers doivent être gravement blessés. Mais, quel pompier, aussi courageux soit-il, parviendra à leur venir en aide alors que les véhicules s’amoncellent encore et encore ? Lequel pourra également calmer la marée humaine d’automobiliste furieux ? Ils hurlent. Ils s’insultent. Ils réclament réparation. Ils aimeraient remplir un constat, mais comment s’y prendre ? Qui est responsable ? Est-ce bien la question ? Non ! Le plus urgent, ce serait de permettre au camion de pompiers d’atteindre leurs objectifs. Le plus urgent, ce serait de cesser d’être égoïste, mais l’être humain est ainsi fait.  


Les règles générales

    • Pas de tour par tour.• Veiller à rester cohérent face à la situation !• Faites également attention à bien prendre en compte les actions des autres (ainsi que les paroles bien entendu) et de jouer le jeu.• Amusez-vous.

 




by SerialWords.






Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageSam 27 Aoû - 22:49


Bordel, il a le chic. Il a fallut qu’il choisisse LE jour où tout part en couilles pour conduire jusqu’à Staten Island pour essayer de se réconcilier avec sa sœur. C’est typique. Typique ! Kurtis est furieux. Il l’est d’autant plus qu’il ne peut même pas vraiment blâmer le conducteur qui a pilé subitement devant lui, pour éviter de se manger les trente-six voitures accidentées en amont. Il ne peut pas non plus en vouloir au connard qui s’est laissé surprendre par son propre freinage brusque et s’est encastré en bonne et due forme dans sa Ford. Non. Pas SA Ford…celle de son père. Celle qu’il l’a vu bichonner toute sa vie et dont il lui a fait cadeau le jour de son seizième anniversaire. L’année de sa mort donc.
Il sort tout juste du garage. James a accepté de jeter un coup d’œil dessus et lui a annoncé qu’elle n’en avait plus pour très longtemps à vivre, malgré tous els soins apportés par son père puis par lui-même. Mais maintenant, elle est morte. Il le sait. Kurtis le sent. Et ça le fait chier. Il n’est pas prêt à lui faire ses adieux.
Alors qu’il s’apprête à sortir de la carcasse qu’est à présent sa bagnole, il ressent un autre choc. Il laisse échapper une exclamation de douleur et porte son bras valide à celui qui, il y a peu de temps à subit des dommages lors de son accident. Encore un autre. Putain… Il ne lui reste plus que deux semaines. Le médecin lui a dit qu’il en fallait six pour se remettre d’une fracture de la clavicule, mais comme il n’a pas été très obéissant, il a fallut en rajouter trois de plus. Mais il touche au but. Enfin il touchait au but… La vague de douleur qui vient de lui électriser le bras et est remonté dans ses cervicales n’annonce rien de bon.
«  J’vais tous vous buter » s’agace-t-il en massant sa nuque contractée, avant d’entreprendre à nouveau de s’extirper de son tombeau métallique. Mais la portière, bien évidemment, est coincée. « Putain ! » rage le prospect, conscient qu’il ne pourra pas la forcer puisque, bien évidemment, c’est son bras gauche qui est blessé. Et comble d’ironie : sa portière droite a un problème depuis des années et ne s’ouvre que depuis l’extérieur.
Il va donc lui falloir prendre son mal en patience et attendre qu’une bonne âme lui vienne en aide. Mais les bonnes âmes sont plutôt rares à New York. D’autant que tout le monde est dans la même galère actuellement et que ça gueule dans tous les sens. Kurtis aperçoit même deux hommes un peu plus loin, en train de se bousculer l’un et l’autre près de leurs véhicules accidentés.
Mais il est tiré de ses observations par une silhouette qui passe non loin de lui et attire tout à coup son œil. Sans hésiter, il se met à taper au carreau pour attirer son attention, avant de faire tant bien que mal descendre sa fenêtre à l’aide de la manivelle.
« Hey ! J’ai b’soin d’aide ici ! J’suis coincé » explique-t-il en désignant sa portière.
 
Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageDim 28 Aoû - 23:09





Intrigue
IN AND OUT

Daya avait fait la morte.
Purement et simplement et elle savait très bien que la plupart des gens qu’elle avait tenus à l’écart ne le méritait pas, mais elle n’avait pas envie de conter son agression comme une histoire qu’on glisserait entre le dessert et le café pour divertir ses amis, elle n’avait pas non plus envie qu’on la regarde différemment et surtout pas avec cet air de pitié mixé finement avec des tapes dans le dos et des mots réconfortants qui produisaient souvent le résultat contraire. Alors oui même si elle avait eu envie de croire que Lyla ne le ferait pas, elle avait eu la désagréable surprise d’en voir d’autres le faire sans qu’elle s’y soit attendu, les gens ne savaient pas gérer ses choses, pas plus qu’elle ne gérait les retombées de cet évènement qui changeait sa façon de voir les choses et à certaines occasions de plus en plus fréquentes, il fallait le dire sa façon d’être. Ce n’est que parce Munez s’était énervé contre elle, se faisant ainsi la voix de sa petite sœur (et aussi parce qu’il lui avait un chantage finement mené) qu’elle avait finie par prendre sa voiture pour se rendre sur Staten Island et dieu sait qu’elle avait parfaitement mal choisi son jour. Elle écoutait la musique concentrée sur la route qui en soit était une ligne droite plutôt ennuyante et malgré ses réflexes sommes toute plutôt aiguisées habituellement, elle n’avait pas eu le temps de comprendre, pas eu le temps de réagir avant que sa voiture vienne littéralement s’encastrer dans celle devant-elle, la projetant en avant contre son volant puis violemment en arrière, elle n’eut pas même le temps de reconnaître la douleur qui venait de la frapper et rayonnait au niveau de sa tempe qu’une autre voiture percuta la sienne et la secoua de nouveau comme un vieux chiffon. « Putaaaaaain de merde »

Sa voix s’éleva dans l’habitacle de la voiture, elle porta une main à sa tête qui chantait la samba, un vrai spectacle son et lumière là-dedans. Un peu sonnée, elle essaya de couper le son de son poste de radio qui retentissait encore, mais elle peinait à viser juste, un peu tremblante, elle finit par taper un grand coup sur l’autoradio qui n’apprécia pas le geste et cessa son vacarme. Un peu bancale, l’Indienne ouvrit la porte de son véhicule pour s’en dégager, complétement inconsciente de ce qui se tramait autour d’elle, forte heureusement la plupart des véhicules étaient désormais à l’arrêt, de la fumée s’échappait de plusieurs moteurs embrumant les alentours, les cris et les voix emportés résonnait dans le noir le plus total, seule les phares des véhicules pas totalement accidentés leur permettaient de voir à plus de 100 mètres. Une main sur sa tête, la jeune femme avançait un peu machinalement jusqu'à ce qu’un bruit sourd la stoppe net dans son mouvement, elle tourna la tête pour apercevoir un homme visiblement coincé dans son véhicule qui tapait à la fenêtre pour que l’on vienne lui filer un coup de main. Elle s’approcha donc pour essayer de lui venir en aide esquivant comme elle le put le véhicule qui entravait l’accès et avait enfoncé la portière de Kurtis, elle essaya dans un premier temps d’ouvrir la porte, mais celle-ci semblait définitivement hors d’usage. « Ca ne fonctionne pas, c’est bloqué, je vais essayer d’ouvrir de l’autre côté ! Vous pouvez bouger ?? » Elle n’attendit pas vraiment la réponse et contourna le véhicule et les débris, grimpant comme elle le pouvait sur l’arrière de la voiture dans laquelle il s’était encastré pour atteindre la portière passager qui elle ne résista pas bien longtemps. Elle fit signe à Kurtis de sortir, pas vraiment sur qu’il le puisse à en croire les spasmes de douleurs qui éclairaient régulièrement son visage.

 



by SerialWords.






Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageLun 29 Aoû - 12:02

Il a décidé de prendre sa moto aujourd’hui, de ne pas faire le chemin à pieds. Josef hésitait entre une ballade avec Ischia ou une visite chez ses parents… Le deuxième choix s’est montré plus tentant alors que ça faisait des semaines qu’il n’avait pas prit le temps d’aller les voir et qu’en plus de ça, d’ici quatre heures ils seraient dans un avion les menant tous droit en Tunisie, pays d’origine de sa mère. Alexie les accompagnait, n’ayant jamais eu l’occasion de visiter ces terres qu’elle se plaisait à imaginer sous les mots de Zohra. Cette dernière avait toujours eu le don de leur conter les merveilles de son pays, bercées par sa voix chantante que Josef ne se lassait jamais d’écouter plus jeune.
Son père lui a proposé de les accompagnés mais devoir oblige, il ne peut se le permettre, préférant conserver ses jours de congés pour de grosses vacances auprès des siens, à Noël. Comme l’année dernière. Mais avec l’accident d’Alexie en moins.

Josef arrive à Staten Island, s’arrête aux abords d’un fleuriste où il gare sa moto. Offrir des fleurs à sa mère est une chose qui lui parait aussi normal que naturel.
Son portable vibre.

On est arrivé, tout va bien ! On te fait de gros bisous, on t’aime fort.
Alexie.

Suivit d’une pièce jointe.
Arrivée ? Où ça ?

- … Et merde !!

Putain ! Il n’était vraiment qu’un gros boulet, bordel !
Il consulte la date sur son portable même s’il connaît déjà la réponse, pour constater qu’il s’est bien évidemment trompé de jours. La faute à qui ? A quoi ? A lui et sa capacité à être tellement con parfois. Ses gardes de nuits cumulées lui ont fait perdre la notion du temps.
En plus de se sentir abruti, il n’avait plus qu’à faire demi-tour en ravalant sa propre colère qu’il s’auto-inflige.
Il ne sait pas si ce sont les évènements derniers qui le rendent si distrait mais il a l’impression de tout faire de travers. Que ça soit avec les nanas, ses potes ou même son quotidien, ces derniers temps il cumule quand même sévère.

Josef enfourche sa moto, démarre et parcoure quelques mètres.
Le cataclysme explose devant ses yeux sous forme d’un amas de tôle qui joue aux dominos. Le pompier a tout juste le temps de slalomer entre deux voitures pour finir sur le trottoir, freiner brutalement et glisser sur le ciment. Une douleur lui irradie le bras et la cuisse alors qu’il se met en boule, laissant aller sa moto sans lui pour éviter un accident mortel ou en tout cas, qui lui aurait couter un membre fracturé et/ou cassé. Et le bruit qui s’accumule derrière lui est pire qu’un concert qui éclaterait à côté de vos tempes.
Tôles froissées, choc, carambolage, hurlement de peur, de rage et de douleurs. Un vrai chaos qui s’anime autour d’eux. Josef se relève rapidement, retire son casque après avoir constater qu’il n’est blessé nulle part et que son manteau de moto a prit bien plus que sa chair qui est à peine abîmé.

- Putain.

Ce qu’il se passe sous ses yeux est digne d’un film. Une trentaine de voitures encastrées, le moteur fumants pour la plus part, des conducteurs de tout âge et de tout sexe qui sortent en hurlant, gueulant, pleurant la gueule en sang. Josef lance un regard autour de lui, constatant rapidement les dégâts et un détail lui saute à la gueule. Les feux sont figés sur le vert de tous les côtés, les panneaux publicitaires sont résolument éteints, sans compter la devanture des magasins, des restaurants et toute autre source lumineuse. Comme une immense coupure de courant.
Premier réflexe, il dégaine son portable pour appeler du renfort.
Aucun signal détecté. Il a beau bougé à droite, à gauche, rien ne bouge. Son portable ne détecte aucun réseau alentour.

- Fais chier.

Il n’a aucun moyen de prévenir le central, aucun moyen pour prévenir ses collègues de l’immonde merde qui l’attend.
Josef se défait de son manteau de moto trop lourd sur ses épaules et glisse son portefeuille dans la poche de son jean avant de courir vers le lieu de la catastrophe qui se déroule sous ses yeux. Il ne sait même pas par où commencer…
Il porte les premiers secours à une nana tout juste sortie de sa bagnole, la tempe en sang. Il effectue une rapide analyse de conscience, de sa plaie et de toute autre douleurs avant de la diriger vers le trottoir pour qu’elle puisse se mettre hors de danger.
Difficile d'établir l'ordre de priorité et d'urgence dans un bordel aussi monstrueux.

- Ca ne fonctionne pas, c’est bloqué, je vais essayer d’ouvrir de l’autre côté ! Vous pouvez bouger ??

Parmi tout ce bordel auditif, une voix s’extirpe du lot et lui inflige un coup à l’estomac.
Josef la voit là, grimpant sur une bagnole pour faire le tour et ouvrir une portière. Daya est à quelques mètres de lui et Josef se glisse déjà à ses côtés.

Deuxième surprise.

- Kurt ? Ce dernier grimace de douleur pendant que Jo passe sa tête à l’intérieur de l’habitacle pour observer l’étendu des dégâts. Est-ce que tu peux bouger ou pas ? Il se tourne ensuite vers Daya. Et toi, tu n’as rien ? Ca va ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Jezabel Gambino
ADMINE REINE DU SILENCE

❖ MESSAGES : 2938


MessageLun 29 Aoû - 12:37





Intrigue
IN AND OUT




Si c'était toujours un plaisir d'accepter les invitations à manger chez les parents de son époux, elle avait l'impression d'être la seule à apprécier. D'abord parce que c'était un repas dont elle n'avait pas à s'inquiéter, se demander si elle devrait commander, lui demander d'aller au restaurant ou bien de trouver un truc pas trop compliqué pour qu'elle ne rate pas tout. La dernière fois, elle avait tenté de faire cuire des pâtes à la poêle, il avait ri pendant une heure, incapable de se ravoir et elle avait ri avec lui, parce qu'il fallait vraiment être con comme ses pieds pour ne pas savoir faire des pâtes mais qu'elle savait bien que ses compétences culinaires étaient catastrophiques. Et en plus, elle savait qu'il y aurait Lyla, peut-être Cinzia, Carolia et Gloria et que leur présence lui faisait toujours du bien, tant qu'elles ne lui parlaient pas de ses qualités de femme qui étaient discutables. Pour Gaby, c'était se confronter à son père, se manger des réflexions et la pression paternelle en pleine face et donc ne pas décrocher plus de quelques mots de toute leur visite, du moins pas en présence du patriarche. Ca lui serrait le coeur à chaque fois et elle ne lui lâchait pas la main, espérant parvenir à le détendre. La situation d'urgence la poussait à dépasser sa propre pudeur pour le réconforter d'une façon qui avait fait ses preuves. Malheureusement, son père fut plus virulent qu'à l'accoutumé et mit son fils dans tous ses états. « Gaby... » C'était bien la dixième fois qu'elle l'appelait pour qu'il la regarde mais rien n'y faisait. Il allait être exécrable pendant des jours si elle ne trouvait pas le bon bouton et elle tâtonnait tellement, parfois, elle ne parvenait même pas à trouver de solution. « Tu sais quoi, on va se prendre un bain en rentrant et on commandera chinois et puis pour le reste du programme, on fera ce que tu veux. » tenta-t-elle, pressant sa cuisse avec douceur. Il réalisa enfin qu'elle était aussi dans la voiture et la regarda, ça ne dura qu'une fraction de seconde mais ce fut suffisant pour qu'il ne voie pas l'amoncellement de voitures devant lui et qu'il fonce directement dedans, lancé à pleine vitesse. L'airbag fit son travail mais elle eut furieusement mal au crâne, à la nuque et à la poitrine. Elle laissa échapper une longue plainte alors que sa main se portait à sa ceinture et qu'elle essayait de remettre ses idées dans l'ordre. « Gab...Ahhh putain de sa race! Gaby, ça va ?" Lança-t-elle, constatant que même bouger lui faisait un mal de chien, peut-être que si elle cessait de gesticuler, la douleur disparaîtrait. « J'aurais pas dû te parler pendant que tu conduisais, putain, j'ai failli nous tuer ! » Si elle était en colère, elle ne sentirait plus rien, oui, mieux valait se focaliser sur la colère qu'elle s'inspirait. Elle était si stupide. Des voix, elle entendit des voix autour et se dit que quelqu'un pourrait sans doute la sortir de cet enfer, ne réalisant pas vraiment que la voiture était sur le toit, renversée, comme une tortue en détresse. « A L'AIDE ! » lâcha-t-elle en usant du peu de force qu'elle avait à disposition pour sortir son anglais pitoyable de derrière les fagots.



 




by SerialWords.







_________________

    Let me feel your devotion
    Let me feel your emotion
    Love me like it's the last night
    Like it's the last night
    Hit me like a meteorite
    Don't let me go, don't let me go



Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageLun 29 Aoû - 13:34


La femme qu’il a interpelée se rapproche tant bien que mal et tente d’ouvrir la portière, côté conducteur, en vain. Kurtis laisse échapper quelques jurons pendant qu’elle fait le tour du véhicule. Il la suit du regard, contourner sa Ford, espérant qu’elle ne se blesse pas en essayant de lui venir en aide. Ca le ferait vraiment chier… Et ça l’obligerait à se résigner à s’extirper de son véhicule par l’une des fenêtres ou en terminant de défoncer son pare brise fissuré. Mais heureusement elle parvient sans trop de mal à grimper sur la carcasse du véhicule qui est venu s’encastrer dans le sien. Du coin de l’œil, il repère également son attèle sur le siège passager. Il se contorsionne pour s’en saisir, réveillant quelques douleurs dans sa nuque auxquelles il tente de ne pas prêter trop d’attention. Le temps que l’indienne parvienne à la portière, il a récupéré l’attèle et se prépare à quitter l’habitacle.
La portière s’ouvre sur la jeune femme. Alors qu’il s’apprête à la remercier, une autre silhouette apparaît dans l’ouverture, plus familière celle-ci. Josef. Putain d’merde… La dernière fois qu’ils se sont vu, Kurtis a…disons légèrement paniqué en découvrant le faciès de sa sœur, atteinte de trisomie. Il a été incapable de contrôler son angoisse et une dispute plutôt violente a fini par éclatée entre lui et le pompier, qui s’était soldé par son départ et la fin d’une amitié naissante.        
« Est-ce que tu peux bouger ou pas ? »
S’il lui dit oui, il va lui claquer la portière dans la face ? S’il lui dit que non, il va lui dire que c’est bien fait pour sa tronche et se tirer ? Mais Kurt se souvient très vite que ce n’est pas le genre du pompier.
« Oui, c’bon, j’peux. J’suis juste emmerdé avec mon bras » bougonne-t-il en désignant son attèle qu’il aurait vraiment dû enfiler aujourd’hui, au lieu de simplement la balader.
Le prospect se hisse hors de la voiture et se redresse, grimaçant à nouveau. Il fait craquer sa nuque puis passe sa main validée mais encombrée par son attèle pour essayer à nouveau de masser ses cervicales.
« Quel bordel » soupire-t-il avant de se tourner vers les deux autres, s’adressant en priorité à la femme qui lui est venu en aide. « Merci. J’crois qu’j’aurai pas supp… »
Mais Kurtis ne termine pas sa phrase à propos des chocs incessants qu’il a dû supporter jusque là, coincé dans sa voiture. C’est le crie affolé d’une femme qui l’empêche de poursuivre. Josef l’a capté aussi et est déjà en train d’en chercher la source. Ils ne mettent pas longtemps à repérer la voiture d’où s’échappent les appels à l’aide. L’auto est renversée à quelques mètres de là et Kurt grimace, craignant d’avance de découvrir dans quel état se trouve son occupante…
Sans perdre de temps, avec les autres, il se met en route dans cette direction, tout en essayant de mettre en place son attèle.  
 
Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageLun 29 Aoû - 21:16





Intrigue
IN AND OUT

Avant même que le jeune homme n’ait eu le temps de lui répondre voilà que Josef fait soudainement son apparition, c’était bien la dernière personne qu’elle s’attendait à trouver dans ce bazar sans nom, ce qui est plutôt idiot, il était plutôt évident que les lieux seraient bientôt emplis de pompiers et autres secouristes, cependant, elle eut tout de mêmes loisirs de constater qu’il ne portait pas son uniforme…une coïncidence de plus, décidément ! Elle laissa rapidement disparaître ses réflexions et reporta son attention sur celui qui était prisonnier de son véhicule qui apparemment s’appelle Kurt et à qui Josef venait de poser la même question que celle qu’elle lui avait adressée quelques secondes plus tôt, avant de se tourner vers elle pour s’assurer qu’elle allait bien. « Oui ca va. Répondit-elle en portant une main à sa tempe qui lui provoquait toujours une douleur lancinante. Rien de bien méchant. » Kurtis quant à lui, confirme aussi ses capacités bien que visiblement son bras l’handicape un peu mais à en croire l’atèle qu’il tient entre ses mains cela ne date pas de l’accident. Il finit par s’extirper de la carcasse de son véhicule et constate un peu comme eux que les dégâts ne se limitent pas à leur coin de route, les cris et les émanations de fumée semblent continuer sur des kilomètres dans un sens comme dans un autre et le manque de visibilité n’a pour le coup absolument rien de bien rassurant. La jeune femme ne manque pas de se demander comment les secours vont bien pouvoir accéder aux blessés dans cet imbroglio de métal.

« Merci. J’crois qu’j’aurai pas supp… » La phrase se perd dans un cri féminin perçant et un, peu décontenançant, Daya manque clairement de réflexe puisque quand elle réalise ce qui se passe les deux hommes se sont déjà élancés vers la provenance de cet appel à l’aide. Elle les suit vers une voiture qui s’est, pour le coup, retournée sur le côté et laisse échapper de la fumée qui la fait tousser, elle agite sa main devant elle avant de se rendre compte que ce geste est dénué d’intérêt, en lieu et place, elle la place donc devant son nez et continue d’avancer pour découvrir une jeune femme paniqué, qui ne cessait de gigoter en marmonnant dans un langage que l’Indienne peinait à bien comprendre. Josef avait fait le tour du véhicule et s’attelait devant pour essayer de voir au travers du pare-brise si ébréché si l’homme qui accompagnait la brune était conscient. « Hey, Hey ! elle passa une main au travers de la vitre passager brisée et la posa sur l’épaule de la jeune femme qui gigotait comme un gamin excité. Calmez-vous, est-ce que vous pouvez vous bouger ? Va falloir essayer de détacher votre ceinture. » Le regard de la Latine semblait fuir le sien, elle ne savait visiblement pas où donner de la tête et ne cessait de reporter son attention sur l’homme à ses côtés qui ne bougeait toujours pas. « Kurtis ! un coup de main par là ! » lui lanca-t-elle en lui adressant un signe de la main.

 



by SerialWords.






Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageLun 29 Aoû - 22:01

- Oui ca va. Rien de bien méchant.

Josef acquiesce, rassuré de voir que son ex n’a rien.
Bizarre de la trouver ici, résultat d’un énième hasard supplémentaire qui le pousse sérieusement à se poser des questions. La recroiser une fois, d’accord. Mais deux ? Trois ? Quatre ? Dans une ville aussi grande que New-York ?

Josef reporte son attention vers Kurtis qui désigne son attèle en tirant la gueule.

- Oui, c’bon, j’peux. J’suis juste emmerdé avec mon bras
- Ok. Viens, on va t’aider à sortir de là.

Après la gueule qu’il a tiré quand il a vu la trisomie d’Alexie et leur violente dispute à ce sujet, Josef aurait pu lui souhaité la mort. Mais force est de constaté qu’il n’est pas ce genre d’homme. Pour preuve, il veille à ce que Kurtis sorte de son véhicule sans dommage et sans aggraver les contusions qu’il porte déjà.  
Le pompier se redresse déjà, en quête d’une autre « victime » à qui porter secours maintenant qu’il est assuré que Daya et Kurtis vont bien. Mais il constate de nouveau que l’étendu des dégâts est trop important pour pouvoir gérer tout tout seul. Est-ce que le central est seulement au courant de ce merdier ?

- Merci. J’crois qu’j’aurai pas supp…

Un cri retentit et Josef est déjà sur le qui-vive, cherchant la source de ce hurlement de panique qui jaillissait parmi les nombreux autres cris de peur et de rage.

- Là !

Josef accourt vers la voiture renversée sur le toit et en fait rapidement le tour. Il repère Daya sur le côté qui tente de rassurer la jeune femme qui hurlait un anglais approximatif dans l’habitacle pendant qu’il était accroupi sur le sol, sous le capot du moteur pour avoir une vue sur le pare-brise fissuré. Il y voit la jeune femme gesticulée mais pas le conducteur, résolument inconscient.

- Calmez-vous, est-ce que vous pouvez vous bouger ? Va falloir essayer de détacher votre ceinture.

Josef se redresse, croise le regard de Daya qui ne semble plus savoir où donner de la tête. Même lui en tant que pompier se retrouvait dépassé par tout ça.

- Kurtis ! un coup de main par là !
- Demandez lui où est-ce qu’elle a mal et à quel degré. Si elle peut bougée ou non et essayer de voir si vous pouvez la sortir. Je m’occupe du type à côté.

Il sait que la majorité pense qu’il ne faut pas dégager une victime de sa voiture au risque de le blesser plus qu’il ne l’est déjà… mais la situation ne se prête pas aux questions. Pas quand la bagnole fume dangereusement et quand le risque à ce que d’autres voitures ne viennent s’encastrer contre eux et contre celle qui est actuellement renversés se présente.
Josef fait le tour et se présente face à la portière côté conducteur. La vitre est brisée, un avantage considérable pour lui alors qu’il tend déjà les doigts vers le pouls du jeune homme qu’il sent finalement sous ses doigts.

- Monsieur, vous m’entendez ? Serrez moi la main !

Josef a déjà glissé ses doigts dans la paume du concerné, sans succès. Il effectue une rapide évaluation visuelle, palpe les côtes, glisse délicatement sa main sous le dos et sur les cuisses pour constater une éventuelle hémorragie externe mais rien.
Il entend ses collègues de fortune discuter avec la jeune femme alors qu’il s’évertue rageusement de détacher la ceinture de l’inconnu. Il faut vite les sortir de là, cette histoire de fumée de le rassure pas des masses.

- Kurtis, t’as pas un couteau sur toi ? La ceinture n’veut pas se détacher.

Putain de mécanisme de merde.
Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageLun 29 Aoû - 22:38





Intrigue
IN AND OUT



La soirée s'annonçait belle, comme toutes soirées où je sais que je vais être seule ou presque avec mon petit ami. Ce soir nous avions prévu de passer la soirée dans un restaurant de Staten Island. Nous avions pris le métro pour venir jusqu'ici, tranquillement et nous avions donc pris l'arrêt le plus proche de notre adresse. C'était en plein milieu de Staten Island, là où il y a de grands immeubles couvrant des commerces, des habitations, un peu tout en quelques sortes. Pourtant, il y avait une chose que nous n'avions pas prévu, c'était le black out total sur la ville et donc sur les feux de circulation. Mais je dois vous avouer que je n'ai pas réalisé cela tout de suite parce que j'étais bien plus préoccupée par Benjamin que par ce qui se passait dans la rue. J'étais de repos, j'avais bossé toute la journée, et il n'était pas prévu que l'on m'appelle de toute façon. J'étais bien habillée pour l'occasion mais heureusement pour moi, j'avais pris un pantalon en toile, me permettant de bien bouger, parce que j'allais devoir sauver le monde pour ainsi dire. A un croisement, je voyais les voitures filer à une vitesse trop important, puis ce fut l'accident, et l'amoncellement de voitures arriva, bien plus vite que prévu. Je jetais rapidement un oeil sur les feux de circulations qui étaient tous passés à l'orange clignotant, autrement dit, ils étaient devenus inutiles et les habitants de la ville avaient décidé de s'en donner à coeur joie. Le problème était que même le réseau de téléphonie semblait mort, autrement dit, nous étions seuls contre tous. Je regardais Benjamin dans les yeux. Ces parents étaient morts d'un accident de voiture.

" Reste là si tu veux, je vais tenter de voir où en est la situation d'accord ? "

J'étais une grande fille qui savait se défendre et sauver sa peau, mais là, je ne voulais pas qu'il revive un traumatisme de son enfance, ais s'il voulait me suivre et m'aider, c'était tout à fait possible aussi. J'entendis alors un " à l'aide " avec un fort accent hispanique. La voiture du couple était sur le toit, les airbags s'étaient déclenchés, les ceintures étaient attachés, plus de peur que de mal donc au final, mais quand même, le choc avait du être rude. C'est alors que Josef et Daya, je crois que c'est Daya sortent de nul part pour aider le couple à leur tour. Le pompier donne les instructions à la jeune femme tandis que lui s'occupe de l'homme qui semble moins réceptif.

" Je suis là pour vous aider. Besoin d'aide ? Elle est éveillée c'est déjà bon signe. On va tenter de la détacher d'accord ? "

Je me posais à côtés de l'une des ex de Benjamin que je voulais éloigner de là. Est ce qu'il avait vu Daya ? Possible, elle ne se cachait pas plus que ça dans la rue. Bref la jeune femme était consciente dans la voiture ce qui était bon signe. Je tirais un gilet de secours de la portière. J'avais une idée.

" Prends ça Benjamin, essaye de faire un peu la circulation, au moins pour que les autres automobiliste ne viennent pas s'encastrer par ici, ce serait bien. "

Et je lui faisais un grand sourire pour qu'il m'obéisse, mais je savais qu'il le ferait, après tout, j'ai malheureusement l'habitude de ce genre de situation, n'est ce pas ? Enfin, j'ai plus l'habitude que lui en tout cas. Je regardais du coup Josef, qui semblait vouloir un couteau pour détacher l'homme. Il demanda à un certains Kurtis un couteau. Je fouillais à nouveau dans la boite à gant pour y trouver un cutter.

" Tiens, je pense que ça devrait faire l'affaire, j'espère que ça ira pour lui. Vous allez mademoiselle ? "

Elle était consciente mais semblait être carrément paumée la pauvre. Espérons que ça ira quand même.



 




by SerialWords.






Revenir en haut Aller en bas
avatar
Gabriele Gambino
ADMIN MI JALOUX MI POU

❖ MESSAGES : 570
❖ AVATAR : Mariano Di Vaio



MessageMer 31 Aoû - 11:08





Intrigue
IN AND OUT




Aller manger chez ses parents n’avait jamais été source de joie et de profonde sérénité, mais les devoirs d’un fils se teintent bien souvent d’obligations. Généralement, la délivrance au terme du repas s’accompagne de soulagement. Pas aujourd’hui. Gaby quitta le domaine vert de rage, car il ne sut faire abstraction de quolibets de son paternel. Alors, une seconde d’inattention, une seule, une nécessaire à ne plus ignorer son épouse qui se démenait à ses côtés pour lui arracher un mot suffit à provoquer une catastrophe. Son véhicule emboutit l’amas de carrosserie au carrefour au bout de la route. L’accident, il ne l’avait pas vu arriver. Il fut par ailleurs incapable de maîtriser la voiture qui, au lieu de s’encastrer derrière les autres, fit quelques tonneaux avant de s’immobiliser sur le toit. Combien de fois la voiture avait-elle tourné sur elle-même ? Étourdi par le choc et assommé par les air-bags, il aurait été incapable de le dire. Il voguait à présent dans les eaux troubles entre l’inconscience et le contraire. La panique le maintenait éveillé, mais elle ne le rendait pas alerte pour autant. Il perçut cependant, au loin, les cris de Jez qui appelait à l’aide, des voix étrangères pour lui répondre et des mains qui le palpaient et qui réveillaient des douleurs sourdes dans ses côtes. IL tenta de bredouiller une invective – ne vous occupez pas de moi, sortez-le là – mais rien ne vint et cette fois, ça n’avait rien à voir avec ses problèmes d'élocution. Sa tête lui lançait. Son visage le brûlait. Il avait certainement dû se mordre la langue au cours du choc, car il reconnut le goût ferreux du sang dans sa bouche.

Il secoua la tête faiblement et, tandis qu’il entendait le mot « couteau », il attrapa le bras de celui qui lui venait en aide d’un geste brusque alors qu’il relevait la tête du cousin maléfique et dégonflé qui lui sauva sans doute la vie. Il planta dans le regard du type qui semblait garder son sang-froid, celui des hommes de métier ou des fous, pour y chercher de la bonté par exemple. S’il était question de lui confier leur sort, il n’était pas envisageable qu’il puisse traîner dans le fond de ses pupilles les traces d’une quelconque folie. Il la trouva, soupira, ordonna à son ego qui lui beuglait qu’il n’avait besoin de personne, qu’il en avait toujours été ainsi, qu’il n’était pas question de se sentir redevable envers qui que ce soit et il prit enfin la parole : « Ce sera trop long au cutter. J’ai un couteau dans la poche intérieure de ma veste. Elle est sur le siège arrière. Donnez-le-moi. » Bien qu’il ne soit pas convaincu qu’il a la force nécessaire pour couper lui-même sa ceinture de sécurité. Il donna sans doute tout ce qu’il avait en stock pour actionner le bouton orange qui dégagerait sa femme de la voiture. « Je vais me débrouiller. Sortez plutôt ma femme de là. Jez ? » lança-t-il en la cherchant du regard. « Tu n’es pas blessée ? » Il pria pour entendre un non. « Quoiqu’il se passe, ne t’occupe pas de moi et laisse-toi faire. Tout va bien se passer pour moi. Je te le promets. » C’était un mensonge. Dans l’habitacle, une forte odeur d’essence lui emplit les narines. Il était donc plus qu’urgent qu’elle soit mise à l’abri. « Faites vites. Merci. » finit-il donc par ajouter à l’égard du type qui parut envahi de scrupule tandis qu’il lui tendait son couteau. « Je vais m’en sortir. Je suis un grand garçon. » Il ignorait où il puisa son énergie pour lui lancer un sourire confiant, bien que sans doute de travers tant son visage lui faisait mal, mais c’était le cadet de ses soucis. Il récupéra l'objet tendu.


 




by SerialWords.







_________________
La malavita
Mio caro amico, disse, qui sono nato, in questa strada ora lascio il mio cuore. Ma come fai a non capire, è una fortuna per voi che restate. Passano gli anni ma otto son lunghi, però quel ragazzo ne ha fatta di strada, ma non si scorda la sua casa.
   
Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageMer 31 Aoû - 20:08


Il se bat avec son attèle, avant de réaliser que s’il veut venir en aide à ces automobilistes, elle va sérieusement l’handicapé. Mais est-ce qu’il veut prendre le risque de se refaire mal pour de parfaits inconnus ? Sa fracture de la clavicule remonte à pratiquement deux mois maintenant et, parce qu’il a justement joué les durs et refusé de porter son attèle dans les premiers temps, il va devoir la garder une bonne dizaine de jours encore. De six semaines prescrites, il est déjà passé à huit et n’a pas envie de ruiner ses chances de rejoindre les COA. D’autant que déjà, maintenant, il n’a aucune garantie de ne pas garder de séquelles. Les gars ont été très clair à ce propos : s’il ne peut pas conduire, il ne peut pas être patché. Laissant échapper une flopée de juron entre ses dents, il décide d’aller jusqu’au bout de ses gestes et d’enfiler son attèle. Tant pis pour les gens dans cette bagnole. Josef et Daya sont déjà dans l’action et tentent de leur venir en aide. Peut-être que ce sera suffisant déjà…
«  Kurtis ! un coup de main par là ! »
Bon… Apparemment non. Mais puisqu’il vient de plaquer le dernier scratch, il décide de se rendre disponible et se rapproche de la jeune femme qui l’a aidé à sortir de sa Ford. Il commence à s’accroupir près de l’indienne, espérant qu’elle ne lui demande pas de se frayer un chemin jusqu’à l’intérieur de la carcasse retournée du véhicule pour en extraire son occupante… Mais ce n’est pas elle qui le lui demande, c’est Josef, depuis l’autre côté de la voiture. Génial mec… Absolument génial… Mais dès qu’il aperçoit le visage grimaçant de terreur et de douleur de la jeune femme qui appelait à l’aide, la rancœur de Kurt s’évapore. Il la connaît. Et ça change tout de suite la donne. Cette fille était présente lors de son propre accident. A cause du trauma crânien dont il a écopé et l’a conduit à être hospitalisé par la suite, il ne se souvient pas vraiment de toute cette journée où de l’accident en lui-même. Il a quelques cauchemars à ce propos, de vague flash, mais c’est tout. En revanche, le visage de cette fille et son accent à couper au couteau : il s’en souvient.
« Bah merde alors… Hey, tu m’remets ? J’me suis mangé une bagnole d’vant toi » lui lance-t-il, avant de comprendre que ce n’est pas franchement le moment d’avoir cette conversation. De lui-même, il enchaine donc : « On va vous sortir de là. Mon pote est pompier, i’ sait c’qui fait » explique-t-il en désignant Josef qu’il aperçoit vaguement de l’autre côté, auprès du conducteur dont il n’arrive pas à voir le visage et l’état. « T’as mal quelque part ? Tu peux bouger ? » lui demande-t-il ensuite, suivant les instructions de Josef et articulant au mieux pour qu'elle le comprenne. Ce dernier ne tarde d’ailleurs pas à se rappeler à lui pour demander s’il possède un couteau. Si, il a un canif. Offert par sa mère pour son vingt-et-unième anniversaire. Ses autres frangins en ont reçus un de leur père mais puisqu’il était mort à ce moment… Mais le temps qu’il se redresse pour fouiner dans la poche de son jean (du côté gauche, bien sûr…) une rouquine s’est approché avec un cutter.      
C’est à ce moment que le conducteur prend la parole. Et Kurtis, qui s’est à nouveau baissé pour pouvoir échanger avec la passagère cherche alors à apercevoir son visage. Cette voix là aussi lui est familière… Non mais c’t’une blague ? Gabriele Gambino.
« C’quoi c’délire ? » marmonne-t-il, peinant à croire à cette coïncidence… L’ex de sa sœur, mêlé à un accident de la circulation… Alors que sa passagère était présente lorsque lui-même a été violemment percuté par une voiture en essayant d’éviter un bus ? C’est une très sale coïncidence… ca pue même carrément comme situation. Et alors qu’il devrait agir vite, Kurtis se laisse absorber par le flot de pensées négatives qui le submerge. Il pense à sa sœur, prisonnière d’une prison métallique comme le sont aujourd’hui Jezabel et Gabriele. Il pense au calvaire qu’elle a enduré, seule. Son épaule recommence également à l’élancer.
Une fois de plus, c’est l’indienne à ses côtés qui le presse d’agir. Enfin de l’aider du mieux qu’il le peut à évacuer la jeune femme avant qu’un drame ne se produise. L’odeur d’essence lui parvient aussi et ils n’ont peut-être pas beaucoup de temps devant eux… « Faut faire gaffe en la bougeant, elle pourrait être paralysé ou un truc comme ça… » glisse-t-il à la femme qui l’accompagne avant de se mettre au travail.

 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Jezabel Gambino
ADMINE REINE DU SILENCE

❖ MESSAGES : 2938


MessageJeu 1 Sep - 17:58





Intrigue
IN AND OUT




On ne pouvait pas rêver pire scénario, se retrouver dans une situation de détresse et mal parler la langue du pays. C'était comme un scénario de film d'horreur dont elle était l'actrice principale. La douleur s'intensifiait et elle essayait de se focaliser sur sa colère pour ne surtout pas se laisser gagner par la panique ou bien l'immobilisme consécutif à un choc. Elle en avait vu d'autres, merdes. « Moi pouvoir enlever ceinture mais moi vouloir rester ici, sortir mari de moi avant. Moi aller bien ! » Elle avait l'air en meilleur état, elle avait quelques égratignures sur le visage mais semblait être en un seul morceau. Elle aurait probablement un énorme bleu suivant la ceinture de sécurité, quelques côtes fêlées mais rien de méchant. « Non, je ne suis pas blessée, raison de plus pour que tu sois sorti le premier. Je sens l'essence, Gaby et tu verrais ta tête ! » lui lança-t-elle en italien. Sentant que le sang lui montait à la tête, elle serra les dents, se focalisant sur cette putain d'odeur d'essence et la nécessité de faire quelque chose et de ne surtout pas se préoccuper du superflus. « Si, moi me souvenir ! Vélo de toi cassé, oui ? » répondit-elle en se tournant vers lui, se disant qu'il arriverait sans doute à l'aider à ralentir le flot de ses pensées en l'obligeant à se focaliser sur quelqu'un. « Moi aller bien, très bien mais si moi être sortie maintenant, être problème. Toi sentir ça ? Gasolina ! Ca être faute de moi, moi devoir sortir dernier ! Toi pouvoir faire ça pour moi ? Moi sauver toi, toi souvenir de ça ? » Elle tenta de l'amadouer d'un sourire mais se dit que ça ne fonctionnerait sûrement pas avec le visage rouge à cause de sa position. « Gaby, tu devrais les laisser couper la ceinture eux-mêmes, ça va te prendre une éternité, ils vont te sortir et pouvoir te soigner ! » Il lui répondit d'un regard qui en disait long et elle tendit le bras. « Donne le moi, je vais le faire ! » S'exprimer dans une langue qu'elle maîtrisait l'aidait à garder le cap mais pas à effacer la douleur de ses traits alors que cette position lui faisait voir trente-six chandelles. « T'as décidé de m'en vouloir pour ça ? De ne pas me laisser me faire pardonner alors que c'est de ma faute ?! Gaby ! Tu as le visage en sang ! On manque de temps ! » Elle sentit une pression se relâcher et elle s'écrasa contre le toit qui était désormais le sol, poussa un grognement alors qu'elle bouillonnait de rage. Le cycliste de la dernière fois venait de couper sa ceinture et elle était désormais dans une position si bizarre qu'elle ne pouvait plus aider personne. « Moi avoir demander de toi attendre ! Pourquoi toi faire ça ? » L'étincelle ? Elle sortit de nulle part mais les flammes, elles, commencèrent à crépiter et elle sentit des bras l'agripper pour la sortir de l'habitacle.



 




by SerialWords.







_________________

    Let me feel your devotion
    Let me feel your emotion
    Love me like it's the last night
    Like it's the last night
    Hit me like a meteorite
    Don't let me go, don't let me go



Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageJeu 1 Sep - 19:00

Tout va très vite, les voix se mélangent, des mains s’activent et Josef ne voit pas venir cette tête à la chevelure de feu lui tendre un objet tranchant.

- Tiens, je pense que ça devrait faire l'affaire, j'espère que ça ira pour lui. Vous allez mademoiselle ?
- Merci.

Il va pour s’en emparer, prêt à découper la ceinture mais l’homme se réveille, s’extirpe de son malaise. Josef s’empresse de chercher son regard malgré sa tête à l’envers.

- Monsieur, vous m’entendez ? Vous savez ce qu’il s’est passé ?

Tester sa conscience, tester sa lucidité.

- Ce sera trop long au cutter. J’ai un couteau dans la poche intérieure de ma veste. Elle est sur le siège arrière. Donnez-le-moi.

Il entend la jeune femme s’animer à côté de lui. Sa conjointe, sa sœur, il n’en sait trop rien. Par contre, il est conscient d’une chose, celle que la jeune femme s’anime à leur signaler : L’odeur de l’essence.

- Daya ? Viens m’aider s’il te plait.

Kurtis était déjà occupé avec l’autre jeune femme pour sortir… Jez de là. Du moins, c’est ainsi que le conducteur l’appelle. Son mari, en l’occurrence.

- Tu n’es pas blessée ?
- Elle va bien. On s’occupe d’elle ne vous inquiétez pas.

Il continue de parler à sa femme, Josef le laisse faire et se glisse tant bien que mal sur le capot de la voiture renversée pour saisir la veste de l’homme. Gabriel. Il tire sur son bras, ses doigts effleurent le tissu de la veste et il réussit enfin à s’en saisir et se met à fouiller rapidement les poches. Le pompier sent rapidement la lourdeur du couteau qu’il sort.

- Je vais m’en sortir. Je suis un grand garçon.

Josef hésite.
Lui donner le couteau pour qu’il s’en charge tout seul ? Non. Il ne pouvait pas se résoudre à laisser cet homme se démerder alors que Kurtis et l’autre jeune femme s’occupait déjà de Jezabel.

- Faut faire gaffe en la bougeant, elle pourrait être paralysé ou un truc comme ça…

A la seconde même où Kurtis termine sa phrase alors que Jezabel s’énerve de son côté, qu’une flamme jaillit dans la bagnole.
Et l’urgence s’anime au fond des tripes de Josef qui commence à presser tout ce petit monde hésitant.

- Kurtis, te pose pas plus de questions et sors la de là, dépêche toi !

Il est un peu brutal mais l’heure n’est pas aux questions et à la retenue. Dans un cas d’urgence comme celui-ci, aussi horrible que cela puisse paraître, la vie prend le dessus sur la paralysie. Le pompier prend définitivement le dessus alors qu’il s’empare de nouveau du couteau, l’arrachant presque des mains de Gabriel.

- Désolé, mais pas le temps de jouer aux héros. Il s’anime avec vigueur de tailler une première partie de la ceinture. Daya, essaie d’amortir sa chute. Dès que j’ai terminé de tout couper, sors le de là rapidement et amène le sur le trottoir d’en face.

Et il y va, avec toute sa verve, toute sa hargne.
Ces flammes, ces putains de flammes qu’il connaît si bien menace de toute faire péter d’une seconde à l’autre. Il sent son cœur qui palpite dans sa poitrine mais garde son sang froid malgré tout.
Un peu d’effort, un dernier et c’est avec un grognement mêler d’un soupire de soulagement qu’il termine de craquer le dernier lien de la ceinture, laissant Daya se charger de Gabriel, à présent bien éveillé.
Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageJeu 1 Sep - 21:35


Image
«Intrigue #8 : In and out»


feat plein de monde !


Un sourire aux lèvres j’appréciais ce début de soirée alors que j’étais en compagnie de ma petite-amie ! Ce moment en tête à tête allait être des plus appréciables car nous avions beau être voisins de palier nos emplois du temps ne concordaient pas toujours. De plus, nous prenions notre temps et nous n’avions pas encore parlé du sujet de l’installation dans un seul et même appartement. L’échange de nos clefs respectives était déjà un grand pas mais l’idée de vivre avec Pénélope me parut des plus plaisantes... même si la préparation des petits-déjeuners surprises au lit étaient plus amusant à faire secrètement dans mon appartement.
Bref, la présence de ma jolie rouquine près de moi, mes pensées, plus la remémoration de la carte du restaurant pour savoir ce que j’allais dévorer occupaient mon esprit à tel point que je ne remarquais pas le problème. Non ! Je l’entendais… C’est sûrement pourquoi je me figeais en voyant les voitures accidentées et celles qui ne parvenaient pas à les éviter. Je ne pouvais détourner mon regard des véhicules, ni même faire le moindre geste… Pourtant j’étais assez doué pour tout ce qui touchait au secourisme. Je veux dire, j’avais les bases, même plus grâce à Pény ! Mais là… Je faisais face à ce qui m’angoissait, m’effrayait le plus. Je vivais mon pire cauchemar éveillé !

J’émergeais seulement lorsque Pénélope s’adressait à moi et que mon regard croisait le sien. Il me fallu d’ailleurs quelques longues secondes pour comprendre ce qu’elle me disait mais je secouais la tête de manière négative. Il était hors de question que je la laisse aller toute seule au milieu de ce foutoir. Je ne disais rien et la suivais en me demandant malgré tout si je serais utile.
La première réponse fut non ! Mon regard s’était posé au mauvais endroit… sur un couple. Pas celui que Pénélope tentait d’extraire de la voiture. Mais l’autre… Celui dont le véhicule avait été percuté par un bus ! Aux vues de la position des deux corps, il était évident qu’ils avaient tous les deux perdu la vie comme il était évident qu’ils avaient un enfant de par la présence d’un siège auto vide. Le temps sembla se figer et j’étais incapable de faire le moindre mouvement jusqu’à ce que Pény intervienne de nouveau. Le temps sembla s’accélérer alors que je saisissais le gilet.



- Fais attention à toi !


Je m’éloignais de quelques pas pour constater que d’autres personnes portaient secours à des blessés tandis que d’autres aidaient à dégager les véhicules qui pouvaient l’être afin de faciliter l’accès des secours. Tout le monde s’activait ou presque… je jetais un nouveau coup d’œil à Pénélope pour reconnaitre Josef et Daya ! Depuis quand étaient-ils là ? Je n’en savais rien… J’étais complètement paumé jusqu’à ce qu’un gamin tremblant de peur et le t-shirt ensanglanté tire sur mon maillot pour me demander où était sa maman.
Je remarquais qu’il avait une petite coupure qui séchait déjà à la base des cheveux mais que cela ne devait pas être bien méchant. Je déchirais un morceau de mon vêtement pour lui faire un bandeau qui n’allait pas sur la plaie car je ne savais pas si des morceaux de verres ou autres s’y trouvaient. De cette façon le sang qui finissait de couler ne lui irait plus dans les yeux.



- Vous étiez en voiture avec ta maman ? demandais-je d’une voix forte et douce.


Il me fit signe que non et m’indiqua une terrasse. Je prenais le bonhomme de six ou sept ans dans les bras et prenais la direction indiquée. Ce fut sûrement grâce à ma taille que sa mère nous repéra mais malgré la distance il ne lui fallu que quelques secondes pour récupérer son petit malgré ses talons aiguilles.
Après de brefs remerciements, elle s’enfuit loin de tout ça. Ce fut lorsque je me retournais de nouveau vers mon point de départ que je vis les flammes. Dans un premier temps sans réfléchir je me précipitais vers la voiture mais surtout vers Pénélope en me disant qu’un incendie au milieu de toutes ces voitures se propagerait trop vite.



- Le bus ! murmurais-je pour moi-même avant d’aller y récupérer l’extincteur.


Lorsque ce fut chose faite j’attendais que la voiture soit évacuée pour m’en servir et avec un peu de chance, pour qu'un des pompiers présent s’en charge.




Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageJeu 1 Sep - 22:18





Intrigue
IN AND OUT

La pression monte rapidement, les cris et l’obscurité n’aident en rien la jeune femme à réaliser pleinement ce qui se passe et l’inquiétude et la panique qu’elle lit sur le visage de la jeune femme prisonnière de la carcasse de son véhicule ne fait qu’augmenter son rythme cardiaque. Alors que Kurt répond à son appel et la rejoint prestement, Josef lui lance à la hâte des instructions pour pouvoir gérer la jeune blessée, elle s’empresse donc de les exécuter. « Vous avez mal quelque part ? On va vous sortir de là, mais il faut arrêter de bouger comme ca ! » Elle n’a pas tant l’air d’écouter, obnubilé par la vision de son mari, copain, enfin du type avec elle, qui a l’air beaucoup plus mal en point. Son comparse d’infortune commence soudainement à faire la conversation à la victime et Daya lui jette un regard surpris et quelque peu réprobateur, regard qui disait clairement Hey mec, on est pas au salon de thé là, sauf erreur de ma part, je n'ai pas vu de camomille et de nappes a fleurs sur la carcasse de la bagnole ! mais elle n’a pas le temps de dire un seul mot qu’une jeune femme arrive et s’immisce entre elle et la passagère comme si elle n’était pas là à dire vrai et pourtant, elle lui parle bel et bien. Daya la reconnaît immédiatement difficile d’oublier la petite rousse qui lui avait réservé un accueil glacial et antipathique au mariage de Lyla et si elle était là, il y avait de fortes chances pour que…oui bingo Benjamin était là aussi, décidément le monde ou plutôt New-York était bien petite. « Oui ba c’est ce que j’essaye de faire, mais… » elle n’a pas besoin d’en dire plus, car Jezabel termine sa phrase en insistant pour rester dans cette bagnole qui pue l’essence à mille kilomètres et Daya ne l’écoute que d’une oreille tandis que Penelope se charge de trouver un objet tranchant pour Josef, elle se faufile jusqu'à lui et laisse un peu plus de place à l’indienne qui ne fait plus vraiment attention au supplication approximative de la brune, il faut la sortir de là point à la ligne. « Hey ! Hey jolie cœur, c’est par ici que ca se passe. Lance-t-elle a Kurtis en claquant des doigts devant son visage pour l’extirper des pensées dans lesquelles il semble soudainement perdu ou était-il en état de choc ? faite que ce type ne soit pas en train de nous péter une durite se dit-elle silencieusement alors qu’il revient à lui ou plutôt à elle. Ca sent beaucoup trop l’essence faut la sortir, peu importe ce qu’elle en dit ! » les bras de Daya qui n’est pas bien grande ne parviennent pas à atteindre la ceinture que la Salvadorienne se refuse à ôter et qui leur barre de façon notable la route. « Je te laisse faire, j’arrive pas à l’atteindre. » lance-t-elle à Kurtis avant d’entendre son ex petit-ami enfin celui qui est pompier l’interpeller pour qu’elle vienne lui filer un coup de main. Elle jette un regard entendu à Kurtis, puis rassuré par le retour en renfort de la rousse, elle contourne le véhicule pour rejoindre Josef qui lui demande d’amortir la chute du conducteur. Amortir…Amortir… ni une, ni deux, elle ôte son manteau et le glisse a l’intérieur en une grosse boule sur le pare brise histoire d’éviter que dans sa chute, il ne vienne s’y fracasse le crâne, puis elle laisse ses bras à l’intérieur de la voiture. Elle peut sentir la chaleur des flammes qui commencent à faire leur chemin à l’intérieur de l’habitacle, ca ne sent pas bon du tout et elle commence elle-même a paniquer, bordel, elle est pas égoïste pour un sou, mais crevé pour des inconnus ca lui dit vraiment rien ! Le poids de Gabriel lui tombe sur les bras et elle le tire à l’extérieur aussi vite qu’elle le peut, elle n’a pas une force particulièrement importante dans les bras, en réalité un enfant de dix ans ferait sans doute mieux qu’elle, mais elle y met tout de même toute sa ferveur, elle aide le jeune homme à se redresser et le pousse à la suivre un peu plus loin, ce qui ne fut pas chose aisé.

Elle ne voit pas vraiment ou se trouve le reste de la petite équipe, les flammes qui commencent sérieusement à dévorer le véhicule dégage une fumée noire qui rend l’obscurité encore plus opaque qu’auparavant, puis une fumée blanchâtre vient se perdre dans les flammes puis s’arrête. Elle se tourne vers Gabriel, mais au même moment, une explosion assez tonitruante se fait entendre et les pousse à faire encore plusieurs pas en arrière.

 



by SerialWords.






Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageVen 2 Sep - 19:02

Daya est là, à ses côtés et Josef termine de cisailler la ceinture alors qu'elle se défait de son manteau pour faire une sorte d'amortisseur afin d'éviter que Gabriel ne se fracasse le crâne sur le pare-brise. Josef aide son ex-petite amie à accompagner la "chute" de la victime, poussant sur ses bras puis sur ses jambes pour le sortir de là. Il la laisse faire, la sachant parfaitement débrouillarde et capable de gérer la situation comme il le faut.
Les flammes continues de se propager comme les flammes de l'enfer, grandissantes, puissantes, dangereuses. Josef sent le danger les envahirs et les étouffer, se retrouvant lui-même à tousser dans le creux de son coude. Les yeux lui piquent et il s'extirpe enfin de l'habitacle après s'être assuré que tout le monde est sortie de là. Mais tout ne s'arrête pas là puisque si les corps ne sont plus à l'intérieur, le danger est omniprésent, menaçant de faire exploser la voiture.

- Kurtis ! Amène les loin d'ici !

Il lui hurle cet ordre au-dessus de la bagnole, s'activant également pour pousser les autres badauds et autres blessés à se tirer d'ici au plus vite.
Puis, Benjamin débarque. Putain, il ne l'avait pas vu venir celui-là. Est-ce qu'il était avec Daya ? Est-ce qu'ils étaient tous les deux au moment de l'accident, aussi proche qu'ils l'étaient au mariage de Lyla ?
Comme si c'était le moment de se poser ces putains de questions Jo !
Il le regarde se dépatouiller comme il peut avec l'extincteur et le pompier s'approche de lui, d'un pas décider.

- Amène les autres accidentés le plus loin possible au cas où, je vais me charger de ça.

Quitte à être pompier, autant s'occuper de ce feu qui se propage comme un menace de mort. L'odeur d'essence, de fumée, de sang, tout se mélange en un amas caractéristique de catastrophe que Josef connait que trop bien.
Il s'assure que tout le monde est à l'écart, hors de danger et continue d'activer l'extincteur vers l'intérieur de la voiture, puis sur le moteur.

Et soudain, tout explose.
Aussi bien près de lui qu'à l'intérieur de sa tête. Josef voit une simple étincelle. Une petite lumière vive, brève, sournoise dont il ne saura jamais son existence réelle ou non.
La voiture explose sur elle-même, éjecte une déflagration qui expulse Josef plusieurs mètres en arrière, l'extincteur partant, lui, à l'opposer. Son corps n'est qu'une putain de poupée de chiffon et si c'est ça la mort, c'est un putain de mensonge. Aucune trace de dernières images de ta vie devant les yeux, aucune trace de regrets ou de bons souvenirs. Rien. Que dal. Juste un putain de noir douloureux, lourd et brutal.

Son corps s'échoue comme une masse contre le pare-brise d'une autre voiture encastrée un peu plus loin et roule lourdement sur le sol, ventre et visage contre le bitume.
Aucune conscience, aucun geste de vie. Rien.
Juste un corps au visage ensanglanté et aux yeux résolument clots.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Jezabel Gambino
ADMINE REINE DU SILENCE

❖ MESSAGES : 2938


MessageDim 4 Sep - 21:44





Intrigue
IN AND OUT




On la sortit de la voiture comme si son avis ne comptait pas et ça la rendit folle de rage. Elle se fichait des flammes, elle se fichait de l’odeur d’essence et elle se fichait de tout le reste, tout ce qu’elle voyait c’était cette putain de culpabilité qu’il fallait qu’elle éteigne. Parce que si on l’évacuait et qu’il arrivait quelque chose à Gabriele, elle s’en voudrait toute sa vie. C’était comme avoir sous sa responsabilité toute une cliqua et rentrer avec la moitié. On devait faire face aux familles, aux pleurs et aux reproches. Sauf qu’ici, ce serait pire, pour des raisons qu’elle ne s’expliquait pas vraiment. C’est le type à vélo et une autre gonzesse aux cheveux oranges qui la sortent de là avant qu’elle n’ait eu la possibilité de dire quoi que ce soit. L’accident de voiture l’a sonnée mais pas au point qu’elle en oublie ce qui la turlupine. Elle se redresse, se défaisant des mains qui tentent de voir si tout va bien, elle se lève tant bien que mal, le corps endolori mais elle est certaine qu’il n’y a rien de grave alors que l’on tire Gaby sur le côté et qu’on le met à l’abri. Elle allait traverser la distance qui les séparait quand une explosion l’en empêcha. On l’avait plaquée au sol et cette personne l’écrasait désormais de tout son poids. A l’odeur, elle devina qu’il s’agissait d’un homme qui avait forcé sur l’après rasage et en le repoussant doucement pour qu’il la laisse respirer, elle réalisa qu’elle ne le connaissait pas. Un grand blond aux yeux bleus, ça ne lui disait rien. « Merci ! » lâcha-t-elle en jetant un coup d’œil circulaire. La fille au teint basané était toujours près de Gaby, sonnée et choquée, ses oreilles devaient siffler aussi fort que les siennes, elle n’entendait plus rien mais fit de son mieux pour se traîner jusqu’à eux. « Vous aller bien ? » lui lança-t-elle en espérant qu’elle sache lire sur les lèvres. La scène était apocalyptique, un amas de taule et de flammes, une fumée noire et épaisse et sans doute d’autres personnes coincées dans tout ce merdier. « Quelqu’un appeler secours ? » Peut-être même que c’était la première chose qu’ils avaient faite mais il fallait savoir où ils en étaient et sur qui ils pouvaient compter. Des cris lui firent retrouver l’ouïe. Un pompier avait été amoché par l’explosion, il fallait l’aider. Les forces lui manquaient mais visiblement, il n’y avait ni ambulances, ni pompiers ici. Elle se redressa, prête à foncer là où des gens couraient et s’effondra. Peut-être qu’elle avait sous-estimait les dommages de l’accident sur son organisme. L’adrénaline lui fit occulter la douleur, autant que la colère. Elle en rirait peut-être, en se disant qu’après des années dans la rue, c’était un accident de la route qui avait raison d’elle.



 




by SerialWords.







_________________

    Let me feel your devotion
    Let me feel your emotion
    Love me like it's the last night
    Like it's the last night
    Hit me like a meteorite
    Don't let me go, don't let me go



Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageMar 6 Sep - 19:20


Putain ça craint…
C’est que se dit Kurtis en repérant les flammes. Jezabel a essayé d’attirer son attention là-dessus il y a un instant, quand elle a parlé de "gasolina"…  Daya ne tarde pas à lui faire savoir qu’il ne fut pas qu’il prenne en compte sa requête et se mette à l’œuvre. Alors c’est ce qu’il fait. Il coupe la bon dieu de ceinture de la jeune femme, sans trop se soucier des conséquences. Elles seront toujours moins importantes que d’être brulée vive, pas vrai ? Il en oublie même ses propres conseils à propos de la paralysé et l’envoie s’éclater contre le toit de la voiture. Il regrette immédiatement mais c’est fait, c’est fait ! Il ne va pas s’excuser ou s’éterniser là-dessus. IL se sent déjà bien gentil de venir l’aider alors qu’il pourrait se mettre de côté à cause de son bras… Il risque de griller autant qu’elle après tout.
« Moi avoir demander de toi attendre ! Pourquoi toi faire ça ? »
« Parce qu’on n’a pas l’temps d’tortiller du cul pour chier droit ma p’tite » lui répond-t-il en l’agrippant de son bras valide, pendant que sa coéquipière fait de même et cherche à sortir la jeune femme de l’habitacle.
Elle se débat, cherche à résister, mais elle ne fait pas le poids. Dès qu’elle est sur ses jambes, Kurtis la pousse à s’éloigner du véhicule en proie aux flammes. L’odeur est infecte, abrutissante et la fumée noire lui pique els yeux malgré la distance qu’il a mis entre lui et l’engin. Pas suffisamment cependant pour ne pas être soufflé par la force de l’explosion qui fait exploser quelques vitres de voiture aux alentours et renforce la panique générale.  
Kurtis se redresse tant bien que mal, maudissant la terre entière et essayant de reprendre son souffle. La chute qu’il vient de faire a vidé tout l’air de ses poumons et la remplir avec de l’air vicié par l’essence et la fumée lui arrache une douloureuse quinte de toux. Titubant maladroitement, déséquilibré par son bras en écharpe et sa jambe gauche toujours un peu douloureuse, il s’éloigne de la carcasse fumante. Qui a au moins l’avantage d’éclairer un peu le lieu de l’accident… Sauf que les flammes génèrent des ombres menaçantes sur tous les visages alentours et qu’en fin de compte, il préférait la semi obscurité de la soirée…
Soucieux de savoir si ses efforts ont payés et si Jezabel s’en est sorti, il observe les alentours pour la repérer. Elle lui passe devant sans même sembler le voir (à moins qu’elle s’en branle) et va rejoindre son petit ami. Il est avec l’indienne qui l’a délivré de sa propre voiture. Mais aucune trace de Josef. Alors il continue de faire voyager son regard sur le décor sordide. Il aperçoit une bécane un peu plus loin, des gens paniqués qui court pour fuir la zone la plus sinistrée et finit par le repérer...étendu sur le sol, parfaitement immobile.
Cette fois, le choc qui vide tout l’air de ses poumons et le fait blêmir n’est pas physique. Voir ce type qu’il connaît par terre lui met un sacré coup. Il reste figé un moment. En fait, ce sont les cris de l’indienne qui a finit par s’approcher de lui qui l’aide à s’arracher à son état léthargique. Chassant toutes les horribles pensées qui lui trottent dans la tête, il court à sa rencontre. Sauf qu’une fois sur place, il ne sait absolument pas quoi faire. Josef a l’air mort. Son visage est barbouillé de suie, de sang et ses paupières sont closes. Mais il peut pas dire à la fille : Le touchez pas, il est mort, ça sert à rien. Alors il ne dit rien et ne fait rien. Il attend que quelqu’un d’autre approche. Et quand c’est le cas, il l’attrape par le bras et d’une voix blanche, fait part d’une idée qui vient de lui traverser l’esprit : I’m’faut cette bécane là-bas. Ma mère habite à même pas dix minutes de là. C’est une ancienne infirmière militaire et elle a du matos. Ma sœur a perdu sa jambe et moi j’ai dû y aller quand j’ai eu mon accident… C’est pas à vous la bécane ? Faut que j’prenne cette bécane et qu’j’la ramène…  
Ne reste plus qu’à trouver les clés. Et à se débarrasser de son attèle qui va le gêner. Ce qu’il commence à faire, dans des gestes agacés et frénétiques qui ne l’aide pas tellement.

 
Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageMar 6 Sep - 22:12





Intrigue
IN AND OUT

Le souffle de l’explosion est intense et Daya vient s’agripper à Gabriel avant qu’ils ne soient tout deux projetés en arrière. Des débris volent de part et d’autre du véhicule et les flammes crépitent violemment devant leurs yeux, quant au son qu’elles font, elle ne sait plus très bien, un léger sifflement perturbe son environnement, rendant son équilibre un peu bancal et vraiment peu assuré. Ainsi lorsque la jeune Salvadorienne qui quelques minutes plus tôt était encore prisonnière de son véhicule s’approche d’eux brusquement, enfin lui semble-t-il, elle parle, tout du moins ses lèvres bougent, mais Daya est tout bonnement incapable de comprendre jusqu'à ce qui se passe, comme si son cerveau ne laissait place à une quelconque réflexion, tout lui semble un peu tournoyé autour d’elle et son regard hagard balaye encore et encore les lieux d’une façon automatique et dénuée de sens. Elle cherche les gens avec qui elle était, Kurtis, Pénélope, Benjamin…Josef… Josef était de son côté du véhicule, pourquoi est-ce qu’il n’est pas là avec eux ? Elle le cherche du regard, mais la fumée et la lueur aveuglante des flammes ne l’aident pas vraiment à être efficaces.

Puis des cris retentissent…

Elle les entend bien, pas distinctement parce que le sifflement qu’il lui vrille les oreilles, est toujours présent, mais ils sont tellement perçants qu’elle ne peut pas vraiment les ignorer, les yeux de Jezabel s’agrandissent et elle se tourne par réflexe, cherchant à comprendre ce qui se passe sans doute, Daya suit son regard et de loin, elle distingue un corps allongé sur le sol et son sang ne fait qu’un tour. Des bouffées de chaleur semblent soudainement remontées jusque dans sa nuque, peut-être est-ce dû à l’ardeur de feu qui se reflètent devant eux, elle ne se sent pas bien et un vent de panique semble prendre possession d’elle, elle se dirige rapidement vers la personne étendue, ses jambes ne suivant pas particulièrement la trajectoire qu’elle leur impose, priant intérieurement pour ne pas qu’il s’agisse de son ex petit-ami. Cependant et bien rapidement, elle se rend compte impuissante qu’elle assiste très justement à ce qu’elle craignait le plus, son souffle se coupe et elle s’arrête, se fige sur place, une main devant sa bouche comme pour étouffer un cri qui reste prisonnier de sa cage thoracique dans un élan douloureux.

Puis un crépitement, la sort de sa torpeur et lui fait prendre conscience de son immobilité tandis que la foule s’agite, se fait entendre. Elle termine son chemin jusqu'à Josef et s’agenouille près de lui et de son silence interminable, des sanglots remontent dans ses yeux, tandis que la peur semble prendre possession de sa raison, elle le retourne et son visage ensanglanté reste éteint, il est lourd et rigide et elle a beau l’appelée, essayé de le réveiller rien n’y fait. « Josef !!! » Elle le secoue et hurle son nom de plus en plus fort, le secouant de plus en plus fort, mais rien, pas un cillement. « Réveille-toi !! » Mais il ne dort pas, elle refuse complètement l’idée qu’il puisse être mort, qu’il ne va pas juste ouvrir les yeux. Une ombre attire son attention du coin de l’œil, au travers des larmes qui baignent son visage, Kurtis se tient droit, à côté d’elle, arrivé d’elle ne sait ou et il reste là, immobile et silencieux. « Aide-moi. Il se réveille pas, faut que tu m’aides. » Ses supplications sont éploré et semblent se disperser sans amener de réactions. Elle reporte son regard sur Josef et continue d’essayer de le réveiller, pleurant de plus bel, elle ne contrôle plus vraiment ses réactions et est proche de la crise d’hystérie, si personne ne bougeait, elle allait s’assurer de ne pas leur laisser le choix, elle se leva donc et se tourna vers celui qu’elle avait percuté qui parlait avec un autre homme dont elle ignorait l’identité et qu’elle ignora tout court, se dirigeant vers celui qui l’intéressait, elle le bouscula avec colère, ses poings rencontrant son torse. « Fais quelque chose. » Puis elle se remit à pleurer, tandis que le groupe initial se reforme progressivement autour du pompier.

 



by SerialWords.






Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageVen 9 Sep - 0:56





Intrigue
IN AND OUT



La situation est difficile, vraiment, mais avec l'aide de tout le monde, les deux hispaniques sont sortis de leur propre voiture, mais le danger est bien là, bien réel, puisqu'une odeur d'essence se fait de plus en plus sentir. Cela n'est pas bon signe, en tout cas, mais je m'efforce de faire de mon mieux pour que les blessés soient en sécurité. Je vois Benjamin revenir avec un extincteur mais ça ne sera certainement pas suffisant. Josef lui dit de s'éloigner alors que lui aussi devrait le faire. Il n'aurait pas du rester ici dans cette position là pour tenter de sauver un peu trop de tôle froissée. C'est alors que la détonation intervient alors que nous nous étions tous éloignés de là. Le pompier est projeté comme une poupée de chiffon dans les airs et se retrouve sur une autre voiture. Et merde, j'aurais du rester avec lui, j'aurais simplement du lui dire que la situation était trop instable pour qu'il reste là, mais j'étais auprès des blessés, pas auprès de mon collègue de travail même si dans la situation nous n'étions pas en train de véritablement travailler. Mais nous sommes pompiers en permanence pas seulement durant nos astreintes. Il est projeté loin, à plusieurs mètres. Je crois qu'il va avoir du mal à s'en remettre. Daya, c'est ça ? Une ex de Benjamin si je ne me trompe pas semble dévastée à l'idée de voir Josef là, sur le sol sans vie. Mais il n'est pas mort, pas encore du moins même si sa respiration est très faible. Je perçois un pouls ralenti mais encore présent, le sang pulse au ralenti dans ces veines.

" Il faut lui procurer des soins le plus vite possible. Son pouls est encore présent, il est faible, mais il est encore là. Benjamin, aide ce monsieur à démarrer cette moto qu'il puisse nous procurer ce qu'il faut pour sauver Josef. Il faut faire vite, dépêchez-vous ! "

Cela me fait mal de voir mon collègue dans cette position là, ça aurait pu être moi si j'avais vu Benjamin revenir avec l'extincteur. Mais non, j'étais avec les blessés et du coup, je ne l'avais pas vu, étrangement d'ailleurs. Mais il n'était plus possible de revenir en arrière à présent. Le mal était fait.



 




by SerialWords.






Revenir en haut Aller en bas
avatar
Mayor Bloomberg
JONQUILLE

❖ MESSAGES : 2392


MessageMar 20 Sep - 22:43





Intrigue
IN AND OUT




La solidarité est quelque chose de précieux dans ce monde et c'est ainsi que les personnes les moins touchées par l'explosion décidèrent d'emmener les plus touchés vers l'hôpital en espérant y trouver le secours nécessaires bien qu'il ait évident qu'ils n seraient pas les seuls à avoir cette idée.

Nous vous invitons à rejoindre le sujet de l'hôpital Ici


 




by SerialWords.






Revenir en haut Aller en bas
❝Contenu sponsorisé❞


Message

Revenir en haut Aller en bas
Intrigue #8 : In and out
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Résumé de l'intrigue
» INTRIGUE #1 ☠ halloween party
» ♣ intrigue oo5.
» "Une femme d'esprit est un diable en intrigue." [Eléonore - Emmanuelle]
» Intrigue 3 - Carnaval de Broadway [terminée]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Blood of Heroes :: The beginning of the end :: EVERYTHING YOU NEED :: Intrigues :: IN & OUT-
Sauter vers: