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INTRIGUE #7 ~ Bunny VS Lycra
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Matthew Odair
MUGUET

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MessageMar 3 Mai - 14:29

S’aligner en rang d’oignon. Mettre ces foutues tenues, est-ce qu’ils étaient sérieux ?! Visiblement oui si sérieux qu’étrangement ils n’apprécièrent pas sa remarque et il se prit un coup de dans la tronche. Douloureux, mais certainement moins dur que l’envie lui prenait de sauter au cou de son « agresseur » pour le frapper. Mais fort heureusement il arriva à s’abstenir, à garder un peu de self-control, peut-être aussi qu’il y avait une grande part de lâcheté là-dedans : il ne tenait pas spécialement à se faire tirer dessus… comme un lapin.  Contrairement à ce qu’il pouvait entendre autour de lui il n’avait rien de bien précieux, rien qu’il aurait voulu absolument garder sur lui : comme Daniel, ou Lyla par exemple. Néanmoins s’il avait mis tous ses effets personnels dans la poche, il rechignait un peu plus à se dessaper pour mettre cet affreux déguisement.  Ça allait mal tourner, s’ils foutaient tous ça cela finirait mal c’était sûr et certain. Matthew n’eut pas le temps de réfléchir un peu plus à la question que son attention se focalisa sur Taylor. Elle n’était qu’à  deux ou trois mètres de lui. Il aurait voulu pouvoir l’aider et ne pas rester là à regarder cette pitoyable scène. Le souci c’est qu’énerver les braqueurs plus en s’interposant n’était pas forcément une bonne chose pour la jeune femme et pour les autres otages. Ne rien faire n’était pas non plus acceptable. Il ne pouvait pas la laisser souffrir. Il ne devait pas, mais il n’y avait pas de situation miracle. S’ils tiraient sur elle ou sur un autre otage parce qu’il bougeait, cela empirerait. Se taire ? Jouer au con ? Il ne devait rien faire de tout cela. Il ne devait pas non plus se montrer sarcastique. Mais qu’est-ce qui pourrait être bien pris ou mal pris ? Une fois qu’on aura tous enfilé « ça » vous attendez quoi de nous exactement ? La réponse semblait plutôt logique, mais il n’avait aucune autre idée. Le plan de ces types semblaient plutôt bien ficelé de prime abord. Tout en parlant il avait commencé à se « changer ».  Il jeta un nouveau regard vers Taylor. Elle avait peut-être besoin de soins mais s’il le disait de cette manière un nouveau coup pleuvrait certainement… D’un autre côté s’il sortait qu’elle était diabétique, ou hémophile ou autre il ne serait pas crédible.  

Il bouillonnait, certainement un peu trop car très vite ses bonnes résolutions de se taire s’envolèrent. Toucher à Taylor équivalait toucher à sa sœur. Foutez-lui la paix, elle a besoin de calme et de soin.  Il se mordit violemment la langue pour ne pas ajouter quelques sarcasmes et ce qu’il pensait d’eux, à la place, il s’approcha rapidement de son amie, en deux ou trois pas, lui soufflant doucement en la prenant dans les bras Ca va aller ne t’inquiète pas. Il n’en était franchement pas certain, absolument pas. Et maintenant qu’il était en train de se calmer, il venait presque à regretter de l’avoir rejoint. Qui sait ce que cela allait provoquer ? Du moment que c'était sur lui ce n'était pas bien grave, de toute manière il n'avait plus grand chose à perdre.

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Florence Fleury-Arnaud
MUGUET

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MessageJeu 5 Mai - 0:23





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BUNNIES VS LYCRA



Et si j'étais le cheveu sur la soupe ? Et si je faisais la grosse commission dans les toilettes de la banque ? Non, parce que j'attends que mon conseiller daigne bien me recevoir, mais là, ça commence à devenir pressant, un peu trop même, c'est atroce. Oui, la banque est fraîchement ouverte, mais je n'ai pas pris mes précautions juste avant alors voilà. Je sais, c'est moche, terriblement moche d'agir de la sorte, ce n'est pas sexy du tout pour une une jeune femme d'agir ainsi, mais je ne peux pas m'en empêcher. Alors, je me détache de la fil devant moi et je me rends aux toilettes, bien au fond pour que personne ne puisse me surprendre. Et je fais ma besogne. Je ne vais pas rentrer dans le détail, vous avez compris. C'est alors que je sors des toilettes que je constate le chaos qui règne dans la banque. Mais qu'est ce que c'est que ce bordel ? Des lapins crétins sont en train de faire un braquage, enfin, ce ne sont pas des lapins crétins, ce n'est pas la même tête mais voilà, ce sont des têtes de lapins alors que nous sommes à Pâques, qu'est ce que c'est original, n'est ce pas ? Du coup, je fais quoi moi ? Je sais, personne n'a du encore me voir, alors je vais appeler la police et leur dire que je suis à l'intérieur, planquée dans les toilettes. C'est une bonne idée, ça, n'est ce pas ? Ouais, je pense que c'est carrément une bonne idée. Alors je prends mon téléphone, et je compose le numéro alors que je suis dans les toilettes. J'espère juste que personne ne m'a vu. Je ne sais même pas qui est coincé ici. J’appellerais bien Lyla pour lui dire que je suis en train d'assister à un braquage. Ce n'est pas le premier en plus, c'est ça le pire, et ça me ferait presque rire de lui dire que c'est drôle. C'est alors que je la vois dans les otages. Merde, son mariage c'est ce weekend, vous abusez les lapins crétins !


 




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    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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Luciano Gambino
ADMIN COUP DE BOULEUR

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La cruauté est essentielle si l’on veut conserver le pouvoir. Sans elle, on apparaît faible et les adversaires en profitent. Comme les chiens : celui qui aboie le plus fort devient le chef de meute. [Saviano]

MessageJeu 5 Mai - 20:40





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BUNNIES VS LYCRA



Leur masque de lapins maudits était flippant pour le commun des mortels. Moi, je trouvais l’idée simplement intéressante. Je ne reproduirais pas, mais parfaitement détendu, je reconnaissais à ces braqueurs une certaine créativité presque louable. La seule chose qui me dérangeait, finalement, c’était de savoir que les filles étaient au même endroit et donc, dans cette merde qui leur attirerait forcément des ennuis. Je le connaissais bien. Lyla et Cinzia, ensemble, sont carrément intenables. Elles se nourrissaient de leur penchant respectif et agaçant pour l’insubordination. Au premier éclat de voix, et sans même les voir, je sus qu’elles étaient en train de se foutre ans la merde. Il ne restait plus qu’à espérer qu’il se fatigue aussi vite que Mani et moi. Ils les baillonneraient et ça vaudrait mieux pour tout le monde. « Ouvrir un compte pour ta sœur. Et putain, évidemment que c’est elles qui ont provoqué tout ça. Evidemment. Tu sais que j’ai fait mettre le double de supports, renforcés en plus, pour être certains que la tente ou l’autel ne nous tombe pas sur la gueule ce week-end ? Tu vois à quoi je suis réduit ? » commentais-je à voix basse en les cherchant du regard. Je n’eus pas le temps de les apercevoir que déjà on nous ordonnait de nous aligner. J’obéis, sans discuter, me déshabillant à la suite de Manuel tandis qu’un des lapins s’échappaient à la vue de ses tatouages. « Putain, mais tu es trop con. Si tu veux te déguiser, l’ami, j’ai un costume Cesar et de Cléopâtre. En mode terrifiant, j’ai Alice et le chapelier fou, mais il est chiant à enlever. » ricanais-je en me désapant à mon tour. « Et, arrête, ce type ou cette femme, je ne sais pas encore, est une mine d’informations. Le mieux, c’est que j’ai besoin de rien faire pour qu’il balance sur tout le monde. J’ai même rien à promettre. Alors, je t’avoue, qu’il me fait ggrave flipper. Je m’attends toujours à ce qu’ils me violent dans un coin. J’ai même arrêté de picoler… c’est pour te dire. J’ai bien essayé de le dégager à coup de chevrotine, mais Lyla a l’air de l’apprécier. Oui oui, tu as bien entendu. Elle l’apprécie…. Tiens, on dirait que je te fais de la concurrence. » L’autre gars suivit le premier lapin de près. Il le coursait. Il n’était pas aussi stupide qu’ils en avaient l’air finalement. Un braquage pour l’exemple, tout le monde s’en fichait. Mais, s’ils se tenaient à carreau face à ce qu’ils n’auraient jamais dû apercevoir me concernant – bien que je l’affichai fièrement, les bras en l’air et tournant sur moi-même comme si j’étais le modèle d’un photographe renommé. Je revins sur ma position dès qu’ils embarquèrent Lyla et Cinzia, même si elles étaient responsables de leur sort finalement et même si je n’en étais pas vraiment surpris. Demander à Cinzia et à Lyla de se séparer de leur bague était d’une stupidité sans nom. Attendre en plus de la première qu’elle se désape, c’était ridicule. Certes, si j’avais été à proximité, je lui aurais conseillé d’obéir sans discuter.  « Et voila, les emmerdes commencent. Elles me cassent les couilles. J’arrivais à m’amuser sans avoir envie d’être là. Il faut qu’elles compliquent tout. J’étais tellement bien ces derniers temps, tellement heureux qu’elles se voient moins. Ma vie était tellement plus facile. »


 




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“Vos parents vous ont souvent dit de ne pas jouer avec moi. Je suis la contradiction. Je suis le feu de sang-froid. Toujours avec le sourire, toujours avec les brûlures, tous les jours à quelques centimètres de la rupture. Petit sauvage est né dans la jungle de béton. Il y a les rêves que l'on fait. Il y a les rêves qui nous font. ”

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Cinzia Herrera
ADMINE INTREPIDE ET SANS CLE

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MessageJeu 5 Mai - 21:49





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BUNNIES VS LYCRA



Me déshabiller ? moi ? Devant un parterre d’inconnus ? La bonne blague. C’était tout bonnement la meilleure de l’année et j’en ris. J’en ris à plein poumon et à gorge déployée. « Lyla, ils sont pas sérieux, pas vrai ? » lui lançais-je en tentant de contenir le fou rire qui me gagnait. Il l’était. Elle était d’ailleurs en train d’ôter ses fringues une par une. Moi, c’était tout bonnement au-dessus de mes forces. Il m’avait fallu un temps presque infini pour permettre à Mani de voir mes jambes nues et, par la suite, de m’exhiber en sous-vêtements dans son appartement pour des raisons que je fus la seule à comprendre. Il n’était dès lors pas question que j’obéisse. Qu’il cogne si ça les chante, je passerai le costume par-dessus mes fringues, que ça leur plaise ou non. C’était à prendre ou à laisser. Les cris de mes compagnons de galère les plus protestataires ne m’inquiétaient pas le moins du monde, d’autant que j’étais convaincue qu’en soufflant un vent de rébellion sur l’assemblée, je permettais à Talia d’utiliser ce temps pour rassurer mon filleul. Que mon comportement l’angoisserait peut-être ne me traversa même pas l’esprit. Je ne pouvais que rire, comme ce soir où l’on nous arrêta dans une voiture au préalable volée par mon futur mari, à la différence que je n’étais pas nerveuse, j’étais sciée par l’audace de ces enfoirés qui exigeaient nos bijoux les plus précieux. Il faudrait me couper le doigt pour récupérer ce qui n’appartenait qu’à moi, et pas à cause de sa valeur pécuniaire, mais pour le symbole qu’il représentait. « Je ne dis pas ça parce que c’est mon amie ou par solidarité féminine, mais si j’étais vous, je la prendrais au sérieux. Et, je vous assure, je vous dis ça en toute sympathie. Je me dis que vous avez une sacrée paire de couilles pour faire ce que vous faites et que par conséquent, vous repérez le danger de loin. En général, je me fais une idée plutôt juste sur les gens… c’est mieux quand je vois leur yeux, mais bon, je me contenterai du peu que vous avez à offrir. En conclusion, je le répète, laissez-moi mes fringues, oubliez nos bagues et passez au suivant. Comme ça, les vaches seront bien gardées et vous continuerez à respirer ce soir. » remarquais-je en manquant sans doute de sérieux alors qu’un de ces types fit mine de poser les mains sur moi pour m’obliger à obéir. « Hop hop hop, si j’étais toi, je ne ferais pas ça, parce que… » Je n’eus pas le temps de finir ma phrase que j’écopai d’une gifle qui aurait manqué de me faire perdre l’équilibre si je ne l’avais pas vue venir. Au lieu de ça, je me remis à rire de plus belle, le regrettant quand ils nous embarquèrent en nous tirant par les cheveux. Que dis-je, en nous traînant. Mes mains accrochées au poignet de mon assaillant, je refusais de bouger. S’il n’avait pas eu plus de force que moi, jamais je ne l’aurais suivi dans un bureau impersonnel et à l’écart du monde. « Ne lâche pas. Je te jure, il vaut mieux pas que tu me lâches, parce que je te jure que je vais te faire regretter d’avoir posé les yeux et les mains sur moi. » Comme si hurler les empêcheraient de nous balancer l’une après l’autre sur le carrelage froid pour ensuite braquer leurs armes d’assaut vers nous. « Voilà. Et on fait quoi maintenant ? Vous êtes tellement débiles. Vous êtes en train d'ouvrir les hostilités envers un monde qui vous dépasse complètement ? Vous n’aurez qu’à vous en prendre qu’à vous-même quand ça partira en couilles. On pourra pas dire qu’on vous avait pas prévenues. Hein, Lyla ? »  


 




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Avere nel cuore, une voglia d'amare. Avere nella gola una voglia, di gridare. E chiudersi dentro. Prigionieri di un mondo che ci lascia soltanto sognare, solo sognare. Se non ci fossi tu io me ne andrei.
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Mayor Bloomberg
JONQUILLE

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MessageJeu 5 Mai - 21:55





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BUNNIES VS LYCRA



La tension est montée d’un cran à l’intérieur de la banque. La faute des braqueurs ? Forcément, mais c’est surtout l’attitude rebelle des otages qui envenime la situation et risque de provoquer un bain de sang. C’est Daniel Mills qui sert finalement d’exemple. Il écope d'une balle dans l'épaule. Les cris fusent mais sont vite noyés par une nouvelle salve tirée en l’air. « LA PROCHAINE PART DANS LA TÊTE DU MÔME FAITES CE QU’ON VOUS DIT ET IL NE VOUS SERA FAIT AUCUN MAL. RÉSISTEZ ET LE PETIT ET SA MÈRE SONT LES PREMIERS À MORFLER.» hurle-t-il en essayant d’arracher Eliott des bras de Natalia. Un peu plus loin, deux lapins sont en pleine conversation. L’appartenance à la MS13 de l’un de leurs otages et celle présumée à une plus vieille entité italienne pour un autre n’a pas échappée aux hommes qui craignent des représailles. On propose à Manuel et Luciano de passer dans l’un des bureaux pour négocier à l’abri des regards des autres détenus.  Lyla et Cinzia s’y trouvent déjà, la sœur de Lucky acculée dans un coin, une arme braquée sur la tempe pendant que son camarade maintient Lyla contre un bureau. Il l’y plaque de tout son poids, un couteau sous sa gorge, pendant que sa main libre se balade sur son corps. Quant à Alicja Zeleski, à l'extérieur, elle est aveugle. Les caméras de sécurités viennent d’être déconnectées. Elle nage dans la panade.


Les règles

    • Pas de tour par tour.• Veiller à rester cohérent face à la situation !• Faites également attention à bien prendre en compte les actions des autres (ainsi que les paroles bien entendu) et de jouer le jeu.• Amusez-vous.

 




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MessageJeu 5 Mai - 22:21

Bunny VS Lycra
Karma's a bitch


Je ne céderai pas. Je refuse de céder. Je refuse de donner la médaille de mon fils alors que c'est le dernier objet qu'il me reste de lui. Jamais de la vie je ne lui donnerai, jamais. Plutôt crever. Je sais que je prends le risque. Je sais que je prends ce risque là, de me faire trouer la peau mais je suis prêt. Je n'ai pas peur. Il peut me tuer, je suis prêt. Pas que je sois suicidaire mais la mort ne me fait pas peur sans doute parce que j'ai beaucoup flirté avec elle et qu'elle fait partie de moi. Sans doute parce qu'en cet instant, je suis aussi quelque peu égoïste car je ne pense qu'à mon fils et à absolument rien d'autre. Il pointe son arme vers moi et je lève le menton en signe de défiance : qu'il tire. Qu'il le fasse. Qu'on en finisse. Je vois son doigt bouger et je ne ferme pas les yeux : la mort, je la regarde en face. Le coup de feu part, le bruit me vrille les oreilles et l'impact me projette contre le mur derrière moi. Au-delà du bourdonnement dans mes oreilles, je m'entends hurler alors que je me retrouve finalement assis au sol, les jambes coupées sous l'effet de la douleur parce que bordel, ça fait un mal de chien : l'enfoiré m'a tiré dans l'épaule. Alors que je suis le cul au sol et sonné tant par le bruit du coup de feu que par la douleur, j'abaisse mon visage pour observer mon épaule. Je suis à présent capable de contenir mon cri de douleur qui se transforme en un gémissement entre mes dents presque silencieux, gémissement qui s'intensifie lorsque ma main vient toucher l'épaule pour observer les dégâts : je suis secouriste mais bon, évaluer sa propre blessure ça n'a rien d'une partie de plaisir. Je le fais cependant. Je le fais.

La balle est ressortie.

C'est plutôt une bonne nouvelle mais ce n'est pas un petit calibre que le connard a utilisé et la plaie... Vous connaissez la chanson : l'impact d'entrée de la balle est plus petit que l'impact de sortie et ça pisse le sang, c'est rien de le dire. Je tente de bouger mes doigts et j'y parviens, ce qui me rassure. Cependant, je n'ai plus mes fringues, je n'ai donc plus de quoi me faire rapidement un garrot de fortune, je n'ai que ma main. Ma main... Quand je viens la plaquer sur l'impact de sortie de la balle, j'étouffe un nouveau cri de douleur. Je suis du genre dur au mal mais bordel de merde, c'est insupportable. Mes doigts ne stoppent que trop peu l'hémorragie et je suis conscient que si tout ceci dure trop longtemps... J'ai du mal à entrevoir autre chose que ma douleur. Vraiment du mal. Je secoue doucement la tête pour essayer de me remettre les idées en place mais ça ne fonctionne que trop peu. J'aperçois les braqueurs s'agiter du côté de Natalia, Taylor et Eliott.

« Non... » je souffle tout bas mais alors que je tente d'esquisser un geste pour me redresser, la plaie se remet à saigner davantage alors je presse. Je presse fort. Avec une épaule en moins, je ne risque pas de pouvoir faire grand chose. Remarquez, avec les deux épaules non plus je ne pouvais pas faire grand chose... Il faut pourtant que quelqu'un fasse quelque chose... Où sont Manuel et Luciano ? Mais pas qu'eux... Où sont les flics bordel ? Où sont-ils ? Pourquoi ne font-ils rien ?



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Florence Fleury-Arnaud
MUGUET

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MessageJeu 5 Mai - 22:33





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BUNNIES VS LYCRA



Bon, qu'est ce que je fais moi, putain ? C'est pas possible de se fourrer dans des situations comme ça à quelques jours d'un mariage quoi. C'est carrément abusé je trouve mais je n'y suis pour rien, c'est ce que je me dis. Oui, ce n'est pas ma faute, et encore, mon caca m'a sauvé les fesses, c'est le cas de le dire, sinon, je serais sans doute avec les autres otages là. Mais pour le moment, je suis un lien vers l'extérieur, j'ai la police au bout du fil, enfin. Je vais pouvoir être leurs yeux et leurs oreilles mais cachée là où je suis, je ne vois pas tout, je ne sais combien il y a d'otages exactement, je ne sais pas si je dois me compter dedans puisque pour le moment, personne ne m'a vu et que je parle à voix basse au téléphone. Je suis discrète, le plus possible, et même si c'est moi, je peux l'être comme il faut quand même, Je suis pas un agent secret, mais j'ai cru reconnaitre Katharina là-bas, non ? C'est bien une agent du FBI ? Oui, il me semble mais il y a aussi Herrera, et Lucky. Je ne sais pas ce qui se passe, mais visiblement, les braqueurs ont reconnus en eux des personnes bien placées, et potentiellement très dangereuses pour eux. Je ne connais pas tout mais je sais qu'ils sont mauvais, même si je n'ai rien à redire là dessus puisque Luciano va se marier avec Lyla qui est ma meilleure amie. Bon, je leur dis que je suis dans les toilettes de la banque donc, et que pour le moment personne ne m'a vu. Je viens de leur signaler que quatre otages ont été emmené dans un bureau avec des lapins crétins, et ce n'est autres que les deux couples de gangster, enfin, surtout les hommes parce que les femmes sont plus que charmantes. Je sens que la tension montre crescendo. Mais on va s'en sortir, après tout, si ce n'était pas le cas, je ne serais plus de ce monde. Puis, c'est alors qu'il y en a un qui se prends une balle dans l'épaule c'est carrément la merde, et je ne parle de ce que j'ai fait il y a quelques minutes. Je ne sais pas comment ça va se passer, mais je n'ai pas envie de sortir des toilettes. Je suis bien ici finalement, non ?
 




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    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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MessageVen 6 Mai - 12:25





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BUNNIES VS LYCRA



- Foutez-lui la paix, elle a besoin de calme et de soin.

Sa voix est déformée par ma propre douleur, par toutes ces cloches qui tintent au creux de mes tempes mais je la reconnais. Cette intonation et cette rage qui me touche en plein cœur et qui, en d’autres circonstances, auraient pu m’apaiser.
Je ferme les yeux avec force, un goût amer et dégueulasse dans la bouche après avoir rendu une partie de mon petit déjeuner sur le sol brillant de la banque. J’ai la furieuse envie de me faire assommer, que l’on me fasse perdre connaissance pour ne plus ressentir cette agression perpétuelle et cette insoutenable douleur qui me donne l’impression que mon cerveau passe au mixeur.

Je me sens légèrement soulevé, essayant de reprendre une peu consistance en m’appuyant sur mes jambes mais ça n’est pas la position debout que je retrouve, mais assise, contre quelqu’un, contre un torse.

- Ca va aller ne t’inquiète pas.
- J'vais crever Matt'.

Matthew est là, sous mes doigts et ça fait un bail que je ne retiens plus mes larmes. Il ne devrait pas être là, même si j’ai foutrement envie qu’il reste, il ne devrait pas. Parce que ça va nous attirer des emmerdes. A moi, à lui. Surtout à lui alors qu’il s’est déjà prit un coup de crosse dans la gueule.
D’ailleurs, on en parle des droites que je me suis prise dans les pommettes et dans la tempe ? Parce qu’encore maintenant, j’ai envie de me fracasser la gueule contre un mur.

Je perds toute notion de temps et d’espace, gardant presque perpétuellement les yeux fermés pour m’éviter l’agression lumineuse en plus de celle du bruit. La seule chose que je sens c’est que Matthew est tiré en arrière, sûrement pour se foutre dans le rang des hommes. Pour quoi déjà ? Ah oui. Les déguisements. Celui que je dois enfiler comme tout le monde, tout comme je dois me débarrasser de mes bijoux. A part ma montre, c’est tout ce que j’ai.
Le problème maintenant est que des éclats de voix se répercutent sur chaque mur de la banque, bien plus fort que tout à l’heure. Tout le monde proteste, s’énerve, se rebelle. A quel moment est-ce que nous voyons ça dans la réalité alors que nous sommes tous tenu en joue par des malades mentaux armés jusqu’aux dents ? Que l’on risque tous de se prendre une balle en pleine tête ? Moi qui croyait que ce vent de rébellion n’existait que dans les films, que dans la réalité l’être humain essayait au maximum de conserver ses chances de survie en fermant sa gueule et en suivant les ordres, le temps que les forces de police interviennent ou alors le temps de trouver une ouverture, une chance de pouvoir s’en sortir sans dommage.
Au lieu de ça, ils hurlent tous. Se débattent tous. Clame le fait qu’ils les emmerdent, leur chie presque à la gueule.
Et moi j’suis là, à genoux, mains sur le sol, avec la ferme intention de me fracasser le front contre la surface dure pour perdre connaissance, m’évanouir le temps que tout cela s’arrête ou que je crève. La douleur est arrivée à un point culminant, celle où ma raison est aussi vivante qu’un raisin sec.

On me bouscule de l’épaule, j’ouvre à peine les yeux la vérité est que je n’entends quasiment plus rien qu’un sifflement strident…

… Jusqu’au coup de feu qui me fou une décharge électrique droit dans le cœur et le cerveau. J’ouvre mes yeux rougis et brûlant, l’angoisse prenant le pas sur ma douleur l’espace d’une seconde et je mets un temps fou à chercher le corps. Et si c’était Natalia ? Si c’était Matthew ?


- LA PROCHAINE PART DANS LA TÊTE DU MÔME FAITES CE QU’ON VOUS DIT ET IL NE VOUS SERA FAIT AUCUN MAL. RÉSISTEZ ET LE PETIT ET SA MÈRE SONT LES PREMIERS À MORFLER.

Je me crispe, pose mon front sur le sol, les deux mains sur les oreilles.
Première chose : L’angoisse violente et nauséeuse qui me saisit l’estomac. Ils menacent le gosse. Ces enculés menacent Eliott et Natalia.
Deuxième chose : La douleur qui va crescendo et qui risque soit de me rendre complètement folle, soit complètement sourde. Ou les deux. A choisir, j’aimerai ne plus rien entendre et que l’on me crève les tympans.
Troisième chose : Le risque je représente. Si tout le monde continue d’hurler, je suis foutue. Je ne pourrais pas me retenir une éternité sans hurler, sans gueuler, sans m’agiter de douleur. Et si je fais ça, je fais prendre des risques à tout le monde dans cette banque et je crois que personne ne s’en rend réellement compte.


En boule, à genoux sur le sol, je tourne ma tête vers ma droite…

- Dan’ ?

S’en est trop. Les sanglots me transpercent la gorge. Il est là, non loin de moi à pisser le sang par l’épaule. Est-ce que la balle est sortie ? Est-ce qu’elle a traversée un élément important du corps ? Non. Peut-être pas, pile dans l’épaule, au pire la balle lui à péter la clavicule.
Mes réflexes de médecin se bousculent au milieu de toute cette douleur sonore mais j’en perds bien vite toutes les notions quand les hurlements d’Eliott transpercent toute la pièce, suivit de près par les cris de Natalia.
Touchez pas au gosse. Touchez pas à la mère.
Touchez à personne.
Le corps tétanisé de souffrance, je m’enroule de mes bras. Ne pas hurler. Ne hurle pas. Ne vomis pas. Ne cours pas. Mais plus les cris s’amplifient, plus je sens mes nerfs se tendres, proche du point de rupture.
Garde le contrôle Taylor. Serre les dents.

Je ramène mon bras droit sous mon visage et n’hésite pas une seule seconde à le mordre violemment par dessus ma couche de vêtement pour étouffer un cri de douleur et de rage. Parce que si les hurlements se font aussi insupportables par leurs décibels, ils sont encore pires lorsqu’ils viennent de deux être chers. Même si je le voulais, je serais incapable de bouger.

 




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Manuel Herrera
ADMIN A LA MACHETTE MAIS EN DETENTE

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MessageVen 6 Mai - 13:13





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Il était à deux doigts de faire une remarque hautement spirituelle sur les raisons qui poussèrent Lucky à acheter des costumes pareils mais on embarquait les filles et autant dire qu’il n’avait plus du tout envie de rire. Quel était leur problème ? Elle avait proposé d’enfiler le costume par-dessus ses vêtements et une bague comme celle qu’il avait offert à Cinzia, ça ne se revendait pas sans mal, il ne comprenait pas pourquoi ils s’étaient acharnés sur elles. A vrai dire, il commençait à se demander si c’était vraiment la malchance habituelle des filles ou la connerie incommensurable des braqueurs. « Ils les emmènent où ? » cracha-t-il alors que sa colère grondait déjà dans le fond de sa voix. On les déplaçait tandis que Mani refermait sa chemise et remettait sa veste quand un coup de feu retentit, le faisant sursauter. Il ne jeta même pas un regard en arrière, il n’y avait que sa sœur à récupérer en plus des filles, les autres ne l’intéressaient pas, il ne pouvait et ne voulait rien faire pour eux. La scène qui se donne à voir dans ce bureau était ce qu’on pourrait appeler un très mauvais calcul. Les deux types qui tenaient prisonnières Lyla et Cinzia avaient pris un peu trop de libertés et celui qui venait de les mener jusqu’ici le savait, il les rappela à l’ordre mais trop tard, les filles avaient frappé et plutôt salement. Le type retira son masque en guise de bonne foi, sentant le malaise. « On ne veut pas de problèmes avec vous, y a un immeuble juste à côté, la porte est ouverte, vous pourrez y rentrer et sortir par celui-ci sans que personne ne vous pose la moindre question. Voici ma carte ! » Il tendit un bout de carton avec son nom et prénom ainsi que son adresse, il devait vraiment chier dans son froc pour orchestrer lui-même son propre assassinat. « Ma sœur est encore dans la grande salle, elle était avec les deux filles, là ! Accessoirement ma femme et la sienne ! » expliqua-t-il en désignant Luciano qui se trouvait à ses côtés. « On va récupérer tout le monde et puis on te passera un petit coup de fil pour ces deux-là ! Je suis sûr que tu comprendras ! » Il tapota doucement la joue du chef en carton et rejoignit Cinzia, non sans donner un coup de pied au type étendu au sol et lui marcher sur la gueule avec mépris. « Viens, princesita, on se tire de là ! » Il l’entoura de ses bras, embrassa sa tempe en lui murmurant des paroles rassurantes pour ressortir du bureau. On les mena devant une porte de service tandis qu’un autre était allé chercher Jez. Visiblement, tous leurs petits plans partaient en couille, pour le moment, il n’avait entendu aucun autre coup de feu dans la grande salle, néanmoins, si ça n’avait tenu qu’à lui, il aurait sans doute réglé ses comptes sur place mais il fallait palier au plus urgent. Sortir d’ici et consoler sa fiancée, le reste pouvait attendre une heure ou deux.



 




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mundo pequeño y es así

El policía tiene su fin, el ladrón roba para vivir.
Otro día en la semana, no puedo dormir
Mucho lo que consumí: bazuco y marihuana
Ofendido y señalado por la sociedad,
Criado y educado por la calle claro esta.
Ya ves, cual es mi camino,


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MessageVen 6 Mai - 15:31





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Cinzia fait preuve d’esprit ce qui en toute certitude n’était sans doute pas la façon la plus judicieuse de procéder, mais cela lui ressemblait bien. Il fut un temps ou Natalia aurait sans doute fait, elle aussi partie de ceux qui ne se laissent pas faire, elle avait été imprudente, impétueuse et rebelle, mais aujourd’hui, elle ne pouvait plus se le permettre surtout pas maintenant, surtout pas ici quand la vie de son fils était menacée. Alors que la marraine de son fils s’esclaffe et provoque leurs ravisseurs, Eliott se remet à pleurer de plus belle, des sanglots qu’il laisse difficilement échapper tant sa respiration démontre la peur et le stress qui envahit tout son corps, accroupis auprès de lui, vêtu de leurs costumes idiot, la jeune mère chuchote à l’oreille de son enfant, ne sachant honnêtement plus vraiment comment le calmer, la situation la dépasse un peu et elle donnerait cher pour juste sortir d’ici et ne plus jamais y refoutre les pieds. Les esprits continuent de s’échauffer et les cris et remontrances s’accentuent, les gens ne semblent pas vouloir, se laisser, faire et essaye de négocier, les uns entraînent les autres et un vent de rébellion s’instaure un peu trop vite, un peu trop facilement. Cinzia est la première à en payer le prix après s’être fait corriger, elle est entraînée à l’arrière et si Natalia avait envisager de s’interposer, un bruit la stoppe net dans son élan.

Un véritable coup de tonnerre retentit, rebondit entre les murs de leur prison, le silence se fait tandis qu’un corps s’écroule sur le sol, un corps qu’elle a vu se mouvoir encore quelques secondes auparavant, celui de l’homme qui avait tenté de rassurer Taylor. Le sang souille le sol immaculé de la banque et les regards inquiets commencent à se répandre. Un coup, deux coups, puis un autre, ils tirent sans sommation et la jeune femme se baisse pour protéger son fils des projectiles et de la folie de ces hommes, lorsque le silence se réinstaure, elle jette un œil alentour, personne d’autre ne semble blesser, ils n’ont fait que tirer en l’air. Le silence ne règne guère longtemps, son fils pleure si fort qu’il pourrait presque en vomir, son corps entier est soumis à des sursauts et alors qu’elle prend son visage entre ses mains, celui qui lui avait proféré des menaces à son encontre quelques minutes auparavant revient à la charge, mais cette fois-ci, il fait preuve de bien trop de zèle, cette fois-ci, il dépasse les limites…ne jamais se mettre entre une mère et son enfant….Jamais .

« LA PROCHAINE PART DANS LA TÊTE DU MÔME FAITES CE QU’ON VOUS DIT ET IL NE VOUS SERA FAIT AUCUN MAL. RÉSISTEZ ET LE PETIT ET SA MÈRE SONT LES PREMIERS À MORFLER.»

Menacer est une chose, mais lorsque l’homme tente d’attraper Eliott pour l’éloigner de Natalia, son sang ne fait qu’un tour. Elle pousse l’homme de toutes ses forces, hors de question qu’il ne pose ses sales pattes sur son gamin. « Tu le touches et je te tue. » Il se met à rire avant de lui assener une gifle gigantesque. « J’aimerais bien voir ca. » lui répond-il en agitant son arme devant elle, mais la rage et la colère l’aveugle complètement, elle n’a peur ni de ses mots, ni de l’arme qu’il tient entre ses mains, elle relève la tête, le regard furieux. De nouveau, il attrape le petit par le bras et elle, perd le contrôle. Sans sommation, elle décoche un coup-de-poing violent en plein visage, l’homme surpris par le choc lâche l’enfant et recul de quelques pas « J’AI DIT tu ne le touche PAS ! ». Finalement, elle pouvait remercier le club pour quelques petites choses, notamment le fait de savoir physiquement se défendre.

Sa victoire est de courte durée, l’homme plus en colère qu’autre chose, la braque de son arme avant de se rapprocher pour finalement lui asséner un violent coup de crosse en plein visage. Sonnée, la jeune femme s’écroule, mais l’adrénaline l’empêche de s’évanouir et d’un bras, elle attire son fils derrière elle, s’ils voulaient le prendre alors il allait falloir plus que quelques coups. « Va falloir trouver autre chose. Il reste avec moi »
 




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Lyla Gambino
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MessageVen 6 Mai - 15:40





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M’attraper par les cheveux et m’emmener à l’écart, comme si on allait me buter, tout ça parce que j’avais refusé de donner ma bague de fiançailles… Il fallait être sacrément cinglé. Je n’eus même pas le temps de dire à Jez qu’on allait revenir, qu’elle ne devait pas s’en faire que je me retrouvais dans un bureau, une arme pointée sur moi, incapable de me défaire de cet air renfrogné et de cette furieuse envie d’égorger ce fils de pute. Une voix, à peine audible, me disait que Luciano allait me tuer et allait me répéter que c’était comme ça chaque fois que je me retrouvais avec sa sœur, je me devais de trouver une bonne excuse rapidement et j’avais bien l’intention de le prendre comme exemple, lui et son super pote du Salvador, l’endroit où il avait abandonné son cerveau et son bon sens. J’eus un sourire en coin à cette idée et ce fut ce moment que choisis le lapin qui m’accompagnait pour me pousser. « Ne me touche pas, fils de pute ! » crachai-je me disant qu’il fallait que je la ferme, je ne voulais pas mourir avant mon mariage. « Ils ne savent pas ce qu’ils font, ça c’est clair ! » Je voulus lui dire de ne pas retirer ses fringues mais l’autre me frappa en plein visage et en profita pour me coller dos sur un bureau, ouvrant mon costume pour me tripoter alors que je me mis à trembler comme une feuille. Il m’était arrivé la même chose des semaines plus tôt et ça avait laissé un souvenir impérissable. Je m’étais juré de ne plus jamais laissé ça se produire. Jamais ! Sauf que Lucky m’avait obligée à virer toutes mes lames, je n’avais plus rien sur moi mais je ne comptais pas le laisser me faire ça la veille de mes noces. « On ouvre moins sa gueule maintenant, pas vrai ?! Je pourrais même t’obliger à me sucer si l’envie me prenait ! » La porte s’ouvrit, il détourna la tête, je mis la main sur un presse papier que je lui envoyai en pleine gueule et pour être sûre qu’il ne serait pas capable de se relever, je lui collai un autre coup avec. Il s’effondra et je refermai mon costume, des larmes roulant sur mes joues. Il était à terre et inconscient mais je le frappais encore avec ma semelle jusqu’à ce qu’on m’arrête. Je levai le nez, trouvant Lucky près de moi. « Il voulait me violer ! Tout ça parce que Cinzia et moi on n’a pas vo-… Cinzia ? » Je me tournai pour la voir. « Est-ce que ça va ? » Je m’accrochai à mon fiancé, enfouissant mon visage contre lui. « Je veux rentrer, s’il-te-plaît. Je suis désolée ! J’allais me taire, je te jure que j’allais me taire, jusqu’à ce qu’il me demande ma bague ! »



 




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Matthew Odair
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MessageVen 6 Mai - 22:20

Il le savait pourtant que se rapprocher de Taylor était une mauvaise idée mais il n’avait pas pu faire autrement. Il n’était pas réussi à rester à sa place. De toute manière tout le monde braillait, se rebeller, il n’avait fait que la même chose. Il n’avait voulu qu’aider son amie qu’il tenait à présent contre lui tentant de la rassurer comme il le pouvait… Mais il ne savait pas quoi dire. Ils allaient peut-être tous crevés comme des chiens d’ici quelques minutes. Lorsqu’elle lui  dit qu’elle allait crever il secoua un peu la tête :

Non, ne dis pas ça je te l’interdis. Qu’est-ce que je ferais sans toi ?

Il y avait eu assez de morts pour lui en un mois. Il ne voulait pas asssiter à un autre désastre. Alors il s’était juste tût. Il n’avait montré aucun autre signe de rebellion. Il cherchait un moyen  pour que le bruit soit moins insupportable pour elle mais il ne se trimballait pas avec des boules quies et il n’avait qu’un fin casque de mp3 dans son sac –qui était d’ailleurs trop loin-. Rien qui puisse l’aider. Il se sentait totalement inutile. Il garda alors juste son étreinte contre elle, un trop ourt instant avant de se faire de nouveau tirer en arrière brutalement pour qu’il revienne à sa place initiale. Il laissa faire le braqueur sans broncher sans même protester, ce n’était pas le moment.

Et soudain, il y avait eu un coup de  feu. Puis la menace, d’atres coups de feu. Tout de façon trop rapprochée. Il avait à peine eut le temps de se tourner pour voir qui était touché. Daniel. Son binôme… il aurait voulu aller le voir, regarder sa blessure mais la menace qui pesait sur Natalia et le gamin était trop grande. Ils ne plaisantaient plus. Ils devaient obéir. Puisqu’il ne pouvait pas parler, ni trop bouger, il fit un simple petit signe de la main à son collègue pour tenter de savoir si balle était ressortie ou pas. daniel avait l’air de perdre beaucoup de sang, beaucoup trop pour qu’il tienne longtemps. Et pendant qu’il était en plein dans son dilemme, il ne faisait pas vraiment attention à ce qui se passait autour, il était seulement focalisé sur Mills qui, vu l’endroit où il était touché ne pourrait pas faire un garrot, une trop forte compression seul. Il fallait que quelqu’un intervienne. Il fallait que a police dehors fasse son putain de boulot parce qu’ici ils étaient juste démunis.
Il s’était déjà fait rembarrer une fois en voulant faire sortir les gosses et les mères et s’était pris un coup. Recommencer une telle demande était stupide, il le savait pertinemment. Est-ce qu’ouvrir la bouche ne tuerait pas le gamin ? Il n’en savait rien. Alors il finit de se changer sagement, comme pour montrer sa bonne volonté avant de finalement lever les mains, pour montrer qu’il n’était ni armé, qu’il ne comptait pas faire de vague ou de conneries. C’est avec une voix neutre malgré le stress, la peur qu’il reprit donc la parole :

Est-ce que je peux aller soigner mon collègue s’il vous plait ? Il hésita sur la suite des mots à employer. Il avait le cœur qui battait à cent à l’heure. Il est secouriste,  s’il meurt des centaines de vie pourraient être impactées. La votre… Celle de votre famille, de vos amis. Il a sauvé des tas de personnes. Laissez-moi juste le soigner, un minimum qu’il tienne. Je l’aiderai à se changer ensuite. On fera tout ce que vous direz, mais vu la dose de sang qu’il perd il n’en a pas pour longtemps.

La diplomatie ? Toujours pas là… mais c’était toujours mieux que natalia qui avait frappé son agresseur et qui elle aussi aurait besoin de soin, tout comme Taylor. Mais elles y survivraient, pour sûr, pour l’instant il fallait faire au plus urgent, au plus vital et c’était à dire Mills.
Mais encore une fois il n’avait pas pu la fermer, c’était plus fort que lui, comme si son engueulade avec Cinzia ne lui avait rien appris. Encore une fois il n’avait pas assez réfléchi assez aux conséquences ou plutôt d’une mauvaise manière….

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MessageSam 7 Mai - 11:41




Tout allait très vite, trop même. Le coup qu’elle avait reçu l’avait mise au sol, tandis que les filles qu’elle ne connaissait que vaguement partait loin de la foule en panique. Tout en caressant sa joue, la jeune femme observa la jeune fille en pleine crise de panique. Du moins, c’est que Euphemia pensait. Toute cette histoire devenait de plus en plus ridicule et de plus en plus tendue. Au milieu des protestations, elle se redressa, sursautant lorsque le coup de feu fit écho dans la banque. Elle vit un homme s’effondrer face contre terre et remercia le ciel pour ne pas être avec Iris dans cette banque à ce moment même. Elle tremblait. La peur commençait doucement à s’infiltrer à l’intérieur de ses poumons. « Donnes moi cette bague ! » Hurlait son interlocuteur, cette fois-ci elle s’exécuta, ôtant sa veste, puis ses chaussures. Le tireur s’était mis à hurler, ce qui attira l’attention de la jeune maman qui s’arrêta : « LA PROCHAINE PART DANS LA TÊTE DU MÔME FAITES CE QU’ON VOUS DIT ET IL NE VOUS SERA FAIT AUCUN MAL. RÉSISTEZ ET LE PETIT ET SA MÈRE SONT LES PREMIERS À MORFLER.»  Elle appuya son regard en direction de l’enfant et de la dite maman et étouffa un hurlement d’effroi. Il s’agissait de Natalia. La Natalia des COA, celle de James. Elle vit la jeune femme se rebeller, frappant l’homme avant de se prendre à son tour un coup.

Euphemia souhaitait réagir, malgré la mort de Zack, elle restait l’une des femmes des COA, mais plus que tout, Natalia était une amie de longue date, James aussi et le petit était comme le sien. Elle s’approcha du braqueur qui lui faisait face, non sans trembler. « Attendez ! Je suis de la police ! Je connais cette femme ce n’est rien d’autre qu’une fille des bas-fonds, en revanche un flic en danger peut vous permettre d’avoir un ticket de négociation et de sortie !   » Elle toisa l’homme, le cœur battant, elle craignait d’aggraver la situation, néanmoins même si ces hommes n’avaient pas un QI digne d’un chercheur en science, elle restait convaincu qu’il était suffisamment intelligent pour comprendre l’enjeu d’avoir un policier. « Prouve moi ça ! » Lui avait-il ordonné, une main levée, la jeune mère attrapa de sa main libre son badge qu’elle jeta aux pieds de l’homme. Il semblait réfléchir l’espace d’un instant avant d’attraper son bras et de pointer l’arme contre son dos. Il conduisit la jeune mère de famille jusqu’à Natalia et son fils du bout des lèvres elle murmura un « ça va aller   » avant de se retrouver face au braqueur qui venait de menacer Natalia et Eliott. Elle entendit un jeune homme supplier d’avoir le droit de soigner l’homme qui venait de prendre une balle. Le braqueur posa le canon de son arme contre le menton d’Euphemia, relevant ainsi son visage. «Alors comme ça t’es flic ?! Qu’est-ce qu’on va faire de toi ? » Elle ne répondit pas, faisant mine de le craindre, l’important était de détourner l’attention de cet homme du jeune garçon.
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MessageSam 7 Mai - 11:47

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BUNNIES VS LYCRA ... Jake

Un jour comme un autre au commissariat de la 55e pour moi, je venais tout juste de finir ma journée je remplissais les dernières paperasses de la journée et m'apprêtais à quitter l'immeuble lorsque mon chef vint à ma rencontre me demandant de rester. J'acquiesçais bien évidemment aux vues de sa tête je compris vite qu'il se passait quelque chose. Il nous rassembla avec quelques autres hommes dans un des bureau de conférence afin de nous prévenir qu'un possible braquage avait lieu en ce moment dans une banque de Manhattan. Les seules témoins que l'on avait étaient des passants qui pensent avoir entendu des coups de feu tirés depuis cette banque. On ne perdit donc pas de temps je remis ma tenue prêt à affronter ces hommes. On pris deux fourgons et le long du trajet nous parlions d'une stratégie à adopter si jamais il s'avérait qu'il y avait bien une prise d'otages avec braquage à cette banque.
Arrivé sur place le fourgon se gara à l'écart dans une ruelle non loin de la banque pour ne pas attirer l'attention des braqueurs. À partir de la nous avons mis en place un périmètre de sécurité dans lequel seul nous pouvions entrer afin de protéger toute personne passante à proximité de la banque. Je fis signe à deux hommes de me suivre afin de s'approcher de la porte de la banque pour essayer de distinguer quelque chose à l'intérieur de la banque. Le plus dure dans ce genre de situation était de ne pas se faire voir par les braqueurs afin de ne pas les affoler. Nous pouvions distinguer deux hommes armes à la main mais nous ne pouvions voir personne d'autres mis à par quelques clients allonger sur le sol. Ce qui me surpris le plus c'est l'accoutrement de ces braqueurs. Il était déguisé en lapin. L'un des hommes avec moi me chuchota alors à l'oreille.

- Sergent Matthews je pense que ces hommes font partie du gang des père Noël.
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MessageLun 9 Mai - 13:26

Elle est encore en train d’essayer de suivre ce qu’il dit en haut-lieu quand un lieutenant s’approche d’elle pour lui annoncer que quelqu’un, un passant vraisemblablement, demande à s’entretenir avec elle. Elle lance un regard à l’homme en uniforme, secoue la main. Elle n’a pas le temps pour ces conneries. Facilement, c’est juste un journaliste qui essaie de glaner quelques info supplémentaires – informations qu’elle n’a, de toute façon, pas. Mais lorsque le lieutenant insiste et lui balance un nom, son sang ne fait qu’un tour. Mills. Elle toise l’homme qui déglutit et pointe du doigt l’officier de police qui lui a demandé de la trouver ainsi que l’homme qui vient de passer la barrière avec une poussette. Dolan. Bien sûr. Y a que cette putain de tête de nœud pour pas saisir l’urgence de la situation. Elle ferme les yeux. Elle n’a aucune envie d’avoir à faire à lui. Aucune envie de lui adresser la parole, aucune envie qu’il lui fasse la moindre remarque sur ces derniers mois écoulés. Mais elle sait qu’il insistera et, de toute évidence, le petit officier blondinet a déjà mis les pieds dans le plat. En beauté. Elle soupir et s’approche des deux hommes d’un pas rapide. « Qu’est-ce que vous foutez officier ? Vous croyez peut-être que c’est sage de faire entrer une poussette vers une scène de crime ? » Ses yeux sont à peine resté sur l’enfant qui y est assis. « Le périmètre de sécurité est pour s’assurer que toute les personnes qui sont à l’extérieur sont, justement, en sécurité. A l’intérieur, ils risquent autant leur vie que s’ils étaient dans la banque. » Elle se fait rage pour ne pas hurler, pour ne pas insulter ce petit gars qui, à n’en pas douter, s’est laissé avoir par la gueule d’ange de Dolan. Une gueule d’ange bouffon, ouais. Elle se tourne alors vers ce dernier sans essayer de paraître compréhensive. « Tu devrais ramener la gosse chez toi, en sécurité au lieu de lui faire courir un tel risque. » Y a déjà un gosse dans la banque, pas besoin de mettre la vie d’un autre en danger. Si c’est sa gamine, il fait pas vraiment un père responsable. Sa langue passe sur ses dents. « Bon, qu’est-ce que tu veux ? » Et bouge ton cul, s’empêche-t-elle de rajouter. Elle n’a pas que ça à faire. Elle jette un coup d’œil par-dessus son épaule mais le reste des gradés ne semble pas encore avoir pris de décision importante. Et en plus, c’est une équipe de bras cassés qui s’occupe du braquage, bravo. Quelle merde.

Une détonation lui glace le sang et la fait se retourner vivement, oubliant Dolan, oubliant la gamine, oubliant tout. Le premier coup de feu est suivit par une salve d’autre. Putain. Putain. Soient ils tirent pour faire bonne figure, soit ils font un véritable massacre. Elle interpelle un agent non loin. « Est-ce qu’il y a des blessés ? » L’homme marmonne quelque chose de vague et d’incompréhensible. Mais quel empoté. « J’te demande pas le nom de ta mère, je veux savoir s’il y a des blessés. » C’est alors qu’il lui largue la bombe. Y a plus de visuel. Les caméras ont été finalement coupées. Ils sont à l’aveugle. Et personne n’a vu qui a été blessé. Personne ne sait s’il y a des blessés. Elle s’approche de l’agent. « Eh bien débrouillez-vous pour savoir s’il y a des blessés, je vous rappelle qu’il y a un agent fédéral et un gamin dans c’te putain de banque, vous avez intérêt à savoir s’ils vont bien ou non. » Elle s’empêche d’imaginer le gosse touché. Si c’est le gamin qui a été blessé, il y a peu de chance pour qu’il s’en sorte. Surtout vu les calibres que les braqueurs semblaient avoir. Et malgré la présence d’Odair et de Daniel. Elle pâlit. Et si c’est Daniel ? Elle ferme les yeux. Elle a la gerbe à l’idée. Alors elle se tourne à nouveau vers Dolan. « Rentre chez toi, mets ta gamine en sécurité, mets-toi en sécurité. » Sa voix vacille presque. Quelqu’un l’appelle, elle se tourne. On lui montre un téléphone. Ah. Enfin. Quelqu’un lui apporte le téléphone qu’elle attrape aussitôt dans un geste brusque. « Inspecteur Zeleski. Comment vous appelez-vous ? » Ça ne devrait pas être à elle de prendre la communication mais comme les autres semblent être des putains d’attardés, elle préfère prendre les choses en main. Elle tourne le dos à la foule, tourne le dos aux journalistes. Machinalement, ses yeux survolent tous les flics présents, se posent sur la silhouette de Jake. Elle pose une main sur l’appareil pour se tourner vers le jeune et blondinet officier. « Surveillez-le, faîtes en sorte qu’il soit réellement en sécurité et ne laissez personne d’autre pénétrer le périmètre peu importe qui ils clament être, d’accord ? » Et elle ôte aussitôt sa main, prête à reprendre la conversation téléphonique. « Dîtes-moi, de là où vous êtes, est-ce que vous avez une vue sur les braqueurs ? »
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Luciano Gambino
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La cruauté est essentielle si l’on veut conserver le pouvoir. Sans elle, on apparaît faible et les adversaires en profitent. Comme les chiens : celui qui aboie le plus fort devient le chef de meute. [Saviano]

MessageLun 9 Mai - 15:40





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« Je n’en sais rien, mais je n’aime pas ça. » répliquais-je à Manuel maintenant que nos futures épouses quittaient notre champ de vision, pas avec un seul homme, comme ça semblait être prévu au départ et qui m’inquiétait donc peu, mais avec un second qui les suivit de près. Je jetai un regard à Jez dont je me sentais responsable au nom de mon plus jeune frère, et je fus soulagé de constater qu’elle obéissait. Fallait-il qu’il y en ait au moins une pour ne pas attirer l’attention sur elle, comparée aux précédentes qui, en plus de la pudeur de la Sicilienne, refusèrent obstinément de le faire. Devais-je leur en vouloir néanmoins ? Aucune idée. J’y penserai plus tard, dès que je saurai ce qu’on attendait de nous à présent que nous emmenait ailleurs. On nous parlait également avec une cordialité étonnante compte tenu des cris, des larmes et des agressions physiques sur les autres otages qui m’importaient pourtant peu. Seul le sort de celles qui nous accompagnaient au quotidien m’intéressait. Alors, revêtu en partie, je suivis le lapin dans ce bureau, prêt à négocier, jusqu’à ce que je sois témoin d’une tentative de v(i)ol sur ce qui m’appartenait entièrement. J’étais sur le point d’intervenir, mais les filles profitèrent d’un rappel à l’ordre au cours de notre incursion pour agir. « Tout va bien » soufflais-je à Lyla en la recouvrant de ma veste, la serrant contre moi, puisqu’elle en avait besoin. Mani gérait la situation, bien mieux que moi, bien que comme moi, il acheva l’agresseur au sol. « Personne ne va te toucher. Regarde. Je suis la maintenant. On récupère tes fringues, Jez et on se barre. » Au terme de ces quelques propos rassurants, je jetai un regard sombre sur le braqueur du dimanche. Il n’attendit pas un ordre précis, il beugla dans un talkie-walkie qu’on lui apporte le sac-poubelle plein de frusques. Ce fut fait et Lyla put y retrouver ce qui lui appartenait. Elle récupéra ceux de sa future belle-sœur au passage. « Rhabille-toi. On va bientôt se casser. » « On ne voulait blesser personne. » C’est cela. Bien sûr. Ce n’était pas exactement ce que j’avais vu. « La situation nous échappe, et… » « Ta gueule. » m’exclamais-je sans pour autant hausser le ton. J’étais au bord de la rupture nerveuse. « Et, recule. Ne m’approche pas. Je ne vais pas te le répéter deux fois. Dans l’absolu, je ne devrais même pas le faire, mais je vais quand même insister sur le sous-entendu de mon associé. Ces gars-là… il nous faudra leur tête. » Il chercha à ajouter quelque chose, mais je dus l’en dissuader d’une grimace qui en disait long sur mes intentions et mon état de nerf. Même Lyla, que j’invitai une seconde fois à s’habiller, plus brusquement sans doute, non pas contre elle, mais contre la situation, n’arrivait pas à me détendre. Les câlins pour l’apaiser, ce serait pour plus tard. Là, c’était au-dessus de mes forces.



 




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“Vos parents vous ont souvent dit de ne pas jouer avec moi. Je suis la contradiction. Je suis le feu de sang-froid. Toujours avec le sourire, toujours avec les brûlures, tous les jours à quelques centimètres de la rupture. Petit sauvage est né dans la jungle de béton. Il y a les rêves que l'on fait. Il y a les rêves qui nous font. ”

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Cinzia Herrera
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MessageLun 9 Mai - 17:16





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Pour la première de ma vie, je réalisais à quel point mon univers était cloisonné. Il parlait à quelques initiés, mais pas à ces gens qui ne voulaient pas entendre qu’il se mettait dans la merde. Du moins, le pensais-je alors que j’entrepris avec une lenteur infinie d’ôter mes vêtements un à un. Qu’aurais-je pu faire de plus ? L’enfoiré me crachait au visage que je serais la prochaine sur leur liste dès qu’ils en auraient fini avec Lyla. Et là encore, l’idée d’être violée ne fut jamais plus concrète que ce jour-là. Mon cerveau turbinait à plein régime en quête d’une solution pour la sortir de là. Rien ne me venait. J’étais parasitée par ce qu’il pourrait advenir de nous. Et puis, Manuel apparut presque divinement. J’en aurais bien pleuré de soulagement. Au lieu de ça, il opéra comme l’impulsion qui me manquait pour me sortir de ce guêpier. Les lapins de Pâques distraits, je pus cogner avec précision. Deux coups suffirent à ce qu’il se torde de douleur au sol. Je l’aurais achevé bien volontiers si je ne ressentais pas le besoin d’être en sécurité et donc de me blottir dans les bras de mon fiancé. « Je voulais juste ouvrir un compte pour ta sœur. Où elle est d’ailleurs ? J’ai entendu un coup de feu. Ce n’est pas elle hein ? » Puisque ce n’était ni lui ni Lucky… « Ce n’est pas Talia non plus ? Tu sais, la mère de mon filleul. Ce n’est pas elle, rassure-moi. » C’était difficile à penser, mais la vérité était là : à choisir, j’estimais qu’Odair aurait été le client idéal, pas tant parce que je cultivais pour lui de la rancœur, mais parce qu’il mettrait ces connards en danger et que lui, il était capable de s’en tirer, du moins je crois. « Je sais bien que j’aurais dû obéir, mais je n’ai pas pu. Je ne voyais pas l’intérêt de tout ça. Je n’ai pas voulu tout compliquer, j’ai proposé des solutions. Je n’étais pas contre de faire ce qu’il disait, mais pas comme ça... Si tu savais comme je suis contente que tu sois là.. Ils ont menacé de violer Lyla…» Lyla qui s’inquiétait de mon sort. Je la rassurai comme je pus, relâchant enfin Mani pour ne pas le ralentir. Les négociations n’étaient pas terminées et il aurait sans doute à gérer un Lucky furibond. Il n’avait pas besoin que je traîne dans ses pieds. J’en profitai donc pour enfiler mon pull par-dessus mon débardeur. « On va aller chercher votre sœur. Appelez-nous pour le dédommagement. » s’excusa le chef de la meute. « Mon cœur, il y a des enfants à l’intérieur. Elliott en l’occurrence. Je comprendrais que tous les risques ne sont pas bons à prendre. » Sous-entendu, je n’attendais pas qu’il se mouille pour une étrangère. « Mais, ce n’est qu’un gosse. Juste un petit garçon qui est terrifié... » le priais-je du regard en espérant qu’il accepte de lui venir en aide. Au contraire, je m’en voudrais qu’il arrive malheur à cette famille pendant que je reprendrais le cours de ma vie dehors. Je me détesterais sans doute.


 




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Avere nel cuore, une voglia d'amare. Avere nella gola una voglia, di gridare. E chiudersi dentro. Prigionieri di un mondo che ci lascia soltanto sognare, solo sognare. Se non ci fossi tu io me ne andrei.
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MessageLun 9 Mai - 23:08

bunny vs lycra



Je ne retiens pas le soupir de soulagement qui cherche à passer mes lèvres quand le bleu m’annonce qu’il va voir ce qu’il peut faire. Je le regarde s’éloigner, essayant de me détendre en parlant à ma fille et en venant caresser sa joue et lui proposer un de ses jouets. Elle me contemple de ses grands yeux curieux, consciente que quelque chose se trame et me contrarie. Enfin c’est en tout cas l’impression que Merrin me donne. Je veux peut-être la rendre plus concernée qu’elle ne l’est en réalité par tout ça… Parce que ça me déculpabilise un peu.
L’officier revient finalement vers moi, me proposant de passer le cordon de sécurité pour attendre Alicja du bon côté de la barrière.
- Merci, Officier Lancaster, je lui lance après jeté un coup d’œil sur son uniforme et le nom y apparaissant.
Je ne lui dis pas que je lui revaudrais ça, parce que je n’aurai sans doute jamais aucune occasion de le faire. Au contraire d’ailleurs : je suis certainement en train de lui créer des ennuis à cette seconde même. Je sais qu’un cordon de sécurité ne doit être passé que par un groupe restreint de personnes, desquelles je ne fais pas partie… On va sûrement lui taper sur les doigts et ce sera ma faute, mais je dois prévenir Alicja.
Et qu’est-ce que ça va changer qu’elle découvre que Daniel est à l’intérieur, hein ? Est-ce qu’elle va claquer des doigts pour provoquer un putain de miracle et faire libérer tout le monde sans dommage grâce à cette info ?
Non.
Non, mais elle pourrait se montrer plus prudente, plus investie… Elle pourrait éviter un bain de sang en faisant patienter les forces spéciales en sachant que son ex est à l’intérieur de la banque.

Si tant est qu’il y soit réellement, cela va sans dire…

Après ce qui me parait être une éternité, j’aperçois enfin la brune qui s’approche de moi, l’air furieuse. Je ne peux pas la blâmer, je suis en train de piétiner ses plates-bandes et de la détourner de son objectif, qui est sûrement de régler cette affaire au plus vite et dans les meilleures circonstances. Mais il faut que je lui fasse part de mon information.
Sauf qu’elle me coupe l’herbe sous le pied, pour me parler avec une froideur que j’ai du mal à encaisser. Je sais bien qu’elle a certainement pas mal de choses à gérer là, tout de suite, mais je ne suis pas venu ici dans le seul but de la faire chier ! A moins que ce soit ma simple présence qui la dérange, à cause de ce que ça lui rappelle… Sa propre lâcheté. Elle a après tout tourné le dos à mon meilleur ami, le laissant pour ainsi dire pour mort après son overdose. Elle n’a jamais cherché à prendre de ses nouvelles ou prendre contact avec qui que ce soit dans son entourage pour savoir s’il se remettait. Une foutue garce ! Et elle se permet de me prendre de haut.
Elle se permet de me faire la leçon à propos de ma fille, que je mets selon ses dires en danger. Le pire étant que je ne peux même pas nier : elle a raison. Je suis dans une zone à risque et j’y ai pénétré délibérément, sans réfléchir. Du coup, je reste con, à fulminer devant elle pendant qu’Alicja enchaine les reproches et autres remarques désobligeantes.
- Je crois qu’il est à l’intérieur, je parviens finalement à lui articuler, alors qu’elle ne semble pourtant pas m’accorder la moindre attention. Je pourrai la cogner, bordel !
Mais au moment où je m’apprête à lui voler dans les plumes, une séries de détonations trop familières retentissent. Des coups de feu. Mon sang ne fait qu’un tour. Je pense à Daniel, qui est peut-être là-dedans, peut-être blessé à présent. Je pense à Merrin, qui n’a rien à faire ici, qui devrait être à la crèche à cette heure-ci…

Un vent de panique souffle sur l’extérieur et seul Zeleski semble garder son sang froid. C’est sans doute pour ça que tout le monde se tourne vers elle. Je laisse les officiers faire leur boulot et lui passer des messages, mais prends la peine de guetter une possible ouverture. Dès que c’est fait, je me faufile dedans.
- Je crois que Daniel est à l’intérieur. Il avait rendez-vous dans une banque du coin ce matin et il ne répond pas à mes appels. Ca ne veut peut-être rien dire mais…
- Rentre chez toi, mets ta gamine en sécurité, mets-toi en sécurité, se contente-t-elle de me répondre.
Et je comprends alors avec angoisse que j’ai raison. Elle le sait déjà. Elle a une preuve formelle qu’il est effectivement à l’intérieur. Mon cœur manque un battement, ma gorge s’assèche et….je ne vous parle pas de ce qui se passe entre mes jambes. J’ai une frousse d’enfer mais avant que j’ai pu faire ou dire quoi que ce soit, l’attention d’Alicja est réclamée ailleurs.  
Je n’insiste pas. Je suis trop sonné pour ça. Pourtant je ne laisse rien paraître. La force de l’habitude. Parce que dans le métier que j’ai exercé durant près de la moitié de ma vie, j’ai dû apprendre à voir les autres prendre des risques insensés pour venir en aide aux autres. Ca faisait partie du job…
Sauf que Daniel n’est pas là pour sauver qui que ce soit, il voulait juste un prêt. Juste un putain de prêt pour repartir sur de bonnes bases… C’est injuste. C’est complètement injuste.

Je me laisse escorter vers la sortie du périmètre de sécurité, sans broncher. Je sens bien que le blondinet est agacé d’avoir été manipulé et de s’être fait taper sur les doigts par ma faute. En d’autres circonstances, je m’en excuserai probablement, mais pas aujourd’hui.
Au lieu de ça, je m’éloigne sans un mot et sors mon téléphone portable de ma poche pour tenter de joindre Alice, la marraine de ma fille. Je ne sais pas comment va se terminer cette journée, mais Alicja a raison : je dois mettre Merrin en sécurité. Elle est ma priorité. Mais dès que ça sera fait, je reviendrai ici pour Daniel.    

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MessageMar 10 Mai - 17:40





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Bien, bien, essayons de faire un petit topo de la situation, cela vous dit ? Non, vous n'en avez pas envie ? Vous avez raison, de toute façon, de là où je suis, je ne peux pas tout voir non plus, mais j'ai une vision assez bonne des choses, du moins, je crois, je ne suis pas certaine pour le coup, mais ce n'est pas grave. Je tente de faire au mieux, et on me réponds au téléphone, je vais peut être pouvoir faire en sorte que tout se finisse bien dans le meilleur des mondes, n'est ce pas ? Oui, on peut toujours rêver, je le sais clairement, j'aime bien me croire dans un monde de bisounours, c'est tellement logique de penser comme ça lors d'un braquage. Bref, y'en a un qui vient de se prendre une balle, les braqueurs menacent une mère avec son enfant. Ils sont clairement fous et suicidaire ces types, surtout que voilà, ils ont menacés des membres de gangs quoi et pas des sous-bras. Bref, au bout du fil, il semblerait que j'ai l'agent Zeleski, ou un truc du genre, je n'ai pas saisi pleinement son nom mais peu importe. Elle me demande mon nom à moi du coup. Je ne suis pas sûre que ça soit le bon moment pour faire connaissance mais soit. Je parlais donc à voix basse.

" Je suis Florence Inna Fleury-Arnaud, et je suis journaliste. Lorsque les braqueurs sont arrivés, j'étais aux ... Toilettes. J'y suis toujours, ils ne m'ont pas encore repéré. "

Puis, un moment de silence. Est ce que nous avions été coupé ? Non, peut être qu'elle cherchait des choses me concernant, je ne sais pas trop. Elle me demande alors si j'ai une vue sur les braqueurs. J'en vois certains mais pas tous malheureusement. Ils sont trop nombreux.

" J'en vois certains, mais ils sont au moins une dizaine, peut être plus, je ne sais pas exactement, mais je ne peux pas les avoir tous dans mon champs de vision. En tout cas, un type est blessé, et ils ont menacé la mère avec son gosse. "

Je ne sais même pas si ce que je dis est utile malheureusement, mais je fais de mon mieux pour aider tout le monde, en espérant que personne ne décède aujourd'hui, sauf les braqueurs, évidemment, on s'en fout un peu de ces gars là.

 




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    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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MessageJeu 12 Mai - 10:52





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Les otages auraient dû s'en douter, les braqueurs ne plaisantaient pas, moins encore alors que certains s'imaginent pouvoir arrêter des types armés comme s'ils étaient figurants dans un film de super héros. Il aurait fallu les écouter, ces fous ne prononcent pas des menaces en l'air. Fatigué par tant d'insubordination, l'un d'eux assomme violemment Taylor d'un coup de pied tandis qu'un autre attache Euphemia et Natalia à une colonne de la banque. Eliott a été arraché à sa mère, il fallait au moins ça pour la calmer. Une vague de peur saisit l'assemblée. De nouveaux hurlements résonnent dans le hall. Ils viennent de la pièce adjacente dont ressort un lapin traînant sa nouvelle proie, Florence, par les cheveux pour qu'elle le suive.Les otages n'ont pas d'autres choix que de réaliser qu'ils ne peuvent plus jouer aux malins avec eux. Au moins, les négociations peuvent-elles commencer. Le lapin fou entreprend une conversation intéressante avec le flic qui récoltait des informations auprès de la journaliste un peu plus tôt. Espérons qu'ils réclament autre chose que de la pizza...


Les règles

    • Pas de tour par tour.• Veiller à rester cohérent face à la situation !• Faites également attention à bien prendre en compte les actions des autres (ainsi que les paroles bien entendu) et de jouer le jeu.• Amusez-vous.

 




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MessageJeu 12 Mai - 22:32





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Le cœur battant, Natalia attendit que l’homme à la posture menaçante qui se dressait devant elle ne réponde. Elle n’avait guère l’espoir qu’il tourne les talons, mais priait pourtant intérieurement pour que ca soit le cas. Finalement, il fit un pas dans sa direction, jusqu'à ce qu’une voix qu’elle connaissait plus que bien ne l’interrompe dans sa démarche. Elle n’eut pas besoin de tourner la tête pour savoir ce qui était en train de se passer, Euphie s’était dressé contre lui pour elle et si une partie d’elle-même était plus que soulagé que l’attention se soit ne serait-ce qu’un instant détourné d’elle et de son fils, l’image vivide d’Iris se grava dans son esprit. Non non non, elle ne pouvait pas laisser faire ca, une impulsion la poussa à se lever, mais son fils vint alors se blottir contre elle, le corps encore secoué de sanglots qui sont maintenant silencieux.

Elle passe une main rassurante dans les cheveux de son fils. Les mots ne suffisent plus et n’ont de toute façon pas l’impact qu’elle souhaiterait, elle se sent désemparée, incapable d’apaiser ce petit garçon apeuré qui est le sien. Un bruit sourd la sort de la torpeur dans laquelle elle se sent sombrer, elle reste assise à se balancer, son fils contre elle dans un rythme régulier. Son visage se tourne alors sur l’un des assaillants qui assomme sans retenue Taylor…

Tout est de sa faute, aucun d’eux n’aurait dû se trouver ici, c’est elle qui les avait amenés dans cette banque, rien de tout cela ne serait arrivé si elle n’avait pas décidé de venir aujourd’hui, ce matin… Sa gorge se serre et elle sent ses yeux s’humidifier, elle ne sait plus ni quoi faire, ni quoi dire, elle ne veut pas, ne peux pas baisser les bras, pas quand il s’agit de protéger la seule chose qui compte à ses yeux.

« Ca va aller. » La voix tremblante d’Euphie lui parvint aux oreilles, elle lève un regard terrorisé vers elle et si elle ouvre la bouche, aucun son ne semble vouloir en sortir, elle est littéralement pétrifiée. Lorsque le braqueur plante son arme contre la tempe de son amie, Natalia a pour seul réflexe de serrer un peu plus fort Elliot contre elle, cachant le visage du petit garçon contre elle et fermant à son tour les yeux. Elle ne veut plus voir tout ca, elle ne veut plus les entendre, elle veut juste qu’on la laisse là avec son fils.

Force était de constater que rien, absolument rien de ce qui s’était passé et continuait de se passer n’allait dans son sens, il fallait peut-être s’en faire une raison….plus facile à dire qu’à faire en réalité, car quand l’homme aidé d’un de ses complices s’appliqua à l’obliger à se lever, lui arrachant de force son enfant des bras, Natalia sembla se réveiller, elle se mit à hurler presque aussi fort que le gamin, un mélange de jurons, de cris de détresse, de menaces stupides, mais ils n’en avaient que faire, ils avaient décidé de ne plus se laisser faire et de serrer la vis, plus aucun débordement ne saurait visiblement être tolérés. Natalia se retrouva bien vite ficeler et incapable de bouger tandis que son amie se retrouve de l’autre côté du poteau de la banque contre lequel elle est attachée.

Elle ne peut plus voir son enfant, elle ne l’entend plus que vaguement et c’est un sentiment de panique qui semble l’envahir, son cœur s’emballe et son souffle se ralentit, elle peine à respirer correctement et les larmes qu’elles retenaient finissent finalement par couler le long de ses joues. « Euphie… Dis-moi que tu le vois, qu’est-ce qu’ils font…. » Des cris résonnent soudainement et elle panique l’espace d’une seconde avant de réaliser qu’il s’agit de cris féminins. Elle n’a plus de visu sur la plupart du groupe d’otage et cela est finalement plus angoissant que l’inverse.
 




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Florence Fleury-Arnaud
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MessageVen 13 Mai - 16:20





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Je ne sais pas par quel miracle, je n'ai pas été encore aperçue dans ces toilettes. Il faut croire que je sais me faire discrète parfois. Je ne sais pas si mes informations aideront la police à l'extérieure. Je ne sais pas comment ça marche exactement. Est ce qu'ils ont accès aux caméras de surveillance ? Est ce que les braqueurs ont fait en sorte de les couper ? Possible, en tout cas, les communications sont toujours possible puisque j'utilise mon téléphone portable, du moins pour le moment, parce que je sens que ça ne va pas durer très longtemps encore. Ils font finir par me trouver, ce serait logique, mais le plus tard sera le mieux. Mais à peine ai-je le temps de dire ça, que je vois un lapin crétin en face de moi dans le toilette, et il ne semble pas très heureux, pas content du tout même. Il me prends le téléphone des mains et le tire les cheveux pour que je le suive avec le restant des otages. J'ai poussé un cri strident qui a du lui vriller les oreilles mais il en faudra plus que ça pour le déstabiliser sans doute. Mais au moins, ils vont pouvoir discuter avec la police pour d'éventuelles négociations. Je sais que je n'ai rien à dire de plus pour ma part, j'ai fais ce que j'ai pu pour nous sauver la mise, vraiment. Je ne peux plus rien faire à présent. Si j'étais croyante, je ferrais une petite prière mais ça ne servira à rien du tout.



 




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    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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MessageVen 13 Mai - 20:15

Bunny VS Lycra
Karma's a bitch


Je vais me vider de mon sang alors ? Alors que je suis en caleçon ? Remarque c'est mieux que si j'avais eu le temps d'enfiler le costume de lapin parce que mourir dans un costume ridicule de lapin... L'image m'apparaît, et, malgré l'horreur de la situation, j'esquisse tout seul, comme un con, un petit sourire : faut avouer que ça aurait été drôle... Enfin, pas vraiment... Je fatigue. Doucement mais sûrement, je fatigue. Parce que ça saigne, ça ne s'arrête pas et je finis par me laisser tomber sur le sol sur le côté : qu'est-ce que je peux faire d'autre ? Je tente de profiter de ma position allongée pour mieux comprimer la blessure et cela fonctionne un peu, pas beaucoup mais un peu. Malheureusement, ça continue à saigner beaucoup, beaucoup trop en fait. Je lève les yeux, j'observe autour de moi tant que je le peux encore, j'écoute aussi tant que je le peux encore. J'entends des cris, ça et là, puis, à un moment donné, j'entends une voix plus que familière : Matthew. Je tends un peu le cou pour pouvoir le voir et je l'aperçois face aux enfoirés de lapins et je fronce les sourcils quand je l'entends demander s'il peut venir me soigner. Non Matthew, non... Ils vont te tirer dessus à toi aussi... Je ne veux pas qu'il se prenne une balle à cause de moi. J'ai fait un choix, mon choix, j'ai refusé de donner la médaille et elle trône toujours autour de mon cou mais j'ai pris une balle pour ça. Je ne veux pas que lui soit blessé à cause de mon choix. Les mots de Matthew sont vrais mais en même temps, je ne suis que moi... Et moi, je ne suis rien qu'un parmi tant d'autres. Secouriste certes, mais qu'est-ce qu'ils en ont à foutre les braqueurs, hein ? Je me crispe sur la fin de sa phrase : « on fera tout ce que vous direz ». Non. Non. Non. Je ferai pas tout. Je ne donnerai pas cette médaille. Ceci dit, celui qui m'a tiré dessus semble finalement être passé à autre chose donc... Si j'enfile leur costume, ils me fouteront la paix ? C'est l'idée. L'idée de Matthew en tout cas que je vois s'approcher finalement de moi après que le braqueur lui ait fait signe de venir.

Surprenant.
Mais tant mieux.

Matthew arrive donc à ma hauteur et s'agenouille. J'esquisse un petit sourire teinté de douleur certes mais un sourire quand même.

« T'aurais pu te prendre une balle pour ça, t'es con... » je souffle tout bas. Un silence. « Mais merci... » Je perds mon sourire. « Elle a traversé. » j'ajoute, histoire de le prévenir.

Il ne me semble cependant pas que la balle ait touché l'os mais je n'en suis pas certain. Matthew m'aide à me redresser un peu et à m'asseoir et je fais un effort pour ne laisser échapper aucune plainte de douleur, même chose quand il me fait retirer ma main pour observer la blessure. Il la remet vite ceci dit ma main : oui, ça saigne quoi... Je pose l'arrière de ma tête contre le mur derrière moi et termine par fermer les yeux tandis que mon coéquipier s'occupe de faire un point de compression bientôt accompagné d'un bandage de fortune fait avec ce qu'il a pu trouver. Je n'ai pas regardé. Je ne regarde pas. Je garde les yeux fermés pour me concentrer et ne pas laisser échapper le moindre son alors que la douleur est absolument infâme. Matthew termine par me prévenir qu'il a fini et j'ouvre les yeux, avant qu'il ne m'aide à enfiler le costume à mes pieds, comme il l'a promis aux braqueurs. C'est difficile car j'essaye de ne pas trop bouger l'épaule mais heureusement Matthew est là pour m'aider. Cela ne m'empêche pas de chialer silencieusement de douleur quand il faut bouger l'épaule pour terminer d'enfiler le costume. Quand c'est finalement fait, je me rassois par terre : l'idée est d'économiser mes forces. Puis, je finis par m'agripper au poignet de Matthew et me penche vers lui.

« Si je meurs, tu récupères ma médaille et tu l'envoies à ma fille. »

Je la sors d'un coup cette phrase mais il fallait que je le dise. Il faut que Jess récupère la médaille de son petit frère si jamais je ne m'en sors pas.




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Matthew Odair
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MessageSam 14 Mai - 11:58

C’était un peu le jeu du quitte ou double. C’était risqué, il en avait conscience, totalement conscience, mais il ne pouvait pas rester là sans essayer de sauver Daniel, au moins de l’aider. Mills avait une fille qui aurait besoin de lui. Il n’y avait pas besoin d’autres drames dans sa famille. Il avait alors tenté un angle d’approche, celui qui semblait correspondre aux mieux aux attentes finales des braqueurs. Certes il aiderait son collègue en le soignant mais il lui mettrait aussi le costume. Le dernier point était tout ce que ces Lapins voulaient, en leur donnant cela, il avait non seulement des chances de ne pas se faire canarder mais en plus d’obtenir ce qu’il voulait. Il avait tenté, sans trop y croire, si bien qu’il fut assez surpris de voir l’homme lui faire signe de venir auprès de Daniel. Si surpris, qu’il mit une bonne dizaine de secondes à réaliser et à « obéir ».  Il s’agenouilla rapidement à la hauteur de l’autre secouriste et eut un faux sourire en lui soufflant :

Et qu’est-ce que je perdais Daniel ? Au pire la vie, ce n’est pas comme si quelqu’un m’attendait. Toi tu as ta fille qui a besoin de toi, c’était une raison suffisante pour au moins tenter. Ils ont l’air obnubilé par ces costumes. On va juste leur donner ce qu’ils veulent et tout ira bien.

Il haussa les épaules, essayant de se focaliser uniquement sur la plaie et non pas sur tout ce qui se passait autour. La situation dégénérée totalement et il ne pourrait rien faire. Se taire, obéir autant que possible semblait juste meilleure solution que de se rebeller. Il aida son collègue à se redresser un peu, avant de lui enlever la main pour observer la plaie qui pissait le sang. C’était mauvais, très mauvais mais au moins la balle était ressortie, c’était un souci en moins à se faire.  Il tenta de faire le meilleur point de compression qu’il pouvait tout en cherchant des yeux avec quoi il pourrait faire un bandage pour stopper au maximum l’hémorragie. Si dans les films les Héros font ça avec des tee-shirts qu’ils découpent à la force de leurs bras, il n’en était pas question ici. Néanmoins, quelqu’un mettant le costume de lapin avait sorti une espèce de gros sweat, il s’en saisit et tenta de faire un bandage. Ce n’était pas du grand art, mais c’était mieux que rien.

C’est bon, respire un grand, c’est fini. J’ai rien trouvé qui pourrait vraiment immobiliser ton bras pour éviter que ton épaule bouge trop. Il va falloir faire sans…

Malheureusement. Il l’aida ensuite à mettre le costume, tentant de faire de son mieux que l’épaule ne bouge pas trop et que « pansement » reste en place. Une fois il se laissa tomber au sol à côté de son camarade attendant ce qui allait bien pouvoir se passer

Si je meurs, tu récupères ma médaille et tu l'envoies à ma fille.
Dis pas de conneries, ou blessé ou pas, j’vais te foutre un coup de pied au cul ! grogna-t-il Tu vas t’en sortir, d’accord… et surtout fais-moi le plaisir de ne pas trop l’ouvrir devant eux !  On suit leurs instructions même si ça ne nous plait pas… du moment que c’est « raisonnable ». Enlever des bijoux, mettre un costume c’était raisonnable à ses yeux, il y aurait pu avoir pire, bien pire. Il laissa passer quelques instants avant de souffler Je ne suis pas blessé, mais au où demande un traitement post-exposition… On ne sait jamais.

Pas besoin d’en dire plus, il savait pertinemment de quoi il parlait. Il aurait voulu également pouvoir aller voir Taylor mais cette fois il s'abstint, sa voix ne pouvait pas s'élever encore une fois. Ils étaient tous trop tendus.

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texte texte
Down goes another one



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MessageDim 15 Mai - 14:22

Jasper ne lui facilite pas la tâche. Elle essaie de prendre les choses en main, de mettre un peu d’ordre dans tout ce merdier – et surtout de faire en sorte que personne d’autre ne passe la putain de limite de sécurité mais Jasper est là, à commencer des phrases sans qu’elle ne lui permette de les terminer. Lorsque le coup de feu retentit, il glisse le nom de Daniel et elle sent son cœur se serrer. Putain. Elle n’a pas besoin qu’il lui rappelle que Daniel est dedans, que Daniel est peut-être dans la ligne de mire, que Daniel est peut-être en train de se vider de son sang. Lui rappeler qu’elle ne peut pas être objective sur ce putain de braquage n’est pas la meilleure idée. Elle blanchit en imaginant le pire – le gosse blessé, tué, Daniel blessé et préfère ordonner à Jasper de déguerpir. Ils ne sont pas amis ; la seule qui les a jamais liés était Daniel, le même Daniel qui est coincé à l’intérieur en ce moment-même, mais ce n’est pas pour autant qu’elle a envie de se retrouver avec son cadavre sur le dos. Elle n’attend pas de vérifier s’il suit son conseil, son ordre qu’on lui tend un téléphone et qu’elle se retrouve propulser à la tête de tout ce merdier. Ok. Elle n’a encore jamais géré de crise comme ça – au FBI, ils avaient de vrais négociateurs au moins – et n’est pas certaine d’être la plus compétente pour ce genre de situation. Mais on ne lui laisse pas vraiment le choix, alors elle attrape le téléphone, cherchant du regard n’importe qui pourrait se rendre utile. C’est une journaliste qui est à l’autre bout du fil. Alicja grimace. Une journaliste coincée dans un braquage, ça va faire du bruit, ça ; sûrement autant qu’un fédéral coincé dans ce même braquage. Les gros titres du lendemain, elle peut d’ores et déjà les imaginer. Son interlocutrice se situe rapidement et Alicja fait signe à un officier de s’approcher pour lui réclamer le plan de la banque. L’homme obtempère et le sang de la jeune femme se glace. Les braqueurs sont nombreux. Mais ce n’est pas ce qui retient l’attention d’Alicja. Un homme est blessé. Pas un gosse. Pas une nana. Un homme. Elle se mord la langue pour ne pas lui demander de lui décrire l’homme qui est touché, pour ne pas la supplier de lui donner le nom de celui qui s’est pris cette foutue balle. « Ok. Ok. Est-ce que… » Mais elle n’a pas le temps de terminer sa question qu’un son vibre dans le portable, l’obligeant à éloigner l’objet de son oreille quelques instants. Quand le recolle, il n’y a que des bruits, des insultes proliférées et des cris. « Florence ? » Mais elle sait d’avance que ça ne sert à rien de tenter. La journaliste n’a, de toute évidence plus le téléphone entre les mains. Et merde. Elle lance un regard en direction de la banque quand le plan lui est finalement ramené. Elle se penche dessus et, appelle l’officier blondinet à qui elle a passé un sacré savon quelques instants plus tôt. Comme elle aperçoit, de nouveau, Jake dans son champ de vision, elle lui fait signe dans l’espoir de capter son attention et de le ramener, lui aussi. Deux c’est mieux que rien pour un début. Le temps qu’elle tente de négocier quelque chose et que les deux mecs organisent quelque chose, n’importe quoi en suivant ce foutu plan.

Finalement, c’est la voix d’un homme qui résonne à son oreille. « Oh, je me demandais si vous alliez répondre. » Il ne fait pas de doute que c’est un de braqueurs. « Avant toute chose, j’exige que vous fassiez sortir le blessé. Il ne vous servira à rien dans cet état et mort, encore moins. » Tenter de faire sortir le gamin est vain – ils ont vu qu’ils détenaient un gosse, ils en abusent d’après les informations que Florence lui a données. Mais le blessé, ils ignorent peut-être qu’ils ont des secouristes parmi leurs otages. C’est son point d’appui si elle veut pouvoir négocier. Ses yeux passent du plan à la banque, comme si elle allait pouvoir noter quelque chose qu’elle ne voyait pas jusqu’à présent. Puis ses yeux finissent par trouver ce qu’elle cherche. Une autre entrée. Elle pince le bras de Jake et pointe la seconde entrée du doigt. Elle ne peut pas parler sans prendre le risque que l’autre l’entende alors elle va devoir se faire comprendre par les gestes. Si le gang des braqueurs est un minimum organisé, ils sauront pour cette sortie secrète – et si c’est le cas, elle sera sûrement surveillée. Mais avec un peu de chance, ils sont zélés et il sera facile de neutraliser ceux qui sont postés là-bas. « Je suppose que vous faîtes pas tout ça juste pour la gloire, sinon vous seriez pas venu déguisés. Ou du moins, pas en Donnie Darko. » Elle lance un regard aux deux flics qui sont à côté d’elle ; ils ont intérêt à trouver une idée brillante parce qu’elle va pas être capable de négocier bien longtemps.
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INTRIGUE #7 ~ Bunny VS Lycra
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