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Le présent est l'enclume où se fait l'avenir, et si ont leurs acheter un chien ? Ft Sam & Samy
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Samara L. Matthews
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MessageMer 8 Fév - 16:16




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Les heures tournent ce retourne et impossible de dormir, de trouver la moindre envie de fermer l’œil, pire je sais que ma prochaine garde sera donc une vraie torture pour moi, je n’aurais pas trouvé le repos, devrais survivre à coup tasse de café et pour peu que je le croise, me réjouir de ma frustration. Non franchement ma journée semblé ne plus en finir.  Relèvent le crane sur mon écran de téléphone pour voir l’heures, je constaté que cela faisais que dix minutes depuis la dernière fois.

Repoussant la couette qui me recouvrait, je me relevé et me diriger vers la baie remontant le volet pour détaillé le paysage couvert d’une neige un peu plus sombre, qu’au moment de sa première chute. J’aime la neige, elle lave le paysage de sa laideur, le rend plus doux au regard, sa luminosité toutes relative, offert un décor tellement différent qu’a l’accoutumé.

Me détournant après un temps d’exploration visuel, je me glissais dans quelques vêtements chauds et me servie un café que je placer dans une tasse de transport, mon appareil photo en bandoulière, je me glissais sous le petit flot doux de flocon cotonneux. De pas en pas je me glissais de rue en rue, calme décors urbain…

Le temps était donc neigeux sur la grosse pomme. Les gens remontaient les rues, le regard perdu dans leurs pas pour éviter la morsure du froid de ce mois trop frais. Quelques parapluies protégeaient les plus lents alors que pour les plus pressés un simple journal en chapeau sur le crâne maintenu par une main levée et mal assurée avançaient d'une marche rapide, cherchant à gagner au plus vite leur point de chute. L’avenue était comme à son habitude, animée de klaxons et bruits de moteurs, quelques vendeurs courageux hélaient les passants pour vendre leurs biens et ce malgré le temps maussade. Dans ce décor coutumier se fondait un véhicule sombre aux vitres teintées, remontant à une allure plus soutenue les cortèges de taxis jaunes et les dédales de voitures de livraison ou de bus armés de touristes et habitants pris au piège d’une circulation en dents de scie à l’heure de sortie de bureau. Le regard perdu, je démantelais les scènes de vie ma musique dans les oreilles. De prime abord on aurait sûrement prise pour une insolente ou une boudeuse. Mais il n’en était rien, mes traits mélancoliques, mon teint légèrement pâle et mes cheveux de blé démontraient une fragilité feinte. L’accent chantant des trois hommes qui l’accompagnaient ronronnait avec la mélodie des années passées qui lui rappelait sa sœur partie trop vite sur l’instant. Ne prononçant pas un son, pas à pas.

Les mains posées sur le cuir finement cousu de la housse protectrice de son appareil vintage, je ne détachais pas mes yeux azur du paysage rural de la ville.

Les bandeaux de fumée s’élevaient des bouches d’égouts des stations métropolitaines, réchauffant quelques sans domicile fixe que beaucoup ne voyaient plus dans le décor. Le rêve américain était ainsi fait et nul ne pouvait prétendre échapper à ce système, mais aucun n’acceptait cet état de fait. Même pas moi, qui observait tout, de la poubelle débordante de vie dont deux chiens s’animaient à démanteler le contenu, à la femme en talons aiguilles mal assurée sur un trottoir en travaux où des hommes avaient délaissé une simple passerelle métallique et fuis les lieux pour rejoindre un point plus chaud en cette fin de matinée…

Poussant la porte battante du café, je me glissais à une table et commandé un café, tout en tapotant un message pour mon neveux…



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Sam Haynes
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MessageJeu 9 Fév - 16:13

Cela faisait déjà une bonne heure qu'il était réveillé, mais qu'il ne se levait pas pour autant. Une bonne heure qu'il contemplait le plafond de sa chambre - vide et froide. Une heure qu'il réfléchissait, tergiversait et qu'il hésitait entre se donner un coup de pieds aux fesses et se laisser mourir dans son lit pour le reste de la journée. Quand il avait des journées "off", habituellement il vagabondait toujours - pour aller courir, pour aller boxer ou pour aller voir ses amis. Il n'était pas du genre à paresser dans sa chambre, encore moins dans son appartement, mais il devait reconnaitre que l'idée était séduisante aujourd'hui. Il n'entendait pas de bruit dans la chambre voisine et il se demandait si Sasha dormait encore profondément ou si elle avait déguerpi bien plus tôt que lui - ce qui arrivait souvent. Son téléphone ne contenait aucun message. Ni de ses collègues, de ses potes. Encore moins de Holly. Il souffrait beaucoup moins qu'il ne l'aurai cru de son départ et de la désastreuse tournure de leur relation. Elle resterait à jamais sa meilleure amie, celle qui l'avait fait rire et avait rendu sa vie plus gaie et plus chaleureuse, celle qui lui avait permis de voir plus haut, de croire en lui et de ne jamais laisser son père le rabaisser à un moins que rien. Il aurait aimé qu'elle soit plus, il aurait aimé qu'elle soit la femme de sa vie et il aurait aimé qu'ils puissent être heureux - mais la vie en avait décidé autrement et quelque part, il l'avait toujours su. Il n'aurait jamais attendu si longtemps pour lui déclarer sa flamme sinon. Il n'aurait jamais été aveugle de ses sentiments envers lui non plus, il en était certain. Chaque chose arrivait pour une bonne raison, et chaque chose arrivait à tout point sait attendre - et c'est sur cette bonne pensée qu'il repoussa les draps et se rendit dans la salle de bains en tenu d'Adam.

Sasha ne se trouvait effectivement plus dans l'appartement et cela l'arrangeait - il n'avait pas envie de se prendre le chou avec la gosse bien que cela l'amusait en temps normal. Elle donnait tout ce qu'elle avait, comme elle lui avait promis, pour faire de sa vie un enfer et il lui rendait la pareille avec le sourire à chaque fois. Entre elle et les fausses accusations qui allaient à son encontre au boulot, il avait de quoi s'occuper pour ne pas se morfondre de sa vie sentimentale inexistante et nageant dans le calme plat. " Haynes, " qu'il répondit au téléphone, se doutant que l'appel serait encore en rapport avec l'enquête qui le concernait directement. Lui, harceleur ? Lui, agresseur ? Lui, abuseur ? Lui ? Le monde ne tournait pas rond. Il n'avait jamais eu à user de la force et de la ruse pour séduire les femmes, et Dieu savait qu'il ne commencerait pas maintenant. Pire, il avait d'autres chats à fouetter.

Frustré et ressentant le besoin de s'aérer l'esprit, il décida d'aller au café du coin pour commencer la journée. Il avait de quoi faire chez lui, mais il n'avait aucune envie de se préparer quoique ce soit, préférant être servi et quasiment chouchouté pour une fois. Et comme la vie offrait parfois des surprises, et parfois même d'agréables surprises, c'est avec le sourire qu'il reconnut Samara à ses côtés. " Je savais que le destin avait de grands projets pour moi, aujourd'hui. Pour quelles autres raisons aurait-il placé la plus belle femme de la ville sur mon chemin ? " dit-il charmeur avant de rire légèrement. " Ça va ma belle ? De repos aussi ? " ajoute-t-il innocemment, ignorant tout des tourments qui habitent la jeune femme quand cela le concerne. " Tu viens souvent dans ce café ? Parce que je ne sais pas comment je devrais le prendre si c'était le cas... que mon café est mauvais ou que tu préfères m'éviter ? " ajoute-t-il avec une moue sérieuse. Avant de sourire, charmeur et taquin. Il ne vivait qu'à trois pas pas d'ici, aussi aurait-il pu venir boire son café gratuitement chez lui quand elle le désirait....




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Vraiment très peu pour être heureux. Il faut se satisfaire du nécessaire. Un peu d'eau fraîche et de verdure que nous prodigue la nature, quelques rayons de miel et de soleil.  ©️ by anaëlle.

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Samara L. Matthews
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MessageJeu 9 Fév - 20:59




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J’ai toujours nourri en moi cette part unique de trouver du bon même dans le mauvais. Oh, je ne doute pas qu’ici-bas, on saurait tenter d’inverser ces nuances et me forcer à trouver en toutes choses une part d’ombre, sauf qu’il serait bête de penser que si je vois les choses avec une certaine douceur ou beauté, c’est que je suis aveugle à la laideur ou l’horreur. L’horreur, je l’ai connue avant même de connaitre mes tables de multiplication. Je l'ai serrée dans mes mains d’enfant et j’ai ensuite appris que tout n’était pas aussi moche que cela en avait l’air. Si mes souvenirs ont savoureusement ou savamment bloqué cela à ma mémoire, ils n’en restent pas moins les ciments des bases de ma vie et de ceux-ci, j’en reste certaine, j’ai reconnu la noirceur quand mes yeux l’ont à nouveau rencontrée. Mais même dans mes plus grandes douleurs, j’ai su trouver une faible lumière, un renouveau et je tachais au mieux encore et toujours d’en faire autant, m’attachant au moindre petit scintillement de lumière.

Ma conscience continua son petit jeu un moment, alors que le serveuse déposé ma tasse et mon regarde ce perdais dans les allez et venu de la rue.

« Je savais que le destin avait de grands projets pour moi, aujourd'hui. Pour quelles autres raisons aurait-il placé la plus belle femme de la ville sur mon chemin ? » Le timbre de voix, le frisson qui m’entraîne, et en quelques secondes je compris à qui j’avais affaire, mon regard se releva pour l’envisager alors qu’il rigolait de m’avoir ainsi troublée.  « Ça va ma belle ? De repos aussi ? » Poussant sur le côté de la table mon vieux polaroid, je me déplaçai pour lui laisser la chasse bloquée par moi.

« Oui, je reviens dans l’équipe, une semaine de formation m'a suffit pour comprendre que je préférais encore le terrain que les salles de cours, d’ailleurs je crois que tu vas devoir me supporter avec toi ce soir. » Je ne me levai pas, non pas question que je dépose mes lèvres pour un bonjour sur sa joue, pas question que je me laisse aller à l’envie avec lui. Pourquoi fallait-il qu’il me plaise autant ?… Ronchonnais-je mentalement en poussant la chaise.

« Tu viens souvent dans ce café ? Parce que je ne sais pas comment je devrais le prendre si c'était le cas... que mon café est mauvais ou que tu préfères m'éviter ? »

Me mordant les lèvres, je détaillai la rue rapidement et réalisai qu’à ces mots que mes pas m’avaient conduits aussi près de chez lui. Un sourire illumina mon visage et enfin un rire.

« Une première, tu doutes bien que je n’aurai pas manqué l’occasion de débarquer chez toi pour avoir le plaisir de te voir en boxer à la tombée du lit. » Ok là c’était au moins clairement ce que je pensais, mais clairement pas ce que j’aurai dû dire.

« En toute franchise, je n’ai pas réalisé que mes pas m’avaient conduite aussi près de chez toi, je réfléchissais à un moyen de saouler mon neveu autant qu’il aime me saouler en ce moment, et la seule idée que j’ai eu, c'est de lui prendre un chiot et lui apprendre les responsabilités, donc… » Je marquai un temps le détaillant,

« Donc il était temps de boire un truc chaud et de ne pas m’emporter dans une idée folle et toi, qu’est-ce qui te pousse du coup à prendre un café à deux pas de chez toi ? C’est l’appel des belles serveuses ? Ou la fuite d’une ado enragée ? »

J’avais la sensation étrange que tout avait un sens caché, que le sort aimait se foutre de moi. Voilà des mois que je l’évitais et on me collait avec lui dans l’ambulance. Je me faisais alors à mes sentiments en m’attachant la règle de base de rien, de pas sexe, de pas trop d’attaches entre équipiers, et voilà que le sort recommençait à se foutre de moi, il se découvrait père et je me retrouvais à sa table pour un rapprochement de deux monstres. Ceci passé, je tentai de me dire qu’au moins je pourrais lui être utile, mon stage nous avait séparé quelques jours et le jour de ma reprise, on se retrouvait là par hasard dans ce café, et devinez quoi, je mourrais soudainement de chaud. Non franchement pourquoi le sort me ramenait toujours à lui, pourquoi avais-je littéralement craqué sur lui avec le temps et pourquoi toutes mes tentatives d’enterrer ce trouble s’avérait totalement impossible ?

« Alors raconte-moi, quoi de neuf chez toi ou au travail ? » Dis-je détaillant la serveuse en approche qui soudainement se voulait plus suave, plus intéressée par la table. Un petit rire naquit sur ma bouche et je me mis à glisser le sucre dans ma tasse la laissant à ses tentatives de charme et prise de commande. Une fois la belle moulée dans sa jupette repartie, je relevai les yeux sur Sam.
« Et bien… je ne me suis jamais sentie aussi invisible. » Dis-je en éclatant d’un rire spontané.


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Sam Haynes
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MessageSam 11 Fév - 14:04


Sam avait une réputation de "tombeur de ces dames", réputation qu'il n'était pas forcément fier d'avoir. Il ne s'estimait pas trompeur ou profiteur, il ne promettait jamais rien aux femmes qu'il rencontrait et il ne prétendait jamais être un prince charmant. Il n'excluait jamais la possibilité de tomber sur celle qui ferait battre son coeur et lui donnerait envie de voir plus loin qu'une nuit d'amour - mais son coeur, comme ses yeux, avaient été trop longtemps bloqués sur une seule et même femme, inaccessible, qu'il avait dû louper un sacré nombre d'occasions. Ainsi était la vie, et ainsi il l'acceptait. Il avait épousé Mia quelques années plus tôt, l'aimant et l'adorant de tout son coeur - mais même le feu de la jeune femme, le même feu qui brûlait dans ses veines - n'était pas parvenu à effacer l'amour qu'il éprouvait pour Holly Stevens depuis des années, depuis toujours. Il avait accepté qu'il risquerait de finir seul, comme un paumé, avec pour seule famille un père aigri et une gamine qui le détestait. Bien évidemment, loin d'être un beau gosse typiquement américain il savait que son charme opérait toujours et qu'il n'avait pas besoin de faire énormément d'efforts pour flirter et obtenir gains de cause auprès de la gente féminine - pourtant, il n'abusait jamais des bonnes choses, et surtout pas avec n'importe qui. La plupart de ses "conquêtes" étaient rencontrées dans des pubs ou des soirées remplies de monde, et de jeunes femmes ne cherchant pas à se prendre la tête - encore moins le prince charmant sur son cheval blanc. Il savait parfaitement avec qui il pouvait passer la nuit sans que cela ne devienne un souci en plus. Et Samara Matthews ne faisait pas partie de ces femmes. Elle était belle, à couper le souffle même - Sam se rappelait encore la première fois qu'il l'avait vue débarquer à la caserne, cheveux flamboyant au vent et un sourire à faire damner un saint - mais il s'était promis de ne pas y toucher. Elle respirait la beauté, la pureté et la bonté. Et plus il apprenait à la connaitre, plus il la respectait. Et plus il la respectait, moins il envisageait de la mettre dans son lit. Plusieurs fois, ils étaient venus l'un chez l'autre ces derniers temps - depuis qu'ils étaient officiellement partenaires sur le terrain - et Sam avait appris à connaitre son neveu aussi assurément qu'elle avait appris à connaitre Sasha. " C'est la meilleure nouvelle que j'ai entendu en ce début de journée. J'appréhendais vachement l'après Holly sur le terrain, quand j'ignorais avec qui je serais assigné... mais je suis super content qu'ils nous aient mis ensemble, Sammy. Manquerait plus que tu débarques chez moi le matin de bonne heure, que tu sautes dans mon lit au réveil et j'aurais quasiment l'impression que rien n'a changé, " rit-il en repensant aux nombres de fois que Holly avait osé lui faire ce coup. A l'époque, il l'ignorait, mais la jeune femme ne supportait pas de le voir avec d'autres femmes et sa jalousie la poussait à faire fuir toutes ces conquêtes susceptibles de devenir plus. " A la tombée du lit, ma belle, je suis en tenu d'Adam, " qu'il la taquine plus qu'il ne flirte. " Je ne voudrais pas t'effrayer de bon matin, " qu'il rit doucement. " Plus sérieusement, tu sais bien que tu peux débarquer quand tu veux, la porte est toujours ouverte. Comment ça va avec le môme ? " qu'il demande plus sérieusement. " Parfois, je me demande pourquoi je ne t'épouse pas. L'idée d'un chien pour les mettre devant leurs responsabilités et surtout forcer les carapaces infaillibles qu'ils érigent - oui Sasha, je parle de toi - c'est une excellente idée ! " Une idée même qui faisait son petit bonhomme de chemin dans sa tête. Après tout, entre ses horaires et celles de Sasha, un chiot était le bienvenu et ne serait jamais seul - jamais longtemps. " Ahhhhhhh, " qu'il soupire lentement. " Déjà, je n'avais plus de café à la maison, c'est l'apocalypse. Il faut que je trouve le courage d'aller faire des courses, car Sasha a décidé qu'elle ne ferait pas les courses pour "nous", mais pour "elle" et qu'elle est la digne fille de son père - c'est-à-dire têtue comme une mule. Et puis, il fallait que je sorte de mon appartement et que je me change les idées - te croiser n'est que la cerise sur le gâteau, " qu'il la complimente en souriant. L'interruption de la serveuse, clairement sous le charme de Sam et décidée d'attirer son regard, le pousse à ne pas répondre tout de suite à la jeune femme. Le boulot ? Il était toujours aussi investi dans son métier de secouriste, mais il avait décidé de faire des heures supp' pour Mani, histoire de gérer sa fille du mieux qu'il le pouvait. Il s'était engagé sur cette voie et il comptait bien continuer, aller jusqu'au bout, qu'elle le veuille ou non. " Invisible, toi ? Je t'en prie... Tu n'as qu'à rentrer dans une pièce pour qu'elle s'illumine, " et il ne le disait pas pour la rassurer, il le pensait sincèrement. " N'as-tu pas remarqué comme les hommes me regardent et m'envient ? " qu'il lui demande malicieux. " Je suis même surpris que tu n'aies personne... parce que... tu n'as personne, hum ? " qu'il finit par demander, étonné d'avoir envie de connaitre la réponse. " Sinon, je bosse toujours au Gato Negro quatre soirs par semaine, et je ne t'ai toujours pas vu débarquer bien que tu m'aies promis de faire un tour un jour... Et ma vie est plutôt, comment dire, un vrai foutoir pour l'instant. Tu sais mieux que quiconque ce que c'est que d'élever un ado' grincheux. "


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MessageDim 12 Fév - 14:41




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Le problème avec les sentiments c’est qu’ils vous contrôlent, vous consument, vous rendent fort et vous brisent... On peut croire illusoirement que nous avons le choix, que notre cerveau est le moteur sur le cœur, mais c’est totalement rêveur. Avez-vous déjà ressentis ce nœud dans votre gorge, la brûlure qui consume vos iris quand les larmes, viles traîtresses décident de vous rendre minable et remontent en vague ? Avez-vous seulement ressentis vos poumons vous brûler, ce creux dans votre ventre ? Vous êtes-vous laissé à cette déferlante ? Simplement sans lutter ?

Sachant que quelque part sans la moindre douceur elle brisera une de vos convictions. Quand j’y songe les sentiments sont comme les souvenirs, impitoyables dans nos vies, ils nous composent et nous décomposent sans la moindre pitié. Ils s’attachent, ils nous arrachent, ils nous font fuir, ils nous libèrent et finalement nous enchaînent, chaque moment de notre vie est ainsi. Un sourire saura illuminer votre journée, marquer votre mémoire, une larme tout effacer, un mot vous envolera, un geste vous démolira. On n’est que des pions de sentiments bien définis qui nous composent et nous décomposent. Qui pourra prétendre n’avoir jamais connu la peine, la jalousie, la douceur, la rage, qui d’entre vous pourra me lancer la pierre d’avoir aimé, détesté, d’avoir voulu faire mal et d’avoir souffert ? Chacun de ces sentiments, de mes épreuves ont fini par composer un ensemble pour me conduire telle que je suis, parfois fofolle, dure, douce, sensible, fougueuse ou enfantine, oui chaque part de moi décomposée en une simple composition florale.

« Invisible, toi ? Je t'en prie... Tu n'as qu'à rentrer dans une pièce pour qu'elle s'illumine, » Mon regard se détacha du marbre noire de ma tasse et se glissa sur lui, totalement scié par sa déclaration, mais aussi clairement touché par ses mots.

« N'as-tu pas remarqué comme les hommes me regardent et m'envient ? » Je glissai un regard sur le type louche à grosses lunettes qui nous regardait de sa table en suçant sa cigarette russe, cadeau d’accompagnement de sa commande. « Je suis même surpris que tu n'aies personne... parce que... tu n'as personne, hum ? »

Revenant vers lui, je l’envisageai, repoussant simplement toute réponse trop spontanée à ses questions.

« Sinon, je bosse toujours au Gato Negro quatre soirs par semaine, et je ne t'ai toujours pas vu débarquer bien que tu m'aies promis de faire un tour un jour... Et ma vie est plutôt, comment dire, un vrai foutoir pour l'instant. Tu sais mieux que quiconque ce que c'est que d'élever un ado grincheux. »

J’étais restée silencieuse, enregistrant toutes les informations, ma main se glissa bêtement sûrement sur la sienne et je lui fis un sourire.

« Je suis aussi ravie de t’avoir à mes côtés dans l’ambulance et si je dois te lever en tenue d’Adam, il va falloir qu’on se colle aux courses, car je ne sais pas si tu préfères le café moi, ou les céréales, pas question que je pointe dans l’antre du loup sans munitions pour le garder sous le drap, le temps que le soldat ne soit plus au garde à vous, m’appelant levé du drapeau. » Je lui tapotai la main et repris ma cuillère pour tourner mon café le temps que la serveuse se décide à revenir en roulant des hanches.

« Cependant, il va falloir que je t’informe d’une chose importante… » Je laissai un silence sérieux et relevai la tasse à mes lèvres pour finalement rien n’en toucher tout à mon petit palabre.

« Je suis seule car personne ne supporte une femme avec des horaires tordues, un adolescent rebelle et une tendance à s’enfuir avant le lever du jour sans explications. En somme je suis condamnée à finir avec dix chiens et un chat. » La serveuse se rapprochait enfin et déposait la tasse, se penchant tellement que je me demandais de mon point de vue si elle n’allait pas lui faire une paire de lunettes avec ses deux obus. Elle déposa la petite cigarette russe sur une serviette où trônait son numéro de téléphone et murmura un « c’est cadeau pour toi », avant de ce reculer doucement, très doucement en arrière et le détaillait. Je profitai de sa lenteur pour prendre son crayon et enfin elle daigna me regarder prête à bondir.

« Je vous le rend, j’en ai juste besoin deux seconde. J’attrapai la serviette et plaçai mon numéro par-dessus le siens.

« Tenez, quitte à devoir fourrer une dinde autant qu’elle soit de luxe et pas bradée. » Elle grinça des dents et recula, détaillant Sam un instant, attendant sûrement qu’il intervienne. Mais une nouvelle fois ce fut moi.

« N’avez-vous pas mieux à faire qu’interrompre les clients ? » Elle pouffa et s’envola bien plus vite qu’elle n’avait pris place.
« Je suis désolée, elle est à elle seule le prototype féminin de ce qui fait passer les femmes pour des cruches. » Je portai ma tasse cette fois à ma bouche et avalai quelques gorgées de mon café.

« Tu accepterais de m’accompagner pour le chien ? On pourra parler de la façon de rendre la juste monnaie à nos deux bourreaux. » J’avais évité le sujet de son second travail consciencieusement, ne voyant pas comment expliquer que je me tenais loin de lui car bêtement il me plaisait trop.

« On en profitera aussi pour acheter du café et de quoi remplir tes placards pour perpétuer la tradition du matin, mais je te préviens, le matin j’aime courir, donc si je viens pour te tirer des bras de Morphée, tu devras venir courir avec moi, je ne veux pas d’un partenaire qui me fasse baver sans en baver. » je n’avais pas dit ça ? Si visiblement. Et voilà pourquoi je n’allais pas dans l’antre de la fête de l’alcool, car je savais d’avance que sans mon neveu, sans l’uniforme, j’allais finir aussi conne à sortir ce genre de choses.

« Tu as eu des nouvelle de ta meilleure amie ? J’avoue que l’annonce que je passais avec toi ma surprise, ravie, mais surprise, je pense même avec nos prénoms que les chefs vont vite s’en vouloir de nous avoir mis dans le même véhicule, tout comme les radios. »



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MessageDim 12 Fév - 21:21

" Je suis désolée, Sam. Vraiment, je suis désolée, mais je... Je n'arrive plus à penser, je n'arrive plus à dormir, je n'arrive plus à rien. Peu importe de quelle façon je m'y prends, je finis toujours par en arriver au même point... Je ne peux pas rester, " lui disait-elle, les larmes aux yeux et plaçant ses affaires dans une valise déjà pleine. Il était adossé contre la porte de sa chambre, et écoutait attentivement ce qu'elle lui disait sans vraiment entendre les paroles, les mots prononcés. Sa tête comprenait parfaitement qu'elle n'ait pas le choix, son coeur la détestait pour oser abandonner aussi facilement. Ne valait-il la peine qu'elle essaie ? Ne valait-il pas la peine qu'elle reste ? Ne valait-il pas quelques efforts pour que ça fonctionne ? " Je t'aime, tu sais. Mais, tout ça... c'est beaucoup trop. Trop d'un coup, trop... Je n'y arrive pas, Sam. Je suis désolée, " continuait-elle de répéter, le forçant à réagir. " Cesse de t'excuser, Holly. Cesse de te justifier. Cesse de me répéter à quel point tu m'aimes. Cesse, " finit-il par lui demander avant de tourner les talons, dans un dernier regard rempli de regrets. Il ne souhaitait pas qu'ils se séparent fâchés, énervés ou sur de mauvaises bases - mais en l'état actuel des choses, ils ne pouvaient pas se serrer la main, se prendre dans les bras ou se donner un baiser d'adieu. Leur amitié ne s'en trouverait qu'ébranler après son départ. Elle était déjà ébranlée depuis qu'ils avaient osé coucher ensemble. Depuis qu'ils avaient oser s'avouer leurs sentiments si longtemps refoulés. Peut-être était-ce le destin. Peut-être n'étaient-ils pas destinés l'un à l'autre finalement. Pas après tout ce temps. Peut-être que les choses arrivaient ou n'arrivaient pas pour une bonne raison. Dans tous les cas, Holly Stevens disparaissait de sa vie par choix.

***

" Je te promets de te recevoir correctement chez moi, Samara Matthews. Si tu devais me trouver au garde à vous, ce serait parce que je l'aurais décidé et voulu, " qu'il lui dit charmeur. " Et surtout parce que TU l'aurais bien voulu. Contrairement aux rumeurs qui circulent à la caserne, les femmes non consentantes ne m'intéressent pas - juste au cas où tu te poserais la question, " ajoute-t-il plus grimaçant. Cette enquête et cette fausse accusation le rendaient légèrement malade ces derniers jours. Tout homme le connaissant, ne serait-ce qu'un peu, savait que ce n'était tout bonnement pas possible qu'il ait pu abuser d'une jeune fille innocente. Mais apparemment, les faits étaient contre lui... " Je te remercie, " lui dit-il lorsque la jolie serveuse tourna les talons après sa tentative de drague. Il était flatté, bien sûr, mais il avait bien d'autres chats à fouetter en ce moment que de plaire et d'accorder du temps à une femme. " J'ai déjà une furie à la maison, pas besoin d'une autre dans mon lit. Et je peux t'assurer que si elle est le prototype féminin de ce qui fait passer les femmes pour des cruches, elle est également le prototype féminin qui fait passer les femmes pour des tigresses, " car oui, il avait l'habitude de ces femmes, car elles lui permettaient de prendre du bon temps sans qu'il n'ait envie de prolonger le moment ou de faire sa vie avec elles. A l'époque où il ne voyait que Holly, c'était... rassurant, dans un certain sens. Aujourd'hui, il ne souhaitait pas trop y penser. " Par contre, je serai plus que ravi de t'accompagner pour le chien. Et comme tu as pu bavarder avec Sasha - beaucoup plus que moi en tout cas - peut-être que tu devineras mieux que moi ce qui lui correspondrait le plus. " Sa fille était une pile électrique, une force de la nature son caractère de merde le rendait dingue - elle était déterminée à le rendre fou, et il était déterminé à ne pas céder, à ne pas lui accorder la seule chose qu'elle désirait de lui : sa liberté. Elle comprendrait tôt ou tard que ce qu'il essayait de faire, c'était juste de la protéger et d'être son père.

" Parce que... je te fais baver, moi ? " demande-t-il après réflexion et après analyse de ses dernières paroles. Il n'était pas certain de comprendre ce qu'elle entendait par là, mais l'idée le faisait sourire. " Si je t'accompagne le matin pour courir, tu devras m'accompagner le soir pour boxer. Deal ? " lui propose-t-il alors - il serait toujours plus rassuré si elle apprenait à se défendre comme il se doit, non seulement pour elle mais également pour lui... après tout, il lui était déjà arrivé de se retrouver dans des situations difficiles et précaires lors de son job et il était toujours utile d'être deux à savoir rendre les coups. Il se releva, enfila sa veste et alla lui tenir la porte pour partir à la recherche des boules de poil qui viendront bientôt rejoindre leurs petites vies. " Je te propose d'aller tout de suite voir les chiots, et d'ensuite faire quelques courses - ou penses-tu qu'il faille faire l'inverse ? " demande-t-il en fronçant les sourcils. " C'est dans ces moments-là qu'on réalise à quel point vous êtes vitales, les femmes. On a bien du mal à l'admettre parfois, mais on serait perdus sans vous... " qu'il lui dit mi-fataliste, mi-charmeur. " Je ne te promets pas de ne pas te demander de m'épouser à la fin de la journée, " qu'il plaisante et rit en se mettant au volant de sa voiture, non sans avoir ouvert la portière pour Sammy auparavant.

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MessageDim 12 Fév - 22:55




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" Parce que... je te fais baver, moi ? "

Avalant la fin mon café je reposai d’un geste calme ma tasse et l’explorai des yeux comme on détaille une marchandise sur un mannequin et éclate de rire.

« Car tu connais beaucoup de femmes, même l’idiote qui colporte des rumeurs, qui ne baverait pas sur un type comme toi ? » Récupérant mon polaroïd je le glissai dans la poche de ma veste.

Si je t'accompagne le matin pour courir, tu devras m'accompagner le soir pour boxer. Deal ?

De la boxe, voilà des années que je n’en avais pas fait, en ce temps je m’y étais testé avec Lyam, mais finalement on avait décidé de tenter d’autres horizons, pas que l’art me déplaise à moi, mais à lui.

« Vas pour la boxe, le soir, le jogging, le matin alors… »

A cette allure on passerait tout notre temps ensemble ou je devrais sérieusement songer à rapprocher nos logements. Mais ce n’était bizarrement pas pour me déplaire. Après tout n’allions nous pas passer des heures plantés dans des ambulances ou en service, joindre aussi quelques détentes à notre duo ne pouvait que nous offrir de mieux nous comprendre sur le terrain.

« Je te propose d'aller tout de suite voir les chiots et d'ensuite faire quelques courses - ou penses-tu qu'il faille faire l'inverse ? » Demanda-t-il en fronçant les sourcils. « C'est dans ces moment-là qu'on réalise à quel point vous êtes vitales, les femmes. On a bien du mal à l'admettre parfois, mais on serait perdus sans vous... » Qu'il lui dit mi-fataliste, mi-charmeur.

« Je ne te promets pas de ne pas te demander de m'épouser à la fin de la journée, »  Me levant je passai ma veste et attendis d’arriver à son niveau et de me stopper.

« Alors je devrais le faire, vu qu’on dirait qu’on est voués à passer notre temps ensemble, sauf pour dormir. Ah non le règlement l'interdit pas vrai !»J’affichai un sourire taquin et m’invitai sur le trottoir, inspirant l’air du fleuve et de la neige. Je ne remontai pas mon écharpe sur mon nez, mais plaçai mes mains dans mes poches, avançant à sa suite pour rejoindre sa voiture. Il m’ouvrit la porte et j’inclinai la tête amusée d’autant de galanterie. Me glissant dans sur place à ses côtés j’explorai des yeux le tableau de bord et la radio.

« On commence donc par les courses, car avec le chiot, je doute qu’un vigile nous laisse passer et je veux manger à midi. » Dis-je alors qu’il s’infiltrait dans la circulation.

« Pour le chien, je pense que ce ne sera pas bien compliqué, ta fille est ton portrait craché, c’est pour ça que tu ne la comprends pas, tu te voies dans un miroir, Sam, donc un cané-corso sera de mise ou un molosse, tendre mais agressif, fort mais joueur, protecteur en somme, toi avec plus de poils et un regard à tomber. Je pense qu’on aura plus de mal à se fixer sur le choix du repas à cuisiner à midi. » Dis-je tout en détaillant la route.



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MessageMer 15 Fév - 19:07

S’il savait qu’il pouvait plaire aux femmes, il était toujours surpris lorsqu’elles le lui faisaient clairement comprendre. Et s’il savait qu’il pouvait plaire aux femmes, il n’aurait jamais pensé une seconde qu’il puisse être le genre d’hommes de Samara. Il était trop imposant. Il était trop « nounours ». Il était trop volage. Il était trop vieux. Il était trop… juste trop. Il n’était pas facile à surprendre, mais elle venait de réussir – à tel point qu’il resta à l’observer pendant un certain nombre de secondes. « Je connais bien plus de femmes qui colportent des rumeurs que de femmes qui bavent en me voyant, je te le confirme. Tu viens de faire grimper mon égo à son apogée – pour ça je te remercie, car dernièrement je n’ai pas eu que des compliments, » lui dit-il alors en grimaçant légèrement. Entre Sasha qui mettait sa patience à rudes épreuves et les victimes d’harcèlement qui le désignaient coupable, il n’y avait que trop peu de bons moments et d’ondes positives dans sa vie ces derniers temps. Cela expliquait sans doute pour quelles raisons il avait un besoin irrépressible de s’entourer de personnes qui lui apportaient un peu de bonheur, de joie et de sourire – telle que Samara. Il ne voyait aucun problème à la voir chaque jour, du lever le matin au coucher le soir. Bien évidemment, sans passer par la case « dormir ensemble ». Il ne fallait pas qu’il exagère non plus. Pourtant, alors qu’il pensait à cette idée il fut surpris de constater qu’elle n’était pas si désagréable et non voulue que ça. Samara était une belle femme, mais jamais jusque-là il n’avait imaginé la mettre dans son lit, jamais il n’avait imaginé poser les mains sur son corps, jamais il n’avait imaginé sentir sa peau, jamais il n’avait imaginé la goûter… Secouant la tête, il reprit ses esprits rapidement. Il était hors de questions qu’il s’égare dans des pensées malsaines et inconvenantes pour sa partenaire. Il avait déjà dépassé cette limite avec son ancienne coéquipière – et meilleure amie – et il avait vu comment ça se terminait. « C’est vrai qu’on risque de devoir se supporter quasiment 24h/24… Personnellement, je n’y vois absolument aucun inconvénient. Tu es agréable à regarder, intéressante à écouter et tu ris toujours à mes blagues foireuses – ce qui n’est pas pour me déplaire, je t’avouerai. Cela dit, je ne suis pas sûr de pouvoir en dire autant pour toi, » rigole-t-il en grimpant dans la voiture. « Je peux devenir facilement invivable paraitrait-il, je ne te donne pas une semaine pour avoir envie de m’étrangler, » ajoute-t-il avec un clin d’œil. Mettant le contact, du Beyonce se fait entendre et envahit l’habitacle. « Tu as entièrement raison, je n’avais pas pensé à ça. C’est d’ailleurs incroyable que les chiens soient interdits quasiment de partout – quand on voit quel animal peut être l’homme, c’est un comble. Tu penses déjà à manger à midi ? » demande-t-il le sourcil arqué et le sourire aux lèvres. « Habituellement, c’est moi l’estomac sur pattes et qui ne pense qu’aux heures du repas – on me l’a souvent reproché d’ailleurs. Tu es la femme parfaite, Samara Matthews, » dit-il en la regardant et en le pensant sincèrement. C’était sans doute pour cela qu’il s’interdisait catégoriquement tout rapprochement avec la jeune femme. Elle méritait quelqu’un d’aussi parfait, d’aussi génial qu’elle. « Et tu sais ce qui te ferait envie ? » continue-t-il, car lui pensait déjà à diverses possibilités – il avait envie de chinois, d’italien, d’espagnol, d’hamburgers, puis finalement un indien. Elle avait raison, ils auraient plus de mal à choisir quoi manger que les chiens qui rejoindraient respectivement leurs familles. Il laissa un petit moment de silence plané dans la voiture en réfléchissant à ses derniers propos concernant sa fille, et leur ressemblance. Elle n’avait pas tort, il ne le voyait pas sous cet angle mais Sasha lui ressemblait beaucoup sur pas mal de points. « Tu penses vraiment qu’elle me ressemble ? » demande-t-il alors d’une petite voix, ne sachant pas si ce détail le ravissait ou l’exaspérait. Il avait réellement envie de se rapprocher de sa fille, de nouer des liens avec elle et de rattraper le temps perdu, mais la jeune fille ne l’aidait pas du tout et faisait de son mieux pour le repousser et lui donner envie de fuir. « Tu sais, je pensais pas devenir père un jour. Trouver la personne avec qui fonder une famille, la personne qui m’en donne réellement envie, la personne qui serait prête pour ça… mais devenir père d’une adolescente de 17 ans ? C’est encore plus perturbant, si tu veux mon avis. J’ai beau essayé de comprendre – et je pense comprendre – qu’elle puisse ne pas avoir envie de me connaitre, parfois son comportement me dépasse totalement… » Il ne parlait jamais de ses problèmes avec Sasha, pas à n’importe qui en tous les cas. Il avait entièrement confiance en Samara, et surtout son avis lui importait bien plus qu’il ne le pensait. « Comment arrives-tu à gérer Korey ? Enfin, je sais que y a ton frère, donc c’est encore différent mais quand même… Parfois, je me dis que je ne suis pas du tout fait pour ça, que je foire tout et que je n’aide pas du tout Sasha. Que je devrais peut-être lui offrir cette indépendante dont elle rêve tant et qu’elle a mérité après tout, elle a prouvé dans le passé savoir se gérer seule, mais… je suis tout bonnement incapable de faire ce choix si facile. Est-ce que je suis fou ? » lui demande-t-il en riant légèrement de ses doutes et de ses soucis existentiels.

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MessageJeu 16 Fév - 22:06




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« Habituellement, c’est moi l’estomac sur pattes et qui ne pense qu’aux heures du repas – on me l’a souvent reproché d’ailleurs. Tu es la femme parfaite, Samara Matthews, »

Relevant le nez du paysage, je lançais un regard joueur à Sam.

« Madame n’est pas parfaite, loin de là je n’affiche juste pas tous mes défauts en premier, comme celui de ne chanter que de la merde, et sache que tu n’as plus le monopole de la malbouffe et du plaisir de grignoter… » Lui dis-je en tirant la langue bêtement comme une enfant.

« Et tu sais ce qui te ferait envie ? »

Un silence se plaça et je détaillai pensive le trajet. D’un côté, ravie de la journée imprévue qui s’annonçait, mais aussi clairement perdue entre mes sentiments et les petits jeux de mots qui avaient pris place entre nous depuis son arrivée. J’appuyai mon crâne sur le siège et restai un moment à regarder deux gamins en train de se lancer des boules de neige, insouciants et clairement pas décidés à s’inquiéter du monde qui les entourait, j’en venais presque à les envier. Pourquoi fallait-il que dès que mon cœur était touché mon crâne me crie danger ? Quand il redémarra, je relevai le nez du trottoir une nouvelle fois.

« Là de suite mon ventre dirait nems, dans une heure il sera sûrement plus ok pour un burger, vaut mieux qu’on prenne un peu de tout et se fasse un buffet… à moins que Sasha soit là à midi ? »

Sur le moment je n’avais pas noté son air songeur et ne compris qu’à sa question qu’il était parti bien plus loin que moi dans notre discussion.

« Tu penses vraiment qu’elle me ressemble ? » Ma main se glissa trop naturellement sur la sienne qui changeait les vitesses, simple geste qui se voulait rassurant. « Tu sais, je ne pensais pas devenir père un jour. Trouver la personne avec qui fonder une famille, la personne qui m’en donne réellement envie, la personne qui serait prête pour ça… mais devenir père d’une adolescente de 17 ans ? C’est encore plus perturbant, si tu veux mon avis. J’ai beau essayé de comprendre – et je pense comprendre – qu’elle puisse ne pas avoir envie de me connaitre, parfois son comportement me dépasse totalement… » Mes doigts se glissèrent amicalement entre les siens et j’élargis ma ceinture pour me tourner vers lui, m’adossant à la portière. « Comment arrives-tu à gérer Korey ? Enfin, je sais que y a ton frère, donc c’est encore différent mais quand même… Parfois, je me dis que je ne suis pas du tout fait pour ça, que je foire tout et que je n’aide pas du tout Sasha. Que je devrais peut-être lui offrir cette indépendante dont elle rêve tant et qu’elle a mérité après tout, elle a prouvé dans le passé savoir se gérer seule, mais… je suis tout bonnement incapable de faire ce choix si facile. Est-ce que je suis fou ? »

Je relâchai sa main et repoussai mes cheveux en arrière à mon tour pensive.

« Je vais être la plus franche possible. Je pense franchement que tu ferais une sacrée connerie si tu lui donnais sa liberté, ce n’est pas ce dont elle a besoin, ce qu’il lui faut c’est toi, ton amour, de la patience et mon dieu tu vas devoir en piocher au plus loin tes capacités, mais elle en vaut la peine. Tu n’avais rien prévu et elle n’a rien demandé, elle comme toi vous êtes victimes du sort, sauf qu’elle a besoin de coupables et tu dois et sera celui sur le banc des accusés… » Je lui fis un petit sourire. « Pour mon neveu, je ne suis pas dans la même position que toi, mon frère aura sûrement lui aussi son jugement et si je joue les juges de peine ou de détention provisoire, je sais que comme toi, je dois le supporter car, ils ont ce droit à des réponses et des jugements, on n’a pas loupé nos parents non plus à notre époque, enfin pour ma part j’en ai voulu à ma mère de ne pas être celle qui m’a fait naître… » Je me remis en place face à la route un brin dérangée par ma révélation, ne sachant même pas si je lui avais déjà dit que j’étais une gosse issue de l’adoption.

« Enfin, on est dans l’inconnu toi comme moi, pas vraiment préparé à jouer les parents, mais franchement avons-nous le choix, ils sont là, ils demandent juste qu’on les aime et qu’on endure leur rage, alors encaissons et offrons leur un chien, ça les occupera un peu et nous offrira au moins quelques heures de répit ? Quoi que j’en doute, mais bon au moins les voir se dépatouiller avec un être qui dépend d’eux comme eux dépendent de nous sera une juste revanche. » Le trajet vers le super marché touchait à sa fin et déjà au loin on pouvait voir l’enseigne se détacher du lot des galeries marchandes à ciel ouvert.

« Tu sais Sam, elle ne t’en ferait pas autant voir si elle ne voulait pas plus que ton logement ou ton argent, les gens vous ignorent ou vous repoussent souvent par peur de trop vous aimer et sur ce terrain, je peux te l’assurer, je la comprend, je suis un peu comme elle, j’ai toujours peur d’aimer et de finir plumée, alors… » Je m’interrompis, le sujet avais bêtement trop dérivé et il n'était pas question que je rentre dans le domaine de mes sentiments.

« Bref passons, je préfère que tu m’explique comment toi, tu te retrouves avec cette chanteuse dans ta voiture, du acdc, du nirvana ok, mais comment tu as pu finir avec la reine du rnb ? »



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MessageLun 20 Fév - 17:32

Il appréciait la spontanéité chez une femme - tellement plus agréable qu'une calculatrice et manipulatrice. Il appréciait également la maladresse, qu'il trouvait adorable par-dessus tout. Il trouvait Samara adorable. " La perfection, c'est surfait. Et il y a tellement de défauts adorables chez vous les femmes... je suis sûr que les tiens en feraient craquer plus d'un, " lui le premier pensa-t-il tout bas. " Alors que nous, les hommes, je reconnais que l'on peut avoir des défauts terribles... Par exemple, j'ai un côté bordélique organisé qui peut rendre dingue. Je mange pour quatre. Je fais les courses à la dernière minute à chaque fois. Je réponds rarement au téléphone. Je m'étale apparemment trop dans le lit, m'a-t-on dit plusieurs fois, " lui raconte-t-il en riant légèrement. Il avait des défauts à la pelle - comme tout le monde - et il n'avait pas peur de les reconnaitre. Il n'était pas parfait, loin de là, et beaucoup s'étaient brûler les ailes à essayer de le dompter ou tout simplement de le changer. " En voilà une idée qui me plait, on va se servir dans tous les rayons possibles et inimaginables et on se fait un buffet à la maison - adjugé, vendu ! Non, Sasha ne sera sans doute pas là. Elle ne rentre jamais entre midi et deux, et si elle devait rentrer elle ne resterait sans doute pas manger à ma table - elle est coriace quand elle est décidée. Elle m'en veut toujours de ne pas signer son fichu papier. Elle me l'a balancé encore l'autre jour alors qu'on était à la salle de boxe. Ouais, parce qu'elle m'a suivi jusque-là et qu'on a fini par s'affronter sur le ring. Je l'ai poussée un peu à bout, j'avoue, pour la forcer à parler, à dire les choses, et... elle l'a fait, " conclut-il simplement. Il n'avait pas forcément bien encaissé ses propos mais il les avait cherchés et de ce fait il les acceptait. " Je vais être la plus franche possible. Je pense franchement que tu ferais une sacrée connerie si tu lui donnais sa liberté, ce n’est pas ce dont elle a besoin, ce qu’il lui faut c’est toi, ton amour, de la patience et mon dieu tu vas devoir en piocher au plus loin tes capacités, mais elle en vaut la peine. Tu n’avais rien prévu et elle n’a rien demandé, elle comme toi vous êtes victimes du sort, sauf qu’elle a besoin de coupables et tu dois et sera celui sur le banc des accusés… " Il avait du mal parfois à réfléchir correctement à la situation, aussi c'était appréciable que d'écouter les conseils des autres - et surtout ceux de la jeune femme - qui, d'un oeil posé et en-dehors de la situation - pouvaient s'avérer comme une révélation. Elle ne s'arrêta pas en si bon chemin et, comme elle le faisait si souvent à son plus grand bonheur, elle parlait sans s'arrêter, lui donnant de quoi réfléchir tout une soirée à ses propos. Elle n'avait pas tort après tout. C'était à lui d'être aussi patient qu'attentif pour Sasha. Elle n'avait rien demandé, et même si lui non plus il avait fait le choix de l'avoir avec lui. " Merci, Sammy, " dit-il tandis qu'il se garait sur une place libre. " J'ai parfois du mal à voir les choses sous son angle à elle, de comprendre ce qu'elle peut ressentir... on n'a pas la même faculté que vous, nous les hommes, on a souvent besoin que vous nous expliquiez les choses avec des mots pour qu'on saisissent l'importance des choses. Elle ne me parle pas, elle grogne et râle, du coup je ne voyais pas les choses sous cet angle, mais... au fond t'as sans doute raison. A moi d'encaisser, à moi de patienter, et à moi de lui faire comprendre qu'elle peut baisser ses barrières et me faire confiance. " Fier de sa conclusion et sentant un poids s'enlever de ses épaules, il défait sa ceinture, lui adresse un sourire charmant et sort du véhicule pour aller piocher dans les divers rayons de la grande surface.

" En fait, je suis un homme pleins de surprises, Sammy, " répond-il à sa question concernant la musique. " Et surtout un homme peu difficile, j'ai des goûts éclectiques et j'écoute autant du Mozart que du ACDC - cela dit, je ne vais pas te mentir... je mets la radio et je me contente d'écouter ce qui passe, " rit-il légèrement révélant un secret oh combien important. " Pourquoi, toi tu aimes quoi ? Parce que j'avoue que lorsqu'on est en mission j'apprécie bien une note de musique durant les trajets. C'est arrivé une fois, avec Matt il me semble - faudra que je lui redemande - qu'on se retrouve en plein flash-mob alors qu'on avait été appelés pour un réglement de compte entre deux types louches - c'était assez incroyable même si l'on ne connaissaient pas la chorégraphie, " rigole-t-il en ouvrant les portes et laissant passer la jeune femme. Ils allèrent de rayon en rayon, prenant différentes choses tel que de la charcuterie, des salades variées (et préparées), des nems comme elle le voulait, des mini-pizzas et de quoi faire des hamburgers. " On en a pour un régiment, mais c'est tant mieux. Si l'on doit présenter les deux chiots aux ados tout à l'heure, ils auront sans doute besoin de tout ça pour encaisser, " s'imagine-t-il naturellement. " Laisse, c'est pour moi. Ça me fait plaisir, " ajoute-t-il avec un clin d'oeil. " Tu me paieras un coup à boire un de ces soirs en échange, si tu veux, " conclut-il sans penser à mal ni sans aucune arrière pensée particulière. Ils remercièrent la caissière, qui adressa un large sourire les joues rosies par le charme de Sam, et sortirent les mains pleines pour cette fois-ci partir à la recherche de leurs futurs compagnons.

" Au fait, pour toi et Korey, tu penses à quel genre de chien ? Tu as vu juste pour Sasha, alors j'imagine que tu viseras juste pour vous. En fait, t'as un don pour cerner les gens, Samara Matthews. Dis-moi, que pressens-tu me concernant ? " lui demande-t-il innocemment les yeux dans les yeux, tandis qu'ils étaient de nouveau dans la voiture.


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MessageLun 20 Fév - 19:11




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Le passage par les rayons ne fut pas compliqué, on passait de fil en fil, déposant dans les paniers ce qui appelait notre appétit, tel que le feraient deux jeunes adultes entre deux cours de fac. Je lui apprenais que pour moi la musique était capitale, elle se jouait à l’humeur du moment, aux paroles surtout, et variait du tout au tout. Je soulignais quelques uns de mes défauts, comme celui de débarquer à toute heure, Liam en faisait les frais, mais avec lui c’était toujours particulier, je ne lui expliquer pas clairement ensuite ma crainte de l’attachement ou que je fuyais les types qui pourraient me plaire vraiment et m’attachais à une vie sans attache… non je lui expliquais que j’étais simplement une foutue casse pied qui avait des envies débiles à toute heure et pouvait chanter d’un coup en conduisant ou pleurer en regardant un film qui n'avait rien de triste.

Que je pouvais me lever la nuit avec une envie de crêpes ou photos et me faire des crêpes ou sortir faire des photos. Je lui soulignais que pour comprendre les femmes le secret était simple, on ne sait pas ce qu’on veut et on ne l’assume jamais. Un jour on voudra un câlin, le lendemain, être seule. A mesure on remplissait nos cabas et mon regard dérivait sur lui à quelques belles reprises imaginant ce que cela serait de le voir nu et repoussant cette idée. Il était mon putain de coéquipier… et si quelque part j’en étais heureuse, toutes mes alarmes me hurlaient danger, tu l’apprécie trop, tu t’es déjà brûler les ailes non ? Pourtant voilà, il était là et on faisait des courses, on se préparait pour une journée chasse aux toutous et un repas en duo. Me mordant les lèvres à la caisse pour ne pas l’engueuler de tout prendre à sa charge, je détaillai la caissière qui bavait sur le tapis roulant. Et si j’étais une nouvelle fois tenté de le charrier ou la ramener sur terre, je bouclai à double tour ma bouche, pas question de notifier que monsieur avait du charme et qu’on le remarquait à tous les coins de rue.

Ont poursuivit la discussion jusqu’à la voiture et je l’aidai à placer nos courses dans son coffre, explorant un temps l’idée d’une vie où les courses se feraient toujours ainsi. Et m’engueulant royalement, je n’étais pas faite pour ça, je n’ai jamais su faire ça même. Moi je suis la nana qui débarque chez son meilleur ami, lui saute dessus, fais le repas et accepte en retour qu'il fasse de même, celle qu’on oublie quand on se colle en couple avec une fille et qu’on sonne huit mois plus tard en se rappelant qu’elle existe. Je suis aussi la petite secouriste qu’on passe de coéquipier en coéquipier depuis que Lyla n’est plus là et a fait le choix de jouer les dignes petites futures femmes. Celle qui va tous les dimanches midi chez sa meilleure amie, mariée avec deux gamins et dort au bout la table quand elle est sortie la veille pour se trouver un peu de tendresse rapide sans le moindre engagement. Non je ne suis pas la fille capable de donner à un homme le bonheur d’une vie calme en couple. Je le sais et je l’ai toujours su.

Repassant ma ceinture alors qu’il me dit que je savais voir juste sur les gens, je me stoppai et dans mon geste l’explorai des yeux.

Que pouvais-je répondre à cela ? Lui dire qu’il était le mec le plus… je sentis bêtement mes joues me brûler et j’inspirai profondément.

« Je ne peux pas... Enfin je peux pas te dire comment je te vois, j’aimerai assez que tu ne demandes pas à changer de coéquipière demain » Dis-je sur un ton d’humour, mais en réalité, il y en avait pas vraiment… Il sortait d’une histoire merdique avec Holly, et je ne voulais pas le faire fuir en lui révélant que depuis plus d'une heure, je me torturais pour ne pas simplement stopper cette saloperie de voiture et l’embrasser comme une ado, pour ne pas passer du fantasme à la réalité et me lancer dans une utopie nouvelle que je pourrai devenir la nana… Non pas question que je complique ma vie, sa vie, notre job. Et pour se faire je m’attachais à ce foutu bout de règlement qui disais pas de sexe entre équipiers, pas de sentiments nuisibles et à ma propre règle de pas de relation qui peut se renouveler ou aboutir sur des sentiments avec un proche et Sam était un proche…

Bon ok Liam aussi mais le deal avec lui était clairement établi depuis plus de dix ans et n’avait jamais dépassé les termes en place. Il avait même passé l’épreuve d’Amber.

« Alors oui, on ne va juste pas rentrer sur cette pente glissante et je vais réserver mon jugement quand je t’aurai vu cuisiner. » Je finis simplement de m’attacher et lançai un regard à l’horloge qui indiquait onze heure trente. Comment la matinée avait pu passer aussi vite ?

Il me questionna sur le chiot pour Korey et je marquai un silence.

« J’avoue que je n’ai pas encore délibéré, j’étais justement à songer à ça quand tu as ramené ton joli minois pour illuminer ma journée. En fait je me demande, si on ne doit pas en prendre qu’un et leur assigner une garde partagée, et une éducation commune avec un maître-chien, cela nous coûtera le pris de deux chiots et nous économisera le prix d’un second a dresser, les forcera à comprendre ce qu’est un engagement et le poids d’une vie qui dépend de nous tout en laissant quelques libertés quand la garde est à l’autre… » Je marquai un silence indécis.

« Vu l’heure que penses-tu de manger et d'en discuter ? Car deux c’est pas mal, aussi surtout si on impose un dressage commun, des sorties en commun pour les balader… enfin on fait comme tu veux, on voit là-bas avec le conseil du vendeur et on mange après ou on va chez toi, on mange et on avise avec lui sur notre choix final ? » je ne le regardai pas, pas question d’avoir encore des idées débiles dans le crâne. Le repas et la suite allaient s’avérer bien compliqué pour mon crâne de piaf visiblement…



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MessageSam 25 Fév - 13:35

" Hey, beau brun, " entendit-il derrière lui tandis qu'il sirotait une bière. Il venait d'arriver dans ce pub qu'il connaissait par coeur depuis des années, dans ce pub où il avait l'habitude de passer la plupart de ses soirées avec Holly - et d'autres amis - dans ce pub où il avait déjà accumulé pas mal de rencontres qui n'aboutissaient quasiment jamais sur des relations à long terme. Peut-être n'était-il pas fait pour cela, tout simplement. Peut-être n'était-il pas destiné à se caser. Peut-être n'avait-il tout simplement pas ce qu'il fallait pour combler les espoirs et les désirs d'une femme. Peut-être qu'aucune femme n'avait ces mêmes pouvoirs le concernant. Peut-être bien que la seule et unique chose qui les intéressaient était ce qu'il était capable de leur offrir sous les draps. Peut-être était-il condamné à être célibataire pour le restant de ces jours - accumulant tant qu'il le pouvait encore les nuits sans lendemain, appréciant le plaisir de la chair et le bonheur de ne pas connaitre les prises de tête et les cris de bébés et les disputes sans relâche... Oui, peut-être que c'était mieux ainsi. " Tu m'offres un verre ? " qu'on lui demande de nouveau, le forçant enfin à tourner les yeux vers la plantureuse jeune femme qui avait décidé de mettre la main sur lui. Il lui adressa un sourire - et bien qu'il ne fut pas d'humeur, et bien qu'il aurait dû lui dire non, il lui offrit ce verre et lui offrit une nuit de plaisir.

***

" C'est pire que ce que j'imagine, sérieux ? Tu me vois comme un monstre, que tu n'oses pas me dire ce que tu penses de moi ? Parce que sinon, je retire ce que j'ai dit et je te fais la liste de mes qualités, " dit-il en souriant à la jeune femme. " Je suis prêt à accepter la musique que tu désires dans le camion, je n'hésiterai pas à me placer devant toi si on devait se retrouver face à un danger quelconque - et oui, ça peut arriver - je suis le genre d'hommes qui, même si j'ai connu plus de femmes dans mon lit que dans ma vie, sait être galant et parfois même romantique - si on aime les dîners improvisés en pleine nature, " énumère-t-il toujours en souriant. " Sincèrement, tu ne pouvais pas tomber sur meilleur partenaire - sans m'envoyer des fleurs et sans dénigrer les autres, hein - c'est juste que... je ne veux pas que tu regrettes, " conclut-il en tournant la tête vers elle. Finalement, Sam était plus sensible qu'il n'y paraissait ou que ne laisserait paraitre son gabarit imposant. On avait souvent l'impression qu'il pouvait être une brute sans coeur quand on ne le connaissait pas, mais bon sang c'était tout le contraire. " Aie, " répond-il quand elle évoque sa cuisine. " Tu vas me faire perdre des points avec ça. La cuisine et moi, ça fait deux - voire même mille. Je suis le roi des plats préparés, des plats commandés ou de la restauration rapide, " rit-il malgré cet état de fait désespérant. " Si un jour tu me vois faire l'effort de concocter un plat moi-même à une femme, tu peux me conseiller de l'épouser direct. C'est que j'en serai dingue, " argumente-t-il toujours de bonne humeur - ce qui n'était pas faux. S'il devait faire cet effort incommensurable, ça voudrait tout dire. " Mais bon, y a plus de chance que je finisse avec ce chien qu'avec une femme - et j'avoue que l'idée de la garde partagée a ses avantages. Cela dit, je me connais, " soupire-t-il en regardant la route. " Je vais m'attacher tellement à cette bestiole que j'aurais du mal à ne pas la voir chaque jour, " confie-t-il en tournant de nouveau les yeux vers Samara tandis que le feu passait au rouge. " Je te l'ai dit, j'ai un coeur sensible sous ces apparences de sauvage. Ils pourront toujours s'en occuper tous les deux - adolescents rebelles et compliqués à gérer, ensemble ils devraient y trouver un certain équilibre, qui sait ? " Puis, au moins quand elle serait avec le gamin, elle ne serait pas avec son petit-ami. Sam n'avait a priori rien contre le jeune homme, mais par principe il l'avait pris en grippe. " Il est déjà quasiment midi - le temps passe trop vite - alors allons manger, discuter, faire connaissance, " dit-il d'une voix de velours en se penchant vers elle, " et on ira au centre animalier après, " termine-t-il de nouveau normalement, ne remarquant pas que la jeune femme retenait à chaque fois sa respiration lorsqu'il flirtait ouvertement avec elle.


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MessageSam 25 Fév - 17:43




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Plus les minutes passaient, plus je l’écoutais et plus j’avais la sensation d’être une putain de gamine, une ado qui ne maîtrise plus rien de ses désirs, de ses pensées. Tout simplement aimantée par lui par sa voix, ses mouvements, son sourire qui lui donnait un air fragile. Non franchement, j’étais sur une pente raide et n’arrivais juste pas à retenir la glissade et plus je m’attachais à des branches, plus ces vils traîtresses lâchaient une à une pour me faire fondre vers le précipice Haynes.

Silencieuse comme une tombe, je l’écoutais me parler, m’annonçant que je pourrai choisir la musique, qu’il devrait me lister ses qualités, et j’étais bien loin de tout cela, ses qualités je les avais vu, découvertes, je les avais fuis. J’avais mis en œuvre tout mon possible pour ne pas me retrouver à ce moment précis où je réalise que le sol est glissant. Que cela fut dans nos soirées organisées où je l’avais vu aux côtés d'Holly, et que je m’étais accrochée à Barth pour l’organisation et l’ignorer. Que cela soit à notre repas l’autre soir pour rencontrer sa fille. Non ses qualités, je les connaissais, je n’en avais pas l’ombre d’un doute. Le souci dans mon silence était plus de révéler à ce dernier qu’il ne me laissait pas froide comme la banquise. Putain Samy normalement tu n’as pas à te soucier avec ton moral ou tes sentiments tu t’en tapes, tu fuis ou liste tout ce qui te déplairait dans une histoire de cœur avec Mister Haynes, alors putain, pourquoi là tu n’arrives à rien, pourquoi merde ?  

« Tu sais quoi Haynes, je ne suis pas certaine que tu finiras seul avec un chien, ou alors t'es encore plus aveugle que je l’imaginais. En quoi, deux heures, t'as eu le numéro d’une serveuse, illuminé les fantasmes d’une caissière et totalement retourné les tripes d’une idiote de secouriste, à cette allure je ne serai pas étonnée qu’une voisine vienne se dévouer à faire la cuisine dès qu’on aura sorti les sacs de la voiture. » Voilà oui voilà ce que je devais me rappeler, il était comme Liam, du genre à toutes les faire craquer et à les virer une fois l’apéro fini, je ne serai pas plus que ça, comme les autres types que je croisais n'étaient rien de plus… « Ou alors je prends sur moi de t’apprendre à cuisiner pour celle que tu voudras faire fondre… » Je relevai un sourcil puis le détaillai, erreur fatale, connerie… punaise mais… « En fait non, désolée mais je n’ai pas l’âme assez charitable pour cuisiner et pas consommer, mais je connais quelques bons sites pour la cuisine facile. » Ok va pour le sous-entendu pourri, non là franchement Samara t'es ridicule. D’un geste j’appuyai sur le lève vitre et laissai passer un peu d’air. Trop proches, trop d'hormones, trop près, pas assez près… Oh et puis merde !

Il me confirmait simplement qu’on allait manger et me soulignait pour le chien qu’il risquait de plus s’attacher à lui qu’il ne le voudrait, qu’il était plus chamalo qu’il n'en donnait l’allure et moi et bien je vissais mon regard sur le feu qui passait au rouge, ne le voyant que du coin de l’œil, prête à lui dire que ce n’était pas grave que je vive à un pont de lui et qu’il aurait vite fait de venir le voir au besoin. Mais au lieu de cela je bloquais totalement mon souffle en me retrouvant face à lui plus proche, mes yeux se glissaient dans les siens et je perdais tous mes mots. Je l’explorais du regard et sans même le sentir avançai mon visage vers le siens, au point que je pouvais sentir la chaleur de son corps effacer le vent frais de la vitre entre-ouverte.

« Sam… » Ma bouche en quelques secondes se retrouvait à caresser la sienne dans un geste presque normal, comme impossible à éviter, tendrement elle se glissait à frôler les siennes, sans lui offrir totalement un baiser. L’instant semblait d’un coup totalement suspendu, lentement, imperceptiblement j’avançai encore mon visage, comme avide d’en avoir un peu plus. Quand un coup de klaxon hurla le glas, j’ouvris les yeux et d’un coup réalisai mon geste, mon acte et me redressai pour lancer un regard à la grand-mère qui s’acharnait sur son volant… « Je crois que le feu est vert… » Putain quelle évidence, quelle conne tiens. Je me retournai d’un mouvement et inspectai à nouveau la route, le trottoir, n’importe quoi qui pourrait me servir d’un coup de trou de souris. Ridicule, pire je ne savais même plus quoi dire…

« Tu pourras venir le voir, tu sais, je ne vis pas loin et rien ne t’interdit de passer pour prendre ta dose de câlins… » Oh putain, ok là, c’était pire que tout… même parler du toutou devenait complexe… Ferme-là, ne dis plus rien, sors de la voiture, cours au coffre une fois garé et prie qu’il oublie ton dérapage.




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MessageSam 25 Fév - 19:03


En se réveillant le matin-même, il ne pensait pas du tout que sa vie pouvait être plus bouleversée qu’elle ne l’était déjà. En à peine deux mois, il avait perdu sa meilleure amie et possible femme de sa vie, avait découvert qu’il était père d’une adolescente de 17 ans – et qu’il aurait pu être père deux ans plus tôt s’il avait choisi de sauver son mariage avec Mia – il était accusé de possible viol sur jeune fille mineure au sein de la caserne et avait complètement chamboulé son amitié bancale avec Manuel Herrera. On pouvait dire qu’il ne s’ennuyait pas – jamais – et qu’il avait déjà bien trop à faire pour rajouter un énième souci et/ou évènement à ce palmarès déjà bien garni. Pourtant, avait-il bien saisi les sous-entendus de la jeune femme ? Avait-il bien compris entre les lignes ? Il n’était tellement pas habitué à lire entre les lignes. Il n’était tellement pas habitué à cerner les sarcasmes autant que les sous-entendus. Sam était un homme dans toute sa splendeur. Sam était un homme qui ressentait le besoin d’entendre les choses pour les comprendre – ou à défaut de les entendre, de les voir de ses propres yeux. Une femme qui l’abordait dans un pub, dans un stade ou tout simplement dans la rue, il comprenait et en saisissait le sens. Une femme qui le complimentait, plaisantait avec lui et riait de ses blagues – c’était moins évident à ses yeux. Pourtant, il fronça les sourcils et se mordit les lèvres plusieurs fois aux propos de Samara. Il n’était pas certain de saisir la nuance et la profondeur de ses paroles – mais il devait bien se poser la question : était-elle sensible à son charme, bien plus qu’ils ne l’auraient pensé l’un ou l’autre ? Il avait toujours imaginé que Samara ne voyait en lui qu’un ami, un possible coéquipier et partner in crime comme on disait – mais certainement pas comme un possible amant. Mais il s’était tellement fourvoyé avec Holly, que tout pouvait être possible. Aveugle, naïf et légèrement idiot – il l’était certainement. « Comment sais-tu que ma voisine cuisine pour moi parfois ? » dit-il alors après un petit silence de réflexion. Il rit légèrement avant de préciser que la dite-voisine était âgée de soixante-dix ans et bien qu’en pleine forme n’était pas du tout intéressée par le jeune homme. « Je lui ai déjà demandé de m’épouser, plusieurs fois, mais elle s’obstine à refuser… Alors si même ma charmante voisine, qui pourrait être ma grand-mère, ne veut pas de moi – qui Sammy ? » demande-t-il sans réellement demander, juste pour plaisanter et pour la forme. « Tu sais cuisiner ? Genre, vraiment cuisiner ? Des plats qu’on voit pas souvent, par exemple ? Parce que, à défaut de m’apprendre, tu pourrais tout aussi bien t’entraîner chez moi, si tu veux, » ajoute-t-il en souriant de nouveau, adorant la taquiner et flirter avec elle. Cela lui changeait non seulement les idées, mais la jeune femme rougissait de façon charmante quand il le faisait – il trouvait cela adorable. « Et je te promets que tu pourras consommer tant que tu veux, jamais je ne te demanderais de cuisiner pour moi sans rien en retour, » répond-il complètement à côté de la plaque. Alors qu’elle sous-entendait aussi clairement que possible que c’était de le consommer lui qui était au menu du jour, et non pas de consommer le plat qu’elle concocterait – il avait encore une fois rien capté. Les hommes… Par contre, son mouvement suivant fut plus équivoque et plus clair aux yeux de Sam. Totalement stupéfait, surpris, choqué et confus, il ne put que laisser les lèvres de la jeune femme l’effleurer. Incapable de reculer. Incapable de poursuivre. Incapable de réfléchir clairement – ah les femmes. Le klaxon le sortit de sa torpeur et il se redressa sur son siège comme s’il venait d’être pris en faute et poursuivit leur route sans qu’il ne sache encore quoi dire, quoi faire.

Avait-il été aveugle encore une fois ? N’avait-il pas appris de ses erreurs passées ? Etait-il si stupide, au point de ne pas percevoir lorsqu’une femme craquait pour lui ? Bon sang, il allait finir par le croire. Et alors qu’il s’apprêtait à évoquer ce léger baiser à peine échangé, elle continua sur un ton neutre – comme si rien ne s’était passé. Cette fois, il saisit bien le quiproquo de la dose de câlins et il hésitait entre éclater de rire, et l’embarquer directement chez lui pour approfondir sa définition de dose de câlins. Ce ne fut que lorsqu’ils arrivèrent chez lui qu’il put recouvrer la parole. « Avant qu’on ne monte – et il le faut vraiment, avant qu’on monte – ne va pas croire que je n’ai pas réalisé que tu m’avais embrassé, Sammy. Je sais ce que c’est que de dérapé sans faire exprès, comme je sais quand on le fait volontairement. Pourquoi ? » lui demande-t-il simplement en tournant son visage vers elle. Oh, que oui il avait envie de goûter à ses lèvres encore une fois – et plus encore. Oh, que oui il pensait fortement à approfondir la dose de câlins avec elle. Il aurait été un fou de ne pas y penser, de ne pas l’envisager, de ne pas le vouloir. Pourtant, ils le devaient pas céder. Ils ne pouvaient pas céder. Ils allaient être partenaires chaque jour au boulot. Ils allaient se côtoyer du matin au soir quasiment 7j/7 – 24h/24. Ils ne pouvaient décemment pas débuter une aventure – quelle qu’elle fut – maintenant. C’aurait été stupide, inconscient, immature et… « Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée que de monter chez moi, finalement, » finit-il par dire, sentant la frustration mettre ses nerfs à rudes épreuves.


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MessageSam 25 Fév - 19:55




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« Avant qu’on ne monte ne va pas croire que je n’ai pas réalisé que tu m’avais embrassé, Sammy. Je sais ce que c’est que de dérapé sans faire exprès, comme je sais quand on le fait volontairement. Pourquoi ? »

La voiture avait stoppé sa marche, sans que je le réalise perdue dans mes pensées dans mes idées trop confuses, perdue dans la recherche d’une solution à ce qui venait de se passer, sans arriver à en trouver une de satisfaisante ou du moins convaincante. Non rien ne me venait, seules les paroles de la chanteuse qui glissait ses mots raisonnaient dans le trou béant de mon cerveau. Finalement sa voix raisonna et je restai un instant plantée, le regard sur la voiture voisine n’en notant même pas la couleur, non rien juste le vide total et une tentative impossible de répondre naturellement au pourquoi.

« Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée que de monter chez moi, finalement, »

Mes yeux se détachèrent du véhicule pour se glisser sur lui, avais-je l’air blessée, étonnée, inexpressive ? J’avoue que sur le moment, je pris sa seconde phrase comme une gifle. Mais comme toujours je décidai de ne rien en montrer, il était temps de sortir de là et vite, de ne pas continuer la chute.

« Je ne t’ai pas embrassé Haynes, j’ai frôlé tes lèvres, nuance, puis c’est ta faute, tu m’as rendu curieuse, j’avais envie de voir ce qui te rend aussi attirant… » Je me penchai quelque peu pour détacher ma ceinture et m’apprêtai à partir, je n’allais tout de même pas lui mendier une invitation.

« Je ne suis pas Holly, je ne suis pas non plus cette idiote qui raconte des merdes sur ton dos. Je suis juste… » Je le détaillai et contre toutes attente esquissai un sourire.

« Rien du tout, tu as raison, je vais rentrer manger sagement chez moi et voir pour le chiot une autre fois tout ça c’est débile et je n’ai pas assez dormi, on verra à la caserne, c’est juste un dérapage débile qui n’aurait pas dû être. » Sur ces mots j’attrapai la poignée et sortis de la voiture. L’air était vif, quelques flocons virevoltaient annonçant que le froid n’en avait pas fini avec la grosse pomme. Je remontai doucement ma fermeture éclair et saluai du chef la voisine sans âge de Sam, voisine que j’avais déjà croisé à quelques reprises, mon regard croisa aussi celui la serveuse qui nous détaillait depuis la vitrine du petit café. Et d’un mouvement, je me mis en marche m’éloignant de la voiture. Bravo, tiens-je ne serai pas étonnée de voir une note où on me demande encore de la patience, que finalement je ne serai pas la coéquipière de Sam, sur l’instant je me maudissais, oui clairement, qu’est qui m’avais pris de faire cela ?



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MessageDim 26 Fév - 21:42


Il ne s'attendait certainement pas à ce qu'elle le prenne mal. Il ne s'attendait certainement pas à ce qu'elle quitte la voiture en colère. Il ne s'attendait certainement pas à l'avoir blessée ou froissée d'une quelconque manière. C'est sans doute pour cette raison qu'il ne put esquisser le moindre geste et prononcer le moindre mot pour la retenir. Il resta planté là, attendant que la réalité reprenne son cours - et ce fut sa charmante voisine qui lui préparait parfois des plats succulents, qui le sortit de sa torpeur. " Bah alors, mon petit Samou, qu'as-tu dit ou fait à cette pauvre jeune femme ? " Telle était l'histoire de sa vie. Qu'avait-il bien pu faire ou dire pour froisser la jeune femme ? N'était-il pas possible d'envisager qu'il n'ait rien dit et rien fait pour une fois ? Devait-il toujours être responsable des actes et des humeurs des uns et des autres ? Etait-il responsable de la colère et de la mauvaise humeur de Sasha ? Devait-elle lui en vouloir de ne pas l'avoir élevé ? De ne pas l'avoir cherché ? Etait-ce sa faute ? Etait-il responsable du départ de Holly et du fait qu'elle n'avait pas su trouver la force et le courage d'accepter leur relation et tout ce que ça impliquait ? Etait-il responsable de l'agression de cette gamine qui l'accusait ? Etait-il responsable maintenant des états d'âme de Samara ? Avait-il un sérieux problème ? Plus il y réfléchissait, plus il y croyait. " Je crois que je suis maudit, Mme Lane. Maudit, " ajoute-t-il tandis qu'elle rit en faisant non de la tête et en l'aidant à monter ses courses. Heureusement, il l'avait encore elle.

***

" Hey, Sammy, " l'appela-t-il tandis qu'elle sortait des vestiaires, équipée et fin prête pour la journée. Ils ne s'étaient pas reparlés depuis ce fameux jour - la veille à vrai dire - et il tenait à s'excuser pour qu'ils puissent repartir sur de bonnes bases. " Je t'attendais, je tenais à m'excuser pour hier. Si j'ai dit ou fait quoique ce soit pour te mettre mal à l'aise ou... enfin, je suis désolé. J'espère que ça ne t'aura pas donné l'envie de fuir comme la peste à peine notre premier jour ensemble... " ajoute-t-il en lui souriant mais espérant l'entendre dire que non. " Tu sais, avec ce qui s'est passé avec Holly je suppose que je suis plutôt sur mes gardes et que j'imagine tout un tas de trucs... Si je t'ai blessé d'une quelconque manière, je suis sincèrement désolé, ce n'était pas du tout mon intention. Ces derniers mois, tu es celle qui m'a le plus empêché de sombrer dans la folie. A vrai dire, je peux même dire que tu es la meilleure chose qui existe dans ma vie. Alors... " et il était gêné et pas si à l'aise que ça pour la première fois de sa vie. Il craignait qu'elle exige à changer de partenaire. Et s'il ignorait avec qui on l'assignerait, il tenait vraiment à rester avec elle - justement parce qu'elle lui apportait un sentiment de bonheur et de bien être qu'il n'avait que rarement connu depuis quelques temps. Égoïste, sans doute, mais il était certain qu'il lui apportait le même bonheur et le même bien-être.



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MessageLun 27 Fév - 0:16




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Le temps est une chose bien particulière, une vie se joue de rien, une amitié de tout. En un instant on peut être aimé ou haïe. On peut vous dire je t’aime et se détourner de vous, juste à cause de quelques mots dis à la hâte que vous aviez sur le cœur, ou d’un geste malheureux. Combien de gens ont ainsi vu leur monde tomber en ruine pour quelques bleus à l’âme échappés de la barrière orale ? à cause d’un simple besoin de s’exprimer…

La vie est un tourbillon de peines et de bonheurs, parfois la douleur est si régulière qu’elle semble ne plus vouloir laisser passer la douce lueur d’un rayon de soleil qui pourrait vous animer d’un espoir et vous sombrez, vous vous noyez impitoyablement sans laisser échapper un son, un appel à l’aide.

Là où par le passé vous en avez bien souvent trop laissé les actes, nait le silence. Ce qui vous semblait donc avant si simple, si naturel, n’a plus de place et là où tous s’attendent à ce que vous luttiez encore, répondiez, vous restez statique. Vous vous murez dans le silence. Est-il si difficile de vivre ? De comprendre que les combats laissent des traces et que chaque bleu ne partira pas ? Ne s’effacera pas, se changera en marque rosie par le temps presque invisible à celui qui ne les a pas vu naître, mais toujours aussi présente.

Est-il aussi compliqué de voir que même le plus fort reste semblable à vous ? Que bien qu’il ne montre plus simplement par des tours astucieux, ces maux, qu’il sourit là ou d’autres tomberaient, il n’en reste pas moins atteint, mais a su simplement enfermer en lui ce que vous êtes encore par chance capable d’exprimer. Oh comme le monde peut être aveugle de penser que le plus fort ne peut souffrir des mêmes maux que nous. Oh comme il est idiot de croire que vous êtes faible quand celui qui ne pleure pas souhaiterait être capable de le faire.  Oui comme il est fou de penser que la douleur contenue est plus gérable à celle évacuée.

Je ne sais pas si un jour le monde saura voir réellement les choses, je ne sais pas si je les vois réellement, ou si je ne vois plus que ce vide qui m’habite pour ne plus rien ressentir, collant toute la douleur dans le précipice où j’ai enterré ce que je désirais, ou j’ai oublié ce que j’aurai souhaité ou pensé avoir le droit d’attendre de la vie. Ce que je sais c’est que les mots que je sers sont là pour servir d’armes et que plus personne n’aura réellement face à lui le fond de ma pensée.
La véritable couleur de mes sentiments...

Pas après pas, fuyant cette voiture, mon acte, j’avais écumé les rues, pris des photos, tenté d'oublier le lendemain, ou simplement ce que j’avais fait. Je m’étais même résolue à croire que rien, n’était réellement grave, que de simples excuses arrangeraient tout. Le soir venu, j’étais passée comme prévu à la caserne pour rencontrer le chef, prendre mes affaires et installai mon casier, deux semaines de stages à l’hôpital et j’avais la sensation que la caserne avait changé. La nuit fut calme et au matin comme toujours mon jogging fut la marque commune à mon décrochage du monde réel où je vivais et de la secouriste que je devenais. Je passai ma tenue, saluai tour à tour les pompiers et les secouristes, priant que Haynes n’ait pas couru voir le chef pour demander un changement d'équipe pour me répudier purement et simplement. Je me torturais déjà le crâne et le jour n’était pas encore levé. Un soupire plus loin et je me décidai à sortir du vestiaire des femmes en quête de mon coéquipier, en lutte contre mon courage qui semblait vouloir me fuir bien trop vite.

« Hey, Sammy, »

Quelques pas et j’étais là, clouée face à lui, incapable de dire un mot.

« Je t'attendais, je tenais à m'excuser pour hier. Si j'ai dit ou fait quoique ce soit pour te mettre mal à l'aise ou... enfin, je suis désolé. J'espère que ça ne t'aura pas donné l'envie de fuir comme la peste à peine notre premier jour ensemble. ». L’écoutant prendre la parole en premier et me décomposant à mesure de ses mots, était-il possible qu’on ait simplement craint de l’autre la même chose ? Non… si visiblement. Me mordant les lèvres, je fus touchée en pleins cœur par ses mots, par la sincérité de son teint.

« Tu sais, avec ce qui s'est passé avec Holly je suppose que je suis plutôt sur mes gardes et que j'imagine tout un tas de trucs... Si je t'ai blessé d'une quelconque manière, je suis sincèrement désolé, ce n'était pas du tout mon intention. Ces derniers mois, tu es celle qui m'a le plus empêché de sombrer dans la folie. A vrai dire, je peux même dire que tu es la meilleure chose qui existe dans ma vie. Alors... »

D’un geste j’attrapai sa main et le poussai dans le placard à balais à côté de nous. Fermant la porte, pas questions qu’on soit la nouvelle rumeur à la mode.

« Tu n’as absolument rien à te faire pardonner, aucune raison de t’excuser, je n’aurai pas dû faire ça, j’ai totalement merdé, et… » Je me mordis les lèvres le détaillant un instant dans ce petit cagibi comme des ados dans le placard du concierge de lycée.

« Si je suis partie, c’est que j’ai simplement été trop lâche pour m’excuser, pour te dire que je comprenais ta réaction et le fait que je ne sois plus la bienvenue chez toi. Je n’aurai pas dû parler d’Holly, bref t'es responsables de rien et je t’avoue que c’est moi qui craignais que tu me dégage de l’ambulance ce matin. » Je lui tendis la main.

« Je ne t’embrasserai pas sauf si tu me le demande ou si ta vie en dépend et tu ne me dis plus que je suis la meilleure chose qui t’arrive dans la vie alors que c’est pas moi la meilleure chose de ta vie. » J’avançai ma main et lui souris.

« Marché conclu Haynes ? » Murmurais-je en entendant des pas passé près de la porte.



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MessageMer 1 Mar - 20:03


Elle avait le don de lui rappeler sa jeunesse. Avec elle, il avait l’impression d’être jeune quasiment non-stop. Pas seulement parce qu’elle était adorable, gentille et délicate, mais également parce qu’elle pouvait agir de façon si spontanée, si naturelle que c’en était parfois déroutant – comme à cette époque. Il ne s’était pas retrouvée dans un placard à balais avec une fille depuis le lycée, là encore une preuve de ce retour en arrière quasiment permanent qu’elle lui offrait à chaque minute avec elle. Et bon sang, il adorait ça ! Il n’aurait pas cru pouvoir vivre une crise de quarantaine et regretter sa jeunesse et pourtant, depuis quelques mois il y pensait énormément. Sauf lorsqu’il était avec elle. Elle sentait bon la lavande et ce constat le perturba quelque peu, bien qu’il secoua la tête pour se concentrer sur ses paroles et non pas sur son odeur, sa proximité ou ses lèvres tentatrices qu’il ne parvenait pas à détacher du regard. Il finit par croiser les bras, histoire de s’empêcher de faire autre chose, et mit l’une d’elle devant ses lèvres, histoire d’éviter de faire des folies avec. « Sammy, tu es toujours la bienvenue chez moi, je te rassure. Ça me semblait préférable hier que l’on ne s’y retrouve pas tous les deux, tout simplement parce que je me connais : j’aurais approfondi ce « non-baiser » que tu m’as donné, » sourit-il en pensant détendre l’atmosphère, pensant qu’elle rigolerait et qu’ils blagueraient sur le sujet ensemble. « Je te respecte trop pour ça, Sammy, et quel abruti serais-je si je partageais ton lit alors qu’on n’a pas encore commencé à bosser ensemble officiellement, hum ? Un sacré imbécile, exactement, » répond-il pour elle, persuadé d’être lucide et dans le vrai. Il était un homme, et un homme qui appréciait la compagnie des femmes. S’il avait déjà été amoureux – un peu – et s’il avait déjà aimé une fois – énormément – il ne refusait pas moins de passer de bons moments avec une femme sans que cela n’engage à rien. Samara était une femme sublime et il mentirait s’il osait dire qu’elle ne l’attirait pas, il mentirait s’il osait dire qu’il n’avait pas envie de goûter sa peau, de la toucher, de l’embrasser – et plus encore. Mais il avait quelques principes auxquels il tenait et il n’était pas question pour lui de les bafouer juste pour du plaisir et du sexe – surtout pas avec elle. A ses yeux, elle méritait bien mieux qu’une partie de jambes en l’air. Sans compter les tensions que ça pouvait engendrer au sein de leur partenariat et complicité. « Je suis rassuré de savoir que si ma vie devait être en danger, tu oublierais ta promesse de ne plus m’embrasser, » plaisante-t-il avec un sourire. Il garda pour lui le fait que, si cela ne tenait qu’à lui elle pouvait l’embrasser à tout va quand elle le désirait – ça ferait mauvais genre. « Je sais, c’est terrible – c’est Sasha qui devrait être cette plus belle chose dans ma vie maintenant, mais elle me rend la vie tellement infernale – TELLEMENT, » insiste-t-il lourdement, « que c’est dur de voir la chose comme ça. Alors que toi, tu me fais rire, tu me fais sourire, tu sais me parler et tu sais m’écouter, » un peu comme il en avait eu l’habitude avec Holly toute sa vie. C’était étrange de se dire qu’il ne pouvait plus lui parler, la voir et l’écouter – et c’était aussi perturbant qu’agréable d’avoir trouvé en Samara une personne digne de reprendre le flambeau. Il prit sa main dans la sienne et avec un léger sourire la porta à ses lèvres pour lui donner un léger baiser. « Marché conclu, Miss Matthews. Maintenant, si on sortait d’ici avant d’être au cœur d’autres rumeurs dérangeantes – tu risquerais d’être mal vue si on s’imagine qu’on fricote ensemble, vu que je suis le loup noir de la caserne en ce moment… » et bien qu’il souriait et blaguait, il était très sérieux et blessé de cette rumeur malsaine sur son compte. Ils finirent par rouvrir la porte et sortir de leur cachette pour se retrouver face au chef. « Absolument pas, patron, » dit-il simplement avant même que celui-ci n’ait pu dire un mot. « Nous ne faisions que régler des détails verbalement – et de passer un accord entre coéquipiers : à savoir une entente parfaite coûte que coûte, et amis quoiqu’il arrive, » continue-t-il sans gêne. Le patron le connaissait depuis des années et – bien qu’il fut obligé de suivre le règlement et se montrer impartial avec lui, il savait fort bien que Sam n’était pas du genre à forniquer dans des placards, pas plus qu’il n’était capable d’abuser d’une jeune fille non consentante. « Au boulot, » se contenta-t-il de leur dire avant de tourner le regard après plusieurs secondes à les observer d’un œil attentif. Ils prirent la direction du camion en silence. « Dans notre malheur, on a eu de la chance. Mieux vaut lui qu’un autre – au moins pas de rumeur en vue, » dit-il simplement en grimpant côté passager – laissant le plaisir et la joie à Sammy de prendre le volant pour leur première journée. « Unité 55, accident sur Mable Street avec deux voitures entrées en collision, deux blessés et deux personnes coincées dans les voitures, » entendirent-ils comme premier appel. Ça promettait. « Allons sauver des vies, toi et moi, » dit-il simplement comme il aurait pu dire "allons faire l'amour comme des fous toi et moi", tandis qu’ils mettaient sirènes et qu’ils mettaient le turbo sur les lieux de l’accident.




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MessageJeu 2 Mar - 19:42




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« Je suis rassuré de savoir que si ma vie devait être en danger, tu oublierais ta promesse de ne plus m’embrasser, » Je levai les yeux eu plafond et lui tirai royalement la langue avant de reprendre mon sérieux, dans quoi je venais de me fourrer, me retrouver là si proche de lui… « Je sais, c’est terrible – c’est Sasha qui devrait être cette plus belle chose dans ma vie maintenant, mais elle me rend la vie tellement infernale – TELLEMENT, » Insista-t-il alors que je priais à présent qu’il ne prononce plus rien du genre, plus rien qui me donne juste envie de glisser à nouveau « Que c’est dur de voir la chose comme ça. Alors que toi, tu me fais rire, tu me fais sourire, tu sais me parler et tu sais m’écouter, » Mais il continua et machinalement je glissai mes mains dans mon dos pour me pincer, pour ne pas encore faire de boulette. Mais rapidement il prit ma main dans la sienne et avec un léger sourire la porta à ses lèvres, un frisson me parcouru et je me demandai bien comment j’allais survivre à cette journée, à toutes celles à venir avec un tel partenaire. « Marché conclu, Miss Matthews. Maintenant, si on sortait d’ici avant d’être au cœur d’autres rumeurs dérangeantes – tu risquerais d’être mal vue si on s’imagine qu’on fricote ensemble, vu que je suis le loup noir de la caserne en ce moment… »

Je le retins un instant et déposai un simple bisou sur sa joue.

« Alors, ça tu sais je m’en cogne, comme de mon dernier burrito, ils peuvent bien dire ce qu’ils veulent, ce n’est pas un problème pour moi Haynes. » Sur ces mots je le relâchai et il ouvrit la porte pile au moment où le chef passait, mon regard passait de Sam à ce dernier un brin amusée de voir la situation, moi qui n’avais jamais fait la moindre petite vague, voilà que je plongeais dans le bain avec magnificence et spectateur v.i.p en plus…

« Absolument pas, patron, » Dit-il simplement avant même que celui-ci n’ait pu dire un mot. J’avais envie de rire tellement le malaise entre nous était perceptible, rire de voir le chef nous détailler avec lui-même un air des plus suspects. « Nous ne faisions que régler des détails verbalement – et de passer un accord entre coéquipiers : à savoir une entente parfaite coûte que coûte, et amis quoiqu’il arrive, » Renchérit-il.

« Au boulot, » Se contenta-t-il de leur ordonner avant de tourner le regard après plusieurs secondes à les observer d’un œil attentif.

« Dans notre malheur, on a eu de la chance. Mieux vaut lui qu’un autre – au moins pas de rumeur en vue, » Dit-il simplement en grimpant côté passager – sortant de ma poche un cd gravé de Beyonce, je le laissai lancer la radio et inspectai les fiches. « Unité 55, accident sur Mable Street avec deux voitures entrées en collision, deux blessés et deux personnes coincées dans les voitures, » la radio crépita et j’appuyai sur le bouton pour annoncer notre départ, demandant qu’on nous affiche le meilleur itinéraire sur le gps auto commandé. « Allons sauver des vies, toi et moi, »


« Bon écoute je ne connais pas ton prénom, mais tu vas te tenir à carreau, pas le droit de pisser sur les sièges, pas plus que tu n’as mon accord pour dévorer mes petites culottes, si l’idée te prend de vouloir te défouler, tu le fais la journée, marché conclu ? »

Je le détaillai en relevant un sourcil, comme toujours j’avais fini par craquer sur le plus improbable des compagnons, l’histoire de ma vie. Un brin brutal, vraiment chaleureux et au regard de chien battu. Un simple baiser demandé et échangé et voilà qu’il rentrait dans ma vie, enfin dans nos vies pour le pire et le meilleur.

Ces quelques sons de protestation passés, je montai le son de ma radio et enclencher la première en direction de la salle de Boxe, ce soir pas de garde en vue, et bien que j’avais prévenu que je n’assisterai pas à notre entraînement pour une raison d’impératif, j’avais prévenu Sam que je serai toutefois là pour prendre un verre et venir l’enlever pour la soirée.

J’aurais sûrement dû le prévenir Haynes de mon programme, mais au lieu de cela, je m’étais contenter de lui annoncer joyeusement qu’il dînait avec moi et devait voir large sur la soirée. Voilà deux semaines que nous étions en équipe lui et moi et bien que j’avais une constante envie de lui sauter dessus, jusqu’alors je me félicitais de ma retenue. J’en arrivais même à croire que j’étais plus forte que je l’imaginais. Certes mes nuits n’étaient pas plus simples, j’étais sortie deux fois dans un petit bar pour oublier la dispute avec Liam ou simplement mes pulsions hormonales, accumulées au travail. J’avais réussie à cacher les bleus de mes bras, ou réussie à oublié ma nuit pénible deux semaines plus tôt avec ce voyou a la gâchette capricieuse.

La musique à fond dans l’habitacle, je profitai du soleil couchant, m’éloignant doucement de l’ancien logement de son nouveau compagnon, la vie allait clairement se compliquer avec l’invasion de ce nouveau venu, mais étonnamment j’en étais ravi, plus mon temps était occupé moins je pensais, la solution était donc là à côté de moi, mon humeur morose de mon premier jour de congé depuis ma dispute avec mon meilleur ami ne dura cependant pas car dès que j’avais croisé ce regard azur de petit nez charmeur, tout coula de source, si bien que j’avais enchaîné les kilomètres pour rejoindre le domicile de ce dernier et faire pâlir mon banquier dans quelques jours. Le premier feu passé, j’inspectais la banquette arrière où reposait ce bourreau des cœurs et augmentai la musique qui l’emporta définitivement sur tout le reste, je me mis à chanter en gardant la rythmique avec les mains sur mon volant.

Comme toujours je trouvais là un moyen de m’évader, de m’oublier un instant et alors que remontais mes lunettes de soleil de mon nez à mon crâne, je m’élançais dans les files de voitures. Je ne prenais aucune attention aux regards des passants qui pour quelques-uns se détournaient pour m’observer lors d’un ralentissement à un stop ou un feu. J’avoue même que leurs regards sur moi me donnaient le sourire et provoquaient en moi une sensation de ne plus être aussi invisible que dans mon quotidien.

Doucement mais sûrement Shakira et zootopia emportaient toute ma pudeur et mes hanches attachées par ma ceinture dansaient de gauche à droite dans des mouvements cadencés. Je me rappelais amusée des moments où dans ma folie musicale j’avais emporté avec moi Sam dans un fou rire alors que nous rentrions vers la caserne 55. Me remémorais aussi mes instants débiles de nettoyage de l’ambulance ou je poussais une chansonnette comme si j’étais à demeure…

Il y a quelques années la musique m’avait offert un de mes plus beaux souvenirs. On traversait un stade en pleine nuit avec Mely durant nos vacances, la musique passait dans mon téléphone en mode haut-parleurs et alors que le moral tombait avec la pluie qui nous glaçait. Je me mis à sauter, danser et chanter la chanson qui passait et après un regard un peu perdu car en général ce genre d'animation découlait d’elle, ma meilleure amie avait suivi la note, c’est donc en délire total et musique qu’on avait retrouvé le camping où nous avions élu domicile deux nuits.

Certes nous étions trempées jusqu'à l’os, mais tellement bien. Si seulement j’avais imaginé à mon retour que je verrais en quelques lettres imprimées sur un papier la perte de mes convictions. Si j’avais seulement imaginé que la mort frapperait ma maison comme elle toucha les deux tours, aurais-je passé pareil instant avec elle ?

Je forçai le son de la musique un peu plus et me lançai le défi fou de surprendre Sam et lui donner une chance de s’amuser simplement avec moi ce soir sans se prendre la tête comme à notre dernière rencontre en ville pour l’achat avorté du chien. Qui sait dans le fond cette nouvelle soirée ne serait pas un profond dérapage comme cette fois là…

Enfin arrivée sur le parking du club de boxe je me garai à côté d’un bar fermé sous le regard amusé ou choqué de certaines personnes, je stoppai le véhicule sans couper la musique, sans l’amoindrir et j’attrapai mon portable, pour lui notifier mon arrivée, rapidement assaillie par mon compagnon de voyage réveillé par l’arrêt du mouvement de la voiture.

« Soit sage et cultive ton charme car si tu ne lui ne plais pas on va avoir un souci tous les trois, beau gosse… » Je grimaçai en me faisant mordre d’un coup le nez. « Ah non, pas de ça ! »

Ses grosses patasses s’accrochèrent au haut de mon jeans et en un rien de temps, je me retrouvai chevauchée par un compagnon bien trop avide de léchouilles pour remarquer l’arrivée de mon sauveur et compagnon de soirée.




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MessageVen 3 Mar - 19:05


Cela faisait maintenant plus de deux semaines qu’ils faisaient équipe cinq jours sur sept. Il avait craint au départ être nostalgique de l’absence de Holly – la jeune femme avait fait partie de la moitié de sa vie, chaque jour, et il ressentait sa fuite comme un coup de poignard très profond, même s’il n’en parlait et qu’il ne disait rien. Il avait craint qu’il serait plus difficile de changer de routine, de voir un nouveau visage chaque matin. Pourtant, c’était totalement le contraire qui se passait. Samara le faisait sourire. Samara lui faisait oublier la nostalgie et le chagrin qu’avaient pu provoquer le départ de Holly. Samara embellissait ses journées – de par son sourire spontané, sa bonne humeur, son humour et son professionnalisme sans faille. Ils se voyaient quasiment chaque matin pour aller courir, comme convenu, et partaient à la boxe ensemble quasiment chaque soir. Ils s’étaient mis d’accord pour s’accorder minimum trois soirées de libres, sans sport, afin de profiter de leurs amis respectifs et… pourquoi, avoir des rendez-vous galants. L’idée qu’elle puisse en avoir un l’avait troublé, et l’idée qu’elle puisse en avoir un ce soir l’avait dérangé. Et le fait que ça l’ait dérangé, l’avait dérangé. Un cercle vicieux qui ne lui plaisait pas et qu’il préférait laisser ce côté au lieu de se poser les bonnes questions. Elle avait fini par proposer de passer le récupérer à la salle un peu plus tard, et qu’ils iraient manger ensemble par la suite. Son esprit s’était légèrement apaisé à l’idée que son rendez-vous du soir serait lui. Idiot. Cela dit, il avait perçu l’excitation et la bonne humeur de la jeune femme au bout du téléphone, et il se demandait ce qu’elle pouvait bien lui cacher. « Y avait pas la jolie petite blonde avec toi, ce soir, Haynes, » le taquina Eric – un ami de longue date qui venait souvent s’entraîner au club avec lui. « Je parle pas de ta fille, je te rassure, hein. Elle est adorable mais je touche pas aux filles de mes potes – ni aux femmes – question de principes. Mais, la petite blondinette… » continua-t-il avec un air intéressé et clairement provocateur. « Te fatigue pas, mon frère. T’as aucune chance, » lui répondit-il sans une once d’hésitation. C’était une chose qu’elle puisse avoir des rendez-vous, c’en était une autre de lui PRÉSENTER ces rendez-vous. « Tu me brises le cœur, Haynes. Pourquoi penses-tu que j’ai aucune chance avec la jolie blondinette, alors que toutes semblent me tomber dans les bras ? » qu’il persistait. « Parce que justement, elle n’est pas comme les autres. Oublies, tu veux, » lui lança-t-il non sans un sourire. Eric lui adressa un sourire en retour, mais le genre de sourire que Sam n’appréciait pas forcément, le genre qui voulait dire « ok, j’ai noté mon frère, elle est pour toi, on ne touche pas non plus », alors que ce n’était pas du tout ce à quoi il avait pensé. Non. Il estimait juste que Sammy méritait de l’attention et un homme qui la fasse rêver, qui la fasse voler, qui la fasse vibrer.

Un homme qui la surprenne comme elle pouvait surprendre les autres, pensa-t-il en apercevant sa voiture devant le club et en voyant clairement le chien qui avait décidé de la câliner dans tous les sens – chanceux. Trop occupée malgré elle, elle ne remarqua pas immédiatement sa présence et il en profita pour admirer le spectacle qui s’offrait à lui. « Et dire que je croyais que j’étais ton rendez-vous galant, » finit-il par dire à travers la fenêtre passager qui était ouverte. Il lui adressa un sourire, et aussitôt que le chiot l’aperçut, il quitta les bras de la belle pour venir le renifler et lui faire la fête. Les chiens ne se méfiaient jamais de lui, trop occupés à l’adorer d’entrer. « T’as fini par craquer, alors ? Sans me le dire ? Petite cachottière, » continue-t-il en caressant le chien qui lui rendit ses caresses au centuple. « Comment tu t’appelles, mon gros hein ? T’as une bonne tête de Baloo – ouais, t’as une tête de baloo, » qu’il dit naturellement en souriant comme un gosse devant la bête. Il finit par monter dans la voiture, non sans obstacle puisque le chien ne semblait pas décidé à le quitter. « C'est qu'il va finir par te rendre jalouse, » rigole-t-il avant de la regarder. « Enfin, je veux dire jalouse qu'il puisse me bisouiller plus qu'il ne te bisouille, je veux dire, » rectifie-t-il avec un clin d'oeil.



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MessageVen 3 Mar - 20:57




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Sur l’instant je ne vis pas Sam approcher, je n’entendis pas la musique prendre fin, toute mon attention était simplement rivée sur le chiot au regard azur et à la toisons grise. Il distribuait son amour si simplement, si naturellement et pendant quelques secondes, je me demandais ce qu’aurait été ma vie avec une telle capacité, avec autant de simplicité, de démonstration.

« Et dire que je croyais que j’étais ton rendez-vous galant, »
Son museau mordilla mes cheveux et ses pattes entourèrent mon cou pour gagner en hauteur. Alors que la voix de Sam brisait mon envolée mentale et que toute l’attention de l’habitacle se tourna vers lui. Mes yeux l’explorèrent alors que le chiot l’escaladait déjà, me contentant simplement de lui lancer un

« Attends, c’est toi qui ne veux pas d’un rendez-vous galant Haynes, un vent, pas deux. » Mais au lieu de cela, ne sortit de ma bouche qu’un nouveau non-dit à croire que toute mes relations seraient vouées à finir par des non-dits, des jeux de rôle où je ne pouvais simplement pas donner mon cœur sans le voir griller au barbecue.

« Comment ne pas craquer pour un homme pareil, il a de l’humour, m'a volé un baiser tendre et fugace et j’ai fini par fondre pour son regard animal et perdu… Désolée Haynes ce soir notre rendez-vous se fera à trois. »

Je profitai d’avoir les mains libres pour déposer mon sac au sol et lui libérer de la place, me penchant pour ouvrir la fermeture de la porte de mon vieux Ford sans l’option automatique moderne.

« T’as fini par craquer, alors ? Sans me le dire ? Petite cachottière » Le coup de foudre semblait prendre pour lui aussi et ce simple fait me soulagea quelque peu, mon plan pour les enfants était simple, on l’avait à demi-mots établie avant que je foute tout en l’air, avant que... j’inspirai et repoussai tout souvenir de ce moment fâcheux, j’avais simplement merdé et si on s’était échangé des excuses dans ce placard, on avait aussi classé le dossier dans les ça ne s’est jamais produit. Par moment en le détaillant, je me demandais encore ce que pourrait être un vrai baiser, une vraie glissade dans ses bras. Mais si quelques boutades se glissaient sur cela, pas une fois ma bouche n’avait repris contact avec la sienne. Je lui avais promis que ceci n’arriverait qu’à sa demande et bêtement je me tenais à ce petit crochet sur ma falaise.  

« Comment tu t’appelles mon gros hein ? T’as une bonne tête de Baloo – ouais, t’as une tête de baloo, » Sur ces mots il contourna la voiture et vint se placer sur le siège, totalement dévoré par la tendresse et l’affection du chiot, plus que ravi d’avoir une victime supplémentaire.

« C'est qu'il va finir par te rendre jalouse, » Rigola-t-il avant de me lancer un regard pétillant de vie qui me vola un sourire. « Enfin, je veux dire jalouse qu'il puisse me bisouiller plus qu'il ne te bisouille, je veux dire, » Rectifia-t-il avec un clin d'œil.

« En effet, je vais devoir me trouver une compensation rapidement ou la frustration va devenir infernale. » Soupirais-je en prenant une petite moue « Alors Baloo, t’aime ton second maître enfin ton papa ? » Le chiot releva le museau et se remit à explorer son nouveau promontoire, cherchant la moindre ficelle ou le moindre petit bout de tissu pour y planter les dents.

« Tu acceptes une garde partagée ? Enfin je veux dire, est-ce que notre idée marche toujours pour Sasha et Korey ? J’ai pris la liberté de leur assigner un rendez-vous le dimanche après-midi au parc avec un dresseur et Baloo saura sûrement leurs mener la vie assez dure non ? » Sur ces mots je me penchai vers les deux belles bêtes et déposai un bisou sur la joue du nouveau passager et attrapai le second pour me tourner et aller le rattacher à sa laisse de transport. Me débattant entre les deux sièges et le choix du toutou à ne pas vouloir rompre la rencontre tendresse. Une fois ceci fait et un profond jappement de frustration du petit, je repris place sur mon siège et détaillai Sam.

« Désolée pour l’entraînement, mais avoue que mon absence t'as au moins permit de pouvoir te défouler sans que je ronchonne sur mon manque de précision sur le ring et mes muscles en barbe à papa. » Sur ces quelques mots je glissai ma ceinture et démarrai la voiture, le son du moteur se brisa dans la voix de Shakira qui me fit limite avoir une crise cardiaque. Ma main rapidement se vrilla sur le volume sous le regard réprobateur d’une passante qui grommela quelques mots que je ne compris pas.

« Oups grillée, désolée mes chéris, Shakira a décidé toute seule de s’inviter au cortège. » Dis-je, éclatant de rire en prenant conscience que j’avais dû faire forte impression sur mon siège en sursautant de la sorte.

« J’espère que tu as faim, car cette fois tu ne pourras pas échapper au buffet et pire j’ai prévu que tu m’aide a supporter la première nuit du petit sans sa mère avec une tonne de films. » Annonçais-je en enclenchant la première et en lançant mon vieux Ford sur les quelques kilomètres qui nous séparaient de mon appartement.



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MessageDim 5 Mar - 15:43


" Tu acceptes une garde partagée ? Enfin je veux dire, est-ce que notre idée marche toujours pour Sasha et Korey ? J’ai pris la liberté de leur assigner un rendez-vous le dimanche après-midi au parc avec un dresseur et Baloo saura sûrement leurs mener la vie assez dure non ? " Il ne s'attendait pas à ça. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle ait pris l'initiative d'aller leur chercher ce chien qu'ils avaient décidé quelques semaines plus tôt d'acheter ensemble pour leurs gamins respectifs. Il avait toujours eu dans l'idée d'en prendre un - surtout pour Sasha, et pour ne pas mentir surtout pour créer un lien avec elle. Mais il n'avait plus pensé à l'idée de la "garde partagée". Principalement parce que, depuis quelques jours maintenant qu'il arrivait à avoir une conversation avec la jeune fille sans qu'elle ne râle ou ne crie totalement, il avait compris que cette idée lui serait intolérable. Elle ne pourrait pas avoir quelque chose à elle, mais qui ne lui appartenait pas entièrement. Elle ne pourrait pas supporter de cajoler le chiot, pour le voir ensuite partir avec un autre. Elle était mature sur pas mal de plans, mais elle ne serait jamais totalement rétablie quand il s'agissait des liens, de l'amour et de la confiance. Elle avait été tellement de fois abandonnée et déçue par les autres, elle avait besoin de temps pour apprendre à faire confiance et apprendre à se laisser à éprouver quelque chose pour les autres - en l'occurrence lui-même. " Tu as acheté Baloo pour nous ? Je veux dire, je pensais qu'on avait zappé cette partie-là de notre conversation, je ne m'attendais pas à ce que tu le fasses tout de même, " dit-il simplement, sans aucune animosité ou colère. Au contraire, il trouvait cela très gentil, très touchant et adorable. " Tu sais, ça fait quelques jours que Sasha et moi, on arriver à communiquer. Bon, ce ne sont pas de grandes conversations et on est encore loin du lien père/fille qui me conviendrait mais... c'est un bon début. Et plus on discute, plus j'apprends à la connaître, à la cerner - comme tu as pu me le dire l'autre fois aussi. Elle a été abandonnée tellement de fois, tellement déçue par les gens. Je n'ai pas envie de faire partie de cette liste, " lui dit-il en la regardant et en caressant Baloo qui ne cessait de l'embrasser à grandes effusions. " Ce que je veux dire, c'est que j'aimerais lui offrir un chien. A plein temps. Qu'elle puisse l'avoir jours et nuits, tu comprends ? Je veux pas refuser ton offre, je t'assure surtout que j'étais super d'accord quand tu me l'as proposé, mais à ce moment-là... je ne la connaissais pas suffisamment, je n'avais pas encore suffisamment appris à la connaitre plutôt et... " et il s'enfonçait toujours plus dans les explications, parce qu'il avait du mal à tolérer le fait de lui dire non. Il soupira en souriant, ridicule dans ses excuses et dans sa manière de lui présenter les choses. " Baloo est un excellent compagnon. Je suis sûr que Korey va l'adorer - mais si tu veux, tu peux m'accompagner là où tu l'as trouvé ? Je pourrais peut-être trouver notre propre petit Baloo, hum ? " dit-il en faisant face à la bouille du chiot qu'il adorait déjà. " Parce que tu penses que Korey va y aller ? Je peux te dire déjà que Sasha va ronchonner et risque de ne pas se présenter - parce que s'il y a une chose que j'ai appris dès le début avec elle, c'est qu'il ne faut jamais lui imposer où, quand et comment - et encore moins quoi, " rigole-t-il légèrement. Et même s'il était son père et qu'il représentait une figure parentale, et que c'était sans doute son rôle premier que d'imposer les choses à l'adolescente, il s'était refusé d'agir de la sorte dès qu'elle était entrée dans sa vie. Bien sûr, cela dépendant des circonstances et si elle devait être amenée à fréquenter les mauvaises personnes, il n'hésiterait pas à agir en tant que père - quitte à énerver la jeune fille.

" J'avoue que j'ai pu me défouler - mais je me serais autant défoulé si tu avais été là. Cela dit, au moins tu auras évité le plan drague d'Eric. Il était plutôt déçu de ne pas te voir, " ajoute-t-il sur le ton de la conversation. " Cela dit, je doute qu'aucun homme n'ait été déçu de ne pas te voir ce soir, " la complimente-t-il avec un sourire. C'était un fait, elle était une femme sublime et les hommes le remarquaient bien. Lui le premier. Shakira s’immisça dans leur conversation, faisant sursauter la jeune femme et râler des passants tout aussi surpris sans doute, et Sam ne put que rire de la situation. " Tu m'invites chez toi pour une séance cinéma et un buffet à volonté ? Comment dire non ? J'ai une faim de loup par-dessus le marché, j'ai l'habitude de manger après la boxe et non pas l'inverse - sinon je boxerais comme mon père : c'est-à-dire comme un ours, " rit-il de cette métaphore. " Sasha doit être avec son "petit-ami" de toute façon et quitte à ne pas y penser et l'attendre jusqu'à ce qu'elle rentre... je préfère passer la nuit avec toi, " dit-il tout simplement. " Je veux dire, avec toi à regarder des films et cajoler Baloo... pas avec toi, dans ton lit, tu m'as compris, " se rattrape-t-il maladroitement. Il n'était pourtant jamais maladroit avec les femmes qui lui plaisaient.



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MessageDim 5 Mar - 18:41




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« En vérité, Baloo est à vous, je l’ai mise à votre non et je ne suis pas sûr que Korey en prendra vraiment soin, j’ai plus besoin que Sasha et toi m’aidiez à le garder dans le droit chemin, plus le temps passe et plus il glisse vers un gang et je me suis dit que l’assigner à ce petit jeu pourrait au moins lui donner moins de temps, donc je n’ai absolument rien contre que tu gardes Baloo si tu m’aides à trouver une autre moyen de tenir loin mon neveu de cette idée débile de faire comme son père avec ces motards. » Je me mordis les lèvres tout en ne détachant pas mon regard de la route. D’un coup je trouvais le chemin trop court pour m’ouvrir de la sorte sur mes propres soucis, oh je lui en avais vaguement parlé durant nos gardes, mais avouer qu’on nageait dans son rôle d’adulte était toujours complexe.

Je n’étais pas une mère nais ce rôle-là n'était pas miens, j'étais la tante avec ses limites, ses points de non droits et bien que j’avais écrit à Chris, je doutais que mes mots aient un écho. Je doutais simplement d’arriver à le tenir loin de cette vie qui avait éloigné son père de moi. Finalement, je garai la voiture sans en avoir plus et me penchai pour prendre mon sac à ses pieds et lui tendre le petit carnet.

« Puis ce n’est pas comme si je ne passais pas quatre-vingt-quinze pourcents de mon temps avec toi, d’ailleurs pour relever tes mots, c’est toi qui refuse de dormir dans mon lit, tu sais rentrer dans un lit ne veut pas forcément dire faire des galipettes, je ne reproduirai pas mon erreur, je te rappelle que j’ai conclu un pacte avec toi à ce sujet Haynes. » Je lui fis un petit sourire et explorai des yeux son visage tout proche. « Rappelle-moi d’ailleurs pourquoi j’ai fait ça ? Je me mordis les lèvres et approchai un peu plus mon visage du siens avant de me rappeler la situation quasi similaire et déposai le carnet dans ses mains avant de reculer pour prendre le toutou et le lui tendre.

« Baloo, je te préviens si tu ne leur mène pas la vie dure, je vais devoir m’en charger et tu ne tiendras pas ta part du contrat petite crapule. » Le chiot me mordait une mèche de cheveux et je le déposai sur les genoux de Sam. « Entrons, je meurs de faim et lui aussi sûrement. » Sur ces mots je pris mes clés et fuis l’habitacle pour plonger sur le coffre à ciel ouvert et récupérer la caisse avec les croquettes et les quelques affaires offertes avec le petit. Je n’attendis pas plus qu’il me rejoigne pour ouvrir la porte et déposer le tout sur le plan de travail.

« Tu pourrais proposer à Korey quelques séances de boxe, je suis sûre qu’il serait partant, ça lui changerait de la salle de sport de Liam. » Dis-je tout en sortant la gamelle pour y verser quelques croquettes et m’affairer à placer un bol d’eau. En réalité je m’activais pour ne plus penser à ce petit dérapage contrôlé, pour ne pas m’insulter intérieurement d’avoir presque fauté à nouveau. Il avait placé des limites, des limites claires et j’avais toujours eu celle de ne pas coucher ou sortir avec un type de la caserne ou lié à mon travail et je devais continuer de m'y tenir.

Une fois tout mis en place je retirai mon manteau, ne réalisant que trop tard que mes bras étaient à nu au-dessous /Putain quelle idiote/ Me lançais-je avant de soupirer en voyant que les marques avaient eu le temps de ne devenir que de simples petit points marrons quasi invisibles de loin. Je lançai alors ma veste sur le porte manteau et tapai des mains en explorant des yeux la pièce.

« Au fait, je sais pas si je te l’ai dis mais Erik m'a proposé quelques cours de boxe en plus pour que je sois un peu moins boulet, je cite, et je lui ai dis que je t’en parlerai avant car t'es mon coach en titre. » Je n’avais pas une fois relevé les yeux sur lui pour ne pas rougir bêtement de ma semi invisible glissade.

« Et vu que j’ai découvert il y a peu que je suis plus douée pour faire des omelettes que pour boxer, ce n’est peut-être pas si nul comme idée, tu te défoules sûrement, mais je suis pas franchement la plus adroite des partenaires. » Je revins vers le coin cuisine et sortis de la bière et relevai le nez sur lui pour la déposer sur le plan de travail. « Alors on a le choix entre la fin du monde des Marvel ou des Disney » Passer du coq à l’âne moi ? Mais non qu’elle drôle d'idée…



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MessageMer 8 Mar - 18:44


Il comprenait parfaitement le besoin de la jeune femme de tenir son neveu – comme son fils – éloigné d’un monde criminel. Lui-même n’était pas à l’aise dans cet univers, et lui-même avait des difficultés à accepter que ses proches puissent en faire partie. N’était-ce pas une des principales disputes entre Mia et lui à l’époque de leur mariage ? Et même aujourd’hui, il leur arrivait de se prendre la tête à cause de ça. S’il avait grandi dans un quartier dit « chaud » et qu’il avait dû apprendre très tôt à se défendre, il n’avait jamais été tenté par un monde où l’illégalité et la violence faisaient partie intégrante. Il ne parvenait pas à comprendre comment on pouvait choisir cette vie, à vrai dire, et pourtant il avait essayé de comprendre. Il bossait pour Manuel Herrera, dont un tas de rumeurs circulaient sur lui, que Sam avait choisi de ne pas prêter attention. Il bossait pour lui, mais sur un terrain légal et respectable – il préférait tout ignorer du côté obscur de la force, comme diraient certains. Il préférait sans doute se voiler la face, mais tant qu’il ne baignait pas dans ce monde-là, il se portait bien. Il avait bien failli bafouer ses principes quelques jours plus tôt, quand Mani lui avait proposé d’assurer la garde rapprochée de sa femme. Pour avoir passé déjà une nuit mouvementée avec Madame Herrera, il avait su d’avance que cela le placerait dans des situations particulièrement compliquées. Il avait déjà enfreint la loi et commis des fautes irréparables en sa compagnie, en la laissant mettre le feu à une maison – habitée et remplie de jeunes femmes – et si rien de grave n’était arrivé à ce moment-là, les conséquences de ces actes avaient été terribles par la suite. Mani et Cinzia avaient perdu leur enfant à naître, et sans doute avaient-ils perdu plus que ça encore. Non, Sam n’était pas du tout fait pour ce monde-là. Et il imaginait mal Korey capable d’en supporter davantage que lui, influence ou pas. « Tu peux compter sur moi, tu le sais bien. Le gamin a besoin de se sentir proche de son père, je pense que c’est ce qui l’attire le plus dans ce monde-là… Je ne pense pas pouvoir remplacer ton frère, mais tu sais que je suis là Sammy. Pourquoi pas lui proposer de venir au club de boxe avec nous de temps en temps ? Il ne serait pas entouré de malfrats – en tout cas pas des vrais, » rit-il en pensant à ces hommes qui en effrayaient plusieurs alors qu’ils ne feraient pas de mal à une mouche sauf s’ils se sentaient attaqués, « et ça lui permettrait de se défouler comme il en a envie. Enfin, je ne sais pas ce qu’il aime comme sport, mais personnellement la boxe est un excellent moyen d’exprimer des choses qu’on n’arrive pas à dire à voix haute, » dit-il simplement. Il était difficile de croire que Sam était capable de rencontrer des difficultés quand il s’agissait de parler car il n’avait absolument aucun problème de communication, et pourtant. Quand il fallait entrer dans le vif du sujet, quand il fallait aborder les choses plus sérieusement et plus fatalement, il perdait ses moyens et semblait atteint de mutisme. N’avait-il pas attendu plus de vingt ans avant de déclarer ses sentiments à Holly ? N’avait-il pas prétendu ne pas les ressentir toutes ces années ? N’avait-il pas choisi d’éviter d’y penser ? D’éviter de les affronter ? Il n’y avait pas plus craintif que Sam quand il s’agissait de se dévoiler sur le plan sentimental. C’était aussi sans doute pour cela qu’il se sentait si bien avec Sammy, elle lui disait les choses comme elle les pensait et avec humour – il ignorait si elle le ressentait réellement, si elle était sérieuse quand elle exprimait sa soi-disant attirance pour lui – mais cela lui permettait d’en rire et d’en jouer, sans se prendre la tête et sans passer des jours et des nuits à se poser des questions, à se demander s’il fallait faire ça, s’il fallait dire ceci ou cela. « Sammy, je ne sais pas être dans le lit d’une femme sans que ça ne se termine en galipettes, comme tu dis. Et aucun doute, si t’étais une femme que je venais de rencontrer dans un bar ou ailleurs, je n’hésiterai pas une seconde, » dit-il en ne reculant nullement devant ses lèvres pulpeuses et tentantes. Elle jouait à un jeu dangereux avec lui, mais il était prêt à jouer avec elle, il était capable de flirter ouvertement et de la taquiner sur le sujet – tant que cela ne compliquait pas leur relation, amicale et professionnelle. « Donc, mieux vaut éviter le lit en ce qui nous concerne, tu ne crois pas ? » dit-il finalement en prenant le carnet et le chiot dans les bras, aussi naturellement que possible alors qu’il n’était pas si insensible aux charmes de la jeune femme. Après tout, il n’était qu’un homme. Un homme qui aimait les femmes en général. Un homme qui appréciait le sexe. Un homme qui n’était pas habitué à se refréner qui plus est. « Je ne te le fais pas dire, je suis affamé, » répond-il en sortant du véhicule, pensant clairement à la bouffe, mais pas que. S’il était un homme ayant une vie sexuelle plutôt active généralement, cela commençait à sérieusement dater. Autant dire que la frustration était belle et bien présente, et il le percevait comme un danger. Le moindre petit geste, la moindre petite invitation de trop et il n’était pas certain de pouvoir résister – à Sammy ou à quelqu’un d’autre, pensait-il d’ailleurs. Il la suivit, le chiot dans les bras qui ne cessait de se tortiller et de le léchouiller, et put admirer la vue – ce qui ne l’aida pas à calmer ses ardeurs. Bon sang, il était temps qu’il sorte de nouveau et qu’il évacue cette frustration. Mais pas avec sa coéquipière. PAS AVEC SON AMIE. Il libéra enfin Baloo lorsqu’ils pénétrèrent dans l’appartement et il se permet quelques caresses supplémentaires dont raffolait le chiot, avant de relever la tête vers Sammy. « Je lui proposerai dès que je le verrai. Liam ? C’est le type qui tient la salle de sport, un ami à toi, c’est ça ? » demande-t-il pour essayer de remettre le visage du dit-Liam. Il se rappelait s’être demandé s’il n’était pas « plus » aux yeux de la jeune femme, et il se rappelait que cette idée l’avait légèrement irrité. Idiot. Tout comme il était idiot et ridicule de ressentir cette pointe de jalousie poindre quand elle évoqua Eric et sa proposition de cours particuliers. L’idée lui donnait envie de cogner sur le Don Juan de ces dames jusqu’à ce qu’il en perde toutes ses dents. Idiot. « Eric aimerait surtout te donner des cours en particulier chez lui, » dit-il en acceptant la bière qu’elle lui offrait. « Je suis capable de te donner des cours moi-même, tu sais. Sur le ring, je veux dire, » ajoute-t-il en ne la quittant pas des yeux. « Tu n’aurais pas à craindre mes mains baladeuses, ni à te demander si je le fais pour les mauvaises raisons. Mais… si tu préférais que ce soit Eric qui t’entraîne, je comprendrai. C’est son métier après tout, » mais la jalousie menaçait de le dévorer entier et il détestait ça. Il n’était pas du genre jaloux et possessif. Il ne l’avait jamais été. Même lorsque Holly fréquentait des hommes, il ne se montrait jamais jaloux, il se contentait de souffrir en silence. Alors pourquoi en ressentir maintenant ? Idiot. « C’est quoi ça ? » demande-t-il finalement, zappant la partie marvel et disney, en apercevant les marques sur ses bras. Il fronça les sourcils. « Ce sont des bleus ? Sammy, qui t’a fait ça ? » demande-t-il plus sérieusement et plus fermement en la rapprochant de lui et en posant la bière sur le plan de travail. L’idée qu’on ait pu lui faire du mal le faisait rager. L’idée qu’on puisse faire du mal à une femme, et à quiconque d’autre d’ailleurs, le faisait rager. Il passait ses doigts sur ses bras délicatement, comme s’il voulait éviter de lui faire plus de mal. « Ce n’est pas Baloo qui a pu te faire ses marques, j’en suis quasi-certain. Tu me le dirais si tu avais des problèmes, n’est-ce pas ? » lui demande-t-il en la regardant à présent dans les yeux, plus proches qu’il ne l’avait pensé.



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MessageJeu 9 Mar - 18:01




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Ma main glissait doucement vers la sienne, libérant mon bras de sa prise, dans un geste mesuré qui caressait sa peau et la mienne, mes doigts lentement le frôlaient provoquant en moi nombre de frissons pour finir leur cours dans une paume contre paume, alors que mes lèvres dévoilaient un sourire tendre et que mon visage s’inclinait un peu sur le côté.

« Une simple altercation avec mon meilleur ami, il a juste voulu me retenir sans évaluer sa force, tu sais j’ai sale caractère par moment, je n’en fais qu’à ma caboche, et ce soir-là, j’étais épuisée et vraiment pas contenue, mes mots… » Je soupirai « Ce n’est rien, j’ai cherché ses limites et je crois que je les ai trouvées. » Je m’avançai d’un pas, me retrouvant à quelques centimètres de lui, ma main ne relâchait pas la sienne.

« Tu n’as pas à veiller sur moi, c’est adorable, craquant et me donnerait envie… » Je déposai un baiser sur sa joue à quelques centimètres tout juste de ses lèvres. « De trop me reposer sur toi, une première pour une fille comme moi. » Ma main libre remonta vers son visage, prête à caresser sa joue, quand un jappement me sortit de ma bulle.

« J’en connais un qui a faim, comme son maître, donne-lui ses croquettes, je sors les réserves de survie. » Je me détournai pour me diriger vers le frigo et en sortir les plats préparés le matin en vue de la soirée, lançai le micro-ondes avec quelques mets et m’attelai à la préparation des plateaux.

« Si tu gère Korey, faudra bien que j’avise avec Eric, tu gère déjà Sasha en plus de moi, tu ne peux pas te dédoubler, mais à la limite, on avisera si le gamin accepte, ok ? » Je sortis les chips et les versai dans un saladier avant de placer quelques sauces dans des petits pots, j’ajoutai le plus grand plateau pour les plats réchauffés. « C’est prêt, j’ai misé sur la variété, nems, croc monsieur, tacos, burritos, rien de léger à vrai dire. » J’attrapai le premier plateau et le déposai sur la table basse puis fis de même avec le second.

« Je te laisse finir avec le petit et choisir le film. Je vais passer un short et me libérer de ce jean horrible. » J’enjambai un premier pipi « Attentions zone balisée je reviens. »

J’escaladai les marches qui me séparaient de ma chambre en mezzanine et récupérai dans mon placard mon vieux short, rien de bien sexy en soit, pour une soirée simple devant des films à tenir compagnie à un petit toutou en cours de reconnaissance de son nouvel entourage. Je retirai mon haut et mon jean pour me glisser dans le vieux short de sport et me mise à la recherche de mon tee-shirt des Yankees.

« Le seau de lavage est dans le placard de l’entrée. Les films dans le disque dur posé à côté de la télé. T’as une envie en particulier ? » Une minute de recherche et je retrouvai ce vieux bout de tissus dans le fond de mon placard.

« Les Rocky, ça te dirait ? On resterait dans le thème, enfin si toutefois tu as passé tes jeunes années à maltraiter les cochons dans des frigos ? » Une fois passé mon haut j’attachai mes cheveux en une rapide queue de cheval. Je lançai un rapide regard à mes bras et soupirai.

Voilà plusieurs jours que je n’avais pas vu Liam, cette dispute avait eu le don de me doucher et si j’en avais rien dit à Mely ou à personne, je ne restais pas moins touchée, comment ne pas l’être quand après dix ans d’amitié, votre meilleur ami en vient à cela là où toutes les autres fois on aurait conclu avec quelques paroles de plus, voir un plan rapide sous la couette. Sauf que depuis que j’avais rencontré Sam, j’étais plus mordante avec Liam, plus distante et il avait dû le sentir pour changer lui aussi de comportement. Je claquai la porte de mon placard, enfermant dans mes tas de vêtements mes pensées.




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