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Le présent est l'enclume où se fait l'avenir, et si ont leurs acheter un chien ? Ft Sam & Samy
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Sam Haynes
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MessageMar 21 Mar - 15:38


Ami ou pas, aucun homme ne devrait avoir recours à la violence envers une femme. C'était une chose qu'il ne saurait tolérer. Il ne pouvait concevoir que l'on puisse en avoir même envie. Pourtant, Dieu savait à quel point et combien de fois Holly ou Mia l'avaient rendu dingue dans le passé - et combien de fois beaucoup d'autres à sa place auraient perdu le contrôle, volontairement ou non. Mais jamais il n'avait imaginé s'emporter avec elles, physiquement ou verbalement. Ces bleus le gênaient sincèrement, et l'idée qu'elle le prenne aussi facilement, sans y voir la gravité du geste de cet homme le gênait d'autant plus. " Tu sais, Holly était ma meilleure amie, ma plus vieille amie en fait. Tu l'auras sans doute remarquer même en si peu de temps, elle avait un caractère de merde et savait toucher là où ça pouvait faire mal quand elle avait envie ou besoin de dire les choses - souvent pour le bien-être des autres et plus rarement pour le sien, mais ça c'est une autre histoire. Elle a cherché mes limites quasiment toute sa vie, jamais je n'ai eu l'idée de la blesser, " lui raconte-t-il sans la lâcher des yeux. " S'il devait recommencer, je te le dis tout de suite il me trouvera, " l'informe-t-il même si cela n'était pas son rôle. Il n'était pas son mari, ni même son petit-ami, mais un ami devait se montrer présent, non ? Un ami ne devait pas faire la fine bouche ni la sourde oreille quand on avait besoin de lui ou quand la situation l'exigeait. Il frissonna au contact des lèvres de Sammy au coin de ses lèvres mais ne riposta pas et ne dit pas un mot. " Si ça peut te rassurer, il n'y a jamais de mal à pouvoir se reposer sur quelqu'un de temps en temps - et je te promets de me reposer sur toi de mon côté si j'en ressens l'envie, " lui propose-t-il d'être son oreille attentive, son épaule réconfortante et son ami tout simplement. Non, il ne pense pas à l'idée qu'elle le chevauche dans un tout autre contexte. Absolument pas. Pourtant, il l'imagine les cheveux détachés qui lui tombent dans le dos, sa peau qui brille sous ses doigts et ses respirations saccadées tandis qu'elle... NON. Sam, non. Il ferme les yeux un instant, secoue la tête et affiche un sourire amical sur les lèvres tout en allant chercher les dites-croquettes pour Baloo. Oui, Baloo est un excellent moyen de penser à autre chose. " T'es affamé ? Je sais ce que c'est, on a l'impression de ne jamais assez manger, pas vrai ? " Il sait bien que le chien ne peut réellement le comprendre et encore moins lui répondre, mais il s'en moque. Dans son regard il a la sensation d'avoir été compris et d'avoir été accepté comme étant son maître attitré. Il avait soudain hâte de le présenter à Sasha - et il espérait ne pas rentrer au mauvais moment d'ailleurs. La jeune fille profitait de cette soirée avec Sammy pour inviter son copain chez eux - et elle lui avait révélé de façon naturelle et détachée qu'il arrivait trop tard pour un possible speech sur la sexualité. PAN. Dans ta face, Haynes. Il avait beugué.

" Oui, on avisera au moment venu, " répond-il à Sammy après avoir servi Baloo - qui se jette sur son repas comme un déluré - sans lui révéler qu'il n'a pas du tout envie qu'elle se rapproche d'Eric, d'une façon ou d'une autre. Il n'a là aussi pas son mot à dire. Il acquiesce quand elle le prévient qu'elle va se changer - se déshabiller donc, Haynes tais-toi - et qu'il peut choisir le film du soir. Il reste sceptique devant la mini-flaque que Baloo a laissé quelques mètres plus loin et ne peut s'empêcher de froncer les sourcils. " Alors ça, mon gars, je peux t'assurer que c'est la première et dernière fois, t'entends ? " qu'il lui lance d'un air nonchalant mais d'un ton ferme en se baissant pour être au niveau du chien. Ce dernier le regarde, les yeux doux, et geint légèrement - fautif. " Oui, oui. Tu m'as compris. Pas de ça à l'intérieur, tes toilettes, c'est dehors. Tu peux compter sur moi pour te le rappeler, petit monstre, " lui dit-il affectueusement néanmoins en lui adressant une caresse sur le museau. Il s'empare du seau une fois que Sammy lui crie où le trouver, et s'attelle à nettoyer les dégâts provoqués par Baloo. " Tu sais, je ne suis pas difficile quand il s'agit de cinéma ou de séries, je suis plutôt cool sur le sujet. Mais on peut lancer les Rocky, je ne connais aucun homme digne de ce nom qui oserait dire non à ça, " rit-il de sa proposition. Son sourire s'estompe légèrement quand elle réapparait, en short et t-shirt large des Yankees - plus canon que jamais. Il en a l'eau à la bouche, et bon sang IL NE FAUT PAS. " Euh, j'ai nettoyé et j'ai rincé la serpillière. Elle est trempée, du coup je sais pas où veux que je la mette ? " demande-t-il à défaut de dire une connerie. Il met les mains dans les poches, pour éviter de faire une connerie - sait-on jamais. " Korey ne rentre pas ce soir ? Si je peux le croiser pour lui proposer ce dont on a parlé... " dit-il d'un air innocent, alors qu'au fond il espère que le gosse rentrera avant qu'il ne dérape et cède à la tentation que représentait sa tante. " Et au fait, c'est parfait comme repas - gastronomique, délicieux, simple et je ne peux qu'avoir faim, " lui lance-t-il sans la quitter du regard en souriant.


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Samara L. Matthews
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MessageMar 21 Mar - 19:36




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« Euh, j'ai nettoyé et j'ai rincé la serpillière. Elle est trempée, du coup je sais pas où tu veux que je la mette ? » Je m’arrêtai sur les dernières marches et le détaillai un sourire fixé sur mon visage en voyant le chiot assis à ses côtés en mode moi je n’ai rien fait, il remuait son popotin et sa petite queue courte qui tambourinait le sol.

«  Korey ne rentre pas ce soir ? Si je peux le croiser pour lui proposer ce dont on a parlé... »  

Pourquoi fallait-il toujours que je me colle dans des situations pareilles, me dis-je tout en repoussant l’idée de la vision adorable qui me faisait face.

« Non, il dort chez son pote, il a visiblement une soirée jeux vidéos, et comme il m’a rapporté une bonne note, j’ai accepté. » Bon en réalité j’avais surtout dis oui pour ne pas avoir à faire à un conflit de plus. En ce moment entre Korey et moi c’était la guerre, le moindre moyen de me rendre dingue était bon pour lui, surtout depuis qu’il savait que son père était dans le club de Max. je repris ma marche pour récupérer la serpillère et la plaçai dans la salle de bain d’un pas prudent pour ne pas glisser sur le carrelage.

« Et au fait, c'est parfait comme repas - gastronomique, délicieux, simple et je ne peux qu'avoir faim, »

Poussant la petite porte coulissante, je la délaissais à son sort de séchage et revins vers lui d’un pas plus rapide.


« C’est le but en vérité, je vise de te donner les crocs pour te garder à mes côtés sur le canapé et me faire les cinq films à la… »

En quelques secondes mon pied glissa lamentablement sur le sol, m’envoyant droit sur lui qui main dans les poches, bascula, en avant pour moi et en arrière pour lui. En quelques secondes, j’étais à cheval ou du moins à peu près sur Sam mes bras fixés un sur son torse pour amoindrir ma chute, l’autre à côté de son visage, mon nez planté dans son cou. Certainement rouge comme une pivoine. Un bruit de craquement de latte qui n’évoquait pas vraiment le bien être de mon canapé, mais que je remerciais intérieurement d’avoir amortie la chute. Remontant doucement mon visage vers lui encore effarée par ma maladresse, je le détaillai.

« Oups ! Un pour le chiot, un pour moi et zéro pour toi ! » Tentais-je de dire pour détendre un peu la situation, appuyant ma seconde bêtise d’un sourire forcé, le cœur totalement ailleurs qu’à la plaisanterie. L’esprit aux prises de ma culpabilité et d’une furieuse envie de profiter de l’instant pour ne plus le laisser se détacher de moi.

« Rappelle-moi pourquoi j’ai fait cette stupide promesse. » Non sérieux, je n’avais pas dit cela à voix haute.

« Je voulais dire, rappelle-moi de ne plus marcher pieds nus quand Baloo et toi êtes dans le coin. Pas de bobo à déclarer ? » Dis-je, bougeant ma main de son torse pour la glisser à côté de son visage et tenter de prendre appuie.

« Donc on a dit quoi déjà ? Rocky et ses quartiers de viande ? » Ok ferme là Samara et surtout lèves-toi ou tu ne vas pour une fois tenir aucune de tes promesses et à nouveau te prendre un mur et un beau cette fois. Appuyant ma main sur le coussin, une nouvelle craque se souleva, notifiant cette fois que le canapé ne serait plus un point de silence dans la maison, mais je m’en fichais. J’explorai quelques secondes son visage tout proche et plongeai mes yeux dans les siens.

« Tu peux me filer un coup de main ? J’ai il me semble mon genou pas loin de quelques parties importantes de ta personne et il serait dommage que je te prive de celles-ci... » Ok de pire en pire. Lamentable même. Doucement mon visage se rapprocha du siens, comme aimanté, totalement captivé par sa bouche.

D’un geste je me mordis les lèvres, reprenant appui sur mes bras et glissant une de mes cuisses sur sa hanche pour me retrouver à cheval sur lui. Pourquoi fallait-il que je sois toujours maladroite avec le type qui me plaisait, que ça finisse toujours dans une glissade débile ? Bon pour le coup, voilà deux semaines que j’avais tenu bon et je n’avais pas fait exprès non plus, quoi qu’en y pensant, la chute était belle et m’avait au moins donné la chance de le toucher un peu.

Ok je devrai à ce chiot une friandise, bon stop, fallait que je me lève de là où il allait finir par croire que j’étais totalement empotée et vouloir se tirer comme moi la fois où il m’avait donné une douche froide. Sauf que voilà en réalité, je n’avais pas envie de le laisser partir, bouger de là durant quelques secondes, je l’imaginai ainsi sous mon pouvoir, à lui voler quelques caresses, à l’embrasser et … Non, non et non, j’inspirai profondément et manque de chance senti simplement son torse contre le miens, ce qui me fit frissonner, loupée la tentative pour me remettre les idées au clair.



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MessageMer 29 Mar - 8:54


A l'adolescence, Sam avait été quelque peu maladroit et s'était senti parfois idiot face à une fille - même si cela ne l'avait jamais empêcher de les charmer, déjà à l'époque. Novice, il ignorait encore tout des femmes. Aujourd'hui, l'expérience lui avait offert une assurance certaine. Il ne prétendait pas connaitre toutes les femmes, et il ne prétendait pas savoir toutes les satisfaire - il existait des femmes aux désirs extravagants dans lesquels il n'était pas prêt à se laisser tenter - mais il pouvait oser dire qu'en règle générale, il savait ce qu'il faisait, avec qui il le faisait et comment il devait le faire. Il n'avait aucun problème pour comprendre lorsqu'une femme le désirait ou s'intéressait un minimum à lui - quoique depuis quelques temps il se mettait à douter même de cette capacité, depuis que Holly lui avait balancé ses sentiments à la gueule, sentiments qu'il n'avait jamais, JAMAIS, perçu. Voilà qu'il se retrouvait chez Samara. Sa nouvelle coéquipière. Sa nouvelle tentation. Il devait le reconnaitre, elle lui plaisait. Il devait le reconnaitre, il ne pensait à elle de façon chaste. Il devait le reconnaitre, elle le rendait même parfois dingue. Il devait le reconnaitre, il ne la considérait pas comme une simple amie, malgré toute la volonté qu'il y mettait à s'en convaincre et à convaincre le reste du monde. Mais est-ce que celait voulait dire qu'il devait céder ? Devait-il laisser s'exprimer ses sentiments, ses désirs ? Devait-il dire merde aux bonnes volontés, aux bonnes actions ? Devait-il dire merde au règlement de la caserne ? Il trouvait l'idée alléchante, mais quelque peu immature pour une simple partie de jambes en l'air... mais serait-il qu'une simple partie de jambes en l'air ? S'il n'était pas prêt à s'engager avec qui que ce soit sur le long terme, et s'il s'imaginait incapable d'y parvenir même un jour, il savait qu'avec Sammy ça ne serait jamais "qu'une partie de jambes en l'air". Il n'avait pas besoin de goûter à ses lèvres et de toucher sa peau pour le savoir, il suffisait qu'il écoute les battements de son coeur et cette voix incessante dans sa tête. Le pire dans tout cela, c'était qu'elle ne réalisait pas du tout l'effet qu'elle pouvait avoir sur lui. Le pire dans tout ça, c'est qu'elle ne faisait même pas exprès de les mettre dans des situations rocambolesques et tentatrices - comme de trébucher et de se retrouver à califourchon sur lui.

BORDEL DE MERDE.

Bon sang, il changeait d'avis. Elle le faisait exprès. Diablesse. Elle le faisait exprès, se répétait-il tandis qu'elle se trémoussait au-dessus de lui pour tenter - en vain - de se relever. Mais plus elle bougeait, moins il esquissait de geste. Il était certain que s'il osait faire le moindre mouvement, les choses déraperaient inévitablement. Et il n'était pas certain que ce soit une bonne chose. Samara était l'une des personnes les plus importantes dans sa vie actuellement - elle lui avait permis d'oublier la douleur et le vide que Holly avait laissé malgré elle, et elle lui avait permis de mieux comprendre Sasha. Elle lui rendait la vie meilleure en un sens, et il refusait catégoriquement de perdre ça. Et dans sa tête, coucher avec elle changerait tout. Bouleverserait tout. Serait-ce en mal ? La petite voix dans sa tête. Pourquoi cela changerait tout de façon négative ? La petite voix dans sa tête. C'EST ÉVIDENT, crie-t-il intérieurement. Ah oui ? La petite voix dans sa tête. On bosse ensemble, on est quasiment 24h/24 et 7j/7 ensemble. C'est pratique. La petite voix dans sa tête. Le sexe, ça bousille tout et ça n'est bon que pour une nuit. Que tu dis. La petite voix dans sa tête. " Tu peux me filer un coup de main ? J’ai il me semble mon genou pas loin de quelques parties importantes de ta personne et il serait dommage que je te prive de celles-ci... " Elle l'achevait. Complètement. Encore allongé, et les bras écartés sur les côtés pour éviter de la toucher, il avait patiemment attendu qu'elle se relève et le libère mais cela semblait compromis. Et à vrai dire, il tenait à ses parties. Il y tenait beaucoup, beaucoup. Il était d'ailleurs étonné qu'elle n'ait encore rien senti - parce que lui il le sentait plutôt bien. Il n'en avait pas honte, après tout il n'était qu'un homme et quand une belle femme, à moitié vêtue comme elle l'était, se retrouvait à proximité et à le tripoter comme elle le faisait malgré elle... Il mettait au défi n'importe quel homme de ne pas réagir. Il se releva légèrement et finit par rencontrer son regard, jusque-là sciemment évité. Il irait en enfer, tant pis. C'était un feu trop puissant pour qu'il n'y réponde pas, un feu trop puissant pour qu'il se détourne, un feu trop puissant pour qu'il se montre doux, et un feu trop puissant pour qu'il fasse preuve de retenue. De ses deux mains, il prit son visage et avant qu'elle ne puisse dire "ouf" il posa ses lèvres sur les siennes dans un baiser enfiévré et dur. Primitif. Il parvint à la garder contre lui tout en s’asseyant sur le canapé dont il avait totalement oublié l'existence. Une main perdue dans sa tignasse parfaite, l'autre glissait de son dos à ses fesses - le tout sans quitter sa bouche qui le tentait depuis trop longtemps.

BORDEL DE MERDE.

C'est le contact de sa peau nue sous ses mains qui le firent réagir et réaliser ce qu'il était en train de faire. Il s'arrêta net, reculant légèrement pour l'observer - il craignait de l'avoir offusquée, brusquée, effrayée. Bon sang, on l'avait accusé quelques jours plus tôt d'avoir abusé et violé une jeune fille. " Tu me fais perdre totalement le contrôle, Sammy, " dit-il d'une voix rauque, remplie d'un désir déjà trop longtemps soutenu. Il était habitué à les assouvir, ses désirs, il était habitué à ne pas rester frustré. Mais avec elle, il ne devait pas prendre les choses à la légère. Il n'était pas certain, si elle osait lui rendre son baiser à cet instant, d'être capable d'éviter le pire - ou le meilleur ? La petite voix dans sa tête.




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Samara L. Matthews
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MessageDim 2 Avr - 1:16




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Parfois, on fait des choses sans mesurer la force du séisme que cela engendrera, on se dit que c’est la meilleure solution pour s’en sortir, pour survivre ou s'en sortir. Sur le moment tout semble juste logique, normal, couler de source, nous sommes certains que nos actes porteront leurs fruits comme nous l’entendons et n’avons aucune conscience que cela peu anéantir plus de choses sur notre passage que ça n’en sauvera ou inversement. A d’autres moments, nous tachons au contraire de tout détruire, on y met de l’application et on n’attend rien de plus que l’instant où la douleur sera assez insupportable pour nous achever, mais, là encore, c’est mal connaitre les tours que nous réserve la vie.

Le destin ? Parlons-en de ce crétin qui ne fait soi-disant rien au hasard et qui pourtant se joue et se fout de nous. Quand je regarde ma vie, mon passé, je me demande bien comment je fais pour être encore capable de m’attacher, de combattre, de croire que la vie n’est pas aussi merdique. Quand je plonge mes yeux dans le futur, je n’y vois rien, j’avoue que je n’y ai jamais vu grand chose, quelques utopies et illusions vite décomposées par mon esprit. J’aime la vie, je m’en délecte jour après jour au travers d’actes simples qui m’attachent à elle. Un sourire, un mot bien senti pour une personne dans le besoin, un geste. Tout cela me donne la sensation que je ne suis pas juste un morceau de rien froissé et déchiré dans un tambour qui n’a de cesse de me faire tourner et retourner pour me rendre faible ou malade. J’aime l’illusion simple du bonheur quand j'aide mon prochain, l’impression que la nuit venu, je n’ai pas été totalement inutile. Mais, voila, comme chaque nuit, les souvenir remontent, les rêves aussi, ils éclatent de rire, ne voient du passé, des moments si doux qu’ils brûlent ma chaire encore et encore du manque, de ma solitude, des secondes assassines et les minutes meurtrières. Et depuis peu m'attachant a lui, c'est encore pire...

Chacun des ces doutes qui ont fini par composer un ensemble pour me conduire à ces sentiments de folie qui n’ont fait qu’accentuer ma solitude et mon renferment.

Je me suis souvent alors demandé seule, dans le noir complet, si je pourrais simplement aussi disparaître oublier, qu'une fois rentré nulle ne m'attend vraiment, pense a moi tendrement. Mais voilà rien que de pensée ainsi est un acte de lâcheté face au cadeau qu’on m'a offert et qui pourtant, de là où je me trouve, semble bien plus empoisonné que tendre, avec le temps. Voudrais-je un jour donner à mon tour ce genre de cadeau ? Issu d’un amour éphémère ou passionné, et destructeur dans tout les cas ? Je ne sais pas. Avec ce fait avéré que, pour vivre, il faut savoir souffrir et faire souffrir. Savoir se perdre et tout perdre.

Rien n’est inéluctable, rien n’est éternel, mais rien n’est impossible. On peut toujours se dépasser, réparer nos tords ou, du moins, tâcher de le faire. Mais encore faut-il le courage de prendre les coups, de sourire et d’accepter de courber le dos et de tendre le bâton et la houlette qui vous martèleront et s’il vous venez alors cette idée d'être capable à votre tour de pardonner les jours de souffrance acquis et s'offert gracieusement, serez-vous capable alors de continuer et donnez votre cœur au risque qu'il ce brise totalement ?

Mon regard perdu dans les siens, une douce pression envahit tout mon corps, je sentais la chaleur de son corps contre le mien même si j'avais totalement perdu mes repères alors que mes lèvres emprisonnées par les siennes m’emportaient de plus en plus loin de toute résolution de ne pas tomber dans ses bras aussi simplement depuis qu’il m’avait collé la honte de ma vie. De petites bribes de souvenirs me revenaient en mémoire tandis que je me noyais quelques secondes dans ses yeux gris vert reflétant un miroir de glace, comme si je plongeais soudainement trop profond dans l'océan et m'y noyais ne sachant comment remonter à la surface.

Les doutes continuels que je ressentais depuis la mise en place de notre fine équipe s'estompaient alors que ses mains parcouraient ma peau en de nombreux frissons décuplés par l’ardeur de mes sentiments pour lui, je sentais naître en moi l’assurance du désir que je refoulais depuis si longtemps en sa présence, comme si me trouver là contre lui avec ses mains me parcourant de part et d’autres était simplement naturel comme l’aboutissement de toute chose.

Mon regard était plongé dans le sien alors qu’il me soulevait pour me placer à cheval au-dessus de lui m’emportant vers un nouveau baiser où cette fois aucune stupeur ne me priva de l’avidité de ce partage, j’avais l’impression qu’il dévorait tout bonnement mon âme, jamais je n’aurai imaginé pouvoir ressentir cela dans les bras d’un homme.

J’avais cette époustouflante sensation d’être comme aspirée par ses iris perçantes, par l’ardeur de nos lèvres, si j’avais un instant douter de pouvoir un jour l’intéresser, animer en lui la même flamme qui me consumait depuis des jours, en cet instant, je me retrouvais terrassée pas son brasier et mes sentiments en cette simple seconde, tout semblait tout à fait à son endroit, plus aucun doute n’avait de place, j'étais persuadée malgré les distances qu'on avait placé que rien ne pouvait empêcher cet instant puissant.

Idée totalement débile peut-être mais tellement évidente en ce moment précis que mon cœur s'emballait encore plus rapidement dans ma poitrine alors que ses mains se glissaient sur ma peau et   que notre baiser touchait à sa fin, alors que ses mains continuaient de me toucher et les miennes avaient rejointes la douceur de sa nuque. Je calmai quelques seconde mon souffle n’osant bouger, de peur qu’il me repousse.

" Tu me fais perdre totalement le contrôle, Sammy, "

Mes iris se glissaient dans les siennes et au lieu de prononcer le moindre mot ma bouche s’invita sur la sienne pour lui voler à mon tour un baiser alors que mes mains prenaient place où les siennes s’étaient figées pour m’embrasser, ma bouche se fit plus langoureuse, imprimant la saveur de la sienne, mes doigts glissèrent sur son cou et vers la base de ton tee-shirt que je remontai pour l’en délivrer.

« Tu m’a torturé de devoir garder le miens, alors ce n’est que justice… » Murmurais-je tout en passant son haut sur le sol et en glissant ma bouches le long de son menton pour savourer un peu plus la chaleur de sa peau. Mes mains glissaient sur son corps alors que mes lèvres revenaient vers les siennes pour s’arrêter à quelques millimètres des siennes. Me torturant simplement alors que mes yeux se glissaient une nouvelle fois dans les siens, cherchant un accord silencieux de tomber les masques, de m’enivrer un peu plus de lui...



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Sam Haynes
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MessageSam 8 Avr - 13:09


Il avait déjà embrassé des femmes. Il avait déjà fait l'amour avec un certain nombre de femmes. Il avait su apprécier chacune d'entre elles. Il avait su éprouver un certain degré de désir pour chacune d'entre elles. Il avait su comment les toucher, comment les embrasser, comment leur donner du plaisir. Il connaissait par coeur l'adrénaline qui s'emparait de vous dans ces moments-là. Il connaissait par coeur le plaisir ressenti quand on ne faisait plus qu'un avec un autre être. Il connaissait par coeur cette sensation de bien-être et de parfaite osmose. Et s'il pensait ne plus jamais connaitre de désir plus fort que celui qu'il avait éprouvé dans les bras de Holly – normal, compte-tenu de ses sentiments pour la jeune femme – il fut surpris et étonné de se rendre compte qu’il avait tort. Il pouvait éprouver un désir plus puissant encore. Il pouvait se sentir aussi démuni et aussi ébranlé que ce jour où tout avait dérapé avec la jeune femme. Il pouvait éprouver encore plus fort. Il pouvait embrasser encore une femme et avoir la sensation de n’en avoir jamais embrassée une avant elle. Il pouvait encore toucher une femme et avoir l’impression de ne jamais avoir touché personne auparavant. Il pouvait frissonner et trembler encore comme jamais sous les mains d’une femme, en ayant le sentiment de n’avoir jamais été touché et caressé par une autre avant. Il ne s’attendait pas à ressentir tout cela avec Samara. Il ne s’attendait pas à cette intensité. Il ne s’attendait pas à ce débordement d’émotions multiples – toutes plus confuses les unes que les autres. Il ne s’attendait pas à en être bouleversé. Pour quelles raisons d’ailleurs ? Pourquoi être si chamboulé ? Il la trouvait magnifique. Comme beaucoup d’autres femmes. Il la trouvait attachante, drôle et généreuse. Comme beaucoup d’autres femmes. Il ne l’expliquait pas. Il ressentait, c’est tout. Elle était là. Elle ne reculait pas. Elle ne le repoussait pas. Au contraire, elle l’embrassait en retour. Elle exprimait son désir en retour. Elle le déshabillait aussi assurément qu’il avait eu envie de lui ôter ce t-shirt trop large pour elle quelques secondes plus tôt. Elle ne craignait pas de commettre une erreur avec lui, elle désirait plus que tout la commettre – il le lisait clairement dans son regard. Elle le désirait lui. Depuis des semaines, semblerait-il. Il n’avait rien vu, encore une fois. Pendant plusieurs secondes, il fut incapable d’esquisser le moindre geste, la laissant l’embrasser et le toucher. Il entendait son cœur battre, tellement fort qu’il crut qu’il allait exploser. Son souffle l’acheva à oublier toutes les bonnes résolutions qu’il s’était promis de suivre. Ne pas coucher avec sa coéquipière. Ne pas céder à la tentation. Ne pas coucher avec son amie. BORDEL DE MERDE. Sa bouche trouva de nouveau celle de Sammy, pour ne plus la quitter et ne l’explorer que plus passionnément encore. Son odeur l’enivrait et la douceur de sa peau allait le rendre fou, il en était certain. Ses mains trouvèrent le chemin sous son t-shirt et cette fois, cela ne l’arrêta pas. Il aurait dû savoir que rien ne les arrêterait. Il aurait dû savoir que c’était inévitable. Il aurait dû se douter que ça finirait par arriver. Son envie d’elle était bien trop puissante et trop intense pour qu’il parvienne à l’oublier. Il quitta ses lèvres pour mieux savourer sa peau, pour mieux la goûter – enfin – et pour mieux la savourer. De son cou à son épaule, de son épaule à sa poitrine, encore trop recouverte à son goût, il ne parvenait plus à s’arrêter et elle ne semblait pas désirer qu’il cesse. Ses mains caressant toujours son dos, il attrapa le bas de son t-shirt pour le lui ôter – non sans un regard d’approbation avant de le faire passer par-dessus sa tête. Elle était magnifique. Elle était superbe. Elle était rayonnante. Elle était époustouflante. Comment résister ? Etait-il possible de résister ? Il devait être faible. Très faible. Car il ne résistait pas. Il la souleva comme si elle ne pesait rien et, tout en la tenant dans ses bras, ses jambes autour de lui et ses lèvres sur les siennes, l’emmena dans la chambre. Il comprit rapidement qu’il ignorait où elle était et ils rirent tandis qu’elle essayait de le guider.



***

Allongés, les jambes entremêlées et les draps en vrac, Sam se contente de l’observer. Erreur ou pas, il ne parvenait pas à regretter ce qui s’était passé. Il n’avait pas envie de se prendre la tête. Il n’avait pas envie de penser aux conséquences ou aux possibles complications que cela apporterait. Il n’avait pas envie de se poser de questions. « Je n’avais pas du tout prévu que ça arriverait, » finit-il par dire d’une voix légèrement rauque, les amenant à rire tous les deux. « Je veux dire, je ne me doutais pas qu’en venant ce soir, on terminerait ici. Je croyais vraiment qu’on allait mater la saga Rocky jusqu’au bout de la nuit, » persiste-t-il toujours dans le rire et la bonne humeur. C’était agréable de l’entendre rire. C’était agréable de la voir sourire. C’était agréable, tout simplement. D’une main, il lui caressait le bras, l’autre était coincée sous la tête de la jeune femme. Mais ça ne le dérangeait pas. « Je n’ai pas su te résister, Sammy, » lui dit-il alors. « J’aurais dû pour tellement de raisons, » lui avoue-t-il – le boulot, leurs responsabilités respectives, leur amitié. « Je ne sais pas trop ce qui va se passer, mais… ne pense pas que je le regrette. Parce que je ne le regrette pas du tout, » la rassure-t-il en déposant un léger baiser sur ses lèvres. Il n’était pas certain de ce que l’avenir leur réservait. Il n’était pas certain de ce que tout cela signifierait. Il n’était pas certain de savoir où tout cela les mènerait. Mais il était bien décidé à vivre le jour au jour. L’embrassant, il aurait été prêt pour recommencer mais c’était sans compter sur la présence de Baloo – qu’ils avaient totalement oublié depuis plusieurs minutes maintenant – mais qui lui ne les avait pas oublié du tout. « Va falloir qu’on discute, » dit-il au chien, « parce que je ne partage pas du tout, mon grand. Je crois qu’il est temps d’aller manger un morceau, » ajoute-t-il à l’attention de Samara dont Baloo ne semblait pas décidé à laisser tranquille.  



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MessageSam 8 Avr - 17:30




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Trois semaines à contenir, à lutter contre mes pulsions, contre cette brûlure dans mon ventre le matin quand je me levais un paquet de viennoiserie et un café du Starbucks en mains, ou simplement quand à la boxe ses mains se glissaient sur moi pour me replacer devant le sac.

La lutte intérieure était permanente, que ce fut au moment où je croisais son regard pendant que je parlais à d’autres et son sourire qui lui donnait un air adorable et un peu enfantin, ou ces moments où ses sourcils formaient une sorte de négation muette me rappelant un indéfinissable fait « Fais comme tu veux mais t'es à moi » Des plus silencieux et pourtant des plus directs.

Trois foutues semaines sur une année où j’avais mis toute mon ardeur à me tenir loin de lui depuis ce soir au bowling où on avait sellé notre amitié, où il n’avait eu de cesse de regarder Holly jouer avec un autre homme et m’avait parlé de sa longue amitié avec elle quand j’avais voulu en savoir plus sur leur duo. J’avais dès lors ressentis une sorte d’attirance, celle qui pour une solitaire vous signale que ce type là, il ne faut pas, qu’il fera s’effondrer tout ce que vous avez monté. Tous ces murs et mâchicoulis fais pour ne pas souffrir.

Et pourtant voilà j’étais là contre lui, mes lèvres totalement dévolues à son corps, mon corps emprisonné par le désir et sans aucune capacité de ne vouloir autre chose que l’union de nos deux êtres. Parfaitement consciente que toutes les routes nous conduisaient à ce même point.

Mes doigts le découvraient parfois tendre, par instant avide. Mes lèvres savouraient chaque parcelle de son être. J’aimais simplement ces frissons et ce qu’il me donnait. J’étais juste là où je devais me trouver.
Le parcours vers la chambre fut un parsemé de baisers, de déshabillages, au point qu’il ne restait plus grande barrière une fois le lit trouvé.



Allongée contre lui dans la semi-obscurité simplement éclairée par les lumières du salon qui baignaient de douceur la chambre et nos deux corps l’un contre l’autre, je me délectais doucement de l’après, de ma peau encore brûlante contre son corps détendu.

« Je n’avais pas du tout prévu que ça arriverait, » Je détaillais mes doigts glissant sur son torse mon visage sagement lové sur son épaule « Je veux dire, je ne me doutais pas qu’en venant ce soir, on terminerait ici. Je croyais vraiment qu’on allait mater la saga Rocky jusqu’au bout de la nuit » Sans bouger j’attendais le moment où il me dirait qu’on avait fait une connerie. « Et donc tu aurais préféré voir Adrianne et Rocky ? » Murmurais-je avant de me mettre à rire en réalisant que ces paroles ne collaient pas du tout avec ce qu’il venait de se produire.

« Je n’ai pas su te résister, Sammy, » Avoua-t-il et pour le coup, je me retins de lui dire que c’était plutôt l’inverse. Dans mon souvenir j’avais simplement demandé de l’aide à me relever, après une glissade. Mais l’un dans l’autre, je l’avais appelé au secours pour éviter aussi de lui sauter dessus et rompre ma promesse de ne plus l’embrasser de mon propre chef. « J’aurai dû pour tellement de raisons. » A croire que les raisons qu’on avait sûrement listé lui et moi, finissaient pas être moindres face aux raisons de nous retrouver ainsi… encore une fois je restai silencieuse, mes doigts continuant de glisser sur sa peau.

« Je ne sais pas trop ce qui va se passer, mais… ne pense pas que je le regrette. Parce que je ne le regrette pas du tout, » Me rassura-t-il en déposant un léger baiser sur mes lèvres. « J’ai pas envie qu’on complique tout, si on vivait simplement ce qui arrive sans y penser au reste, pas besoin d’en parler à tout le monde, ce qui se passe est à toi et moi… » C’était le moment que choisit le chiot pour s’inviter et effacer toutes intimité, glissant sa langue sur nos visages et s’adonnant à léchouiller sans aucune retenue.

« Va falloir qu’on discute » Dit-il au chien, « Parce que je ne partage pas du tout, mon grand. Je crois qu’il est temps d’aller manger un morceau, » Dit-il en embarquant le petit vers le salon. Je me laissai tomber sur le lit, détaillant amusée Sam qui passait son caleçon pour aller rejoindre la pièce principale avec le chiot qui s’adonnait à une lutte dans le vide pour revenir vers le lit. « J’arrive… »


***


La garde avait été des plus mouvementées, un accident sur l’autoroute et plusieurs ambulances appelées en renfort des pompiers qui découpaient les tôles froissées à grand coups d'étincelles et hurlements d’ordres, de nôtre côté on avait dû trier avec les étiquettes chaque cas passant les plus pressés et délaissant les morts au grand drame des proches qui voulaient qu’on tente le tout pour le tout. Des heures et des heures d’horreurs et de drames humains, tout cela causé par une voiture à contre sens dont le conducteur ivre n’avait trouvé qu’un bras cassé après avoir mis en faussé plusieurs autres pour se prendre la barre de sécurité. Silencieuse je détaillai la route du retour entre l’hôpital et la caserne alors que la voix dans la radio nous annonçait qu’on avait fini et que l’équipe suivante nous attendait sur place.

La suite se fit comme toujours, douche, passage de tenue civile et direction mon vieux pick-up qui une fois de plus refusa de démarrer. Bizarrement j’aurai dû être épuisée pas une journée pareille, mais non j’étais juste furieuse de l’injustice du monde. Me repassant la discutions du matin avec Sam où il se disait désolé de ne pas être venu courir car il avait trouvé Sasha en larmes à son retour, que son petit ami l’avait quitté et tout naturellement je lui avais répondu de prendre le temps, qu’il fallait que dans ce moment-là, il devait être père et oublier le reste du monde, moi y compris.

Mon regard planté sur le moteur, je glissais ma main jusqu’à la durite que je malaxais, forçant l’air à en sortir. Quand le tuyau fut enfin durci par mon geste, je glissais mes doigts jusqu'au petit embout que je devisais pour laisser l’air sortir et, tendant la main, je recommençais mon geste jusqu'à l’arrivée d’eau par petits jets, avant de refermer et de tendre la main pour prendre la bouteille et ajouter l’eau dans le réservoir de refroidissement avant de refermer et de reproduire le pompage un moment. Je m’attaquais en suite aux branchements de la batterie, ayant vérifié au préalable l’acide et dérouillé les corses d’amorce. Visant les cercles, je me penchais en suivant sur le niveau huile de la voiture. Glissant ma main dans ma poche arrière, j'en sortis un vieux tissu pour essuyer la barre de niveau et replonger cette derrière dans le moteur.  

Je préférais de loin la mécanique moto, mais je n’avais plus eu ces loisirs depuis bien longtemps, mais rien n’y fit ma voiture avais décidé de ne pas avancer une fois de plus pour une cause qui sur l’instant m’échappait.

Un brin découragée, j’attrapai mes affaires pour prendre la route du métro. Envoyant un texto à Sam pour lui annoncer que je ne serai pas là ce soir à la boxe car Olga comme je l’appelais me boudait encore.

Voilà quelques jours qu’on tachait de ne plus partir ensembles, sûrement pour faire taire les rumeurs et aussi pour calmer nos ardeurs, bon pour la seconde raison c’était un peu vain. Mais au moins on tachait d’être les plus discrets possibles. En intervention ou en présence des autres tout ceci était parfaitement rôdé, normal, mais dès qu’on avait l’occasion d’être vraiment seuls… Nous avions fait le choix de vivre cela sans se prendre la tête, donc en gardant notre jardin secret le plus longtemps intacte. Korey était au courant et personnellement, il trouvait cela amusant qu’on joue à cache cache comme des ados. Il avait pris son parti de ne rien en dire même à Mel trop content sûrement que mon attention ne soit pas fixée que sur lui. De mon côté je ne ressentais pas le besoin de le dévoiler plus à qui ce soit, j’étais bien dans le rôle de la petite amie secrète et lui dans le rôle du coéquipier amical pour les gens qui m’entouraient, bien que je me doutais dans le fond que cela finirait par se savoir, pour le moment je tenais la ligne de ce n'est qu’une rumeur et on s’en tape comme lui la tenait. Mon sms posté et notifié comme reçu, je m’avançai dans le parc qui me séparait de la station, cherchant dans mon sac mon appareil photo, quand une femme s’approcha le regard brumeux.

« Vous êtes secouriste ? »

Je répondis doucement par l’affirmative.

« J’ai besoin de vous alors, mon petit ami a pris un peu trop d'alcool, il ne veut pas me suivre et ne fait que vomir. »


Je lui demandai alors où se trouvait l’homme en question quand je remarquai Sam sur le parking lisant mon message et lui fis signe de venir me rejoindre.

« Mon collègue est là, il va… » Elle sembla s’animer et s’approcha pour tirer sur mon sac.

« Donnez-moi votre sac. » Hurla-t-elle. Et c’est seulement à ce moment-là que je compris qu’elle espérait y trouver de quoi se droguer et voulait m’occuper pour me voler…




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MessageJeu 13 Avr - 16:08


Lui qui était peu habitué aux grandes déclarations et aux grandes discussions philosophiques sur les relations amoureuses était plus que ravie d'entendre le désir de Samara. Vivre le moment présent. Ne pas se poser de question. Profiter de l'instant. Aucune promesse. Aucun compte à rendre. Contrairement à ses conquêtes habituelles cependant, l'instant présent durerait bien plus d'une nuit. L'instant présent durerait bien plus de deux nuits. A vrai dire, l'instant présent durerait le temps que ça durerait - et il était plutôt agréablement surpris de se rendre compte qu'il n'était pas du tout gêné et paniqué à cette idée. Samara était une femme qu'il adorait - tant sur le plan humain, qu'intellectuel ou encore professionnel. Il adorait passé du temps avec elle, elle le faisait rire et elle lui faisait oublier quand ça n'allait pas - que demander de plus ? " Ça me va, " dit-il en lui souriant. " Je ne suis pas habitué à ce genre de relations, mais Sammy... je ne suis pas du genre à partager. Alors, si on ne se prend pas la tête et qu'on garde tout ça pour nous, on se met d'accord que... tant que ça dure, il n'y a que toi et moi... " lui propose-t-il un peu maladroitement, mais le coeur y est. Un peu maladroitement, mais l'essentiel y est. Après tout, quelle femme ne serait pas d'accord d'être plutôt exclusive avec un homme - que ce soit méga-sérieux ou pas ? Alors oui, ils profiteraient, oui ils s'amuseraient, oui ils prendraient du bon temps. Mais ils n'auraient personne d'autre dans leurs vies respectives tant que "ça" existerait entre eux. Si elle devait tomber amoureuse ou rencontrer un homme prêt à lui offrir plus que des moments de plaisirs, des moments sympathiques... il s'écarterait et s'effacerait. Oui. Oui. Il ferait ça. Mais l'idée lui déplaisait déjà fortement.

***

Il n'avait pas désiré laissé Sasha seule après sa séparation soudaine - et douloureuse - et il remerciait le ciel de lui avoir offert Samara à ses côtés. Non seulement elle était compréhensive, et ne le jugeait pas ou ne lui en voulait pas de placer la jeune adolescente devant toutes ses autres priorités, mais en plus elle rendait chacun de leurs moments ensemble uniques. Il craignait la routine. Il craignait la lassitude. Il craignait l'ennui. Il craignait beaucoup de choses quand il s'agissait des femmes - tout simplement parce qu'il n'avait jamais connu de véritables relations, excepté Mia avec qui beaucoup trop de choses étaient compliquées. Pourtant, Samara ne rendait jamais rien ennuyant. Elle ne rendait jamais rien barbant et usant. Dans l'intimité, dire que ça collait entre eux était un euphémisme. Il n'était pas certain d'avoir déjà connu parfaite osmose avec quelqu'un avant - et c'était pas peu dire ! Mais plus que ça, elle apporterait quelque chose que d'autres n'étaient pas parvenu à lui apporter. De la dérision, de la confiance, du naturel, de l'indépendance, du respect, de la sensibilité, de l'affection. Oui, elle comptait énormément et il n'avait pas besoin de temps pour le comprendre ou pour s'en rendre compte - ni même pour l'accepter. Pour la suite, qui vivrait verrait, comme on disait...

Il avait eu sa matinée de libre - généralement il arrivait à négocier des horaires afin d'adapter celles qu'il avait au Gato Negro - et il avait eu le temps de se reposer légèrement, bien qu'il avait préféré passer voir son père avant de partir prendre la relève... il l'avait regretté, comme souvent qu'il allait rendre visite à Haynes Père. Il le regrettait d'autant plus que Sasha l'y avait suivi et avait finalement rencontré son "merveilleux grand-père". Mais en apprenant l'incroyable accident qui avait eu lieu un peu plus tôt, nécessitant la présence de tous les secouristes de la ville ou presque, son amertume et sa colère avaient disparu. Il y avait pire dans la vie qu'un père qui critiquait, râlait et versait son venin sur vous. Il venait d'arriver à la station lorsqu'il reçut le SMS de Sammy, lui expliquant qu'elle ne pourrait venir s'entraîner à la boxe le soir-même car sa voiture l'avait lâchée. Il allait lui répondre, le sourire aux lèvres, quand il l'aperçut au loin, en compagnie d'une femme aux allures négligées et légèrement paniquée. Sam avait grandi entouré de suffisamment de drogués pour les repérer de loin, aussi accéléra-t-il le pas quand la dite-jeune femme tenta de s'emparer du sac de la jeune secouriste. " T'as pas choisi le meilleur moment pour faire ton coup, toi, " qu'il commence à dire en arrivant près d'elles et en s'emparant du bras de la jeune droguée sans aucune difficulté. Elle était bien trop faiblarde et trop en manque pour s'y opposer - mais il ne fallait jamais, JAMAIS, sous-estimée une junkie en manque de sa dope. Aussi ne la relâcha-t-il pas. " Est-ce que ça va ? " qu'il demande à Samara, sans la regarder. " S'vous plait, " qu'elle geint. " Mon ami va pas bien, " qu'elle continue, les larmes aux yeux. " Vous non plus apparemment, " qu'il lui dit sans la relâcher mais sans la brusquer. " S'il vous plait, juste une dose, " qu'elle baisse les masques. " Désolé, c'est pas ici que tu trouveras ton poison. Dis-nous où est ton ami, on l'aidera s'il en a besoin - après ça, vous serez libres, " lui propose-t-il car ils n'ont pas grand chose d'autre à proposer. Ils n'étaient pas dealers. Ils soignaient. Ils aidaient. Le mieux qu'ils pourraient faire pour eux, si l'ami en question existait, c'était de les accompagner en désintox'. La jeune femme fit mine de se dérober à Sam, et après s'être assuré qu'elle tenait debout et qu'elle n'allait pas commettre l'irréparable, il ôta ses mains. Elle se détourna pour se diriger vers l'arrière du bâtiment faisant face à la station, et s'accordant en un regard, ils la suivirent. " Je tombais à pic, apparemment, " lui dit-il en souriant. " Alors, Olga fait des siennes, hum ? Je peux te raccompagner si tu veux. Et je peux venir te chercher plus tard, si tu veux aussi, " propose-t-il mine de rien. Pas qu'il veut absolument qu'elle fasse de la boxe - parce qu'elle prend des cours avec Eric et qu'il déteste ça - mais il avait envie de passer du temps avec elle. Ils ne s'étaient pas vus depuis près de quatre jours, du moins, pas vus... comme ils le désiraient. Ils rejoignirent la jeune droguée, penchée sur le corps d'un homme qui semblait en pire état qu'elle. " Monsieur, est-ce que ça va ? " En pire état, mais plus instable encore. En deux secondes, il se retourna un couteau à la main et s'en servit contre Sam - le coupant légèrement au bras que ce dernier avait instinctivement levé. " Putain de merde, " murmure-t-il plus pour lui-même, déçu et agacé de ne pas l'avoir vu venir celui-ci. " Donne-moi ton sac, salope ! " qu'il hurle, qu'il menace et qu'il s'excite.





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MessageVen 14 Avr - 18:49




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L‘exclusivité, voilà une chose totalement inédite pour moi et pourtant, j’avais répondu simplement oui à sa petite condition. Au fil de nos moments, de nos rencontres ou simplement du temps, ces petits mots semblaient être limite naturels, il sous entendait qu’on s’appartenait et quelque part j’adorais cette idée, ce simple mot qui souligné qu’on pouvait être libre tout en étant à un autre. Entre lui et moi tout était simple et complexe, simple car on aimait simplement se retrouver, complexe car je marchais en zone inconnue, me retrouver ainsi avec un homme pour qui je nourrissais des sentiments me faisait parfois peur, mais il était bien trop tôt pour placer des mots sur ce petit frisson qui remontait quand je croisais a l’hôpital la blonde qui le bouffait du regard, était-ce de la jalousie ou la peur qu’un jour ce petit entre-deux se solde par un sparadrap ouvrant la porte à une relation plus officielle avec une autre ? Je n’en savais rien, mais ce qui était certain, c’est que le voir là tout proche me réconfortait, j’aimais autant sa présence que l’effet de son corps contre le miens, ou simplement l’abandon que je ressentais en m’endormant contre lui, bien que depuis quelques jours hors quelques dérives sur les temps de pause avec quelques petits jeux au fond de l’ambulance, ou après la boxe dans les vestiaires alors qu’il avait entraîné Sasha et moi j’avais simplement retrouvé Eric.

C’est d’ailleurs à ces occasions que la passion était encore plus vivace, comme si le simple fait d’être proches sans pouvoir se parler, se toucher nous consumait. J’aimais quelque part à croire que Sam était jaloux de mon second prof et qu’il cherchait dans ce petit entre deux à montrer que j’étais sienne et à effacer les mains baladeuses d’Eric, plus d'une fois remises à leur place, mais qui semblaient souvent se perdre sur mes cuisses ou mes hanches pendant qu’il me demandait de faire quelques échauffements. Mais bon ce n’était là qu’une idée romantique de nana, jamais infirmée ou affirmée par lui.

Une fois de plus ma voiture m’avait donc laissé tomber et fort heureusement Sam était tombé à pic quand la jeune droguée avait tenté de me dérober mon sac. Il avait pris le temps de me demander si j’allais bien et j’avais répondu un simple « Tout va bien » La suite se fit dans quelques échanges parfaitement maîtrisés par Haynes qui semblait tout à fait connaître ce genre de situation. Il proposa à la jeune femme de la suivre comme je lui avais moi-même proposé peu avant et elle sembla cette fois plus encline qu’avec mon offre.

Je replaçai donc mon sac en sécurité sur mon épaule et me mise en marche tout en acceptant l’offre de Sam pour me conduire et me récupérer. L’idée d’une soirée avec lui me faisait totalement obliger Olga et ses caprices. On se retrouva rapidement dans une sorte de ruelle aux odeurs affreuses et d’instinct, je mis ma main dans ma poche où se trouvait la bombe au poivre depuis que Barth m’avait fait la morale sur l’endroit où elle devait être.

La suite se passa si vite et pourtant comme dans un ralenti, l’homme au sol qui semblait dans un état horrible se mouvait si rapidement que je n’eus rien le temps de faire, la lame siffla et toucha le bras de Sam.

" Putain de merde, " Alors qu’à mes côtés la femme s’était mise à faire le guet à l’entrée de la ruelle. " Donne-moi ton sac, salope ! "

D’un mouvement rapide, il se trouva face à moi et arracha d’un geste mon sac qu’il envoya voler dans la direction de sa partenaire, bien trop loin pour que je puisse nourrir même l’idée de tenter une pêche miraculeuse. Un bruit de verre me notifia aussi la perte de ma tablette. Et, bien sûr, comme on le dit souvent, où sont les flics à ce moment-là ? Évidement il y avait Sam non loin mais blessé et je ne pouvais voir la gravité de la coupure alors que l’autre type se tenait juste à côté de moi et me tenait en joue de la pointe rougie de sa lame. Celle-ci si proche que je pouvais en visualiser les ciselures. D’un second mouvement, sentant le danger d’un deux contre un, il m’agrippa sans le moindre ménagement. Je n’eus pas le temps de réellement réaliser que l’objet brillant qu’il glissa sous ma gorge était une lame visant à contenir le cerbère à mes côtés qui devait faire deux fois son poids. Mon regard se braqua sur Sam, le suppliant de ne pas prendre de risque, certes, il savait se défendre, mais là tout était différent, il n’était pas couvert par la tenue de secouriste ou de videur et il avait déjà son lot d’ennuis. Pas un instant je ne pensai à moi et à la lame.
La main de l’homme ne me relâchait pas.

Il n’avait pas encore dit un mot sur ce qu’il attendait de moi à présent que mon sac n'était plus en ma possession. Mais je n’en eu pas besoin, mon sac sur le sol signifiait à lui seul que ce n’était plus mon portefeuille ou mes maigres richesses qui l’intéressait et sa main baladeuse exprimait à présent clairement ses idées. Je tentai sans bruits de me détacher de sa prise alors qu’il laissait échapper un rire à la limite du sadisme. Reculant d’un pas, je me retrouvai plaquée à une poubelle alors que sa main libre devenait plus insidieuse et me fit bondir de rage alors qu’il détaillait Sam en appuyant un peu plus la lame.

« Toi le pingouin, tu bouges, je la découpe. Alors reste sage… Et admire, soit un bon garçon du con. »

Je profitai de son attention sur Sam pour rapidement glisser ma main dans ma poche et en sortir la bombe et sans la moindre pitié pour lui, je l'arrosai du produit sous une salve de tentatives de m’en défaire. Sentant a peine la morsure de la lame dans mon épaule. Alors que mon poing s’abattit dans son nez et qu’au loin la femme se mit à hurler quelques chose tandis que l’homme reculait chancelant, les yeux rougis et le nez en sang.

Le temps que je cherche mon sac et la femme des yeux que Sam avait maîtrisé la situation avec l’homme de manière plus propre que moi. Alors que la nana avait disparue avec mon sac de vêtements sales et mon porte monnaie. A mes pieds le couteau qui avait fini sa course aux côtés de l’inconnue assommé de la ruelle.

« Sam ! » Sans dire un mot de plus je m’avançai vers lui pour le serrer simplement dans mes bras.

« J’ai tellement eu peur pour toi. » Murmurais-je en le serrant un peu plus fort. Me foutant sur l’instant royalement du type ou de ce qu’il me réservait « Ton bras ! » Me rappelais-je, faisant un mouvement de recul pour détailler la coupure dans sa manche. « Je suis désolée pour tout ça. » Dis-je en laissant tomber le couteau et la bombe sur le sol.


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MessageSam 29 Avr - 13:10


Faire face à des situations stressantes et dangereuses faisait partie de leur quotidien. S’ils n’étaient pas flics, ils étaient souvent amenés à intervenir sur des scènes de crimes – certaines plus importantes que d’autres. Ils étaient entraînés. Ils connaissaient les règles. Ils connaissaient les enjeux et les risques. Et quoiqu’il arrive, ils avaient signé et juré d’aider leurs prochains. Bien que l’idée le démangeait de mettre à terre le dangereux spécimen qui leur faisait face et de lui refaire le portrait, il n’oublia pas une seconde son serment. Une fois que Sammy fut libérer de son emprise – non être légèrement blessée – il fit voltiger l’arme au loin et plaqua l’homme à terre, non sans en avertir son équipe par radio, celle qui ne le quittait jamais quand il était en service. L’homme gémissait et pleurait presque de frustration et de douleur, mais Sam ne le libéra pas pour autant, appréciant l’étreinte fugace mais sincère de sa coéquipière. A vrai dire, il réalisait que son sang bouillait à l’idée qu’il ait pu lui arriver quelque chose. A vrai dire, il réalisait que la peur avait pris possession de son être durant plusieurs secondes, voire plusieurs minutes. A vrai dire, il réalisait qu’il était réellement énervé et furax contre ce type. A tel point qu’il maintenant ses bras derrière son dos peut-être légèrement trop fort. « Tu as eu peur pour moi ? Bon sang, c’est toi qui étais sous sa lame ! » qu’il ne peut s’empêcher de crier presque, non pas contre elle mais contre le danger qu’ils avaient encouru. Tout ça parce que leur professionnalisme avait pris le dessus. Ils ne le regretteraient pas, car ils étaient bâtis ainsi. « Ce n’est qu’une égratignure, je ne sens rien du tout. Toi en revanche, un peu plus et il te coupait la carotide, bordel, » qu’il tente de lui faire prendre conscience en la faisant reculer pour regarder sa blessure – heureusement superficielle. « Cesse de gigoter, toi, sinon je te jure que tu vas le regretter, je suis à deux doigts de te briser ton putain de bras, » qu’il prévient durement le drogué en manque de dope tandis que la cavalerie les rejoignait et prit vite le relais, libérant enfin Sam de son devoir. Le jeune homme n’était pas blessé – pas vraiment – et bien que ses yeux souffriraient sans doute un long moment, Sam et Samara n’eurent pas besoin de lui apporter le moindre soin, laissant leurs collègues se charger de l’affaire. « Votre rapport sur mon bureau, dans moins de deux heures, » que le chef leur exige d’un seul regard avant de s’assurer qu’ils n’avaient rien de grave. Les pompiers, les flics et les secouristes réunis, les deux jeunes drogués sont neutralisés et pris en charge – la jeune femme n’ayant pas eu l’occasion d’aller bien loin dans son état d’euphorie et d’hystérie. En à peine une heure, l’affaire est classée et – presque – oubliée.

Le bras recousu et bandé, il rejoint Sammy afin de s’assurer qu’elle n’ait rien de grave. Des minutes passées à rassurer les collègues. Des minutes passées à rassurer leurs proches. Des minutes passées à faire des rapports verbaux. Des minutes passées sans être seuls. Il n’avait pas réalisé à quel point il s’était crispé depuis des heures, à présent les douleurs musculaires se rappelaient à lui. « Comment te sens-tu ? » lui demande-t-il sans qu’elle ne l’ai vu arriver, la faisant légèrement sursauter. Il sourit pour s’excuser et entre dans la chambre qui lui a été attribuée pour quelques minutes. Il referme la porte, pour plus d’intimité – car il sait que ses propos n’auront rien de professionnel et il ne tient pas à ce que l’on se pose des questions, pas plus qu’on ne s’en pose déjà, les concernant. Il reste un long moment immobile à la regarder, sans trouver le courage d’exprimer ce qu’il ressent, tout simplement parce qu’il ne comprend pas encore toute l’ampleur de ses émotions. « Je sais qu’on est supposés avoir l’habitude de vivre ce genre de situations, mais… je ne veux plus jamais, jamais… jamais te voir dans cette situation, » qu’il dit simplement, à défaut d’autre chose. Tout ce qu’il sait et comprend, c’est que la voir en danger le déstabilise et l’effraie. Serait-ce différent s’ils n’étaient qu’amis ? Serait-ce différent s’ils n’étaient que coéquipiers ? « Tu m’as dit que tu étais désolée tout à l’heure. Tu n’as pas à l’être, tu n’as fait que ton job – notre job. C’est moi qui suis désolé, désolé de ne pas avoir vu clairement dans leur jeu, de ne pas avoir été plus méfiant et plus alerte. Je le suis habituellement, » dit-il en la regardant. Il ne l’était plus quand il était avec elle. C’était un fait, un fait qu’ils devraient affronter tôt ou tard. « Qu’est-ce qu’on fout Sammy ? » demande-t-il alors en soupirant, frustré et légèrement perdu, dépassé par les évènements et par tout ce flot d’émotions qui le submergeait d’un coup.


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MessageSam 29 Avr - 20:13




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La culpabilité voilà tout ce qui m’étreignait dans l’après action. Ici rien à voir avec un après intervention, il était astreint et moi j’étais hors job, en panne sur le bas chemin. L’agression physique ne m’avait pas touché moralement, aussi étonnant que cela soit, j’étais retrouvée par mon manque de lucidité, comment n’avais-je pas vu le plan de c’est fille, comment avais-je simplement pu impliquer Sam dans ce merdier et bien que j’avais gagné quelques bon points coutures et une marque indélébile, je ne ressentais aucune douleur physique, mais une vraie tempête morale que je devais contenir. Le médecin s’occupait de moi, puis ce fut le chef et enfin la police pour la plainte et le témoignage et ainsi de suite. Sans avoir une vraie minute à moi pour savoir s’il n’avait rien ou simplement pour m’excuser de ma bêtise.

Pas un instant alors que les minutes semblaient sans fin et quand nous fûmes dans la même pièce, ce ne fut jamais seul, les pompiers de la caserne, ou les secouristes, les connaissances policières et enfin la bureaucratie tous y passaient, jamais je n’avais eu le sentiment que la caserne soit aussi animée de vie et de membres en service. Il fallut pratiquement une heure avant qu’on me laisse seule dans une chambre pour que j’établisse mon rapport et envisage de rentrer chez moi. Sauf qu’il n’était pas question que je passe la porte sans avoir vue Sam, au-delà de ce qu’on vivait, j’avais besoin de savoir qu’il ne n’en voulait pas trop ou simplement que sa blessure ne soit pas aussi importante qu’elle en avait eu l’air de prime abords. Je me repassais ses mots alors qu’il tenait l’homme au sol prenant sur moi plus d’une fois pour ne pas laisser en plan les papiers et sortir à sa recherche. Combien de temps il me fallut pour signer le papier et le placer dans l’enveloppe pour le chef ? Aucune idée.

« Comment te sens-tu ? »

Je relisais sagement mes mots, quand la voix de Sam se souleva et le simple fait qu’il soit là si proche me valut une vraie bataille pour ne pas me lever et le prendre simplement dans mes bras. Il ferma la porte et je lançai un regard à la baie vitrée donnant sur le couloir.

Comme je maudissais ce manque d’intimité, mais bon au moins, on pouvait parler librement ou au pire se réfugier dans l’angle de la porte qui nous cacherait. Enfin pour cela aurait-il fallu que je me pardonne mes actes et ma bêtise ?

Il reste là un long moment immobile à me regarder, alors que je me torturais mentalement.

« Je sais qu’on est supposés avoir l’habitude de vivre ce genre de situations, mais… je ne veux plus jamais, jamais… jamais te voir dans cette situation, »

Non là rien à voir avec l’habitude et le simple fait que je ne portais pas la tenue de travail, ou que tout ceci se passait pour moi hors de mes horaires. Je n’en sais rien, ce que je sais c’est que j’avais eu terriblement peur pour lui, pour tout ce que comprendrait une telle maladresse dans les soucis présents de sa vie. Me faisant à présent l’effet d’avoir ajouté des problèmes à son existence.

« Tu m’as dit que tu étais désolée tout à l’heure. Tu n’as pas à l’être, tu n’as fait que ton job – notre job. C’est moi qui suis désolé, désolé de ne pas avoir vu clairement dans leur jeu, de ne pas avoir été plus méfiant et plus alerte. Je le suis habituellement, »

J’étais totalement clouée sur place, comment pouvait-il prendre sur lui la culpabilité de tout ce bordel ? C’est moi qui l’avait fait approcher, moi qui n’avais pas du tout assurer.

« Qu’est-ce qu’on fout Sammy ? »

Le coup de grâce tomba sans que j’ai eu le temps d’articuler une phrase, un mot, mon regard se glissa sur lui et sur les quelques personnes qui allaient et venaient de l’autre côté de la baie.
Me relevant pour lui faire face.

« Je n’en sais rien, ce que je sais c’est que tu n’as pas à prendre sur toi tout ce bordel, sans toi je ne serai pas là, j’avais rien vu venir, pas comme toi, alors encore merci. Pour le reste… » Je détestais me sentir aussi bloquée, aussi merdique, mon cœur me disait de lui dire que je tenais bien trop à lui pour qu’il me demande cela, mon crâne, de lui dire l’inverse, qu’on ne fait rien, que s’il veut on peut parfaitement tout stopper, si pour lui cela change la donne au travail. Mais impossible de dire un mot, ma main se glissa dans la sienne et je nous poussais sur le côté non visible du dehors.

« Si tu veux tout arrêter, dis-le, mais ne me demande pas de dire qu’on fait une connerie, car c’est pas ce que je ressens, j’ai eu peur pour toi, mais est-ce une raison vouloir qu’on… » Je glissai mes yeux sur le pansement et me mordis les lèvres.

« Sam, je suis désolée, mais est-ce une raison de ne plus vouloir de nous, enfin non tu as dit pas de nous, de moi ? »





Hystéria

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Le présent est l'enclume où se fait l'avenir, et si ont leurs acheter un chien ? Ft Sam & Samy
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