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AMOR A MORT ~ TOPIC # 1
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Mayor Bloomberg
JONQUILLE

❖ MESSAGES : 2392


MessageMar 23 Fév - 22:22





Intrigue
Amor à mort



Participants

    - Benjamin Hamilton
    - Elijah Haynes
    - Jade Lincoln
    - Pénélope Escobar-Socratis


Situation

Certes, il existe plus original comme soirée de Saint-Valentin que d’emmener sa douce dans un restaurant qui, de toute façon, vous servira à tous un menu identique aux mêmes couleurs et aux mêmes saveurs. Mais, ce grand-classique, ne marche-t-il pas à tous les coups ? Le « Rio Grande » et  ses mariachi qui muse l'amour en espagnol la guitare à la main, n’est-ce pas charmant ? Romantique à souhait ? Pour sûr, c’est l’idéal pour les jeunes couples qui cherchent à mieux se connaître et c’est la dernière alternative pour les nouveaux parents qui sont parvenus, pour aujourd'hui seulement, à confier leurs enfants à une baby-sitter ? Du moins, ça devrait l’être si le propriétaire n’avait pas commis une erreur au moment de la réservation. La même table a été attribuée à nos quatre protagonistes et, si la chance y convient, c’était une table de quatre, il n’empêche qu’on fait plus romantique comme soirée, pas vrai ?


Les règles

    • Pas de tour par tour.
    • Veiller à rester cohérent face à la situation !
    • Faites également attention à bien prendre en compte les actions des autres (ainsi que les paroles bien entendu) et de jouer le jeu.
    • Amusez-vous.


 




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MessageVen 26 Fév - 1:35





Intrigue
Amor à mort



Décidément, en ce moment, j'allais de surprise en surprise avec Benjamin, je l'avoue bien bas. Après le petit voyage au Massachusetts, voilà qu'il me donnait rendez-vous dans un petit restaurant de la ville à une date plus que symbolique. Qu'est ce que cela voulait dire ? C'est vrai, nous sommes les meilleurs amis du monde, ne dit-on pas qu'un bon conjoint est avant tout votre ami le plus proche. Mais de là à le dire de cette façon, je ne sais pas, j'ai un doute pour le coup même si je crois que je me voile la face depuis très longtemps à notre sujet, depuis trop longtemps mais n'était-il pas possible d'être de bons amis même du sexe opposé ? Du coup, je ne sais pas comment m'habiller. Est ce que je dois absolument joué le jeu et m'habille comme il faut ? Est ce que je dois m'habiller comme si nous allions manger tranquillement dans un petit restaurant pas très huppé ? Un jean, un pull et des baskets, ça le fera ? Je n'en sais strictement rien, et je n'ose pas franchir les quelques mètres qui nous séparent l'un de l'autre, pour lui demander. Pourtant ce n'est qu'un petit pallier à franchir, enfin, je veux dire, un pallier entre deux portes d'entrées pas dans le sens que vous avez voulu comprendre. Je vous vois venir, je comprends bien ce qu'il en est, mais je n'ai pas envie de brûler les étapes. Cependant, j'opte pour une belle petite robe bleue, laissant entrevoir la commissure de ma poitrine. Je ne veux pas être trop provocante non plus, ça ne me ressemble pas le moins du monde. Je prends une paire de ballerines blanches pour aller avec ça, ainsi qu'un petit sac à main mauve. J'opte pour une petite veste en laine bleue nuit, parce que nous sommes en hiver et qu'il fait quand même froid. Ma jambe ne me fait presque plus mal, donc ça devrait aller. J'opte pour me rendre à pied au Rio Grande, sans l'attendre. Je n'ai pas envie de me poser de questions plus qu'il n'en faut. Après quelques minutes d'un pas rapide, j'arrive devant le restaurant. Je donne le nom de la réservation et comme je peux m'y attendre, je suis la première arrivée. Il faut dire que j'ai une bon quart d'heure d'avance. Mais je suis étonnée, on me convit à une table de quatre personnes. Enfin, il y a quatre couverts du coup, je panique totalement. Aurait-il invité ces parents ou quelqu'un pour me présenter à eux alors qu'il n'y a rien d'officiel entre nous ? Je regarde ma robe, je me dis que j'ai peut être un peu trop jouée la carte sexy. Tant pis, je verrais bien, je sens que l'attente va être longue en tout cas. Je me souris à moi-même comme pour me donner du courage, peut être que j'aurais du l'attendre finalement, je ne sais plus quoi en penser.


 




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MessageVen 26 Fév - 21:49


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feat Pénélope, Elijah & Jade


Je ne savais pas vraiment ce qui m’avait pris de faire ça… Ou du moins je ne le savais que trop bien ! J’avais eu la confirmation de mes sentiments envers Pénélope lors de notre escapade à Wellfleet mais je n’avais rien tenté. Pourtant j’aurais aimé tout lui avouer, du moins lui en dire davantage car je lui avais fait des aveux là-bas ! Malheureusement pas concernant ceux qui me tenaient le plus à cœur. A vrai dire j’avais été intimidé… comme toujours, me direz-vous, quand il s’agissait d’une demoiselle ! Mais cette fois-ci c’était différent. J’avais peur qu’avouer mes sentiments à Pénélope la fasse fuir. Je ne pouvais pas m’imaginer la perdre ! Pourtant je l’avais bel et bien invité à dîner dans le restaurant El Rio Grande et ce, le soir de la Saint Valentin. Est-ce que j’avais bien fait ? Peut-être aurais-je du l’inviter mais chez moi ! Je n’en savais rien mais cela ne m’empêcha de me préparer. Pour la première fois de ma vie j’eus du mal à choisir mes vêtements. J’optais pour un jean brut, une chemise blanche, le tout surmonté d’une veste noire plus habillée qu’à mon habitude. J’enfilais mes chaussures de ville pour ensuite observer le résultat. J’étais assez content… Bien habillé sans en faire trop ! Comme à mon habitude je choisissais de me laisser une barbe de deux trois jours pour ne pas faire trop gamin comme c’était le cas lorsque je me rasais. Une fois prêt, je filais au lieu de rendez-vous après avoir pris ma carte et un peu de liquide. J’aurais voulu y conduire Pény mais cela aurait peut-être fait un peu trop…
J’arrivais avec une dizaine de minutes d’avance mais lorsque je me présentais on m’annonça que j’étais attendu. Je ne savais pas si c’était moi mais j’avais l’impression que la réceptionniste était gênée ! Mais je n’en fis pas un cas non plus et je suivis le serveur qui m’amena jusqu’à Pénélope. *Wouah ! Elle est magnifque.* Je ne disais rien pendant quelques secondes puis je souriais à la jeune femme.



- Mademoiselle ! Vous êtes magnifique, dis-je avec un clin d’œil. Vraiment.


Je ne voulais pas qu’elle croit que je plaisantais car j’étais on ne peut plus sincère et cela avait du se remarquer de toute façon. J’étais tellement admiratif de sa personne que je remarquais seulement après un instant plus ou moins long la présence de quatre couverts sur notre table. Je me tournais vers le serveur.


- Excusez-moi… Il y a deux couverts de trop. La réservation était pour deux, dis-je poliment.


Le serveur toussota alors, gêné. Il n’eut pas le temps de me répondre car une autre personne du personnel s’avança vers nous en indiquant notre table à deux personnes derrière elle. Je ne pris pas le temps d’observer les nouveaux arrivants et me tournais vers Pénélope.


- Je crois qu’on a la poisse pour le coup ! lui murmurais-je avec une moue dépitée.


Ok ! Nous n’étions pas vraiment en couple mais je n’avais pas forcément envie de partager ma table. Et puis le couple qui arrivait ne le voudrait sûrement pas non plus car ces personnes devaient venir fêter la Saint-Valentin en tête à tête. Du coup je ne savais pas trop comment tout cela allait se passer ! J’espérais juste qu’on puisse passer une bonne soirée.





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MessageSam 27 Fév - 10:19






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amor à mort


Il a voulu lui offrir ce qu'il y a de plus beau, rien qu'une fois, rien que le temps d'une soirée. Parce qu'il sait que cette dernière année a été des plus horribles ; autant pour lui que pour elle, davantage pour elle, en vérité. Et il en soupire, continuant tout de même d'enfiler sa seule chemise blanche, sortie seulement pour ce genre d'occasions quand il se risque à y penser. Mais, il se souvient qu'elle l'avait aimé, celle-ci, aux nombreux regards qu'elle avait pu poser sur sa personne à ces moments-ci. Un doux sourire vient s'inscrire sur ses traits, il passe de la culpabilité au bonheur, ne sachant plus réellement sur quel pied danser, sachant le caractère de Jade bien présent dans sa manière de ressentir aussi désormais. Parce qu'ils ont dû apprendre à vivre ensemble, depuis le début, et si la jeune femme avait bien gagné – si l'on peut dire – de lui, s'en était pareil du côté du mercenaire. C'est ce à quoi il pense en terminant de s'habiller, prêt à sortir rien qu'avec elle, pour la première fois depuis quelques mois désormais, à une date symbolique bien qu'un peu inutile. Parce qu'il n'a pas besoin d'une quelconque fête – qui plus est commerciale – pour pouvoir tenter de lui faire plaisir ; mais il savait qu'elle noterait l'attention, il savait qu'elle s'en surprendrait alors il l'avait fait comme n'importe quel autre homme s'y serait risqué. Aaron et Connor confiés à son meilleur ami, une table réservée, un effort vestimentaire, un coup de rasoir regretté mais qui s'avéra efficace pour la jeune femme qu'il tient, une fois de plus ce soir, à conquérir ; il y aura vraiment mit du cœur à cette foutue soirée pour ne pas s'y investir avec autant de volonté. C'est aussi la raison pour laquelle il reste aussi longtemps devant le miroir, à s'assurer que rien ne trahirait une quelconque inattention de sa part. Parce qu'il faut que tout soit parfait, parce qu'il fait tout ça pour elle avant de le faire pour lui. C'est surtout un moyen de lui faire entendre que rien n'a changé, qu'elle reste la femme qu'il s'est surpris à aimer une nuit qui aurait pu, sinon, être comme toutes les autres ; même malgré tout ce qu'ils ont dû traverser, même malgré ce qu'ils ont crées, ce qui aurait pu changer sa vision des choses et qui, finalement, n'a fait que la renforcer au fur et à mesure des jours écoulés depuis. Alors il souffle, évacuant toutes les potentielles craintes qu'il aurait pu avoir quant à cette soirée, quant à tout ce qu'elle pourrait impliqué, enfilant sa veste dans laquelle repose la petite boite choisie pour l'occasion, attendant sagement le moment propice, lui qui y avait tant réfléchi, lui qui s'y lançait enfin, faisant entendre à Jade qu'il était temps de partir.

Bien des lueurs flamboyantes se sont succédé derrière la vitre du taxi appelé pour l'occasion. Il avait voulu faire mieux que ça, il avait voulu s'y risquer avec la sienne, de voiture, mais il la sait bien assez remarquable, il la sait aisément reconnaissable. Parce qu'il est l'un des seuls cons à continuer d'entretenir ce genre de vieux trésors. Aussi, il s'était raisonnable bien qu'avec beaucoup de mal, s'en retournant vers un simple taxi pour la mener jusqu'au cœur du Bronx pour cette soirée si particulière ; pour lui, en tout cas. Parce qu'il sait ce qui en découlera, parce qu'il sait ce qui en résoudra et, au fond de lui, il s'en inquiéterait presque. Non pas des conséquences mais plutôt de la manière dont elle recevra la nouvelle, parce qu'il n'a jamais fait ça, parce qu'il n'a aucune aisance en terme de sociabilité, davantage quand ça vient la concerner elle parce qu'il aspire au meilleur pour celle qui lui a fait découvrir le monde et ce qu'il pouvait cacher de plus beau en dehors des ombres auxquelles il s'était si longuement habitué. C'est à ça qu'il pense alors qu'on les arrête enfin à l'adresse dite, envoyant valser quelques billets avant de rejoindre sa Belle dans l'entrée du restaurant. Ses perles bleutées se perdent sur les lieux, sur chaque visage présent, sur le moindre regard insistant qui pourrait se poser sur lui, lui et ses traits plus si méconnus que ça mais vraisemblablement oubliés ; au moins pour ce soir. Parce que rien ne vient attirer son attention, rien ne vient conforter la méfiance du quadragénaire qui, finalement, s'en détend ; assez pour parvenir à offrir un sourire la rouquine qu'il ne lâche pas, une main fermement ancrée contre sa taille. « J'avais une table de réservée. Joshua Haynes. » Il attend qu'on lui confirme sa venue pour oser un regard vers Jade, ne masquant pas sa fierté quant à ce qu'il a ce qu'il a fait pour parvenir à faire les choses dans les règles, haussant seulement les épaules alors qu'on les conduit jusqu'à leur table, déjà bien assez occupée. Et il soupire, s'arrête en plein chemin sans même n'avoir encore accordé de regard aux deux personnes déjà présentes ; en vérité, il s'en fout complètement. « J'espère que vous vous foutez de ma gueule. J'avais dit pour deux, pas que vous pouviez y ajouter deux abrutis au hasard comme spectateurs. » Laisse-t-il entendre, sans même se soucier du fait qu'on puisse l'entendre ou non. Et elle essaie de s'expliquer, elle essaie de fuir son regard aussi, surtout. Parce qu'il se rend compte que tout ne sera ce soir qu'imprévu et erreur, parce qu'il prend conscience que tout ce qu'il aurait voulu faire tombe lentement à l'eau. Il va jusqu'à commencer à douter de la facilité des choses banales parce qu'elles ne font que rater lorsqu'il se risque à en entreprendre. Aussi, il tourne le dos à celle qui s'était risquée à vouloir les placer malgré le fait qu'elle soit toujours en train de parler, le mercenaire déposant un rapide baiser sur le front de sa douce alors que ses yeux se perdent dans une espèce de vide qu'il est le seul à pouvoir contempler. « Je vais en tuer un, je crois. » Souffle-t-il doucement, se parlant plus à lui-même qu'à sa Jade, essayant seulement de contenir ses nerfs.






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Mayor Bloomberg
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MessageDim 13 Mar - 16:29





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Certes, tout le monde avait bien remarqué le serveur déguisé en cupidon. Il distribuait des roses avec un sourire bienveillant au coin des lèvres. Il souhaitait à tous et toutes une agréable soirée et, face à un couple, il feignait de leur lancer une nouvelle flèche en plein cœur. Il était assurément drôle, mais semblait également attendre quelque chose. A regarder constamment la porte, on aurait juré qu'il attendait quelqu'un ou quelque chose. Le feu vert sans doute ? Alors que sa patronne pousse la porte, il fait un signe de tête. Une musique assourdissante digne d'une discothèque retentit dans toute la bâtisse. Il danse un peu. On croirait à un flash mob et ç'en était peut être un finalement. Les trois serveurs ôtent leur pyjama à l'effigie de l'angelot, grimpe sur la table et font tourner le bout de tissu au-dessus de leur tête. Bien sûr, c'est drôle. c'est même très amusant vu de l'extérieur, sauf qu'ils sont complètement nus et, leur déhanché suggestif, passablement irritant pour les hommes jaloux de l'assemblée. Pour les femmes, en revanche....

 




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MessageDim 13 Mar - 21:07






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L'aiguille pénètre. Elle monte et descend, frénétiquement, elle se déchaîne sur la peau ; elle danse, saute et se rabaisse sur l'épiderme, elle décrit un balai insistant et incessant qui fut pratiqué depuis l'aube des temps, depuis que, comme elle, les hommes ont souhaité inscrire les fiertés de leurs guerres, maquiller leur échecs et peindre leur victoire déterminant l'Histoire de leur corps. Les épreuves sont passées, elles sont enfermées toutes soigneusement dans un énorme sac hermétique aux traumatismes terribles de fille cadavérique errant chaînes aux pieds dans le creux d'une cave, endormie par l'éther, réveillée par les coups de lame et les tonitruantes interrogations aux seules réponses hurlantes. L'aiguille recouvre le mal enduré d'encre noir, elle insiste, réveille les cicatrices qui casseront la vision de son échine à jamais ; elle imprime, fait ses allers et retours mécaniques, ses incisions précises guidées par le bout d'un index et d'un pouce poussés par les grosses mains d'un tatoueur au crâne rasé d'un peu trop près, un crâne qui re-crache les lueurs dégueulées par les néons blancs et froids qui grésillent au dessus d'eux sur un plafond à la propreté douteuse, aux tâches d'humidité qui semblent humecter à leur simple vue n'importe quel partie de vos vêtements pourtant secs. Mais après tout cela est normal, le quartier est populaire et la boutique plus ou moins correcte malgré le fait qu'elle semble respirer l'infamie et les mauvaises fréquentations, la clope, la drogue et les outils pas désinfectés. Le tatoueur reste bon aussi parce qu'il a compris, il possède sous l'intérieur de sa caboche grasse le siphon pas trop ravagé nécessaire à déterminer la signification, le message plus fort que les stries dégueulasses qu'elle se trimbale dans le dos et qu'elle aurait aimé recouvrir elles aussi; il s'efforce de ne pas faire le con, de ne pas foirer le symbole qu'il lui a été demandé d'honorer. Il respecte, il fait selon la photo qu'elle lui a donné, selon cette image de la mimine de son compagnon désormais marquée comme la sienne des lignes enlacées qui s’exaltent dans la douleur sur le dos de cette main féminine à côté des phalanges écartées. Les arabesques entre-mêlées se dessinent dans un flot de grimaces crispées, les courbes se forment des lettres des prénoms de ses fils et de leur père qui se fixent dans la peine et le déplaisir. La croix celtique propre à tout les membres de la MOB prend forme quart d'heure après quart d'heure et vient sonner l'appartenance de la jeune femme à sa nouvelle famille, un petit cadeau de Saint-Valentin.

Et en sortant de ce salon de tatouage elle se sent un peu plus légère, un peu plus sereine. Elle tourne des pages et des pages d'une histoire malheureuse, elle porte sa croix, enfin et ce peu importe les échardes qui se plantent avec imputabilité pour faire d'elle la coupable de ses propres châtiments. Elle enfouie ses fardeaux, ses crimes et sa pénitence. Elle emmerde le ciel, elle l'encule, lui sort un bon gros expeliarmus pour dégainer les problèmes qu'il lui impose et son aube qui décline, lui et ses nuages qui tournent façon cocktail orange et sirop de fraise sucré. Elle se prépare avec le sourire, elle chantonne même, elle veut croquer la vie pour ce soir, embrasser les deux qu'elle a créé une dernière fois avant d'oublier celle dont elle ignorait la présence durant quelques semaines et qu'elle a perdu il y a quelques jours.
La robe longue fleurie, fendue mi-cuisse aux couleurs épars d'un vert feuillage et d'un jaune acide se voit mise sans gaine pour masquer le petit bidon encore un peu rond de sa grossesse à terme et de son autre beaucoup plus fugace et cachée. Jade se laisse rapidement embarquer elle, ses escarpins et ses cadeaux dans un manège délaissé pour trop longtemps ; celui du cheval de plastique hennissant pour la liberté, la passion, celle du couple détaché et impertinent, celui des sons puissants et des danses lascives peut être, celui des verres à la descente indomptée métissants les embrassades et les insultes graveleuses pour déconner. Elle observe au travers des vitres du taxi les restaurants défiler à sa vue : les indiens aux entêtes cassées qui crachent leur rose criard et leur violet poudreux, les palaces snobs aux rosbifs en croûte sur lit de cucurbitacées, les turques aux murs de soieries ornés de yatagans rutilants, les chinois aux salles pleines de statues dorées...Elle s'engage en un claquement de porte sur les trottoirs grouillants d'individus qui d'ailleurs lui font moins peur qu'auparavant, montant jusqu'à la crête de la rue pour redescendre dans le creux d'un restaurant chic qui correspond finalement plus à leur identité de parents que de couple enjoué.

Il est loin le temps des grivoiseries, de l’océan de bière et d'alcool versé dans les gorges profondes. Il est loin le temps des embruns d'effluves de parfums animal dégagé à l'orée de la clairière d'un lit défait, elle est loin cette facette d'eux mais elle se sent presque honorée que d'être traînée dans un tel endroit par un ours de l'envergure de son bellâtre d'amoureux. Son visage rencontre la mer du bleu incroyable de ses yeux sombres, les joues se retirent du coquillage blanc ses dents dans une marée de sourire pour laisser revenir en catastrophe la vague d'un baisé sur cette joue rasée qui la fait tressaillir rien qu'à sa vue. L'horizon des tables se dégage et la grisaille lointaine de deux personnes à leur place plane sur la soirée à venir. Elle tient le bras d'Elijah, le ramène à elle comme à la raison pour ne pas se faire voir, pour ne pas attirer l'attention sur son visage monstrueusement connu du grand public de cons qui peuvent tous déjà se retourner vers eux « Calme toi, ils vont dégager, sinan j'vais faire une gentille esclandre dans toute la salle et croyez moi j'ai la voix qui nique les tympans d'un régiment d'sourds. » Elle froisse la mine, dévoile ses canines carnassières pleines de sous-entendu au type qui est censé gérer la salle avant de s'attarder et de démasquer Benjamin dans le lot des deux troubles fait. Seulement elle n'a même pas le temps de dire quoi que ce soit que la salle se plonge dans le noir, qu'un des serveurs l'attrape par les épaules en ôtant son manteau tout en la faisant tomber les fesses sur une chaise avant de se mettre à danser, la trompe d'éléphant sous le nez de l'accompagnatrice d'Hamilton et le cul sous le sien... « Bordel de merde...Lijouh...le monsieur me bloque avec ses miches... » les yeux s'écarquillent, inquiets, et la jeune femme panique à la recherche de son soutien masculin.






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MessageMar 15 Mar - 1:21





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Un diner à deux qui allait se transformer en diner à quatre ne m'inspirait pas grandement, je dirais même que cela ne m'inspirait pas du tout, tout court, mais vous savez, parfois, les choses ne se dirigent pas comme on le voudrait. Je ne savais pas qui était invité après tout, donc les quatre couverts ne m'avaient pas gênés plus que cela à vrai dire. Benjamin allait arrivé sans doute, j'étais un peu en avance, mais dans ce genre de circonstances, c'était toujours mieux, du moins, je préférais qu'il en soit ainsi, on ne sait jamais après tout. Je m'étais bien habillée, peut être trop bien justement, je ne saurais dire, mais cela me semblait convenir, avant que je n'arrive ici et que je découvre que nous ne serions finalement pas simplement tous les deux à table. Et il finit par arriver. Il me trouva donc magnifique comme je le pensais puis au bout de quelques instants de contemplation, il fut gêné de voir qu'il y avait quatre couverts à la table. Ce n'était donc pas prévu. Dans un sens cela me soulageait, mais dans l'autre sens, cela voulait peut être dire que nous allions devoir faire avec un autre couple ce soir. Pas que cela soit gênant, mais quand même, je tenais à mon intimité, à notre intimité à vrai dire. Un couple arrive alors, visiblement, c'est un autre couple qui a fait une réservation pour deux également vu la tête du type passablement énervé. Je peux le comprendre, s'il a préparé cela depuis un bail, cela doit le mettre mal à l'aise de voir sa soirée tomber à l'eau, en quelques sortes. Le thème de la Saint Valentin n'est décidément pas le bienvenue ce soir, alors que pourtant, je me suis parée de la plus belle robe que je possédais. Je ne sais pas ce qui va se passer, comment nous allons faire vu qu'il n'y a visiblement pas vraiment d'autres tables de libre. Mais soudain, une musique résonne dans la salle. Je me demande ce qui est en train de se passer, et très vite je suis fixée. Les serveurs se mettent à danser, puis, ils se mettent à nu, véritablement. Qu'est ce que c'est que ce cirque ? Nous sommes à la Saint Valentin, il y a des tonnes de couples dans la pièce et ils nous font venir des stripteaseurs sans notre avis ? Ils ont fumés quoi à la direction ? Franchement, je n'en sais rien. Mais je suis sûre d'une chose, je ne reviendrais pas ici, quelque soit la date. C'est du grand n'importe quoi, et déjà l'un des serveurs se retrouvent à proximité de la jeune femme qui était arrivé avec son chéri juste après nous alors qu'il semblerait que la réservation pour deux soit foiré. Je ne sais pas comment va réagir l'homme mais il était déjà passablement énervé, et le fait que sa femme se retrouve avec des fesses d'homme devant elle ne devrait aucunement le calmer. La prochaine fois, c'est moi qui invitera Benjamin, ça se passera mieux, et pas ici. Je souris cependant au jeune homme, la présence de ces hommes nus est plus gênante qu'autres choses.


 




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MessageMer 16 Mar - 17:52






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Il aurait pu essayer de garder son calme, Elijah aurait pu se taire, trouver un arrangement à l'amiable, séparer les tables ne serait-ce que de quelques centimètres pour obtenir le calme dont il aurait pu besoin. Il sait que les choses auraient pu être toutes autres, il sait que tout aurait pu s'arranger tandis que la petite main qu'il sent se poser sur lui vient lui faire comprendre – malgré elle – que ça n'est pas sur la bonne voie. Aussi, il prend sur lui, il essaie de garder son calme parce que sa belle rousse lui demande de le faire, parce qu'elle se fait raison qui, pourtant, n'hésites pas à en rajouter une couche ; bien qu'elle soit plus gentillette que la sienne. Parce que la rage qui remue aussi souvent que possible en lui, ici, ne fait que bouillir, parce qu'il pensait que tout irait pour le mieux, parce qu'il était persuadé de pouvoir faire ce qu'il avait prévu... avant que toute cette situation ne prenne une toute autre direction. La salle s'assombrit, presque entièrement, quelques serveurs n'hésitent pas à se déshabiller, entièrement. Aussi, cette fois, son cœur s'emballe dans sa poitrine, il sent son sang se faire lave au creux de ses veines. Tout lui échappe, jusqu'à cette parcelle d'humanité qui l'avait conduit jusqu'ici, jusqu'à cette volonté de rendre son quotidien meilleur et d'offrir à sa rouquine une soirée dont elle se serait souvenue, aussi longtemps qu'humainement possible. Mais rien n'est fait dans son sens, rien ne suit la route qu'il avait pourtant demandé, pour ne pas dire imposé, lors de sa réservation. Et ce qui faisait de lui un être comme tant d'autres s’éteint, aussi certainement que les lumières, aussi certainement que les conversations étouffées par la musique qui n'en finit plus de retentir. Il ne se rend même pas compte que l'homme présent non loin d'eux est un ami et que sa belle, à lui, s'avère être le reste de ses premières victimes par le passé, bien des années auparavant. Il ne se rend pas de suite compte qu'on vient faire tomber le manteau de sa dulcinée, de cette femme devant qui il aurait dû se mettre à genoux, devant qui il aurait dû sourire, bêtement (j'en conçois), mais sincèrement. Elijah n'est plus rien, plus rien que cette ombre, que cet animal lâché dans un enclos de ce qu'il hait particulièrement. Et, enfin, ses prunelles se posent sur l’énergumène entrée dans l'espace vitale de sa femme, de la mère de ses enfants, enfin il comprend pourquoi ces mains féminines s'étaient posées sur lui comme pour solliciter son aide.

Il n'aura fallu à Elijah que quelques secondes pour agir, rien qu'une paire de seconde pour que son poing ne vienne s'abattre contre le visage de cet homme qui, finalement, vient s'affaler sur la table avant de rejoindre le sol. Il n'aura fallu que cette bride de minute pour que la folie du mercenaire ne prenne le pas sur la raison qu'avait tenté de lui faire entendre Jade lors de leur arrivée, ne se souciant même pas de la jeune femme qu'il bouscule au passage et qui possède déjà bien assez de haine à son encontre quant au meurtre de ses parents. Mais, il ne sait agir que de cette manière, que de la sorte quand on ose toujours à ce qu'il a de plus cher en ce monde. Aussi, c'est la raison pour laquelle sa main n'a de cesse de frapper, ce pourquoi il s'acharne à en faire balancer sa veste, à en échapper la petite boite qui – comme si les choses n'étaient déjà pas assez embarrassantes – vient se réfugier entre les petites chaussures de sa Belle tandis que lui se perd dans ses coups, dans cette envie plus que poignante de lui faire ravaler son sourire et son audace dans un lieu comme celui-ci, sous ses propres yeux, à l'égard de la jeune femme qui lui appartient. Et, s'il pensait pouvoir frapper encore et encore, à s'en briser la main comme souvent, c'était sans compter la manière dont on le tire en arrière, sans compter la poigne qui permet de le séparer de l'autre homme, ce qui lui permet finalement de ne pas commettre l'irréparable qu'il visait pourtant, inconsciemment. Il lui faudrait quelques minutes supplémentaires pour se reprendre, pour retrouver ses esprits, pour essayer de se défaire des envies qui s'ancrent dans sa tête comme d'une nécessité imparable. Elijah lutte contre sa propre personne, contre ce qu'il est, ce qu'il a toujours été malgré le fait de vouloir se rendre meilleur aux yeux de celle devant qui il vient de craquer, instantanément, violemment. Et, finalement, il a toute l'attention, ce dont il profite, laissant son cœur presque implosé en sa poitrine parler à sa place. « Le prochain qui l'approche, ce sera pire. » Crache-t-il sans aucune honte, sans aucune gêne, faisant un signe de tête à son ami comme pour lui faire comprendre que ça va, que ce n'est rien, qu'il gère ; bien que ce ne soit pas tout à fait le cas. Mais il le doit, au moins pour lui mais aussi pour les autres, pour ne pas parer à l'ambiance qui s'est instinctivement refroidie, au moins de leur côté en tout cas. Et il tremble, il se sent étourdit par cet élan d'adrénaline, par cette brutale poussée dans les derniers retranchements de sa retenue avant qu'elle ne cède complètement. Elijah en revient à sa rousse, osant poser le bout de ses doigts sur son visage comme pour s'assurer qu'elle n'a rien, comme pour s'excuser aussi ; surtout. Ça, avant d'en revenir à Benjamin, trahissant cet instinct animal au cœur même de ses prunelles assombries. « Ta copine, ça va ? Je te préviens, elle risque de ne pas être à l'aise maintenant qu'elle sait que je suis là... et que tu me connais, aussi. » Sourit-il presque, l'air un peu fou, dérangé. Assez pour quelques personnes aient choisis d'en détourner le regard, assez pour qu'on n'ose venir déranger leur petit coin, hormis un autre serveur, plus habillé, se risquant à leur encontre ; peut-être pour le virer. « Un mot de travers ou à mon encontre et j'hésiterai pas. Si ce n'était pas moi, un autre l'aurait fait. Les gens sont venus en couple, pas seul, accordez-vous sur vos putains de thèmes lorsque vous prenez commande. » Et, tandis qu'il laisse ces dires-ci lui échappe, c'est vers l'angoisse que ses traits tirent, sa main enfouie dans une poche vidée de ce qu'elle aurait dû contenir.






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MessageVen 18 Mar - 22:39





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Il avait fait ses courses une semaine avant ça et sur le ticket, une invitation en guise de pub pour une grande soirée romantique au restaurant. Après tout pourquoi pas ? Les trucs romantiques ne sont pas trop le genre de Daly mais une bonne bouffe ça oui !


Participants


- Benjamin Hamilton
- Elijah Haynes
- Jade Lincoln
- Pénélope Escobar-Socratis
- Daly Liam McDaniel

Rappel des règles:

• Pas de tour par tour.
• Veiller à rester cohérent face à la situation !
• Faites également attention à bien prendre en compte les actions des autres (ainsi que les paroles bien entendu) et de jouer le jeu.
• Amusez-vous.

 




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MessageVen 18 Mar - 23:14


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INTRIGUE
Amor à Mort



feat Pénélope, Elijah & Jade


Je devais reconnaître que mon week-end coup de tête avec Pénélope avait l’air d’avoir été mieux organisé que cette soirée. Pourtant ce n’était pas le cas ! J’avais plus longuement réfléchi à l’endroit car même si nous nous étions rapprochés durant notre séjour d’aveux, nous n’étions toujours que de simples amis. De très proches amis mais cela n’allait pas plus loin. J’avais espérer que cette soirée ferait changer la donne et on me collait sur une table pour quatre personnes sans que cela ne soit une erreur. Je ne passais pas à côté du soulagement de Pénélope quand j’informais le serveur de son erreur. Cela réussi à me faire sourire ! La jolie rouquine avait-elle pensé que j’avais invité d’autres personnes ? Apparemment oui… Mais je ne voyais pas qui j’aurais pu faire venir. Malgré le désagrément, je gardais le sourire car le principal était que je me trouvais avec la personne la plus importante à mes yeux.
Cependant, je fronçais les sourcils en ayant l’impression de reconnaître la voix du type très en colère de l’autre couple en question. La voix féminine ne m’était pas totalement inconnue non plus. Je me retournais pour les regarder mais une musique assourdissante se fit entendre alors que les lumières s’éteignaient. Toute mon attention se porta sur Pénélope et je lui faisais signe que je n’étais absolument pas au courant de ce qui allait se passer. Je n’avais pas envie qu’elle croit que je savais ce qui était prévu… même si elle n’avait sûrement pas dû l’imaginer. Mais le pire restait à venir car quelques serveurs décidèrent de se mettre complètement nus dont un vint jusqu'à à nous pour offrir une danse on ne peut plus suggestive à Pénélope et… Jade ?

Je sus immédiatement qui était l’homme dont j’avais reconnu la voix et quelle serait sa réaction face à ce spectacle. Je n’eus pas le temps de faire le moindre mouvement pour l’empêcher de se jeter sur l’homme dévêtu ! Je l’aurais immédiatement arrêté si Elijah n’avait pas bousculé Pénélope que je retenais en la prenant contre moi pour l’éloigner de celui que je considérais comme un ami. J’aidais également Jade à se relever au moment même où une petite boite tombait de la veste du quarantenaire. Mon œil expérimenté de pickpocket reconnu immédiatement la forme de l’objet et je ne pensais pas que d’autres aient remarqué la chute. Jade me semblait trop concentrée sur ce que faisait Elijah et je récupérais rapidement la boîte qui devait être précieuse avant de ne pas traîner pour aller arrêter mon ami.
En le voyant frapper de la sorte je compris que le combat que nous avions fait il y avait quelques temps n’avait été qu’un amusement pour lui. S’il m’avait cogné comme il le faisait maintenant je ne m’en serais pas sorti avec seulement quelques bleus comme cela avait été le cas. Je dus y mettre toute mes forces pour arriver à le tirer en arrière et même après cela je restais très près de lui. Je l’écoutais proférer ses menaces et hochais la tête à son signe avant de laisser aller vers celle avec qui il était venu.

J’attendais pour lui rendre la boite qu’il revienne vers moi. Avant cela je jetais un coup d’œil à Pénélope très bref car la suite des paroles d’Elijah me furent incompréhensibles. De quoi parlait-il ? Est-ce qu’il connaissait ma… que dis-je… la jolie rouquine qui m’accompagnait. Et pourquoi ne serait-elle pas ravie que je le connaisse ? Je voulais lui poser la… les questions mais un serveur vêtu s’approchait pour recevoir les menaces d’Elijah qui n’avait pas forcément tort. Qui avait eut l’idée d’organiser tout ce bordel ?
J’en oubliais presque la boite que je tenais et je ne m’en souvenais qu’en voyant l’homme glisser sa main dans la poche qui avait dû la contenir. Je m’approchais pour me poster face à lui quelques secondes, juste le temps pour lui glisser l’objet dans la main et lui dire brièvement.



- T’as fait tomber ça !


Dans la continuité du mouvement je retournais auprès de Pénélope. Je passais brièvement ma main sur sa joue !


- Tu vas bien ? T’as pas été trop bousculée ?


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MessageDim 27 Mar - 23:59






INTRIGUE
amor à mort


Quand elle a débarqué dans cette grande salle lumineuse et décorée de parts et d'autres de cœurs crépons multicolores, de banderoles dentelés trouées en angelots ainsi que de luminaires transparents, elle n'a pas de suite pigé à vrai dire, ça n'a pas été saisi rapidement, ça n'est pas monté directement jusqu'à son petit cerveau enfantin que le nom de Joshua Haynes avait été prononcé à la place des lettres coutumières devant sortir de la bouche masculine de son compagnon. L'identité d'un autre a été déclinée et la voix du mercenaire s'est envolée dans les tympans de chacun, dans ceux du serveurs et des autres convives qui n'ont pas eut l'air de comprendre, eux aussi, la supercherie. Les visages se sont tournés sur ces deux nouveaux protagonistes, les pupilles se sont parfois rétractées en posant sur eux leur regard bovin tout penaud pourtant précédemment plein de désir pour leur moitié ou bien simplement pour les entremets de leurs assiettes bien plus alléchants que les seins de leur bobonne ou bien la bedaine de leur vieux riche. Elle n'a jamais trop su comment se tenir dans ce genre d'endroit, elle n'a jamais trop su si elle devait lever le menton, pousser les épaules vers l'arrière, étirer la colonne pour grandir encore un peu plus les vertèbres qui ressortent encore et toujours sous la carne de sa peau lacérée. Elle n'a jamais trop su si elle devait offrir ses dents en guise de sourire à ceux qui la contemplaient elle et sa robe échancrée, elle et ce tissus plein d'agrumes extravagants ; elle n'a jamais trop su si elle devait faire profil bas, faire celle qui comme d'habitude, depuis certains crimes irréparables, se voit réduite au silence et à l'anonymat. Mais finalement peu importe l'attitude à avoir, car ce soir ce restaurant se transforme en un large cadre visuel constitué de planches et de lourds rideaux rouges, de sièges confortables et d'une grande troupe d'acteurs prêt à se désigner d'office éléments perturbateurs de cette histoire jusqu'alors un peu trop romantique et beaucoup trop calme pour les spectateurs qui s'en retournent pour le moment à leurs assiettes. Elijah a bien lu son script, il a révisé ses gammes juste avant de laisser retentir les quarante pas de sa venue afin d'ouvrir le premier acte de la pièce. Il est celui qui joue sur tous les tableaux, celui qui est censé être caché entre la pénombre et la lumière, celui qui se situe juste avant le contour des coulisses, celui qui se fait à la fois mercenaire sanguinaire endossant lui même le rôle de son propre frère, celui d'un avocat brillant paradoxalement aussi pure et blanc que l'aile de la colombe virevoltante autour de la balance de la justice. Il est celui qui dans sa cavale forcée et acharnée se montre tout de même en public et ce avec panache et honneur, force et courage en commençant déjà à contourner les premiers problème imposés par l'auteur de cette mascarade en devenir, situé juste au dessus de leur tête à tous, situé bien au dessus du plafond encore, bien au dessus du toit et des cieux.
Jade n'a pas tout compris, elle n'a pas tout vu, pas tout entendu directement et n'a pas cerné en premier lieu l'alibi savamment pensé de son cher et tendre mais ce qui est certain c'est qu'une fois l'énervement passé concernant ces sièges en trop autour de leur petite table personnelle , une fois qu'elle a bien intégré ce qui se déroulait et même les menaces faites aux personnel du restaurant, elle a reconnu Benjamin, un type qu'elle aime bien quand même, qu'elle soigne malgré tout quand il en a besoin, elle s'en est donc moins offusqué juste avant que l'on n'en vienne, là haut, à poser un premier doigt déclencheur des péripéties. La soirée promise à leur donner - juste le temps de quelques heures, juste le temps d'une nuitée - une pseudo liberté ; une soirée promise à leur ôter les quelques chaînes en trop pesantes sur les boulets constants de leurs pieds traînants, se transforme en véritable discothèque. La musique se fait forte, mouvante, dansante, déstructurée et agaçante ; elle choque les joueurs de cette scène, elle leur fait perdre leurs moyens et les pédales tandis que de nouveaux figurants entrent et ôtent un à un les tissus de leur costume. Les mâchoires se détendent pour tantôt se crisper, tantôt s'ouvrir, tantôt se voir complètement pété. Et alors qu'elle se prend des fesses dans la figure, le vermisseau épais façon hélico n'en finit pas de tourner, de faire palper à un épiderme rougeoyant de stupéfaction et de gêne, sa seule et unique hélice à la tronche désemparée d'une fille aux cheveux plus chimiques encore que l'air qu'ils peuvent respirer au dehors, plus chimiques encore que les réactions qui se font dans le sang d'Elijah qui grogne, fulmine et puis cogne. Et Jade le laisse faire, Jade le laisse décharger sa rage légitime tout en fermant parfois les yeux lorsque les poings se font beaucoup trop bruyant pour sa conscience encore un peu intacte au fond d'elle malgré tout. Elle met la main sur sa bouche tire par le bras la pauvre fille agressé visuellement et quasi sexuellement vers elle alors que Benjamin – son copain sûrement ? - casse le rythme endiablé de la colère de son cher et tendre. « Ça va aller mademoiselle ? » Elle lui sort un mouchoir et lui tend au cas où elle désirerait essuyer les quelques trucs probables qui ont effleurés le visage.  « Des gros malades bordel ! Vous avez un pète au casque sérieusement, toi baisse ta tête connard, tu vas arranger le remboursement direct ! » Elle pousse ouvertement le serveur qui vient de rallumer la lumière, elle lui beugle dessus, soutient l'esclandre de son cher et tendre car quitte à se faire remarquer autant le faire dans la démesure pour pouvoir gêner tout le monde et se faire balayer rapidos des esprits, pour ne plus que cette soirée ne reste gravée dans les mémoires comme étant quelque chose à raconter. Et alors qu'elle se penche vraiment sur le cas de la fille fluette et rigolote, Benjamin vient à leur rencontre non sans avoir peu discrètement déposé un petit écrin dans la main du bagarreur tendu qui regarde dans sa direction tout en rajustant sa veste. Jade s'écarte du couple avant d'unifier le sien par la distance rompue. « Je sais que c'est inutile te connaissant mais j'espère que t'as rien quand même » Elle époussette sa chemise avant de lui prendre la main l'air joueur et filou « C'était quoi c'que t'as fait tomber ? »






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MessageMar 29 Mar - 16:41





Intrigue
Amor à mort


Visiblement, la situation ne pouvait pas s'améliorer. Je n'avais pas prêter attention aux traits du couple qui était arrivé après nous, mais maintenant que sa voix avait raisonner dans ma tête, qu'il avait frappé et qu'il m'avait bousculer, plus rien n'avait de sens pour moi, encore moins ces hommes nus autour de nous, autour de moi qui jouait de leur corps. Il n'y avait plus que lui, ce fantôme de mon passé qui venait brusquement de ressurgir, et qui en plus de cela semblait connaître Benjamin. Je savais qu'il avait de mauvaises fréquentation et qu'il était sur la voix de la repentance, du moins, me l'avait-il fait comprendre, mais là, ça dépassait mon entendement. Comment l'avait-il connu ? Pourquoi l'avait-il rencontré ? Avait-il du faire du sale boulot pour lui ? Plus rien n'avait de sens, et ce n'allait pas être de quelconque propos qui allaient me rassurer sur quoique ce soit, ça vous pouvez en être certains, je ne pouvais pas être rassurer en étant dans la même pièce que celui qui avait changé le cours de ma vie à jamais. S'il n'avait pas été là, je ne sais pas ce qui aurait pu se passer, mais mes parents seraient peut être toujours en vie, je ne saurais dire. Ce futur là était un futur alternatif que je m'étais souvent imaginé. En tout cas, plus rien autour de moi n'avait d'importance, j'étais comme plongé dans un cauchemar que je vivais éveillée ou presque, j'étais ailleurs, j'avais envie de fuir le plus loin possible, mais en même temps, j'avais envie de tuer cet homme pour me venger, pour venger la mort de mes parents. Si je réussissais à le provoquer, je pourrais peut être plaider la légitime vengeance, enfin légitime défense devant un juge et cette terre serait à tout jamais laver de l'affront qu'il lui faisait en foulant le sol de celle-ci chaque seconde durant. Mon regard ne voyait plus rien, je visualisais cette nuit, je visualisais cette rencontre, "par hasard" au zoo. J'étais prise de frissons alors que la température ici était plutôt bonne, mais je n'arrivais à m'enlever ce type de la tête, et cela risquait de durer un long moment, un très long moment même. J'aimerais arriver à lui cracher mon venin au visage pour que celui-ci lui fasse comprendre qu'il devrait aller se suicider plutôt que de continuer à vivre, mais on dirait que le pire des démons a réussi à trouver une femme voulant bien de lui. Je ne la connaissais pas, mais je ne comprenais pas comment elle pouvait aimer un homme de cette trempe là. En dehors des meurtres multiples qu'il a pu connaître, il est d'une grande violence, et n'a pas de remords, la preuve encore ce soir. Une larme perle sur mon visage sans que je ne m'en rende compte tombant dans mon léger décolleté, comme pour venir me réchauffer mon coeur qui avait pris un sérieux coup de froid en l'espace de quelques instants. J'étais choquée, prostrée sur ma chaise à présent, et ce n'est que la main de Benjamin qui me sortie de ma torpeur. Je la prenais alors fermement comme si celle-ci était presque une menace. Il ne devait pas comprendre ce qui se passait. Mais je n'allais pas arriver à articuler correctement. Je tentais de me calmer, en respirant lentement, le plus lentement possible pour réduire le stress qui m'entourait. J'avais mal mais bon, je faisais comme je pouvais sur le moment. Je n'avais même pas réagis quand l'autre rouquine était venue me parler pour me tendre son mouchoir, ne le prenant pas. Bref, le soucis n'est pas si j'ai été bousculée ou pas, à la rigueur je m'en fous carrément, mais la présence de cet homme là, me rebute au plus haut point. J'aimerais pouvoir dire à sa "copine" qu'elle devrait s'en aller loin de lui, mais ils sont à présent dans leur coin, un peu plus loin de nous. J'essaye d'ouvrir la bouche.

" Je pense qu'il vaut mieux partir d'ici. "

Et dans ma voix, le désespoir se laisse entendre, mon regard se faisant suppliant. Benjamin ne doit pas comprendre, mais nous ne pouvons pas rester ici, cela ne me semble plus possible à présent, et s'il ne veut pas, je prendrais mon courage à deux mains et agirait dans ce sens là, il le faut, vraiment, car l'air dans cette pièce est de plus en plus suffoquant.


 




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