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Anything's Possible... ft Delgado & Gambino
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Elena Delgado
ORCHIDEE

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MessageSam 22 Avr - 0:06







Anything's Possible

Elèna, Bianca & Andréa





Estimada mamá y papá,

Recibí mis billetes de vuelta a casa y gracias, sé lo mucho que le cuesta, pero un día mi trabajo me va a ofrecer un reembolso de las cantidades que me contrató. Estoy ansioso por verte de nuevo y la esperanza de encontrar en buen estado de salud. Nueva York es una ciudad increíble y estoy sabe que un día va a ser usted que vendrá a mí.

Con ternura su Ely.



Je détaillai quelques mails de mes professeurs me donnant mes prochains devoirs et pour beaucoup assommants de recherches, mais des plus intéressantes si je n’avais eu à cumuler des heures de travail nocturne pour joindre les deux bouts. J’entamai en suivant un mail pour mon employeur le remerciant pour les quinze jours accordés, certes je n’étais qu’à mi temps, mais je n’aimais pas l’idée de me faire mal juger par un congé imposé par mon père qui voulait vérifier que sa cadette était toujours aussi religieusement sage ou identique à celle qu’il avait mise dans l’avion plusieurs mois en amont. Soupirant je lançai un regard l’heure et coupai mon ordinateur pour me lancer dans la préparation de mon sac, ce soir je ne travaillais pas et pour le coup, j’avais mise à contribution ma voisine pour la cuisine de plusieurs petits plats étant une horreur culinaire. Celle-ci avait monnayé ces plats contre plusieurs souvenirs de manufacture mexicaine, ainsi je me retrouvais à devoir acheter un sombrero, un combattant Zapatiste et une bouteille de Tequila, elle y gagnait clairement la bougresse, mais que ne ferais-je pas pour Andy et Bianca ? Enfin surtout Bianca pour le coup, car Andy n’était pas au parfum de notre programme imposé par sa cousine et moi. Qu’importe à vrai dire, c’est un compromis agréable d’avoir les deux Gambino pour moi durant une nuit entière.

Lançant la musique, m’attelant à placer tour à tour quelques livres de cours pour le lendemain, les boites comprenant plusieurs combinaisons de nourriture pour une soirée télévision et jeu  vidéo ou de société, en somme ce soir le programme était de se détendre, de s’amuser et pour cela on avait choisi trois options, film pour le repas, jeu de société (tabou et cartes pour deviner qui était l’autre en la collant sur le front) et un jeu vidéo de plateau où on pouvait jouer à trois sur la Wii. En somme plusieurs possibilités pour éviter que notre avocat s’échappe à notre programme. Une soirée pyjama en somme. Plaçant mon pyjama avec un haut assorti des plus enfantins. Je lançai un regard à mon téléphone, pour vérifier l’heure une nouvelle fois et m’empressai d’en finir pour ne pas louper les métros qui me conduiraient vers Manhattan à des kilomètres de mon petit appartement. Plaçant mes écouteurs, je m’enfilai dans la foule et me glissai dans les couloirs du métro vers les trames que je connaissais par cœur à présent.

Ce soir pas de Andy qui viendrait me secourir des transports en commun pour le retrouver, pas de taxi, ma paye étant réduite par mes congés, je gardais le plus possible mes maigres deniers pour mon retour et le mois prochain. Après une heure de trajet, perdue, je me glissai hors de la trame pour finir la route à pied en explorant une fois de plus l’heure, ne supportant simplement pas l’idée de la faire attendre. J’avais vingt minutes à pied pour rejoindre l’île de Manhattan et quinze de plus pour me trouver au point de rendez-vous avec Bianca…

L'air du soir était glacial et le brouillard épais prenait des teintes verdâtres sous le halo des réverbères tandis que je marchais le long du pont qui me séparait de l’île aux gratte-ciels. L’adresse que m’avait donnée Bianca était située dans Murray Hill, près du quai dans le parc d’August Turner et du pont de Brooklyn, je pouvais sentir l’odeur du fleuve, une odeur de vase, d’humidité et de putréfaction. Je m’’efforçais d’empêcher mon cœur de battre trop vite comme à chaque venue sur cette maudite île depuis quelques semaines, depuis cette tempête de neige, c’était encore pire depuis l’appel de mon père qui m’informait de mon retour durant quinze jours, je glissai ma main dans ma poche pour sortir la petite feuille blanche où ne figurait qu’une adresse et une heure griffonnée à la va-vite : 66Bis Fanchon Pl, à 18h. à son envers se trouvait écrite l’heure de mon avion et le numéro de porte à JFK.

Je connaissais la rue et ses environs. Le quartier de Murray, situé près du fleuve, était un repaire de petites gens, d’écrivains, peintres et d’acteurs en attente de reconnaissance, la misère se mêlait doucement à l’artistique des façades décorées de couleurs gravées là par quelques artistes sans toiles qui voulaient laisser à ces lieux leur emprunte. Des sculptures subjectives se dispersaient de part et d’autres, encrées sur un banc ou fixées à un lampadaire, un piano ouvert au quatre vents où jouaient de futures vedettes ou de sombres inconnus où une cloison tapissait de couleur vive. Donnant un aspect atypique à cette partie de la ville. Quelques filles de joie se massaient en cette fin de soirée autour d’un feu allumé dans ce qui fut une poubelle ou un tonneau en fer, attendant qu’un client vienne à elle.

Alors le visage enfoui dans mon écharpe, je ne leur décrochais aucun regard bien trop occupée à m’assurer de mon trajet. M’attardant sur quelques lumières accueillantes brillant aux fenêtres des bars, salons de thé que je trouvais sur ma route. Resserrant mon manteau, je tournai au coin de la rue en direction du sud. Mon dos et mes jambes me faisaient encore souffrir depuis ce soir dans le Queens, et cela malgré le remède que m’avait donné Jet et que j’avais pris la veille, mon corps était endolori comme s’il avait été piqué par des dizaines d’aiguilles et pourtant je me sentais capable de soulever des montagnes pour profiter de ma dernière soirée avant mon départ de quinze jours. Sans doute aurais-je dû le leur avouer, mais je m’en sentais totalement incapable, à chaque fois que je me trouvais avec l’un ou l’autre, j’enfermais cela, pire encore avec Andy.

Andy était un homme bien à part dans ma vie, il lui arrivait encre de me troubler quand il me détaillait avec son air indéchiffrable ou m’agaçait quand il me surprotégeait ou m’interdisait certaines sorties comme un père, un époux ou petit ami qu’il n’était pourtant pas. Sûrement à cause de son coté protecteur, mais je ne pouvais m’empêcher de trouver cela plaisant, voir même attachant, je lui trouvais même l’excuse des origines latines et m’expliquais qu’il était par moment  encore plus muré qu’à son habitude quant aux hommes qui pouvaient graviter dans ma vie. J’en étais d’autant plus certaine depuis que Bianca était entré dans la vie et m’avait souligné le rapprochement des meurs d’éducations de ma famille et la leur. Donc, voilà j’étais ainsi bien incapable d’être sans une pensée agréable pour eux, surtout quand il me soulignait que la vie n’était pas comme il aimait à le laisser paraître ou aussi simplement que j’étais un souffle d’air frais dans son quotidien.

Oh bien sur jamais je ne me montrais trop insidieuse, ou ne poussais à la question, que ce soit Bianca ou Andy je les laissais s’ouvrir à moi, ne parlant pas de l’un à l’autre et inversement en soulignant simplement un sourire en coin ou comme pour chaque chose dans ma vie la beauté d’une chose dans la laideur d’une autre tachant à ma façon de rendre toute chose un peu moins pénible.

Continuant ma progression je repensais à ma première rencontre avec chacun d’eux, à ces nuits gravées dans le marbre où j’avais franchement cru que mon ventre ne me laisserait jamais voir le jour se lever, ou celle de la tempête de neige à jamais gravée en moi. Je me rappelais aussi le regard perdu de Bianca quand je l’avais croisé avec son petit ami, ou encore quand avec le temps je l’avais vue souffrir d’aimer un autre et être promise à un autre. Plus le temps passait, plus je m’attachais à eux et à ce petit jeu, la pauvrette sans signification allait sûrement finir plumée et détruite, ma preuve cette douleur morale à la simple idée de les quitter sans la certitude que mon père ne me laisserait revenir s’il ne me trouvait plus aussi convenable que par le passé.

Pourtant j’étais là ce soir à descendre cette rue dans le froid hivernal pour courir à leur rencontre. N’était-ce pas la simple preuve qu’ils avaient sur moi trop d'importance et d’attachement ?

J’étais ainsi toujours à chercher le bon dans le plus pénible et en cet instant c’était là somme des kilomètres que je parcourais dans le froid. Et oui, je suis de ces personnes à voir la beauté dans le mal, ou la lumière dans l’obscurité. Paradoxal quand on sait que je viens d’une ville où la corruption, le crime et la peur sont monnaie courante. Je pouvais encore entendre ma mère me dire de moins user de ce travers que pour les autres et de me pardonner un peu plus à moi-même. Non définitivement j’étais pour moi-même bien plus dure et ne trouvais jamais la paix dans mes actes, me poussant jour après jour à mieux faire ce que j’avais entrepris la veille que ceci soit en amitié, au travail, ou dans la recherche de ma sœur.

C’était ainsi depuis la perte d’Elvy il y a des années et depuis je ne vivais que de défis personnels. Finissant de parfaire mon savoir en histoire, d'apprendre d’autres matières et métiers, le savoir avait toujours été la clé de tout pour moi et apprendre me maintenait en vie d’année en année, me construisant une bibliothèque personnelle du savoir. Tout pouvait être affaire d’addiction au savoir, sauf en cuisine ou j’étais définitivement une vraie bille. Je poussai un soupire en songeant au poids de mon sac alors que sur mon chemin, un simple agissement devenait interrogation pour ne pas vraiment penser. D’ailleurs je chassai ces pensées de mon esprit dès qu'elles commençaient à revenir. Il valait mieux ne pas trop espérer pour ne pas être déçue ou ne pas trop réfléchir pour ne pas souffrir.

Regardant quelques couples qui marchait non loin, je me demandais ce qu’était la vie de Bianca à présent qu’elle n’aurait plus la liberté d’aimer qui elle voulait. Je m’interrogeais même sur ce que serait la mienne si un jour un homme s’intéressait à moi aussi pour venir prendre ainsi par la main dans la rue et me faire visiter un garnissage ou encore passer un simple moment autour d’un café brûlant qui nous réchaufferait le corps, ou encore se rappeler à elle en se levant et m’envoyant un sms...

Non, décidément ce soir le moral était horrible, car la seule évidence qui me vint fut celle que personne ne voyait autre chose que la petite chieuse amusante ou pathétique à rechercher ainsi sa sœur partout et qui survivait mixant études, jobs et recherches, tout en n’aillant pas vraiment d’autres horizons…. Si cela convenait sur le papier en temps normal, ce soir la jeune femme que je suis semblait tout remettre en question.

Jusqu’aux Gambino, que je ne pouvais cependant pas voir comme de simples amis, comme les autres, mais comme des sortes d’amis grincheux, séduisants et terriblement attachants, qui au fil des mois avaient tissé dans des coups de gueule, des moments tendres et leur soutien, leur place irremplaçable dans ma vie, au point que mon retour même au Mexique pour quinze jours en devenait horrible.

Je me trouvais à présent dans le parc à la recherche du numéro que quai indiqué sur le papier. La rue était coquette, bordée de demeures élégantes aux façades géorgiennes. Après un moment je m’arrêtai devant le numéro 66bis et levai les yeux au ciel, ne pouvant m’empêcher de ruminer quelques sarcasmes sur la vie des habitants de cette partie de la ville et la vue des façades voisines. La grande maison avec des fenêtres en saillie était protégée par une grille en fer forgé, recouverte de lichen et de lierre. Le petit portail entre-ouvert n’affichait aucun nom, rien qui pouvait me permettre savoir qui vivait là et la raison de ce point de rendez-vous tout proche des bureaux d'Andy mais toutefois à quelques rues.

Épuisée et quelque peu cassée je me laissai tomber sur un banc soulagé de mon avance sur Bianca, mais frigorifiée alors que le jour déclinait pour laisser la place à la lueur des premiers lampadaires.




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Bianca Gambino
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MessageMer 26 Avr - 20:54

Bianca sortait de l'université. Son sac sur l'épaule, capuche sur la tête à cause de l'air frais, ses longs cheveux étaient ramenés devant et dépassaient. Les gens qui la croisaient n'en voyaient presque pas son visage. La jeune Gambino avait voulu faire des études d'architecture. Elle avait dû demander la permission pour en faire, et elle l'avait eu. Cependant, elle savait -et on lui avait bien rappelé de toute façon- que dès qu'elle serait mariée, son mari serait parfaitement en droit de lui sommer de les arrêter. Et elle allait devoir l'écouter.

Cette pensée la fit soupirer, alors qu'elle marchait vers le domaine de la famille. Elle était à présent fiancée, et elle n'arrivait pas à en revenir. Pourtant elle aurait dû s'y faire. Quelque part, elle l'avait toujours su. Enfin non, pas quelque part : elle l'avait toujours su, il n'y avait aucun doute là-dessus. Mais elle avait eu un espoir de pouvoir peut-être un jour se marier avec un homme qu'elle allait aimer pour de vrai. Cet homme elle l'avait rencontrée d'ailleurs. Pas son fiancé : son grand amour. Un jeune homme qui répondait au nom de James. Elle en était tombée éperdument amoureuse. Cependant, c'était impensable qu'elle puisse sortir avec quelqu'un, alors personne ne l'avait jamais su. Elle tâchait toujours d'être discrète, de faire extrêmement attention, d'être vigilante.

En fait, le plus dur était ce qu'elle traversait en ce moment. Forcément, dès que Bianca avait su qu'elle état promise à quelqu'un, elle avait compris qu'elle n'avait donc pas le choix. Que ce n'était pas de son ressort, et qu'elle allait devoir faire avec, qu'elle le veuille ou non. Résultat, dès que son grand-père lui avait anoncé, elle était remontée dans sa chambre pour fondre en larmes. Parce qu'elle devait rompre avec son petit-ami qu'elle aimait de tout son coeur.

Et ce souvenir de leur rupture refusait de s'effacer de sa mémoire. Il revenait tout le temps, inlassablement. Et ça lui faisait mal. A chaque fois comme un coup dans le coeur. Elle avait dû le laisser, et elle ne lui avait même pas laissé le temps de parler qu'elle était partie en courant. Elle ne cessait de se répéter qu'elle n'avait pas pu faire autrement, que c'était ainsi, et surtout non-négociable. Elle savait qu'elle n'avait pas eu le choix, et elle s'en voulait. Elle s'en voulait d'être tombée amoureuse de lui alors qu'il était clair que jamais elle aurait pu se marier avec lui, qu'elle était garantie d'être promise à un autre.

En plus elle n'avait jamais, ô grand jamais été touchée par quelqu'un. Pas même des caresses un peu osées. Le plus loin qu'elle ait été restaient des baisers, et encore : pas des fougueux. Elle ne connaissait pas les plaisirs charnels, et quand elle voyait l'ours qu'elle allait devoir épouser... Elle avait peur. Il avait l'air si brute, avec sa taille de géant par rapport à elle qui était toute petite, sa carrure imposante, sa pilosité importante et ses paluches étonnantes. Elle était effrayée. Effrayée parce qu'elle se disait que si jamais elle avait le malheur de lui dire quelque chose qui ne lui plaisait pas, avec leur différence évidente de taille, de poids et de musculature, il pouvait parfaitement la tuer en une baffe un peu trop puissante.

D'ailleurs, elle refusait de voir Alejandro. Enfin, jamais clairement. Il n'était jamais venu à l'esprit de la brunette de répondre à cet homme "Non j'ai pas envie de te voir" alors qu'il ne faisait que tenter des approches douces et patientes. Elle prétextait généralement des révisions à la bibliothèque, ou encore une grosse fatigue, ou bien même le fait qu'elle était malade. Depuis la soirée de leur fiançailles, elle avait réussi à l'éviter en fait. Mais mine de rien, elle évitait un peu tout le monde. Mais bien sûr, la plupart pensait qu'elle faisait la gamine capricieuse qui faisait tout son possible pour qu'il n'ait pas envie de l'épouser, ou une ânerie comme ça. Sauf que tout ce qu'elle tentait de faire, c'était de se remettre de cette fichue peine de coeur. Parce qu'elle ne pouvait décemment pas se mettre à pleurer devant la famille, parce qu'elle était une Gambino. Et parce qu'elle devait accepter son destin.

Mais cette fois-ci, ce soir-là, elle allait se détendre un peu. Le week-end était venu, elle avait passé des examens, elle était tranquille et elle avait besoin de décompresser. Alors Elena et elle allait faire une petite soirée pyjama... Chez son cousin Andrea qui n'était d'ailleurs au courant de rien. Elles allaient tout simplement s'incruster chez lui ! Pourquoi ? Eh bien parce que Bianca adorait son cousin. Concrètement elle aimait toute sa famille, mais Andrea était bien moins prise de tête, et ne cherchait pas à lui imposer quoique ce soit... Ou du moins elle n'en avait pas l'impression. Et puis Elena était la seule au courant pour James, donc pour le chagrin que la jeune femme avait. Elle était donc la seule avec qui Bianca pouvait parler.

Alors en cette fin d'après-midi fraiche, elle était rentrée chez elle juste histoire de reprévenir -au cas où- qu'elle allait chez Andrea, et qu'elle y passait la nuit, sans oublier de prendre ses affaires. Puis d'un pas plus léger, elle repartit au point de rendez-vous, non-loin de l'immeuble où habitait l'autre Gambino, toute heureuse de passer une soirée avec eux. Elle sourit et toute emmitouflée dans son gros gilet noir, sac à dos sur les épaules, elle alla jusqu'à leur point de rencontre en trottinant. Ainsi, elle se réchauffait et ça lui vidait un peu l'esprit. Puis elle vit son amie de dos, alors avec un petit sourire en coin et telle une gamine, elle sauta sur le dos de celle-ci...

« YATAAAA !!! »

Avec un grand sourire, elle s'accrocha et finit par la lâcher en émettant un léger rire, avant de la serrer dans ses bras.

« Comment vas-tu ? Ca me fait vraiment plaisir de passer la soirée avec toi, ça va me faire du bien. »
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Elena Delgado
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MessageJeu 27 Avr - 12:48







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Elèna, Bianca & Andréa





Une c'est peu, ce n’est rien, je l’avais appris il y a quelques jours… Pourtant ce soir cette nuit, je la voulais autre, je voulais changer les idées à Bianca et pour cela rien de mieux qu’un moment totalement en décalage avec le coté formel de nos vies, de nos études. Je plantai mon regard dans les vagues de l’embouchure, repoussant quelques secondes mon propre cœur malade, pour ne songer qu’à celui de Bianca.

Imaginant un instant comment je vivrais un jour le fait de perdre l’homme que j’aime pour quelques obligations non négociables. Ont était tous issus de familles aux méandres capricieux où le simple fait de nous donner vie arrogeait le droit de nous orienter de sorte qu’on n’en ai rien à dire, sans y perdre toutes nos attaches.

Qui mieux que savoir, pouvait comprendre combien il était dur pour elle d’oublier celui qu’elle aime, combien il était douloureux de lutter contre l’envie de s’enfuir avec lui et perdre tous les siens ? Ma sœur avait choisi l’amour, avait choisi l’autre oppression, et avec les années, les mois, la plaie de sa perte avait détruit les miens, mon père ne sifflait plus en passant le balai, ou il regardait des heures la porte depuis sa caisse, se relevant souvent pour détailler une jeune femme passant dans la rue, s’il ne l’avait jamais voué, je savais qu’il espérait la voir passer la porte, nous irradier de son sourire.

Ma mère avait interdit la chambre de ma sœur, laissant ses livres en place, sa vie en attente. Chaque dimanche après l’office elle plaçait son assiette, aucun de nous n’osait la questionner sur ce rituel. Tous les soir une bougie brûlait sur le bord de la fenêtre et une nuit elle m’avait dit que où qu’elle soit, celle-ci représentait la faible lueur du chemin retour. Pour ma part j’avais changé ma vie pour la retrouver, me dépasser et me retrouver à des kilomètres de mon monde, dans cette grande ville, avec l’espoir fatigable d’un jour pouvoir la retrouver, la serrer contre moi et lui dire combien elle manquait à ma vie, que quelque fut son choix, j’ai besoin d’elle dans ma vie, qu’elle est mon sang ma sœur, le maillon qui manque à mon cœur pour être pleinement heureuse.

Non je ne souhaitais pas perdre Bianca, cette sœur de cœur qui m’avait offert par sa simple présence un petit pansement à une plaie ouverte et saignante à chaque déception. Elle était devenue une sorte de petite sœur que j’aurai aimé avoir chez moi quand tard la nuit j’entendais les sanglots de ma mère. Ou qu’un cauchemar m’emportait et me terrifiait et je ne trouvais plus les bras rassurants de ma sœur pour me calmer. Bien sûr à présent j’avais Andy ou Bianca, et si à eux deux ils composaient avec Jet un peu la famille que j’avais ici aussi loin des miens, il n’en restait pas moins que je voulais les savoir heureux.

« YATAAAA !!! »

Ses bras m’entourèrent et son poids de plume s’ajouta au sac que je portais. Ma main se glissa sur son bras et elle m’apparut armée d’un large sourire.

« Hey Bella, près pour changer le salon de ton cousin en cocon, j’ai marchandé la bonne cuisine de ma voisine et pris deux jeux et quelques autres idées loisir. Pas question ce soir de se prendre au sérieux et pas question que ce sourire n’illumine pas ma soirée. » Je glissai ma main sur sa longue chevelure et la serrai dans mes bras chaleureusement.

« Comment vas-tu ? Ça me fait vraiment plaisir de passer la soirée avec toi, ça va me faire du bien. »

Reculant quelque peu je glissai ma main sous son bras pour l’entraîner à marcher à mes côtés. Le soleil déclinait doucement et jouait d’or sur les quelques vagues.

« Tu te rappelle le sexy flic qui m’offre quelques cafés au commissariat quand je vais lire les dossiers non classés ? Et bien j’ai passé la soirée avec lui hier, il m’a sauvé de mes idées folles de me rendre sur une piste, sans lui j’aurai sûrement finie découpée ou violée, mais surtout pas un mot à Andy, pour lui je suis restée chez moi à étudier. D’ailleurs il ne sera pas là tôt ce soir, il donne un cour du soir, donc on aura le temps de repeindre son salon en rose si ça nous chante. » Dis-je tirant la langue, un brin amusée par l’image de son visage si on s’amusait à cela.




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Bianca Gambino
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MessageMer 3 Mai - 15:15

Elena, elle était une grande soeur de coeur pour Bianca. En fait, puisqu'elle se trouvait être la meilleure amie de son cousin Andrea, elles se voyaient régulièrement depuis un moment. Et elles s'étaient davantage rapprochées à partir du moment où Elena l'avait surprise avec son petit-ami secret. Elle les avait croisé une fois dans la rue, et le regard paniqué de Bianca avait suffit pour que la jeune femme se taise et ne dise rien à personne. Cela dit, à partir de ce moment, Bianca avait eu une complice. Elle disait tout à Elena, et celle-ci lui servait souvent de couverture pour qu'elle puisse sortir avec James.

Mais maintenant qu'elle avait dû rompre, depuis ses fiançailles donc, elle n'avait plus de raison d'avoir une couverture. Mais Elena était la seule avec qui elle pouvait parler de son chagrin, la seule qui pouvait voir ses larmes. A vrai dire elle était à peu près sûre qu'elle pouvait en parler avec Andrea aussi... Mais dans le doute, elle ne préférait pas. Ses discussions avec la jeune femme lui suffisait. Enfin ses discussions, ses soirées, tout. Elle était devenue comme une soeur pour elle, et Bianca avait besoin de cette relation. Elle sourit en fermant un instant les yeux quand les doigts de son amie glissèrent dans sa longue crinière. Elle hocha alors la tête, lui indiquant que d'accord, elle ne déprimerait pas. De toute façon, avec elle et son cousin, ce n'était pas possible !

Elles commencèrent à avancer dans les rues, en direction de l'appartement d'Andrea, tout en discutant, bras dessus bras dessous. Elle hocha la tête quand Elena lui parla du policier, et haussa légèrement un sourcil avec un regard et un sourire malicieux. Ca faisait un petit moment que la jeune fille avait bien compris l'attirance qu'éprouvaient son cousin et son amie l'un pour l'autre. Ils ne semblaient pas s'en rendre compte, mais elle allait les y aider. Avec un peu de chance ils finiraient réellement ensemble au lieu de faire les jaloux.

« Motus et bouche cousue, t'en fais pas, je ne dirai rien. »

Et quand elle parla de repeindre le salon du jeune homme en rose... Son sourire s'élargit, signe qu'une idée avait fait tilte dans son esprit. Tout en marchant, elle tapota le bras de la brune et fit la mystérieuse un instant.

« Viens, on le fait. Enfin je veux dire repeindre son salon en rose. Enfin non, pas exactement, on lui fait croire. » Elle secoua la tête en riant, sentant qu'elle s'embrouillait. « Attends je reprends. On prend plein de feuilles qu'on peint en rose, puis avec de la pâte-à-fixe, on les accroches partout dans le salon. Ca te dit ? »

Oh oui, quand elle le voulait, Bianca savait être une vraie chipie. Mais bon, elle était tellement gentille et innocente qu'on ne pouvait que lui pardonner après tout !
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Elena Delgado
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MessageSam 13 Mai - 11:27







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Elèna, Bianca & Andréa





Bianca ou la folie en reflet à la mienne. A croire qu’on se complétait parfois tellement qu’à nous deux rien ne pourrait nous arrêter quand une idée folle nous passait dans la tête. Si elle pouvait tout attendre de moi, me dire pour la première fois depuis qu’on était aussi proches, je n’étais pas capable d’en faire autant.

Que cela soit sur la nuit de la tempête de neige, ou mon prochain départ qui me causait quelques idées lugubres, pourquoi avais-je passé des pactes avec Andy ? Ah oui… je me souviens, le souci est que quinze jours allaient en finir avec ces closes, mon absence me donnait le sentiment que j’allais perdre une part de rêve, enfin pour la somme pas question d’en toucher un mot à sa cousine et pas question que je broie du noir. Alors si la simple idée débile que j’avais eu lançais visiblement Bianca dans des projets, j’allais en profiter pour tenter de m’oublier avec eux…

« Viens, on le fait. Enfin je veux dire repeindre son salon en rose. Enfin non, pas exactement, on lui fait croire. » J’éclatai de rire, était-elle sérieuse ? « Attends je reprends. On prend plein de feuilles qu'on peint en rose, puis avec de la pâte-à-fixe, on les accroches partout dans le salon. Ça te dit ? »

Nos bras liés, on s’élançait le long du quai en direction des grattes ciel et de l’appartement de son cousin. Je me mis à réfléchir à un moyen de lui faire peur, on avait cinq ou six heures devant nous, mais pas assez pour refaire la déco en totalité.

« Je sais, la boutique d’art, il y a des rouleaux papiers colorés pour les sculptures éphémères, ça nous prendra moins de temps si le rose est déjà en place et les feuilles plus longues. »

Détaillant un instant son visage, je me mordis les lèvres en réalisant qu’elle était clairement décidée.

« On prend des rouleaux, de la pâte a fixe et le tour est joué, ou je crains que ton cousin nous trouve sans qu’on ait terminé. »

Au moins ce plan aussi fou soit-il avait le mérite de me faire oublier mon départ le lendemain. Je détestais l’idée de me retrouver loin d’eux, de faire face à mes parents sans leurs dire que j’avais quelques pistes sur ma sœur qu’il pensait morte et dont je me refusais la fatalité.

« Bon et toi comment tu vas... » Lui demandai-je finalement, alors qu’on s’élançait dans la foule dense des rues de Manhattan, autour de nous filles riches, traders, hommes d’affaires variés oreillettes et cafés en main, couraient contre le temps, nous ignorant totalement. « Franchement ? » Incitais-je.




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