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Just Call Out My Name And I Will Be There , Just To Show You How Much I Care
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Andrea Gambino
ORCHIDEE

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MessageVen 31 Mar - 0:40

 



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FEAT. Gambina .....



Andrea s'aventurait rarement dans le Bronx, en tout cas pas de gaîté de cœur. Et cette fois ci, celui ci était légèrement serré. Âpres sa conversation avec Luciano il avait commenté à compter le nombre de fois où Cinzia et lui avaient eu l'occasion de se parler en tête à tête depuis tout ce temps. La réponse l'avait fait grimacé et prendre son portable. Assez vite ils avaient convenu qu'Andrea passerait la chercher pour aller manger à l’extérieur, rien que tout les deux « en amoureux » avait rajouté le jeune homme pour la faire sourire même à travers le combiné. Il avait donc l'attention de l'emmener dans un petit endroit assez confidentiel pour qu'elle se sente à l'aise de parler .

En effet là était le projet secret qu'avait fomenté le bel avocat.  Cinzia avait besoin de parler et Andrea avait toujours été là dans ces moments auparavant. Hors cette fois il avouait avoir manqué de compréhension . Andrea, pour qui fonder une famille était un paramétre on ne peux plus variable, comprenait tout de même ce besoin pour Cinzia d'être mère. Elle était aimée par son mari, l'aimait passionnément en retour, et ça se voyait … c'était la suite logique. Bien plus que cela la jeune femme avait toute les qualités pour devenir maman, la famille entière le savait.

C'était un petit bout de femme plein de peps dont Andrea se sentait sans doute le plus proche de caractère. Si lui, s'amusait souvent dans irrévérence sa cousine était tout aussi joueuse que lui. Enfant , elle l'obligeait à jouer avec elle. Heureusement que même gamine ce n'était pas les poupées qui l’intéressait. Ainsi il avait été interviewé par une Cinzia en couette bien plus souvent que ne l'avait été ses frères sans doute, qui eux partaient à toute vitesse quand elle leur tendait un stylo en guise de micro . Andrea, aimait déjà développer de longues réponses, souvent complètement absurdes mais qui faisait naître des étoiles dans les yeux de la petite fille. Parfois il était obligé de rester assis pendant une heure, avec tout les autres garçons de la famille cette fois , pour la voir en représentation avec son violoncelle, drapée dans un vieux châle de leur mère en guise de robe de soirée .

Des années plus tard, Andrea et Luciano grandissant, les relations avaient changées sans pour autant se distendre . Adolescent , leurs envie de protéger les plus jeunes avait juste surpasser l'idée de les amuser . Même si chacun se considérait comme dans une vraie fratrie, Andrea avait un avantage que  ses cousins n'avaient pas aux yeux de Cinzia, il était capable de mentir à Ettore et Girolama pour elle. Luciano et Gaby étaient pourtant prêt à tout si elle leurs demandait. Mais le futur avocat avait déjà la manière d'amener les choses pour flirter entre mensonge et omission. Pourtant Dieu savait qu'il respectait son oncle et sa tante , mais savoir qu'il était capable de passer entre les mailles du filet était trop grisant pour ne pas en faire profiter le reste des ses cousins, et surtout Cinzia.

Maintenant tous adultes pourtant, leurs problèmes avaient également pris en importance.Ils se serraient toujours autant les coudes mais la jeune femme faisait face à des choix, des obligations , des blessures  qu'aucun des garçons de sa vie ne pouvait appréhender pleinement. La perte d'un bébé... Même Luciano qui était père ne pouvait savoir ce qu'elle avait du ressentir en le sachant en train de mourir dans son ventre . Et c'était cette peur de ne pas pouvoir l'aider qui jusque là empêchait Andrea de lui faire face et lui dire « Maintenant on cause, tu souffres , on va t'aider mais ne fous pas tout en l'air » Car le petit soleil de la famille, laissait place à une éclipse que tous ne voulait que passagère.

Désormais au pas de sa porte, Andrea frappa . Ce n'était pas dans ses habitudes, tout les Gambino en étaient témoins. Il rentrait comme chez lui partout. Chez Gaby et Jez', au grand damn de Gaby mais également chez Luciano et Lyla. Luciano lui avait tout de même dit que si un jour, il voyait malencontreusement un centimètre de la peau de sa femme , alors si il serait dans l'obligation de le tuer, rapidement parce qu'il l'aimait, mais de le tuer quand même.  Sauf qu'ici c'était également chez Manuel. Il s'entendait très bien avec son cousin par alliance mais Andrea ne savait que trop dans quoi il était impliqué, et autant si Andrea arrivait en pleine réunion de la Cosa Nostra, ça ne serait pas un grand problème, autant Manuel aurait des raisons de ne pas souhaiter l'impliquer dans le MS13.

Quand la jeune femme vint lui ouvrir, ce fut ses bras qu'il lui ouvra en retour «  Alors Gambina, comment vas tu ? Tu prends ton sac à main et on décolle, je vais remplumer tes abajoues moi ! J’espère que tu as prévenu ton mari, j'ai pas envie de flipper si un hélicoptère passe au dessus de nous à ta recherche. » Souriant il se pencha pour embrasser son front. Il espérait lui apporter aujourd'hui une occasion de s'ouvrir à lui, de rire et de rentrer un peu plus sereine chez elle .


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Cinzia Herrera
ADMINE INTREPIDE ET SANS CLE

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MessageSam 15 Avr - 23:26

 



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FEAT. GAMBINO



Le jour où Andrea m’invita au restaurant, j’avais lutté pour sortir de mon lit et je me contentai de me transférer d’un point A à un point B, choisissant de faire une halte par la salle de bain dans l’unique but de ne pas inquiéter mon mari sur mon état de santé. Je n’étais pas souffrante. Je n’étais la proie d’aucune fièvre. J’étais simplement tarie d’enthousiasme et de volonté de vivre pleinement depuis que ma meilleure amie avait quitté le pays et que mon frère me confiait régulièrement la garde de son fils. Je ne m’illuminais qu’en sa présence d’ailleurs. Ses rires me comblaient de joie. Quant à ses grands yeux, il me charmait au point que j’oublie ô combien j’avais mal d’avoir perdu mon propre enfant. Car c’était bien de là que venait mon problème. Je réalisais peu à peu que je n’étais pas guérie de cette perte douloureuse et de l’accident qui la causa. Comment aurait-il pu en être autrement ? L’ex de mon mari m’avait arraché mon bébé après m’avoir foncé dessus en voiture. C’était d’une violence incomparable. Personne n’aurait pu s’en sortir sans conséquence et sans traumatisme. Personne. Pas même moi.

Prétendre le contraire, me forcer à m’en convaincre, n’y changea pas grand-chose. Maintenant que mon quotidien se jalonnait des babillements de mon filleul, je faiblissais d’être confrontée tous les jours à ce que la folie d’une autre m’avait dérobé. Je m’éteignais au fur et à mesure du temps passant, bien que je faisais de mon mieux pour que Manuel ne s’en rende pas compte de l’intensité de mon mal. Qu’il me démasque à Miami était suffisant, d’autant qu’il fit son maximum pour me sortir du cercle vicieux de ma peine. Il m’emmenait voir un psy. Il m’y conduisait lui-même et, quand il avait le temps, il attendait que j’en sorte pour s’assurer que ça m’avait du bien. Et, c’était le cas. J’étais remuée et bouleversée après chacune de mes entrevues avec mon thérapeute, mais j’y puisais assez de force pour essayer de me construire et obtenir ce que je désirais plus que tout : un bébé, un bébé à moi, un petit Herrera qui ravirait le cœur de son père et de sa mère. Était-ce si difficile à comprendre ? Était-ce si grave et si anormal ? N’était-ce pas plutôt légitime pour une femme mariée ? Je ne savais plus trop. Mani était tellement persuadé que c’était ma manœuvre pour fuir mes problèmes que j’avais fini par croire, moi aussi, que je cherchais à panser mes plaies avec un enfant-pansement. Oh, ça ne me traversait pas l’esprit longtemps. Je m’observais dans le miroir, à l’abri des regards, un coussin dans le ventre, et je fondais en larmes de n’avoir aucune prise sur mes désirs et sur mon avenir. Ô, bien sûr, je n’en voulais pas à mon époux pour autant. Il essayait surtout de me protéger de moi-même, mais ça ne rendait pas cette période compliquée à mes yeux.

Lasse, de m’être remémorée tous mes tourments, il me fallut une éternité pour choisir une tenue dans laquelle je me sentais bien. Ça prit tellement de temps que je n’étais toujours pas coiffée quand mon cousin sonna à la porte, mais qu’importe ? Je me jetai dans ses bras dès que j’aperçus sa gueule d’ange. « Que c’est bon de te voir. » lui chuchotais-je avant qu’il ne me salue et me jetant dans ses bras. Il m’avait manqué, ce qui était improbable finalement. Il vivait à New York. Nous n’avions aucune excuse pour être restés aussi longtemps sans nous voir. « Laisse-moi te regarder. » Je reculai pour l’observer et finalement embrasser ses deux joues. « Entre. Avant qu’on parte, je dois encore me coiffer. Mais, je n’en ai pas pour longtemps. Je peigne et j’attache. Trois minutes, pas plus. » promis-je en grimpant à l’étage pour récupérer une brosse à cheveux et des élastiques et redescendre aussitôt. « Tu veux boire quelque chose avant qu’on y aille ? Parce qu’on a le temps. Mari est au courant. Il a même proposé de nous rejoindre quand il aura fini tout ce qu’il a à faire. » Ce n’était pas garanti, mais s’il l’avait proposé, cela signifiait qu’il essaierait. Il n’aimait pas me décevoir et j’aimais l’idée qu’il soit tous les deux avec moi. « Sinon, je vais plutôt bien. Ce n’est pas la forme non plus, je ne vais pas te mentir. » Ça ne servait à rien. Il fit allusion à ce que j’avais perdu un peu de poids – et ce n’était pas faux – autant dire qu’il voyait clair et qu’il était inutile d’essayer de lui mentir. « J’ai un peu de mal avec le départ de Lyla et avec le petit qui est à la maison. Mais, je te raconterai tout ça quand on sera parti. Je suis prête. On prend ta voiture ou la mienne ? »

En bon macho, il opta pour son véhicule et je ne discutai pas. Je n’aimais pas franchement conduire. Ça ne me dérangeait pas plus que ça. « Alors ? Dis-moi mon lapin. Raconte-moi tout. » lançais-je à peine rentrée dans la voiture. « Comment tu vas ? Le boulot ? Les amours ? Luciano avait l’air de dire que tu avais rencontré quelqu’un, mais je me dis que j’aurais été au courant si c’était vrai. Non ? » Valait mieux où je l’attaquerais d’un coup de sac à main. « Je crois qu’il a tellement envie que tu te cases qu’il te prête des histoires d’amour sérieuses à tout va. » Je ris à gorge déployée en me faisant la réflexion que ça faisait un paquet de temps que ça n’était plus arrivé, si ce n’est avec mon mari. Dieu que la famille peut faire du bien.



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Andrea Gambino
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MessageMer 19 Avr - 13:39

 



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FEAT. Gambina .....



Juste voir la tête de sa cousine, même si elle n'était pas au meilleur de sa forme restait un plaisir pour Andrea. Encore maintenant il lui arrivait de superposer son visage à celui de la petite fille adorablement jolie qu'elle avait été. Après trois garçons on pouvait dire que l'attente avait valu le coup. C'était peut être le destin qui avait choisi que dans cette famille dangereuse il y eu peu de place pour des femmes mais Cinzia avait su pousser tout le monde pour s'en faire une bien à elle. Toujours entourée de ses frères et de son cousin elle ne se serait jamais laissé dire qu'elle ne pouvait pas faire pareil juste parce car c'était une fille. Au contraire elle était plutôt du genre à y aller en première et défier les autres. Quelques années plus tard la famille accueillit une seconde fille, Bianca et celle ci malheureusement pour tous était tout aussi têtue que sa tante .

Il serra sa cousine contre lui, heureux qu'elle ait ouvert. Après tout s'il était tombé sur une porte fermée, il aurait eu l'air fin ! Elle s'adonna à la même vérification que lui , deux jambes, deux bras et surtout le même sourire. Elle devait être satisfaite puisqu'elle le laissa entrer «  J'osais pas faire de remarque sur ton allure d'épouvantail, tu sais comme je suis gentleman » La jeune femme partie rapidement terminer ses préparatifs pendant qu'Andrea alla trouver place dans le salon, s'installant sans la moindre gène dans le canapé . A son retour il regarda sa montre et hocha la tête « Je ne serais pas contre un petit café » Il suivit sa cousine à la cuisine « Pourquoi Diable dés que deux Gambino sont ensemble cela finit il toujours dans la cuisine ? On a de la chance d'avoir un excellent potentiel génétique et d'être tous si beaux »

L'idée que Manuel puisse les retrouver était on ne peux plus encourageante . Il appréciait beaucoup Mani. Parfois il avait un petit air de fou qui aurait pu faire flipper bien des gens mais pas un Gambino. Il était un bon mari pour Cinzia et en fait la seule chose qu'on aurait pu lui reprocher était qu'à cause de l'effet qu'il avait fait à leur sœur ou cousine , tous avait du se rendre à l'évidence qu'elle était une vraie femme. « J’espère qu'il pourra se libérer, ça fait du bien de parler à un homme avec qui tu ne t'ai pas battu dans l'herbe gamin plus ou moins pour du faux haha Et puis vous êtes capables de vous maîtriser et ne pas vous sautez dessus hein ? Je suis loin d’être prude mais quand même tu es ma cousine Gambina ! »

Ce fût elle qui amorça le sujet qui leur brûlerait les lèvres à un moment ou un autre . Preuve, s'il en fallait que Cinzia avait grandit finalement. Non pas qu'elle ai jamais été du genre à fuir les problèmes, mais les dissimuler à ses proches, ça absolument. Toutefois ce n'est pas à un homme dont mentir est presque le travail qu'on cache la vérité . « J'y compte bien … » avoua t-il avant de continuer avec culpabilité « On est pas à quelques minutes prêt puisque j'ai un peu déserté.. »  A la façon dont elle l'avait accueilli, à l’évidence elle ne lui en tenait pas rigueur. Tout deux savaient que le seul qui pourrait vraiment faire des miracles pour elle était son mari, ou bien Gaby. Mais ce n'était une raison pour ne pas faire ce qu'il pouvait. Andrea ne l'avait jamais jugé, même quand elle se servait de lui pour trouver des alibis pour ensuite aller se faire percer ou d'autre conneries . Elle savait que rien de ce qui pourrait sortir de sa bouche ne serait utilisé plus tard contre elle.

Sur le départ Andrea n'hésita pas une seconde «  Moi ? Conduis par une femme ? Tu veux que je laisse tomber mes testicules dans la boite à gant ou quoi ? Hors de question, on prends la mienne ! »  Sitôt dans le véhicule du jeune homme, la Cinzia qu'il avait toujours connue, curieuse et impertinente sortit comme un diable de sa boite. «  Moi ça va bien, le travail ça roule... Je traumatise toujours autant de petit commis d'office et autant de petits étudiants et quant à ton grand frère ... » Le jeune avocat avait déjà pris la route et tout en parlant prenait garde à conduire plus prudemment qu'à son habitude . « Il me tue … littéralement. Un jour il va me créer un compte sur un site de rencontres je te jure ! Et puis sa dernière c'était de glisser Elena dans la conversation. » Il soupira. Cinzia avait déjà évoqué le sujet sitôt qu'elle avait croiser fugacement la belle Mexicaine . Mais elle avait fini par se résigner à comprendre qu'ils n'étaient qu'amis, inséparables, sans qui tout partait à vau l'eau mais pas un couple. Andrea pensa un moment à lui  dire ce qu'ils avaient fait ensemble. C'était le genre de trucs qu'elle adorait savoir mais il n'était pas sûr que sa meilleure amie aurait apprécié . De toute façon à l'entendre rire aux éclats, il savait qu'elle était déjà pleinement distraite, qu'il faisait bien son job.

Il se gara habilement prés d'un petit restaurant que Girolama aurait sans doute trouvait pas assez bien pour sa famille, sa cuisine étant la seule qu'elle aurait voulu qu'ils ingèrent tous jusqu'à leurs morts . Andrea demanda qu'on leur donne une table pour trois couverts à la place de celle initialement réservé . Le responsable de salle du faire des pieds et des mains pour gérer cette nouvelle  donné sous le regard amusé, et nullement compatissant d'Andrea . Non pas qu'il fut du genre à regarder de haut les personnes qui n'étaient  pas de la même caste , au contraire il préférait de loin quelqu'un qui travaillait dur qu'un petit fils à papa. Mais c'était plus fort que lui il aimait voir les gens paniquer pour des broutilles qu'il avait causé . On finit par les amener à leur table et avant que sa cousine ne l'accuse il ria et leva les mains en l'air « Allez , ne t’inquiètes pas je lui filerai un bon pourboire ! D'ailleurs c'est moi qui invite alors tu as pas intérêt à prendre une salade. Je nourris pas les oiseaux moi ! »

On leur attribuât une jolie rousse comme serveuse ce qui semblait assez plaire au dragueur tandis qu'il étudiait la carte . « Ah, je suis plus pour les brunes mais elle c'est pas que le pourboire que je lui filerai ... » A force d'avoir agit comme ses frères, Cinzia avait réussit à être considéré comme un pote à qui on déballe tout ce qu'on a en tête sans filtre . Pourtant c'était avec un sourire angélique qu'il demanda à sa cousine ce qu'elle allait prendre.




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Cinzia Herrera
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MessageMar 9 Mai - 14:25

 



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FEAT. GAMBINO



Il était entier. Il avait toujours le même sourire de beau gosse et la même dégaine. C’était presque aussi rassurant que les bras de mon mari lorsqu’il était dans le coin. Il passait beaucoup de temps à travailler pour faire fructifier ses affaires tandis que moi je cherchais encore un moyen de lui faire accepter l’idée de faire un enfant. C’était dans la normalité des choses. C’était nécessaire également. Ça me donnerait moins l’impression d’être le maillon faible de notre couple, celui qui n’est pas capable de protéger leur progéniture, celui qui n’est pas non plus en mesure de l’aider, celui qui ne sait réfléchir qu’en se fiant à l’émotionnel et non au rationnel. Je valais mieux que ça. J’en étais convaincue, mais était-ce réellement l’image que je renvoyais de moi en ce moment ? Cette comparaison à un épouvantail, bien qu’exagérée à l’image de la raillerie, elle était presque cohérente. « Oh, tu aurais pu t’épargner cette délicatesse. Je sais que j’ai une tête de zombie en ce moment, mais je ne dors pas super bien. Ceci explique cela… » avouais-je fataliste en l’invitant à entrer pendant que je terminais de me préparer. « Tu ne te battais pas seulement avec les mecs de la maison, je te rappelle. Et je me souviens que je t’ai mis quelques raclées d’ailleurs. » le taquinais-je en lui servant un café. « Et, on sait se tenir.  Tu n’as rien à craindre. » Surtout pour le moment. L’ambiance n’était pas mauvaise, mais la passion s’étiolait un peu plus de jour en jour. Parfois, quand j’étais au plus triste, je me demandais à quel moment il se coucherait à mes côtés sans plus m’embrasser. Se pourrait-il que notre histoire soit terminée ? Que nous soyons arrivés au terme des bons et nobles sentiments et qu’ils aient laissé doucement la place à l’affection, à la tendresse ou aux habitudes ? Ça m’angoissait terriblement. Je chassais donc cette idée le plus loin possible autant que faire se peut. J’avais bien trop à penser, entre le départ de Lyla et le petit Ettore à la maison, pour lâcher prise et céder à mes tracas. Je devais rester forte, rester debout et la meilleure façon de s’y prendre, c’était de ne pas trop en parler, tout du moins, d’en dire juste assez pour ne pas donner l’impression que mes états d’âme étaient devenus tabous. Ensuite, il convenait de s’enfuir pour le restaurant et, ensuite, s’assurer de ne plus revenir sur ce sujet en amenant les narcissiques qu’étaient tous les Gambino à se concentrer et à ne converser que sur eux. « Déserté ? Déserté d’où ? Du bureau ? De chez mes parents ? De l’université ?» plaisantais-je en ramassant mes affaires et après avoir invité mon jeune cousin à prendre sa voiture.

Je fus heureuse d’y apprendre qu’il se plaisait toujours dans son choix de vie. Il s’y épanouissait visiblement. C’était une bonne chose. Il ne lui manquait que l’amour de mon point de vue. C’était aussi important que le reste. Il suffisait de poser les yeux sur Gabriele pour se rendre compte de l’impact qu’une relation fonctionnant mal pouvait avoir comme influence sur l’entièreté de notre existence. « Et tu es surpris ? Qu’il te parle de la Mexicaine, je veux dire. Parce que j’ai l’impression qu’il y a que toi qui ne veux pas voir la vérité quand tu dis des trucs comme ça. » remarquais-je en bouclant ma ceinture de sécurité. « On dirait lui avec Lyla ou même moi avec Manuel. On avait beau me dire qu’il se passait un truc, j’essayais de ne pas le voir. Je me souviens que je me disais que c’était impossible qu’un homme comme lui puisse s’intéresser à moi. Et, là, voilà où nous en sommes. On est mariés et… » Sans enfant ? Non ! C’était passé à côté de mon plan d’éviter de raconter ce qui me torturait l’esprit et le cœur depuis des jours. « Heureux… Oui, on est heureux. » Pour le moment et c’était le plus important. Il n’était pas nécessaire d’enfoncer le clou de l’incertitude par rapport à mon avenir. Nous n’eûmes cependant pas l’occasion d’y revenir, tout simplement parce que nous étions enfin arrivés devant le petit restaurant choisi par mon cousin. Il était sympathique. La façade était agréable. A l’intérieur, c’était neuf et le maître de salle semblait tout décidé à honorer le moindre desiderata des nouveaux clients que nous étions. Peut-être respirions-nous l’argent dans nos fringues hors de prix. Peut-être. Sûrement, même. Il ne tarda pas à nous déposer les cartes. « Une salade ? Non ! Jamais de la vie. » Je lui désignai le plat qui m’agréerait et je repris le cours normal de notre conversation. « Ça t’apporte quoi ? » l’interrogeais-je ensuite par curiosité et sans le juger le moins du monde. Il était dragueur comme l’avaient été tous mes frères.

Certains n’avaient même jamais changé leurs habitudes malgré le mariage. Nous nous souvenions tous des comportements révélés par Manuel d’Achille. « Je peux te demander quelque chose ? Comment ça va Gabriele sur le domaine ? Avec Achillle ? Et avec papa ? » De l’inquiétude se devinait dans le fond de ma voix. « Parce que l’entente n’a jamais été au beau fixe et, depuis notre dernière dispute entre mon jumeau et moi, ce n’est plus vraiment pareil. Il me manque d’ailleurs, mais j’en ai marre de m’excuser parce qu’il s’oblige à se sentir mal aimé… » Mon téléphone sonna dans ma poche. C’était mon mari. Il ne pourrait pas venir nous rejoindre et je ne pus dissimuler une grimace de déception. « C’était Manuel. » admis-je en raccrochant. « Il ne pourra pas se joindre à nous. Il est désolé et il te transmet tes amitiés. C’est con, après tout ce ramdam pour une table de trois. » Je soupirai, mal à l’aise à l’idée qu’on nous prenne pour des emmerdeurs ou des fils à papa pour qui la réalisation du moindre caprice était obligatoire et nécessaire à leur bien-être. « Pourquoi tu ne mettrais pas la jolie brune à manger avec nous ? Elena je parle. » Au cas où il y aurait le moindre doute. « Je t’avoue que je n’arrive pas trop à comprendre comment ça se fait que je ne la connais pas mieux. Tu me caches ou quoi ? Tu as honte de moi ?»




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Andrea Gambino
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MessageVen 12 Mai - 15:45

 



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«  Toi me battre ? Juste parce que ton père m'aurait tué si je t'avais fait trop mal, donc je modérais mes coups ma petite » Bon ce n'était pas toujours vrai. C'était qu'elle était agile et rapide la cousine mais l'avouer aurait tué son orgueil de mâle. Il sirotait son café, se demandant si elle se rendait compte qu'elle faisait exactement le même que sa mère ? Andrea éviterai de lui dire bien évidement. On ne savait jamais comment une fille prenait les comparaisons avec sa mère. Pourtant en la matière, et aux yeux du jeune homme cela ne pouvait qu'être positif. Ainsi comme la boisson chaude qui coulait dans sa gorge maintenant, Girolama et Cinzia avait ce petit quelque chose de réconfortant. Sa tante n'avait pas le moindre sang en commun avec lui et pourtant il avait pour elle l'affection d'une mère, quant à la petite brune qu'il venait visiter... Nul doute qu'il était bien plus proche d'elle que de sa sœur habitant à mille lieux de lui. Il n'avait conscience que maintenant qu'ils discutaient ensemble, riaient ensemble, qu'elle lui avait cruellement manqué sa cousine.

Quand elle le rassura sur le fait qu'il ne devrait pas les arroser d'un sceau d'eau froide pendant le repas il hésita. Il n'était pas sûr de vraiment les avoir vu un jour autrement que comme le couple ultra fusionnel et ultra tactile. Non pas que Lucky et Lyla ne dégageaient pas ce même genre d'aura mais même en famille Cinzia était tout à fait chez elle. Lyla et Jez étaient les belles filles ce qui sans doute leur laissaient moins de liberté qu'une Gambino de sang. Alors oui même en public l'amour qu'elle ressentait pour son mari se voyait à 20 milles lieux à la ronde. Donc bien que rassurant, il aurait été étonnant de les voir autrement et même inquiétant pour tout dire.

Allant retrouver l’habitacle rassurant de sa voiture, Andrea trouva le courage d'avouer sa démission « Ma désertion dans le rôle de super cousin pardi .. Cela faisait bien trop longtemps qu'on ne s'était pas alloué un petit moment entre nous. Et je ne peux pas mettre ça sur le compte uniquement du boulot . »  Avec un autre petit sourire d'excuse il embrassa son front rapidement en démarrant .

Pendant le trajet sa cousine avait parfaitement mené la conversation sur Elena. Mais après tout c''était lui qui lui avait offert cette distraction . Le beau brun se racla la gorge avant de lui répondre «  Je suis étonné qu'il ne m'accorde pas plus d'originalité que cela !  C'est ma meilleure amie et oui elle … absolument sublime, drôle, courageuse et attachante... MAIS tu serais étonnée de savoir à quel point notre relation est régie par un certain nombre de règles qui nous empêche de tomber dans le cliché du couple » Et oui pour avoir des règles il y en avait. Des marchandages, des contrats. Autant de lois pour ne pas succomber à l'envie de voir plus loin et de risquer le tout pour le tout. Et oui même Andrea Gambino parfois craignait de perdre un défi. Il y avait bien que le sexe opposé qui pouvait faire trembler un Gambino.

Le restaurant enfin investi elle fit honneur à la carte et à son cousin en commandant un vrai plat. Il fit de même sans oublier de commander un bonne bouteille de vin . Conduisant il se contenterait d'un verre mais si Manuel les rejoignait, ça ne serait sans doute pas perdu. Elle l’interrogea sur les raisons de ce style de vie et Andrea se posa vraiment la question . «  Est ce que ça doit m'apporter quelque chose vraiment ? Je veux dire... en règle général ça trompe l'ennuie ? J'aime plein de choses dans ma vie mais faut bien relâcher la pression parfois ?  Et quoi de mieux qu'une femme pour ça ? » Andrea réfléchit encore un peu. «  Hum, ça fait pas de moi un salaud non ? Après tout je leur fait aucune promesse. On passe un bon moment et hop, fini ! » Un petit haussement d'épaule et on passait à autre chose. Bien évidement c'était plus compliqué de passer à autre chose quand il s'agissait de la femme dont on se sentait le plus dépendant.

En menant son verre à sa bouche il haussa un sourcil à sa demande. Elle était vraiment inquiète mais il n'était pas dans ses habitudes de ne pas aller directement mener ses propres enquêtes. «  Je ne suis toujours pas le meilleur pour te renseigner sur les agissements de ton jumeau, donc y'a pas de changement de ce coté là mais...  ouai il a pas forcément l'air de s'y faire … J'essaie de pas sembler m'y intéresser , sinon on sait tout les deux comment ça tournera. Après pour Achille, de toute façon personne n'est vraiment à l'aise et pour mon oncle , aucun des deux ne semblent décider à briser l’abcès » Il prit doucement sa main et la serra contre la sienne . Si leur ressemblance physique et surtout les mimiques qu'on retrouvaient chez l'un et chez l'autre n'étaient pas si flagrantes, on aurait vaguement pu penser à un couple tant leur complicité était tout aussi visible que le reste. «  Alors ne t'excuse mais montre lui que tu t’inquiètes quand même, et va le voir … C'est ton jumeau, tu as besoin de lui. Désolé ça fait parti du deal quand on décide de partager un uterus avec un quelqu'un... bon ok dis comme ça c'est ultra bizarre » Il explosa de rire avant de se reprendre «  Bref tu m'as compris . Tu pourrais détester chaque parts de son caractère, et dieu merci ce n'est pas le cas, que tu l'aimerais toujours lui . Donc vous vous rabibocherez c'est obligatoire ! » En tout cas ils avaient tout deux de biens meilleures chances que Gaby et lui même. S'il savait qu'il essayait de le réconcilier sa jumelle et lui, nul doute qu'il se sentirait encore une fois rabaissé, comme si on infantilisait peut être ?Andy était incapable de prévoir ses réactions mais celle de Cinzia, bien que tout aussi étranges lui étaient bien plus familières. Le manque de son frère allait finir par être trop pesant et malgré tout elle aurait besoin de le voir, de lui apporter son soutien alors autant que ça soit le plus tôt possible. Il était hors de question que leurs différents ne deviennent un gouffre trop grand.

Le téléphone sonna et avant même qu'elle le dise, Andy avait deviné qu'il ne viendrait pas . Il ne lui en tenait pas rigueur, il avait énormément d'affaire à traiter et se libérer au dernier moment n'était pas chose aisée pour lui . « C'est pas grave. On s'organisera un autre jour. » Il allait commencer à piocher dans les amuses gueules quand Cinzia évoqua l'idée d'inviter Elena. Bonne ou mauvaise idée ?  « Je n'ai pas honte de toi mais plutôt de ce que tu pourrais lui raconter, ou pire : De ce que tu pourrais lui mettre dans le crane. Mais okay si tu veux vraiment qu'on ne laisse pas inoccupée la troisième place je vais lui envoyer un message. » L'idée qu'Elena rencontre Cinzia lui plaisait bien sûr mais il avait toujours peur d'impliquer plus sa meilleure amie dans sa famille. C'était dangereux à bien des égards pour elle, et pour eux et leur relation. Toutefois même s'il pensait la même chose quand Bianca et Elena se voyaient, il avait été forcé de voir qu'Elena se fondait parfaitement bien avec les membres de sa famille, ne lui en déplaise. Et un petit restaurant avec sa cousine valait toujours mieux qu'une traque de Luciano pour voir que les rumeurs aillent grand train parmi les Gambino.

En continuant de profiter du bon vin à sa portée, Andrea relança la conversation sur autre chose que ces supposées vérités qu'ils ne voulaient pas voir. «  Sinon à part attendre patiemment que ton fabuleux cousin préféré ne vienne te sortir de ton morne quotidien, que fais tu de particulier en ce moment ? »


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Elena Delgado
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MessageMar 16 Mai - 1:36



“Just call out my name and i will be there, just to show you how much i care”

Elena Delgado &. Gambino
« Ely, regarde il te sourit, franchement je ne comprends pas pourquoi tu ne lui as pas encore demandé d’être ton binôme. »

Le nez perdu dans ma lecture, je ne relevai pas les yeux pour détailler Gregory attablé sur la table suivante depuis près de deux heures j'avais cumulé les sourires et œillades lourdes, à croire que l’avoir là placé pile en face de moi, lui offrait le droit d’en devenir lourd. J’avais donc fini par m’appliquer à la lecture de l’étude sur les épaves trouvées sous les quais de New-York, il y  avait quelques années. J’étais donc parfaitement consciente du sujet dont elle tentait de me parler et totalement consciente du fait qu’il aurait bien voulu que je lui fasse cette demande ou plus encore avec l’histoire du bal de printemps, déjà que j’avais échappé à celui d'hiver avec l’excuse de mon nouvel emploi, j’étais donc totalement au fait de l’engouement que provoquait la venue de ces soirées.

La sonnerie de la fin du coup se souleva et je fus sauvée du sujet, durant quelques minutes du moins, le temps pour moi de rallumer mon cellulaire, de récupérer mes affaires et de sortir de la salle en prenant bien le temps d'éviter Gregory.

La direction m’avait attribué Diane comme marraine parce que, d’après nos emplois du temps, nous aurions presque tous nos cours ensembles. En début d’année, dans le bureau de la directrice, Diane m’avait semblé souriante, gentille même ; ses yeux avaient même brillé quand elle avait appris que je venais du Mexique. Mais leur éclat avait disparu dès que je lui avais avoué en réponse à sa question que mes parents n’étaient ni diplomates, ni propriétaires d’une mine de diamants. Depuis elle n’avait pas arrêté de foncez le nez. Elle me faisait penser à ces petits singes renfrognés qui venaient parfois dans la cabane d'un pécheur de mon oncle, nous fauchant le petit déjeuner quand on n’y prêtait pas attention.

« Franchement, Ely, tu n’y mets pas du tiens, le marché était clair, tu me donnais le numéro de ton meilleur ami et je te trouvais un bon parti pour le bal, car on ne va pas dans ses soirées avec un ami, c’est la faute ultime de la bonne conduite en société ! » Reprit-elle.

Je roulai des yeux, limite agacée par son insistance, à croire que depuis une semaine qu’elle y revenait elle avait flairé un scoop et cherchait à me prendre la main dans le sac, sans savoir si l’objet du délit était présent parmi nous en cours ou ailleurs et bien sûr pour rassasier sa curiosité elle me ressortait une connerie, dite suite au soir où j’avais rencontré Andy et fait croire qu’il était un ami de longue date pour le fait que j’avais quitté la soirée avec lui.

D’ailleurs en parlant du loup, on en voit… je repoussai rapidement l’image, pas question que je pense à lui ainsi ou pire à lui comme ça avec elle à côté. Déverrouillant mon téléphone, je répondis rapidement à son sms et me hâtai de refermer pour que le regard de fouine de ma marraine n’en lise rien. Sur l’instant je ne prêtais pas plus attention à ses mots, me disant qu’il programmait un simple repas, dans les jours à venir et que j’aurai bien le temps d’en négocier les conditions plus tard.

« Gambino, tu sais qu’ils sont riches dans cette famille, mon père m’a dit une fois qu’il avait la main sur New-York. »

Je relevai un sourcil étonnée qu’elle parle de cela, ne me rappelant même pas lui avoir donner le nom de famille d’Andrea. Puis me rappelai rapidement que son père travaillait au barreau et qu’elle devait forcement déjà avoir vu celui-ci, d’où aussi son besoin de gagner ce numéro. Poussant un soupire las et un brin jalouse d’imaginer qu’elle aurait pu me prendre la place ce soir-là, je me mise en marche, sans l’attendre. La partie personnelle de notre conversation semblait terminée, elle ne paraissait pas en avoir fini, mais moi si, car déjà, je ne l’écoutais plus alors qu’elle luttait à me suivre. Une porte après l’autre, elle ne lâchait rien, passant de Gregory à un autre, pour revenir vers Andréa et se lancer dans des éloges sur son physique au moment où il me taquinais sur cela aussi. J’allais finir par lui casser le nez avec une des portes vitrées pleines d’affiches. Dont celles du Bal de printemps, du plus mauvais Goût. M’arrêtant quand le sms d’Andy m’indiqua qu’il m’attendait en réalité pour ce midi. Faisant mine de lire l’affiche, en réalité je m’explorais du regard, dans ma tenue standard d'étudiante dans le privé. Chemisette blanche, cravate aux armories de l’université.

« Tu aimes l’affiche c’est un concours, et cette année, c’est ma petite sœur qui a gagné, je la trouve si représentative du thème Hollywood. La fille sur l’affiche regardait langoureusement son cavalier, tandis que lui avait l’air un peu pincé comme s’il l’enviait de pouvoir porter un diadème alors qu’il devait se contenter d’une affreuse raie sur le côté.

« Laisse tomber ! » Diane avait apparemment remarqué que je ne l’écoutais plus. « Tu n’iras pas sans cavalier, c’est certain, donc… »

« Donc rien, j’ai rendez-vous, et plus envie d’en parler, à bientôt Diane. »

Elle me rattrapa par le bras, armée d’un sourire comme dans le bureau de la principale.

« Le numéro du héros de mon bal s’il te plait ? »

Repoussant mon bras je poussai un soupire totalement agacée.

« Fais la queue, appelle son bureau, au besoin, ton héros est occupé à sauver le monde, alors démerdes-toi. » Cette fois, je me détournai en la laissant plantée sur place.

Me repassant l’adresse dans ma tête et l’horreur de me retrouver dans un restaurant, vêtue comme une petite étudiante du privé. Heureusement pour moi j’avais un jean dans mon sac pour me sauver de la jupette. Malheureusement pour moi le taxi, lui n’avait pas de bloque vue comme dans certains, et c’est donc mon pantalon dans mon sac et celui-ci sur mon dos que je me retrouver devant l’enseigne d’un restaurant des plus mignons. Inspirant un peu courage, je poussai la porte pour me retrouver dans un hall des plus intimistes, quelques regards se perdirent sur moi. Et je me mordis les lèvres, jurant intérieurement de ce manque de temps. Un serveur s’approcha alors près à me dire que la cantine était sûrement ailleurs.

« Bonjour, des amis m’attendent, cependant n'ayant pas eu le plaisir de me changer pouvez-vous me dire où sont vos toilettes ? »

L’homme m’inspectât dédaigneux un instant visiblement pas convaincu.

« Puis je avoir le nom de vos amis, bien que je doute qu’on ait des élèves dans la salle ce midi. »

Super, me dis-je voilà qu’il me prenait pour une lycéenne. Avais-je l’air aussi fragile et enfantine ainsi vêtue ?

« Gambino. » Le visage de l’homme tomba littéralement sous le nom prononcé, j’eus l’impression qu’il allait se décomposer devant moi.

« Oh, oh eu, oui bien sûr, ils… »

Je levai la main, à la limite de m’en vouloir de lui provoquer autant de stress.

« Les toilettes s’il vous plaît ?»

Il se détourna et me fit signe de le suivre, sauf que visiblement pour cela il me faudrait traverser la salle. Je m’arrêtai donc bien décidée à ne pas me faire plus remarquer.

« Vous n’avez pas une pièce où je n’ai pas à passer ainsi devant tout le monde ? »

Il sembla soudain perdu, mais décidé à me venir en aide comme si sa vie tout entière dépendait de me plaire ou simplement plaire aux deux membres de la famille Gambino, à croire que Diane n’avait pas si tort. Il poussa un petit rideau et ouvrit un porte cachet.

« C’est le bureau de sécurité, avec toutes les caméras, ne touchez à rien surtout. »

Je fis un simple signe de tête reconnaissante de l’effort et entrai pour sortir du sac mon jean et retirer la cravate et la veste que je plaçai dans le sac, à défaut de jolie, je faisais au moins plus mure me dis-je détachant mes cheveux. Après un moment d'hésitation, je repassai la porte pour voir l’homme planté comme un i, rouge au possible. Avait-il oublié de respirer tout ce temps ?

« Je vous y conduit, madame. » Et voilà que j’étais plus une enfant, bon déjà une bonne chose… il passa de table en table me dirigeant vers un coin plus chic et plus travaillé niveau décoration, sur l’instant ma seule pensée fut pour ma carte bancaire avais-je au moins le plafond pour ce genre de lieu ? Qu’importe, au pire j’avais repéré un guichet à deux pas.

« Monsieur Gambino, madame votre invitée est arrivée. » Annonça-t-il en se plaçant entre moi et eux comme s'il attendait un accord pour me laisser passer…




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