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I heard that you settled down
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Estrella Garcia
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" La famille ce n'est pas uniquement par le sang. Ce sont les personnes de ta vie qui te veulent dans la leur. Ceux qui feront tout pour te faire sourire, qui t'acceptent et qui t'aimeront toujours tel que tu es."


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MessageLun 13 Mar - 18:58

I heard that you settled down that you find a girl and you're married now...


Lundi matin juste avant de partir pour retourner à l'université elle avait trouvé un papier brillant dans la cuisine. Il avait été laissé là et on avait rajouté du bazar par dessus. La jeune femme était intriguée par ce papier brillant caché ici. Elle l'attrapa et commença à lire :  « Vous êtes invités à célébrer le renouvellement de vœux de Gabriele et Jezabel Gambino... » Estrella lâcha le papier qui s'échoua au sol en glissant. La jeune femme s'appuya une seconde à la table de la cuisine pour reprendre ses esprits et son souffle. Personne n'avait vu ça heureusement. La jeune femme partit à la recherche de son abuela qui était au salon. « Abuela ? C'est quoi ça ? » lui demanda t-elle en brandissant le faire-part. La vieille dame regarda sa petite fille un peu interdite, elle ne savait pas ce qu'elle devait dire, ce qu'elle pouvait dire. « Gabriele est passé voir ton père il lui a donné ça. » Son père savait, Gabriele était de retour à New York et il allait se re-marier ici, dans leur ville… La jeune femme avait besoin de s'aérer, d'être seule un moment. Elle devait de toute façon se rendre à l'université, Alvaro devait la reconduire. Mais là, elle n'avait pas envie de l'affronter, il verrait aussitôt que quelque chose n'allait pas et il n'était pas le genre d'homme à prendre non comme réponse. « Tu diras à Papa que je suis rentré au campus, toute seule. » La jeune fille embrassa son abuela avant d'attraper ses affaires et de quitter la maison familiale.

La jeune femme avait besoin de se changer les idées, de s'aérer les idées loin de sa maison. Elle savait que Gabriele s'était marié, son père lui avait dit il y a six mois maintenant. A l'époque la jeune femme s'était senti blessée mais il était loin de New York et tout ça ne semblait pas réel du tout. Mais aujourd'hui tout changeait, Gaby était de retour, il était là dans cette ville qui avait vu naître leur amour. La jeune femme savait que tôt ou tard elle serait forcée de le croiser, par hasard ou par obligation. Il était très proche de sa famille, Alvaro et Lupe l'avait toujours accueilli comme l'un des leurs. Ni le temps, ni la distance n'avait changé ça, il serait toujours le bienvenu chez les Garcia. Ella ne l'avait pas revu depuis presque un an et demi maintenant, depuis cette dernière fois où il était venu la voir à New York. Ils n'avaient jamais eu l'occasion de parler face à face. La jeune femme à l'époque n'avait pas supporté la distance entre eux, elle souffrait trop de ne pas pouvoir le voir et ses doutes et craintes avaient nourris sa jalousie. Pourtant il était son premier amour, elle l'avait aimé de tout son cœur et elle garderait pour lui une affection particulière jusqu'à la fin. Aujourd'hui il lui arrivait de penser à cette époque et elle regrettait parfois d'avoir baissé les bras si rapidement. Mais c'était inutile d'y penser à présent, il était marié avec une autre.

L'après-midi était passé dans un vrai brouillard. La jeune femme n'avait pas écouté un seul mots de ce qu'on lui avait dit, elle était resté perdue dans ses pensées. Elle était censée sortir avec une amie ce soir pour préparer un travail à rendre. Mais elle n'avait pas la tête à ça, à peine sortie de cours elle s'excusa, elle avait autre chose à faire. Ella avait longtemps bataillé avec elle même, est-ce qu'elle devait se cacher sous sa couette avec du chocolat et essayer d'oublier le monde extérieur ? Ou alors affronter cette situation comme une adulte… ? Une chose était sûre la jeune femme ne voulait pas rester comme ça une seconde de plus. Il fallait qu'elle voit Gaby, qu'elle lui parle, mettre les choses à plat et repartir d'un bon pied…

La jeune femme se changea rapidement pour repartir, pressée et un peu angoissée la jeune femme ne prit même pas son téléphone portable. Elle savait où elle allait, au restaurant I Fratelli, là où Gaby avait l'habitude de travailler quand ils étaient encore ensemble. C'était une visite de courtoisie rien de plus...C'était beau d'y croire. Mais Estrella avait beau essayer de tout rationaliser elle n'avait aucune idée de comment elle réagirait et surtout elle ne faisait pas confiance à son cœur. Ses pieds la menaient vers les restaurant sans qu'elle s'en rende vraiment compte, elle était nerveuse. Elle arriva rapidement devant le restaurant, il ne fallait pas qu'elle se décourage maintenant. Elle n'avait pas pensé le revoir, elle n'avait pas voulu y penser surtout. La jeune femme poussa la porte, là une réceptionniste accueillait les clients. En regardant tout autour d'elle Estrella se rendit compte qu'elle faisait un peu tâche, ce n'était pas le genre d'endroit où l'on venait seule. La jeune femme de l’accueil la détailla des pieds à la tête. « Oui ? » Ella s'approcha, encore incertaine. « Bonsoir, est-ce que Gabriele Gambino est là… ? J'aurais besoin de le voir. » Elle n'avait pas à en dire plus,à la jeune femme après tout ce n'était pas ses affaires. L'employée ne semblait pas très encline à lui venir en aide. Mais alors elle vit une silhouette traverser la salle bondée, la jeune femme le reconnut aussitôt. Gaby leva les yeux, la jeune femme tenta de lui sourire mais le revoir était bien plus difficile que ce qu'elle avait imaginé… Et il ne semblait pas bien plus ravi de la voir ici… Mon dieu quelle idée de venir ici. Il ne souhaitait sûrement pas la revoir. Elle se sentait soudain de trop. « C'était une erreur, je n'aurais pas du venir... » se dit-elle tout bas. Pourquoi aurait-il eu envie de la voir après tout… ? Il était venu voir Alvaro pas elle. A ce moment précis elle aurait creusé un trou pour se cacher de tous… Mais c'était trop tard, elle avait fait ce chemin et surtout elle avait décidé d'affronter cet obstacle et de ne pas se confronter comme une enfant. Elle devait assumer ses choix.Elle n'avait pas été élevée comme une faible ou une lâche, maintenant elle devait être forte. Elle inspira un grand coup avant de sourire brièvement à l'employée de l’accueil puis elle se dirigea vers Gaby. Devant lui, elle resta un instant sans voix. Elle aurait aimé avoir un guide sur quoi dire, quoi faire, mais ça n'existait pas. « Salut...» Il était plus beau que jamais, plus impressionnant aussi. Mais elle retrouvait l'homme qu'elle avait aimer, celui qui fut un temps la connaissait mieux que n'importe qui. « Tu as l'air d'aller bien... » C'était pathétique mais d'usage. Ella ne pensait pas se sentir aussi bouleversée en lui parlant, en étant près de lui. Et il faut dire qu'être au milieu d'une salle de restaurant n'aidait guère. « On peut discuter ? En privé...Promis je ne suis pas là pour faire une esclandre.» ajouta t-elle en levant légèrement les mains et en souriant. Bien au contraire la jeune femme était venue en paix. Mais il devait hésiter c'est normal. Il n'avait surement rien à lui dire et ne voulait peut-être pas l'entendre...

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Gabriele Gambino
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MessageVen 24 Mar - 1:25

 



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FEAT. Estrella

Ce serait mentir que de prétendre qu’il n’avait pas heurté par sa rupture avec Estrella. En l’abandonnant, elle reproduisait le phénomène qui le secoua à l’instant même où son père lui annonça qu’il se débarrassait de lui. En le quittant comme s’il n’avait pas compté, elle l’avait profondément blessé au même titre que les membres de sa famille. Il avait confiance en elle pourtant. Ella, elle tint un rôle capital dans sa vie. Alors qu’il cumula les conquêtes sans lendemain certain, elle lui apprit la noblesse du beau sentiment, elle réveilla en lui des émotions dont il ne soupçonnait pas l’existence. Tomber amoureux, c’était inédit. Autant dire qu’elle contribua malgré elle à compliquer sa relation avec Jezabel. Après qu’elle l’ait largué par téléphone en prétextant des excuses sans queue ni tête, il se jura qu’aucune autre femme ne détiendrait entre ses doigts son cœur. Jamais plus il n’octroierait à une représentante de la gent féminine le privilège de le briser par caprice ou par insatisfaction. On ne choisit pas toujours cependant. Son épouse était dotée de cette fraîcheur et de cette spontanéité utiles à le séduire. Il tomba intensément sous le charme sans vraiment s’en rendre compte ce qui l’effraya au point de craindre qu’elle le quitte. Rien n’est éternel. Il l’apprit à ses dépens durant un temps révolu à présent. Il ne regrettait plus Estrella. Il ne l’aimait plus aussi passionnément que d’antan, plus de la même manière non plus.

Il ne nourrissait pas plus de rancœur envers elle. Tout au plus, un reste d’affection parce qu’elle était bien née. Être la fille d’Alvaro le rendait indulgent à son égard. Il espérait secrètement qu’elle trouve le bonheur auprès d’un garçon qui lui offrira ce qu’elle méritait, ce qu’il était prêt à lui céder en toute conscience. Il aspirait à ce qu’elle réussisse ses études et à ce que le sort lui soit clément. Il avait dépassé ce stade où il priait pour qu’elle le regrette, histoire de flatter son égo. Il était au-dessus du souvenir de leurs fiançailles, de leurs ébats, de ses moments partagés dans la maison de sa grand-mère et de ses cinq années où il veilla sur elle et sur les Garcia, à distance, pour honorer une promesse faite à son papa. Il était tout simplement passé à autre chose sentimentalement parlant. C’était d’autant plus probant qu’il refusait de renoncer au projet fou – et dangereux pour son couple – d’être accompagné du père de son ex en tant que témoin le jour de son remariage. Il lui avait manqué durant la première noce. Pour celle-ci, il se tiendrait à ses côtés au même titre que Luciano qu’il estimait malgré tout, quoique maladroitement quelque fois. Son ex n’avait pas le droit d’être un frein, quand bien même se serait-il douté que sa démarche la bouleverserait. Pourquoi l’aurait-elle été en apprenant la nouvelle ou en tombant sur le faire-part ? Ça ne semblait pas cohérent, mais, le cas échéant, que faisait-elle dans son restaurant d’ailleurs ?

Gabriele n’était pas assez stupide pour laisser cette visite au hasard ou à la courtoisie. Il n’était pas arrivé à New York hier. Il n’était pas non plus passé chez son père la veille. Il doutait sincèrement qu’elle puisse ignorer qu’elle était dans le coin. Tout comme il fut convaincu, en croisant son regard, qu’elle n’était plus persuadée que cette rencontre soit une réelle bonne idée. Était-il correct de lui sourire ? En avait-il seulement envie ? Non ! Elle ne le dérangeait pas, mais il ne lui devait rien, pas même l’ombre d’une explication concernant son mariage. Si elle souhaitait lui parler, elle savait ce qu’il lui restait à faire : avancer d’un pas, le saluer, se répandre en politesse si c’était nécessaire et d’en venir au fait dans les trente secondes qui suivraient. Ce laps de temps écoulé, il reprendrait le cours de sa journée en s’efforçant d’oublier qu’elle s’était pointée jusqu’ici sans oser l’approcher, mais elle s’anima enfin et le Sicilien prit une profonde inspiration. « Salut. » répliqua-t-elle avec plus d’assurance que la jeune étudiante. Elle paraissait troublée, ce qui était somme toute compréhensible. Quelle femme, à sa place, ne se sentirait pas mal à l’aise dans une telle situation. « Parce que je vais bien. » Il lui décocha son premier sourire, un sourire timide à défaut d’être intimidé. « On peut oui. On va s’installer là-bas » Il désigna une table dans le fond du restaurant. « Il y a du monde, mais c’est ce que j’ai de plus privé à t’offrir. »

S’isoler avec elle nourrirait des angoisses chez son épouse et son couple n’avait pas besoin de ça, bien au contraire. Jez et Gaby traversèrent des moments difficiles dont ils s’étaient relevés. Ils méritaient de vivre sereinement leur bonheur aujourd’hui et comme elle n’avait jamais entendu parler d’Estrella, il était soucieux de ne pas secouer l’imagination de sa conjointe. « Je peux t’offrir quelque chose à boire ? » Il appela un serveur qui les rejoignit aussitôt. Il commanda une eau pétillante, attendit que son interlocutrice se décide et hésita à ouvrir la conversation lui-même. « Je suppose que tu as appris que j’étais passé voir ton père. Tout comme je sais que tu étais inscrite à l’université et que tu avais entamé des études de droit. Félicitations. »  Il tut ce qu'Alvaro lui confia sur ses comportements récents. Ils la classeraient dans cette catégorie de gonzesses méprisables. Il n’avait pas envie que l’image qu’il s’était faite de la jeune femme ne se ternisse encore plus. « Alors ? » s’enquit-il en s’enfonçant dans sa chaise. « Je suppose que tu n’es pas là pour le job de serveuse. Ce n’est pas toi que ton père a proposé. » Il opta pour l’ancienne prostituée qu’il s’envoyait et à laquelle il semblait tenir, mais il ne formula aucun commentaire. Il se contenta de ricaner pour détendre l’atmosphère. Plutôt crever, pour Gaby, que de trancher dans le vif du sujet. Il préféra l’aborder avec délicatesse afin d’évaluer la réaction de sa précédente fiancée et de mesurer si son trouble était de l’émoi, du regret ou un malaise des plus communs. « C’est dommage que mon épouse ne soit pas là. J’aurais aimé te la présenter » C’était faux. Il était bien content qu’elle soit absente. N’ayant jamais cité le prénom de son interlocutrice, il devrait faire face à une vérité qui la tracasserait juste avant les secondes noces et ça ne l’intéressait pas. Pas sur l'heure. Ça pourrait être dramatique d’ailleurs. « Ceci étant, qu’est-ce que je peux faire pour toi ? » Il en avait une vague idée, mais elle ne lui avait pas facilité la vie, elle. Pourquoi ne compliquerait-elle pas la sienne maintenant qu’elle serait forcée d’assumer de visu ses comportements ?  







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MessageSam 1 Avr - 15:33

 



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FEAT.Gaby


On dit souvent que ce sont nos choix qui nous définissent et Estrella avait tendance à croire ce vieil adage. Plus que les paroles, nos choix étaient une preuve, une réelle action avec des conséquences. Les regretter faisait parti du processus. Ella avait un jour décidé de rompre avec Gaby, qu'est-ce que ça disait sur elle ? Qu'elle avait besoin d'affection et qu'elle ne supportait pas leur relation à distance, oui sûrement. Mais ce choix reflétait surtout ses insécurités, trop de personnes l'avaient abandonnée : sa mère, sa belle-mère, son père, Gaby… Toujours être laissée derrière devenait un sentiment pénible et difficile à gérer. Du haut de ses dix-neuf ans la jeune fille avait décidé de mettre fin à cette histoire d'amour qui pourtant l'avait rendu si heureuse. Mais ça restait le choix d'une enfant et aujourd'hui avec le recul souvent elle se disait qu'elle avait été totalement stupide. A la première difficulté elle avait quitté le navire, elle n'avait pas voulu essayer plus que ça. Bien qu'il soit inutile de ressasser le passé, elle ne pouvait s'empêcher d'y penser de temps à autre. Repenser à Gaby était un souvenir doux amer, tant de bons souvenirs passés ensemble mais la fin de l'histoire lui serrait toujours le coeur.

Mais en apprenant qu'il était de retour à New York et qu'il était passé voir Alavro, Estrella avait eu comme un choc. Elle ne l'avait jamais revu depuis qu'ils avaient rompus et aujourd'hui la vie le remettait sur son chemin. Mais cette fois-ci elle avait décidée d'affronter la situation différemment, d'affronter la situation comme une adulte et non pas comme une enfant. Elle savait l'affection de son père pour le jeune homme, et elle ne voulait pas le priver de sa compagnie par sa faute. Alors elle ferait les choses bien, elle irait le voir, pour parler calmement comme deux adultes qui ont partagés un bout de leur vies.

Forte de ses bonnes résolutions Estrella s'était rendue au restaurant de Gaby, le I Fratelli. Mais bien vite elle se rendit compte que ça ne serait pas aussi facile que prévu. Rien qu'en revoyant cet endroit, un drôle de sentiment l'envahi. Mais elle devait continuer, ne pas laisser tomber si près de son but. Assez rapidement elle se retrouva face à Gabriele, il la rendit soudain très fébrile. Elle voulait simplement discuter, elle n'était pas là pour faire un scandale ou lui causer des problèmes avec sa femme… Loin de là. Timidement elle lui expliqua être ici simplement pour parler. Il la regardait de haut et lui répondit froidement. Bien sur elle ne méritait pas meilleur traitement, mais elle l'avait connu bien plus chaleureux que ça. Il finit par lui sourire timidement tout en lui proposant de s'installer à une table libre au fond du restaurant, c'était ce qu'il avait de plus privé à lui offrir. «  C'est très bien, merci. » Il ne voulait pas s'isoler avec elle, ce qu'elle pouvait comprendre. Il n'avait sûrement pas besoin que son personnel commence à ragoter et que cela arrive aux oreilles de son épouse. Une fois installé il lui proposa quelque chose à boire. Un serveur arriva près de leur table. La jeune femme leva les yeux vers lui. « Juste un verre d'eau merci. » Un simple sourire et le serveur était reparti elle reporta son attention sur Gabriele, assis face à elle. C'était tellement étrange de se retrouver ici face à lui et de se comporter comme s'ils étaient de parfait inconnus.

Le jeune Italien brisa le silence en parlant de Alvaro et de ses études. La jeune femme soupira, son père s'était bien gardé de lui dire que Gaby était passé le voir. Elle l'avait découvert par hasard et avec l'aide, sûrement involontaire, de son abuela. « J'ai trouvé un faire-part dans la cuisine, Abuela m'a dit le reste. » Ce n'était pas la meilleure façon de l'apprendre mais tant pis, maintenant c'était fait il fallait faire avec. Un sourire s'afficha sur le visage de la jeune femme en parlant de son cursus universitaire. « Je suis à Columbia depuis quelques mois maintenant. Ça me plaît énormément, je ne pourrais jamais remercier assez mon père de m'offrir cette chance. Je ne le décevrai pas. » Du moins pas au niveau de ses études, la jeune femme était prête à tout pour réussir et rien ni personne ne l’empêcherait d'y arriver. Mais il fallait passer au vif du sujet, elle n'était pas venue pour discuter du temps qu'il faisait, mais alors qu'elle allait commencer Gabriele lui demanda ce qu'elle faisait ici. Elle resta interdite un instant quand il mentionna un job de serveuse et son père. « Pour un travail ?! Aucune chance, j'ai essayé de prendre un petit job sur le campus pour l'aider à payer mes études, il m'a forcé à démissionner, donc non ce n'est pas moi... » Mais maintenant elle était intriguée, pour qui son père avait demandé à Gaby un travail… ? Après tout Elvira avait déjà un travail, elle était femme de chambre, Lupe ne cherchait sûrement pas de travail, Reya était trop jeune… Elle ne voulait pas non plus interroger le jeune homme, c'était entre lui et Alvaro. Autant passer aux choses sérieuses.

En l'entendant dire qu'il aurait aimé lui présenter son épouse, Estrella ne put s'empêcher d'être confuse. Elle leva un sourcil, un sourire mutin au visage. « Vraiment ? » Après tout elle devait sûrement savoir qui elle était, et se pavaner avec son épouse à son bras était une belle revanche. Mais Estrella n'avait pas particulièrement envie de la rencontre, du moins pas aujourd'hui pour discuter sérieusement avec Gabriele. Prenant une grande inspiration la jeune femme prit enfin la parole. « Écoute je suis venue pour qu'on puisse mettre les choses à plat et pour m'excuser. Je n'ai jamais pu te le dire de vive voix alors voilà, je suis désolée. » Ce n'était pas évident de s'excuser et encore moins de se remettre en question, mais il le fallait. La jeune femme but une gorgée d'eau avant de reprendre. « Je suis consciente que je t'ai sûrement fait souffrir et j'en suis désolé. Je n'attends pas ton pardon, pas du tout. Mais c'était important que je m'explique, que je te présente mes excuses. J'étais une gamine de dix-neuf ans qui avait déjà perdue son père et qui voyait l'autre homme de sa vie la quitter, je l'ai mal vécu et j'ai fais des choix. » Pas forcément éclairés, mais personne ne pouvait changer le passé de toute façon, autant se tourner vers le futur. « Maintenant que tu es de retour à New York je voulais que les choses soient claires. Je ne veux pas que notre relation t'empêche de voir mon père, il serait trop déçu et blessé. » Alvaro aimait Gabriele comme un frère, et Ella ne voulait pas gâcher cette relation, ça n'en valait pas la peine. « Alors je comprendrais que tu me détestes, que tu ne veuilles plus jamais me voir, ça serait normal. Mais au moins les choses ont été dites, du moins de mon côté. » Depuis le début de son monologue la jeune femme s'autorisa à lever les yeux pour regarder son interlocuteur, elle attendait sa réaction. « Si tu veux que je m'en aille maintenant, que tu ne veux pas m'adresser la parole, dis le moi et je m'en vais. » Il n'avait peut-être rien à lui dire de son côté après tout…




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Gabriele Gambino
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MessageMer 19 Avr - 23:08

 



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FEAT. Estrella

À l’instant même où il reconnut son minois au milieu de la salle de son restaurant, il sut que sa présence lui apporterait une panoplie d’ennuis. Qu’elle vienne à lui, ce n’était pas une mauvaise chose. Pour le bien de son amitié avec Alvaro, amitié à laquelle il tenait du fond du cœur, il était important que les deux anciens fiancés discutent de leur histoire, plus particulièrement de leur rupture. Dès lors que la rancœur de l’un disparaîtra et que l’autre sera persuadé du bien-fondé de sa décision – et le temps passant, Gaby doutait qu’elle puisse regretter – elle comprendrait que si la place de son père était à ses côtés le jour du renouvellement de ses noces, sa présence à elle ne serait néanmoins pas requise. Il n’avait aucune envie de raconter tous les détails de leur relation à son épouse. Il ne souhaitait pas la blesser et réveiller sa jalousie. Il avait espéré que Jez en ressente dès qu’une autre femme s’approchait de lui et il avait plutôt bien réussi son coup. Un peu trop d’ailleurs. Un regard suffisait à la rendre complètement folle. Lorsqu’elle apprendra qu’il s’était assis à une table avec une fille jolie et mal à l’aise en sa présence, elle sera furieuse. Il n’en doutait pas. Aussi, envisagea-t-il de lui en parler dès qu’il verrait sa femme, ce qu’il ne fit pas et ce qu’il considéra plus tard comme une grave erreur. En attendant, il n’ouvrit la bouche que pour échanger avec son ex que des banalités, s’interrogeant au fur et à mesure sur ses motivations étant donné qu’elle peinait à en venir aux faits. Il eut le temps de lui faire servir un verre d’eau et d’amener lui-même le sujet du mariage sur le tapis, subtilement, finement, légèrement pour qu’elle se décide enfin. « Oh, tu sais, ce n’était pas un secret. Je suis déjà marié en réalité. C’est un renouvellement de vœux, parce que Jez et moi, on n’a pas vraiment eu le mariage dont on avait envie. » Le terme exact, c’était « celui que nous méritions », mais elle n’était plus dans les petits papiers de Gabriele depuis longtemps. Il ne considérait pas que toute la vérité devait lui être répétée. Elle ne lui était pas due non plus. Il n’avait cependant aucun intérêt à se montrer désagréable avec elle, car elle était la fille d’Alvaro et qu’une simple allusion à son ami le déridait toujours. Il lui offrit même un sourire. « Ouais, ça ne m’étonne même pas vraiment. » C’était cohérent avec le personnage, cohérent avec un nombre incalculable de discussions qu’ils avaient eues à propos de l’argent et des différentes offres d’emploi proposées au père Garcia et qui auraient bien arrangé Gabriele. Il en ricana, mais sans s’épancher. Il n’était pas question de la ralentir alors qu’elle semblait près de cracher le morceau.

Gaby ne croyait pas si bien dire d’ailleurs. Elle se lança et si, de prime abord, il eut l’impression qu’elle attaquait le problème par le bon angle, il déchanta bien vite. Faire allusion à sa peine succédant la rupture, c’était d’une maladresse sans nom et avec précédent. Avait-elle oublié à quel point il était susceptible ? « Tu t’accordes un rien trop d’importance, Ella. De toi à moi, tu aurais mieux fait de te contenter des excuses et pas pour la rupture, mais pour la façon dont tu l’as fait. Tu n’as pas seulement rompu, tu m’as jeté comme un malpropre. Mais, je ne t’en veux plus. Je pourrais même te remercier parce que ça a adouci la peine dont tu parles, mais dont tu ne sais rien. Elle s’est transformée en colère. Ça a rendu les choses tellement plus faciles. Raison pour laquelle j’accepte tes excuses. Raison aussi pour laquelle ça ne veut pas dire qu’il est entendu que tu t’en sortes comme ça. » énonça-t-il avec cette froideur caractéristique de sa personnalité. « J’aurais vu ton père avec ou sans ton consentement, tout simplement parce que ni lui ni moi n’avons besoin de ton approbation pour ça.» Pas plus que son père ne l’avait fait, mais la prison avait des conséquences pour toutes personnes concernées. « Et c’est aussi parce que c’est dernière nous et que nous étions des gamins, puisque c’est comme ça que tu nous voyais… » Avec tout l’impact que ça libérait sur leur relation. Elle démontrait aujourd’hui qu’elle n’avait jamais pris leurs fiançailles comme une amourette adolescente, un crush, un tocade. En soi, rien de sérieux. « Que notre relation d’hier ne doit avoir aucune incidence sur nos vies respectives. J’aime ma femme. C’est une fille formidable, pétillante et qui m’aime sincèrement elle-aussi. » Il en avait longuement douté, mais il était fort de ses certitudes à présent.

« Je ne suis pas de passage à New York. On risque de se croiser souvent. Ta famille est invitée à mon mariage. Ça me semble normal. » Il avait vu la plus jeune grandir. Lupe s’était occupée de lui comme s’il était un de ses fils ou de ses petits-fils. Il ne pouvait pas les tenir à l’écart d’un épisode si importance de son existence. « Tout comme il me semble normal que tu n’y sois pas, même si par principe, tu es concernée par ce faire-part, car il s’adresse aux tiens et que tu vis toujours là-bas. » Par intermittence, mais il y avait son adresse. « Il est inutile de mettre qui que ce soit mal à l’aise ou de se blesser mutuellement. » Surtout elle, finalement, parce qu’elle n’avait pas grand-chose…si ce n’était ces études. « Ça ne veut pas dire pour autant que je ne veux plus te voir, mais si tu avais l’intention de venir fêter mes noces avec moi, dans ce cas, je couperais définitivement les ponts avec toi, ce qui risquerait de te mettre dans une position délicate vis-à-vis de ton père et je suis certain que tu aimerais autant l’éviter. » D’après les informations en sa possession, la situation était compliquée. « Mais, c’est à toi de voir ce que tu préfères, là, tout de suite, pas rapport au passé, mais pour ce que tu veux pour ton avenir. »






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MessageDim 30 Avr - 17:28

 



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C'était un sentiment étrange de voir et parler avec quelqu'un dont avait été si proche, plus proche que n'importe qui, et finalement discuter comme si de rien n'était, comme si le passé n'avait jamais existé. Ils avaient pris des chemins différents, par choix ou par hasard, aujourd'hui la vie les réunissait à nouveau. Estrella avait pris son courages à deux mains, elle voulait mettre les choses au clair. Elle aurait du le faire depuis longtemps, mais aujourd'hui elle affrontait ses responsabilités. Elle savait que son père aimait beaucoup Gabriele, il était considéré comme un fils, elle ne voulait pas gâcher leur relation ou du moins rendre les choses difficiles entre eux. Elle savait qu'il avait refait sa vie et elle était heureuse pour lui, il méritait d'être heureux, vraiment. Mais c'était plus compliqué de l'affronter que ce qu'elle pensait, elle réalisait soudain le mal qu'elle lui avait fait et tout ce qu'elle avait perdu.

C'était important pour elle de mettre des mots sur ses actions, sur ses choix. Mais elle vit bien rapidement à la tête qu'il faisait qu'elle avait employé les mauvais mots, elle ne l'avait pas abordé correctement. Elle soupira avant de clarifier ses propos. « Je veux m'excuser pour le tout Gaby, la rupture et la façon dont je l'ai fait. Je n'en suis pas fière, loin de là… » Il était en colère, c'était normal après tout. Même si elle s'en doutait, la jeune femme n'était pas tout à fait prête à affronter sa colère. Il continua en lui disant que ni lui, ni Alvaro n'avait besoin de son approbation pour passer du temps ensemble. Elle soupira à nouveau, elle n'avait jamais voulu dire ça. « Je n'ai pas dit ça… Mon père et toi faites comme vous voulez, je le sais. Je ne veux simplement pas être un problème ou un sujet tabou. » Elle voulait enlever tout éléments compliqués dans leur relation. Bien sur cette période était derrière eux, et à cette époque Estrella n'était qu'une enfant encore. Ce qui ne rendait pas ses sentiments moins forts, bien au contraire. Elle l'avait aimé comme personne, il avait été le premier, son amour pour lui avait été si pur et si innocent. La fin n'en n'avait été que plus douloureuse. Mais il ne servait à rien de lui dire cela aujourd'hui, ça ne serait pas très crédible et Ella ne voulait pas compliquer les choses. Il était marié, visiblement heureux, il fallait que ça reste comme ça. « Tant mieux, je suis contente que tu ai trouvé quelqu'un avec qui tu es heureux. » C'était sincère, elle ne souhait pas qu'il soit malheureux ou tout seul.

Elle l'écouta alors lui expliquer la situation actuelle, comme lui la voyait. Estrella soupira, il avait vraiment mal compris ses intentions. A la dernière seconde elle se retint de poser sa main sur la sienne, vieille habitude. « Ecoute Gaby, je ne veux en aucun cas te causer de problèmes ou faire souffrir qui que ce soit. Je suis venu te voir pour te présenter mes excuses pour mon comportement merdique. Mais aussi pour te dire que je n'interviendrai pas dans ta vie, j'ai compris que je n'en fais plus partie. Je ne viendrais pas à ton mariage, ce n'est pas ma place. » La jeune femme lui sourit tendrement, elle n'était pas là pour déclencher une guerre, loin de là. « Je ne vais pas t'importuner plus. » Elle commença à se lever, peut-être avait-il lui encore des choses à clarifier ou à lui reprocher.


Enfin une journée loin des révisions, des cahiers et livres. Estrella avait décidé de passer une journée dehors, histoire de se changer les idées et de s'aérer. Accompagnée d'une amie elle arpentait les rues de Manhattan, pour découvrir des endroits qu'elle n'avait pas encore vu. Un café en main la jeune femme profitait du printemps, la ville s'éveillait, près de Central Park les arbres étaient en fleurs. La jeune femme appréciait de vivre en centre ville, loin du South Bronx et du Barrio. Là elle pouvait être qui elle voulait s'en s'inquiéter de qui la voyait ou de qui elle était. Ici avec un peu de chance personne ne viendrait répéter ses moindres faits et gestes à son père. Alors qu'elle marchait en regardant tout autour d'elle, Ella vit quelque chose briller à terre. Là sous un tas de feuille un bout de papier. Estrella s’arrêta pour le ramasser, son amie l'interrogea. « Qu'est ce que tu fais ? » Ella souffla sur le bout de papier pour le débarrasser des saletés avant de se relever. « J'ai vu quelque chose par terre, un bout de papier… » Elle l'observa de plus près et fut plus que surprise de découvrir que ce n'était pas qu'un simple morceau de papier. « Oh mon Dieu ! C'est une billet de loterie ! Et il est gagnant ! » Son amie s'approcha pour regarder et ne put s'empêcher de crier son enthousiasme. En lisant les petites caractère en bas, Estrella compris qu'elle venait de trouver un billet de loterie gagnant, un billet d'un montant de 20 000€… Autant d'argent, ce n'était pas croyable. Assez rapidement les gens autour s’arrêtèrent et se rapprochèrent. Estrella avait l'impression d'être Charlie lorsqu'il avait trouvé son ticket pour entrer dans la chocolaterie… Elle se doutait que les ennuis n'étaient pas loin. « J'y crois pas... » Elle sentit alors une main se refermer sur son bras et la tirer en arrière. « C'est à moi, rendez le moi. » Une femme d'une cinquantaine d'année essayait déjà de lui voler le bout de papier. Estrella le serra dans sa main. « Je l'ai ramassé sous un tas de feuille il est à moi. » Alors qu'elle réussit à se dégager de la femme, elle sentit quelqu'un la pousser contre un mur violemment. Un homme, grand et fort la tenait fermement. La jeune femme commençait sérieusement à paniquer. « Donne moi le billet ou je t'écrase. » Ella était furieuse, elle ne voulait pas se laisser faire. Dans son sac elle avait une bombe au poivre que son père lui avait donné si seulement elle pouvait l'atteindre. En se contorsionnant un peu elle put l'attraper et aussitôt aspergea les yeux de son agresseur. Il cria avant de la relâcher. Ella avait peur des représailles, elle devait s'enfuir et vite, mais elle découvrit un attroupement autour d'eux. Elle était dans de sales draps… « Oh non... » Elle aurait tellement aimé pouvoir appeler son père à la rescousse mais il était bien trop loin pour intervenir. Mais alors elle entendit une voix l'appeler, une voix qu'elle ne s'attendait pas à entendre ici. « Gaby ? »




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