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Adam Schoonover -> Ça se prononce «Skounover», idiot!
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MessageDim 5 Mar - 19:57

 
   
adam schoonover
( 48 years old ● american ● nypd-csu detective ● nothing is the law ● queens ● bloody heroes )


   
Je n’ai jamais été un grand impulsif. Toujours calme, toujours posé. M’enfin, toujours, c’est vite dit. Quand j’allais à l’école élémentaire, je me faisais intimider parce que j’étais maigre. Très maigre. Les mots me blessaient et les coups me marquaient, mais vous savez ce qu’on dit : la vengeance est un plat qui se mange froid. J’ai beaucoup encaissé. Trois ans, pour être précis. Un jour, ça ne passait plus. J’ai tabassé le plus gros, le meneur de la petite gang. J’ignore encore comment j’ai réussi, aujourd’hui, mais faut croire que l’accumulation de haine est parfois plus dévastatrice qu’un Glock. C’est ce que je suis, ce que j’ai toujours été. Très calme. Jusqu’à ce que ça pète, jusqu’à ce que tout devienne noir et flou. L’impulsivité, peut-être. L’impulsivité contrôlée. Depuis cet épisode, jamais plus j’ai été intimidé. Et jamais plus je l’ai toléré. Le silence est ma meilleure arme lorsqu’on cherche à me faire chier. Certains appellent ça la passivité. Je n’en ai rien à foutre : si je devais casser la gueule à tous ceux qui me causent des ennuis, ce n’est pas un insigne que je porterais, c’est une combinaison orange. Rikers n’est pas mon idéal d’avenir, pardonnez-moi. C’est vrai que j’ai mené une bonne carrière. J’ai accompli de grandes choses. De moins bonnes aussi, c’est vrai, mais je n’aime pas vraiment en parler. Le passé, c’est le passé, qu’ils disent. On ne va pas s’enfarger dans les petits détails de l’histoire. J’ai horreur que les gens mâchent de la gomme lorsqu’ils s’adressent à moi. Quel manque de respect. C’est à croire que je ne vaux rien de plus qu’une conversation avec une vache qui broute de l’herbe. Vraiment? Certains détectives refusent de porter l’uniforme, ils préfèrent leurs propres vêtements ou les costards. Ouais, les costards, ça, c’est moi. Le moule du flic très visible ne m’a jamais attiré. Un bel habit, mon Glock 19, une paire de menottes et ma plaque. Rien de plus. J’ai horreur des magouilles. Je ne suis pas parfait, mais je ne suis pas corrompu! Mes ententes louches, je les garde pour certains civils. Ceux qui peuvent m’apporter quelque chose dans mes enquêtes. Des yeux sans être des taupes, des taupes sans être des yeux. Aveugle. Ce que j’aimerais être aveugle quand j’arrive sur une scène où une pauvre fille de vingt ans s’est fait démembrer. Je ne m’y ferai jamais, à ces conneries. Je ne suis pas le faible qui va vomir derrière les poubelles, mais je ne suis pas non plus l’homme solide qui regarde sans broncher.
Certains flics s’arrêtent pour manger un hot-dog, parfois même un cornet à la saveur de chocolat. Moi, mon truc, c’est plutôt le café. Qui peut carburer sans café noir, très noir? Le café, c’est la vie. Bon, après, je passe mes nuits à ressasser dans mes pensées mes affaires en cours et mes propres pépins, mais le café… je vous le dis, ne manquez jamais de café. Je ne suis pas inhumain : je ris, je pleure, je chante. Il m’arrive même de danser! Le corps humain regorge de détails très impressionnants. C’est peut-être cet intérêt pour les gestuels que je ne me peux m’empêcher d’observer tout le monde, tout le temps. Ce qu’ils font avec leurs mains, ce qu’ils disent, où leur regard se porte. J’ignore si ça m’aide dans mes enquêtes et dans mon quotidien, mais chose certaine, ça ne doit sûrement pas me nuire. Par ici, les flics ne décrochent jamais. Ils sont flic vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Moi, quand mon service est terminé, je vais à la maison, et c’est terminé jusqu’au lendemain. Je m’adonne à la lecture, j’écoute de la musique country et je regarde les matchs de hockey. Tout le monde s’attend à ce que je sois un partisan des Rangers, mais je suis plutôt fier partisan des Islanders. Ça me vient de mon père, je crois bien. Si on ne m’invite pas à sortir, généralement, je reste à la maison. Je parcours suffisamment les rues de New York pour ne pas le faire lorsque je ne suis pas en service, si vous voyez ce que je veux dire. Après, à mon âge, justifiez donc une sortie en boîte ou je-ne-sais-où! En même temps, lorsqu’on est seul, c’est un peu plus justifiable. Ouais, je suis divorcé. Depuis déjà plusieurs années. Pas d’enfant, pas de pension alimentaire. N’empêche, ça aurait été bien d’engendrer une progéniture. Je ne me fais plus d’illusion, je suis plutôt bon pour le recyclage, hein!


               

   
derrière l'écran
PSEUDO ● TheSteh AGE ● Quelques printemps FILLE OU MEC ● *va vérifier* Ah bah un mec, ça me rassure, du coup! PRESENCE Présent tant qu’il le faudra, jamais moins de quatre jours semaine, et jamais plus de sept DE QUEL PAYS TU VIENS ● Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver. Québec <3 Tu nous connais d'où ? ● Cyn m’a obligé à venir ici. Oh, j’ai eu beau refuser, la menacer de ne plus jamais lui adresser la parole, mais c’est une vil manipulatrice! SCENARIO OU INVENTE ● Inventé, mais j’ai lu tous vos scénarios et ils étaient tous très chouettes! AVATAR ● Mark Ruffalo CRÉDIT ● tearsflight (vava pis toute); tumblr (gifs pis toute);

   

   
   

   
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MessageDim 5 Mar - 19:58

 
   


   
this is who you are

   
( in this story you are the hero )

10 avril 1969. Trois mois avant que Neil Armstrong marche sur la lune et prononce des mots qui résonneront encore cinquante ans plus tard dans l’imaginaire collectif et trois mois après la mort de mon père à la guerre du Viêt Nam. Ironique, alors que le président Nixon entamait un retrait progressif des troupes américaines. Le 10 avril 1969, je suis donc né à Bridgeport, au Connecticut. Certains naissent à Los Angeles, d’autres à New York. Certains sont chanceux et mènent une vie de rêve, d’autres naissent d’une mère monoparentale de Bridgeport sans emploi et bénéficiant de l’argent d’un oncle quelconque qui ne voulait pas voir sombrer la famille de son frère mort au combat. Aucun testament, aucun héritage sinon ses vêtements et quelques outils. Ma mère refusait de vendre sa voiture, elle disait qu’il vivait en elle. Trois ans plus tard, avec une arme que mon père cachait dans le sous-sol de la maison, elle se faisait exploser la cervelle pendant que je faisais ma sieste de l’après-midi. Certains disent que les enfants de cet âge oublient, qu’ils sélectionnent les bonnes choses de la vie pour laisser derrière eux ce qui les traumatise. De la foutaise. Ouais, de la belle foutaise. Vous savez quoi? Je la vois encore, cette mère, la mienne, étendue sur le sol, la moitié du crâne éparpillé dans la pièce, le sang qui forme une marre puis une rivière jusqu’au puits d’égouttement. Le sang partout sur les murs, les coulisses de la mort, l’odeur que plus jamais, rien ne sera pareil. La dernière sieste de la sérénité, la dernière partie de mois qui s’envole. Qui s’envole en morceau. Je suis près des marches, je regarde maman. Elle semble dormir, mais en même temps, drôle d’endroit pour faire une sieste avec tout ce jus de fruits au sol. Peut-être qu’elle est tombée. Peut-être qu’elle venait me réveiller avec ce jus, qu’elle voulait jouer avec moi comme tous les jours. Vous voyez le genre de réflexion qu’un gosse a. Je m’approche d’elle, doucement, je ne voudrais pas la brusquer lorsque je vais la réveiller. Mes yeux sont rivés sur son crâne, j’ai déjà vu quelque chose du genre à la télévision, l’instant de quelques secondes avant que ma mère change subitement de poste. Je lui touche l’épaule droite, lui demande de se réveiller, mais rien à faire, elle dort profondément. Elle m’avait préparé à quelque chose du genre, quelques semaines auparavant. Si maman ne se réveille pas, appuie sur ce bouton et quelqu’un te parlera. Appuie sur ce bouton et quelqu’un viendra s’occuper de maman. À croire qu’elle avait tout prévu. À croire qu’elle savait ce qui se passerait. Putain d’ironie, ouais.

«Allô? Maman est au sous-sol, elle dort, mais elle a du jus de fruits partout. Madame? Maman ne se réveille pas. Quoi? J’sais pas, moi. Maman, elle dort, allô? Quoi? Adam, madame. Je sais pas, moi, mon nom de famille. Maman ne se réveille pas. Oui, 406 Charles Street.»

Dans les films, la police arrive sur les lieux trois minutes après l’appel. Gyrophares, groupe d’intervention tactique, le FBI, la CIA, la NSA et le Président des États-Unis. Dans la réalité, c’est quelque chose d’un peu plus différent. Peut-être vingt-cinq minutes plus tard, peut-être même trente minutes, j’entends la porte s’ouvrir au rez-de-chaussée. Je ne bronche pas, assis dans le sang de ma propre mère, à lui caresser les cheveux sur le crâne qui lui reste. Je ne sais pas quelle arme c’était, mais le petit trou qu’on voit dans les films, je ne peux plus y croire. C’était pire que dans les films. C’était horrible. Je pleure, les policiers descendent me rejoindre, l’arme en mains, l’envie de vomir. Ils sont deux, loin d’être comme dans les films, et pendant qu’une femme se débat avec moi pour m’amener loin de ma mère, j’entends l’homme prononcer quelques jurons puis annoncer sur les ondes radios qu’il y a ici, dans ma propre maison, un sacré merdier.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

Mon oncle paternel n’a jamais voulu de moi. Il préférait payer ma voisine, une amie très proche de ma mère, pour prendre soin de moi. En même temps, c’est le scénario que je préférais. Cet oncle, je ne l’avais jamais vu de ma vie. Puis cette voisine, elle venait à la maison tous les jours. Tous les jours, ou presque. Elle n’est pas venue ce jour-là, elle était à l’extérieur du pays. Sa famille demeure au Canada, dans une ville où il y a encore plus de neige qu’il y avait de sang sur les murs de mon sous-sol. Vous vous demandez si un jour, je passerai au travers, n’est-ce pas? N’y pensez pas, j’ai abandonné depuis très longtemps. Aujourd’hui, les gens s’abonnent à Netflix. Moi, c’est à l’insomnie que je suis abonné. Et aux pleurs. Ouais, surtout aux pleurs. Tatie Deloris m’a prise sous son aile. À quelques mètres à peine du lieu où m’a mère s’était donnée la mort. Plusieurs fois, Deloris voulait déménager, mais chaque fois, je la dissuadais. La vue de cette maison était la seule chose qui me restait de ma mère, sinon quelques bijoux et photos. Je ne me suis jamais plains de mon histoire, je n’en ai jamais fait une catastrophe pour obtenir de la pitié, du réconfort. J’ai toujours vécu ma peine et ma colère en moi. C’est peut-être de là qu’elle vient, ma passivité. Ma capacité à garder mon sang-froid. Vous me direz qu’un gamin ne peut pas toujours tout garder en lui, c’est bien normal. Il m’arrivait à l’occasion de casser des gueules, d’arracher des dents aux gamins du quartier dans la cour de la petite école. Je ne suis pas parfait, mais j’ai horreur des allusions à ma mère. L’«enfant de chienne», il ne la digère pas. Il tuerait pour sa mère. J’ai longtemps cru que ma mère avait été assassinée, mais bien vite, les émotions ont laissé la place à la rationalité. Et j’ai compris que jamais je n’aurais la réponse à son suicide. J’essaie en vain de me rappeler les mots qu’elle m’avait dit avant ma sieste de l’époque, mais rien à faire, je n’y arrive tout simplement pas. Je devais peut-être avoir quatorze ans. Tatie Deloris m’a dit qu’il était temps que je pense à ce que je voulais faire dans la vie. Être flic, c’était l’unique chose qui créait en moi des papillons. Protéger et servir, des choses que ma mère n’avait jamais pu faire. Je ne lui en veux pas, je ne fais que constater.

«Tu vas devoir travailler fort si tu veux devenir policier, Schoochy…»

Je sais, Tatie, je sais. Je sais que ce ne sera pas facile, je sais que je ne pourrai jamais complètement guérir de ce qui m’est arrivé, mais je sais que je ne dois pas laisser cette histoire détruire la seule chose qui me reste : ma vie. J’avais quatorze ans, et déjà, les choses semblaient claires à mes yeux. Je faisais quelques petits boulots pour les commerçants du coin. Vider les poubelles, faire des commissions, aller à la poste… Si bien qu’à mes seize ans, j’ai demandé à Deloris de refuser l’argent que mon oncle lui envoyait mensuellement. Nous pouvions nous en sortir à deux. Je lui ai fait la promesse que jamais elle ne manquerait de rien avec moi. C’était ma mère par adoption, ma confidente, celle qui avait bien voulu de moi. Celle qui ne s’était jamais posé aucune question, celle qui me faisait aveuglément confiance. Une confiance mutuelle. Elle a contacté mon oncle, je crois qu’il s’appelle Gordon, puis lui a fait part qu’elle arrêterait de percevoir ses chèques. Ça n’a pas été simple, au départ, mais c’était ainsi que ça devait être.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

La fierté dans ses yeux. À peine vingt-deux ans et officiellement un patrouilleur du service de police de la ville de Bridgeport. L’uniforme, seul élément qui puisse la faire pleurer autant qu’elle m’apporte de la joie et de la stabilité. Vingt-deux ans, un badge et un uniforme quelques semaines avant mon mariage avec Rebecca. Une jolie blonde qui avait décidé de faire plus d’études que moi. Elle voulait devenir avocate. Elle avait tout pour réussir, et au fil des années, c’est ce qu’elle a fait. Nous vivions tous les trois sous la maison de Tatie Deloris, elle qui insistait pour nous avoir à ses côtés. Elle se faisait vieille, un peu, et elle ne pouvait se résigner à me laisser voler de mes propres ailes. Un jour, elle est arrivée avec des papiers notariés. Elle souhaitait nous léguer sa maison à sa mort à l’unique condition qu’elle soit chez elle jusqu’à sa mort. J’avais tout de suite accepté, sans même en parler à Rebecca. Après tout, elle n’avait pas son mot à dire, cette maison était celle de Tatie Deloris et c’était elle la patronne de la maison. Mon initiative n’avait pas plu à ma femme, mais que pouvait-elle faire sinon me faire la gueule quelques heures? Elle l’aimait, Tatie Deloris, et cet amour était réciproque.

C’est peut-être ce qui a commencé à faire défaut entre Rebecca et moi, mais jamais personne ne pourrait se mettre entre Deloris et moi. Pas même celle que je considérais comme la femme de ma vie. Elle n’était pas prête à avoir un enfant, énième chose qui me rendait fou, et si j’ai bien essayé de percer quelques préservatifs, jamais mon plan n’aura fonctionné. Très vite, j’ai monté les échelons de la police de Bridgeport, si bien qu’à mes trente ans, j’étais nommé enquêteur. Les meurtres, les viols, les… suicides. Ça ne plaisait pas vraiment à Deloris, cette promotion, mais c’était ce que voulait Rebecca, et comme la tension entre nous était de plus en plus palpable, j’avais préféré la choisir. Pour une fois. Un soir, un revenant de travailler, c’était en 2002, Deloris ne répondait pas à mes appels de présence. En montant à l’étage, je l’ai retrouvée morte sur son lit. L’enquête officielle a statué qu’elle était décédée de cause naturelle lors d’une sieste. Les satanées siestes, les souvenirs qui remontaient jusqu’à moi. Une seconde mort dont je ne me remettrai jamais. Mon mariage n’y a d’ailleurs pas survécu, et pour avoir la paix, je lui ai laissé la maison de Deloris. Ainsi, nous étions quittes et je pouvais quitter Bridgeport pour de bon. C’est ce que je croyais, couché sur mon lit d’une chambre louée au sous-sol d’une maison inconnue de… Bridgeport. Adam Schoonover, enquêteur de Bridgeport et chambreur d’un vieux sénile qui abusait des parfums à la lavande.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

Au début de l’année 2003, la tension se faisait ressentir partout sur le globe quant aux attentats du 11-Septembre, à New York. Le gouvernement Bush allait bientôt annoncer la création du département de la Sécurité intérieure et la fusion de nombreux services sous quelques agences. En fouillant sur Internet, j’étais tombé sur des offres d’emplois pour le Customs and Border Protection, une fusion des douanes et des patrouilleurs frontaliers. Dans ma petite chambre empoisonnée de la lavande, je lisais une offre d’emploi comme superviseur des opérations douanières à l’Aéroport John F. Kennedy. Les critères étaient ridicules, ils avaient besoin d’employé et le temps pressait avant le premier jour du mois de mars. J’ai donc postulé, et après quelques vérifications et quelques entretiens, j’ai obtenu le poste. Aussi simple que cela. Je ne me suis pas fait prier pour déménager de Bridgeport et dire adieu aux deux femmes de ma vie qui étaient parties trop tôt.

La supervision des opérations douanières, pour vous expliquer en quelques mots, c’est l’un des jobs les plus pourris de la Sécurité intérieure. Tu observes des douaniers ouvrir des colis suspects pour, la plupart du temps, te rendre compte que le colis contient de la gomme à mâcher. Et parfois, souvent même, de la drogue. Quelques rares mécanismes suspects, mais surtout de la drogue. J’ai fait ce boulot jusqu’en 2007, où dans un hasard complet, j’ai rencontré le commissaire adjoint du département de la police de New York. Un homme très drôle, très sociable. Je crois qu’il était en phase de recrutement, parce qu’après un seul café, j’avais déjà une offre d’emploi sur la table du petit bistrot où nous étions.

«Enquêteur de Bridgeport, superviseur au CBP… Vous avez ce qu’il faut, croyez-moi!»
«Vous manquez à ce point d’effectif, commissaire adjoint?»
«De l’effectif comme vous? Toujours. Venez passer l’examen et les tests. Vous le faites demain, et lundi matin, vous commencerez.»

Je lui avais demandé un temps de réflexion. Une courte réflexion, peut-être, mais quand même. Je ne suis pas devenu détective le lundi suivant, cependant. Entrer dans le NYPD, c’est un peu plus complexe, mais après quelques semaines et une intervention subtile du commissaire adjoint, je démissionnais du CBP et je recevais ma plaque et mon Glock 19. L’unité des scènes de crime du poste 55. Rien de plus, rien de moins. Il y avait un tel prestige à porter la plaque du NYPD, c’était indescriptible. Trente-huit ans et désormais dans l’une des plus grandes villes du monde à traquer les meurtriers et les kidnappeurs. Tatie Deloris n’aurait pas été heureuse, mais elle aurait sans doute été fière. Quelques échecs, beaucoup de réussites, Adam Schoonover faisait petit à petit son nom dans le plus grand corps policier municipal du monde. Je n’étais plus l’homme qui avait été référé par le commissaire adjoint. À quarante-deux ans, j’obtiens sans aide le grade de sergent, puis l’année d’après, je deviens capitaine de l’unité des scènes de crimes du poste 55. Certains inspecteurs n’étaient pas ravis que je leur coupe l’herbe sous le pied, mais chacun pour soi, hein! La pire promotion de ma carrière.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

La pire promotion de ma carrière. Gérer une unité, perdre l’adrénaline du terrain… Les emplois de bureau, ce n’était plus pour moi depuis que j’avais goûté aux rues de New York. L’action, la vie qui grouille, le crime qui pousse comme de la mauvaise herbe. La vie, quoi. C’était en 2015. Quarante-six ans, donc. Une fusillade éclate à quelques rues du 55. Plusieurs unités sont appelées sur le terrain, j’y envoie également deux détectives pour prendre part aux investigations. Les autres services s’en plaignaient, ils voulaient gérer la chose seuls, mais je ne pouvais retirer mes deux hommes du terrain. Le commissaire divisionnaire est débarqué sur le terrain de la fusillade, j’y étais aussi pour tenter de désamorcer la bombe que je venais de mettre dans les rues. Ma vision n’était pas partagée par mes collègues, même si largement justifiée. Le commissaire divisionnaire m’avait alors demandé de retirer mes hommes, qu’un autre poste de quartier s’en chargerait. J’étais insulté.

«Sauf votre respect, monsieur, nous sommes sur le territoire de la 55 et…»
«Et je n’en ai rien à foutre. Dégagez vos hommes et retournez dans votre bureau!»
«Monsieur, permettez-moi de…»
«Non, je ne vous le permets pas.»

Il s’était retourné. Puis c’est à ce moment qu’il avait lancé, très faiblement, mais suffisamment pour que je le comprenne, les mots magiques. «Enfant de pute.» Ma vison est devenu flou, je ne voyais plus rien. Mes poings se sont serrés, un choc électrique a traversé tous les nerfs de mon corps. L’un de mes détectives qui me demande de partir, me retenant amicalement le bras, comme pour me témoigner qu’il n’en vaut pas la peine. Je n’entends rien, aveugle de colère, sourd de vengeance. Je m’avance vers lui, lui tapote l’épaule. Il se retourne. Je le cogne. Une fois. Deux fois. Trois fois. Il tombe sur le sol. Je n’arrête pas. Quatre fois. Cinq fois. On me retient. Mes hommes me hurlent d’arrêter, ils m’éloignent. Les lèches-cul s’occupent du con ensanglanté. Puis on me ramène à mon bureau.

Cela n’a guère été long. Deux heures et j’étais viré. Deux heures et on me demandait de vider mon bureau. J’ignore comment le commissaire adjoint du NYPD s’est démerdé, mais quelques jours plus tard, on me redonnait un badge de détective. Une rétrogradation, donc. Je n’ai jamais rien regretté. J’ai demandé un transfert de poste de quartier, mais on me l’a refusé. Cinq fois. J’vais mourir au 55, il faut croire…

Aujourd’hui, j’ai quarante-huit ans. Et je ne sais pas ce que l’avenir me réserve.


Fin. Enfin, si l'on veut.


   

   
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❝Invité❞
Invité


MessageDim 5 Mar - 20:03

BIENVENUE MI AMOR

Mouais, avec Sasha, ça fait un petit peu dégueu du coup, mais ... JE T'AIME !

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❝Invité❞
Invité


MessageDim 5 Mar - 20:10

BIENVENUE CHEZ TOIIIII
Ce choix de vava de feuliiiie
N'hésite pas si tu as besoin de quoi que ce soit
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Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageDim 5 Mar - 20:12

Biiieennvveennuueee officiellement <3<3<3

comme je le disais sur la Cb excellent choix de vava *__*

Bon courage pour ta fiche !

_________________
texte texte
Down goes another one



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Invité


MessageDim 5 Mar - 20:13

Merciii D'ailleurs, puisque vous proposez, je prendrais bien un café noir. Très noir.
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Sloan K. Redfield
OISEAU DE PARADIS

❖ MESSAGES : 1234
❖ AVATAR : James McAvoy

“ We start off with high hopes, then we bottle it. We realise that we’re all going to die, without really finding out the big answers. We develop all those long-winded ideas which just interpret the reality of our lives in different ways, without really extending our body of worthwhile knowledge, about the big things, the real things. Basically, we live a short disappointing life; and then we die. We fill up our lives with shite, things like careers and relationships to delude ourselves that it isn’t all totally pointless. ”
― Irvine Welsh, Trainspotting

MessageDim 5 Mar - 20:31

Bienvenue o/

_________________


I'm a puppet on a string. Tracy Island, time-traveling. Diamond could've shaped heartaches. Come to find you four in some velvet morning. Years too late. She's a silver lining lone ranger riding. Through an open space. In my mind when she's not right there beside me. I go crazy 'cause here isn't where I wanna be. And satisfaction feels like a distant memory. And I can't help myself. All I wanna hear her say is "Are you mine?" + R U MINE ?

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Dante Romanelli
ORCHIDEE

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WwW.The Lost Causes. (Elvira Delgado)
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WwW.Stop Problems, GO Fun! (Glenn Fendon)
WwW.It's a new day (Shandra Reyes)



MessageDim 5 Mar - 20:32

Bienvenueeeeeee mister Canada ♥

_________________

Hey Invité



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❝Invité❞
Invité


MessageDim 5 Mar - 20:33

Bienvenue parmi nous M'sieur le Détective !
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Estrella Garcia
LILAS

❖ MESSAGES : 307
❖ AVATAR : Victoria Justice



" La famille ce n'est pas uniquement par le sang. Ce sont les personnes de ta vie qui te veulent dans la leur. Ceux qui feront tout pour te faire sourire, qui t'acceptent et qui t'aimeront toujours tel que tu es."


" The only way to get rid of temptation is to yield to it "




MessageDim 5 Mar - 20:39

Quel intéressant choix d'avatar !

Bienvenue à toi et bonne chance pour ta fiche

_________________
.
I'm tired of being what you want me to be
Feeling so faithless, lost under the surface by Wiise
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❝Invité❞
Invité


MessageDim 5 Mar - 20:54

Merci à tous

Mon histoire commence à prendre forme...

J'ai cru voir Olivia Wilde, laissez-moi mourir dans mes fantasmes
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Sam Haynes
LILAS

❖ MESSAGES : 413
❖ AVATAR : Tom Hardy.



MessageDim 5 Mar - 21:36

Bienvenu parmi nous

_________________
il en faut peu pour être heureux
Vraiment très peu pour être heureux. Il faut se satisfaire du nécessaire. Un peu d'eau fraîche et de verdure que nous prodigue la nature, quelques rayons de miel et de soleil.  ©️ by anaëlle.

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❝Invité❞
Invité


MessageDim 5 Mar - 21:40

@Adam Schoonover a écrit:

J'ai cru voir Olivia Wilde, laissez-moi mourir dans mes fantasmes

Y'a moyen de se voir de plus près tu sais.
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Invité


MessageDim 5 Mar - 21:44

J'te prends au mot
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Anarkia Kooks
CALLA

❖ MESSAGES : 597
❖ AVATAR : Jennifer Morrison


I was torn by the storms in my head, like a victim of violence, a call to repent. Denied by the spirits of heaven, take me up again to the music of dawn.

A world beyond your sleep, beyond what's real. An in safety hidden sphere, away from our daily reality. A tear is only water. A sigh is only air. Whenever you feel haunted, truth lies out there.


MessageDim 5 Mar - 21:57

Bienvenue parmi nous ! Personnage très intéressant, j'aime bien la fiche !

_________________
It’s just a black murder of crows across the sky. The moon announces that it will soon be night. The light dies down, the spot goes on as loveless lips break into song.
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❝Invité❞
Invité


MessageDim 5 Mar - 21:59

Pas de souci. o/
Je n'ai pas lu toute ta fiche, mais on devrait pouvoir se trouver un lien sympa. What a Face
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❝Barthelemy Halloran❞
ADMIN COEUR D'ARTICHAUT

❖ MESSAGES : 318
❖ AVATAR : Alisha Boe


MessageDim 5 Mar - 22:03

Quel super choix d'avatar !

hâte de voir ce que tu as prévu d'en faire...


_________________
..... ▵ ©️endlesslove.
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❝Invité❞
Invité


MessageDim 5 Mar - 22:21

Merci à tous

Fiche terminée, j'irai la signaler quand je serai un homme, un vrai!
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Jethro C. Holmes
LILAS

❖ MESSAGES : 304
❖ AVATAR : Taron Egerton


MessageDim 5 Mar - 22:42

Welcome !

_________________

   
If I look back I am lost
“Say hey Johnny boy, the battle call. United we stand, divided we fall. Together we are what we can't be alone. We came to this country, you made it our home. ”
   
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❝Invité❞
Invité


MessageDim 5 Mar - 23:20

BIENVENUE :D
et bonne chance pour ta fiche
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avatar
Mayor Bloomberg
JONQUILLE

❖ MESSAGES : 2392


MessageDim 5 Mar - 23:37





Bienvenue à New York

Tu es désormais des nôtres!




Quelle plume! Et quelle histoire Bienvenue chez toi, dude!



Tu es désormais validé(e) et tu peux poster et voguer à ta guise sur le forum. Voici une liste de tous les topics qui peuvent t'être utiles pour que tu commences à jouer. Avant toute chose, tu dois recenser ton avatar par là

Pour essayer de trouver les liens qu'il te manque et rp au plus vite, tu as des coins appropriés où il te faudra créer tes propres topics où répertorier tes liens.

Tu meurs d'envie de rp mais tu n'as toujours pas trouvé quelqu'un pour un topic, n'hésite pas à passer par pour demander si quelqu'un est disponible et motivé ou par ici, si tu souhaites proposer une situation de jeu ou en choisir une parmi celles déjà proposées par les membres.

Mais comme tu viens d'arriver, il te faut avant tout un logement et faire répertorier ton métier afin de ne pas te faire chiper ta place si celles-ci sont limitées.

Pour le reste, il y a le flood, les jeux et toutes ces zones de détente pour partager avec les autres et vous sentir comme chez vous!


N'OUBLIE PAS QUE TU AS 10 JOURS, A PARTIR DE TA VALIDATION, POUR LANCER TON PREMIER RP


Bienvenue parmi nous, encore une fois



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avatar
Florence Fleury-Arnaud
MUGUET

❖ MESSAGES : 4158
❖ AVATAR : Alison Brie



MessageMer 8 Mar - 18:37

Bienvenue :)

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    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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Adam Schoonover -> Ça se prononce «Skounover», idiot!
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