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A woman, a cop but a difficult past ♠ Dalia Davis ...
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Isaac Samuel Jacobs
ORCHIDEE

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MessageVen 3 Mar - 22:11

 



A woman, a cop but a difficult past

The past is so dangereous




L’insomnie le gagnant une fois n’est pas coutume, Isaac avait décidé de s’enfermer en silence dans le bureau de sa maison de Staten Island, une tasse de café noir à ses côtés. Éclairée par la faible lueur de la lampe de bureau, il faisait défiler les unes après les autres, les photos du dossier de Dalia, entre ses doigts. Lieutenant à l’Académie de police depuis un peu plus de deux ans, Isaac avait oublié la sensation que cela produisait que de passer des heures sur une affaire, de se lever en plein milieu de la nuit en espérant trouver la preuve qui ferait balancer tout le dossier d’un côté ou de l’autre. Une certaine nostalgie l’avait frappé lorsqu’il avait ouvert ce dossier pour la première fois, quelques jours auparavant. Depuis, il se surprenait à réfléchir tel un flic et non comme un instructeur.
Le dossier Dalia Davis était compliqué pour Isaac qui connaissait personnellement l’intéressée. Une photo de cette dernière passa entre ses doigts et il sourit doucement… Il se souvint encore de sa rencontre avec la jolie pompier de New York. Une soirée comme une autre dans la vie d’Isaac qui en fin de semaine, avait été entraîné par l’un de ses amis dans une boîte de nuit. Accoudé au comptoir du bar, cumulant les verres de scotch tout en observant l’effervescence de l’endroit, il avait alors croisé son regard. Il avait mit du temps avant d’aller à sa rencontre, puis une chose en avait entraîné une autre et le lendemain matin, elle avait disparu avant que la sonnerie de son réveil ne retentisse… Sans se départir de son sourire niais, il avala une gorgée de son café à peine tiède. Une excellente soirée, pensa-t-il. Une soirée qui lui avait permis d’oublier Jo un bref instant, l’espace de quelques heures.
Puis il l’avait de nouveau croisé en compagnie d’un autre policier qui travaillait sur son dossier de violence conjugal. Il en fit part à Isaac qui sans attendre, avait décidé de revenir à son passé de flic de terrain en travaillant clandestinement sur le dossier. Aucun interrogatoire, aucune piste. Il ne faisait que lire encore et encore le dossier la concernant, comme si ça pouvait lui permettre de percevoir un infime détail qui ferait toute la différence tout en apprenant un peu plus sur cette femme qu’il avait connu bibliquement par le passé.

Il ferma les yeux un instant. Ses paupières commençaient à peser lourdement. Il laissa son café refroidir le restant de la nuit alors qu’il éteignit la lampe de bureau avant de quitter la pièce pour retrouver son lit, espérant que cette fois-ci, il parvienne à trouver le sommeil…
Ce fut la sonnerie de son portable qui eut raison de lui aux premières lueurs du jour. Il tâta à l’aveugle sa table de nuit jusqu’à trouver l’objet responsable de son réveil soudain et décrocha. Au fur et à mesure des paroles de son interlocuteur, Isaac immergea de sa torpeur et quitta son lit avec une certaine hâte. L’un de ses amis du commissariat de New York venait de le joindre pour venir interroger un dénommé Mario Bertoli. Un nom qu’il ne connaissait que trop bien pour avoir, par le passé, était infiltré à ses côtés au sein de criminels influents qui exerçaient dans la grosse pomme.
Après une bonne douche, il se rua dans un costume taillé sur mesure et se rendit au commissariat.

- « Lieutenant Jacobs. Je suis là pour l’affaire Davis. » Fit-il simplement à l’officier de l’accueil qui le conduisit jusqu’à la porte de la salle d’interrogatoire.

Il inspira profondément. C’était tout un pan de sa vie qu’il avait tenté d’oublier qui se trouvait derrière cette porte. Il se saisit de son portable et chercha Dalia dans ses contacts. Il observa le numéro un long moment, se demandant s’il devait la joindre ou attendre… Puis il se décida d’envoyer qu’un simple message * Salut Dalia, on a du nouveau sur ton affaire. Je t’appelle tout à l’heure. Bise ISJ *  

Isaac inspira une fois encore avant de se tourner en direction de son collègue qui venait d’arriver et lui sourit tout en lui serrant la main.

- « Comment tu vas ? Bertoli serait l’un des types envoyait par l’ex-mari de Dalia ? » Il se passa une main lasse dans la nuque « Ça fait bien longtemps que je n’ai pas interrogé un suspect… Et encore moins un type qui a trouvé le moyen d’arrondir ses fins de mois en s’en prenant à une femme innocente. »

Finalement, il était plus que prêt de montrer comment ça fonctionnait avec lui.

- « Prêt ?! »











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MessageDim 5 Mar - 21:13

 



A woman, a cop but a difficult past

The past is so dangerous



Quand on fuyait, on ne se sentait à sa place nulle part et encore moins en sécurité. C’était le prix de la liberté et c’était bien peu cher payé comparé à tout ce qu’elle perdit avec Marcus. Sa dignité, sa combativité, son amour propre et même son amour pour la vie. Son humour devint amer, cynique et elle finit par ne plus avoir envie de rire du tout. Son quotidien ne tournait qu’autour de lui et de ses humeurs et elle passait le plus clair de son temps à tenter de détecter le moindre changement chez lui, même le plus léger, celui qui indiquerait qu’une raclée se profilait à l’horizon. Entre les sévices physiques, il y eut les sévices psychologiques et la torture morale et ça faisait bien plus mal que d’avoir à expliquer à une infirmière, pour la 10ème fois de l’année, comme elle avait encore glissé dans la baignoire ou bien pourquoi elle s’était tordu la cheville en haut des escaliers. Oui, il lui arrivait de tomber sur des cigarettes de sorte qu’elle se brûlait l’intérieur des cuisses et parfois, elle le laissait l’étrangler pendant leurs ébats pour plus de plaisir. Tous les mensonges étaient bons pour que personne ne vienne jeter un œil à leur quotidien. Pour que personne ne donne envie au monstre auquel elle était mariée de montrer la pire facette de sa personnalité dont elle serait la seule victime. Il ne reculait devant rien pour lui en faire baver, comme si elle s’était rendue responsable du pire des crimes sans même le savoir. Il manqua de la tuer tellement de fois, toutes les cicatrices sur son corps étaient de lui, celles qu’elle s’était faites enfant avaient été cachées par les saloperies de celui qui aurait dû l’aimer et la protéger du reste du monde. Puis il y eut la fois de trop. Les semaines d’hôpital et la rééducation, le sauvetage par un garde du corps qui lui conseilla de partir, de porter plainte, promettant qu’il témoignerait. Après lui, le personnel de cuisine et les autres finirent par se présenter spontanément. Parce qu’elle était une femme agréable et généreuse et qu’aucun d’eux ne comprenait ce qu’elle avait bien pu faire pour mériter ça, hormis respirer. Ils subissaient, eux aussi, la violence de ce cinglé. D’une façon différente mais le résultat restait le même. Il lui avait fait tellement de mal ! Il y avait ce qu’elle dit à la cour et tout ce qu’elle garda pour elle, voulant conserver un peu de sa dignité et une partie de ses cicatrices pour elle.


Le message d’Isaac réveilla chez elle une vieille angoisse. Bart venait de se lever pour rentrer chez lui et passer la journée avec son frère. Il était en congé. Tant mieux, elle n’aurait pas à le croiser au commissariat. Mais elle pensait qu’il gérait son affaire, du moins, qu’il gardait un œil dessus et qu’Isaac ne se mêlait pas à tout ça, elle avait dû mal comprendre quand il lui avait expliqué ce qu’il faisait dans la vie, il y avait eu beaucoup d’alcool et ils avaient fini par parler d’une façon beaucoup plus divertissante. Son cœur battait à tout rompre et elle hésita à appeler Bart pour en discuter ou au moins le serrer contre elle pour s’apaiser un peu. Elle repoussa cette idée, il avait un tas de trucs de prévus, il n’était pas question de tout gâcher. Elle soupira et fila prendre une douche avant de répondre à Isaac qu’elle allait passer au commissariat pour en savoir plus. Elle regrettait déjà cette décision alors qu’elle avait un terrible mal de ventre dans la voiture. Elle savait qu’elle était angoissée et morte de trouille quand elle ne supportait même plus d’écouter de la musique et que tout accroissait son trouble. Elle se gara devant le commissariat et hésita dix bonnes minutes avant de sortir de sa voiture et d’entrer. La jeune femme se présenta à l’accueil, salua l’officier de service et demanda à voir Jacobs. On lui demanda de patienter et il finit par apparaître, un visage connu lui permit de se sentir un peu moins tendue. Bart lui avait dit que les deux types qui avaient tenté de l’enlever avaient été mis en garde à vue mais elle n’en savait pas plus. « Qu’est-ce qui se passe ? Je ne devrais pas être là et je n’ai pas envie de parler de ça avec un homme avec qui j’ai couché mais visiblement, ça a fait le tour du comico, je suppose que tout le monde est au courant ! » lâcha-t-elle, dépitée, elle qui avait mis tant de soins à dissimuler son secret en se disant qu’il y avait prescription et que tout le monde avait oublié. « J’aurais aimé que personne ne se souvienne du procès et du reste. Il va finir par venir jusqu’ici, je suppose que toi tu ne t’occupes pas de ça mais est-ce qu’il y a quelque chose qu’on peut faire pour éviter ça ? S’il me met la main dessus, il va terminer le travail, tu comprends ?! »





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Isaac Samuel Jacobs
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MessageMar 4 Avr - 22:16

 



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Cela faisait maintenant quelques temps qu’Isaac avait troqué son costume de Lieutenant de terrain pour celui d’instructeur à l’Académie et même si sa vie professionnelle ne lui déplaisait pas, il ne se sentait pas lui-même pour autant. Il avait toujours été un agent de terrain et il en prit davantage conscience lorsqu’il pénétra dans le commissariat : La sonnerie incessante du téléphone, l’odeur du café chauffer une énième fois mélangé aux fragrances d’alcool croupi qui se dégageait d’un des suspects non loin d’Isaac. Oui, cela lui manquait ! Et cette affaire ne faisait que raviver tout cela… Même s’il aurait été souhaité s’en rendre compte dans des circonstances différentes que celles qui le menaient à ce jour, en ce lieu.

Maintenant, il se retrouvait devant la porte de la salle d’interrogatoire avec, entre les mains, le dossier d’un criminel notoire qui sévissait dans les rues de New York depuis quelques années déjà. Il fallait croire qu’il était tombé assez bas pour accepter un contrat qui consistait à s’attaquer à une femme innocente, qui plus est, était une connaissance d’Isaac.

Alors qu’il s’apprêtait à pénétrer dans la salle d’interrogatoire, un jeune officier en uniforme l’interpella pour lui apprendre que Davis était déjà arrivé. Elle n’avait pas perdu de temps, pensa-t-il alors qu’il se tourna en direction de son collègue, lui faisant comprendre qu’il pouvait commencer sans lui.
Il talonna le jeune homme jusqu’à l’afro-américaine et il n’esquissa pas le bref sourire à l’encontre de cette dernière. Il n’était pas particulièrement ravi de la revoir dans ce genre de circonstance et cela devait être réciproque. Lorsqu’elle l’aborda, elle bâcla les politesses d’usage pour évoquer leur relation « intime » et il se mit à sourire, amusé alors qu’il regarda autour de lui. En effet, la plupart des flics ici-présent étaient au courant de leur brève relation sans savoir réellement comment cela leur été parvenu aux oreilles mais il avait bien assez de soucis en ce moment pour y prêter la moindre attention.
Il serra la mâchoire lorsqu’elle évoqua son ex et le fait que dès qu’il l’aura attrapé, il n’hésitera pas à terminer le travail et la faire disparaître au plus vite.

- « Oui, je comprends Dalia mais calme-toi, d’accord ?! » Il posa une main sur son bras et lui sourit, se voulant rassurant « L’homme avec qui tu as couché connaît le type qui a été engagé par Marcus. J’ai été infiltré à ses côtés pendant quelques temps. Ça a du bon finalement de coucher avec moi, tu ne trouves pas ? » Fit-il avec un sourire suffisant sur les lèvres « Je peux te mettre sous protection si tu le souhaites, soit des officiers en faction devant chez toi et qui te suis partout, soit tu peux venir chez moi… En toute amitié, bien sûr. »

Isaac était loin du policier modèle qu’on montrait sur les affiches publicitaires. Il avait des états de service tumultueux durant lesquels on a bien souvent remis en doute sa loyauté à l’égard de la justice mais il restait intègre malgré tout et n’hésitait pas à agir contre le règlement si besoin, si cela permettait de protéger des innocents. Dalia en faisait partie et d’autant plus qu’il l’a connaissait personnellement et ne souhaitait pas recevoir ce genre d’appel où on risquait de lui apprendre qu’elle avait été retrouvé morte près de l’East River, roué de coup. L’assassin de son ex en avait payé le prix fort et il savait pertinemment qu’il était capable de réitérer son acte.

- « Si cela peut te rassurer, l’individu qui est en salle d’interrogatoire n’est pas un tueur professionnel. C’est une grosse frappe qui saisi les opportunités lorsqu’elles se présentent. Peut-être a-t-il changé depuis… Mais il risque d’être à l’ombre pour pas mal de temps. »

Il lui sourit et posa sa main sur sa joue avant de la retirer « Suis-moi, je vais aller poursuivre l’interrogatoire et voir ce qu’il a comme information qui nous permettrait enfin de foutre ton ex en prison ».

En espérant qu’il ne soit pas rancunier d’avoir brisé quelques transactions qui pouvait rapporter gros, par le passé…







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MessageLun 17 Avr - 21:40

 



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A lui demander de se calmer, il ne récolta qu’un regard d’une froideur polaire qui en disait long sur ce qu’elle pensait de cette petite phrase. Elle n’était pas du genre à paniquer et à se mettre en colère, quand on la connaissait un peu, on savait qu’il était plus que difficile de la faire sortir de ses gonds et jusqu’à présent, elle était restée maître d’elle-même alors qu’il se permette cette réflexion, probablement parce que c’était une femme, ça lui donnait une folle envie de le remettre à sa place mais ce n’était ni l’endroit, ni le moment. Elle n’était pas la caricature de la femme afro américaine, hystérique, parlant fort et riant fort, non, elle était mesurée et délicate, elle était intelligente et douce mais elle se battait pour qu’on la respecte et briser le cou de tous les préjugés. La suite ne fut pas plus plaisante et il s’attira son mépris en un tour de main. « Là, tout de suite, j’ai un peu de mal à voir les avantages de ce que je considère de plus en plus comme une erreur, tu m’excuseras de ne pas savourer l’instant autant que toi ! » La réplique était cinglante et ne laissait aucune place au doute, si elle assumait tout ce qu’elle faisait et particulièrement le fait de collectionner les hommes, elle se demandait si elle n’aurait pas mieux fait de se péter un bras le soir où elle croisa la route du flic qui lui faisait face. « J’apprécie l’offre mais je me suis assez fourvoyée avec toi et j’ai tendance à ne faire confiance qu’à moi pour ma protection. Mais merci de ta générosité et de ton altruisme ! » L’ironie était perceptible, elle aurait pu lui dire qu’elle avait déjà un policier pour prendre soin d’elle et qu’il s’assurerait sans doute bien mieux de sa sécurité qu’un crétin de son genre mais les esclandres, ce n’était pas son truc. Elle préférait garder la tête haute et son air fier. « Il y en aura d’autres après lui, il n’est qu’une goutte dans l’océan et c’est précisément mon problème. » Elle se défit de sa main quand il la posa sur sa joue, lui agrippant le poignet fermement mais pas violemment pour autant. « J’apprécierais que tu ne me touches pas sans mon autorisation ! Merci ! Je vais rester le temps de l’interrogatoire et je repartirais, j’ai déjà quelqu’un sur le dossier et je doute que tu puisses faire mieux et plus rapide que lui ! » Elle se tint à bonne distance de lui et fut autorisée à s’installer de l’autre côté de la vitre pendant qu’il faisait son travail. Elle pianota sur son téléphone histoire de laisser un message à Bart et lui expliquer la situation. Avec un peu de chance, il pourrait la rejoindre et rendre tout ça un peu moins bizarre. Bientôt, Isaac demanderait une contrepartie pour toutes les gentilles choses qu’il faisait pour elle et elle aurait une folle envie de le castrer de façon définitive.




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