Revenir en haut Aller en bas


Partagez|
Et quelques verres de Rhum !!! •• Jezabel
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageDim 19 Fév - 19:14

Une soirée dans un bar.  Qu’est-ce qui l’avait poussé à accepter l’invitation de sa sœur ? Il s’était retrouvé au milieu de personnes de son âge qu’il n’appréciait pas forcément, mais Stace avait l’air heureuse, c’était probablement tout ce qui comptait. Il soupira doucement et commanda à boire sans faire trop de commentaires. Avec l’achat de sa nouvelle maison dans le Queens et son aménagement, il était sur les rotules, mais c’était quand même Stace qui en faisait le plus. Si on pouvait y loger, pour l’instant, il vivait toujours chez ses parents, mais d’ici une ou deux semaines – peut-être trois- tout serait prêt pour qu’il emménage. Il avait réussi à trouver un ancien appartement, très très spacieux où il pourrait vivre avec Stace jusqu’à ce qu’elle trouve un boulot. Ils allaient cohabiter, se tenir compagnie. Il avait fait en sorte qu’il y ait également plusieurs chambres pour des invités au cas où Ksenia ou Jez’ auraient besoin d’un endroit se poser pour un jour -ou plus de temps-. Il enchaina sans trop se rendre compte les cocktails, les différentes boissons oubliant presque qu’il était sous médocs et donc que l’alcool était normalement à proscrire un maximum.
Il eut un moment de floue dans sa tête, tout ce qu’il pouvait dire c’est que Stace avait l’air d’apprécier la soirée et qu’elle s’était trouvé quelqu’un avec qui rentrer… ce qui signifiait qu’il allait devoir rentrer seul en étant bourré et en fauteuil.  Cela ne l’enchantait guère, mais il ne pouvait pas gâcher la soirée prometteuse de sa petite sœur. Il tenta de la rassurer, lui assurant –lui jurant par tous les Dieux- qu’il arriverait tranquillement chez « eux ». Le bar était plus proche de leur nouvelle maison que de la maison des parents. Il y avait le minimum vital pour qu’il survive la nuit, ça sentirait un peu la peinture, mais ce n’était pas un drame non plus !

Il devait proche de minuit lorsqu’il quitta le bar avec cette désagréable impression qu’il ne roulait pas droit. Foutu fauteuil. A un moment donné, il voulut prendre un virage, pour tourner dans une rue et si en temps habituel il réussissait parfaitement son coup,  ce soir-là ce fut l’échec le plus total au lieu de continuer sur la route, il rentra dans une cabine téléphonique. kéketu fouts là toi ! Dégage ! T’es sur ma route ! grogna-t-il mécontent que l’appareil soit toujours là, il recula un peu et avança de nouveau… dans la cabine. Mais dégage-euh ! Tu me gênes ! oui, parler à une cabine téléphonique à minuit comme si c’était un être humain est tout à fait normal. Odair recula de nouveau et réussit cette fois à passer à côté de l’engin et le dépassant il lui fit un magnifique doigt, il était toujours aussi raffiné. Il tourna une fois à droite, puis une autre fois à gauche avant de se rendre compte qu’il s’était totalement perdu. Il n’avait plus de Giga pour aller sur internet –et de toute façon voyait trop flou pour suivre une carte-. Il n’y avait plus qu’à demander à quelqu’un, n’est-ce pas ? New-York la ville qui ne dort jamais… Il allait bien trouver quelqu’un qui allait lui indiquer la route… encore faudrait-il qu’il arrive à trouver une personne, pas saoule, avec une tronche qui lui revenait. Il avança… un peu… et soudain se sentir tout simplement tomber. BOUM. Le trottoir. Il y avait eu un foutu trottoir qu’il n’avait pas vu sur son chemin. Et s’il s’était cassé la gueule de son fauteuil qui trônait à un mètre de lui, sur ses roues (une était un peu tordue ou bien était-ce son esprit ?), se foutant limite de sa tronche. Fauteuil du Diable !!! Et voilà, comment Odair s’était trouvé au sol sans trop pouvoir bouger au bord d’un trottoir dans un quartier résidentiel.
Appeler quelqu’un pour demander de l’aide. Stace c’était mort. Ses frères allaient le tuer, ses parents le priver de sorties. Il ne restait que sa sœur Jesse qu’il se sentait d’appeler, bien sûr il y avait ses ami-e-s mais il ne voulait pas non plus les déranger. Il chercha donc Jesse dans son répertoire et glissa son doigt sur le prénom pour enclencher l’appel sauf qu’entre ses gros doigts et sa vision floue il avait surtout appelé Jezabel. Il ne s’en rendit compte que lorsqu’elle décrocha. Oups. Bonjouuurr. Non bonne nuit ! Non ! Bonsoir ! Voilà ! dit-il avec une voix joyeuse qui ne lui ressemblait franchement pas, lui le type morne Pardon Jez ! je croyais que j’appelais Jesse ma sœur… parce que… je me suis perdu et je suis tombé d’un trottoir dans un coin que je connais pas. Instant censé être dramatique, sauf qu’il eut un pseudo fou-rire à la limite de l’hystérie. Il arriva à se calmer au bout d’une longue minute et essuya ses yeux remplis de larmes. Pendant un instant, il se demanda s’il y avait vraiment que de l’alcool dans ces cocktails, l’instant d’après il s’en fichait. Donc, je suis par terre et le fauteuil j’peux pas me remettre dessus. Mais ççaa vvaaaaaaaa biiieennn ! Pas de bobo, pas de sang ni rien hein, t’inquiètes je gère, je suis juste tombé telle une merde au sol. Enfin bref ! Par le plus grand des hasards… t’peux pas venir me chercher, me remettre sur ma bécane… et m’indiquer le chemin ? S’te plait. S’tu peux pas c’pas grave je trouverai quelqu’un d’autre… je comprends si t’es occupée surtout vu l’heure. trop de générosité de comprendre ça, n’est-ce pas ? Il attendit que la jeune femme réponde sans même être certain de comprendre réellement sa réponse… mais ça devait être un oui. Il n’y avait plus qu’à attendre.  Il avait réussi, fort heureusement à lui donner un nom de rue. Quand, elle arriverait, si elle arrivait peut-être qu’il lui ferait un énorme câlin pour la remercier. Non, il allait se faire taper sur les doigts par son homme.  Pas de câlin, Matthew, pas de câlin !

Enfin une voiture, après un certain temps, arriva, sans être sûr que ce soit Jez, il lui fit de grands signes. Il était  quand même arrivé à se remettre assis par terre. YOOUUYOOOUUU, je suis làààà !!! Matthew bourré, mesdames et messieurs, c’est pas du joli-joli !

_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Jezabel Gambino
ADMINE REINE DU SILENCE

❖ MESSAGES : 2938


MessageJeu 23 Fév - 14:04

Difficile de ne pas se sentir dépassée par le fait d’emménager dans une nouvelle maison dans laquelle ils n’avaient pas grand-chose à mettre. Ils durent se faire à l’idée de disposer de tout ce qui se trouvait là le temps qu’ils puissent l’aménager selon leurs envies. La priorité, pour le moment, c’était la maison à Chicago. Le reste était arrivé de façon inattendue, elle ne savait toujours pas comment elle était parvenue à convaincre Gaby de s’installer sur le domaine Gambino mais il avait accepté et s’il grinçait des dents et traînait souvent les pieds, il essayait de ne pas lui en tenir rigueur. Dès qu’il avait l’occasion de bosser loin, il rentrait à des heures impossibles et trouvaient parfois toutes les excuses possibles et imaginables pour la sortir du domaine et rentrer le plus tard possible. Elle le comprenait, si on lui avait proposé d’habiter dans la maison de son propre père et qu’il avait fini par accepter pour leur bien à tous les deux, elle en aurait fait de l’urticaire et aurait eu un mal fou à ne pas avoir envie de fuir. A ceci près qu’il n’aurait rien eu à lui proposer, aucune promotion sociale, aucun boulot, rien, hormis lui jeter à la gueule qu’elle n’existait à ses yeux que parce qu’elle avait une bague à l’annulaire. Tandis qu’Ettore avait besoin de se rassurer, comme un homme qui avait été trahi par un de ses fils, il avait besoin d’être sûr de ne pas faire une erreur en proposant des choses à son cadet. Jezabel ne le faisait pas pour le plaisir de s’entourer de leur famille, c’était subsidiaire, elle le faisait pour Gabriele, pour qu’il puisse avoir le droit à toute la reconnaissance qu’il réclamait à tort et à travers depuis des années et que son père ne rêvait que de lui offrir pour peu qu’il cesse de faire l’enfant et d’être têtu pendant deux minutes. Il avait sans doute pensé qu’elle plaisantait quand elle lui promit de le hisser au sommet, à bout de bras, s’il le fallait. Mais elle était belle et bien sérieuse. Il n’y aurait pas de promotion pour elle, il n’y aurait pas de renouveau ou bien d’évolution et si son mari parvenait à obtenir ce dont elle rêvait depuis toujours, ce serait une véritable victoire. Ils étaient dans la même équipe, ils jouaient pour l’un et l’autre et elle était convaincue qu’il méritait d’être reconnu. Et elle pouvait le sentir, son père préparait de grandes choses, il fallait qu’il se montre patient et ouvert. Impossible pour un homme comme lui.


Il n’y avait que la chambre qu’ils avaient modifiée à leur goût, Jez avait insisté et il avait été incapable de lui dire non. Il semblait plutôt content du résultat et encore plus de son dressing attenant à la chambre où elle avait soigneusement rangé la quantité astronomique de vêtements qu’il possédait. A côté, celui de sa femme était à moitié vide. « On pourra s’occuper de la salle de bain et puis du salon, mais tu vois, ça ira vite. On va être bien, je t’assure ! » Son téléphone sonna alors qu’il affichait une mine perplexe et s’apprêtait à lancer une remarque se voulant décourageante. « Matthew ? » Elle fronça les sourcils alors que Gaby posait des questions à voix haute et parlait à côté d’elle, ce qui rendait la compréhension de son interlocuteur, à l’autre bout du fil, particulièrement laborieuse. « Tu es perdu et tombé de ton fauteuil ? Ok, garde le téléphone allumé, je vais te trouver, d’accord ? » Elle courut jusqu’à l’escalier, dévala les marches et alluma son ordinateur pour faire une recherche via le numéro de son ami et pouvoir le localiser en usant de logiciels et de techniques parfaitement illégales. Elle avait fait la même chose avec Gabriele quand il désertait le domicile conjugal. Elle pianotait en expliquant à son mari ce qui se passait dans un mélange d’italien et d’espagnol. « Matt, t’es toujours là ? Je vais bientôt arriver quand je t’aurais trouvé ! » Le Queens ! Elle attrapa son manteau, mit un bonnet, une écharpe et enfila des chaussures tout en demandant à Gaby s’il acceptait de l’y emmener. Tout était bon pour quitter le domaine, il n’hésita pas. Elle entretint la discussion tout le temps que dura le cheminement jusqu’au Queens, surveillant sa position sur son gps et quand ils lui mirent enfin la main dessus, il n’avait pas bougé d’un pouce. Elle soupira, il faisait un froid polaire. Elle courut jusqu’à lui pour ramasser son fauteuil et le remettre correctement. « Comment tu vas ? Est-ce que tu as froid ? » Elle demanda de l’aide à son mari pour le remettre dans son fauteuil alors qu’il semblait hilare. « Tu ne peux pas sortir tout seul pour le moment, Matthew, tu aurais pu rester ici jusque demain et il fait trop froid pour que tu ne meures pas ! On doit te déposer où ? »


_________________

    Let me feel your devotion
    Let me feel your emotion
    Love me like it's the last night
    Like it's the last night
    Hit me like a meteorite
    Don't let me go, don't let me go



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageMar 28 Fév - 19:50

Oui, il allait garder son téléphone allumé le temps qu’elle le trouve. Il ne savait pas trop comment elle allait faire… Son esprit était totalement perdu dans un nuage brumeux, c’’est tout juste si à un moment donné il ne verrait pas passer un éléphant rose devant lui. Enfin le jour où ça arriverait, il se dirait qu’il était bon à enfermer pendant longtemps parce que ça serait vraiment le point de non retour ! Jez… J’espère que tu ne veux pas que je te chante une chanson ? Genre pour te montrer que je suis toujours en vie ou pas en coma éthylogique. Non c’est pas ça… Ethyli…que. Ouais Ethylique c’est ça ! il secoua un peu la tête, toujours sur son trottoir humide et il continuait de parler c’pas que je chante mal, mais j’aime pas ça, puis je ne connais pas beaucoup de chanson.  Ptet des paillardes, mais c’est moche, pis, j’veux pas totalement te dévergonder ! mais si Gaby est d’accord, peut-être que j’t’en apprendrais une, un jour ! Heureusement après ça, il n’avait plus trop su quoi dire, il s’était donc tût et se contentait de répondre aux questions qu’elle lui posait et toutes les trois-quatre minutes lui dire qu’il était toujours là… mais malgré la fraicheur de la nuit il n’avait toujours pas froid il avait juste envie de s’endormir, il sentait tous ses muscles s’engourdir. Il ferait bien un gros dodo, mais tout aussi bourré qu’il était, il n’avait pas envie de s’allonger là, sur le sol à la merci de la moindre voiture qui passait… peut-être même d’un chien ou deux qui seraient affamés, ou même de rats.  L’idée de se faire manger vivant par un rat (enfin plusieurs) lui faisait assez peur pour le tenir éveillé. Il maugréa au téléphone des insultes comme ces pauvres bêtes d’égout, sans réellement de soucier si Jez comprendrait ou pas.

Bientôt, il l’avait entendu prendre la voiture, elle essayait d’entretenir la conversation avec lui et de son côté, il essayait de répondre de façon la plus intelligible  ce qui n’était pas évident. Il commençait à avoir du mal à prononcer certaines syllabes si bien que certains devenaient moins compréhensibles, et parfois il manquait même quelques mots, néanmoins le sens de ses phrases restaient globalement compréhensible. Si Keaton était là, il rirait très fort de le voir comme ça. Si Keaton était là, il pourrait lui faire un gros câlin. Un an. Bientôt un an et le vide était toujours là, jamais comblé. Et soudain, super-Jezabel dans sa super-voiture avec son super-mari (tous des super-héros) arrivèrent, l’adolescente arriva bientôt à lui, le remettant sur ses roues, sur son fauteuil. Merchii’. dit-il en lui dédiant un grand sourire tout en la regardant avec le regard de la personne totalement alcoolisée, un peu vide, un peu ailleurs qui avait du mal à bien visualiser toutes les formes, contours, tout ce qui se passait autour de lui. J’ai la pêche ! Pas le fruit, hein ! Mais ça va, et j’ai pas froid, j’ai même plutôt chaud ! Ou pas, il n’était pas franchement sûr. Ses doigts lui semblaient un peu engourdis, mais pour lui c’était plus le fait de l’alcool que du froid. Il gloussa un peu, sans trop savoir pourquoi. Il l’écouta, grimaçant un peu, avec une moue boudeuse, comme s’il était un petit garçon et que sa maman le sermonnait par ce qu’il avait fait une petite bêtise ! MMMAAIIISSSSSSSSS….. oui, ça commençait toujours comme ça pour montrer que l’on était pas d’accord. Et forcément il y avait une suite Pis, je suis pas sorti seul… mais ma sœur Stace, elle a trouvé quelqu’un, j’voulais pas gâcher sa soirée, la pauvre tu comprendre ? Comprends, pardon. J’voulais juste qu’elle soit heureuse, même si c’est que pour la nuit et j’pensais pastomber de ce foutu, vilain méchant trottoir. Et il y a une foutue cabine là-bas aussi qui m’a bloqué le passage ! Le vilaine. et une fin, qui promettait la grosse galère à venir.Mais j’suis désolé Jezabel. Tu me pardonnes ? Je peux te faire un bisou, sur la joue hein, pour me faire pardonner… si ton mari y voit pas d’inconvénient. Il détestait ce genre de choses d’habitude, mais là il avait pris la voix d’un gamin et la regardait avec de grands yeux quémandeurs et malheureux.  Un petit bisou, un petit câlin, sans ambiguïté, elle ne l’attirait pas. Un peu d’attention et de tendresse provenant de quelqu’un d’autre que sa famille. Il frisait probablement le summum du ridicule mais heureusement pour l’instant il ne s’en rendait absolument pas compte. Lorsqu’elle lui demanda où elle le déposait, il haussa les épaules, avant de tenter de lui réciter sa nouvelle adresse. C’est la maison, que j’ai achetée, bientôt j’vais y vivre… pas tout à fait fini… d’emménager… mais j’peux y dormir sans souci ! Tu seras la première à la voir dans mes amis. Il n’avait pas beaucoup d’amis, et si cela semblait une phrase anodine, c’était en fait un énorme compliment qu’il venait de lui faire. Vous z’êtes trop gentils, d’être venu me chercher, mais… j’suis désolé je croyais que j’appelais ma sœur… Jess cette fois. Je suis vraiment vraiment vraiment vraiment  vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment désolé de vous avoir déranger. J’vous ferais un gâteau pour me faire pardonner… mais quand j’y verrais moins en double. il s’agita un peu pendant quelques instants, ne se sentait pas particulièrement bien ? Il s’endormait et tentait de lutter contre ça. Il ne savait pas pourquoi mais il le sentait mal. Il avait peut-être peur de ne pas se réveiller.  Il inspira un bon coup tentant de cacher son malaise, le fait que son cœur était en train de s’emballer sous l’anxiété. Il fixa soudain la jeune femme, avant de froncer les sourcils comme s’il avait –faussement- retrouvé un peu de lucidité  Pourquoi tu es venue ? Je ne le mérite pas. Je suis un mauvais ami. Il ne comprenait pas, pourtant elle devait savoir le mal qu’il avait fait –sans réellement le vouloir à Cinzia-. Je ne veux pas te blesser toi aussi. Il ne voulait pas perdre sa confiance, son amitié, il en avait trop besoin. Même si les choses s’étaient arrangées avec Cinzia, il savait que ça serait difficilement « comme avant », et il ne voulait plus commettre les mêmes erreurs.

_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Jezabel Gambino
ADMINE REINE DU SILENCE

❖ MESSAGES : 2938


MessageDim 5 Mar - 16:20

Elle savait bien que son mari ne comprenait pas les amitiés qu’elle avait tissées en arrivant à New York mais elle avait besoin de ça. D’avoir des gens autour d’elle, de nouveaux amis pour ne pas avoir l’impression d’être complètement isolée et sans ressources. Elle adorait ses belles sœurs et leurs conseils étaient terriblement précieux mais elle avait aussi besoin de vraies amies, de gens qui avaient la possibilité de vivre libre, du moins beaucoup plus qu’elle. Parce qu’ils ne l’encourageaient pas à la fermer, à se tenir bien, à faire tout un tas de choses pour que son mariage ne soit pas un fiasco et que son mari ne se rende pas malade. Sauf que Gabriele était un homme adorable et attentionné mais tellement peu sûr de lui qu’il rendait la vie impossible à sa femme. Elle l’aimait du plus profond de son cœur mais il y avait des moments où elle saturait, entre justifications et obligations, elle aurait simplement aimé pouvoir se laisser porter par le courant. Mais si elle faisait ça avec lui, il l’enfermerait complètement et pour de bon. Au fond, s’il avait pu, il aurait insisté pour qu’elle n’apprenne pas la langue afin de rester un peu plus sous sa coupe. Elle ignorait si c’était inhérent à la ville ou bien à son caractère mais il arrivait des moments où elle se sentait proche du point de rupture. Si elle n’avait plus personne à qui en parler en toute franchise et sans se prendre leur jugement ou leurs conseils qui la poussaient à s’aplatir davantage, elle allait dépérir. « Oui, un bisou et puis on va te raccompagner ! » Elle tendit la joue et il déposa un baiser mouillé qui la fit grimacer avant qu’elle ne ricane, autrefois, elle aurait sans doute proposé de finir la soirée, de boire avec lui, même. Mais on ne pouvait pas dire que ce soit une bonne idée, elle avait suffisamment abusé de l’alcool comme ça et c’était désormais une zone interdite, elle savait ce qui arriverait sinon. Il eut même le droit à une furtive étreinte, bien que Gaby ne soit pas forcément ravi, jaloux comme il était. « Non, tu vas rentrer avec nous, il y a du chauffage et puis de quoi manger. » Elle jeta un œil à son mari qui hocha la tête à l’affirmative, elle déposa un baiser sur ses lèvres pour le remercier, il n’était pas toujours facile mais il faisait des efforts. « Parce que tu es mon ami, je suis là pour ça ! On va te mettre dans la voiture et tu vas rentrer avec nous, si tu as besoin de vomir, il faudra le dire, ok ?! » Elle s’était agenouillée devant lui pour prendre ses mains et tenter de les réchauffer dans les siennes. Elle finit par retirer ses gants pour les passer à ses mains, histoire qu’il se réchauffe un peu. « Ca n’arrivera pas, on ne me blesse pas moi, je suis trop forte pour ça ! » plaisanta-t-elle tandis qu’elle regardait Gaby pour qu’ils hissent l’ancien secouriste dans la voiture en même temps. Elle l’attacha et posa le plaid sur ses jambes alors que monsieur pliait le fauteuil pour le mettre dans le coffre. « Je ne sais pas pourquoi tu as bu autant mais tu as l’air malheureux. On parlera si tu veux ! Boire quand on est malheureux, c’est une mauvaise idée ! » Il lest fit s’arrêter deux fois pour vider ses tripes et il en mit un peu sur la voiture, Jez promit qu’elle nettoierait. Ce fut d’ailleurs la première chose qu’elle fit une fois sur le domaine et ce même si Gaby lui affirmait que ce n’était pas nécessaire maintenant. Quand elle refit surface et entra dans la maison, elle réalisa non seulement que Matt n’était jamais venu ici puisqu’ils avaient emménagé récemment mais qu’en prime, il était couvert de vomi. « Je vais te prêter des vêtements. Y a une salle de bain en bas, tu vas pouvoir te laver. » Elle aurait bien volontiers proposé son aide mais ils n’étaient pas assez intimes pour ça et elle était certaine que ça ferait l’objet d’une dispute avec Gabriele et elle n’avait pas besoin de ça.


_________________

    Let me feel your devotion
    Let me feel your emotion
    Love me like it's the last night
    Like it's the last night
    Hit me like a meteorite
    Don't let me go, don't let me go



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageMar 7 Mar - 21:58

Il lui déposa un petit baiser sur la joue, sans se rendre ni du fait que ce dernier était plus baveux qu’agréable, ni qu’elle avait grimacé, fort heureusement sinon il se serait probablement vexé, un peu. Il aurait trouvé une excuse pitoyable comme par exemple le fait qu’il n’avait pas l’habitude de faire de bisous aux filles. Même si dans un sens c’était vrai, faire un bisou sur une joue n’était en rien compliqué et c’était la même chose pour un homme et une femme… même si parfois chez l’homme c’était plus piquant –quoiqu’à l’heure d’aujourd’hui certaines femmes aka les femmes à barbe piquaient plus que certains hommes qui prenaient très soin d’eux -. Il secoua un peu la tête, ne comprenant pas bien pourquoi elle ne voulait pas l’emmener chez lui. Il allait se mettre sous une couette et tout irait bien et autant dire qu’il n’avait pas spécialement faim ! Il aurait voulu refuser, poliment, cette invitation mais ne réussit pas… peut-être parce qu’il avait le cerveau un peu trop en vrac pour argumenter correctement, peut-être parce qu’il se disait que ça lui ferait un peu de compagnie plus longtemps. Il fronça les sourcils, mais acquiesça, presque la larme à l’œil (oui à un seul) lorsqu’elle lui dit qu’elle était son amie. Bientôt il fut installé correctement dans la voiture J’te dis, ça… mais je crois que ça va aller ! Mes tripes devraient tenir le coup ! Du moins il l’espérait ! Il ne voulait pas lui foutre la honte, alors quitte à fermer la bouche pour tout ravaler, c’était fort peu payer pour ne pas qu’elle se fâche avec son compagnon ! En théorie cela ne lui semblait pas trop compliqué…. Dégoutant, répugnant mais pas trop compliqué. Oui c’est vrai que tu es forte, probablement une des plus fortes… mais… tout le monde a point des sensibles et je veux pas te faire de mal, moi. Tu sais… ajouta-t-il comme sur le ton d’une confidence Même les super-héros, ont des faiblesses… et puis c’est mieux, c’est plus humain quand même… faut juste pas en avoir trop pour ne pas être un pleurnichard hypersensible qui ne supporte rien, parce que ça… ouais ça c’est suuuuuper gonflant. Ca me sort par tous les pores. Les pores, les pores de peau, hein, pas les porcs cochons. La précision était peut-être nécessaire ! Je ne sais pas pourquoi tu as bu autant mais tu as l’air malheureux. On parlera si tu veux ! Boire quand on est malheureux, c’est une mauvaise idée ! Tandis qu’elle faisait ça, il était en train de faire une bulle de salive parce que…. En fait il ne savait pas trop pourquoi, sur le moment, il devait trouvait ça drôle… On devait me ramener, on m’a beauuccoouuuppppppp servi ! Alors j’ai profité. Mais au fond de lui il savait qu’elle avait raison, que la raison était probablement plus profonde que ça.

Pendant le trajet il se trouva mal deux  fois. Finalement, il n’avait pas les tripes si bien accroché que ça, mais au lieu d’être soulagé il se sentait de plus en plus même s’il n’osait pas le dire au couple. Il ne voulait pas faire peur à Jez et ne pas déranger plus que ce pauvre Gabriel à qui il venait de ruiner la soirée ! le mélange des divers cachets  (pour le VIH, anti-dépresseur & compagnie) avec l’alcool ne devaient pas faire bon ménage. Il commençait même à avoir peur de s’endormir. Il tenta de pas somnoler de faire de faire un coma éthylique, ou autre chose dans de goût là. Rester réveillé. Ne pas s’endormir…. Mais finalement, maintenant un peu vidé, il ferma les yeux quelques instants et se retrouva soudain, comme par magie chez Jez !  Il était un peu désorienté et mit une bonne minute à se rappeler ce qu’il faisait-là. Il s’était à peine rendu compte qu’il s’était à moitié vomi dessus, forcément, étant moins valide, à moitié bourré, n’y voyant plus clair… cela devait bien arriver. C’est gentil, merci. souffla-t-il d’un cop Je suis vraiment désolé… Je… ça ne m’a jamais mis dans cet état, ça doit être les cachetons que je prends qui ne font pas bon ménage. Il eut un pâle sourire avant de se diriger vers la salle de bain en prenant en sac pour mettre ses affaires « sales » et il récupéra une tenue pour la nuit-. Le plus compliqué fut d’arriver à se foutre dans la baignoire/douche sans se faire mal vu  qu’elle n’était pas du tout adaptée. Il aurait pu tenter de se tenir quelques instants en appui sur ses jambes, mais il n’était pas certain que ce soit une bonne idée, bien qu’il retrouvait une très légère mobilité de ces dernières, il était totalement conscient, même dans son  état que s’il se levait il tomberait telle une merde au sol. Il se débarbouilla, enfila les vêtements propres et réussi à remonter dans son fauteuil un peu par miracle ! Parfait au moins ça ne ferait pas trop gros boulet. Il retourna ensuite auprès de Jez, l’air penaud. La douche qu’il avait pris volontairement froide pour se « réveiller » lui avait fait un peu retrouver ses esprits. Maintenant, probablement qu’elle attendait des explications, mais il n’en avait pas vraiment… c’était un tout. Je.. Je tenais encore à m’excuser. Est-ce que tu aurais un peu d’eau s’il te plait, que je dilue un peu tout ce que je dois avoir dans le sang. tenta-t-il de plaisanter, alors qu’il se sentait toujours mal. C’était stupide et irresponsable de ma part de croire que je pouvais rentrer seul… dans cet état… mais… je ne voulais pas encore dépendre de quelqu’un, je ne voulais pas que ma sœur se prive de son rencard. Et je voulais encore moins que tu interviennes, ce n’est pas du tout ton rôle. Il se prit le visage entre les mains quelques instants, avant de se frotter les yeux, non pas qu’il pleurait mais parce que ces derniers le brulaient un peu. Je… Tout à l’heure tu m’as demandé pourquoi j’ai tant bu… peut-être parce que je ne supporte plus d’être dans de foutu fauteuil, de devoir dépendre des autres. J’ai toujours détesté ça et je haïs vraiment d’en être réduit à ça. mais il n’avait pas le choix, certaines choses, il ne pouvait clairement pas les faire seules, il avait appris à déléguer un peu.. Et puis… ça va bientôt faire un an qu’Il est mort, et, je n’arrive pas à l’oublier… pas dans le sens où tu l’entends, on ne peut pas oublier dix ans de vie commune comme ça, mais je veux dire de.. de faire réellement son deuil, d’arriver à passer à autre chose. Il soupira et ferma les yeux quelques secondes. Si je me mets à chialer, assomme-moi, je me suis déjà assez couvert de ridicule comme ça. Tu en as déjà supporté beaucoup trop ce soir de ma part ! Encore une fois il avait tenté de plaisanter, mais il y avait beaucoup de vérité là-dedans, cela sonnait plus comme un sarcasme, un dégoût pour ce qu’il faisait. Et toi, alors ? Tout va bien ?

_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Jezabel Gambino
ADMINE REINE DU SILENCE

❖ MESSAGES : 2938


MessageVen 10 Mar - 18:16

Jez était le genre de gamine qui donnait l’impression que rien ne pouvait l’atteindre et c’était presque le cas. Il n’y avait pas grand-chose qui pouvait la toucher et encore ce qu’on pouvait lui balancer dans les dents. Oh, bien sûr, elle répondait toujours aux insultes avec la fougue de son âge mais elle se fichait du reste. Elle ne se mettait pas dans tous ses états pour un oui ou pour un non. Non, ça, c’était l’apanage de Gaby. Il disparaissait et affirmait ne plus avoir envie de la voir et c’était la fin du monde, elle cessait de vivre, de manger, de respirer et elle le détestait d’être capable de la mettre dans un état pareil. Elle espérait simplement qu’il n’en jouerait pas trop, elle n’était pas sûre de tenir le choc. Elle ne put donc s’empêcher de sourire aux remarques de Matthew tandis qu’il prétendait que tout le monde avait des points faibles. En effet, le sien, c’était son mari et tout ce qui concernait leur couple. Elle pouvait faire une maladie d’une simple remarque ou d’un regard, ce n’était pas faute d’essayer de cloisonner et de prendre sur elle mais elle ne pouvait plus feindre l’indifférence concernant ses sentiments et forcément, il y avait des choses un peu moins reluisantes qui allaient avec. « C’est pas grave, Matt, va prendre une douche ! » lui proposa-t-elle quand ils furent enfin chez eux avant qu’elle n’aille retrouver Gaby pour le remercier de l’avoir emmenée. Elle aurait bien insisté sur l’importance pour elle de passer le permis de conduire mais elle craignait que ce ne soit malvenu et qu’ils se disputent, principalement en ce moment, alors qu’il était si tendu d’être de retour trop près de son père. Elle le serra dans ses bras et déposa des baisers dans son cou pour qu’il se décrispe un peu. Ils restèrent dans cette position de longues minutes, il caressait ses cheveux avec douceur. Il finit par lui souhaiter bonne nuit et aller se coucher, éreinté. Elle lui promit de le rejoindre quand son ami serait un peu plus en forme et s’installa dans le salon avec des chips et un soda. « Pas besoin ! Je vais te chercher ça ! » dit-elle en revenant avec son verre d’eau, l’observant attentivement. « Tu te sens mieux ? » demanda-t-elle les sourcils légèrement froncés avec un peu d’inquiétude dans la voix. Elle avait ramassé assez de vomi pour les siècles à venir. « Ne commence pas à me dire ce que je dois faire ou pas, toi aussi, tout le monde fait ça, j’en ai marre ! Ok ?! Je suis ton amie, oui ? Alors je fais ce que les amis font ! » Ils savaient tous mieux qu’elle ce qu’il convenait de faire et y allaient de leur petit commentaire ou conseils, ils commençaient à la faire royalement chier, elle voulait la paix. Rien que ça ! « Dans tes messages tu disais que ça allait mieux, que les médecins être… non, étaient, positifs. Alors ? Tu vas sortir bientôt de là ! » Il fallait le secouer ou bien il ne sortirait jamais de ce marasme et elle était douée pour ça, en le secouant, elle se secouait un peu aussi et ça ne pouvait pas lui faire de mal. « Je comprends… Viens, on va manger, je vais ramener tout ce que j’ai de gras, sucré ou salé. » Elle s’éclipsa le temps de tout réunir et de faire les voyages de la cuisine au salon avec tout dans les bras. Elle n’était pas douée pour conseiller ou réconforter, elle ne gérait déjà pas correctement ses problèmes alors ceux des autres… Perdre quelqu’un qu’on aime, ça devait être horrible. A quoi ressemblerait sa vie sans Gaby ? Mieux valait ne pas se poser la question et se créer une nouvelle angoisse. « Ca fait longtemps que tu penses à tout ça ? Tu aurais dû appeler et venir, y a de la place ici. Avant on était à l’hôtel mais là, on a la maison, ça va… » Pas vraiment mais il n’avait pas besoin de le savoir. « Oui, j’organise notre remariage, pas facile parce que je ne comprends rien et ne connais rien. Du coup je sens que ça va être une catastrophe. Et Gaby est très nerveux, il manque de temps pour tout gérer et j’essaie de faire mon possible pour qu’il se relaxe mais ça semble inutile. »


_________________

    Let me feel your devotion
    Let me feel your emotion
    Love me like it's the last night
    Like it's the last night
    Hit me like a meteorite
    Don't let me go, don't let me go



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageLun 13 Mar - 15:58

Il devait se reprendre, au moins pour ce soir. Il ne devait pas se montrer sous un mauvais jour,  il ne devait pas…. tant de choses. Une fois rhabillé, lavé, au propre, il était retourné à l’endroit où se trouvait Jez et lui demanda un peu d’eau –ou de boisson- il ne savait déjà plus. Il n’avait pas spécialement soif, mais il savait que c’était nécessaire… Ouais je crois que ça va mieux. Le mot clef là-dedans était je crois. Ses tripes s’étaient calmées, mais il savait qu’il était toujours dans un état assez pitoyable et il avait peur d’aller dormir bien qu’il n’ait plus qu’une envie : rejoindre un lit, se foutre sous la couette et ne plus penser à rien, surtout pas aux sujets douloureux, ou au lendemain. Il fronça les sourcils : Hey ne te fâche pas ! Moi je disais ça pour toi… après tu es assez grande, tu fais ce que tu veux, je n’ai pas à te commander.. tu vois c’était plus un conseil… qu’un ordre. Les amis font ça aussi. il fronça un peu les sourcils Je suis désolé, je ne suis pas certain d’être très clair Jez’. Il se passa une main dans les cheveux avant de soupirer, oui c’est ce qu’il disait dans ses messages que ça allait mieux… effectivement, il pourrait remarcher –un jour-, mais ce soir, il n’arrivait plus à être optimiste, mais ça elle devait s’en douter. Il grogna un petit « mouais », pas franchement très convaincu lorsqu’elle lui dit qu’il allait bientôt sortir de là. Bientôt dans un  an ? Plus ? Moins ? Heureusement, elle avait trouvé le moyen pour le réconforter –ou alors pour faire qu’il se taise- : qu’il bouffe gras et/ou sucré. Avec de la nourriture dans la bouche, il était assez bien élevé pour ne pas trop parler ! Lorsqu’elle revint avec la nourriture, il piocha dans de la glace. C’était bon frais, sucré et le chocolat –puisque c’est le parfum sur lequel il avait jeté son dévolu-. Que je pense à tout ça ? A Keaton ? Tous les jours, mais je crois que la date «anniversaire » si on peut appeler ça comme ça de son suicide, se rapproche et ça fait mal… J’aurais dû comprendre ce qu’il allait faire, ou le sentir et l’en empêcher... ou… enfin vu comme il était malade, juste être là pour lui, pour ces derniers moments et pas ailleurs. Je n’ai pas pu lui dire au revoir où combien je tenais à lui-même s’il le savait, j’aurais voulu que ce soit la dernière chose qu’il entende. Il eut un sourire triste avant d’ajouter Et, le plus souvent quand je ferme les yeux, la dernière image que je vois de lui c’est avec la cervelle partout étalée dans la chambre. Il soupira avant de secouer un peu la tête et de fourrer une cuillère de glace dans sa bouche comme si cela allait l’aider à quoi que ce soit. Il la regarda avant de dire Je sais que j’aurais pu t’appeler, mais tu as aussi besoin de ton intimité, t’inquiètes pas c’est moins grave que ça en a l’air. Ca ira mieux demain ! Ou pas, mais au moins une fois moins bourré, il aurait moins la langue délié, et il pourrait dire que ça va même si ce n’était pas franchement vrai. Je ne voulais pas t’inquiéter inutilement ! Et tu as d’autres à fouetter que mon humeur maussade ! Il se racla ensuite la gorge bien content qu’elle enchaine sur son cas à elle. Il fronça les sourcils lorsqu’elle parla de remariage Tu sais que si tu as besoin d’aide, je peux t’aider à traduire… enfin ou au moins à essayer de t’expliquer des choses, les mariages je ne m’y connais pas trop, mais à deux, on pourrait s’en sortir… si tu as besoin. Et ne t’inquiètes pas, quoi que tu fasses, je suis certain que ça sera très bien. Il se tut quelques instants avant d’ajouter je suis probablement une des plus mauvaises personnes, ou plutôt un des plus mal placé pour parler de ça, mais, le principal c’est ce que ça représente . Même s’il y a des ratés, ça sera quand même votre journée non ?  Et n’oublie pas que les progrès que tu fais sont phénoménaux, peu de personne y arriveraient ou auraient ta volonté ! Il se racla la gorge avant d’ajouter Tu as prévu quoi ? Vous avez un thème particulier ? Avec quoi tu as le plus de mal ? Il se tut quelques instants avant de continuer Et pour ton mari … j’avoue que je ne sais pas trop quoi dire, mais il ne peut pas prendre quelques jours de congés que vous poussiez vous prendre un week-end tous les deux, loin de New-York, à la campagne ? Il parait que ça ressource et que ça calme ! Si tu penses que ça pourrait lui faire plaisir, essaye de lui faire cette surprise… mais après je ne le connais pas, je ne sais pas si ça serait trop son trip… heu pardon, disons un plaisir pour lui, ou pas. Il essayait de bien faire, de se rendre utile mais ce n’était pas franchement son fort. Il ne voulait pas trop s’imposer dans sa vie et il avait l’impression que c’était ce qu’il était en train de faire avec toutes ces propositions, même si tout était réellement pour la soulager d’un poids. De nouveau il enfourna une nouvelle bouchée, au moins cela lui éviterait de dire trop de conneries.

_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Jezabel Gambino
ADMINE REINE DU SILENCE

❖ MESSAGES : 2938


MessageDim 19 Mar - 14:33

« Je ne me fâche pas pour si peu ! » lui dit-elle en ponctuant sa phrase d’un clin d’œil qui en disait long. Elle avait suffisamment à faire dans sa vie de tous les jours, suffisamment de raisons de se prendre la tête pour ne pas se fâcher pour une remarque de travers. Elle avait seulement tenu à remettre les choses à leur place, elle n’avait besoin de l’aide de personne et encore moins qu’on lui impose une quelconque vision des choses, Gabriele s’en chargeait parfaitement pour le reste du monde. Elle se garda bien de lui expliquer le pourquoi du comment et d’entrer dans ce débat, ce n’était pas forcément une période évidente pour son couple et elle ne voulait rien aggraver au cas où son mari entendrait qu’elle parlait de leur relation. Il n’était pas question que ça tourne mal. Elle se sentait trop épuisée pour endurer une quelconque dispute. « Moi, si j’étais malade et que c’était grave, sans possibilité d’aller mieux, je préférerais mourir comme je l’ai choisi. Tu devrais peut-être essayer de le comprendre, la dignité prévaut toujours sur le reste. Et puis vivre en ayant mal, ce n’est pas vivre. Mais tu sais, la vie, c’est jamais comme on aimerait que ce soit. » Non et elle aurait pu faire une conférence sur la question. Elle soupira et se tourna vers lui, et finit par poser sa main sur son avant-bras en guise de soutien, se gardant bien de répondre qu’elle aurait pu écrire un livre sur tous les trucs gores qu’elle avait vus au cours de sa vie et des bouts de cervelle c’était franchement le moins dégueulasse mais elle savait que ça ne l’aiderait pas à aller mieux alors elle préféra fermer sa gueule. Sa spécialité ce n’était certainement pas de réconforter les gens, il suffisait de la voir avec Gaby pour le comprendre. « J’ai beaucoup de temps libre et je m’ennuie beaucoup. » Elle avait baissé la voix pour que personne hormis son interlocuteur ne puisse l’entendre.



« Alors j’aurais pu essayer de t’aider, j’ai le temps pour ça. Je crois que tu dois passer à autre chose et arrêter de pleurer sur ton sort et sur tout ça. Parce que tu ne t’en sortiras jamais. Tu as déjà perdu un an à pleurer et à te morfondre, t’as l’impression que t’es plus heureux ? Que tu te sens mieux ? Que Keaton est revenu ? Pleurer et être triste, c’est une perte de temps, pendant que tu attends que ça passe, ta vie te passe sous le nez ! » Elle ne méprisait pas ce qu’il ressentait et son deuil mais une année c’était beaucoup trop long, il devait reprendre du poil de la bête et se trouver des occupations, s’en sortir, il ne faisait aucun doute que s’il l’avait fait avant, il serait probablement sorti de son fauteuil depuis longtemps. « Le problème, c’est pas la langue, c’est que ce sont des trucs de bonnes femmes auxquels je ne connais rien, du coup, j’ai du mal. Je ne sais pas ce qui se fait ou pas… J’ai le numéro d’une organisatrice, pour ça, je vais l’appeler et l’engager… » Parce qu’il n’était pas question qu’il y ait la moindre fausse note dont on pourrait l’accuser, elle le vivrait mal. « Faut un thème ? » La panique la gagna doucement et elle fit de son mieux pour la dégager, parce qu’il n’était pas question de se rendre malade pour le moment. « Je crois qu’en ce moment il a envie de tout sauf de ma compagnie ! » Elle releva la tête avec un sourire triste, se remémorant la gifle qu’il lui avait collée et le merdier que ça avait foutu. « J’ai encore du temps pour organiser le mariage et les détails, ça ira, je trouverais une solution. Toi, par contre, il faut que tu te trouves des gars pour profiter et décompresser un peu ! Le sexe, ça entretient et ça change les idées ! Bien mieux que l’alcool ! » assura-t-elle en déglinguant son malheureux paquet de chips. « Tu sais quoi ? J’ai reçu un camion entier de sextoys, ça a mis Gaby en colère mais du coup, j’ai pleins de trucs, tu en veux quelques-uns ? » Son sourire radieux éteignit sa tristesse alors qu’elle se levait pour pousser Matthew jusqu’à la pièce où tout avait été entreposé. « Tu peux prendre ce qui te fait plaisir, je distribue pour le moment. Tu sais quoi ? Il paraît qu’il y a des gens qui font des réunions pour vendre ça, ça a l’air drôle ! »



_________________

    Let me feel your devotion
    Let me feel your emotion
    Love me like it's the last night
    Like it's the last night
    Hit me like a meteorite
    Don't let me go, don't let me go



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageMar 21 Mar - 18:49

Il soupira doucement lorsqu’elle reprit la parole, bien sûr qu’il avait le droit de mourir comme il l’avait choisi, ce n’était pas ça le souci, pas l’idée du suicide en elle-même mais plutôt les traces que cela avait laissées. Il acquiesça doucement à ce qu’elle disait mais ne savait pas comment expliquer exactement ce qu’il ressentait. Il savait très bien que je l’aurais soutenu s’il avait voulu prendre … disons trop de cachets. C’est bien qu’il ne souffre plus, ça je le comprends totalement. C’est juste que… que je ne comprends pas pourquoi il s’est tiré une balle dans la tête en sachant que j’allais le retrouver mort avec de la cervelle et du sang partout… et, peut-être que c’est égoïste de ma part mais j’aurais aimé être là dans ses derniers instants. Il laissa passer quelques instants, se mordillant un peu la lèvre C’est assez compliqué à expliquer vu comme c’est chaotique dans mon esprit. De toute manière quoi que je dise cela ne changera rien, et il est probablement mieux là où il est. Il tenta de lui faire un petit sourire avant de froncer les sourcils lorsqu’elle lui dit très doucement qu’elle s’ennuyait. Il y a quelque chose que tu aimerais faire pour passer le temps ? ajouta-t-il de la même façon qu’elle.

Quant à la suite, il savait qu’elle avait raison. Il en avait totalement conscience, mais il faisait un blocage, ou quelque chose de similaire. Il essayait de sortir plus, il essayait de faire des « trucs » lui changeant les idées mais au final suivant les jours cela marchait plus ou moins. Même si cela ne se voyait pas forcément pour la jeune femme il essayait réellement de s’en sortir, de passer à autre chose, mais il y a plusieurs choses qu’elle ne savait pas. Le premier point sa séropositivé qui gênait quand même pas mal les choses, le deuxième c’est qu’il n’était pas du genre à draguer ou à vouloir coucher juste pour du sexe. Un manque de libido ? Peut-être bien, mais la plupart des mecs ne l’intéressaient absolument pas. Peut-être était-il trop coincé ? Là encore répondre quelque chose n’était pas franchement des plus simples ! Il ne savait pas trop quoi dire, à part un oui t’as raison mais. Elle allait en avoir marre de ses « mais ». Il réfléchissait donc à un moyen un peu moins « chiant » de lui expliquer cela. Le souci c’est que je n’ai pas trouvé quelqu’un qui me plait… disons assez pour faire quelque chose. Pourquoi il sentait que ça allait partir en conversation « sexe » alors qu’il détestait ça –en parler du moins-. Je sais que tu as raison Jez, totalement raison. Je suis juste le genre de personne qui a besoin d’avoir des sentiments pour… aller plus loin, je sais ça a l’air d’être hyper chiant dit comme ça. Mais je suis quelqu’un de spécialement ennuyant et en plus avec un caractère de merde ! tenta-t-il de plaisanter. Après, si tu as quelqu’un à me présenter…. Il disait ça plus ou moins sérieusement, disons qu’il voulait surtout lui montrer sa bonne volonté, le fait qu’il veuille évoluer, que s’il trouvait quelqu’un il était prêt à passer à autre chose. Et, il y a autre chose aussi… Il grimaça. Quelque chose d’un peu plus « grave » qui… disons, si je le voulais, m’empêcherais de réellement profiter. Il savait que sa réaction pourrait être violente, il essayait de se préparer mentalement, elle était ouverte d’esprit mais jusqu’à quel point ? Je suis séropositif, c’est une des raisons pour laquelle je ne pourrais plus être secouriste. Je sais pour les mecs, avec des protections, ça peut passer totalement.. enfin bref tu sais ce que c’est ? Voilà, c’était dit, probablement qu’elle le savait vu les personnes avec qui elle trainait mais au point c’était dit officiellement. Il ne voulait pas prendre de risque et il espérait qu’elle comprendrait un peu mieux la situation de son côté avec cette précision.

Le sujet avait finalement viré sur le mariage et il tentait de comprendre les inquiétudes et les soucis de son amie. Il acquiesça doucement lorsqu’elle expliqua un peu tout le topo. Non, non ne t’inquiètes pas, certains font un thème du genre… Harry Potter, tout en noir et blanc, la campagne, l’Italie et compagnie, mais ce n’est absolument pas obligatoire. Ouais, c’est vrai, je pense que si tu as le numéro d’une organisatrice, cela ne pourra que t’aider à y voir plus clair. Pour la suite, encore une fois il reste sans voix, comment est-ce qu’il pouvait la réconforter alors qu’elle était en train de lui dire avec un sourire triste que son futur mari ne voulait pas de sa compagnie. Il baissa la voix, histoire qu’elle soit seule à l’entendre et lui dit doucement Il ne sait pas ce qu’il rate alors, parce que tu es vraiment quelqu’un de génial, de précieux. Ne t’inquiètes pas, il s’en rendra compte quand il aura moins de boulot et il ne voudra plus te quitter, à un tel point que ça sera toit qui aura besoin d’air ! Il lui fit un petit clin d’œil, c’était vraiment la manière la plus merdique de tenter de la réconforter sur ça et pourtant il avait essayé d’y mettre tout son cœur.  En tout cas, j’adore passer du temps avec toi. heureusement qu’il était gay, sinon elle aurait pu croire qu’il la draguait. Et voilà qu’elle s’était remis à parler mecs et sexe…. Et sextoys. Il commençait à se sentir un peu mal à l’aise mais il tenta de le cacher un maximum un voyant comment elle s’animait, comment est-ce qu’elle était radieuse en en parlant. Quelques uns ? plaisanta-t-il. Je pense qu’un pourrait suffire. Mettre sa gêne de côté, la faire parler sur ça vu que ça avait l’air de lui plaire. Oui, il y a des gens qui font des réunions sur ça, et ça marche plutôt bien, d’ailleurs ! Je t’aurais bien proposé de t’emmener à l’une d’elles pour voir comment ça se passe, mais je ne suis pas certain que ça plaise à ton mari et à ton frère. Il fit une petite moue, avant d’ajouter Mais par contre, tu peux toujours t’entrainer à essayer d’en vendre à des ami(e)s ! Hum, vas-y ! Tu ferais comment pour me convaincre d’acheter ça ? Ou par exemple lequel tu me conseillerais ? Il avait du mal à croire qu’il était en train de dire ça, mais au moins cela allait animer un peu la soirée. Bon, je dois t’avouer un truc, j’suis pas un expert sur ça, par contre je peux te conseiller de super préservatifs avec goûts de fruits. Cette phrase était la preuve qu’il lui restait quand même assez d’alcool dans le sang pour pouvoir parler de « ça ». Le banane est pas mal… il gloussa un peu. Il y a pas de doute, j’suis bien gay, j’aurais pu me poser des questions si j’avais préféré ceux au goût melon ou abricot. temps de silence. Il venait de se rendre compte de  ce qu’il venait de dire. Oh mon dieu. Oublie ce que je viens de dire. ca ne serait pas bien difficile vu le niveau pathétique.

_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Jezabel Gambino
ADMINE REINE DU SILENCE

❖ MESSAGES : 2938


MessageLun 27 Mar - 21:22

« Il y a parfois des choses que l’on a besoin de faire seul. Toi tu devrais comprendre, tu es dans un fauteuil ! » lui répliqua-t-elle alors qu’il ne mesurait sans doute pas combien elle pouvait être mature et adulte pour une jeune femme de son âge. Elle lui offrit un sourire et une main sur l’épaule en guise de soutien. Elle aurait sans doute pu ajouter qu’il s’était comporté comme un homme en décidant de foutre le canon de ce flingue dans sa bouche pour tirer, n’importe qui n’en était pas capable, encore moins à l’article de la mort mais elle s’en garda bien. Depuis son arrivée dans la grosse pomme, elle avait bien compris que sa logique était atypique et ne faisait pas recette ici, mieux valait la boucler et ne pas créer de conflit pour une différence culturelle. « On ne change pas le passé, Matt, jamais et surtout pas en étant triste pour ce qu’on ne peut pas changer. Tu perds trop de temps, trop d’énergie. Tu devrais me croire ! Si tu savais tout ce que j’ai dû me forcer à oublier. » Une ombre de mélancolie passa dans son regard mais elle se reprit et afficha un sourire de surface. Il n’était pas question de parler de tout ça et de se livrer. Ce n’était pas une question de confiance mais elle avait bien compris que ça ne la ramènerait pas à San Salvador et que ça ne la priverait pas de son nouveau titre de femme mariée. Quand tout se passait pour le mieux entre elle et Gaby, elle appréciait ces changements, même si elle avait l’impression d’avoir plus perdu qu’elle n’avait gagné de choses mais il faisait la différence et puis il y avait les autres fois, où elle arrivait à en regretter d’être mariée et d’avoir à dépendre complètement de lui, de ses décisions et de sa vision étriquée de la vie. En voyant les femmes de ses frères, elle se disait qu’elle aurait peut-être été un peu plus libre avec l’un d’eux mais elle aurait perdu au change. Gabriele était un homme gentil et patient, il avait fait beaucoup d’efforts pour elle et ne cessait d’en faire pour qu’elle ne s’éteigne pas complètement à cause de la vieille âme qu’il se trimballait et qui le poussait à être tout le temps beaucoup trop sérieux pour son bien et pour celui de son épouse. Elle s’en voulait bien vite d’avoir pu regretter leurs noces, parce qu’elle l’aimait, lui et son sale caractère.



« Je comprends…Moi, ça ne m’intéressait pas, alors je comprends mais parfois, les sentiments, ça complique tout. Peut-être que prendre seulement le plaisir, ça peut être la meilleure des idées. Non ? » Parce que ça semblait si facile et dénué de la moindre contrainte. Mais elle peinait déjà à faire confiance aux gens alors laisser un autre homme la toucher, ça semblait complètement dingue. Il faudrait l’apprivoiser pour réussir à lui faire retirer ses vêtements sans se manger un coup de boule, il n’y avait que son mari pour réussir un exploit pareil. « Non, désolée. Je connais pas de garçons comme toi mais si j’en rencontre un, je te dirai ! Ah si, je crois que le frère de Lyla est comme toi, je devrais lui demander. Il est génial ! » Elle en avait passé des soirées animées avec lui et ses deux belles sœurs, d’ailleurs, ça lui manquait toutes ces sorties mais pour le moment, l’heure n’était pas aux réjouissances mais plutôt à l’austérité. Il lui lança un truc qu’il eut du mal à cracher et elle fit une tête bizarre, signe qu’elle ne comprenait pas du tout ce qu’il voulait dire. « Etre positif c’est bien, non ? Non ?! Je ne comprends pas… » Il y avait encore une grosse part de candeur que son mariage n’était pas parvenu à détruire complètement et ça la rendait aussi mignonne que débile mais elle assumait, du moins un peu. « Tout ça me fait peur, je n’y comprends rien. Thèmes, couleurs, fleurs ! C’est trop bizarre ! Tout ça pour ça… Je dois choisir une nouvelle robe, je ne sais même pas laquelle choisir. Tu savais, toi, qu’il y avait différents types de blancs ? » Elle soupira, se demandant si les secondes noces seraient finalement maintenues ou bien si elle pouvait d’ores et déjà tirer un trait là-dessus. « Tu es gentil, Matt, mais trop gentil, je sais quand quelqu’un dit quelque chose pour me faire plaisir ! » Elle éclata de rire et déposa un baiser sur sa joue avant de l’embarquer dans l’antre des plaisirs, ou presque. Tout ça la faisait marrer, elle trouvait la situation drôle, tout autant que ces cartons pleins à craquer. « SIIIIIII je veux y aller ! Quand ? Où ? Allez, dis moi !!! » Il faudrait débaucher Gloria pour avoir la possibilité de s’y rendre mais ça en valait la peine, elle pouvait le sentir. Il lui tendit un bout de plastique avec lequel elle joua un moment, l’observant en se demandant à quoi ça pouvait bien servir. « Je ne sais même pas ce que c’est ni à quoi ça sert, je le trouvais marrant. » On pouvait comprendre l’exaspération de Gaby avec sa femme qui achetait un camion plein de trucs marrants. « On en met pas, pas besoin, on est mariés et normalement, il ne va pas voir d’autres filles… » Elle le lui souhaitait de tout son cœur, sinon, elle ne donnait pas cher de sa peau. Elle éclata de rire à sa remarque en lui sortant un objet d’un jaune fluo magnifique. « Celui là, on dirait une banane, si tu veux ! Mais regarde, y avait même des canards avec des écharpes en moumoute, par contre, ça non plus, j’ai pas compris à quoi ça servait. Mais tu trouves pas ça drôle ? Des canards ! » Elle gloussa comme une dinde avant de provoquer son invité en duel pour un combat avec des épées de fortune faites de deux énormes sextoys aux couleurs criardes.


_________________

    Let me feel your devotion
    Let me feel your emotion
    Love me like it's the last night
    Like it's the last night
    Hit me like a meteorite
    Don't let me go, don't let me go



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageSam 1 Avr - 19:40

Dire qu’elle avait 18 ans et qu’elle était plus sage que lui et probablement que beaucoup d’autres personnes  également. C’était sûrement dû à sa vie d’avant, mais il la regarda un peu bouche bée. Il ne pouvait pas vraiment répliquer quelque chose, il aurait forcément tort. Elle avait raison, et même s’il ne savait pas quoi répondre, même s’il essayait de bien faire, de ne pas trop déprimer, de rester sur ça, c’était impossible pour lui. Il inclina doucement la tête sur le côté, à sa dernière phrase avant de doucement poser sa main sur celle de la jeune femme Si tu as besoin de parler, un jour, tu sais où me trouver. Parler bien entendu de ce passé. Il n’était pas certain de vouloir le connaitre, mais si cela faisait du bien à la demoiselle alors il n’y voyait aucun inconvénient. La vérité c’est qu’il craignait de découvrir une autre facette de la demoiselle, et bien qu’elle resterait toujours une amie, si elle était en partie comme son frère est-ce qu’inconsciemment il ne se mettrait pas avoir peur d’elle ? Ça serait logique vu le traumatisme vécu !

Ils en étaient  donc venus à parler de sentiments…. Et de plaisir. Qu’est-ce qui était arrivé à Matthew Odair pour qu’il se confie comme ça, presque sans gêne, juste presque. Le lendemain allait être compliqué quand il se rendrait compte de tout ce qu’il avait déballé. En théorie oui,  mais il faudrait déjà que … disons que quelqu’un me plaise, que je le désire tu vois ? Et ça c’est compliqué. Libido au plus bas à cause des médicaments ? C’était en partie vrai, mais pas que, ça serait mentir de leur remettre QUE la faute dessus, la vérité c’est qu’il n’avait jamais été très porté sur la chose, ce qui étonnait toujours ses proches. Il eut un petit sourire J’ai déjà dû le croiser, mais je crois que Lyla me ferait la peau si je le touchais… mais il a l’air adorable. Il ne le connaissait franchement pas assez pour en dire plus, mais il n’était pas spécialement attiré par lui, enfin vu qu'io n'était attiré pas personne cela ne voulait rien dire. De toute manière, c’était trop compliqué avec sa séropositivité, il ne pouvait pas imposer ça à quelqu’un d’autre, il ne savait que trop bien ce que cela faisait. Cela ne gênerait pas tout le monde mais c’était rare… C’est être positif à la maladie, sans… disons sans qu’elle ne se soit encore déclarée donc non ce n’est pas bien, mais je t’expliquerai ça… un autre jour. C’était étonnant que Manuel ne l’ait pas mis en garde contre lui, ou alors peut-être qu’elle ne l’avait écouté que d’une oreille et c’est pour cela qu’elle ne s’en rappelait pas ! Le sujet fut bientôt balayé pour parler mariage Différents type de blanc ? Pour moi du blanc c’est du blanc, il est plus ou moins… blanc flash mais bon, à quelque chose près… Lui et tout ce qui touchait mode, différentes couleurs et compagnie ça faisait deux, voire même quatre !

Est-ce qu’il s’était attendu à ce qu’elle soit si excitée à l’idée de faire une réunion tupperware... -ou tuppergode ?- Heu je demanderai à ma sœur, elle doit bien connaitre des choses, je te tiens au courant… mais il faut que ton mari soit d’accord, d’accord ? Est-ce qu’il était obligé de répéter deux fois d’accord d’affilé ? Il ne s’en était rendu compte qu’une fois le tout prononcé à voix haute !  Et soudain….. le CHOC.Tu.. tu ne sais pas quoi ça sert ?! Il la regarda éberlué.  Allez remets-toi Odair, ce n’était quand même pas bien grave ! Ouais c’est vrai que vu comme ça t’en a pas besoin de préservatif…   mais du coup tu peux tomber plus facilement enceinte. Oui ceci était une perche tout ce qu’il y  a de plus banal. Une bonne grosse perche comme il savait les faire et toujours avec la délicatesse d’un éléphant. Le temps qu’il sortit soudain un gode banane jaune fluo. Il devait être phosphorescent, il ne pouvait pas en être autrement. Il répondit enfin à son questionnement : C’est pour… enfin… tu mets ça dans… dans tes parties intimes pour … enfin voilà quoi. Ah la réponse pleine de glamour d’Odair, magnifique, comme s’il n’aurait pas pu faire ça avec un peu plus de décence  ! Même les petits canards… Petit sourire en coin, avant de saisir un des objets. Il a des piles ? Il l’alluma pour vérifier, mais il ne bougea pas. Bon tant pis, on fera sans ! En garde Jez ! ll frappa doucement celui de la jeune femme pour commencer le combat. Tentant de parer les coups de la demoiselle d’une main, de bouger son fauteuil avec l’autre. Il se mit à son tour à glousser Voilà, ce que tu pourrais organiser, le premier concours de combat de gode. Je suis sûre que tu aurais un succès de fou, et après tu pourrais les vendre, comme ça, tu vois, ça serait multifonction. Ta cervelle, Odair, par contre, elle n’est pas multifonction, elle ne fonctionne même plus du tout. Il arriva enfin à la toucher doucement sur le bras et fit un signe de M. Hey, hey hey ; t’as vu je signe d’un M comme Matthew… enfin normalement c’est le Z de Zorro, mais j’ai préférais prendre mon prénom. Et dans un geste un peu trop brusque, il lâcha l’objet qui frappa sur une petite étagère, faisant tomber une caisse en équilibre pleine de ces petits objets. OOOOOPPPPPSSSS, je suis désolé. Surtout du bruit que ça avait fait.. Il espérait n’avoir réveillé personne, parce que si on les trouvait là tous les deux avec ça à la main il y avait des questions à se poser. allez, sérieusement, faut que tu écoules toute ta marchandise, je me renseigne auprès de ma sœur, mais toii… toi, faut que tu apprennes à vendre ça.  Tu te sens de le faire ? Il fronça un peu les sourcils. Tu sais ce qu’on dit ? Qu’il faut toujours savoir de quoi on parle, et donc qu’il faut essayer… mais j’suis pas d’accord, si tu as de bons arguments, ça devrait le faire, alors à part c’est rigolo, t’as quoi comme arguments ? Après Matthew malade, Matthew chouineur, maintenant, elle avait droit à Matthew relou-à-fond-dans-le-sujet… mais il tenait vraiment à ce que ça fasse sensation ! Tu sais que ça pourrait servir comme porte chapeau. Tu le poses et tu mets un chapeau dessus. Et TADDDAAAA. No comment. Il était probablement au comble du ridicule, et il fallait espérer, pour lui, qu’il ne s’enfonce pas un peu plus profond.

_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
❝Invité❞
Invité


MessageLun 17 Avr - 15:33

« Au contraire, c’est le plus facile ! » répliqua-t-elle. Elle était certaine que la frustration jouant son rôle, il serait moins difficile sur celui qu’il choisirait pour profiter un peu de la vie et se dérouiller en douceur. Elle ne connaissait pas beaucoup d’hommes homosexuels mais elle était prête à éplucher les carnets d’adresses de tout le monde pour organiser une sorte de speed dating à Matt et elle était certaine qu’elle trouverait chaussure à son pied et pourquoi pas commencer par le plus évident ? « Lyla est une gentille et elle ne fera rien, je me chargerai d’elle mais la première question à se poser c’est, est-ce qu’il te plaît ? Si ce n’est pas ton genre, je vais essayer d’en trouver un autre. » Oh elle ferait sûrement des bourdes plus grosses qu’elle parce que les relations et les rapports amoureux ce n’était pas franchement son truc. Il suffisait de voir comment elle ramait parfois avec Gabriele mais tant qu’elle le faisait avec cœur, ça ne pouvait être que bien, pas vrai ? Ne tenant pas particulièrement à se plomber le moral avec cette histoire de maladie, elle garda ses questions pour plus tard et le sujet du mariage arriva inévitablement sur la table. Ce qui l’angoissa aussi sec, elle n’avait pas vraiment envie de débattre de ça non plus, pas maintenant en tout cas. « Gaby ne sera pas d’accord, enfin je ne sais pas, je verrai avec lui mais il ne comprendra pas mais on va déjà régler une partie du problème et je verrai avec lui après, ok ? » Parce qu’il se dirait probablement qu’elle essayait de lui faire passer un message concernant ses performances et qu’elle cherchait des solutions ailleurs et surtout sans lui, alors qu’elle découvrait simplement et que ça l’amusait beaucoup. « Non, je prends la pilule. » fut sa seule réponse tandis qu’il lui expliquait brièvement l’usage de ces choses fluorescentes et en plastique. Ca semblait fou qu’on puisse s’en servir pour se soulager seule, c’était si drôle à deux mais elle se promit de tester pour se faire son propre avis sur la question mais avant toute chose, l’heure était au combat et elle finit par mettre une raclée à Odair. Il fit tomber une caisse pleine qui signa la fin de la bataille et elle se précipita pour tout ranger avant que le bruit n’attire monsieur Gambino et qu’il ne lui fasse la guerre en sautant sur cette occasion en or. « Non, moi je ne peux pas les vendre, si je fais ça, Gaby va devenir fou. Il faut que ta sœur me rende ce service et les vende elle-même, tu comprends ? Sinon je les offrirai autour de moi mais je ne peux pas animer des réunions comme ça moi-même, parce que je ne veux pas me disputer avec mon mari. Pas encore ! » Elle replaça ses cheveux d’un geste de la main, ayant soudain perdu toute sa joie de vivre en un instant. « C’est difficile en ce moment. Tu sais quoi, on va oublier cette histoire de réunion ! Je vais te déplier le canapé et te le préparer et aller me coucher, ok ? » Elle s’exécuta dans un silence de mort et ne le retrouva que le lendemain matin autour du petit déjeuner. « Carlo et Sal vont venir avec moi pour te raccompagner chez toi, en attendant, tu veux quoi ? Un chocolat ? Un café ? Et tu veux manger quoi ? »

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageSam 22 Avr - 16:56

Plus facile, plus facile, cela dépendait avec qui, ou plutôt pour qui ! Mais il n’avait pas spécialement envie de la contredire encore une fois alors il se contenta d’acquiescer doucement. Elle proposa le petit frère de Lyla et il ne sut pas trop quoi répondre sur son cas. S’il arrêtait de se mettre des œillères autour des yeux, probablement que l’autre garçon lui plairait, mais il n’en était pas certain. Quant à son type… il ne savait pas non plus ce que c’était ce qui était franchement dommage à son âge. Il hésita quelques instants avant de répondre Je ne crois pas avoir un type précis… peut-être pas trop blanc comme moi. Non pas qu’il se trouvait trop blanc mais quelqu’un avec des petites origines lui plairait probablement plus, sans qu’il en soit non plus totalement certainement. Je fonctionne surtout au caractère, je crois… enfin au feeling qui peut passer…. Ou pas, alors, je ne sais pas. On peut toujours… disons.. heu… essayer de se voir, pour voir comment ça se passe. Ou pas, c’était probablement une très très mauvaise idée ! Il ne devait pas se forcer, et il ne voulait pas non plus risquer de blesser ce pauvre garçon qui n’avait rien demandé ! La situation était compliquée pour lui qui avait toujours du mal avec tout ce qui concernait les sentiments. Bientôt le sujet changea –un peu-, et la jeune femme lui expliqua qu’elle prenait la pilule.  Tant mieux ceci-dit, celui éviterait d’être enceinte de suite.  Cela pouvait être une joie pour certain mais il n’était pas certain que ça aurait été le choix ou l’avis de sa jeune amie. Et il avait envie qu’elle soit heureuse, elle le méritait ! mais toutes ces questions furent bientôt chasser par une bataille de god fluo et étrangement ce fut la jeune femme qui la gagna. Malheureusement, maladroit, il fit tomber une caisse de ces drôles d’objets ce qui fit un bruit du tonnerre, tandis qu’il se confondait en excuse, elle rangeait. Il l’aurait bien aidé, mais perché de là où il était ce n’était franchement pas évident ! Il fronça ensuite les sourcils en entendant ce qu’elle lui proposait Heu… bah écoute, je peux lui proposer si tu veux ce qu’elle en pense et je te tiens au courant, d’accord ? Il lui prit un instant la main lorsqu’il remarqua qu’elle avait perdu sa jovialité Tu sais que si tu as besoin de quelque chose, ne serait-ce qu’une oreille attentive, tu peux venir me voir sans aucun souci…. Mais ça marche on oublie toute cette histoire ... et on va aller dormir. Sur ces mots ils partirent se coucher tous les deux ?

Le lendemain matin, il se réveilla avec un mal de crâne horrible –bien fait, ça lui apprendrait de boire autant- et rien que d’entendre Jezabel parlait de bouffe, il sentait son estomac se retourner, mais pourtant il devait bien prendre quelque chose. je veux bien un peu de café s’il te plait, je n’ai pas très faim pour l’instant, au pire je mangerai une fois chez moi, mais je ne pense pas pouvoir avaler quelque chose avant des heures. Bientôt, on le ramena chez lui, il remercia une énième fois Jezabel et s’excusa pour son comportement minable de la veille. Quand il irait un peu mieux, il contacterait peut-être Stace pour voir si elle pouvait rendre ce service à Jez, suivant ce que cette dernière voudrait faire ou pas …mais pour l’instant tout ce qui l’importait c’était de retourner au lit et de comater encore un peu.

_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
❝Contenu sponsorisé❞


Message

Revenir en haut Aller en bas
Et quelques verres de Rhum !!! •• Jezabel
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Evan ♦ Une partie de billard et quelques verres entre colocs.
» Un verre ça va , 3 verres bonjour les dégats ^^
» Quelques souvenirs de fête ...
» Ishtar Jezabel Amélia [Terminée]
» Qui a dit que le rhum coulé à flot ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Blood of Heroes :: New york :: LE QUEENS-
Sauter vers: