Revenir en haut Aller en bas


Partagez|
Le plaisir de te revoir •• Samara
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageJeu 16 Fév - 18:29

Objectif marcher de nouveau. Il n’avait plus que ça en tête ! L’évolution était longue laborieuse et il avait toujours l’impression de stagner même si les médecins disaient le contraire. Ça avait tendance à le rendre fou, il n’avait plus la patience de se dire « oui, un jour je remarcherai ». Il avait juste envie d’y arriver et commençait à replonger droit dans la déprime, à baisser de nouveau les bras. Pourtant, il savait pertinemment qu’il ne devait pas se laisser aller, que ce n’était qu’une question de temps. Abandonner maintenant, serait une grande perte pour lui et probablement quelque chose de plus ou irrémédiable.

Résister.

Il s’était forcé à se lever pour ne pas rester avachi dans son lit toute la journée. Après un bref passage sous la douche, il s’était habillé, avait pris un rapide petit déjeuner avant de prendre la laisse de son chien afin de sortir le promener un peu. Il décida en même d’aller à la caserne voir comment tout se passait pour ses collègues. Le chemin n’était pas des plus pratiques avec son fauteuil, mais au final des mois il s’était habitué. Il faudrait juste faire attention à certains trop hauts pour ce foutu appareil. Il détestait ce fauteuil, son handicap et ne rêvait que d’une chose : pouvoir le brûler comme un bûcher, une fois ce calvaire fini.

L’ex secouriste, avait donc roulé jusqu’à la caserne tenant son chien en laisse. Comme à son habitude Loukoum restait sagement à côté du fauteuil, sans trop tirer. Brave Bête. Avant d’entrer dans son ancien lieu de travail, il décida de passer au Starbucks du coin histoire de ramener plusieurs boissons à ses ex collègues. Non, il ne faisait pas ça par réelle gentillesse, disons juste que c’était pour leur permettre de tenir ses longues journées, en sous-effectif ! Et puis, il se connaissait il n’était pas la personne la plus agréable du monde (c’était même probablement plus l’inverse), alors cela compenserait sa mauvaise humeur, ses sarcasmes qui se déclencheraient probablement très rapidement. Il avait réussi à caler le tout sur ses jambes et le tout c’était que les boissons arrivent sans « entrave » jusqu’à la caserne, il y alla donc doucement, très doucement surtout au moment de changer de trottoir ! Et enfin il vit le bâtiment, il y entra comme s’il était chez lui –il y était toujours un peu trop- et la première tronche qu’il vit fut celle de Turner. Joie. Bonheur. Turner et son visage toujours aussi gai et sa bonne humeur à toute épreuve. Rien qu’à voir le pompier il se sentait crever/fatiguer. Il le salua simplement et préféra aller directement dans la salle de repos qui était vide à l’exception de Samara. Au lieu de lui dire bonjour, comme toute personne normale ferait il se contenta de lui refourguer un des gobelets de café dans la main sans même lui demander si elle en voulait. Il la regarda ensuite de haut en bas et se contenta d’un petit T’as vraiment une sale gueule aujourd’hui. Oui c’était toujours un plaisir de revoir Matthew, n’est-ce pas ? Sentant que la conversation risquait de durer, Loukoum se coucha aux pieds de son Maitre.

_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Samara L. Matthews
OISEAU DE PARADIS

❖ MESSAGES : 1224
❖ AVATAR : Margot Robbie

www - Sam Haynes
www - Anarkia Kooks
www - Ethan Sanders
www - Lowen O'Connor



MessageVen 17 Fév - 9:33




Le plaisir de te revoir Mon image
feat.
Samara Matthews‏ & Matthew OdairMon image





La journée touchait à sa fin mais pas pour moi, la nuit serait sans le moindre repos, on bien sur j’aurai pu me fondre dans le compartiment de mon lit couchette aux côtés de Haynes, mais à quoi bon, j’aurai passé mon temps à détailler le plafond ou chercher une position avant de me décider à me tourner vers mon coéquipier pour le regarder dormir bêtement, certains soirs le sommeil ne venait pas et bien que la garde avait débuté en début d'après-midi et devait se finir à six heures, je savais d’avance que ce soir il me serait simplement impossible de fermer l’œil.

Les raisons ? Multiples en vérité, les nouvelles aventures de mon neveu, cette nouvelle équipe que je formais avec le seul type de la caserne que je m’étais évertuée à éviter. Le manque de sport, ou simplement le besoin impossible ne plus penser. Non ce soir la nuit ne s’annonçait pas simple et douce dans un lit mal fourni entre deux sonneries d’urgence.

Détaillant les pages de mon livre tout en jouant d’une main avec mon marque page, sur la surface lisse de la table, j’appréciais le silence de la pièce, le simple clic clac de la pendule qui égrainait le temps, ce temps qui manquait par moment et qui se voulait fourbe à d’autres, ce temps qui nous consumait bien trop souvent, et qui le moment venu, était la denrée que nous voudrions contre toutes choses.

Une nouvelle fois les pages glissaient sous mes yeux sans vraiment en retenir le contenu.

Non rien n’y faisait ce soir, mon cœur semblait prendre le pas sur mon cerveau, et alors que je me résignais à faire la cuisine pour tout le monde au lieu de perdre mon temps à lire un chapitre dont je ne retiendrais rien, passant en revenu les placards je me décidai pour un gratin à la Française fait de pommes de terre, où il y avait patates, il y avait forcement menu gagnant. Poussant mon livre, j’installai un sachet pour les épluchures et déposai la planche à découper à côté. Une fois la mise en place faite j’allai prendre une des caisses pour me mettre en action. Quelques minutes seulement et la porte s’ouvrit pour laisser apparaître Matthew, juché sur son fauteuil, à ses côtés, son chien. Il déposa un gobelet et silencieusement j’en soulevai le capuchon en plastique pour en humer l’arôme, un sourire discret sur le coin de ma bouche.

« T’as vraiment une sale gueule aujourd’hui. » Relevant le nez vers lui sans pour autant prendre la peine de me lever, je déposai la tasse en carton et m’appuyai contre mon dossier.

« T'as pas dû voir la tienne depuis un moment, tu veux je te trouve un miroir à ta hauteur ou tu préfères qu’on fasse semblant qu’on a des mines royales tous les deux ? » Je me levai finalement pour prendre du sucre et en glissai deux dans mon gobelet.

« Merci pour la livraison… t'es pas venu sur ton bolide pour me dire que ma tronche ne te revient pas, pas plus que t'es venus nous dire qu’on te manque pas vrai ? Alors qu’est-ce qui me vaut ta bonne humeur, je te manque ou alors c’est que tu veux enfin me laisser essayer ta Ferarri ? » J’aurai sûrement pu prendre quelques gants après tout il était infirme, mais voilà, j’avais de nombreux défauts et dans la somme celui de ne jamais mentir si ma vie n’en dépendait pas.


Hystéria

_________________
Blow a kiss, fire a gun. What will we do when we get old? Will we walk down the same road?

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageDim 19 Fév - 11:56

Oui, il ouvrait les hostilités directement… en quelques instants, quelques secondes après être arrivé. Il savait que Samara répliquerait et c’est ce qui lui plaisait. Elle n’irait pas de main morte, elle ne changerait pas son attitude et il adorait ce genre de petit jeu. Il la regarda faire avec sa tasse, il se demanda si elle attendait le moment propice, si elle se taisait pour garder un peu de suspens, ou alors si tout simplement elle avait perdu l’habitude que quelqu’un lui parle de cette manière et qu’elle ne savait donc plus du tout comment répliquer. Et soudain, le miracle fut ! Il eut un vague petit sourire, évitant de ricaner ! Voilà qui était appréciable.

Non, j’ai caché tous les miroirs chez moi. Je me faisais trop peur et j’avais peur de m’auto provoquer une crise cardiaque. Mais après tout, moi je ne sors pas trop, je ne sauve personne donc du coup si j’ai une sale gueule ce n’est pas grave. Toi, par contre, tu risques de faire claquer un petit vieux.

Non, il ne fallait pas sourire, ce n’était franchement pas le moment. Cela lui ferait trop plaisir, et elle pourrait se venter, ensuite de l’avoir fait sourire et ça il en était hors de question. Il se contenta donc d’essayer de garder son visage neutre. Si, pour l’instant c’était bon enfant, il savait que si elle commençait à réellement l’agacer ces paroles qui étaient dites-là plutôt gentiment, changerait totalement ! Il haussa un sourcil surprit lorsqu’elle parla d’essayer son fauteuil. Etrangement c’était bien une des premières qu’on lui demandait. Il fronça un peu les sourcils avant de se diriger vers un fauteuil.

Je peux m’installer là, si tu veux vraiment l’essaye, mais j’te préviens c’est pas avec tes petits muscles de bras en carton que tu pourrais faire avancer ça pendant des heures.

Sourire sarcastique, satisfait comme il savait si bien le faire. Sourie qui donnait souvent envie de le baffer, mais c’était fait pour. Dans un sens ce qu’il disait était plutôt vrai, même s’il était musclé auparavant depuis qu’il était en fauteuil, il voyait la différence. Logique vu qu’il n’utilisait plus que la force de ses bras pour bouger !

Tu rêves toi, pourquoi vous me manqueriez ? Plutôt crever que d’avouer ça et puis c’était le boulot qui lui manquait surtout pas les collègues… enfin pas trop. Il secoua la tête avant de continuer Je voulais juste être sûr que vu le sous-effectif vous pouvez toujours faire votre boulot correctement, Tu vois si tu t’endors en intervention ce n’est pas franchement le top ! Il faut voir ça comme… un encouragement plutôt qu’un acte de gentillesse. il se fit craquer un peu la nuque avant d’hausser les épaules Je ne suis pas spécialement venu vous voir, je voulais juste entendre les dernières nouvelles, rumeurs, disputes tout ça. Histoire que je puisse faire de nouvelles blagues et avoir de nouvelles répliques. Parce que là, depuis juillet je ne suis plus que moyennement au goût du jour !

Il secoua un peu la tête avant de se passer une main les cheveux attendant une réponse à cela, mais surtout, il voulait savoir si elle oserait réellement lui piquer le fauteuil. En soit, cela ne le gênait aucunement, au contraire, elle verrait que c’était la grosse merde à manier ! Et puis même s’il ne la portait pas dans son cœur, il avait confiance en elle, assez du moins pour savoir qu’elle lui ramènerait l’engin sans lui faire une blague stupide du genre « j’me casse avec démerde-toi ». parce que ça, ça n’était vraiment pas drôle !

_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Samara L. Matthews
OISEAU DE PARADIS

❖ MESSAGES : 1224
❖ AVATAR : Margot Robbie

www - Sam Haynes
www - Anarkia Kooks
www - Ethan Sanders
www - Lowen O'Connor



MessageDim 19 Fév - 18:05




Le plaisir de te revoir Mon image
feat.
Samara Matthews‏ & Matthew OdairMon image




Me levant pour lui tendre la main et l’aider à prendre une chaise, je ne démordais pas de ma connerie. On disait que cela portait malheur, on disait même que c’est impoli de priver de ses pattes un canard boiteux, mais qu’importe. Je voulais savoir ce qu’il vivait… Pourquoi ? Car je suis une sombre conne qui l’apprécie malgré son caractère franchement casse pied par moments. J’aime sa franchise, son coté rustre sans savoir vivre mais honnête et le voir ainsi bloqué là-dedans ne me laissait clairement pas indifférente en réalité il y a des épreuves qu’on ne souhaite à personne, oh je n’ai pas pitié pour lui, il est fort, courageux, teigneux, mais il ne mérite pas cela pour autant.

« Tu veux des ragots et savoir si on pionce, et bien tu devrais être au courant ici on ne pionce qu’après le repas, la baise ou les pompes, bref on s’en sort, je dirais que l’équipe est moins à plaindre que les autres. » Les ragots il les trouverait avec une autre, je n’avais jamais été de celles à me mêler de l’intimité des autres, plus de celles qui se placent dans un coin, regardent, observent et disent merde quand elles le doivent, mais se foutent bien de savoir si bidule se fait nunuche.

« Tu bouffes avec nous, t'as pas à négocier, bon tu files ton joujou de luxe. » Je lui tendis en échange une épluchure de pomme de terre.

« Oh si tu ne devineras jamais avec qui je suis passée en équipe, et franchement rien à voir avec les rumeurs du chéri, au contraire, ma gueule à tuer des vieux ne doit pas figurer à son genre de nana. »
Je marquai un silence alors qu’un des mecs de nuit arrivait près de la double porte vitrée et détaillait la pièce où on se trouvait, un instant avant de se décider à faire demi-tour, visiblement pas décidé à subir la bonne humeur reconnue de Matt.

« Merci pour le café, je sais tu t’en cogne, mais j’apprécie le geste. » Lui avouais-je en délaissant le dos de Ben qui disparaissait dans le couloir.


Hystéria

_________________
Blow a kiss, fire a gun. What will we do when we get old? Will we walk down the same road?

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageLun 20 Fév - 14:44

Sa réponse sur les ragots, le fit soupirer doucement. Dommage, ce n’était pas franchement ce à quoi il s’était attendu ! Il haussa néanmoins les épaules, comme pour montrer qu’il ne savait pas franchement quoi répondre à cela ! Il n’y avait probablement rien à dire. Il n’allait quand même pas la supplier ! Tant pis, il tenterait d’en apprendre un peu plus avec Sam, avec un peu de bière peut-être que l’autre secouriste serait un peu plus bavard ! Si tu le dis, qu’elle est moins à plaindre ! Un salaire de merde. Des horaires qui bouffaient votre vie personnelle à n’en plus finir, surtout avec les heures supplémentaires. Les conditions de travail parfois compliquées lorsqu’ils allaient dans certains quartiers… Franchement, ils avaient de quoi se plaindre même s’il avait toujours adoré son métier plus que tout et qu’il donnerait cher pour pouvoir revenir sur le terrain. Malheureusement, pour l’instant, il savait que ce n’était pas possible. Lorsqu’il pourrait remarcher, il verrait peut-être avec le Chef, pour voir s’il ne pouvait pas au moins former les jeunes recrues aux gestes de soins basiques, ce genre de choses qui au moins lui permettrait de se sentir utile, de rester dans le métier… et avec un peu de chance, peut-être qu’un jour il pourrait revenir sur le terrain. Il ferma les yeux quelques instants, se souvenant ce que lui avait dit Cinzia, ce qu’il savait. Le handicap n’était pas la seule chose à prendre en compte. Il ne pourrait jamais redevenir secouriste, il ne devait plus prendre de risque en étant séropo’. Cinzia avait raison, il ferma le poing nerveusement, avant d’inspirer un bon coup, tentant de se calmer. Personne ne savait à la caserne ce petit détail, cette « maladie » qui se propageait peu à peu dans ses entrailles et qui finiraient par le tuer, à petit feu, comme Keaton. Il ne voulait pas suivre la même déchéance que son feu petit ami mais il n’avait gère le choix.
La voix de son ex collègue, le fit revenir sur terre. Et la réponse était visiblement oui. Oui, elle voulait bien lui emprunter son fauteuil pour voir ce que ça faisait. Sacrée Samara ! Il ignora par contre sa main, tendue fit son transfert doucement vers le siège qui lui semblait le plus facile à atteindre. Bientôt, il espérait pouvoir poser les pieds par terre, pas forcément bien longtemps mais au moins pouvoir faire ses transferts plus rapidement, sas forcément utiliser la force de ses bras. Il lui laissa donc la place libre dans un petit geste pseudo théâtral, se marrant déjà de la voir galérer. Tout le monde galérait au début, alors pourquoi ça ne serait pas le cas pour elle ? Par contre, j’aurais besoin de mon « joujou de luxe » comme tu l’appelles pour bouffer et me déplacer, donc tu teste et tu me le refiles après ! et c’était non négociable. Sans son engin, il se sentait mal à l’aise, malgré la confiance qu’il avait en la jeune femme. C’était con, mais c’était presque une peur irrationnelle ! Il se sentait encore plus faible et désarmé que lorsqu’il était dans cet engin ! Tout ce qu’il détestait pour un garçon de sa trempe ! J’suis pas une poubelle, ton épluchure de pomme de terre tu peux te la foutre là où je pense ! grogna-t-il en se demandant ce qu’elle avait voulu qu’il fasse avec ça. Il avait l’impression que quelque chose lui échappait. Il avait vu le manège d’un autre collègue qui n’avait pas osé rentrer lorsqu’il l’avait vu. T’as vu, plus de six mois que je suis plus là, et je suis toujours redouté comme l’acariâtre de service ! Il en gloussait presque, plus amusé qu’autre chose. Les gens n’aiment décidément pas entendre la vérité… même si je parle un peu brutalement ça ne tue jamais personne. il secoua un peu la tête avant de continuer Bon alors, avec qui tu es en équipe en ce moment ? vas-y, fais-moi rêver !

_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Samara L. Matthews
OISEAU DE PARADIS

❖ MESSAGES : 1224
❖ AVATAR : Margot Robbie

www - Sam Haynes
www - Anarkia Kooks
www - Ethan Sanders
www - Lowen O'Connor



MessageLun 20 Fév - 16:58




Le plaisir de te revoir Mon image
feat.
Samara Matthews‏ & Matthew OdairMon image




Relevant les yeux sur le fauteuil à présent libre, je me demandais à présent comment je vivrais cela moi aussi, sûrement plus mal que lui. Mais il n’était pas question de le lui avouer, non pas car cela lui faisait plaisir, cela je m’en cognais, mais plus car ça aurait une touche de misère et que j’avais bien trop d’admiration pour son combat pour le prendre ainsi. Il m’annonça que mon éplucheur serait mieux dans mon derrière et je lui fis un sourire des plus reconnaissants, après tout à quoi bon relever ce genre de chose si c’était pour répondre en retour que ce n’était pas mon cul qui devait avoir besoin de virer les cornes calleuses d’une assise prolongée.

Non cela irait trop loin, je me contentais donc de sourire en mode merci de l’attention pour mon derrière et de m’asseoir sur le trône. Mes mains se glissèrent sur les roues et je donnai un coup pour me retrouver au milieu de la pièce. La ligne droite, pas de souci, tout le monde peut le faire.

Tourner, reculer, monter un trottoir, en descendre d'un autre, ou prendre une rampe sans finir le nez cassé dans une chute, là c’était une autre affaire. Mais pas de rampe ici, pas de trottoir non plus, juste une grande pièce avec des tables des chaises. Je tentais un demi-tour et me retrouvai à patauger avec le réflexe impossible pour une vraie handicapée de bouger la jambe pour m’aider. Je n’étais pas douée et rapidement la chaise voisine en fit les frais, un rire me prit soudain en comprenant qu’il m’observait. Le prof allait me donner un zéro que j’accueillerai avec une moue, mais qui serait mérité.


« Je suis naze, mais j’assume donc comment je tourne sans démolir tout sur mon passage ? » Sous ses instructions, je revenais à lui, sans y arriver simplement bien sûr. Une fois à côté de lui, je poussai un soupire.

« Haynes et franchement, j’en suis ravie, bien qu’on m'ait dis qu’il a des casseroles au cul avec des filles de la caserne, perso tu dois en savoir plus que moi sur ce point. Moi je l’apprécie, il m’apporte beaucoup. » Bon j’évitais de lui parler du fait que j’avais accueilli la nouvelle avec résistance, se retrouver en équipe avec le seul putain de type de la caserne qui vous donne envie de jouer les cavalières n’est pas simple, surtout quand on est comme moi, une fille incapable de s’attacher réellement à un partenaire de vie.

Pire quand on sent les choses venir et les fuit, mais là impossible, je bossais et cette mutation d'équipe avait le don de me rendre la vie impossible intérieurement. Je savais aussi de source bavarde que Holly avait lâcher la caserne, la ville après qu’elle se soit embrouillée avec lui, voir peut être qu'elle avait couché comme le disaient certains. Et je ne voulais pas suivre ce chemin, enfin pas sur le plan carrière, bien que je ne pouvais clairement pas nier que sur le plan hormonal par contre…

« Et pour ton côté charmant qui marque encore les esprits de certains, moi, il me manque, je trouve barbant qu’on me dise jolie quand j’ai une tête de cul, et tu as raison tu ne tueras personne à être honnête, et sans tact, pas plus que je ne tuerais mes patients avec mes cernes, mais certains préfèrent éviter de se prendre ta joie de vivre dans le nez quand ils en manquent eux-mêmes, bon ce gratin ne se ferais pas tout seul, pas plus que le café se cuvera seul. Tu m’aides ? Ou tu remontes en scelle ou rattrape mister je m’enfuie pendant que je nous fais à tous un repas ? » Je me relevai, laissant le fauteuil là où je l’avais emprunté et récupérai le couteau et ma tasse pour en boire une gorgée et me remettre à la préparation du gratin.




Hystéria

_________________
Blow a kiss, fire a gun. What will we do when we get old? Will we walk down the same road?

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageMar 21 Fév - 11:35

Il la regarda galérer avec le fauteuil avec un amusement non feint. Hein que c’était galère ce truc infernal ? Et encore, elle avait plus de mouvements possibles même si elle ne s’en rendait pas compte étant donné que ses jambes étaient fonctionnelles. Il se passa une main dans les cheveux et tenta de lui indiquer comment faire pour tourner sans trop se prendre tous les meubles qui passaient, mais là encore ce n’était pas une réussite, ce qui était tout à fait normal. Soudain, elle éclata de rire, il haussa un sourcil se demandant ce qu’il y avait de si marrant. Si un accident lui était réellement arrivé, elle se serait probablement mise à chouiner de désespoir –ce qui aurait été une réaction plus ou moins saine, normale-. Ouais, tu es vraiment nulle, mais ne t’inquiète pas, c’est le cas pour le monde au départ. Dis-toi que toi c’était pour de faux donc ce n’est pas bien grave si tu ne gères pas.  Il soupira Je t’aurais bien fait une leçon de transfert, mais… non en fait j’ai pas envie.  J’ai  un peu la flemme, et j’aimerai bien récupérer mon fauteuil, j’suis pas super à l’aise là.

Il se passa une main dans les cheveux tandis que la jeune femme lui disait qu’elle faisait équipe avec Sam. C’était un bon élément, pas trop chiant par rapport à d’autre, elle avait donc vraiment beaucoup de chance. Tu sais la plupart des mecs ici ont en des casseroles de cul comme tu dis, alors bon, il ne faut pas s’arrêter à ça ! Du moment que tu l’apprécies c’est le principal.  Peut-être qu’il avait un peu exagéré quand il disait la plupart, il ne se rendait pas trop compte de la réelle proportion, il entendait juste des bruits de couloirs qu’il réutilisait à l’époque où il était encore là. De son côté, lui entre le fait qu’il soit en couple avec le même mec depuis 10 ans, et son caractère les filles n’avaient pas réellement tenté quelque chose… même à la mort Kea. Il écouta ce qu’elle disait à présent, avant de se recaler dans le fauteuil, tentant de trouver une position des plus confortables ! J’y peux rien, moi, si les gens sont fragiles à la moindre remarque, et qu’ils n’ont pas assez de gueule pour répliquer. il haussa les épaules, se tut quelques instants avant de continuer Je trouve ça triste, mais bon, chacun son caractère, ce qui est énervant c’est qu’ils ne comprennent pas que c’est juste le mien, que ce n’est pas forcément méchant. Juste la vérité sans diplomatie. En assumant ce genre de chose passerait mieux. Je sais bien que je suis un petit con chieur et antipathique et je le vis très bien quand on le dit parce que je sais que c’est la vérité. il se racla la gorge avant de continuer tant que ça ne vire pas en insulte homophobe. Bon, ils avaient peut-être assez parlé de ça, ce dernier sujet lui laissait une saveur amer. Il assumait totalement d’être gay, n’hésitait pas à le dire quand c’était nécessaire, mais certaines remarques étaient quand même déplacées… les esprits étriqués et compagnie ne pourraient pas de toute manière pas de changer rapidement.

Vas-y file moi des patates et un économe ! Mais t’as intérêt que le final soit bon ! Il secoua un peu la tête avec un sourire avant de continuer t’as pas honte d’utiliser un pauv’ type comme moi qui peut pas se défendre pour t’aider à faire la cuisine, hein ? Bien sûr qu’il plaisantait, même sur fauteuil, il savait qu’il était beaucoup de chose mais pas sans défense…. Tout comme il savait qu’il pouvait se barrer quand il le souhaitait, c’était en fait juste sa façon de plaisanter un peu, et il était connu/reconnu qu’il avait toujours un humour de merde ou difficile à comprendre ! Bon et sinon ta vie hors de la caserne, pas trop chaotique ?

_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Samara L. Matthews
OISEAU DE PARADIS

❖ MESSAGES : 1224
❖ AVATAR : Margot Robbie

www - Sam Haynes
www - Anarkia Kooks
www - Ethan Sanders
www - Lowen O'Connor



MessageDim 26 Fév - 0:09




Le plaisir de te revoir Mon image
feat.
Samara Matthews‏ & Matthew OdairMon image




« Honte ? Non pas du tout… Puis tu apprendras mister pessimiste qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain, je suis sûre que ce plat français sera délicieux avec ton aide. Quant aux autres, laisse-les penser ce qu’ils veulent, ils sont juste jaloux de ta capacité à dire les choses sans chichi, voilà tout…»

Je lui donnais l’économe et me penchais vers lui pour glisser le sac sur la table quand les quelques épluchure s’éparpillèrent au sol. D’un bon, je me relevais et mon pied glissa magistralement sur l’une d’elles me faisant chavirer droit sur Matt, le nez dans son pull, un bras mal tenu sur l’accoudoir de son fauteuil et l’autre sur son épaule. super me dis-je en relevant les yeux sur lui avec un sourire un brin gêné.

« Pas de bobo ? » Demandais je rapidement avant de voir que derrière la vitre du couloir Nick nous observait, prêt à lancer de nouvelles rumeurs. Qu’à cela ne tienne.

« Désolée… » Mes bras se glissait autour de son cou et je déposais un bisou sur sa joue et réfugiait mon nez dans son cou. « Tu grogneras plus tard, pour le moment je lance une nouvelle rumeur que tu vas sûrement adorer ! Elle parlera de toi… » Relâchant ma prise, je me relevais et replaçais ma tenue de secouriste.

« Bon, ce repas.!!! »  

Je me mis à genoux de telle façon qu’avec le fauteuil on ne voyait que mon cul depuis le couloir, de là-bas on devait même se dire que je lui taillais une pipe. Un sourire naquit sur mon visage alors que je replaçais dans le sac les épluchures, me passant la main sur la bouche. En me redressant je lançais un regard vers Nick qui avait un air risible sur le visage.

« Et voilà, tu viens de passer de petit con à tombeur, et moi, de frigide à allumeuse d’handicapé. »



Hystéria

_________________
Blow a kiss, fire a gun. What will we do when we get old? Will we walk down the same road?

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageJeu 2 Mar - 16:55

Il la regarda bizarrement, n’étant pas franchement certain d’avoir compris l’expression qu’elle avait utilisée. C’était quoi ça, « ne pas jeter le bébé dans l’eau du bain ? » Il fronça les sourcils, avant de se dire que finalement cela n’avait guère d’importance. Il haussa donc les épaules avant de soupirer doucement, de se racler la gorge. Il n’était pas certain que ce soit une réelle question de jalousie, loin de là même.

Non, ils n’aiment juste pas entendre la vérité c’est tout. Je ne vois pas de quoi ils seraient jaloux, pour eux ils sont plus humains, parce qu’ils sont diplomates ou menteurs, ou je ne sais quelle connerie ! La bonne blague !

Il eut un rire amer avant de soupirer. Il ne prenait pas ça trop à cœur, mais il est vrai, qu’à la longue, il en avait marre d’être vu comme le « méchant » ou le sans cœur de service alors que ce n’était pas du tout ça. Il n’était juste pas doué pour exprimer ce qu’il ressentait, surtout les choses positives, et il ne comprenait pas non plus pourquoi être diplomate était quelque chose de bien : le résultat restait le même non ? La pilule, si mauvaise nouvelle il y avait, serait tout aussi difficile à avaler ! Alors bon, il n’avait pas envie de perdre du temps à y aller par quatre chemins ! Il allait reprendre la parole quand soudain plusieurs évènements étranges s’enchainèrent : les épluchures tombèrent au sol, elle voulut se lever pour tout nettoyer (du moins c’est ce qu’il croyait)… et l’instant d’après elle se retrouvait contre lui le nez presque dans son cou. Odair prit aussitôt une teinte rouge pivoine et tenta de la repousser maladroitement. Il n’aimait pas spécialement les contacts physiques, ou du moins ça dépendait avec qui. Avec son ex’ ou ses sœurs il était juste tactile par moment tout comme avec ses amis les plus proches, mais absolument pas avec les autres. Ce genre de situation était quelque chose qui le mettait franchement très mal à l’aise !

Non, non tout va bien ! grogna-t-il mais par contre je veux bien que tu te lèves !

Et pendant ce temps-là ses bras glissait autour de son cou, elle s’excusait et lui se sentait comme un foutu poisson (ou un lapin ?) prit au piège ! A l’aide !!! Que quelqu’un le sorte de cet enfer ! Et non, non et renon ! Il ne voulait pas d’une nouvelle rumeur. Il lui jeta un regard noir.

Je suis GAY, Samara, tu crois quoi ? Que ça va marcher ?  TTSS. Ton repas tu peux te le fourrer là où je pense après ton sketch ! quelle vulgarité dites donc monsieur Odair ! Je ne comprends pas bien pourquoi tu as fait ça, qu’est-ce que ça peut t’apporter sincèrement ?

Non, vraiment, il ne comprenait vraiment pas à quoi elle jouait là. Peut-être qu’il pourrait être amusé si elle lui expliquait un petit peu mieux, ou pas, il déciderait sur le moment !

_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Samara L. Matthews
OISEAU DE PARADIS

❖ MESSAGES : 1224
❖ AVATAR : Margot Robbie

www - Sam Haynes
www - Anarkia Kooks
www - Ethan Sanders
www - Lowen O'Connor



MessageJeu 2 Mar - 23:32




Le plaisir de te revoir Mon image
feat.
Samara Matthews‏ & Matthew OdairMon image




« Je suis GAY, Samara, tu crois quoi ? Que ça va marcher ?  TTSS. Ton repas tu peux te le fourrer là où je pense après ton sketch ! »

Je relevai un sourcil et déposai le sac à déchets sur la table.

« Je ne comprends pas bien pourquoi tu as fait ça, qu’est-ce que ça peut t’apporter sincèrement ? »

Matt était connu et reconnu pour sa franchise, son manque de savoir-vivre par moment. Pour ma part j’étais reconnue pour mon impassibilité à la caserne, ma franchise plus contenue que la sienne et mon côté solitaire. Mon duo avec son ex partenaire changeait la donne à mon niveau, certains nous prêtaient déjà quelques regards que je n’avais pas remarqué ou réellement eu consciemment. Depuis quelques temps il y avait bien peu de temps que je ne passais avec lui et doucement la rumeur d’un rapprochement commençait à poindre. Me servir de Matt n’était clairement pas l’idée du siècle, il était totalement gay, mais qu’est qu’on s’en fichait, moi perso je m’en contre foutais.

« Et alors, ça change quoi que tu sois gay, je me suis pété la gueule, tu aurais pu être la folle de Broadway en tutu rose, et plume a paillette, que cela n’aurait pas changé ma chute. Pour la suite, et bien je me dis que tu m’as juste aidé à fermer la gueule de mister ragot qui me prête des sentiments pour Haynes. Et vue le nombre de rumeurs dont tu fais l’adage une de plus, une de moins, qu’est que cela peut bien te faire ? Passe plutôt tes nerfs sur les patates. » Je poussai le fauteuil et me levai « tu veux une bière sans alcool ou tu es de si bonne humeur que tu t’en vas bouder ailleurs ? » Il voulait connaître des rumeurs, il en avait une, une naissante sur moi et son ex coéquipier. Je me remise à ma place, attrapai des pommes de terre et repris d’un ton plus égale.

« Puis tu l’aime bien Haynes, non ? Lui éviter une rumeur débile de plus ne doit pas franchement t’être aussi pénible. »


Hystéria

_________________
Blow a kiss, fire a gun. What will we do when we get old? Will we walk down the same road?

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageLun 6 Mar - 15:12

Ca l’agaçait parce qu’il ne comprenait pas franchement à quoi elle jouait. Il avait presque trouvé de contact dérangeant. Qu’elle se rattrape sur lui, c’était une chose qu’il pouvait à peu près comprendre, par contre, qu’elle fasse semblant de lui faire un câlin –ou  quelque chose qui y ressemblait- le laissait quand même beaucoup plus perplexe !  Il attendait donc ses explications avec grande impatiente ! Il fronça les sourcils lorsqu’elle se remit à parler : oui pour la chute ils étaient d’accord… mais pour le reste, il avait l’impression qu’elle était juste en train de se foutre de sa tronche d’une manière pas possible et cela ne lui plaisait pas franchement, il fallait bien l’avouer ! Mais je n’ai pas envie qu’il y ait ce genre de rumeurs sur moi, merde Samara ! Il était sincèrement fâché. Oui, ça va, je supporte Sam, mais je ne vois pas le rapport ! Si tu es si impassible que ça,  ça ne devrait pas te toucher ce genre de rumeurs et j’ai sincèrement assez de souci comme ça sans qu’en plus on vienne me faire chier avec ce genre de conneries ! Elle ne pouvait comprendre, il en était certain… mais le vrai fond du problème au final c’était surtout que cela lui donnait l’impression que tout le monde croirait que cela remettrait son histoire avec  Keaton –sa mort aussi- en question, comme s’il était passé à autre chose, comme s’il avait oublié… alors que presque un an après la douleur était toujours là, aussi vive. Il ne voulait pas refaire sa vie. Ce genre de rumeur le rendait dingue alors qu’au final cela n’avait aucune importance. T’es  vraiment trop conne putain ! Il ne le pensait pas vraiment, ou si peut-être. Il ne voulait pas qu’on l’associe avec quelqu’un d’autre que son –feu- copain, à part si un jour il se remettait en couple ce qui n’était pas prêt d’arriver de toute manière ! La foudroyant du regard, il lui souffla Et si je n’ai pas envie que l’on me voit, imagine ou je ne sais quoi avec toi ou quelqu’un d’autre ? Hein ? Est-ce que tu peux penser au mal que ça peut faire ? Imagine si j’avais été en couple et que tu ne l’avais pas su le bordel que ça aurait pu mettre et ne me dis pas « ben tu l’es pas alors tout va bien » ! Je ne suis pas un pion que l’on manipule. Si tu as une relation ambiguë avec Sam, j’en ai rien à foutre, tu vas les voir prendre ton courage à deux mains leur dire ce que tu veux eux autres, la vérité, un mensonge je m’en tamponne le coquillage MAIS LAISSE MOI EN DEHORS DE CA ! Il réussit, enfin à se taire, et commença, sans plus un mot à se diriger vers la sortie.  Il en tremblait presque de rage alors qu’au final il ne s’était pas passé grand-chose, rien de grave ou d’irrémédiable. Elle avait juste touché un point sensible. Elle avait juste fait remonter à quel Keaton lui manquait, à comment il avait réagi si cette même scène s’était passée un an plus tôt. Probablement que pour Sam ce qu’il venait de dire n’avait pas vraiment de sens, que c’était juste décousu, mais il espérait qu’elle comprendrait qu’elle avait vraiment fait une erreur pour qu’il réagisse comme ça parce que ce n’était pas son genre d’hurler. Il était froid, distant mais pas comme ça…

_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Samara L. Matthews
OISEAU DE PARADIS

❖ MESSAGES : 1224
❖ AVATAR : Margot Robbie

www - Sam Haynes
www - Anarkia Kooks
www - Ethan Sanders
www - Lowen O'Connor



MessageMer 8 Mar - 0:47




Le plaisir de te revoir Mon image
feat.
Samara Matthews‏ & Matthew OdairMon image




Silencieuse je l’écoutais, j’encaissais la vérité de son point de vue et prenais coup sur coup en comprenant parfaitement ma connerie, en voulant protéger Sam, je l’avais mis lui mal et bien qu’il était clair que je m’étais attachée à mon coéquipier, Matt ne méritait pas non plus de prendre à son tour. J’avais juste eu la sensation qu’il se fichait royalement de ce que pouvaient penser les autres à son sujet tout comme je me fichais de cela pour moi, mais pas pour Haynes qui avait bien à perdre par ces ragots, sa fille fraîchement arrivée qui pourrait les croire, son emploi avec des médisances en sa défaveur. Beaucoup trop que Matt et moi.

Il s’éloignait et je me relevais pour le dépasser et bloquer la porte pas le verrou du haut de porte.

« Je suis désolée Matt, je t'ai jugé comme les autres, comme je me pense être, simplement car tu as ce côté distant et j’ai oublié que pour beaucoup ce n’est qu’une façade. » Je ne lui fis pas l’affront de me baisser non je restai entre lui et la sortie un instant silencieuse.

« J’ai été vraiment conne quand j’ai vu ce type, j’ai juste pensé à aider Sam, à tout ce qu’il risque de perdre, sans un instant songer à tout ce que cela comprendrait pour toi. Tout simplement car je n’ai pour ma part rien à perdre dans tout ça, si ce n’est un coéquipier qui tu l'as deviné toi-même, compte beaucoup à mes yeux. » Je me retournai et ouvris la porte.

« J’arrangerai ça, mais reste, j’ai besoin d’aide pour le gratin et j’ai aucune envie que tu parte blessé ou fâché. »

Je lui ouvris la porte pour lui laisser le libre choix.

« C’est pas parce que je suis une grosse conne que tu dois te priver d’un bon repas, si ? » Dis-je le détaillant réellement gênée de ma connerie.



Hystéria

_________________
Blow a kiss, fire a gun. What will we do when we get old? Will we walk down the same road?

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageDim 12 Mar - 11:03

Forcément, qu’elle allait le rattraper vu qu’elle se déplaçait bien plus vite que lui. Il soupira vaguement lorsqu’elle ferma la porte avec le verrou. Il n’était pas certain de pouvoir l’atteindre. Sérieusement, il avait l’impression d’être un gamin –ou un ado- que son parent punissait pour X ou Y raison ! ça en devenait risible, mais cette fois il ne hurla pas et se contenta de la regarder attendant qu’elle dise quelque chose. Forcément qu’elle dirait un truc. Il fronça les sourcils à sa première phrase, elle était sérieuse ? Ce n’était pas exactement ce qu’il disait, ou peut-être que si… Il se fichait de pas mal de choses, de rumeurs & compagnie. On pouvait dire qu’il était con, on pouvait dire tellement de choses qui lui passaient sur le dos… mais pas sur un pseudo-lien amoureux. Pas tant qu’il n’aurait pas fait le deuil de Keaton. Et ça, elle ne semblait pas le comprendre ou plutôt l’oublier dans la balance, ça aurait été sur autre chose, ça aurait probablement été différent.

Est-ce que tu sais ce que c’est de perdre la personne à qui tu tiens le plus, Samara ? Est-ce que tu ne crois pas que c’est juste déplacé de ta part ce genre de choses, sans savoir si je suis en couple, sans savoir si je suis toujours en deuil ou pas. Tu sais aussi bien que moi comment certaines de ces rumeurs peuvent tourner. Il y a beaucoup de choses qui me passent par-dessus la tête, mais pas quand il s’agit de Keaton et de ce que j’ai vécu avec lui.

Et ce qu’elle avait fait, le gênait sincèrement énormément. Des excuses aussi basiques ne suffiraient, d’autant plus que Sam était assez rand pour assumer ce qu’il faisait non ? Sinon c’était leur problème, pas le sien. Il leva les yeux au ciel sans se cacher lorsqu’elle parla d’aider Sam et à ce qu’il risquait de perdre. Sérieusement ? ça en devenait pathétique.

Et donc tu m’emmerdes avec tout ça pour quoi exactement ? Vous n’êtes pas capable de régler vos comptes normalement avec Sam ? De dire c’est des rumeurs, de l’affirmer ou de l’infirmer ? Tu n’as pas réfléchi aux conséquences, ça c’est certain. Sam est quelqu’un de bien, mais vous êtes tous les deux des adultes, inclure quelqu’un dans vos magouilles dont j’en ai sincèrement rien à foutre c’est juste pathétique et ridicule. Il eut un petit rire sarcastique  Et si tu ne voulais pas que je sois fâché, ou blessé, il fallait peut-être penser à agir autrement que pour ton petit Sam.  Tu n’es pas juste pas honnête. Je te pensais franche, mais là je vois que ce n’est pas du tout le cas. Que tu caches ta relation avec Sam, s’il y en a une, ça te regarde, vous avez vos raison, un mensonge par omission ce n’est pas généralement pas grand-chose, mais là c’est totalement différent. Non, il n’avait pas du tout l’impression de rabâcher. Il s’en foutait de passer pour le vieux relou, mais il se sentait vraiment mal. Un an d’antidépresseur -quasiment- plus tard, il avait l’impression que la blessure du suicide de son petit ami était toujours fraiche quand les gens faisaient des choses comme ça. Je crois qu’il vaut mieux que j’y aille quand même… J’ai à manger chez moi et de toute manière je n’ai pas franchement faim !


_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Samara L. Matthews
OISEAU DE PARADIS

❖ MESSAGES : 1224
❖ AVATAR : Margot Robbie

www - Sam Haynes
www - Anarkia Kooks
www - Ethan Sanders
www - Lowen O'Connor



MessageMar 14 Mar - 17:37




Le plaisir de te revoir Mon image
feat.
Samara Matthews‏ & Matthew OdairMon image




« Oh oui vas-y juge moi, tire tes conclusions car je ne suis simplement pas sans cœur et égoïste comme tu l’es. Tu me demande si je sais ce que c’est de perdre la personne la plus importante à mes yeux sans même savoir un quart de ma vie, tu tétais sagement le sein de ta mère que je perdais la mienne, tu jouais sur les genoux de papa que j’avais plus le miens et quand les tours sont tombées j’ai perdu bien plus que la sécurité relative que beaucoup se pensaient acquise de naissance. » Je le foudroyai du regard.

« Alors joue ton sans cœur, ton veuf éploré qui a tellement à perdre alors qu’il n’a plus rien, pas même la foi en lui-même, joue ton grand drame sur l’amour sacré que tu n’auras  plus et dont tu ne peux te passer et qui justifie totalement ton côté pète sec qui n’attend plus rien de la vie ainsi juché sur tes roulettes, viens ici voir si tu peux trouver des personnes avec une vie plus merdique que celle que tu te donnes sans jamais te remettre en question ou simplement te dire que tu déshonore cet amour d’une façon bien pire que mon geste en te laissant crever comme une loque à ruminer ta bile et attendre le premier sur qui tu peux passer ta colère… » Je me détournai de quelques pas et le détaillai un instant sans plus aucune rage.

« Tu me fatigue, je t'adore, mais tu abuse là, tu as raison, rentre manger ta boite de conserve chez toi et repasse toi en boucle tout ce que la vie t'a pris, la honte que je viens de te mettre en voulant aider un autre et quand tu seras enfin décidé à te prendre en main et à tendre la main vers ceux qui malgré ta connerie tentent encore de voir du bon en toi, alors tu connais mon numéro, » Je poussai un soupire désabusé.

« Oh et avant de parler de toi et encore de toi et de me placer en vilaine sans cœur ou royale idiote dans son nid sans jamais avoir eu mal, sans même avoir pris le temps de mieux me connaître, tu viendras me lancer la pierre, car pour l’heure tu parles, radotes sans rien comprendre ou savoir, bonne soirée, bon retour et bon appétit, Matt ! ». Sur ces mots je poussai la porte à double battant sans lui laisser le temps de parler pour me diriger vers la salle d’entraînement, un peu de défoulement ne me ferait aucun mal.

J’appréciais Matt, mais il allait trop loin et ce n’était pas la première fois que lui et moi échangions ce genre d’amabilités. J’aurai sûrement pu m’en vouloir, mais finalement, plus autant, ses mots étaient allés au-delà de mon geste. Il en était même devenu insultant, je n’avais donc à mon tour aucune raison de la boucler, n’aillant rien d’une hypocrite. D’autant que je ne cachais rien de ma relation avec Sam, il était un simple ami et je n’avais pas à faire étalage de mes sentiments plus profonds si ce n’était à lui, ce qui n’arriverait pas vu les limites qu’il avait rapidement mis en place dès notre premier jour d’équipe.



Hystéria

_________________
Blow a kiss, fire a gun. What will we do when we get old? Will we walk down the same road?

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Matthew Odair
MUGUET

❖ MESSAGES : 4830
❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageVen 17 Mar - 19:30

Au moins Samara avait réussi à le calmer, il aurait voulu lui répondre beaucoup de choses. Mais il préféra tout simplement se taire. Il avait était certes très maladroit à un moment, lorsqu’il lui avait demandé si elle avait déjà perdu quelqu’un de très important. Il ne s’était pas attendu à cette réponse et s’était retrouvé un peu mouché, juste un peu. Parce qu’à la différence d’elle, il n’était pas au courant de tout ça – et des amis, tout le monde en avait perdu pendant les attentats-. Elle savait qu’il était probablement toujours en deuil, elle savait qu’il n’était pas tactile que ce genre de chose le dérangeait, il aurait même pu être en couple. Voilà de quoi il « l’accusait », voilà ce qu’il avait vraiment voulu dire. Le deuil n’était pas fait pour lui, ce qui, n’arrangeait pas les choses. Son caractère de merde, il l’avait bien avant la mort de Keaton, alors ses phrases pseudos moralisatrices elle pouvait se les mettre bien profond. C’était juste son caractère d’être pète sec, sarcastique, il l’avait toujours été, même enfant et adolescent. Peut-être qu’il aurait lui demander, est-ce que tu as vu la personne que tu aimais le plus la cervelle éparpillée sur votre lit ? Est-ce que tu l’as vu jour après jour mourir à petit feu d’une putain de maladie, incurable ? Est-ce que tu ne peux pas respecter simplement mon deuil, sans en faire tout un plat ? Elle était coupable de cette action. Un mec aurait fait ça à une nana ça aurait pu provoquer un scandale, là non c’était lui qui était grincheux et compagnie. Quant à se laisser crever, est-ce qu’elle plaisantait ? Il faisait tout ce qu’il pouvait pour remonter la pente, qu’elle se fasse agresser, torturer pendant plusieurs jours et finisse en fauteuil et on en reparlerait après. C’était si facile de parler pour elle. Si facile de donner des leçons, si elle s’était un tant soit peu remise en question tout cela ne serait pas arrivé, bien sûr, il était fautif aussi, un peu. Il n’aurait jamais dû prononcer une certaine phrase, peut-être qu’il aurait dû lui expliquer calmement qu’il n’avait pas du tout apprécié ce qu’elle venait de faire. Mais non, elle restait sur son Sam, mais Sam a besoin d’une main tenue blablabla. Conneries. Foutaises ! S’il avait besoin d’aide, il y avait d’autres moyens de l’aider que de faire courir une rumeur et « d’agresser » presque son ex collègue en lui faisant un câlin. Le terme d’agression était certes exagéré, il ne l’avait pas vraiment vécu comme ça mais ça l’avait réellement dérangé et ça l’avait heurté, touché, blessé, gêné ; mais ça elle s’en foutait. Chacun voyait midi à sa porte. Il la laissa partir toujours agacé et rentra directement chez lui.

HRP c'était cool ce RP <3.

_________________
texte texte
Down goes another one



Revenir en haut Aller en bas
❝Contenu sponsorisé❞


Message

Revenir en haut Aller en bas
Le plaisir de te revoir •• Samara
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Quel plaisir de se revoir... Ou pas [Livre 1 - Terminé]
» Rangs .. ?
» [Sam&Serena] Ça fait plaisir de te revoir...
» Ça me fait tellement plaisir de te revoir, après tout ce temps... [Ludmi-chou]
» Manigat dit Au revoir à Marc Bazin

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Blood of Heroes :: New york :: LE QUEENS :: Caserne Unité 55-
Sauter vers: