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We need to talk - pv Elvira
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Estrella Garcia
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MessageSam 11 Fév - 16:51

we need to talk


Une journée de plus qui venait de passer, son sac sur le dos Estrella regagnait sa chambre d'étudiante. Elle savait qu'une fois rentrée elle aurait des heures de travail avant de ne pouvoir dormir, et encore elle n'était pas sûre d'avoir le temps de se reposer. Elle avait plusieurs travaux à rendre demain et elle n'avait pas encore terminé… En temps normal tout aurait été fini depuis longtemps, mais la jeune fille était perturbée. Depuis l'incident avec son père elle n'était pas dans son assiette. Elle devait déjà essayer d'éviter tous les gens qui avaient assistés à son humiliation… Jamais elle n'aurait cru qu'il réagirait comme ça, aussi violemment. Elle ne l'avait pas reconnu, il n'était plus l'homme qui la prenait dans ses bras lorsqu'elle avait un chagrin. Son séjour en prison avait tout changé. La jeune fille aurait aimé retrouver son père, comme il était avant… Mais après tout c'était peut-être bien elle qui avait changé, qui avait grandit…

Comme prévu la nuit ne fut pas tellement reposante, Estrella avait terminé de travailler vers cinq heures du matin. Elle avait dormi à peine deux heures avant d'aller travailler. Elle avait trouvé un travail dans un café pas très loin. Elle ne savait pas comment son père allait agir maintenant, il pouvait tout aussi bien lui couper les vivres, alors elle avait préféré prendre les devants et trouver un job. Elle travailla quelques heures avant d'aller en cours, elle était épuisée. Son visage portait les marques de son épuisement, d'horribles cernes entouraient ses yeux noirs. Ajoutez à ça le reste des ecchymoses, elle ressemblait à un zombie.

Estrella regarda sa montre, elle était en retard. Elle avait rendez-vous avec Elvira dans dix minutes, elle n'y serait jamais. Elle se dépêcha de lui envoyer un message pour la prévenir de son retard. Elle n'était pas rentrée chez elle, enfin chez son abuela depuis l'incident. Son père le lui avait interdit, et elle était encore bien trop blessée pour oser y retourner. Mais elle avait eu sa sœur et son abuela au téléphone plusieurs fois. Elle avait vécue avec elle toute sa vie, elle avait besoin de leur parler. Estrella avait également parlé à Elvira, elle vivait avec eux maintenant. Elle l'avait souvent vu quand elle venait se faire soigner par Lupe et elle l'aimait bien. La jeune fille n'avait plus de mère, sa belle-mère s'était enfui quand Alvaro s'est fait coffré… Elvira était comme une grande sœur, elle pouvait lui parler et se confier. Alors aujourd'hui elle avait voulu la voir pour parler et essayer de savoir si la situation allait pouvoir s'arranger.

Alors qu'elle s'approchait du lieu de rendez-vous Estrella vit Elvira qui l'attendait. Un léger sourire s'installa sur son visage, c'était la première personne de son entourage qu'elle voyait depuis longtemps ! Elle accéléra un peu le pas pour la rejoindre. « Je suis désolée, je suis en retard. » Elle l'invita alors à aller s'asseoir dans le parc qui se trouvait juste à côté pour pouvoir parler tranquillement. La jeune fille s'assit sur un banc, Elvira à côté d'elle. Elle préféra commencer par des sujets pas trop houleux… « Comment tu vas ? Tu as trouvé du travail alors ? » Elle savait que la jeune femme était à la recherche d'un travail pour retomber sur ses pieds et avoir un bout d'indépendance. Bien sur elle voulait parler de son père, mais elle ne savait pas comment aborder le sujet… « Comment ça va à la maison ? Reya et Abuela vont bien ? » Elle savait déjà ça mais ça lui permettait d’enchaîner sur son père délicatement. « Et Papa… ? »
 
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MessageJeu 16 Fév - 18:19

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Rien ne me mettait plus mal à l’aise que d’être témoin d’un fait de violence. Dans son ancienne vie, je la côtoyais tous les jours. J’en étais tantôt victime et tantôt spectatrice, mais ce serait mentir que de prétendre que l'on s'y habitue avec le temps. Au contraire, elle m’était de plus en plus intolérable. Je ne supportais pas ce sentiment d’impuissance générale, plus encore lorsqu’il m’était interdit d’intervenir. Il s’en était fallu de peu d’ailleurs. Je me souvins de justesse que je n’étais personne pour m’interposer, personne pour juger des méthodes d’éducation d’Alvaro. Je n’étais rien de plus qu’une invitée, pas un membre de la famille. Même Lupe se tenait à l’écart. Horrifiée, elle couvrait sa bouche de ses deux mains comme pour s’imposer un silence nécessaire. Qu’aurais-je bien pu faire, moi ?  Rien du tout, à part grimper à l’étage pour rejoindre la jeune femme, lui offrir mon épaule pour pleurer et mon oreille pour l’écouter. Elle ne se confia pas vraiment sur ce qu’elle ressentait. Je ne fis que deviner et j’aurais mieux fait d’éviter de rapporter mes présomptions à son père. Je récoltai une bonne gifle qui m’arracha quelques larmes. Je sanglotais autant par égo que par injustice à l’égard d’Estrella ou de ma petite personne sans grande valeur finalement. Il me rappela d’autant bien ma place que je n’eus pas le temps d’apporter à l’étudiante une boisson chaude, ronge dans la bouche et réconfortante, comme je le lui avais promis. Alvaro m’embarqua dans une aventure que je redoutais terriblement. Rencontrer mon mac, alors que mon protecteur était fou de rage ou de déception, ça ne m’enchantait pas vraiment. Je fus heureuse de rentrer entière et, le lendemain matin, peinée que la jeune fille nous quitte aussi tôt. Un passage à tabac, ce n’était pas suffisant. Une punition s’y ajoutait.

Qu’à cela ne tienne, inquiète je lui adressai une panoplie de textos pour prendre de ses nouvelles. J’avais besoin d’être certaine qu’elle encaissait le choc et, si je fus ravie de fixer rendez-vous avec elle, je le fus moins à l’idée des raisons qui la poussaient à me rencontrer. Son message était clair. Elle souhaitait parler avec moi de son père. Très bien ! Je ne pouvais pas lui tourner le dos et, le jour dit, je grimpai dans un taxi pour me rendre jusqu’au campus universitaire de New York. Je devais cependant l’admettre. J’étais bien heureuse que l’ambiance entre le latino et moi soit toujours aussi tendue. Je l’esquivais tant et si bien que je m’épargnai l’épreuve jamais très concluante du mensonge. Je ne m’en sentais pas moins coupable d’être là, dans un parc universitaire, à attendre sa gamine qui m’informait justement qu’elle serait en retard. Je n’étais pas convaincue qu’Alavaro verrait cette rencontre d’un très bon œil. Il me donnait cette impression de se méfier, non pas de moi, mais de l’influence que je pourrais exercer sur ses filles. Dieu seul sait, pourtant, ô combien je ne suis pétrie que des meilleures intentions. Je ne le blâmais pas cependant. Je comprenais. Personne n’avait envie de voir une ancienne pute tourner autour de ses gosses. Je me souviens d’ailleurs avoir songé que sans ma détermination à vouloir égorger au tesson de bouteille les hommes prêts à abuser de moi au détriment de ce pour quoi j’avais été réellement engagée, il m’aurait abandonné dans ma misère. Aujourd’hui, j’avais tout le loisir de faire de mon passé un secret et je veillais à le conserver le plus jalousement possible. Et, en attendant, je laisse au temps le soin d’apprendre à mon bienfaiteur que je ne serai jamais une menace pour sa famille.

Le temps ! Il me semblait long d’ailleurs. Je m’apprêtais à jeter un regard à l’horloge de mon portable, non pas par impatience, mais par tracas lorsqu’Estrella apparut enfin dans mon champ de vision. Je la trouvais jolie, fatiguée, mais fraîche comme toutes les filles de son âge. Soulagée, je l’accueillis d’une étreinte amicale avant d’observer son visage. « Ce n’est pas grave, tu sais. Je me doute que tu as une vie bien chargée et personne ne m’attend de toute façon. » la rassurais-je avec le sourire rempli de bienveillance tandis que nous nous installions sur un banc dans un parc à proximité. La température se réchauffait, mais je n’étais toujours pas habituée, malgré mes six années passées dans cette ville, au froid polaire de New York. « Moi, je vais plutôt bien, je dois dire. J’ai en effet trouvé un job. Je suis contente. Ce n’est pas le boulot du siècle et on ne peut pas dire qu’il soit très valorisant. Je suis femme de chambre dans un hôtel, mais ça me permet de participer et de mettre de côté pour voler petit à petit de mes propres ailes. Et toi, comment tu sens ? » Moins banale que le sacro-saint, ‘’ça va’’, la question était plus à propos et aussi claire que ses inquiétudes. « Tout le monde va bien. Ton Abuela court, comme d'habitud, et je l’aide au mieux. Reya passe beaucoup son temps à lire devant la maison, ce qui agace terriblement ton père et je suis toujours là… » Je n’avais pas encore été virée à coup de pied au cul, c’était déjà mal, bien que muable. « Quant à ton père, je ne sais pas trop. Je crois qu’il est toujours un peu en colère et, tu sais, je n’ai pas envie de t’accabler. » Elle avait probablement eu vent de ma dispute avec Alvaro à son sujet. Elle saurait dès lors que j’étais sincère. «Mais, je pense qu’il se dit que tu vaux mieux que ces types et je sais plutôt d’accord avec lui sur le fond. Sur la forme, je ne peux plus permettre de te dire si je cautionne ou si je ne cautionne pas ce qui s’est passé, mais je sais qu’il doit s’inquiéter pour toi, parce qu’il t’aime, du fond du cœur. Et, toi aussi, tu l’aimes. Alors, pourquoi tu ne lui enverrais pas un message. Échange une banalité avec lui. N’importe quoi. Ça pourrait ouvrir le dialogue. Non ? Qu’est-ce que tu en penses ? » Elle aurait néanmoins peut-être envie que quelqu’un prenne la température avant elle, ce qui serait logique… et mon instinct chantait que ce serait pour ma pomme. Allez savoir pourquoi !

 
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MessageDim 19 Fév - 16:03

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Revoir quelqu'un de chez elle, enfin. Estrella n'attendait que ça, elle commençait à mal vivre son exil. Rester seule dans son petit studio à Manhatthan commençait à sérieusement l'étouffer. Elle ne pouvait pas rentrer et elle savait pertinemment que son abuela et sa sœur ne pourrait jamais venir jusqu'ici pour la voir. Elles n'avaient pas le droit de prendre les transports en commun, aucune femmes de la famille ne pouvait d'ailleurs… Et ce n'était pas Alvaro qui risquait de les emmener. Heureusement Elvira avait plus de facilité à échapper aux griffes de son père. Les deux jeunes femmes avaient échangés de nombreux messages avant qu'elles se mettent d'accord pour se retrouver en ville. Estrella n'était d'ailleurs pas très en avance, mais en pressant le pas elle réussi à arriver presque à l'heure. Elvira était là à l'attendre, son cœur se serra un peu à la vue d'une personne connue. Heureusement la jeune femme n'avait pas trop attendu et surtout n'était pas en colère de son retard… «  C'est la course entre les cours et puis j'ai trouvé un petit travail... » Depuis quelques jours elle travaillait dans un café. Elle ne savait pas encore comment allait réagir son père, dans le cas où il déciderait de couper tout lien, elle avait besoin d'un plan de secours. Elle ne pourrait pas vivre sans argent. Elle avait appris que Elvira avait trouvé un travail, elle lui expliqua que ce n'était pas grand-chose mais que c'était déjà ça. « C'est déjà très bien, au moins tu sors de la maison, tu bouges, tu parles à d'autres personnes et surtout tu peux gagner un peu d'argent. » Malheureusement sans argent de nos jours on ne peut pas faire grand chose, souvent la liberté est synonyme de richesse… Elle lui retourna alors la question, comment allait-elle. Estrella soupira et son regard se perdit quelques secondes avant qu'elle ne puisse lui donner une réponse. « Ça va… J'ai beaucoup de travail à l'université et avec toutes ces histoires je ne dors plus très bien. Je suis assez fatiguée, mais ce n'est qu'un mauvais moment, ça va passer. » Estrella n'était pas le genre de personne à se plaindre, elle encaissait en souriant et elle gardait tout ce qu'elle ressentait bien enfoui. Mais le jour où elle craquerait, les choses seraient bien plus compliquées. Elle accompagna sa réponse d'un sourire presque convaincant avant de demander des nouvelles de sa famille. Elle eut un petit pincement au coeur en pensant à sa famille qui lui manquait terriblement. «  Abuela n’arrêtera jamais de courir ! Elle a besoin de s'occuper de tout. Et c'est bien que tu sois à la maison, elle aime quand la maison est pleine de monde. Elle t'aime beaucoup, elle serait vraiment triste si tu partais tu sais. » Lupe avait pris Elvira sous son aile dès qu'elle l'avait vu pour la première fois. C'était ce genre de femmes qui n'avaient pas grand-chose mais un cœur immense et qui n'hésitait jamais à venir en aide aux gens qu'elle rencontrait.

Les mots qui lui brûlaient les lèvres finirent par sortir, et son père. Il faisait parti de ces personnes dont on ne pouvait absolument jamais prédire le comportement, Alvaro était un électron libre totalement incontrôlable. Et visiblement Elvira n'avait pas plus d'indice même si elle le voyait tous les jours. Estrella soupira en entendant qu'il était toujours en colère, cette situation ne bougerait pas s'il ne parvenait pas à retrouver son calme ou du moins un état un peu plus stable. Elle savait que c'était sa faute à soixante-quinze pour cent, elle le reconnaissait bien volontiers. Mais elle était la seule à reconnaître ses erreurs, son père était encore loin d'en arriver jusque là. « Je sais que j'ai fait une erreur Elvira. Crois moi j'en suis bien consciente, j'ai été totalement stupide. » C'était même un euphémisme, le pire étant qu'elle n'avait fait ça que pour le provoquer, uniquement pour qu'il s’intéresse à elle. « Mais tu sais je voulais juste qu'il s’intéresse à moi. Depuis qu'il est revenu à la maison, il passe tout son temps avec Reya, ils ont une relation très forte. Alors que je n'ai le droit qu'à des remarques, des ordres… » Elle n'avait encore parlé de ça avec personne. Au fond d'elle, elle jalousait sa petite sœur. Estrella aurait aimé elle aussi avoir une vraie relation père-fille, mais rien à faire. Au fond elle n'avait aucun doute sur l'amour que son père lui portait mais elle aurait aimé qu'il lui montre différemment, mais il n'était pas le genre d'homme à changer. « Lui envoyer un message en premier ? Non jamais de la vie. » Estrella n'était pas folle, elle ne voulait surtout pas essayer sans savoir s'il était encore en colère. Il pouvait aussi bien le prendre bien, ou au contraire le prendre très mal, comme un affront. « S'il est toujours en colère, ça va l'énerver encore plus ! » Donc c'était vraiment pas envisageable, du moins pas sans savoir où elle mettait les pieds. Et finalement Elvira n'était pas si mal placé que ça pour l'aider. Mais elle était un peu gênée de devoir lui demander. « Tu ne voudrais pas lui demander toi… ? Juste savoir s'il est toujours fâché... » Normalement il ne devrait pas trop s'énerver après Elvira. Après elle n'attendait aucun miracle, son père ne changeait pas facilement d'avis et Elvira ne lui devait rien, elle n'était pas obligé de lui venir en aide.
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MessageSam 4 Mar - 14:05

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Je n’avais aucune raison de me formaliser pour cette arrivée tardive. Je déculpabilisai donc la gamine à peine plus jeune que moi, mais tellement protégée par son cocon familial qu’elle jouissait encore de cette insouciance d’adulescente qui manquait cruellement. J’étais au fait des pires épisodes que peuvent rencontrer les femmes imprudentes. Aussi, m’inquiétais-je d’emblée quand elle m’affirma avoir trouvé un petit job pour subvenir à ses besoins. Des besoins, elle devait en avoir une panoplie, mais d’aucuns n’auraient été refusés par son père, même s’il était en colère après elle. Nul doute qu’il verrait cette initiative sous un mauvais œil. Il se saignait aux quatre veines pour sa famille… voire plus. Je n’en étais pas, mais il se démenait pour moi. Quiconque lui donnerait cette impression de ne pas être à la hauteur le blesserait. Si j’étais capable de m’en rendre compte, n’était-ce pas susceptible d’être évident pour son enfant ? Je tiquai, grimaçant, sans envie de la juger, mais veillant tout de même à la mettre en garde après avoir récolté quelques informations. « Un petit boulot ? Ou ça ? Ton père est au courant ? » m’enquis-je tandis que nous nous installions sur un banc. J’espérais qu’elle ne s’était pas embrigadée dans une activité dégradante qui accentuerait la déception ressentie par Alvaro et qui lui ferait honte, plus tard, lorsqu’elle y repenserait. Être femme de chambre, par exemple, ce n’était ni glorieux ni valorisant. Là où Estrella avait raison, c’était que ça me permettait de voir du monde et de me sociabiliser. « Je peux aussi participer à mon échelle. Ça me rassure. Ça me donne moins l’impression de profiter d’une situation. » dit-elle en changeant rapidement de sujet. Il n’était pas question que la jeune universitaire puisse l'interroger sur la raison de sa présence dans la maison de son enfance. Je n’avais pas envie de lui mentir ouvertement. Quoiqu’il advienne, il était évident que j’éluderais tout en m’intéressant uniquement à elle et à sa relation avec sa famille au sens large. Je n’hésitai pas à lui donner quelques détails d’ailleurs, des détails renforcés par l’habitude. Le but, c’était de la pousser à trancher dans le vif de ce qui l’inquiétait vraiment : le chef de famille.

Nul besoin de la brûler pour qu’elle me confie ce qu’elle ressentait. « Dites-moi, jeune fille, tu n’es pas en train de nous faire une crise de jalousie par rapport à ta petite sœur ? » Ce qui n’aurait rien d’étonnant cependant. Lorsqu’elle avait l’âge de Reya, son héros était en prison. Le fond était donc compréhensible, la forme, beaucoup moins. « Il te donne des ordres et te fais des remarques pour te protéger et, tu sais, il y a d’autres façons pour attirer son attention. Peut-être que si tu lui disais que tu l’aimes, que tu ne lui en veux pas et que tu as confiance en lui, il se montrerait moins dur avec toi. Je ne sais pas ce qu’il se passe dans sa tête. On ne parle pas beaucoup tous les deux. » Nous étions surtout en froid après qu’il m’ait balancé en plein visage une gifle ronflante qui m’étourdit. « Mais, j’ai un père moi aussi et… et il est… comme tous les autres. Tu fais partie de ce qui a le plus d’importance pour lui. Il a peut-être tout simplement besoin de savoir que c’est réciproque. » D’après moi, envoyer un message aurait été profitable, mais l’obliger n’aurait pas le résultat escompté. Quant à interférer entre eux, c’était assez délicat pour que j’écarquille de grands yeux. « Je ne sais pas si c’est une bonne idée, chérie. Il n’aime pas qu’on se mêle de ce qui se passe entre vous tous. »

Il protégeait son trésor. Le mieux pour moi aurait été de refuser d’emblée, mais j’y réfléchis, longuement, beaucoup trop. Ça ne signifiait qu’une chose : j’allais accepter, comme une petite idiote . « Je veux bien essayer, mais il va falloir te montrer patience. Lui et moi, on est… comment dire… un peu fâché… » Je fronçai les sourcils, déchirée entre péril et bon sens. « Si tu peux attendre encore un peu, je le verrai. Je le verrai et je te tiendrai au courant. Ça marche ? » L’heure étant venue de la quitter, je l’embrassai, lui souhaitai une bonne journée et consacrer le reste de de mon temps à me demander comment me sortir de ce guêpier. Je l’informai qu’elle n’avait plus aucune raison de s’en faire après une nuit des plus étranges. Elle justifia que je ne trouvai pas le courage de l’affronter directement. Je n’aurais pu, décemment, me présenter devant elle alors que j’avais littéralement sauté sur son papa. J’avais un peu honte. Je ne regrettais pas, mais je me sentais désoeuvrée à l’idée d'être confrontée à sa famille, car nous étions innommables, qu’il n’y avait aucune certitude que ça aboutirait sur quelque chose de sérieux et qu’il était donc préférable que ça demeure secret.

Bien entendu, je ne pus éviter Estrella bien longtemps. Au terme du troisième message qu’elle m’adressa pour m’inviter à prendre un verre en sa compagnie – c’était, d’après elle, la moindre des choses pour me remercier de mon intervention – j’acceptai de partager un samedi soir avec elle. Ce n’était pas une torture pour moi. C’était même plutôt plaisant. Le plus compliqué fut de convaincre son père que nous rentrerions tôt et que nous serions prudentes. Il nous déposa lui-même dans un petit restaurant au cœur du Bronx, là où nous serions de toute façon en sécurité puisqu’il n’était pas un étranger. « Alors, dis-moi tout ? Comment ça s’est passé quand il est venu te voir à l’université ? Il m’avait dit qu’il me raconterait, mais tu sais comment il est… rendre des comptes, ce n’est pas son truc. » ricanais-je en ouvrant la carte que nous déposa une serveuse habillée simplement. Les prix étaient corrects. Nous ne ruinerons personne, nous encore moins. « Vous avez réussi à vous mettre d’accord ? Tu te sens plus à l’aise par rapport à ta petite sœur ? » Dans le cas contraire, ce ne serait le moment où jamais d’en parler et de rectifier le tir. « Et, que dirais-tu si on se contentait d’une salade vite fait qu’on engloutira super vite ? On envoie un message à ton père, on se prend un taxi pour aller voir un bon film au cinéma plutôt que de manger ce que ton Abuela prépare mieux que ce cuisinier ? »  


 
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MessageMar 7 Mar - 18:34

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Jamais Estrella n'avait été ingrate vis à vis des sacrifices que sa famille avait fait pour pouvoir l'envoyer à l'université et lui permettre de vivre à Manhattan. Elle savait que son père avait toujours tout fait pour que ses filles ne manquent de rien. Même derrière les barreaux il n'avait jamais laissé quelqu'un d'autre prendre son rôle. La jeune fille ne pourrait jamais le remercier assez. Mais aujourd'hui elle avait déçue son père, elle le savait, elle l'avait vu dans ses yeux. Elle s'en voulait beaucoup, bien sur elle aurait du mal à le lui dire, mais elle avait fait une erreur. Elle ne savait pas comment il réagirait maintenant. Son père était du genre impulsif, il pouvait décider sur un coup de tête de laisser tomber Estrella. La jeune fille ne pourrait pas s'en sortir seule, alors elle avait cherché un petit boulot, pour essayer de gagner quelques sous. En le disant à Elvira, elle vit aussitôt la grimace sur son visage. Elle se doutait qu'elle trouverait cette réaction. « Dans un café juste à côté du campus. Ce n'est pas grand-chose, juste de quoi retomber sur mes pieds au cas où… Et non je n'ai rien dit à Papa, je ne sais pas comment il le prendrait. » Sûrement mal. Elvira lui apprit qu'elle avait trouvé un travail, comme femme de chambre. C'était bien, au moins elle sortait de la maison, faisait quelque chose. Elle lui expliqua alors que ça lui permettait également de participer un peu, comme ça elle n'avait pas l'impression de profiter. Un léger sourire s'afficha sur le visage de Ella, elle posa sa main sur celle de son amie. «  Tu sais ce que dit Abuela, il ne faut jamais refuser une main tendue. Tu avais besoin d'aide, tu ne profites pas. On est tous heureux que tu sois là. » Si elle était gênante Alvaro l'aurait déjà mise à la porte depuis longtemps !

Isolée dans son petit studio depuis bien trop longtemps, la jeune femme se confia rapidement. Elle avait besoin de partager ce qu'elle avait sur le cœur. Estrella soupira, elle était peut-être bien jalouse de sa petite sœur, c'était pathétique. « J'aime Reya de tout mon coeur, vraiment… mais j'aimerais avoir l'aisance qu'elle a à passer du temps ou parler avec Papa. » La jeune fille avait juste l'impression que son père ne s’intéressait pas à elle. Elle aurait voulu rattraper le temps perdu mais n'y parvenait pas. « Mais pourquoi est-ce que je lui en voudrais ? Je l'aime Elvira, il a toujours été là pour moi, malgré tout. Je peux toujours compter sur lui. Tu sais c'est mon héros, quand j'étais petite je voulais me marier avec lui. » Dit-elle en étouffant un petit rire au souvenir de cette douce période. Mais aujourd'hui elle ne savait plus comment faire, elle avait peur en fait. Peur que ses preuves d'amour et d'affection soient mal reçues. Il avait besoin de l'entendre mais elle aussi avait besoin de l'entendre. Avec Alvaro rien n'était jamais simple, elle avait besoin de preuves claires, nettes et précises. Et pour l'instant la jeune femme ne se sentait pas de faire le premier pas, pas encore. Elle aurait aimé que Elvira prenne la température, qu'elle puisse lui donner des indications sur comment agir avec lui. Elle avait raison il n'aimait guère qu'on intervienne dans sa relation avec ses proches et encore moins avec ses filles. Elle lui dit alors qu'elle pourrait essayer mais qu'elle ne promettait rien car ils étaient fâchés… « Comment ça fâchés ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Elle espérait que ce n'était rien de grave, elle était bien placée pour savoir comme c'est difficile d'être en mauvais terme avec Alvaro. Elle lui promit de faire de son mieux et de la tenir au courant, après un dernier baiser les deux jeunes femmes se quittèrent.

« Vous êtes prudentes on est d'accord ? » Estrella leva les yeux au ciel, après avoir lourdement négocié avec Elvira, elles avaient réussi à avoir l'accord de Alvaro pour passer une soirée dans un petit restaurant du Bronx rien que toute les deux. Assise sur la banquette arrière, Estrella posa un baiser sur la joue de son père avant de descendre de la voiture. « Promis Papa. » Les deux jeunes femmes entrèrent et s'installèrent. Ella était ravie de pouvoir sortir et passer du temps avec Elvira. Elle lui demanda alors un compte rendu de ce qu'il s'était passé lorsque son père était venu lui rendre visite à l'université, apparemment Alvaro n'avait pas voulu raconter à Elvira en rentrant. « Je pense que ça été, on a pu discuter, sans trop se disputer. J'ai suivi ton conseil je lui ai dit que je l'aimais. » Elle avait vu dans le regard de son père que ça comptait beaucoup. Elle avait pris sur elle, mais elle était heureuse qu'ils aient pu discuter plus ou moins calmement. « Je ne sais pas si on sera un jour d'accord. Mais disons qu'on a trouvé un terrain d'entente. On est allé à une exposition et au restaurant, c'était super. J'espère qu'on fera plus de choses ensemble. » Elle avait aimé passer du temps avec son père, c'était rare et vraiment un temps très précieux. Elvira lui proposa alors de manger simplement un petit bout ici et de prendre un taxi pour aller plutôt voir un bon film. La proposition était alléchante. « Tu crois que Papa va dire oui… ? » Elle ne voulait surtout pas faire un pas de travers. Même si elle avait terriblement envie de suivre Elvira.

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MessageMar 14 Mar - 1:38

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Qu’elle travaille ne plairait pas à son père. Déjà moi, qui ne suis ni sa fille ni sa femme ou sa maîtresse, je dus presque monter un dossier pour le convaincre que je ne risquais rien à prendre part à la vie active et à celle de la maison d’un point de vue économique. Aussi, pensais-je, en apprenant qu’elle opta pour un bar, qu’elle cumulait les faux-pas. Le chef de famille n’aimerait pas l’idée. Il exècrerait qu’elle gaspille d’un temps précieux à servir des étudiants peu impliqués dans leur projet d’avenir au lieu de le consacrer à sa réussite. Pourtant, je ne pipai mot de peur d’outrepasser mes droits. Je n’étais pas sa mère. Elle n’avait aucune leçon de conduite à recevoir de mois sur la méthode à employer pour demeurer en odeur de sainteté dans le nez de son papa. Elle l connaissait mieux que moi après tout. J’estimais cependant que si sa démarche avait pour objectif de le provoquer afin de rivaliser avec sa petite sœur, il était peut-être bon qu’elle se casse les dents. Il est des erreurs qu’une jeune adulte se doit de commettre pour mieux apprécier ce qu’elle possède et ce qu’elle risquerait de perdre. Je n’ajoutai donc rien, car elle ne prenait pas grand risque par rapport à Alvaro. Il l’aimerait jusqu’à la nuit des temps et du plus profond de son cœur quoiqu’elle dise ou qu’elle fasse, à moins, bien sûr, qu’elle jette sur sa famille l’opprobre en se comportant comme une fille de rien. C’était ça qui m’inquiétait, bien plus que son choix d’user bêtement de son énergie à gagner de l’argent qu’un homme aimant lui offrait sur un plateau d’argent. Evidemment, ça aurait pu être louable si le précité n’était pas persuadé de se racheter une conscience en subvenant à l’entièreté des besoins de sa famille. Encore une fois, ce n’était ni le problème ni ce qui me ramenait. « Je sais qu’il est ton héros et que tu le regardes toujours avec les yeux d’une petite fille. C’est pour ça que je vais t’aider à renouer avec lui, mais peut-être que tu devrais commencer à accepter qu’elle est jeune Reya. Elle a besoin de lui, autant que toi, mais différemment. C’est normal. C’est dans l’ordre des choses. Tu es l’aînée, tu es une femme… les rapports changent, mais ça ne veut pas dire qu’il t’aime moins ou qu’il s’intéresse moins à toi. Au contraire. Peut-être que la solution, ce serait que tu t’intéresses à lui justement. Qui a dit qu’il devait faire tout le travail ? » lui conseillais-je en prenant doucement congé et éludant la question du conflit avec son père. Elle n’était pas obligée de savoir que je me causai du tort pour avoir pris son parti et, en la quittant, je lui promis de lui donner des nouvelles de mon entreprise et d’en prendre surtout.

Je manquai d’annuler cette entrevue entre filles. Je n’étais pas certaine d’être prête à affronter Estrella et de lui mentir sur ma relation avec son père. Elle nous pensait amis – ce qui était somme toute un peu naïf – et je n’avais pas envie de lui mentir. Je le fis pour préserver ce que j’essayais de construire et pour éviter qu’elle se sente trahie. Elle ne s’en rendait sans doute pas compte encore, mais j’avais des choses à lui apporter. J’avais mon expérience pour moi. Elle détenait tout ce dont je rêvais. Je ne la jalousais pas. J’avais juste à cœur de l’aider à préserver ces chances. Tout n’était que bonnes intentions, même les non-dits. Eux, ils me mettaient simplement mal à l’aise. « Je t’avais donné d’autres conseils aussi. Il ne suffit pas toujours de dire aux gens que tu les aimes pour tout réparer, c’est juste le début, comme le restaurant ou l’exposition. Tu as prévu autre chose ? Un truc qui lui plairait ? Une surprise par exemple. Je ne sais pas…un truc qui l’aiderait à se dire que tu aimes être près de lui… que tu sais qu’il en ferait encore plus pour que tu sois heureuse si tu lui ouvrais les portes. Mais, je suis contente que vous en soyez arrivés là déjà. Et si j’ai pu aider, j’en suis ravie. » Je pressai sa main et je lui souris amicalement. Visiblement, elle ne me livrerait aucun détail sur leur conversation, ce qui signifiait qu’elle pourrait être tentée de me questionner sur ma vie et sur ce qui l’animait. Alvaro, entre autres choses, mais sans doute aucun. J’évitai donc de me retrouver soumise à de possibles questions en lui proposant un tout autre type de soirée. Rien de grave ou de malsain. Juste un cinéma. « Oh, un sms et c’est réglé. C’est pas un tyran. Angoissé, oui, mais il sait faire la part des choses. » Je lui décochai un clin d’œil, je tapai à la hâte le message et je réservai un taxi pour l’heure suivante. Nous mangeâmes rapidement et nous grimpâmes à l’intérieur à discuter du film que nous irions voir. Le chauffeur emprunta l’autoroute. C’était le chemin adéquat. Je ne me tracassai pas vraiment jusqu’à qu’il se stationne sur le bas-côté de la route. « Et, qu’est-ce que vous faites ? On vous a dit au cinéma ? » Il ne semblait pas comprendre ce que je lui voulais. Il ne parlait pas bien l’anglais et j’essayai l’espagnol sans succès. « Est-ce qu’on t’apprend le pakistanais ou l’indien à l’université ? Parce que je suis à court là… » chuchotais-je à ma complice alors que le vieux roublard essayait redémarrer son vieux tacot. Il abandonna au terme du troisième essai, déboucla sa ceinture, quitta le véhicule et nous enferma à l’intérieur. « Hey… Hey, où vous allez, là ? Revenez ? » hurlais-je en m’acharnant sur la poignée de la portière. « Il va revenir. C’est pas possible autrement. Il peut pas nous laisser là au milieu de nulle part, ce n’est pas possible…Qui ferait ça ? Qui ? »


 
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MessageLun 20 Mar - 20:13

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C'était bien la première fois que Estrella avait de si gros soucis avec son père. Petite tout semblait si simple, il faut dire qu'elle se posait sûrement moins de questions existentielles. Elle savait que son père l'aimait inconditionnellement et ça lui suffisait largement. Il était là pour réconforter quand elle faisait des cauchemars, quand elle se faisait mal ou quand elle avait des bonnes notes à l'école. En grandissant elle avait compris qu'elle avait une famille différente de ses amies mais elle ne s'en ai jamais plainte. Aujourd'hui elle voudrait juste réussir à renouer ce lien avec son père, pouvoir discuter comme avant, ne plus sentir cette gêne. Pourtant à ses yeux Alvaro restait son héros, le premier homme de sa vie, réellement son premier amour. Elle appréciait de pouvoir en parler avec Elvira, c'était agréable d'avoir une oreille attentive. Sa jeune sœur Reya avait une relation bien plus simple avec leur père. Elle devait se poser bien moins de questions que son aînée. Elle comprenait bien que sa sœur avait besoin de leur père d'une façon différente mais elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une petite pointe de jalousie. Il fallait qu'elle passe au dessus de tout ça et qu'elle avance. «  Bien sur que je m’intéresse à lui mais je m'y prend mal… Je n'ose parfois pas lui parler ou lui dire les choses et tout sort si mal, il prend tout de travers et la voix monte. Mais je ne veux pas le blesser c'est juste de la maladresse, c'est stupide. » Estrella voulait partager des choses avec lui, le voir sourire grâce à sa fille mais c'était plus vite dit que fait… En quittant Elvira elle la remercia bien tout en réfléchissant à faire quelque chose pour son père.

Quelques semaines plus tard Estrella finit enfin par revoir Elvira lors d'une soirée entre filles. Alvaro avait accepté qu'elles sortent dans un petit restaurant du Bronx, il les avaient emmené lui même en leur rappelant bien évidemment d'être prudente. La jeune fille racontait à Elvira son entrevue avec Alvaro, après tout elle avait suivi ses conseils pour discuter avec son père. Et les choses s'étaient améliorées un peu. « Crois moi entre nous se dire je t'aime c'est déjà un pas en avant. » La jeune fille avait toujours été du genre plutôt pudique et son père n'était pas forcément très à l'aise à oraliser ses sentiments. La jeune femme avait pris sur elle, après tout avec son père elle ne risquait pas de se faire rejeter. Il serait bien celui qui serait toujours là pour elle jusqu'à la fin. Elvira lui demanda alors si elle avait prévu quelque chose pour son père, une surprise, quelque chose qui lui ferait plaisir et qui leur permettrait de passer du temps ensemble. Les yeux de Estrella brillèrent alors un peu. Elle esquissa un sourire avant de tout raconter à la jeune femme en face d'elle. « J'ai une surprise pour lui, mais tu dois me promettre de ne rien dire ! » Ella avait eu une idée de génie et aussi un gros coup de chance. Elle était certaine que son père allait être ravie, mais il fallait à tout prix garder la surprise intacte jusqu'au dernier moment. « Son groupe de hip-hop favori passe en ville le mois prochain, j'ai réussi à avoir des places pour nous deux. Je pense qu'il devrait aimer. » Il restait uniquement à espérer qu'il ne s'était pas acheté des places de son côté…  

Alors qu'elles discutaient allégrement Elvira lui proposa un changement de soirée il faut le dire plus qu'alléchant. Une soirée ciné en ville. Ca faisait une éternité que Ella n'était pas allé au cinéma, autant dire qu'elle était partante. Par contre qu'un changement de programme de dernière minute plaise à son père… Il aimait que les choses se passent comme il l'avait prévu. Elvira haussa simplement les épaules en ajoutant qu'il n'était tout de même pas un tyran. Elle lui envoya un simple message pour le prévenir. Le repas vite avalé les deux jeunes femmes grimpèrent dans un taxi en direction du centre ville. Elles discutaient avec entrain du film qu'elles iraient voir quand Ella remarqua que le taxi ralentissait et qu'il se gara sur le bas côté de la voie rapide….mauvais signe. Elvira essaya d'en apprendre plus mais le chauffeur du taxi restait muet. « Qu'est-ce qui se passe ?! » Vraiment mauvais signe, il ne semblait même pas comprendre ce que les deux jeunes femmes disaient. « Désolé l'espagnol est la langue la plus exotique que je parle... » La voiture ne voulait pas redémarrer, elle continuait à faire ce bruit étrange et inquiétant. Alors que la situation ne pouvait pas empirer, elle empira… Le chauffeur détacha sa ceinture, sortit de sa voiture et enferma les deux jeunes femmes à l'intérieur… C'était un vrai cauchemar. Ella commença à taper contre la fenêtre. « Revenez, laissez nous sortir ! » La panique commençait à envahir la jeune fille. Elles étaient enfermés dans un taxi au bord d'une voie rapide, on dirait le générique d'un film d'horreur… Ella vit bien que Elvira n'était pas plus tranquille, elle tentait de rationaliser la situation, mais il n'y avait rien à faire. « Qu'est-ce qu'on va faire ?!! » Ella imaginait d'ici la tête de son père s'il apprenait où elle se trouvaient… Il allait être furieux ! « On appelle la police ? » Elles ne pouvaient pas simplement attendre là. Il faisait nuit, il pouvait leur arriver absolument n'importe quoi. Tant qu'à faire Ella était même prête à briser une vitre pour sortir d'ici mais il fallait trouver une solution ! « Papa va être fou quand il va apprendre ça… Tu crois qu'on devrait l'appeler… ? » Bizarrement la jeune fille avait moins peur d'appeler la police que son paternel...Mais elles ne pouvaient pas rester enfermées dans cette voiture, toute seule. Au bord de la route comme ça elles pouvaient être réellement en danger. Estrella regarda tout autour d'elle à la recherche d'une solution. Rien cet habitacle était vide de solution, rien. La jeune femme soupira avant de baisser les yeux vers ses chaussures. Elle avait décidé de mettre des talons ce soir là, pas très haut mais suffisant pour attaquer la vitre. Elle retira alors sa chaussure et commença à frapper la vitre. Sa chaussure allait être plus abîmée que la fenêtre, elle soupira avant d'essayer de passer à l'avant de voiture. Elle trouva alors dans la boite à gant un outil un peu plus solide, elle repris alors sa tentative de casser la vitre. « Allez brise toi...» Estrella voulait sortir de cet habitacle à tout prix. Elle n'avait jamais été très adroite et bien évidemment elle finit par se blesser elle. Du sang commençait à s'échapper de sa main. « Oh non, merde...» Elle se tourna alors vers Elvira. Bon manifestement elles allaient avoir besoin d'aide d'une façon ou d'une autre...

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MessageMer 12 Avr - 22:12

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Pour peu qu’on s’y penche, Alvaro n’était pas bien difficile à comprendre. J’aurais pu dresser la liste de ses défauts et de ses innombrables qualités sans me tromper. Toutefois, je n’avais pas de quoi m’en vanter. Je partais avec un malus : j’en étais amoureuse et il ne m’était pas acquis. Je devais gagner son affection de jour en jour et, si je ne le vivais pas mon intérêt comme un effort, mais plutôt comme une inclination naturelle. Estrella, elle n’avait pas à se battre pour obtenir qu’il l’aime un peu. Il lui était consacré, de la même manière qu’il se dévouait à chaque membre de sa famille. Ça obstruait la clairvoyance de la gamine qui était persuadée de s’intéresser à son père, mais qui s’y prenait étrangement ou maladroitement. Ça dépendant du point de vue et j’étais mal placée que pour lui donner des conseils. Je n’étais pas entièrement honnête avec la jeune fille et j’ignorais toujours comment elle prendrait mon acoquinement avec son père. Dans ces conditions, je préférai couper court à cette conversation, passer à autre chose et nous retrouver autour d’un verre ou d’un bon repas. Nous optâmes pour la seconde option, ce qui nous offrit plus de possibilités pour discuter. Les tenanciers de certains bars se sentaient obligés de mettre la musique à fond pour concurrencer les boîtes de nuit. Dans les restaurants, ça ne risquait pas d’arriver. « Oh, je pense que tant que c’est quelque chose que vous pouvez faire ensemble, il sera content. Il aime bien passer du temps avec ses filles. » Comme tout bon père qui se respecte et il en était un. Autant, en tant que petit ami, il était parfois aussi avenant que détestable, il était toujours bon père. Toujours. Il s’inquiétait de ses gamines à tout point de vue, qu’il s’agisse de leurs études, de l’état de leur cœur ou de leur morale. C’était dès lors tout naturel que je le prévienne que nous changions de programme. Je le fis sans aucune inquiétude. Certes, il n’appréciait pas les surprises. Nous n’étions pas loin cependant. Nous n’envisagions pas non plus de nous déhancher sur une piste de danse. Il n’était question que d’un cinéma. Rien de dramatique ou qui nécessite une escorte. Il approuva d’ailleurs et, un coup de fil plus tard, nous étions dans un taxi direction le complexe cinématographique.

Aurais-je pu imaginer trente secondes que le chauffeur nous lâcherait au milieu de nulle part ? Non et, en toute franchise, je ne m’en serais pas inquiétée s’il s’était enfui, après cette panne, sans nous enfermer à l’intérieur du véhicule. Là, j’avais la désagréable impression d’être piégée comme un lapin et je détestais ça. « Ça ne sert à rien de crier. Non seulement il ne t’entend pas et, en prime, il ne reviendra pas. » Ou avec une ribambelle de types avec chacun le même but, un but peu scrupuleux. « Et, je ne sais pas ce qu’on va faire, laisse-moi réfléchir. » la sommais-je en pressant ma main sur sa cuisse. J’avais besoin de prendre une décision rationnelle, pas émotionnelle et ce serait impossible avec elle qui s’agitait à mes côtés. L’option pompier n’était pas envisageable. Alors, les flics, c’était carrément proscrit. "Je n’ai pas de papiers, Ella. Je suis sur le territoire de façon illégale, tu te souviens ? On ne peut pas appeler les flics, mais de l’aide oui. » Alvaro ? Je balayai l’idée provisoirement d’un hochement de tête. Ce serait grillé pour une prochaine sortie entre filles après un tel événement. Il pourrait me ranger dans la catégorie des irresponsables et en plus jamais me confier ses mômes. Ella, elle était grande. Elle n’avait pas besoin d’approbation pour aller prendre un verre sur le campus et je serais libre de la rejoindre. Or, j’aimais mes balades dans le Bronx avec Reya et elle avait besoin de toutes les oreilles féminines qui soient et qui gravitaient autour d’elle pour se forger une solide personnalité malgré l’absence de sa mère. Je fis donc le tour de mon répertoire en quête d’une solution alternative tandis que l’étudiante se démenait pour essayer d’ouvrir cette vitre.

Elle fouilla toute la voiture pour trouver un objet adéquat. Tout ce qu’elle récolta au cours de ses essais, ce fut une plaie à la main qui saignait de surcroît. « Fais voir ? » m’inquiétais aussitôt en récupérant sa main entre la mienne. Je versai un peu d’eau de la bouteille que je gardais toujours dans mon sac. Ce n’était pas bien profond. « Il faudra désinfecter en rentrant. Ta grand-mère s’en chargera, mais on ne va pas avoir le choix. Il va falloir qu’on sonne à ton père. Il sera sans doute fâché, mais on n’a pas le choix. On ne va pas rester là toute la nuit. C’est dangereux et, ce type.. » Sous-entendu, le chauffeur de taxi. « Je ne lui fais pas confiance. » Il travaillait peut-être avec une mafia quelconque, une chargée de la traite des blanches par exemple. Je ne pipai mot de cette théorie pour deux raisons. La première, c’était qu’il n’était pas question de l’alarmer. La seconde, c’était qu’elle me prendrait pour une folle. Qui donc, au courant de mon histoire, pourrait me blâmer d’avoir autant d’imagination. « Je vais appeler tout de suite. Garde ce mouchoir sur ta main. » Le papier s’imbiberait rapidement, mais je n’avais rien de mieux à proposer. Je composai le numéro d’une main tremblante. Mon corps se calqua ensuite sur le rythme de mes mains de tonalité en tonalité. « C’est moi. » lançais-je dès qu’il décrocha. « Il nous est arrivé un truc incroyable. On a pris un taxi pour aller au cinéma. Il y a eu une panne, je crois. Le type nous a laissés là, au milieu de nulle part. Il s’est barré en nous enfermant dans la voiture. Tu crois que tu peux venir ? » Évidemment ! Le contraire m’aurait étonné. Le plus compliqué, c’était de lui dire où nous étions exactement. Je lui envoyai par texto les coordonnées géographiques que je trouvai grâce au satellite GPS de mon téléphone. « Il sera là d’ici quinze minutes. Quinze minutes à tout casser à mon avis. Je t’annonce qu’il n’est pas ravi, mais au moins, on sera sortie d’affaire. » soupirais-je mitigée entre le soulagement et l’inquiétude. « Ça va ta main ? » Converser, ça nous aiderait à tenir bon alors que la nervosité nous gagnait. « Tu devrais me raconter un truc. Un truc sympa pour nous aider à patienter. Oui, on devrait papoter. Les études ? Ça va ? Pas de petit copain ? On en parle jamais, c’est peut-être le moment. »





 
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MessageVen 28 Avr - 10:21

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Des heures supplémentaires, il ne crachait jamais dessus et quand le patron lui avait proposé de passer un de ses samedis au garage pour gagner un peu plus et tenir la boutique toute la journée avec un autre collègue sous sa responsabilité, il avait accepté. Non seulement c'était une preuve de confiance pour le taulard qu'il était et il ne pouvait que se sentir flatté et honoré, mais en plus, il savait qu'il gagnerait le double de son salaire habituel pour avoir rendu service au maître des lieux. Forcément, il garda son téléphone dans sa poche, puisque aujourd'hui, il n'y avait qu'un patron et c'était lui, il eut donc tout le loisir de répondre quand on lui demande si ça lui posait un problème qu'Elvira et Ella aille au cinéma. Il n'y voyait aucun inconvénient, bien au contraire, ça ne ferait de mal à personne et en prime, elles proposèrent naturellement d'y aller en taxi, ce qui était bon signe, il n'eut pas besoin de leur forcer la main et il était plutôt content que ce soit rentré dans leurs habitudes. Il n'aurait pas pu se concentrer si elles avaient décrété qu'elles devaient absolument y aller en bus et d'ailleurs, il aurait sans doute tiré une gueule de six pieds de longs si elles avaient osé lui faire un truc pareil alors qu'il était bloqué toute la journée et ne pouvait pas réagir. Il terminait la dernière voiture de la journée quand son téléphone sonna, son collègue était déjà parti depuis une bonne heure, il avait voulu terminer et fermer seul, il était déjà bien au-delà de l'horaire fixé par le boss mais il voulait que tout soit terminé pour le début de semaine, il se connaissait, partir en laissant son boulot inachevé le rendrait malade tout le reste du weekend et il n'était pas question de se tracasser avec le boulot une fois qu'il serait rentré chez lui. Non, pas question DU TOUT ! La radio diffusait de vieilles chansons des années 50 et il les chantonnait, la chemise ouverte, content de pouvoir exposer ses tatouages et autres signes d'appartenance sans craindre le regard des autres, il était seul et ça faisait du bien. Il était de bonne humeur et il rêvait de rentrer, mettre les pieds sous la table et pouvoir profiter de sa famille. Mais ça c'était possible quand on ne fréquentait pas des femmes qui avaient une propension certaine à se foutre dans la merde.



Son téléphone sonna et il sut avant même de décrocher que ça sentait les emmerdes. Il prit le temps de s'essuyer les mains et décrocha. Il serra les dents et veilla à ne poser que les questions essentielles mais il bouillonnait. Il ne lui restait que quelques minutes de boulot sur la voiture mais il l'abandonna là. Il prit soin tout de même de se décrasser un peu les mains et de changer de vêtements, il ferma soigneusement le garage et prit sa voiture pour foncer vers l'endroit qu'elle lui indiquait et qu'il eut un mal fou à trouver. Il tourna en rond, imaginant le pire, fulminant et insultant le monde entier, il crut même qu'il allait arracher la tête d'un connard à mains nues quand il lui barra la route et lui refusa la priorité mais il n'avait clairement pas le temps pour ça. Il arriva enfin à retrouver deux des femmes de sa vie, il freina comme un dingue, mit le frein à mains et descendit à la hâte, prenant bien soin d'ouvrir le coffre pour en sortir une batte de baseball. « Couvrez vous avec vos vestes, le visage surtout et reculez le plus possible ! » leur ordonna-t-il, une fois qu'elles furent prêtes, il attaqua la vitre qu'il parvint à démolir en un temps record, il fit en sorte de la débarrasser des débris autour pour ne pas se couper et passa son buste pour la déverrouiller. Il s'en extirpait précautionneusement quand le propriétaire du taxi émergea de nulle part, fou de rage. Le mécanicien lui fit face en le toisant, il avait beau faire plusieurs tête de moins que ce type, ça ne l'empêcherait pas de lui péter les genoux si nécessaire. « Tu vas payer pour ça ! TU VAS PAYER POUR FENETRE CASSEE ! » Le mexicain le pointa de sa batte, l'air menaçant. « Je ne vais rien payer et tu sais pourquoi ? Parce que tu as enfermé deux membres de ma famille dans ta voiture de merde pour te tirer ! T'es un putain de malade, un putain de malade qui enlève des femmes ! Je pourrais appeler les flics pour te dénoncer, je suis sûr qu'ils sont déjà à ta recherche et avec ton nom russe, pas sûr qu'ils te laisseront sortir si tôt ! J'espère pour toi que t'as des papiers en règle, fils de pute ! » L'autre piqua un fard, son courroux visiblement à son apogée, jurant dans une langue inconnue. « Montez dans la voiture ! » souffla-t-il aux filles alors qu'il voyait que l'autre s'agitait et tentait de rameuter ses potes, probablement dans le coin ! « Remercie Dieu que je n'ai pas le temps de m'occuper de toi mais on va se revoir ! » Il avait en mémoire la plaque de sa voiture et il avait récupéré sa vraie fausse carte qui pendait au rétroviseur. Mais il était en minorité sur un terrain inconnu, mieux valait récupérer sa fille et sa petite amie et mettre les voiles.



Une fois dans la voiture, il démarra en trombe et ne prononça pas le moindre mot jusqu'à ce qu'ils soient suffisamment loin pour ne plus avoir à jeter de regards frénétiques dans les rétroviseurs. « Qui veut m'expliquer la première comment vous passez d'une sortie cinéma à ça ? Ella, où est la matraque télescopique que je t'ai offerte ? Parce que normalement, t'aurais dû pouvoir péter la vitre toi-même ! Bordel de merde t'as grandi dans South Bronx ! » Parfois, il se disait que ça avait vraiment été une erreur de couver autant ses filles, ça les rendait bien trop vulnérables au monde réel mais visiblement, pas pour tout... Malheureusement.
 
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