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MISSION 02 : RUMEUR A LA UNE ||BART & STELLA||
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Mayor Bloomberg
JONQUILLE

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MessageVen 20 Jan - 21:19





MISSION 02
RUMEUR A LA UNE


« A moins que Stella ne soit bonne comédienne, c’est une épreuve douloureuse pour elle. Il n’est jamais évident de rapporter à un parfait inconnu de quelle manière un inconnu nous a supposément agressé. Elle a l’air d’une brebis égarée dans les couloirs de la police, son bébé dans les bras et son sac à main sur la chaise à côté. Ça fait près de trente minutes qu’ils la font patienter, car pour ce genre de cas, on ne peut se fier qu’aux frères Halloran. Ils sont doués et dotés d’empathie. Ils sont également doués d’un instinct hors pair pour discerner le vrai du faux dans un témoignage. Oui, ils sont parfaits, ensemble, mais le plus jeune, livré à lui-même, sera-t-il à la hauteur de sa réputation ? Arrivera-t-il à avancer dans l’enquête d’un simple interrogatoire avec la victime ? Rien n’est moins sûr compte tenu du lien qu’ils entretiennent. »  


Consignes  


  • Stella, tu es libre d’inventer le contexte et les circonstances de l’agression.
  • Privilégiez les textes courts, bien qu’il n’y ait pas de limites de mots, cela permettra d’avancer assez rapidement.
  • Dans les périodes de ralentissement, nous vous invitons à faire des missions vos priorités afin de ne pas bloquer les autres joueurs et le dénouement.
  • Si le MJ intervenait, nous vous invitons à tenir compte des informations qu’il ajouterait.
  • S’amuser, s’amuser, s’amuser encore.











by SerialWords.




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Stella Crossgrove
ORCHIDEE

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MessageDim 22 Jan - 3:46

ear me roar.
Ses yeux sont vitreux, ses lèvres solidement fermées, blanchies par le manque de circulation.  Bébé collé contre elle, Stella fait les cent pas, que dis-je, les mille pas, dans un couloir éclairé par des néons bleus.  Vers le sud, vers le nord, elle marche à pas violents, cherchant à tenir loin la rage et l'anxiété qui tentent l'emporter vers la panique.  

Ce n'est pas totalement efficace, parce que sa main gauche forme un poing sans qu'elle puisse l'en empêcher.

Stella Crossgrove est prête à se battre, n'en doutez pas. Déjà, son cerveau se prépare à tous les scénarios.  Ils ont beau la faire attendre, un an, dix, ou vingt dans ce couloir. Elle ne bougera pas.  Ils ont beau dire ce qu'ils veulent sur son habillement provoquant et sur les besoins des hommes. Rien a faire, de leurs phrases classiques, boys will be boys; On ne peut pas empêcher les hormones d'hormoner! Mais les hommes sont humains, elle va leur répondre. Celui là aurait dû lui montrer un peu plus de respect,  qu'elle soit habillée telle une religieuse ou encore nue en pleine rue.

C'est quoi ces arguments de merde, anyway? Les chiens, ils ne portent pas de vêtement, c'est pas pour autant qu'on normalise la bestialité.

Elle soupire, comme un taureau frustré, avant de prendre place sur une des chaises placée contre le mur. Son corps et son esprit se font fatigués. « Lana. » Elle assoie sa fille sur ses genoux, de sorte à ce qu'elle lui fasse face.  « Ton corps, il est à TOI. Tu fais ce que TU veux avec, d'accord? Même si des grandes personnes te disent que c'est pas bien. Ok? » La maman regarde sa petite, la voix pleine d'urgence, mais le bambin, honnêtement, en a rien a foutre, et préfère regarder un poster anti-drogue épinglé à un tableau de liège.  « Bébé? » La mère interroge, parce qu'elle s'imaginait vraiment recevoir une réponse de la part d'un bout de chou de moins de trois mois, avant de jeter un coup d’œil par dessus son épaule, pour, elle aussi, regarder le poster.  « Même si je te fais chier, les drogues c'est pas une solution Lan.  »  Le bébé étant doté d'un timing humoristique indéniable, aurait ici pu péter, afin de répondre à sa maman, et de faire rire un éventuel lecteur de ses aventures. Cependant, bébé, malgré son très jeune âge, comprends la gravité de la situation, et se retient de produire tout gaz hilarant. À la place, elle craque un petit sourire, auquel sa mère, malgré sa rage, n'a pas le choix de répondre. « Petit amour. » Stella s’apprête à  commencer un autre discours fleuve à la morale douteuse, mais une porte, plus loin, s'ouvre, et elle se redresse d'un bon, projetée par un cocktail d'émotions explosif.
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❝Barthelemy Halloran❞
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MessageDim 22 Jan - 20:51

Demander à Bart de travailler sans son frère sur une affaire, ce n’était pas seulement le priver d’un atout de taille, c’était l’amputer d’un bras ou d’une partie de son cerveau, mais il n’avait pas le choix. Ses supérieurs le désolidarisèrent de son co-équipier pour une seule et unique raison : le tester. Il était pressenti contre son gré pour une promotion, mais il n’en voulait pas. Il se sentait à sa place dans son boulot. C’était bien le seul endroit où il se sentait pleinement accompli alors que son histoire de cœur (ou de fesses) avec Dalia demeurait inqualifiable. Elle était cependant sa priorité, au même titre que tous ces gens qu’il apprécie du fond du cœur. Stella était de ceux-là et il manqua de s’ébouillanter avec son café en découvrant son minois apeuré au milieu du couloir. « Agression sexuelle. Une sale affaire. Un type de la 55. » lui rapporta l’officier chargé de l’accueil. « Tu en sais plus ? » « Non, je lui ai dit d’attendre. Enfin, de t’attendre. » C’était le protocole. Il ne blâmait personne, mais il n’était pas certain d’avoir le droit de prendre cette affaire. Il était lié amicalement à la victime. Aussi, pour plus de transparence, il avertit sa hiérarchie pour éviter un conflit d’intérêt et, étonnamment, personne ne s’opposa à la condition expresse qu’il rende compte quotidiennement des avancées de l’affaire. Pas de problème. Il ne péterait pas les plombes sous prétexte qu’il connaissait la victime. Stella ou pas, il se donnerait corps et âme pour l’enquête. Quant à ce qu’on lui rappelait sans cesse : « si tu bosses bien, tu iras loin. », il s’en moquait éperdument. Il refuserait fermement toute promotion, de peur des conséquences sur sa relation avec son frère si, d’aventures, on les séparait. Veiller sur Jeb, c’était sa mission de vie et il n’y renoncerait pas.

Lorsqu’il sortit du bureau de son responsable, il s’employa à afficher l’air le plus serein possible, mais il redoutait déjà d’entendre les révélations de cette gamine qu’il vit grandir et devenir mère en l’espace de quelques années. « Salut Lana. Tu as bien grandi, dis donc. » s’adressa-t-il au nourrisson gazouillant dans les bras de sa maman. Il s’y intéressa pour retarder l’échéance, mais ce serait vain. Stella trépignait d’impatience. « C’est le dernier endroit où j’avais envie de te voir. » avoua-t-il en invitant la jeune femme à le suivre au terme des quelques salamalecs usuels. Ils étaient plus froids qu’à l’accoutumée, mais le cœur y était. « Il va falloir que tu confies la petite à ma collègue. Elle est en sécurité, ici. Ne te fais pas de soucis et c’est le mieux pour elle. Elle n’est pas obligée d’entendre tout ça, à son âge. » Bart était de ces Hommes persuadés que les bébés, qu’importe leur âge, comprenait absolument tout, de la gravité à la détresse, de la joie à son parfait contraire. Aussi, insista-t-il aussi longtemps que nécessaire tandis que la victime s’installait sur la chaise en face de lui. « Plus tu seras précises, plus vite ça ira. Je n’ai pas envie de te retenir ici trop longtemps. Je crois que tu en as déjà assez vu. Tu as besoin de quelque chose ? Un verre d’eau ? Un café ? Du chocolat ? » La demande paraissait sans doute surprenante, mais certaines des femmes qui foulaient le sol de cette salle d’interrogatoire en avait réclamé. C’était une façon comme une autre de se montrer aimable et de la mettre en confiance. « Je vais être obligée de nous filmer pour ta sécurité et la mienne. Quand j’allumerai la caméra, l’interrogatoire commencera pour de bon, ce qui signifie que tu dois éviter toute familiarité. Je ne suis pas « Bart », mais inspecteur Halloran. Quand tu me raconteras ce qui t’est arrivé, j’ai besoin de tout, absolument tout. Même les détails insignifiants. Tout compte dans ce genre d’histoire. Absolument tout. Même les bonnes femmes que tu aurais croisées, un gars qui t’aurait demandé un numéro de téléphone ou un clodo qui t’a demandé une pièce. Tout a son importance, ok ? Prête ? » Question rhétorique. Il n’attendit pas qu’elle acquiesce pour enclencher la caméra. Elle avait patienté dans les bureaux du commissariat durant des heures. Elle n’abandonnerait pas pour une histoire de protocole, il en était persuadé. « Pouvez-vous décliner votre identité ? » Elle s’exécuta sans broncher et il poursuivit. « Pourriez-vous me dire où vous étiez au moment des faits, l’heure et ensuite, me raconter ce qui s’est passé ? » Il l’encouragea d’un sourire et dégaina bic et calepin. Il était tout ouïe, au taquet.  



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Stella Crossgrove
ORCHIDEE

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MessageLun 23 Jan - 7:10

ear me roar.
Elle fait genre qu'elle est forte, son bébé au bras. Elle les regarde droit dans les yeux. Elle fait genre qu'elle entends les banalités que prononcent les agents, mais en vrai,le bruit de son cœur qui bat trop vite, qui bat trop fort, enterre tout autre son. Elle fait genre de garder contrôle sur elle même, quand on lui prend, quand on lui arrache sa fille, et que son calme part avec.

Elle a le vertige, pareil comme si on avait enlevé la barrière au balcon d'un gratte-ciel. Elle veut vomir. Elle veut dormir. Elle ne veut pas être là et son esprit non plus, visiblement, parce qu'il s'absente un moment, jusqu'à ce qu'on lui demande de décliner son identité. de tout dire. avec un sourire.

« Stella Crossgrove.  New-York. J'ai dix – J'ai dix-neuf ans.  »

Elle a hésité. Ils ne la croiront jamais. Si elle n'est même pas certaine de son âge, comment peut-elle être certaine des évènements précédents cette conversation?

Elle avale une grande gorgée d'eau. Elle inspire. Elle rassemble son courage. Elle pense à cette petite vie, présentement dans les bras d'une policière.

Stella ne dénonce pas pour Stella. Elle en a rien à faire qu'on la blesse. Stella dénonce pour toutes les autres. Stella dénonce parce que ce n'est pas normal, parce que ça ne devrait pas être normal, même si le Président fait pareil.

« Je... » Elle ne sait pas par où commencer. « D'habitude, je suis capable de les repérer de loin. Ok? J'ai pas eut la chance que certaines filles ont, j'ai pas pu resté naïve à ce genre de trucs bien longtemps. Du coup, je ne les laisse pas s'approcher. » Elle se défend, parce qu'elle sait trop bien qu'elle à l'air, qu'elle est une fille facile, et que sa parole ne vaut pas grand chose face à celle d'un homme plus vieux. «  La première fois que je l'ai remarqué, j'étais au super marché, avec mon père et ma fille. » En revivant ses souvenirs, Stella à l'impression de voir un film étranger. Elle a peine à reconnaître la fille qu'elle voit, la fille qu'elle était, il y a quelques jours.« C'était mercredi, tenez, le reçu. » Une preuve, un papier léger, mais à l'impact lourd. C'est la preuve que la fille dans le film de sa mémoire à réellement existé. « Il s'est approché de nous, il était souriant. » La fille de mercredi l'avait trouvé beau, s'était probablement même imaginé un scénario romantique avec lui. Ce qu'elle était conne, la fille de mercredi. « il y a beaucoup de gens qui s'approchent de nous, quand ils voient Lana, ma fille. Elle a deux mois. Je sors peu avec elle dans des lieux publics, comme elle est si petite, mais quand c'est le cas... Elle est comme un aimant, les gens nous saluent spontanément. » Son coeur se serre un peu. Ce démon à teinté un de ses souvenir avec l'être le plus merveilleux du monde.

Stella voudrait crier, frapper quelque chose, mais elle doit continuer.

« Au départ, j'ai cru que c'était la même chose avec lui; Honnêtement, j'aurais probablement oublié son visage assez vite, mais il me semblait familier. Je crois que son image est peut-être passé sur un de mes réseaux sociaux, ou sur une dating app. » Et si c'était sa faute? Et si elle lui avait parlé, sur tinder? Et si elle lui avait donné des idées en flirtant, en choisissant les mauvais emojis?

Stella doit faire quelque chose avec ses mains, alors elle fait craquer ses doigts, puis se gratte, puis place ses cheveux, avant de bouger un peu sur sa chaise et de taper du pied.

Il est sur sa peau.

Il est dans ses pores.

Elle peut encore sentir son haleine sur son cou. Ses dents sur le lobe de son oreille.

Elle voudrait muer, abandonner la peau qu'il a touché.

« J'ai remarqué sa présence une seconde fois  vendredi matin. Cette fois là, j'étais seule avec ma fille, à un arrêt de bus. » Elle croise les bras, elle tente de se protéger. « J – J'ai eut du mal à le reconnaître, parce que j'étais très loin de l'endroit où je l'ai vu pour la première fois. Il m'a salué. Il s'est assit à côté de moi. Comme je n'arrivais pas à me souvenir d'où je le connaissais, je lui ai dit bonjour et j'ai sorti mon téléphone, j'ai fait semblant d'être occupée. » Habituellement, ça marche. « Il m'a proposé un chewing gum. J'ai trouvé ça bizarre, alors j'ai refusé. » mais pas là. « j'ai continué à l'ignorer, mais je sentais toujours son regard sur moi. » et s'il la regardait toujours? Il est peut-être dans l'autre pièce, le regard posé sur un écran. « Il regardait ce que faisait.  J'en suis persuadée. » Elle veut vomir à cette pensée. « Le bus est arrivé. J'ai pris place entre deux dames âgées, près du conducteur parce que je ne voulais pas qu'il soit près de moi. Il s'est dirigé vers le fond. » Elle continue, parce qu'elle le doit. « Comme je n'étais pas à l'aise, que j'avais une mauvaise impression, j'avais très hâte qu'il sorte. Je voulais qu'il le fasse avant qu'on arrive à mon arrêt. » Son cerveau boue, des centaines d'idées lui viennent; Elle aurait certainement pu prévenir la suite des choses, non? « Normalement, je serais simplement sortie à n'importe quel, pour prendre le prochain bus, mais j'étais avec ma fille, et nous nous rendions à un rendez-vous important, chez son médecin. Je n'avais pas pris la poussette, cette journée là, donc je ne pouvais pas non plus marcher. » Parce qu'il faut tout justifier. Il ne faut pas laisser l'ombre d'un doute, Stella. Tout ce que tu dis, en ce moment, ça ce tient, mais ils n'ont qu'à trouver un défaut pour que tout tombe en miettes. « Finalement, je suis sortie avant lui.  J'ai croisé son regard dans la vitre quand le b us est reparti, il souriait encore. » Elle doit dire sa vérité, être le plus précise possible. « J'ai été assez anxieuse tout le reste de la journée, parce que je ne savais pas ce qu'il avait pu voir sur mon téléphone; Peut-être le nom de mes amis sur facebook, qui mènerait au mien, à ceux des membres de ma famille. »

Et s'il était chez elle, en ce moment? Et s'il était dans l'autre pièce, avec Lana?

Ses poings frappent sur la table, sans rythme particulier.

« En  soirée, mon père m'a proposé de garder ma fille, pour que  je prenne un peu d'air, que je sorte avec mes amis. C'était la première fois que j'acceptais, même s'il me le propose souvent. Depuis que je suis maman, je suis assez calme, je reste à la maison. » Elle doit dire sa vérité. Elle doit être honnête. Sur tous les points. « Je sais que je ne suis pas légale, mais je suis allée en boîte, avec mes potes, qui eux, le sont tous. » Elle creuse un trou; Elle donne plein de munitions aux futurs avocats de monsieur. « Comme je prend de la médication et que j'allaite, je n'ai pas bu. C'est pas mon style de toute façon. Ma mère est une addict, et... Comme j'ai dis j'ai pas eut la chance de rester naïve longtemps. Je sais à quel point c'est facile de perdre le contrôle dans ce genre de situation.  Ce n'est pas ma première plainte. J'ai été violée dans une fête d'Halloween donnée par mon école quand j'avais quatorze ans.  »  Clairement elle adore faire des plaintes, envoyer des mecs en prison, c'est son truc! « Donc,  vendredi soir, vers vingt-trois heures, j'étais en boîte avec des amis, sobre.  Pas que ça devrait changé quelque chose, mais je sais qu'on va me le demander alors : Je portais une robe noire en latex. J'avais des talon assez hauts aux pieds. Un chocker en cuir au cou – un accessoire bdsm, vraiment, mais ça n'excuse rien. » Tant qu'à faire, elle aurait pu se mettre une laisse au cou pour lui rendre la vie encore plus facile. « Je suis allée au bar pour commander un coca. » Elle avait toujours aimé le coca. Aujourd'hui, l'idée lui donne envie de vomir « et...» Elle passe sa main sur ses bras, elle veut arracher sa peau, vraiment cette fois. « sa main » une cicatrice invisible sur sa peau; D'un geste, il l'a marquée à vie. « J'ai même pas pu demander au barman quoique ce soit. » Si seulement elle avait demandé à un membre de sa bande de l'accompagner. « Il était là. Derrière moi. Je sentais sa barbe sur mon épaule. » Et elle la sent toujours, elle la sentira à jamais. « Il a demandé deux boissons, une pour lui, et une pour sa blonde, il a dit. » Elle voudrait aussi s'arracher toute trace de blondeur du corps. « Je – Je pourrais – Je » Elle à la nausée, elle a chaud, la terre ne contient plus assez d'oxygène pour ses poumons. « J'avais plus de voix. J'avais plus de force. J'avais eut peur toute la journée. J'étais drainée. » Peu a peu, elle sent son énergie la quitter, une fois de plus. Le corps n'est pas fait pour être traumatisé de la sorte. « Il a fini son verre, il a pris le mien, a attrapé mes mains et m'a tirée plus loin, contre un mur. » Ses yeux étaient secs, jusqu'à ce point. « Il m'a touchée. » Elle ne veut pas en dire plus. Elle ne veut plus parler de ça avec lui. Il va la voir comme une personne sale, à partir de maintenant. Stella, elle vaut plus rien maintenant qu'on a plus à travailler pour lui passer dessus. « Ma robe s'est déchirée, en bas. » Parce que sa main était passé sur sa cuisse, elle aurait remontée plus haut, mais elle avait tenu ses genoux bien serrés. « il m'embrassait le cou, me mordait un peu. J'ai perdu une boucle d'oreille. » Une croix qu'elle avait reçu à sa première communion. Un autre symbole de son innocence perdu à tout jamais. « Ça c'est terminé quand un gars est venu lui taper sur l'épaule en riant, et en disant d'aller prendre une chambre à l'hôtel. » Elle sourit presque, étrangement, soulagée de voir, en souvenir, sa main quitter sa jambe. « Là, mon corps à lâché, je crois. » Elle soupire, défaite. Elle a baissé sa garde. C'est de sa faute. « Je ne sais plus trop ce qui s'est passé, jusqu'au moment où la sécurité nous a mis dans un taxi, parce que j'étais supposément beaucoup trop saoule. » Sauf qu'elle n'avait rien bu.  « Après... » Elle pose un coude sur la table, et sa joue dans sa main. « Je suis revenue à moi même assise sur un banc public. Il faisait toujours noir. C'était devant le super marché. Je n'avais plus mes chaussures. Mon téléphone était plein de messages de mes amis, qui ne me trouvaient plus dans la boîte. » Le reste, elle peut l'imaginer avec plus de précision; Les lieux sont dépeints avec plus de détails, les acteurs sont facilement identifiables.  « Je sais que j'aurais dû aller à l'hôpital. » Elle s'en veut. Elle s'en voudra, encore et encore, même si l'hôpital n'aurait rien pu faire d'autre que de prendre sa version des faits. Il n'avait laissé aucune marque. « J'étais trop fatiguée. J'ai marché jusqu'à chez moi. Je suis tombée dans mon lit comme une brique. » Son sommeil avait été sans rêve, sans cauchemar, heureusement. « Je me suis levée vers midi. Mon père et mon oncle m'avaient laissé dormir, parce qu'ils voulaient en profiter pour passer du temps avec la petite. » Elle les aimait à la folie. Elle allait leur briser le coeur une fois de plus. « La dernière fois, je leur ai dit ce qui m'était arrivé avant d'aller voir la police, et ça avait compliqué les choses. Comme je voulais pas que ça reproduise, que je ne voulais pas les inquiéter, je leur ai menti, j'ai dis que j'allais chez sephora chercher quelque chose en édition limité, pour ne pas qu'ils me suivent, et je suis venue ici. » Elle prend une seconde gorgée d'eau, finissant son récit. « Pourrez-vous les appeler, une fois qu'on aura terminé? »
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❝Barthelemy Halloran❞
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MessageDim 29 Jan - 21:50

Et une de plus. Une. Une histoire bien sordide où la femme est réduite à un objet sexuel, un objet de convoitise, un être fragile qu’il est donc normal de rabaisser pour obtenir ce qu’on attend, parce que l’homme propose et qu’elle se doit de disposer, à la guise du sexe fort qui se moque bien de son contentement. Parfois, Bart se disait que, dans son cas, se retrouver au chômage serait une bonne chose pour tous, ça signifierait que les enfoirés de base auraient enfin réussi à tenir leur bite dans leur caleçon. S’il était toujours à son post, actif, débordé de travail, c’était parce que des gars comme l’agresseur de Stella sévissait toujours. Stella. Que ça soit elle, devant lui, à rendre compte de sa traumatisante aventure, ça le rendait complètement fou. Il en serrait les poings tandis que sa mâchoire s’agitait de tics nerveux, en particulier lorsqu’elle s’excusait d’avoir son passé, d’avoir fait ses choix, de ne pas être restée une jeune vierge effarouchée jusqu’à l’aube de la trentaine. Serait-elle la reine des putains, qu’est-ce que ça changeait ? Elle avait dit non. Elle n’avait pas donné son consentement ni même démontrer d’un autre sentiment que le dégoût et la peur devant ce type qui la poursuivait. Que ça soit un flic de la caserne, ça le déstabilisait plus encore. Et s’il faisait ses gardes avec Dalia ? Si elle l’appelait : mon pote et lui donnait l’accolade tandis que son meilleur pote s’excitait tout seul dans son slip. D’aucuns penseraient qu’au vu de sa relation avec l’afro-américaine, ce n’était que la manifestation de sa propre jalousie. Ce serait faux. Il n’aurait rien compris. Il détestait toute forme d’asservissement sur les femmes et, c’était peut-être même pire devant Stella que ça ne pourrait l’être face une Dalia qui rapporterait les mêmes faits, parce que la jeune mère lui rappelait sa petite sœur. Si sa vie ne lui avait pas été soufflée par de gros porcs lubriques, elle aurait pu être là, tout comme cette jeune femme, à pleurer sur son sort et à demander pardon. Pardon d’être belle et désirable. Pardon d’avoir enfilé, le matin même de cette soirée, des vêtements qu’un mal élevé qualifierait d’osé. Pardon pour tout ce que ça renvoie comme image d’elle-même, en particulier aux croquantes bien pensantes qui ont tôt fait de juger leur semblable en pensant comme le genre opposé plutôt que de les soutenir. Pardon de respirer, d’exister, d’aimer plaire, de ne pas être mariée, mais tout de même mère. Pardon… encore et toujours. Dieu que ce monde est étrange, contrariant et paradoxal. Dieu qu’il était fou ! Et on se demandait pourquoi les frères Halloran avaient perdu la foi. Comment en aurait-il pu être autrement compte tenu du métier qu’ils exerçaient ? Si Jésus-Christ était vraiment tout-puissant, aucun doute, Il les avait abandonnés depuis longtemps, pensa-t-il en ramassant le reçu et en l’invitant à poursuivre.

Sur son calepin, il nota différentes informations, des questions qu’il lui poserait dès qu’elle aurait terminé. La première, ce que son père avait pensé de cette présence masculine rôdant autour de sa fille et de sa petite fille ou on pouvait le trouver et s’il accepterait de témoigner. Ensuite, il s’inquièterait de cette révélation à propos de ces applications qui donneraient une mauvaise image d’elle. Il demanderait à fouiller ses historiques, à connaître l’identité et le nombre de types qu’elle aurait rencontré par ce biais et avec lesquels elle entretint une relation sexuelle  non suivie. Sa vie ne lui appartenait plus. Il n’aimait pas être celui qui l’obligerait à tout étaler sur la place publique, mais il n’avait pas le choix. Après, il insisterait pour essayer de savoir ce qui la poussa à se montrer occupée en priant pour qu’elle réponde qu’il la mettait mal à l’aise, qu’il dégageait quelque chose de malsain, même pour une mère en jeans, si tant est qu’elle en portait au moment des faits. Il continua à consigner ces différentes questions, se sentant tout proche du point de rupture alors qu’elle cumulait de quoi permettre à la partie adverse, si tant est que le dossier aille jusqu’au procès, de quoi la descendre devant des jurés. N’avait-elle pas le droit de mener la vie qu’elle entendait ? Ne pas respecter l’entièreté des lois en place, cela signifiait-il qu’elle avait le droit d’être violée par un homme ? Ce n’était pas la première fois pour elle, et ça non plus, ça ne servirait pas ses intérêts. Ils se diront que c’est une putain d’allumeuse, qu’elle récolta ce qu’elle méritait et ça l’attristait autant que ça l’irritait. « Revenons, si vous voulez, à votre première rencontre avec ce monsieur. Votre père ? Il lui a parlé ? Comment a-t-il perçu sa présence ? Comme une menace ? » c’était sans surprise et prononcé sur le ton de la conversation. Il ajouta quelques autres questions sur des détails avant d’entrer dans le vif du sujet.

« Dites-moi, ça va vous sembler peut-être un peu indiscret, mais… pourquoi porter ce genre d’accessoires pour sortir ? Est-ce que vous êtes familières à ce genre de pratique ? » Il coupa la caméra trente secondes et s’excusa. « Je n’ai pas le choix, Stella, je suis désolé, et ça va être pire en pire. Tu vas tenir le coup ? » Elle paraissait prête. Il remit en route l’appareil et poursuivit. « Vous avez glissé qu’il portait une barbe. Vous pourriez nous décrire d’autres détails de son physique ? Une cicatrice ? Un tatouage ? La couleur de ses yeux ? N’importe quoi  est important, d’accord ? » Même un bracelet en cuir pourrait faire l’affaire. Il suffirait d’une photo pour prouver qu’il lui appartenait et ça pourrait être un bon début pour demander un mandat de perquisition. « Pensez-vous qu’il a mis quelque chose dans son verre ? Lui-même ? Ou qu’il était de mèche avec le barman ? C’était quel boîte de nuit ? Vous avez le nom ? Le ticket ?  Le nom des gens qui vous accompagnait ? » Des témoins, c’était important et bien plus encore. « Je vais vous poser une question  difficile, mais… que pensez-vous qu’il s’est passé pendant que vous étiez inconsciente ? Pourquoi ne pas avoir été à l’hôpital ? Avez-vous gardé vos sous-vêtements ? Vous avez pris une douche, mais…. » Il attrapa son téléphone et s’apprêtait à composer un numéro. « Il y a peut-être encore des lésions, quelque chose qui pourrait nous aider à corroborer vos propos. Il va falloir aller jusqu’à l’hôpital, on n’a pas le choix et je présume que vous comprenez qu’il faut que vous y mettiez du vôtre. Je lis dans le dossier de plainte préliminaire que vous accusez Monsieur Sam Haynes d’être le coupable et on ne peut pas vous croire sur paroles, malheureusement. Il est présumé innocent et c’est à vous de prouver le contraire. Il faut que vous collaboriez… et que vous m’autorisiez à appeler votre famille pour les inviter à récupérer votre fille pendant qu’une collègue et moi vous escorterons jusqu’à l’hôpital. Si vous refusez, je ne crains de ne rien pouvoir faire pour vous, rien de concret. »  





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Stella Crossgrove
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MessageMer 1 Fév - 4:50

ear me roar.
Sa mâchoire est fermée si solidement qu'elle en a mal aux dents. Ses yeux sont fixés sur un objet inexistant. Elle est absente de son corps, de son cerveau. Bien qu'il serait intelligent de prendre bonne note de tous les mots qui sont échangés ici, Stella préfère les oublier dès qu'ils sont prononcés.

Si personne ne veut la protéger, c'est son devoir de le faire, non?

Elle passe une main sur son bras, couvert de chair de poule. Sa peau est très froide, malgré le sang qui bouille dans ses veines, et sa tête fiévreuse.

« Je ne sais pas. Il ne m'en a pas parlé. » Elle répond à son voisin, le policier, qui semble la croire télépathe, ou encore, qui souhaite la prendre en pleine supposition, afin d'envoyer son témoignage au complet à la poubelle. Stella le croyait pourtant si gentil, si juste. Est-il un de ses policiers prêts à tout pour protéger les pommes pourries se cachant parmi les premiers répondants?

Elle roule les yeux, elle avale, ou plutôt tente d'avaler, sa salive, qui semble s'être épaissit. Son corps préserve sûrement ses réserves d'eau en vue d'une future crise de larmes. La loi lui pose alors une seconde question, conservant son habillement peu conservatif. Stella saute, un peu, par automatisme, par rage soudaine. Sur le champs, Bart ferme la caméra pour s'excuser.

La jeune lui répond d'un hochement de tête rapide, parce que ce n'est pas à lui seul, d'entendre son discours.

Il rallume la caméra. Elle répond.

« Parce que ça me va bien, que c'est joli. J'aime m'habiller de toutes sortes de façons, découvrir pleins de facettes de ma personnalité. Ce soir là, j'avais opté pour des vêtements qui me donnaient confiance en moi; Je sais que c'est pas le genre de tout le monde, de porter des trucs de la sorte. Je sais aussi que beaucoup aimeraient le faire, mais n'osent pas. Moi, je le fais; Ça me donne l'impression d'avoir un certain contrôle sur moi même, sur mes émotions. En plus, ça me fait un joli cul. » Ses mots sont secs, presque crachés. On est en deux-mille-dix-sept, et une jeune femme doit, encore, se justifier de porter ce qui lui tente. On est en deux-mille-dix-sept, et une jeune femme doit encore utiliser des mots vulgaires pour se donner le sentiment d'être légale de l'homme qui lui fait face. Au moins, ça a le mérite de fonctionner. Stella se sent un peu plus courageuse, d'un coup, parce qu'elle a dit un gros mot et qu'il ne peut rien y faire, parce qu'elle a la maturité d'un enfant de quatre ans. Là, elle le regarde droit dans les yeux, le défiant, alors qu'il continue de cocher des items sur sa liste.

Il lui demande de décrire l'homme. On aurait dit un interrogatoire. Wait. C'est un interrogatoire.

« Je pourrais le reconnaître sans problème. Il était assez grand. Les cheveux assez courts. Il était caucasien, en majeur partie, je crois, je suis vraiment nulle pour déterminer les origines des gens, j'ai cru pendant des années que les gens d'Afrique du Sud étaient tous noirs, alors... Anyway. Je sais pas pour la couleur de ses yeux, mais ils étaient légèrement en amande, je pense. Ses cheveux devaient être châtains. » Se rappeler de lui, de son corps, omniprésent sur le sien, n'était, n'est, et ne sera jamais son passe-temps préféré. Elle va vite, cours vers le prochain sujet. « Je suis pas si idiote que ça. J'ai rien bu de ce qu'il m'a donné, du moins, je ne crois pas. Je vous l'ai dit, je suis sous médication, j'allaite, je ne mettrai pas mon état mental et la santé de mon bébé à risque pour boire un cocktail hors de prix et beaucoup trop sucré. » Jeune, sans diplôme, oui. Bête, naïve, sûrement. Mais Stella Crossgrove connaît la méchanceté de l'homme, sait s'en protéger, la plus part du temps. « C'était au Dreamer. J'étais avec mon oncle, Uscias et notre bande habituelle. » Il a demandé des noms, mais elle ne lui en donnera pas plus. Les amis de la blonde, voyez, ne sont pas tous blancs comme neige fraîche. Certains sont des délinquants de bas étages, d'autres, des immigrants sans papier. Parler d'eux ne serait qu'ajouter à ses problèmes.

Elle ne dit plus rien.

Il lui demande à nouveau d'inventer une histoire.

Elle le regarde.

« Je ne ferai pas de suppositions. Je suis assez honnête pour vous dire la vérité, j'irai pas me tirer dans le pied en vous inventant une histoire, pour lui rendre la vie facile. »

Ses yeux sont comme des lasers, cherchant à percer un trou dans le crane du policier.

Elle rage, ses questions la découragent, mais elle continue, pour elles.

Maintenant, il la questionne sur ses petites culottes, il veut les voir et il veut lui écarter les jambes, aussi.

Parler, c'est consentir à se faire violer une seconde fois, il faut croire.

« Pour ce qui est de mes sous-vêtements. J'en avais pas. » Si ses mots, plus tôt, étaient crachés, ils sont maintenant vomis, dégueulés. « Je lave les vêtements de ma famille avant les miens, donc toute ma lingerie était dans le fond du panier. » Là, ils vont dire qu'il avait le droit de faire ce qu'il voulait avec elle, parce qu'elle est une mauvaise femme de ménage, qu'elle devrait faire plus souvent la lessive. C'est de sa faute, en vrai! « Habituellement, je prend des boxers à mon père, c'est un peu crade mais ça réduit la friction. » Elle ajoute des détails, parce que c'est une vraie dégueulasse, la Stella. Elle a eut de la chance que quelqu'un s'intéresse à son corps sale et usé. « Comme je portais une petite robe, j'ai cru bon de juste.... laisser respirer. » Tu voulais lui donner une entrée facile, ouais. Tout était prévu, en fait!

« et l'hôpital. » Elle baisse la tête, les voix dans sa tête devenant un peu trop fortes, un peu trop sensés. « Je viens d'accoucher. Je suis une malade mentale. J'ai déjà plus de dettes dues à des frais médicaux que vous allez en avoir toute votre vie. En plus, l'hosto n'est pas à la porte. » Des excuses, il y en a des tas, pourtant, elle même n'arrive pas vraiment à les croire. La vérité, c'est qu'elle aurait dû y aller, peu importe les obstacles. Une fois de plus, elle se fâche, mais cette fois, elle ne sait pas vraiment contre qui; « Bien sûr que j'ai des lésions. C'est quoi cette connerie? Je. Viens. D'accoucher. J'ai déchiré dans tous les sens, vous croyez qu'ils vont être capables de discerner quelque chose de mon vagin en lambeaux? » Encore, elle tente d'utiliser des mots interdits pour se donner un peu plus d'importance, comme un chat qui arche le dos pour se montrer plus gros. « Vous pouvez regarder comme vous voulez, je m'en fiche, faut croire que je suis le spectacle du moment, anyway. » Elle met le blâme sur lui, sur la police, sur tout le monde. Elle ne prends plus le temps de penser à ses mots; Son cerveau à peine à suivre le rythme établi par sa bouche, de toute façon. « J'espère que vous réalisez à quel point vous rendez le processus effrayant pour les victimes. Oui, je l'accuse, parce qu'il m'a fait du mal. Non, je ne devrais pas avoir à tout revivre. Je ne devrais pas avoir à vous montrer mon corps, je ne devrais pas avoir à perdre le peu de dignité qu'il me reste pour qu'on me croit. Je suis une personne très forte – C'est pas le cas pour tout le monde. Je suis venue le lendemain. Certaines personnes mettent des années à trouver le courage. Tout de même, on me traite comme une criminelle, parce que j'ai pas eut envie d'aller m'ouvrir les jambes à l'urgence. Après, on va dire que je mens, parce que je sais déjà que vous n'allez rien trouver sur moi. » Elle attaque, elle répète des mots qu'elle a sûrement lu sur tumblr, en guise d'armure. « Faites votre putain de travail, avant de me dire que je n'y met pas du mien. Allez chercher les films des caméras de sécurité. Parlez à des gens. Vous allez voir. » Elle inspire un bon coup, retombant sur terre un peu trop rapidement; Ses paroles sont maintenant plus calmes, mais tout aussi accusatrices. « C'est pas ma parole contre la sienne. C'est la vérité, contre un travail bâclé. »
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MessageDim 5 Fév - 22:57

Son père n’avait pas perçu de danger significatif et éminent à l’approche de l’agresseur de sa vie dans ce grand magasin. C’était plutôt bon signe. Si un homme d’expérience ne se méfie pas, pourquoi une gamine le ferait-elle ? ça n’aurait aucun sens. Ce serait attendre plus de clairvoyance de la part de la jeunesse et ce n’était pas dans l’ordre des choses. C’était cependant un détail parmi tous ces autres qui la mettraient dans la position de la coupable idéal aux yeux du monde. ça aussi, c’était révoltant. En toute franchise, Bart considérait depuis toujours – et la mort de sa petite sœur l’y aida certainement – que ce n’était pas aux femmes à choisir leur vêtement avec prudence pour ne pas exciter les hommes incapables d’enfermer leur pulsion dans un coin de leur cerveau, mais que c’était à ces mêmes animaux d’apprendre à se tenir. Il ne comprenait pas qu’on puisse harceler de questions une victime de viol dont le seul tort être d’être né du mauvais côté de la barrière. Rien ne le mettait plus en colère que d’entendre une représentante du sexe opposé au sien de traiter leur semblable de putain dès lors qu’elle ne répond pas aux critères de bienséance qu’on leur impose pour une question de genre. Qu’est-ce qui pourrait justifier qu’une femme ait moins de droit qu’un homme ? Qu’est-ce que peut expliquer que le « non » d’une gamine ait moins de valeur que celui de leur semblable ? Parce qu’un pénis leur pend entre les jambes ? C’était ridicule au point que Bart déteste sa position  du jour. Il aimait son métier, mais houspillé un être traumatisé de la sorte ne l’agréait pas le moins du monde. Il se sentait dégueulasse d’estimer cette affaire compliquée parce que son interlocutrice portait un accessoire SM, se baladait sur des réseaux sociaux à caractère sexuel, qu’elle avait choisi d’oublier sa petite culotte dans un placard avant de se déhancher sur une piste de danse. Aussi, ne s’offusqua-t-il pas le moins du monde de l’agacement de Stella. A sa place, il n’aurait pas fait mieux. Aurait-elle été sa petite sœur qu’il aurait foutu une bombe dans le commissariat et se serait reconverti professionnellement parlant. Ceci étant, elle ne l’aida pas beaucoup. Elle refusait d’ajouter un soupçon de bonne volonté pour corroborer son témoignage de faits tangibles. Comment était-il supposé rassembler des preuves irréfutables pour aider le Ministère public à convaincre un juré pour lequel le sexisme est monnaie courante et normal ? Comment ?  Ouais. Ce serait difficile d’aider la justice à brandir son glaive en sa faveur et plus le flic annotait son bloc-notes, plus il se sentait pris de nausée pour elle, par compassion, par commisération. Il ne la jugeait pas pour sa colère, elle était justifiait, mais pouvait-elle lui reprocher de faire son boulot ? De mal le faire ? N’aurait-il pas été le pire des policiers s’il avait négligé ne fût-ce que la plus petite information ? Il avait besoin de détenir toutes les cartes en main pour gagner cette main de poker.

Confondre le criminel était son seul but et la seule raison à ce qu’elle envisageait comme de l’acharnement. En toute franchise, il la trouverait gonflée de le penser s’il n’était pas si bon et assez empathique pour accepter son traumatisme et excuser son comportement de jeune femme à fleur de peau. Il estima tout de même qu’il convenait de se défendre devant la caméra le plus doucement possible, mais avec un certain détachement. « Mademoiselle Crossgrove, je ne vous demande de brader votre intimité. Personnellement, je vous trouve très courageuse d’être venue jusqu’ici pour témoigner. Malheureusement, je suis obligée de vous poser toutes ces questions. Je ne suis pas celui qui fait les procédures. Je suis juste le gars qui est là pour les respecter afin que nul ne puisse venir s’engouffrer dans une brèche qui permettrait à un quelconque coupable de s’en sortir. » Il soupira, serra les poings en pensant à ces enfoirés qui violèrent sa sœur, la tuèrent, et qui vivaient leur vie en toute impunité. « Tout ça, c’est dans votre intérêt et je sais que c’est difficile. Une visite à l’hôpital, ça me permettrait peut-être de placer Monsieur Haynes en garde à vue, ce qui nous ferait gagner un temps précieux, mais je ne peux pas vous y contraindre et je n’en ai pas l’intention. Je note donc que vous refuser. C’est votre droit le plus strict. » Il le consigna effectivement et poursuivit. « De là à prétnedre que je bâcle mon travail, permettez-moi de vous demander de me laisser au moins le bénéfice du doute parce qu’il commence seulement et maintenant. » Il referma son calepin, se rapprocha, planta son regard dans le sien et il ressenti pour elle et toutes les femmes dans le même genre de situation une profonde pitié. Il marqua dès lors un temps d’arrête et mit un terme à son interrogatoire en la remerciant. Ensuite, il coupa la caméra et redevint ce voisin qui l’appréciait beaucoup et qui portait sur sa petite fille un regard attendrit dès lors qu’il la croisait dans l’immeuble. « Stella, si j’avais pu faire en sorte que ça se passe autrement, je l’aurais fait. Je ne peux pas malheureusement, et tu comprends pour quoi, pas vrai ? Tu es une fille intelligente. Tu sais que j’essaie juste de savoir où je mets les pieds pour te protéger un maximum. » Bart lui adressa un sourire amical et lui resservit un verre d’eau. « Je vais te faire apporter ta fille et demander à ce qu’on appelle ton père ou ton oncle pour qu’ils viennent te chercher. D’accord ? De mon côté, je vais me consacrer à ton affaire jour et nuit s’il le faut et si un détail te revient, n’importe lequel, viens me voir, OK ? Si tu es en colère après moi, va voir mon frère si tu préfères, mais ne garde rien pour toi. Tout peut m’être utile. » Il veilla à ne pas l’accabler en lui précisant qu’il n’avait pas assez foi en l’être humain pour rendre justice à son refus de s’offrir à un inconnu à la faveur de sa tenue, de son langage, de son comportement ou de ses choix. Ça la détruirait et elle n’avait pas besoin de ça aujourd’hui. Il serait temps d’être franc avec elle le moment venu et, quand bien même, ne serait-ce pas à son avocat de s’en charger finalement ?  


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