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MOTHERHOOD
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Lyla Gambino
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MessageVen 20 Jan - 19:16

 




FEAT Stellou

Etre mère, c’était le rôle le plus difficile du monde et le métier le plus compliqué pour lequel il n’existait pas la moindre formation véritablement capable de vous préparer à ce qui allait suivre. J’étais certaine de vouloir construire une famille et avoir des enfants, depuis mon plus jeune âge et ma grossesse ne me parut pas si dramatique que ça. Ce fut plus compliqué de gérer la relation de mon cher et tendre qui ne trouva rien de mieux que de paniquer, comme si on venait de lui annoncer qu’il n’avait plus que quelques mois à vivre. Je me pensais prête depuis toujours et malgré quelques petits moments de doute, même encore aujourd’hui, je me sentais à l’aise dans mon rôle. Néanmoins, la panique n’était jamais bien loin. Il suffisait qu’il tousse un peu ou bien qu’il ait l’air de faire de la fièvre pour que je retourne le monde entier pour trouver une solution. J’avais un mal fou à le partager, d’abord avec son père mais je finis par le laisser entrer dans notre bulle, parce que j’avais autant besoin du père que du fils mais avec les autres, cela me demandait sans cesse un travail sur moi et sur ma sensibilité. Lorsque je repris le boulot, je dus le confier aux bons soins de ma belle-mère et subir ses conseils et ses sous-entendus sur ma manière de m’occuper de mon fils, ce qui était un sujet plus que sensible. Je ne comptais plus les disputes que j’avais pu avoir avec Lucky à propos de sa mère, parce que je ne supportais pas qu’on puisse se mêler de ma vie et de mes choix, je ne comprenais pas non plus pourquoi on me taxait de susceptible alors que j’avais moins l’impression qu’on me donnait des conseils que l’on m’envoyait des réflexions désobligeantes à la gueule pour me faire savoir combien j’étais une mauvaise mère. Et pourtant, dernièrement, vu mon rythme de vie et la façon dont je me débarrassais du petit Ettore pour m’amuser et profiter de la nuit jusqu’au bout, on aurait pu se demander où était la bonne mère que j’aspirais à être. J’ignorais ce qui ne tournait pas rond chez moi et j’aurais aimé creuser les choses doucement mais sûrement, si on m’en avait offert la possibilité. Luciano ne trouva rien de mieux que de taper un grand coup sur la table pour foutre un bordel sans nom avant de se tirer Dieu seul savait où avec Dieu seul savait qui, me foutant dans une rage telle que je ne pensais qu’à lui arracher les tripes à mains nues.


Par ordre de monsieur, j’étais contrainte de rester sur le domaine Gambino, sans possibilité de sortir, pas même pour faire des courses. Ce qui, bien entendu, n’arrangeait rien à mon humeur massacrante. Cela suscitait une frustration telle chez moi que ma colère s’en nourrissait et que je ne parvenais pas à m’en défaire. Heureusement, mon fils rendait ma punition plus douce et j’espérais de tout mon cœur, être capable de m’apaiser avant que son père ne refasse surface ou bien ça tournerait mal. L’appel de Stella me surprit. Habituellement, nous nous contactions pour nous retrouver à une soirée organisée par mon frère dans une boîte gay, ou bien on allait boire un verre pour décompresser après une journée de travail mais à son ton, je compris qu’il n’était pas question de faire la fête. Elle m’exposa brièvement la situation, ayant l’air de pleurer en même temps et la frustration m’étreignit un peu plus fort. Je ne pouvais pas venir pour l’aider, je ne pouvais même pas faire ça. « Ecoute, ma puce, je vais t’envoyer des amis à moi pour te récupérer, viens avec la petite et je verrai ce qu’elle a, d’accord ? » Mon passé de secouriste me permettrait de palier au plus urgent et si jamais il y avait besoin de plus, je pourrais toujours faire venir le médecin de famille. « Habille la chaudement, notre médecin n’est pas très loin et on a une clinique privée à deux pas, je me chargerai de tout ! » C’était risqué de la faire sortir mais je n’avais pas d’autre alternative à proposer et elle accepta, se retrouvant bien vite sur le domaine gigantesque sur lequel maisonnées, villas et petits immeubles tranchaient avec l’immense bois à deux pas de là. Je l’attendais en bas de l’immeuble de deux étages dans lequel je vivais avec Luciano, l’accueillis en la serrant dans ses bras et en déposant un baiser sur sa joue pour finalement la faire monter jusqu’à notre appartement, mon fils faisait la sieste et je préparai du thé tandis qu’elle déshabillait la petite. « Qu’est-ce qu’elle a, précisément ? Ca fait longtemps qu’elle est comme ça ? » Je farfouillai dans les placards pour sortir des biscuits et les disposer sur une assiette que je posai sur la table de la cuisine tandis que la bouilloire chauffait. « Tu veux un thé ou un café ? Ou un truc frais ? » proposai-je alors que je lui prenais la petite des mains pour l’installer sur la table à manger dans la salle, j’avais installé ce qu’il fallait pour l’ausculter confortablement. « C’est encore trop tôt pour ses dents mais il arrive que parfois, elles sortent prématurément mais elle a clairement de la fièvre et ses joues rouges me font penser à ça. »






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Stella Crossgrove
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MessageJeu 26 Jan - 21:54

code rouge.
Elle veut parler à sa mère. Elle veut lui demander conseil. Elle veut qu'elle lui donne un câlin et que tout aille mieux. Stella, elle veut tout ça. Elle veut tout ça à cause des clichés qu'on voit à la télévision, à cause de son esprit, qui s'est inventé une nouvelle image de sa maman - Une oeuvre d'art, vraiment, une femme qui s'inquiète pour sa fille, qui l'aime.  

Stella veut un bol de bouillon de poulet, et une couverture chaude. Elle veut un bisou sur le bout du nez, qui effacerait tous ses tracas. Elle veut la vie qu'on offre dans les publicités. Celle qu'on peut obtenir en achetant une bouteille de sirop ou une marque particulière de céréales.

Avec nos flocons d'avoine génétiquement modifiés, vivez une vie de rêve! heaven is one box away!

Si seulement c'était si facile;

Si seulement les flocons d'avoine tenaient leurs promesses;

Stella en a acheté huit boites. Tout ce qu'elle a gagné c'est de mauvaises céréales. Pas de gentille maman à son chevet.

Le silence radio entre sa mère et elle, la fille, perdure depuis bientôt neuf ans.

Peut-être que la magie de la publicité ne fonctionne que sur les relations récemment brisées?


Voyez, Fiona Crossgrove n'a jamais eut la fibre maternelle, préférant un mec et sa moto à un avortement raté.  Une seconde famille, puis une autre, parce que ces rejetons ne sont jamais comme il le faut, comme elle les voudrait.  Fiona Crossgrove est une mère nulle à chier, qu'un nombre infini de grains d'avoine ne peuvent racheter.

Stella est donc seule contre le monde,  quand elle découvre sa petite enrougie, se réveillant d'une sieste matinale.

Lana ressemble à un homard.

Lana ressemble à Gordon Ramsay quand il est fâché.

Stella ne sait pas du tout quoi faire, parce qu'elle n'a jamais vu de bébé fiévreux avant, parce que son père travaille, et que sa grand-mère aurait probablement une crise cardiaque en apprenant sa mini-fille malade.

Elle veut parler à sa mère.

Son regard se pose sur une boite de céréale éventrée sur le comptoir de la cuisine.

nope.

Elle peut toujours parler à une mère.

Yup.

Vite, elle compose le numéro de Lyla, avant que petite bombe Lana n'explose. Son discours est bref, rapide, urgent et Lyla l'entends; Heureusement, toutes les mamans du monde ne sont pas comme la sienne, Stella se dit, habillant sa petite pour un voyage trop long, dans le trafic New-Yorkais.

« Elle s'est réveillée comme ça; Je t'ai appelée dès que j'ai vu. Mis à part ça, elle ne veut pas manger – C'est pas comme elle, elle adore boire. »  La blonde déshabille sa petite par des mouvements experts, mécaniques. Il y a quelques mois à peine, elle avait peur de la toucher. Maintenant, leurs gestes son synchronisés, on dirait presque une danse. « Rien, merci » Elle ment à la proposition de Lyla, reculant pour laisser l'autre maman regarder son poupon. Elle voudrait bien des choses, Stella, on le sait.  « J'ai pensé à une allergie, mais rien n'a changé à la maison, et elle est juste fiévreuse. »  La jeune femme passe sa gauche sur son front, rapidement, pour enlever un fin film de sueur. C'est là qu'elle remarque qu'elle a incroyablement chaud, elle aussi. Oh Ciel. « Lyly, s'il-te-plait, ment moi et dis moi que je ne suis pas rouge tomate, que mon teint est magnifique. »
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Lyla Gambino
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MessageDim 29 Jan - 19:50

 




FEAT Stellou

J’avais pris soin de mon petit frère et de ma sœur ainsi que de mes neveux et nièces mais ce n’était aucunement comparable avec l’angoisse d’être mère.  Pour la comprendre et en mesurer l’étendue, il fallait être en plein dedans. Sinon, on ne pouvait qu’imaginer. Le premier d’Ettore avait manqué de me faire faire une crise cardiaque, j’avais imaginé qu’il allait mourir et que je n’y pourrais rien et je m’étais culpabilisée à mort, me disant que je n’étais qu’une mère ratée pour laisser mon fils tomber malade. En réalité, un adulte avec un début de rhume lui faisant un bisou et ça avait suffi pour que le petit se sente mal. Je n’avais eu de cesse de le veiller jusqu’à ce qu’il aille mieux, écoutant sa respiration, m’assurant qu’il ne lui arriverait rien. C’était comme cette putain de mort subite du nourrisson, elle m’avait hantée pendant des semaines et je me réveillais en pleine nuit pour aller vérifier que mon fils était toujours de ce monde. J’étais un brin paranoïaque et beaucoup trop mère poule mais j’avais si peu de personnes importantes dans ma vie ou du moins, j’accordais tellement d’importance à ceux qui rentraient et restaient dans ma vie que je ne pouvais me permettre de perdre qui que ce soit sans en souffrir. Je n’étais pas médecin mais ancienne secouriste et j’étais certaine de pouvoir deviner si c’était grave ou pas et puis, nous avions tellement de possibilités à proximité si ça n’allait pas que je ne m’en faisais pas pour Stella et sa fille. Je l’auscultai et remarquai qu’elle avait de la fièvre, je récupérai le thermomètre de mon fils pour prendre sa température, élevée. Pas de surprise ! Je palpai sa gorge pour voir si elle avait quoi que ce soit d’anormal, c’était peut-être simplement un coup de froid mais avec les bébés, ça dégénérait si vite parfois. « Si elle n’est pas bien, c’est normal, le plus important étant qu’elle boive, même si ce n’est que de l’eau sucrée. » lui dis-je en prenant la petite dans mes bras pour tenter de voir si elle avait des raideurs. « Elle une bonne digestion ? Pas de vomi intempestif ou de diarrhée imprévue ? » m’enquis-je en me disant que le mieux serait d’appeler le médecin de famille, je ne voulais pas me tromper de diagnostic et risquer de mettre la petite en danger. « A mon avis, elle a attrapé un truc. Je vais appeler le médecin, il sera là dans pas longtemps. » Je me tournai enfin vers la jeune femme qui avait l’air aussi rouge que sa fille, j’apposai ma paume sur son front brûlant et fit une grimace. « Il va venir pour vous deux ! Ce ne sera pas du luxe mais ça poserait un problème que tu restes ici quelques jours, le temps de te remettre ? Parce que tu ne vas pas être en état de t’occuper de ta fille et on a un appartement de libre au-dessus, pour le moment, je ne manque pas de temps alors si je peux rendre service ! » Je la laissai récupérer la petite, je me lavai les mains et je récupérai mon téléphone pour faire venir le médecin en préparant deux mugs pour y verser de l’eau brûlante et y mettre une cuillère à thé. « Tu es sûre que tu ne veux rien, avec du miel ? » m’inquiétai-je en m’inquiétant pour elle. « Ca va aller, Stella, ne panique pas ! Tu n’aurais pas pu l’empêcher de tomber malade et tu as fait ce qu’il fallait ! » Je lui frictionnai le bras pour tenter de lui faire entendre raison mais à cause de son jeune âge, les gens devaient passer leur temps à la juger et à remettre en question ses compétences de mère alors qu’elle était simplement une jeune mère, rien de plus, rien de moins. La gamine n’avait l’air de manquer de rien et était toujours propre sur elle. Je me demandais bien de quoi tous ces connards pouvaient bien se mêler !





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Stella Crossgrove
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MessageMer 1 Mar - 6:59

code rouge.
Le monde, d'un seul coup, est devenu silence, ou presque, pour Stella Crossgrove. Les mots que son amie prononce semblent venir d'une langue étrangère, puis sont réduits en un bourdonnement aigu, incessant. C'est ça, la mort? La folie? Elle pense directement, parce que sa raison, elle aussi, est partie bien loin. Jamais je ne vais entendre les premiers mots de Lana; Elle va grandir sans mère, comme moi – et ça, c'est si elle grandit. Et si elle est atteinte du même mal, hein? Qui dit qu'elle est pas morte, là? La jeune maman concentre toutes ses forces sur une seule action; Elle veut envoyer ses yeux vers la petite, s'assurer que sa poitrine se gonfle, puis s’affaisse, comme il faut. Elle réussi, au ralenti, à rediriger son regard. Le problème, c'est que le temps est sur pause, et qu'ainsi, le corps de la petite semble figé, sans vie.

On parle souvent, dans un langage fleurit, de cœurs se brisant en mille morceaux. On raconte la douleur émotionnelle, la tristesse, mais on oubli de mentionner le déchirement, l'agonie physique, que l'on peut ressentir.  Par chance, pour Stella Crossgrove, cette douleur ne sera que passagère, comme bien vite, le temps reprendra son cours et elle constatera que sa précieuse ne lui a pas été enlevée pour toujours.

Mais pour le moment, malheureusement, la terre a cessé de tourner et le monde de Stella est réduit au chaos, sa vision du futur, qu'une image statique, un noir profond. Stella, sans Lana, n'est plus Stella, même s'il y a un an à peine, elle faisait carrière solo. Elle reste comme ça, défaite, un moment encore; Le temps d'imaginer la vie la plus triste du monde, de réaliser la fragilité de la vie qu'elle a engendré.

Quand elle revient à elle même, Lyla est entrain de lui proposer à boire, une fois de plus, comme si le monde avait continué de valser pour elle. « Non, non. Je sais pas trop ce que j'ai, je crois que je manque de sommeil. » Elle caresse la joue de sa petite de son index. Elle est chaude. Elle est probablement fatiguée elle aussi. Comme sa maman, qui panique maintenant un peu plus, parce qu'on lui dit de ne pas le faire, et qu'elle est rebelle jusqu'à l'os. « Je sais bien; n'empêche que je vais égorger le connard qui lui à filé ce qu'elle a. » Son sang, comme tout le reste de son être, bout; Bien loin est la Stella ouverte et accommodante, et bonjour la petite irlandaise à grande gueule, qui sait se servir de ses poings et de ses talons aiguille. « On peut faire quelque chose, avant que le docteur arrive? J'y connais rien, faut la mettre au frais ou l'entourer de vapeur? » Vite, un souvenir de sa grand-mère lui forçant de l'huile de foie de morue lui vient à l'esprit, et elle en est bien vite dégoûtée. Les Crossgroves ne sont clairement pas des médecins, et il en va de même pour les Parkhills : eux sont du genre à préférer le bouillon de poulet et les boissons sportives.

Stella passe une main sur son front, couvert d'un film de sueur. La classe.

« Quand mon chien tousse, je lui donne de l'huile de noix de coco. » Elle dit, soudainement illuminée : Le problème, c'est que Stella a beau être une vraie chienne, sa fille est d'une race différente. « j'aurais dû écouter dans mes cours, et devenir une fille intelligente. Dieu est grave stupide parfois : ce sont les gens avec de la cervelle qui devraient avoir des enfants, pas ceux trop cons pour oublier de mettre une capote. Comment je suis sensée gérer après? » Elle à maintenant les yeux fixés sur son amie; Non seulement la blonde vient de traiter son créateur d'idiot, mais elle vient d'avouer son incompétence en tant que mère, et cela la choque, elle même. Est-ce qu'elle se croit réellement incapable d'élever sa fille, ou est-ce une pensée sous le coup de l'émotion? Elle se mord la lèvre, regarde la petite. Si elle est incompétente, elle est prête à essayer, encore et encore, pour cette petite puce d'amour, et c'est quelque chose, non?



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Lyla Gambino
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MessageDim 5 Mar - 16:51

 




FEAT Stellou

Je me souvenais de la première maladie attrapée par mon fils et de l’état dans lequel cela me mit. Luciano avait beau ne rien laisser paraître, je savais qu’il était aussi inquiet que moi. Je m’en étais voulu tellement fort d’avoir arrêté de l’allaiter, me disant que c’était forcément de ma faute et que s’il mourait, je ne pourrais m’en prendre qu’à moi et à moi seule. Etre mère, c’était le boulot le plus flippant du monde et des années dans l’armée et à soigner des gens n’avaient pu me préparer à un truc aussi difficile. Et pourtant, on ne pouvait pas dire que je n’y connaissais rien en médecine. C’était simplement différent quand ça touchait un petit être que vous aviez porté plusieurs mois en vous et que vous aimiez plus que la vie elle-même. Mon fils avait la faculté de me faire tout accepter pourvu que je sois en mesure de le voir sourire, rire ou bien babiller joyeusement. Il était ma plus belle réussite et il incarnait tout ce qu’il y avait de mieux dans ma vie, entre ma rencontre avec son père et notre mariage. Je l’aimais un peu trop pour mon bien, comme son père. J’étais une vraie mère poule, tant et si bien que j’en devenais insupportable et je comprenais la lassitude de mon entourage tout comme j’étais bien placée pour entendre la détresse de la jeune blondinette qui se trouvait près de moi. Je ne comptais pas la laisser là et surtout, lui permettre de se rendre malade comme j’avais pu le faire. Je connaissais sa situation, je n’étais pas sans savoir que sa mère avait foutu le camp et qu’elle n’était pas vraiment entourée par des femmes susceptibles de lui dispenser de précieux conseils et je voulais bien jouer ce rôle, je l’avais accepté en lui proposant de venir jusqu’ici. « Je pense que tu es malade aussi, il faut te soigner ou bien la petite ne guérira jamais ! Tu ne vas pas commencer à discuter ou je vais devoir te botter le derrière et Lana sera d’accord, peut-être même qu’elle m’aidera ! » Je lui opposai un sourire rassurant en l’encourageant à s’asseoir pour pouvoir souffler un peu et surtout, décompresser. « Tu peux essayer de lui donner à manger ou à boire, histoire qu’elle ne perde pas de forces et surtout, arrêter de t’en faire, ça arrive à tous les bébés. Quand mon fils est tombé malade la première fois, j’ai cru qu’on m’arrachait le cœur, j’ai cru le perdre et ça m’a rendu folle. Je sais ce que c’est ! Mais ça va bien se passer, je te le promets. Elle a besoin que tu gardes la tête sur les épaules et que tu te soignes pour t’occuper d’elle au mieux ! » Je rangeai tout mon attirail et allai me laver les mains avant de sortir tout ce qu’il fallait pour que la mère puisse se nourrir un peu pendant que la petite aurait le droit à une collation surprise. « Tu es trop dure avec toi ! J’ai bossé dans le médical pendant des années, ça ne me rend pas plus apte à m’occuper d’un enfant. Faut faire confiance à ton instinct et te dire que tu es une bonne mère, sinon tu n’aurais même pas remarqué que quelque chose n’allait pas. Ce n’est pas facile d’avoir un enfant, surtout pas quand on est seule pour l’assumer ! Le père, il te donne des nouvelles ? » m’enquis-je, me disant que ça ne me regardait pas vraiment mais que si elle pouvait aller chercher un peu de soutien, ça lui ferait peut-être du bien. Mais les hommes de nos jours, ils préféraient la fourrer partout où ils pouvaient pour mieux se décharger de leurs responsabilités par la suite. Ca me dégoûtait. En ça, j’avais de la chance !





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Stella Crossgrove
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MessageDim 2 Avr - 4:26

code rouge.
Lyla est bien gentille. Lyla essaie. Lyla est là pour Stella. C'est une bonne amie. Le genre dont une jeune mère célibataire a grandement besoin. Le problème, c'est que cette dernière ne veut rien entendre. Les mots de la brune ont beau être encourageant, positifs, ils ne sont pas ceux que la plus jeune désire. La petite veut que le monde reflète ses sentiments, qu'il soit contre elle une fois de plus, parce qu'elle le mérite, parce qu'elle est une mauvaise personne, une pute, une ingrate. Alors, la blonde boue, encore, et un peu plus, jusqu'à ce que l'autre la questionne sur le père de la petite Lana... et là c'est l'éruption. La bombe.

Hiroshima dans le salon.

« Tu blagues hein? » Les yeux de la Newyorkaise sont soudainement rouge feu, son regard fixe, ses paupière si effrayées qu'elles se cachent presque derrière ses orbites oculaires. Elle est à en faire peur. « Tu crois que je viens ici parce que j'aime faire pitié? Parce que c'est grave marrant d'être seule, sans un sous, sans rien? Tu crois que c'est un putain de jeu, hein? » Sur le coup, elle veut cracher, parce que cracher, ça l'empêche (généralement) de frapper, quand ses nerfs s'entrechoquent ainsi. « Son père m'achetait des chaussures pour que je couche avec, parce que j'étais jolie. Tu penses vraiment que je valais encore la peine après que mon estomac, que mon vagin soit défiguré? Please girl, c'est pas tout le monde qui arrive a marier son sugar daddy. » Elle n'est pas gentille, elle est vache, et ça sort de nulle part. Les choses font rapidement boule de neige, avec Stella, et ça ne s'arrange pas quand elle est stressée, et que, comme une cerise sur le sunday, un cri strident attaque ses tympans; Lana Crossgrove non plus n'est pas fan de son père.

Nagasaki dans la maison.

Guerre nucléaire à New York.

Le bébé pleure, encore plus rouge que tout à l'heure, enragée. Elle ne supporte pas qu'on parle de son géniteur. Elle ne supporte pas être malade. Elle ne supporte pas la connerie de sa mère, qui refuse qu'on l'aide. Si seulement elle pouvait parler; Leur dire qu'elle est simplement frustrée parce que sa narine droite est complètement bloquée et que sa peau est trop sèche. Si seulement elle pouvait leur fermer la gueule un instant, et attraper un mouchoir pour évacuer tout le mucus la dérangeant.

C'est chiant être un bébé.

Alors, Lana crie plus fort, ajoutant son grain de sel au chaos, jusqu'à ce que finalement, sa mère craque une fois de plus, cédant à la pression, à sa température qui grimpe, et s’effondre comme en slo-mo, sur le sofa.

Elle aurait dû manger le matin. Elle aurait dû prendre soin d'elle une seconde, pour pouvoir aider le bébé. Oupsy, elle ne l'avait pas fait. Et maintenant, sa bouche est sèche mais son corps est humide. Quelque chose ne tourne pas rond, quelque chose ne tourne vraiment pas rond. Avec la lenteur d'un paresseux, elle tente de passer sa main sur son front, mais c'est impossible. Ses bras sont comme des spaghettis trop cuits, son estomac, du pâté, et son cerveau... il n'est plus là.
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Lyla Gambino
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MessageLun 17 Avr - 16:11

 




FEAT Stellou

Luciano me mettait en garde depuis toujours sur la manière dont je passais mon temps à tendre la main aux autres, parce que systématiquement on me la mordait sans se soucier de la douleur que ça occasionnerait chez moi et cette fois n’échappa pas à la règle, sauf que c’était la fois de trop. S’en prendre à moi était une chose, j’étais assez grande pour encaisser sans avoir besoin de répondre pour me venger. A la première salve, je me dis que j’allais lui rendre sa gamine et qu’elle pourrait bien aller se faire foutre, avec elle. Mais il suffit qu’elle parle de l’homme de ma vie comme de mon sugar daddy pour qu’un barrage lâche dans ma tête et qu’une colère noire m’envahisse. Je venais du ghetto de South Bronx, j’étais née dans la pauvreté mais j’avais bossé toute ma vie, j’étais une lève tôt, une bosseuse et je n’avais jamais vu chez Lucky son argent mais uniquement lui et tout l’amour qu’il m’apportait. Cette fois, ce ne fut plus des mots qui s’échappèrent de ma bouche mais du fiel. « Tout le monde n’est pas une salope de ton acabit à se laisser baiser et mettre en cloque pour une paire de chaussures. Tu fais ta malheureuse mais des filles pauvres, y en a un paquet, toutes ne se font pas défoncer et mettre en cloque pour avoir des choses, non, la plupart travaillent autrement que sur le dos ! Mais toi, tu ne connais pas, ta spécialité, c’est de chialer sur ton sort et de t’en prendre à ceux qui essaient de t’aider ! Mais je vais te dire un truc que t’as intérêt d’imprimer si tu ne veux pas que ta fille et toi terminiez froides dans le caniveau ! Ne parle plus jamais de mon mari pour l’insulter, espèce de petite pute peroxydée ! » Sans même réfléchir, j’attrapai sa gamine et ses affaires que je lui collai dans les bras et je les traînai toutes les deux vers l’extérieur. Stella s’effondra dans le jardin. Je sifflai les gardes non loin de là pour qu’ils les ramassent. « Jetez moi ça ailleurs qu’ici. » « Où ? » « Où vous voudrez, je ne veux plus jamais la voir ! » « On doit les ? » « Non, pas besoin. » Ils hochèrent la tête et les ramassèrent pour les emmener hors de ma vue avant que ma rage ne me pousse à éliminer moi-même ces parasites. L’idée que les deux puissent crever me laissait indifférente et je préférai me focaliser sur ce que j’allais préparer pour le dîner. On ne m’y reprendrait plus à prendre pitié de tous les crève la faim de NY ! Ah ça non !


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