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Dr Love j'écoute !
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Manuel Herrera
ADMIN A LA MACHETTE MAIS EN DETENTE

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MessageMar 13 Déc - 15:27

 



DR LOVE, J'ECOUTE

FEAT. Hermanito

Il avait invité Gaby à venir déjeuner avec lui pour discuter un peu affaires et parce qu’après le coup d’éclat entre Cinzia et lui, il était temps de mettre les choses au point avec lui également. Il ne voulait pas le braquer et comptait y aller en douceur, en ayant l’air de ne porter aucun jugement mais il fallait que ça cesse, une bonne fois pour toute. « Du coup, comme je sais que tu as pas mal d’entrées à Chicago, je me disais que tu pourrais m’ouvrir la voie. Je ferai affaire là-bas et puis j’ouvrirai une boîte de nuit, enfin je, nous ! Parce que ça fera partie de mon cadeau de mariage ! Je sais que ta vie est ici maintenant mais avoir une bonne raison de retourner souvent à Chicago, ça peut être cool. Du moins, si t’es d’accord de marcher avec moi. Je me dis qu’on fait une bonne équipe, regarde la banque ! » Il lui offrit un sourire confiant en plongeant sa fourchette dans le contenu de son assiette. Il lui avait parlé de sa volonté d’expansion et de combien un soutien comme le sien lui serait précieux. Il était avisé et avait un réseau étendu, il était le candidat idéal, sans parler du fait qu’il venait d’entrer dans la famille et qu’il fallait l’occuper un peu pour qu’il ne vire pas complètement dingue. « Le projet, ce serait de partir une petite semaine ou dix jours dans les semaines à venir, je ne sais pas trop si ce sera avant ou après mon voyage à LA. Tu devrais venir avec moi là-bas, je pourrais te présenter du monde ! Mais pour ça, Gaby, faudrait que ça s’arrange avec ta sœur. » Son interlocuteur fit une drôle de tête et il comprit que ce ne serait pas si simple, il afficha son air nonchalant habituel et parfaitement détendu. « Elle s’est excusée, elle aurait besoin que tu fasses pareil. Je ne dis pas qu’elle avait raison de faire ce qu’elle a fait, bien au contraire mais elle a toujours tout fait en pensant bien faire. Elle veut que tu sois heureux ici, à New York, près d’elle. Tu te rends compte, elle te récupère enfin et vous vous disputez au point de jouer les inconnus l’un pour l’autre. Je trouve ça dommage, pas toi ? Surtout qu’on va tous se voir souvent, ce serait bien que ça se passe pour le mieux, gérer les guerres civiles, je n’aime pas trop ça. Et de vous deux, c’est toi le plus mature, je ne doute pas que tu puisses trouver un moyen de calmer le jeu. » La flatterie n’était jamais vaine, ça faisait toujours son petit bonhomme de chemin. Que ce ne soit pas aussi facile qu’avec Luciano était un fait mais un Gambino restait un Gambino !


Il n’aurait pas dû l’oublier alors qu’il trouvait sa sœur et son mari, chez lui, en pleine troisième guerre mondiale. Lucky comme Gaby avaient des compétences en matière de relation avec les femmes qui étaient déplorables. Si Luciano avait fini par trouver le moyen d’y palier, Gaby, lui, semblait nager en plein océan d’inconnu et de chaos, sortant la grand voile et les rames de compétition. Il était beau comme un Dieu, habituellement, ça devait suffire pour convaincre n’importe quelle pétasse de la fermer, elle pouvait s’estimer heureuse d’avoir attiré un type pareil dans ses draps et la bouclait pour le garder. Mais ce genre de tactique, il en avait usé et abusé, ça ne marchait qu’avec les salopes sans importance, certainement pas avec sa femme. Il fallait la jouer un peu plus finement. Alors que les filles parlementaient en haut pour savoir si elles descendraient manger ou pas, il entraîna son beau-frère avec lui pour l’installer à table et lui servir à manger. « Prends des forces, hermano, tu vas en avoir besoin ! Parce que là, tu t’engages dans une guerre avec plusieurs batailles et jusqu’à présent, tu les a toutes perdues parce que tu manques de détermination. Oh, je ne te jette pas la pierre, il fallait me voir pendant mes premières disputes avec ta sœur. Un gros naze ! Puis tu tâtonnes, tu trouves ton style, les bons boutons sur lesquels appuyer et ça va tout seul ! » Il lui donna une grande tape dans le dos en ricanant, essayant de lui insuffler un peu de bonne humeur et de le détendre. Mais il avait l’air sonné et triste à en crever, il ne le blâmait pas, même s’il aurait davantage ressenti de la colère en rentrant pour trouver la maison vide. Sauf s’il était responsable du départ de sa femme, il n’aurait été que vide et désespoir, principalement depuis la perte de leur petit. « Moi, j’aimerais beaucoup entendre ta version, Gaby, pour t’aider au mieux ! Je ne vais pas te laisser repartir d’ici sans elle, je t’en fais la promesse mais pour ça, il me faut des détails. » Il eut à peine le temps de lui expliquer ce qui les conduisit jusqu’au point de rupture que Cinzia apparut et qu’il se secoua pour repartir à l’attaque. Mani le suivit dans le couloir pour lui glisser un dernier conseil. « Si c’est une énième tentative pour la faire parler, aie l’air penaud et vraiment plus mal que tu ne l’es et si elle t’adresse quelques mots, vois déjà ça comme une victoire ! Je compte bien conserver le record du monde de la plus longue période durant laquelle elle ne m’a pas parlé, j’ai une réputation à tenir ! » Il avait au moins le mérite d’essayer mais il aurait fallu qu’il s’y prenne un peu plus tôt, tout ça était trop léger compte tenu de l’étendue des dégâts.


Les diverses conversations avaient été de véritables fiascos et d’ailleurs, il y mettait un peu moins de cœur depuis sa dispute avec sa femme. Le lendemain matin de leur énorme dispute, il alpagua le mari paumé. « Je vais chercher le petit déjeuner, je ne pourrais pas tout porter seul, viens ! » Ce n’était pas une proposition, ça ressemblait davantage à un ordre et vu la mine du propriétaire des lieux, on n’avait pas vraiment envie de le contrarier en refusant. « Qu’est-ce que tu veux, Gaby ? » lança-t-il de but en blanc une fois en route. « Je ne parle pas d’ici, en ville, mais pour ta vie privée. Tu veux rentrer dans une maison vide tous les soirs ? Parce que c’est ce qui va arriver si tu ne passes pas la deuxième rapidement ! T’as dépassé le stade des excuses, va falloir passer à celui des déclarations enflammées et des preuves d’amour complètement folles, parce qu’elle ne le sait peut-être pas mais c’est ce qu’elle attend. Après, je ne dis pas, si tu ne l’aimes pas, ne te fatigue pas et menace la pour qu’elle rentre, je pousserais avec toi et elle sera chez vous. Je l’y déposerais moi-même si c’est nécessaire. » Oui, parce qu’il fallait que la sicilien soit persuadé qu’il serait de son côté, quoi qu’il décide par rapport à sa sœur. C’était difficile pour lui et ça le serait davantage s’il avait le malheur de dire qu’il ne ressentait rien pour la petite. « Mais si tu ne l’aimais pas, tu ne traînerais pas cet air de panda déprimé ! Sauf que tout ce qu’il y a là-dedans ! » Il lui tapota doucement la tête de l’index. « Elle ne peut pas le deviner si tu ne dis rien. Gaby, ça peut être si facile. Tant qu’elles croient qu’elles sont libres et que tu ne leur imposes rien, elles sont heureuses ! Tu peux en faire ce que tu veux avec un peu de manipulation et les bons mots. Mais pour ça, faut qu’une femme ait la certitude que tu l’aimes, que pour elle, tu pourrais aller au bout du monde, décrocher la Lune. Et surtout, le plus important, que sans elle, tu te sens comme une merde ! Ca leur donne l’impression d’avoir du pouvoir et quelque chose de précieux entre les mains dont elles vont prendre soin ! » Les choses étaient un peu plus compliquées que ça dans les faits mais il lui offrait la possibilité de le découvrir par lui-même. « T’as carrément chié dans la colle, ‘mano ! T’as fait que de la merde et des erreurs de débutant, j’te jure ! Laisser celle avec qui tu as baisé habiter près de chez toi ? T’es sérieux ?! T’avais envie de te faire arracher les burnes ou quoi ? Si mon mariage m’a appris un truc c’est que si tu leur donnes le peu qu’elles demandent de la façon qui te convient, elles te le rendent au centuple ! Et je ne déconne pas, au centuple ! Alors je ne dis pas, sur le coup, t’as l’impression de te faire baiser et de baisser ton froc et puis tu te rends compte que c’est toujours toi qui tient les rênes et que de toute façon, y a pas de fierté à avoir, parce que c’est ta femme et qu’elle ne cherchera jamais à te faire du mal ou bien à t’humilier, juste à tout faire pour que tu sois heureux ! »




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Otro día en la semana, no puedo dormir
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Gabriele Gambino
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MessageJeu 29 Déc - 0:56

 



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FEAT. LE BEAU-FRERE

Il n’y avait rien de plus humiliant, pour Gabriele, que d’être forcé à loger chez son beau-frère et sa sœur à supplier sa femme de rentrer, car c’était bien la raison pour laquelle il était là. Il ne l’exprimait pas ouvertement pour préserver le peu de dignité qu’il lui restait, mais les faits étaient là et il aurait aimé que la Cinzia se montre un rien plus compatissante à son égard. Il appelait pourtant à l’aide. Il réclamait la sienne, car il avait besoin d’elle. Certes il s’y prenait maladroitement, indirectement, mais il se sentait tellement impuissant et démuni qu’il n’avait plus vraiment le choix. Parfois, il se demandait s’il ne gagnerait pas du temps à se traîner à genou devant son épouse en lui déclamant son amour pour qu’elle finisse par le croire. « Oui. Je peux t’ouvrir toutes les portes que tu veux ! ça me fera plaisir. » Si Manuel n’en profitait pas, qui le ferait ? Ses contacts décèderaient peu à peu d’une belle mort et il ne serait bientôt plus personne. Un quidam de plus dans New York, un spectre chez ses parents, un paria pour sa femme, une ombre à ses yeux… il se rembrunit à ce simple constat. « T’n’encombres pas d’un cadeau de mariage, on peut simplement faire affaire, sans prétexte. » expliqua-t-il parce que c’était dérangeant ce sentiment de pitié qu’il interprétait derrière les propositions de Manuel. Ce n’était pas son intention. Il le savait. La situation l’attristait tant qu’il avait tendance à voir le mal partout. N’était-ce pas humain. « Pour la banque, on y est presque, oui. Il faut rester prudent, mais on a balayé assez de concurrents qu’on n’est pas loin de pouvoir l’acheter à un prix qui frôle le ridicule. On a bien bossé. » Il esquissa un sourire avenant, mais il transpirait l’insatisfaction. À quoi bon atteindre cet objectif, remporter cette victoire, si sa conjointe ne la partageait pas avec lui ? Quel intérêt d’affronter son père avec un aussi solide projet entre les mains et ainsi gagner sa reconnaissance si Jezabel se détournait de lui ? « C’est un ultimatum ? Parce que ça ressemble à un ultimatum. Combien de tes associés connaissent ta femme, Mani ? En quoi suis-je obligé de bien m’entendre avec elle pour t’ouvrir des portes à Chicago ? » s’enquit-il davantage pour les éloigner du cours que prenait cet entretien que pour se montrer désobligeant. « Elle n’a pas envie que les choses s’arrangent entre nous. Elle ne s’excuse pas, elle crache un truc qui y ressemble pour éluder le problème au plus vite et reprendre sa vie sans moi où elle l’a laissée avant qu’on soit enfermés dans une cuisine. Et, pour tout t’avouer, je n’attends pas d’elle qu’elle s’excuse. Je sais reconnaître quand je me comporte comme un connard. Je ne le dis pas, mais je le sais. Mais, je n’ai rien fait à Cinzia. Elle prend parti pour ta sœur sans chercher à savoir ce qui se passe ou même entendre comment moi je vis la situation. La seule chose que je pourrais reprocher à ma sœur, c’est de m’avoir laissé tomber, mais c’est son choix. Je ne peux pas vraiment lui en vouloir pour ça. »

Il souleva les épaules, dépité, à deux doigts d’une crise qu’il enraya en récupérant le briquet d’Al Capone qui reposait dans sa poche. Il l’ouvrit et le referma frénétiquement sans même s’en rendre compte. Il lui servait de catalyseur et il ne serait pas de trop puisqu’il était évident que son beau-frère aborderait ses problèmes de couple. Lui, il en avait à peine et, d’une certaine façon, il l’enviait. « Ma version des faits ? Qu’est-ce que tu veux que je te dise, Mani ? Depuis le début ? Parce qu’on n’a pas assez d’une heure pour que je te raconte comment je me suis vraiment retrouvé chez Lizzie et pourquoi je suis rentré. Elle, elle le sait par contre. Je lui ai tout expliqué, comment je me sentais, ce que je cherchais à provoquer chez elle, en obtenant absolument le contraire durant un temps. Elle sait tout ça. Le problème, c’est qu’elle est insatisfaite par sa situation et que je n’en suis pas le seul responsable. Je lui donne un bras, elle essaie de me bouffer tout entier. Je n’ai pas le temps de me construire moi, qu’elle voudrait que je lui donne les moyens de faire quelque chose et j’ai essayé. Putain, j’ai essayé de lui faire comprendre qu’il fallait qu’elle soit patiente, qu’elle me laisse trouvé des solutions pour moi, parce que si je lui donne quelque chose avant d’avoir obtenu quoi que ce soit, je vais me griller. Mais, non, il a fallu qu’elle continue à bosser avec mon frère, à me faire passer pour un con avec le concours de Luciano, à ignorer la position dans laquelle ça m’a mis, moi, parce qu’elle ne pense qu’à elle et qu’elle n’ait pas confiance en moi. J’ai déconné. Je n’aurais pas dû lui ramener le gosse, mais il me ressemble, ce môme. Ce n’est pas le mien, mais lui et moi, on a ce point commun qui fait que j’ai envie qu’il s’en sorte. Je ne peux pas l’abandonner lui, sous prétexte que ta sœur a décidé que Lizzie devait crever. Cette fille n’a rien fait. C’est moi qui suis allé frapper à sa porte. La condamner, c’est comme si elle me condamnait moi surtout alors qu’effacer le pêche n’a jamais aidé personne à vivre mieux. »

S’il s’était imaginé que Mani et Cinzia se disputeraient à cause d’eux ? Non ! À les voir ensemble, ils paraissaient si solides que c’était bel et bien compliqué de l’envisager. Il n’en était que plus affligé et tandis qu’il suivait Manuel parti en quête d’un petit déjeuner décent – visiblement, la Cinzia était décidée à ne pas mettre un pied dans la cuisine – il s’en excusa d’emblée en emboîtant le pas à Manuel. « Si, pour ton couple, tu as besoin que je lui présente des excuses, alors…je peux le faire. Je sais que vous vous êtes disputés par ma faute et sache que j’en suis désolé. » se défendit-il avant de s’enfermer dans un profond silence. Il n’ignorait pas son interlocuteur, il réfléchissait, préparait sa réponse, pesait ses mots, car il était épuisé et qu’il le savait, il n’arriverait pas à empêcher quelques bégaiements ça et là dans son discours. « Et si je me sens comme une merde avec elle, je suis censé faire quoi ? » lança-t-il tout de go. Il entendait les conseils de Mani. Ils étaient logiques et cohérents, mais en pratique, beaucoup plus difficile. « Je ne peux pas la menacer. Elle croit déjà que je suis là pour moi et pas pour elle. Tu n’as pas idée des horreurs qu’elle me balance à la gueule, parfois, alors que parfois, je dois prendre sur moi pour lui en retourner une pour qu’elle la ferme. Elle te parle de Lizzie qui s’est installé à côté, du gosse, mais ce qu’elle ne dit pas, c’est qu’elle n’est pas venue seule. Elle t’a parlé de Taylor ? La lesbienne qui lui court après ? Qui lui a roulé une pelle et qui malgré tout est toujours en vie, parce que, tu vois, c’était son amie et j’aurais été un putain de fils de pute si je l’avais butée. » La colère – qui depuis la médiation ne le quittait plus vraiment – se manifesta et il cogna sa cuisse. « Si je n’impose pas un minimum de règles à ta sœur, elle fait de la merde. Elle se balade à poil devant sa cam, elle sème les gardes, elle s’acoquine avec des lesbiennes et j’en passe. Comment tu veux que je puisse lui donner l’impression de respecter sa liberté si elle ne me respecte pas moi. Mais, est-ce que ça veut dire que je veux qu’elle se barre ? Non ! Je veux qu’elle revienne et pas parce que c’est ce qu’elle doit faire, mais parce que j’ai besoin d’elle et je lui ai déjà dit. » Il avait l’impression qu’il n’avait de cesse de le lui répéter. « Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai baissé mon froc… en fait, je passe ma vie à le baisser, devant Lucky, devant mon père, devant ma sœur maintenant… Je pensais que je ne serais pas obligé de le faire devant ma femme, parce qu’elle comprendrait. Moi, tout ce que je constate, c’est qu’elle, elle s’est convaincue qu’elle m’aime parce que ça rend les choses plus faciles pour elle et moi je suis le couillon de l’histoire. Mani, soyons sérieux, si tu étais dans ma situation, tu aurais mis Cinzia sur le marché de l’emploi ? Si tu étais au Salvador à devoir tout recommencer, tu aurais fait quoi de ta femme ? Tu l’aurais prise avec toi  ou tu aurais fait en sorte qu’elle reste chez toi le plus possible en sécurité ? Tu aurais pu faire quoi, pour elle, si tu n’étais nulle part ? Ça me chagrine, parce que je suis sincèrement amoureux d’elle, mais on ne s’entend bien que si son est loin de New York. Le plus loin de possible. Tu veux nous aider ? Aide-moi à trouver un moyen de rentrer chez moi…»




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La malavita
Mio caro amico, disse, qui sono nato, in questa strada ora lascio il mio cuore. Ma come fai a non capire, è una fortuna per voi che restate. Passano gli anni ma otto son lunghi, però quel ragazzo ne ha fatta di strada, ma non si scorda la sua casa.
   
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Manuel Herrera
ADMIN A LA MACHETTE MAIS EN DETENTE

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MessageJeu 5 Jan - 22:54

 



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FEAT. Hermanito

Il ne connaissait pas beaucoup son beau-frère, pas celui-ci en tout cas, parce qu’il débarqua un beau matin de Chicago et qu’on lui annonça qu’il épouserait sa sœur. Tout s’était passé si vite qu’il n’avait pas vraiment eu le temps d’approfondir les choses et d’apprendre à vraiment bien le connaître. Au fond, ça avait vraiment commencé quand on leur avait annoncé la bonne nouvelle et il faisait de son mieux pour lui accorder autant d’intérêt qu’il le méritait, ce fut un peu plus compliqué chaque fois qu’il avait vent d’une de ses frasques et encore plus de demeurer impartial alors que sa petite sœur souffrait mais pour vivre avec une femme, la sienne, il savait qu’il n’y avait jamais qu’une version d’une histoire et Gabriele lui semblait être quelqu’un de bien, sa première impression ne pouvait être mauvaise. Et il s’en serait aperçu en bossant avec lui. « Ce n’est pas un prétexte, moi ça me fait plaisir, t’as envie de me gâcher mon plaisir ? » lança-t-il avec un petit sourire, sourcil haussé et ce petit air de défiance qu’on pensait surjoué mais qui ne l’était peut-être pas, finalement. S’il mettait de côté toutes ces histoires avec sa sœur, il aimait bien Gabriele, il le trouvait sympa et mesuré, intelligent et plein d’humour et de répartir, il aurait simplement aimé que les choses se passent autrement pour tout le monde. Mais s’il y avait un parti à prendre, il ne pourrait s’empêcher de pencher pour sa sœur, pas officiellement, mais tout de même. « Ouais, on fait vraiment une bonne équipe, du coup, pouvoir rebosser avec toi me plaît ! J’ai vraiment hâte de voir ce qu’on pourra faire ! » Il ferait son possible pour ne pas tout mélanger et ça fonctionnait depuis toujours, il n’y avait pas de raisons pour que ça change. Il leva les yeux au ciel alors que son interlocuteur avait l’air d’être sur la défensive. A quoi bon se mettre dans tous ses états alors qu’il avait lui aussi envie que les choses s’arrangent avec sa sœur, il pouvait le sentir. « Non, je te demande une faveur ! Peu de mes associés sont de ma famille et encore moins frères avec la femme que j’aime ! Tout ce qui lui fait de la peine m’en fait par la force des choses, alors j’aimerais que tu me rendes ce service et qu’elle arrête de souffrir. » Pour son bonheur, il aurait troqué son royaume tout entier et il n’était pas question de céder face aux arguments du frangin qui avaient l’air solides mais qu’il démonterait un à un pour le bien des jumeaux. « Elle a fait l’effort de présenter des excuses, j’ai pas encore entendu parler des tiennes par contre ! Et si tu veux mon avis, tu l’as surtout poussée à te laisser tomber, parce que ça t’arrangeait bien. Vous avez besoin l’un de l’autre et c’est pas en agissant comme tu le fais que ça s’arrangera ! Vous êtes tellement têtus tous les deux que vous ne m’avez pas laissé le choix ! Elle peut entendre beaucoup de choses pour peu que tu sois sincère, Gaby et elle sait très bien qu’elle a déconné avec Jez, crois-moi, mais si tu ne lui offres pas d’autre chance, pas étonnant qu’elle ne puisse pas essayer de faire amende honorable. »


Gérer les soucis relationnels des Gambino n’était pas une sinécure et surtout pas quand on était un Herrera, il suffisait de constater quelle solution Jez avait trouvé pour tenter de sauver son mariage : la fuite. Non, franchement, il n’y en avait pas un pour rattraper l’autre mais Mani avait au moins le mérite de prendre du recul et de tenter de régler les choses, prenant les problèmes à bras le corps et bien décidé à coller le nez de Gaby dedans. Il ne tournerait pas son beau-frère en dérision, il pouvait sentir le poids de ses peines à chaque tirade et il le comprenait, il n’était pas toujours évident de gérer correctement une relation, surtout pas quand on n’avait pas pu se préparer au préalable. Le tout, c’était d’oublier que Jezabel était sa petite sœur, ça faciliterait la discussion et son impartialité. « C’est une gamine impatiente, en effet, ça te complique vraiment la vie mais elle ne te demandait pas de lui créer une place où que ce soit, elle attendait de toi l’autorisation de s’acclimater. Alors ouais, le permis, c’est peut-être beaucoup, ça veut dire aller seule n’importe où mais l’anglais et travailler, ça me semble cohérent. L’enfermer chez vous, c’était nourrir les problèmes grassement. Par contre, je te rejoins, bosser avec Lucky, c’était pas bien malin de sa part et je comprends pourquoi tu t’es senti pris pour un con, j’aurais ressenti la même chose ! » Pourtant, il serra la mâchoire nerveusement quand il aborda la question du gosse et ses poings se serrèrent, parce qu’il trouvait cette façon de présenter les choses vraiment limite. « T’es pas jaloux toi ? Moi, je suis jaloux maladif, Gaby. A un point que tu n’imagines même pas, on peut regarder ma femme et m’envier mais il y a un moment où je perds patience, ça n’a pas de sens, pas vrai ?! C’est MA femme, tout ce qu’elle est m’appartient et je refuse qu’on puisse croire que qui que ce soit d’autre pourrait lui donner ce que MOI je lui donne ! Imagine que Jez t’ait trompé, non, fais pas cette tête, imagine juste ! Imagine que tu n’aies pas torturé ce type avant de le tuer mais qu’il s’installe près de chez toi, avec sa fille et qu’elle s’entende super bien avec la gamine et qu’elle te balance exactement le même discours que ce que tu es en train de me dire ! Ce n’est pas de sa faute, mon chéri, je suis allée le chercher et cette gamine, on dirait moi, des seins dans le dos et un air revêche de casse burnes ! » Il laissa l’idée faire son chemin, l’observant du coin de l’œil. « Ouais hein, ça fout la haine ! Maintenant tu sais ce qu’elle ressent et peu importe les motivations, on ne voit que les faits ! Quand je t’entends parler comme ça, je me dis que si elle t’entendait aussi, elle pourrait se demander si elle n’est pas moins importante que ces gens. Elle l’est ? C’est que le fils d’une pute, Gaby, tu peux ressentir tout ce que tu veux pour lui, il ne peut pas être plus important que ta femme et tu sais pourquoi ? Parce que ta femme tient ton bonheur entre ses mains. C’est général ce que je dis, bien sûr ! Pour moi, y a rien de plus important que ta sœur, rien ! Tout ce qu’elle est, fait, me rend heureux, bon pas toujours, faut être franc mais de manière générale. Et pour ma sœur, aussi pénible soit-elle, t’es tout ce qui compte ! Pas parce qu’elle n’a pas le choix mais parce qu’elle t’aime plus qu’elle ne s’aime elle-même ! » Et plus qu’elle ne pouvait aimer son frère, il n’était plus le numéro 1 dans son cœur et savoir que celui qui lui ravit sa place n’était pas à la hauteur de la tâche, c’était un déchirement.


Prendre l’air ne pourrait leur faire de mal, bien au contraire et il fallait qu’ils parlent, les choses partaient en couille et sans une intervention divine, personne ne pourrait empêcher la petite de faire un retour fracassant sur sa terre natale. « Non, tu devrais lui présenter des excuses parce que tu aimes ta sœur et qu’elle te manque. On se dispute parce que si elle défend toujours ma sœur, je suis toujours de ton côté, c’est rien de méchant, quand je serais calmé, on en discutera, elle et moi. » conclut-il, préférant ne pas penser à ce qu’elle avait évoqué pour ne pas être incontrôlable et d’aucune aide à Gaby. Comme une merde ? Il lui jeta un regard en biais et finit par le regarder franchement. « Elle te rend malheureux ? » Parce que, contre ça, il ne pourrait rien et toutes les médiations du monde n’y changeraient rien. C’était une façon violente d’énoncer les choses et il eut de la peine pour lui, sa sœur était vraiment à la masse si elle ne lui donnait pas au moins l’illusion d’être un champion à défaut d’en faire un. « Les horreurs, c’est leur arme favorite et crois-moi, j’ai eu parfois envie de coller une raclée à ta sœur quand elle dépassait les bornes, je l’ai parfois un peu bousculée. Parce qu’elle me rend fou et que j’ai besoin qu’elle m’obéisse quand je le demande, surtout pour sa sécurité. » Il serrait le volant avec force en repensant au coup de l’hôpital avec Matthew, ça l’avait rendu dingue. « T’es sérieux ? Et toi t’as laissé faire ça ? Qu’est-ce que tu en as à foutre de passer pour le connard de service ? Là, tu tenais ta chance de remettre l’église au milieu du village et de lui rappeler que t’étais celui qui commandait ! T’es sûr qu’elle n’est pas encore en vie parce que sinon, ça t’aurait obligé à t’occuper aussi de la pute ? » Question pas tout à fait innocente mais qui méritait d’être posée, après tout, c’était légitime et logique. « Gaby, tu veux qu’elle te respecte et qu’elle sache que t’es l’homme de la baraque mais quand il faut agir, tu recules. Il est là ton problème. Sa pote la gouine vient près de chez vous, tu la laisses respirer, Jez se tire et te plaque, tu la rejoins mais tu lui dis que tu ne veux pas la ramener chez vous. Tu crois que ça envoie quoi comme signal ? Que tu aboies pour faire croire que c’est toi qui commandes mais qu’au fond soit t’as pas envie, soit tu t’en cognes, soit t’as pas les couilles. Et entre toi et moi, je ne pense pas que ce soit l’une de ces trois possibilités ! Mais quand tu agis comme ça, c’est légitimé par tout ce que tu fais pour elle, chaque fois que tu lui dis qu’elle est tout pour toi. Ca passe mieux enrobé comme ça mais tu ne le lui dis peut-être pas assez souvent ou peut-être pas assez clairement, j’en sais rien, Gaby !! » Il marqua une pause pour lui laisser digérer tout cet amas d’informations.


« Ta sœur a failli me quitter, j’ai déconné. J’étais avec un associé, je l’ai emmené dans un bar à putes à moi, à LA et je ne sais pas trop comment, je me suis retrouvé avec une pétasse à genoux devant moi ! Je suis rentré avec du rouge à lèvres partout et je puais la salope. Tu vois le délire ? Y a pas un jour qui se passe sans que je ne regrette et pour qu’elle ne me quitte pas, je me suis mis à genoux, moi aussi. Je l’ai suppliée ! Parce que j’ai merdé, peu importe les raisons, c’était de ma faute ! Tu ne peux pas t’attendre à ce qu’elle intègre qu’elle compte pour toi si tu continues à faire comme si, chaque fois que tu déraillais, tu étais dans ton bon droit quand tu ne lui fais pas porter le chapeau. Et réagir comme ça pour la salope, pour la gouine et le gosse, c’est faire comme si c’était normal et elle, elle sait très bien que si elle avait été voir ailleurs, ça ne se serait pas passé comme ça du tout et c’est normal mais c’est pas le débat de la journée ! » Il avait arrêté la voiture devant le restaurant qui faisait des petits déjeuners à emporter. « On ne baisse pas son froc quand on essaie de se faire pardonner ou quand on essaie d’arranger les choses avec les gens qu’on aime, Gaby. Et qui nous aiment en retour. Ton frère Lucky ne permettrait pas qu’on t’humilie ou de le faire lui-même, pas volontairement. Ta sœur et toi, vous êtes les mêmes, vous êtes indispensables l’un à l’autre, y a rien de mal à reconnaître ses torts, elle en a aussi. Et ta femme, c’est la future mère de tes enfants, si tu ne peux pas tomber à ses pieds et les embrasser, tu fais ça pour qui ? Ma sœur est une gamine immature et idiote mais elle est folle de toi, sincèrement ! Quand tu es parti de chez vous, j’ai vraiment cru qu’elle allait se foutre en l’air, elle ne vivait plus, ne respirait plus, elle ne sortait plus de peur que tu rentres et qu’elle ne soit pas là. Elle aurait donné n’importe quoi pour que tu rentres et là, elle donnerait n’importe quoi pour que tu lui dises simplement que tu l’aimes. Elle n’a pas envie de rentre au Salvador ou de retourner où que ce soit sans toi mais y a des limites à ce qu’une femme peut endurer… » Il était de son côté, solidarité masculine oblige mais il fallait qu’il voit les deux versants, qu’il se rende compte qu’elle souffrait autant que lui et qu’elle ressentait probablement la même chose que lui. « J’aurais donné à ta sœur l’illusion d’une totale liberté de choix. J’ai séduit ta sœur en lui faisant croire que je lui étais indispensable, si un jour elle se rend compte que c’est le contraire, je suis dans la merde ! Elles n’ont pas besoin de nous, quoi qu’on en dise et quoi qu’on pense, nous, on a besoin d’elles. Alors on doit leur donner un peu en faisant passer ça pour un truc énorme et elles se tiennent tranquille. Et quand tu as l’impression que vous êtes prêts tous les deux, tu peux construire autre chose mais elle aura eu de quoi patienter. Tu ne peux pas garder une femme prisonnière ou bien elle va se chercher un geôlier moins sévère. Avant d’envisager de retourner à Chicago, Gaby, donne l’impression à ta femme que chez elle, c’est partout où toi, tu es ! » Il descendit de la voiture pour aller passer commande pour les petits déjeuners, le sicilien sur les talons.




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Gabriele Gambino
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MessageMer 25 Jan - 21:31

 



DR LOVE, J'écoute

FEAT. LE BEAU-FRERE

A chaque fois que Gabriele passait du temps avec son beau-frère, il comprenait ce qui lui avait tant plus chez sa sœur. Elle était de nature méfiante et exigeante. Sa réputation, au même titre que la fratrie Gambino dans son ensemble – à quelques exceptions près – était si importante à ses yeux qu’elle n’accordait de l’intérêt qu’aux gens qui en valaient sérieux la peine et c’était ce qui ressortait de la personnalité de son beau-frère. Il était intelligent, audacieux et il était doté d’un esprit vif qui mettait facilement en confiance. Rien d’étonnant à ce qu’il gagne une place aussi importante dans la hiérarchie de son organisation, si tant est qu’il y en ait une. Ce n’était pas vraiment l’essentiel de leur conversation. Gaby n’était pas stupide. Il savait pertinemment qu’au-delà du plaisir d’apprendre à mieux connaître l’époux de Jezabel, il cherchait à entendre le deuxième son de cloche à propos de ce qui agitait le jeune couple. Il avait cependant la délicatesse de présenter les choses avec subtilité, amenant le sujet des affaires avant toute chose. C’était crédible. Manuel est un ambitieux. « Oui ! Moi aussi. Je pense qu’on peut faire de grandes choses. » Un sourire malicieux s’étira sur ses lèvres. « Pour le moment, tu te doutes bien que c’est pas dans mes projets de partir. C’est pas vraiment le bon moment, mais une fois que ça sera fini. » Il aurait aimé être plus optimiste et dire : quand tout sera arrangé, mais il n’avait aucune intention de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Ce serait une grave erreur. « On organisera un petit voyage. Je vais déjà entrer en contact avec quelques amis qui pourraient t’être utiles. Tu as besoin de quoi, exactement ? Devenir fournisseur ? Installer des hommes à toi là-bas ? Parce que nous n’avons pas beaucoup de concurrents à Chicago. Avec une bonne contrepartie, les territoires pourraient être divisés, ce n’est pas exclu. Tu as l’appui du Don des Don, ça aide quand on veut s’implanter dans les villes où nous dirigeons. » Un Etat à côté de l’Etat, c’était la définition la plus juste pour qualifier Cosa Nostra. « Quant à la banque, il faut qu’on fasse profil bas encore un peu. Si on se précipite trop, on va attirer l’attention sur nous. L’un des plus gros concurrents vient de perdre tout ce qu’il a et, nous sommes des lions, pas des vautours, si tu vois ce que je veux dire. » Et, il n’en doutait pas. De manière générale, il ne remettait pas forcément en question ce qui sortait de la bouche de Manuel, à moins qu’il aborde le sujet délicat qu’était devenu la Cinzia. Il réagissait mal aux ultimatums. Il les relevait sans difficulté et les mettait en lumière sans honte afin de mieux s’y opposer, mais que dire d’une faveur ? Qu’en dire ? « La Maruzella a toujours été un morceau de moi. Lui faire du mal n’a jamais été mon but. Tout comme je ne pense pas qu’elle cherchait à m’en faire. Les faits sont pourtant là. Elle m’a blessé, ce qui ne m’a empêché de le sentir quand elle était au plus mal. » Au moment même où la voiture la percuta, il fut prit d’une violente nausée et une douleur sourde irradia tout son cœur. Le même phénomène s’étant produit lorsqu’elle se cassa une jambe, il sut qu’elle était danger. Il respirait mal, mais il n’entra pas dans les détails, de peur d’être pris pour un fou. Il se traînait bien assez de casseroles à cause de son mariage. « Alors, j’irai la voir. J’essaierai d’arranger les choses, et si ça peut te rassurer, je ne le ferai pas seulement parce que tu me le demandes. » Il lui adressa un sourire franc qui en disait long sur sa sincérité et il songea à se détendre jusqu’à ce que le départ de Jez lui brise la nuque.

Il se confia à cœur ouvert et sans faux-semblant. Ne l’avait-il pas déjà fait ? N’avait-il pas rapporté son ressenti par rapport à sa vie sexuelle et les barrières de Jez à cette même personne ? Il était souvent de bon conseil et, d’un point de vue extérieur, à moins que d’autres – en l’occurrence, Mr et Mme Gabriele Gambino – ne leur complique la vie, le couple Herrera était une réussite. Il dévorait sa femme des yeux. Il était bienveillant et soucieux de son bonheur. Le Sicilen ne tirerait rien de ses silences. Il aurait plus à gagner en aveu et il vida son sac. « Son besoin de s’acclimater, je le comprends. Et si c’est ce qu’elle avait effectivement demandé, elle aurait pu l’obtenir sans aucun problème. Elle l’avait obtenu avant qu’elle ne déconne sévère. Je suis pas son tortionnaire. Je n’ai jamais voulu l’être en tout cas. Ce qu’elle m’a demandé, c’est que je lui donne le même genre de place que Lucky lui a donné. Et, pour lui, c’est facile. Il décide. Sous le chaperon de mon père, mais il le connait bien et surtout ses méthodes, il a toujours su comment s’y prendre pour tenir Ettore à l’écart de ce qu’il fait. Il le faisait pour ma sœur à une époque et il l’a fait pour moi aujourd’hui, mais entre nous, il n’a pas rendu service. Je veux bien le croire lorsqu’il prétend que c’était son but au départ, mais à part donner l’impression à Jezabel que je voulais l’enfermer, il ne m’a rien fait gagné. Son impatience est devenue de l’insistance, mais je n’ai rien, ici. A part un restaurant qui n’est même pas à moi, qu’est-ce que tu veux que je fasse pour elle ? Je peux lui demander de bosser avec moi si ça lui chante, mais un restau, sérieux, elle va se faire chier grave. Déjà moi, je me fais chier. » Et c’était rien de le dire. La bouffe, c’était pas son fort. Les sommes qu’il brassait en bénéfice, c’était des clopinettes à côté de ce qu’il amassait au casino. Il travaillait directement avec le gérant. Il était son bras droit. Il avait reconnu sa valeur. Était-ce trop demandé d’être considéré aussi bien ici, à New york, par son propre père ? ça règlerait tant de problèmes. Jusqu’ici, il n’avait pas saisi que c’était l’un des nœuds du problème, mais à présent qu’il l’exprimait à voix haute, ça lui paraissait bien plus évident. Un peu comme cette histoire à propos du gosse de Lizzie, de la jalousie et de l’image que son affection pour ce gamin renvoyait à Jezabel. Méditatif, il laissa s’installer un silence prompt à la réflexion. Il y avait du vrai dans le discours de Mani. Bien sûr, il était tenté de sortir un peu de sa mauvaise foi, mais ce serait un mauvais calcul. Il s’abstint, sauf sur un point : son propre bonheur. Jusque là, il n’avait été question que de ce qui convenait de faire pour qu’un sourire demeure perpétuellement collé aux lèvres de Jezabel. Mais, son bonheur à lui ? « Tu veux savoir si je suis malheureux. »

Il dressa une liste mentale, pesa le pour et le contre, détesta ce que cet introspection révéla et il souleva les épaules. « Tu viens de me dire que tu étais jaloux maladif, pas vrai ? Alors, imagine que je propose à ta sœur de te travailler avec moi… Et imagine qu’elle accepte et qu’en plus, elle s’en réjouisse au point de considérer que tu es une enflure quand tu finis par lui faire comprendre que ça ne doit plus arriver. Imagine qu’elle te voit comme une enflure au point de le faire quand même. Tu n’aurais pas envie de lui foutre ton poing dans la gueule histoire qu’elle imprime bien ?  Imagine ensuite que tu as un excès de violence inimaginable, parce que tu sais ce qu’une putain crache sur ton dos auprès de ta femme, que son autre copine est une putain qui se la joue femmes indépendantes, et que tu apprennes qu’une lesbienne voudrait bien se la faire, et qu’on te réponde que, c’est dégueulasse, que c’est son amie, que c’est toi qui te fais des idées, que c’était pas bien méchant finalement, mais que tu vois le mal partout, parce que, ce que tu ne supportes pas, c’est qu’elle ait des amies, qu’elle voit des gens, que tu ne connais pas, des gens qui ne sont pas toi… Que c’est toujours pareil, que tu as même été assez fou que pour buter un type complètement nu dans TA baignoire, et que tu l’as laissée se démerder toute seule pour s’en débarrasser, parce que c’est honteux d’imaginer que ELLE, ELLE, si bien sous tout rapport, pourrait te faire un truc pareil. Après tout ça, tu pourrais lui faire confiance, à ta femme ? Tu te contenterais de la bousculer ou tu lui casserais la gueule ? Et, tu le ferais pour quoi ? Parce que tu dois asseoir ton autorité ou parce que tout ça, ça te rend tout simplement malheureux ? » ajouta-t-il au débit bien plus rapide qu’à l’accoutumée.

«Je veux pas noircir le tableau. Je ne veux pas donner l’impression que tout est sa faute. J’ai renoncé à mon instinct et voilà le résultat. Le truc, c’est que remettre l’Eglise au milieu du village, c’est possible quand l’autre t’aime tellement fort que tu n’as même pas besoin de lui faire croire que tu lui es essentiel, parce qu’elle en est convaincu. Or, ce qui est essentiel pour ta sœur, c’est d’exister, pas avec une personne, mais avec une communauté. La seule raison pour laquelle elle a besoin que je l’aime, ou qu’elle a besoin de le savoir, c’est pour se rassurer. C’est parce qu’elle a besoin d’être certaine qu’elle n’a pas fait preuve de faiblesse en laissant ça se produire. Elle a besoin d’être sur que ce n’est pas grave puisque c’est réciproque. Et, ça l’est… ce n’est même pas la question, la question, c’est qu’à ce niveau, on est pareil, Mani. Elle veut être certaine que je l’aime et moi, je ne pourrais pas le supporter si elle me déteste… et elle me déteste à chaque fois que j’agis. Elle m’en a voulu parce que j’ai balancé son PC par la fenêtre, mais putain, elle se baladait à moitié à poil devant un type que je ne connais même pas… en CAM, parce que forcément, c’est moins grave. Je lui ai chanté dans toutes les langues que c’était mieux son PC qu’elle, mais ça, elle ne l’entend pas… Et j’ai pas envie de lever la main sur elle… Je n’en ai pas envie du tout. Quant à Lizzie, je m’en cogne. C’est une pute, Mani. Parfois, je la regarde et je me dis : si ça tombe, dix minutes avant, elle se faisait fourrer par un autre fils de pute. Si j’ai pas buté Taylor, c’est parce que Jez me détesterait et, je t’avoue que j’ai du mal à comprendre pourquoi il faut autant ruser pour la normalité. Ça n’a aucun sens. Pourquoi est-ce que je dois lui mentir si je ne cautionne pas qu’elle le fasse avec moi ? J’aurais l’impression de la prendre pour une conne ou d’essayer de faire son éducation, alors que, c’est évident que si tout le monde restait à sa place. » Il ne livra aucun détail sur ses travers de macho. « Tout irait mieux pour tout le monde. Y compris pour elle. » Juste avant que Mani ne descende de voiture, il jura qu’il réfléchirait à tout ça. Le soir même, Jezabel avait quitté New York tandis que lui, il était prêt à présenter des excuses. Sa conversation avec Manuel et, ensuite, avec Cinzia, lui fut salutaire, car il se prosterna aux pieds de sa femme – au sens figuré. Il lui promit des monts et des merveilles, et il avait bien l’intention de respecter ses serments cette fois.

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« Tu vas voir, il est un peu étrange de prime abord. Il ne sourit pas beaucoup, on dirait qu’il est sorti tout droit d’un film du genre, mais c’est quelqu’un sur qui on peut compter. » affirma-t-il à Manuel alors qu’ils affrontaient le trafic de Chicago pour échouer dans une bourgade moins citadine. « En réalité, tu l’as déjà rencontré. Don Anastasiia était à ton mariage, mais il y avait tellement de monde. Je ne sais pas si vous avez été présenté. Lui, il se souvient de toi. » Rien d’étonnant, il était au cœur de l’attention. « Et il a l’air pressé de faire des affaires avec toi. On a près de quarante minutes de routes avant d’arriver par contre. Alors, dis-moi, qu’est-ce qui se passe avec ma sœur ? Tu es ici sans elle, ce qui est plutôt surprenant vu comme vous pouvez être fusionnel parfois. Tu m’as demandé de ne pas répondre au téléphone. Il s’est passé quelque chose de grave ? » s’enquit-il sans curiosité malsaine. « De très grave ? » Il se doutait qu’il n’était pas cocu. Elle n’aurait pas survécu. Tous les hommes de leur acabit aurait réagi de la même manière. Une femme adultère, c’était une femme sur qui on ne pouvait pas compter et les mafieux avaient besoin de fille solide. La légende racontait qu’Anastasiia tua une de ses maîtresses – il était veuf – pour une question de trop. Ça contribuait sans doute à cette crainte qu’il inspirait à bon nombre de soldats, quoi qu’ils n’avaient aucune idée de son statut. Il le savait important et dangereux. C’était suffisant et Gaby était plutôt fier de compter parmi ces jeunes qu’il considérait comme son propre fils. Il les accueillit comme tel d’ailleurs. Il salua Mani comme s’il était un membre de la famille, bien qu’il veilla à éviter les familiarités. « J’aurais adoré voir votre épouse. C’est une enfant délicieuse. Mais, entrez donc, vous voulez une tasse de café ? » Gaby acquiesça. Il murmura un ordre à une gouvernante sur un ton paradoxalement doux et ferme et il les reçut dans son bureau. « Alors ? Que puis-je faire pour vous exactement ? »



 





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La malavita
Mio caro amico, disse, qui sono nato, in questa strada ora lascio il mio cuore. Ma come fai a non capire, è una fortuna per voi che restate. Passano gli anni ma otto son lunghi, però quel ragazzo ne ha fatta di strada, ma non si scorda la sua casa.
   
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Manuel Herrera
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MessageDim 29 Jan - 15:04

 



DR LOVE, J'ECOUTE

FEAT. Hermanito

Gabriele était un homme raisonnable et on ne faisait pas plus agréable qu’avoir une conversation avec ce genre de personnes. C’était un réel échange et il n’y avait pas besoin de se prendre la tête à tourner d’une façon particulière ce qu’on avait besoin d’exprimer pour que la personne en face saisisse et ne s’en offusque pas. Il appréciait son beau-frère, pour le peu qu’il le connaissait. Il le trouvait rigoureux dans la manière de traiter ses affaires et il avait du flair, ce qui faisait de lui un super partenaire de business. Malheureusement, il semblait souffrir du même syndrome que les autres hommes de sa trempe, ceux qui quittaient l’enfance beaucoup trop tôt pour devenir des hommes et qui en oubliaient l’importance des relations avec les autres et surtout avec les proches. Mani et Lucky auraient pu en discuter longuement, eux aussi, ça rendait parfois excessivement exigeant et intransigeant et on finissait par prendre ses proches pour des partenaires plus que pour ce qu’ils étaient vraiment : des soutiens inébranlables qu’il fallait à tout prix préserver. Il n’était pas obligé de faire appel à Gaby pour installer une partie du business de son père à Chicago, il aurait pu proposer des rabais intéressants sur sa marchandise ou bien tout simplement passer par son beau-père mais il trouvait ça préférable de mêler le mari de sa sœur à tout ça, pour la simple et bonne raison que ça lui donnerait un but et le ferait renouer avec ce qu’il était au plus profond de lui et qu’il brimait depuis son arrivée à New York, ce qui ne donnait pas grand-chose de très drôle, d’ailleurs. Il voulait sa place dans une nouvelle ville pour multiplier les points de distribution et gérer un peu mieux le marché global sur l’entièreté du territoire, cela sembla parler au plus jeune des deux et il sut qu’il ferait son possible pour lui ouvrir toutes les portes du monde. Il mettait de la bonne volonté dans les affaires, pourquoi pas pour arranger les choses avec sa sœur jumelle ? Il ne se serait mêlé de rien s’il n’avait pas pu entrevoir les dégâts et la peine que ça occasionnait chez sa femme. Il avait besoin de savoir qu’elle pouvait toujours compter sur son frère, c’était important. S’il lui arrivait malheur un jour, elle aurait besoin de Gaby pour l’aider à traverser cette épreuve. Il ignorait d’où il tenait ça mais il sentait que le petit avait surtout besoin d’un coup de pouce pour se décider. Il n’aimait pas les manipulations et les ultimatums mais il était loin du compte, Mani ne cherchait pas à le faire plier à sa volonté mais à lui redonner ce dont il avait besoin pour avancer sereinement. Peut-être qu’il avait passé une partie de sa vie à Chicago, sans sa sœur et qu’il avait fini par se faire à l’idée d’être seul mais il ne l’était pas. Plus tôt il s’en souviendrait, plus vite s’arrangerait cette tempête dans un verre d’eau.



Que l’handicapé des relations se retrouve à faire la leçon aux autres, ce n’était pas franchement la position la plus confortable du monde. Il galérait souvent à comprendre le fonctionnement de sa propre femme et de ses relations avec les autres et voilà qu’il se retrouvait propulsé dans le rôle de conseiller de couple. Luciano faisait souvent appel à ses services et s’il n’était pas sûr d’avoir de bonnes réponses, il faisait souvent appel à son bon sens pour tenter de ne pas sortir de la merde mais dans le cas de Jez et Gaby, il avait un sacré avantage. Lequel, me direz-vous ? Il connaissait la petite comme sa poche et il savait comme cela pouvait être difficile de lui faire entendre raison. Il n’était pas assez aveuglé par l’amour qu’il ressentait pour sa sœur pour croire qu’elle n’avait pas sa part de responsabilité dans le merdier qu’était son couple, elle était indépendante et en-dehors de toutes les normes, la faire rentrer dans le rang demandait de la patience et beaucoup de savoir-faire et si Gaby avait le temps de s’en occuper, il manquait de méthode. « En effet, ça a dû foutre une merde pas possible et elle doit être un peu larguée. Mais tu sais, si tu lui offres le peu que tu as, elle sera contente, n’importe quelle femme le serait. Mais avec elle, c’est dur de statuer, faudrait que je discute avec elle, que je lui rappelle que son passé est révolu et qu’elle ne renouera jamais avec, peu importe la façon. Elle l’avait sûrement compris avant que ton frère ne lui laisse entendre qu’il était possible qu’on lui redonne ce genre de rôle. A moins que toi, tu te sentes, quand tu auras une autre position et compagnie, de lui redonner ce genre de place, qu’elle aille tabasser et massacrer pour toi ou avec toi ? » Il coula un regard vers son passager, se disant qu’un homme comme lui, aussi gentil soit-il mais terriblement fermé sur ce que devait faire une femme ou pas, ne voudrait certainement pas que madame se trimballe à pas d’heure, une machette à la main. « Je vais te donner mon avis, tu en fais ce que tu veux mais si tu ne veux pas qu’elle redevienne ce qu’elle a pu être et ce qui, entre toi et moi, te mettrait dans la merde sur tous les autres plans ! Parce qu’on ne va pas se mentir, elle était l’indépendance incarnée, tu vas lui permettre de renouer avec ça et ça va être difficile pour toi de la garder sous contrôle sans que ça ne tourne mal ! Alors le mieux, ce serait de l’orienter vers autre chose, qui l’occupera assez mais qui ne la poussera pas à l’insubordination. » Il ne jouait pas vraiment le jeu de sa sœur mais il était question de sauver son couple, pas de lui permettre d’avoir tout ce qu’elle désirait au détriment du bonheur de son mari. Elle ne pouvait tout avoir et elle ne pouvait renouer avec son passé, il fallait qu’elle se le rentre dans le crâne une bonne fois pour toute.


Le cadet Gambino en avait visiblement gros sur le cœur et son aîné l’écouta avec attention, se disant qu’il aurait, à coup sûr, pété une durite et manqué de balancer Cinzia par la fenêtre si elle avait fait la moitié de ça mais il se garda bien de le spécifier. « Tu sais, Lyla ne m’aime pas beaucoup, elle essaie de ne pas trop le montrer et ça va mieux mais ça n’a pas toujours été comme ça et … Sa présence dans la vie de ta sœur a été difficile à gérer pour moi, très souvent, je les aurais bien balancées par la fenêtre toutes les deux… Alors je comprends ! Ta sœur me rend parfois fou, j’ai envie de lui coller une raclée pour qu’elle arrête de me provoquer et la ferme mais si je fais ça, Gaby, je ne suis qu’une merde ! Elle est ce que j’ai de mieux, elle sera toujours là quand tous les autres m’abandonneront ! Oui, je lui ferais confiance pour ma propre santé mentale, si je ne lui fais pas confiance à elle, à qui alors ? » Lui aussi, il pouvait piocher dans leur histoire pour mettre bout à bout des tas d’événements sans rapport les uns avec les autres pour souligner toutes ces fois où elle avait montré qu’elle n’avait pas confiance en lui ou en son jugement mais ça ne servait à rien, à part entretenir des sentiments négatifs et des conneries de parano. « Tu exagères peut-être un peu, Gaby ! A mon avis, elle n’en est plus au stade d’avoir besoin que tu l’aimes pour assumer sa faiblesse, sinon, elle aurait mis les voiles sans rien dire à personne. J’ai l’impression que toi, tu as du mal avec l’idée qu’elle puisse t’aimer, je me trompe ? Tu trouves toutes les excuses pour te convaincre qu’elle fait semblant, toutes ces conneries de disputes et cie, comme ça, tu arrives à justifier ce que tu as fait de travers. Se tromper, c’est normal, surtout dans une relation. Je suis le type le plus à chier du monde pour les relations, je tâtonne souvent et je lui fais du mal sans me rendre compte mais c’est pas ça qui compte, ce qui compte, c’est ce que je fais pour arranger les choses ! » Il se sentait comme un putain de vieux singe qu’on venait voir au fond de la savane pour avoir des conseils gratuits, dans sa petite hutte de singe savant. Il aurait pu en rire mais Gabriele aurait pu croire qu’il se foutait de sa gueule. « Tu veux qu’elle reste à une place qu’elle ne comprend pas, vous êtes sur deux chemins différents, Gaby, si tu ne la guides pas, elle ne fera jamais rien qui te satisfera. Si on ne peut pas deviner ce qu’elles veulent et disent avec deux mots, c’est leur cas aussi, si si, je te jure ! Parfois, elles ont un radar de fou pour des trucs à la con et pour le reste, elles ne voient rien. Elles ont besoin qu’on leur mente pour certaines choses, crois-moi. Et ton problème, hermanito, c’est que tu réfléchis trop. Tu te prends la tête, vraiment, et tu compliques tout en ruminant tout ça. Tu as balancé son PC, elle en a chié une pendule ? Et ? Vous vous engueulez, elle te jette des trucs, tu vas faire un tour, tu reviens avec un nouveau PC et tu essaies de la pousser à s’excuser ou tu t’excuses, peu importe et vous baisez pour vous réconcilier. On ne fait pas plus simple que ça ! Sa pote la gouine ? Tu la crèves et si elle pète un câble, tu l’accables de reproches, tu attends que l’orage passe et tu tentes une percée, infaillible. Elles ne nous en veulent jamais longtemps, elles ne peuvent pas mais si toi, tu cogites trop et que tu te mets à t’imagines n’importe quoi, tu perds du temps et de l’énergie que tu pourrais utiliser pour qu’elle te sourit et oublie ces conneries. Tu es la personne la plus importante de son univers, quand tu auras pigé ça, tu te prendras moins la tête et tu feras ce qui doit être fait. Elle va gueuler, faire comme si elle n’était pas d’accord mais elle saura que tu es le seul qui décide, au final et que c’est toi, le pilier du couple, fin de l’histoire ! » Il marqua une pause, méditant sur ce qu’il venait de dire.


« Bien sûr, je ne te dis pas de lui balancer tout ça en beuglant des ordres comme un tyran une fois que tout est calme mais ça dépend des situations, parfois faut être ferme, parfois, faut être doux mais au fond, quoi qu’il se passe, y a pas de raisons de se rendre malade, l’orage passe toujours ! Y a que l’adultère qu’on a du mal à se faire pardonner… Pour ça, j’ai pas de conseils à te donner, ça a l’air de vraiment les foutre mal… » La preuve, à la première occasion, sa femme le foutait sur le tapis, ce qui lui donnait une folle envie de lui coller une bonne baffe pour qu’elle se souvienne qu’elle avait pardonné.


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Il aurait aimé que ses propres conseils lui soient d’une quelconque utilité, au lieu de ça, il se retrouvait à joindre Gaby et sa sœur pour un petit voyage improvisé à Chicago. Cela lui permit au moins de se changer un peu les idées et de reprendre son projet d’expansion. Dès qu’il se retrouvait seul avec Jez, elle ne cessait de lui répéter que quoi qu’il ait fait, il devrait s’excuser auprès de Cinzia et rentrer, au lieu de se comporter comme un gros crétin et ils s’étaient d’ailleurs pris la tête avant qu’il ne quitte précipitamment la pièce. Mais il le savait, elle avait raison. « Non, ça ne me dit rien ! » avoua-t-il, il ne se souvenait plus très bien du déroulement de son mariage, il y avait eu tellement de gens, tellement de choses, tellement de tout, ça avait été une putain d’indigestion. Il resta silencieux de longues minutes avant de se sentir la force de répondre. « On s’est engueulés parce qu’elle sort tous les soirs avec Lyla et que ça commence à me rendre dingue de rentrer dans une maison vide. Plutôt que de la fermer et d’admettre qu’elle faisait de la merde, elle m’a tenu tête, ça m’a rendu fou, je me suis barré pour réfléchir et prendre du recul. Quand elle me fait des trucs comme ça, j’ai juste envie de lui en mettre une ! Alors ouais, je lui ai dit qu’elle devait sortir et voir du monde mais ça ne voulait pas dire tous les jours, bordel de merde ! » Il réajusta son masque avant d’être présenté à celui qui avait la main mise sur le business de Chicago. Il se montra agréable et nonchalant, comme à son habitude, le flattant sur sa maison et ce qui la décorait. Ils s’installèrent enfin pour parler affaires. « Je suis venu vous voir pour discuter avec vous de ce que vous envisagiez pour l’avenir et pour vous proposer un nouveau partenariat. Je me doute que vous n’êtes pas nécessairement en demande ou en recherche mais personne ne refuse plus de profit et encore moins un peu de nouveauté. New York est une ville très surveillée, en créant une plaque de distribution plus éparse, on gagnerait en efficacité et en profit. Mon but n’est pas seulement de profiter de votre hospitalité mais aussi de réinjecter de l’argent en ville et la faire vivre, à ma façon. Des épiceries spécialisées, des boîtes de nuit, des petites boutiques latinos, des façons de planquer ce qu’on veut, de blanchir de l’argent et d’avoir des planques en cas de besoin. » Il ne s’en cachait pas, il visait principalement la communauté latino de Chicago mais parce qu’il savait comment elle fonctionnait et que ce serait le plus simple. Don Anastasiia sembla concerné et lui promit d’y penser sérieusement et de le recontacter pour lui faire savoir ce qu’il déciderait. De nouveau dans la voiture aux  côtés de Gaby, il s’inquiéta : « Tu penses que ça le tente ? Je n’ai pas parlé de la banque, comme pour le moment, y a rien de fait mais ce sera un sacré atout dans notre manche ! »




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El policía tiene su fin, el ladrón roba para vivir.
Otro día en la semana, no puedo dormir
Mucho lo que consumí: bazuco y marihuana
Ofendido y señalado por la sociedad,
Criado y educado por la calle claro esta.
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Gabriele Gambino
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MessageJeu 9 Fév - 21:04

 



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FEAT. LE BEAU-FRERE

C’était bien essayé de la part de Manuel, il devait le connaître. Prêcher en partie le faux pour entendre le vrai sur les possibilités de sa sœur, c’était une bonne idée. Il saurait comment aiguiller cette conversation avec sa sœur qu’il envisageait et qui ne ravissait pas Gabriele. Il lui précisa donc que, non, sa femme ne jouerait pas les chiens d’attaque en son nom et, non, il n’était pas question qu’il s’entretienne avec elle sur ses problèmes de couple. Ça lui laissait une sale impression, celle d’être un type à peine capable de gérer son histoire, son couple, sa femme, sa vie en général. Bien sûr, il exagérait un peu. Il le savait pertinemment. Mani n’était pas avare de conseil. Il valait leur pesant d’or. Ses intentions étaient louables et bienveillantes. Il n’y avait donc aucun mal à le laisser intercéder en sa faveur auprès de son épouse. C’était une épreuve cependant et il se fit violence pour clarifier les raisons de son refus, se rétracter et remarquer à voix haute que, justement, la communication étant rompue, mésestimer un coup de main serait de la prétention ou de la fierté mal placée. Il souffrait peut-être du second, mais pas du premier et il remercia chaleureusement le mari de jumelle, se promettait qu’il lui rendrait la pareille un jour ou l’autre. Pas forcément dans son couple, non, il ne leur souhaitait aucun malheur. Il se tiendrait seulement à sa disposition dans l’hypothèse où des affaires, il aurait besoin d’être entendu, écouté ou soutenu indépendamment des affaires. Gaby compartimentait tous les pans de son existence avec plus ou moins d’efficacité, oubliant parfois que dans certains cas – à commencer dans ceux qui concernaient Jezabel – certains devaient rester accessibles. Et, il le serait pour Manuel. Il était un membre de sa famille. Le seul qui lui accordait crédit finalement. Néanmoins, il ne s’attendait pas à ce que ce jour où il pourrait honorer cette promesse tacite arriverait aussitôt. Concentré sur sa voiture à zigzaguer entre les rues et les avenues de Chicago, Gabriele percevait distinctement cette frustration qui émanait du passager et il la jugea étrange. Sérieusement, n’était-ce pas un jour porté sous le signe de la joie et de la prospérité ? Les chances pour la rencontre avec Don Anastasiia débouche sur un accord était si grande que même la nervosité serait de trop. Alors, si peu d’enthousiasme et d’excitation, c’était mauvais signe et comme il avait eu vent des récents comportements de sa sœur – comportement qu’il jugeait par ailleurs intolérable – il ne prenait pas grands risque à déposer le sujet sur la table. Peut-être pourrait-il lui apporter son soutien malgré ses propres handicaps en matière de relations  humaines. C’était toujours plus facile d’être objectif quand nous n’étions pas directement concerné, d’autant plus qu’il s’inquiéta de cette attitude plus qu’étrange de la part de sa jumelle. Et, sans surprise, il avait vu juste. Cinzia tracassait Mani et il y avait de quoi.

« Ouais, j’ai entendu dire, oui. Je sais aussi que sa partenaire favorite, c’est Lyla. Ce qui justifie que Lucky soit venu se perdre ici. » Il appréciait Chicago autant que Gabriele adorait New York. Ça en disait long. « Je présume aussi que ça doit te faire encore plus chier qu’elle le fasse avec Lyla vu que vous vous supportez à peine. » Il jeta un coup d’œil en direction de Manuel pour évaluer sa réaction. « Tu ne t’es pas dit qu’elle le faisait peut-être par solidarité pour son amie ? » La dernière fois que Gaby avait croisé la Mexicaine, elle lui parut sur le qui-vive, un peu tendue et sur la défensive. Ce n’était pas complètement idiot et, à la réponse de Manuel, le Sicilien comprit rapidement qu’il ne s’était pas expliqué, juste querelle, voir déchiré. « Mani, tu as pas cherché à savoir pourquoi elle sortait autant ? Mais, c’est pas toi qui me disais que c’était important de communiquer ? »  Il ne critiquait pas, il cherchait juste à comprendre. « Je connais ma sœur, peut-être plus autant que toi, mais ça n’a jamais été une gamine qui cherchait à sortir à tout prix. Pourquoi est-ce qu’elle le deviendrait maintenant ? Je crois pas vraiment à l’histoire qui prétend que les femmes trop tenues durant leur adolescence cherche à se rattraper plus tard. C’est pas son genre et tu le sais bien. ça cache quelque chose. ça peut peut-être valoir la peine de lui poser la question ? de discuter un minimum. Elle ne sait pas que tu es ici, je suppose. C’est pour ça que tu nous as demandé de ne rien dire ? » Pour quelles autres raisons ? La question était presque rhétorique. Gaby savait simplement que, parfois, un silence ou une question évidente aident bien plus à réfléchir que les très longs discours. « Et si elle se rendait compte qu’elle n’a pas besoin de toi finalement ? Si elle se disait que c’est pas si difficile ? Je suppose que tu t’es arrangé pour qu’elle ne puisse pas sortir en ton absence et, si ça faisait pire que mieux ? Surtout que, vu votre expérience… » A Las Vegas et avec le bébé, ce qu’il se garda de préciser. « Tu risques d’avoir droit à un putain d’interrogatoire dont tu n’as pas envie. Ça va brasser une sacrée merde alors que… que ça se voit que vous aimez. Ça mérite bien une petite discussion. » Il n’ajouta rien, non seulement, parce qu’ils étaient arrivés, et également parce qu’il n’avait aucune leçon à donner à Manuel. Son couple, s’il n’était pas parfait, était un modèle à suivre, qu’importe que leur amour soit malsain ou non.

Ils furent accueillis avec honneur et respect. On leur proposa à boire et il ne fut pas question de les laisser patienter, comme il était parfois de coutume pour ajouter en nervosité à ceux qui se pressaient devant le portillon de cet homme influent. Ceux qui s’entretenaient directement avec lui étaient rares. Habituellement, on proposait ses affaires à un type en bas de l’échelle qui remontait à sa hiérarchie, qui rendait compte à l’échelon au-dessous, et ainsi de suite. Tous ne sont pas le fils du Don des Don. Tous ne sont pas considérés comme un membre de la famille privilégiée de cette maison. Tous n’ont pas épousé sa cadette. Tous ne sont pas Manuel et Gabriele, capable de susciter l’intérêt aussi rapidement. Le plus jeune de cette si sérieuse, mais nonchalante assemblée, comprit à un détail que c’était dans la poche pour Manuel. Celui qui s’occupa de lui comme s’il était son enfant caressa trois fois d’affilée sa cravate. Il précisa qu’il n’avait besoin de personne pour injecter des deniers dans sa ville et pour sa communauté avant de réaliser qu’il ne visait pas le même public. Il lui servit le discours bien ficelé du vieil homme qui n’attendait qu’à prendre la main, qu’il avait été désolé que son protégé quitte Chicago, qu’il serait néanmoins heureux de l’agréer et d’offrir du terrain à l’un de ses associés qui, en prime, est un allié de « la cause ». Il réclamait juste un peu de temps pour la logistique. La cause ! Il n’y avait bien que le vieil Anastasiia pour employer ce vieux qualificatif en référence à Cosa Nostra. Sans doute était-ce à cause de sa vieillesse, lui, natif de Sicile, qui arriva bien tard en Amérique, mais qui s’y trouva rapidement une place. « Je ne crois pas, j’en suis sûr. Je dis pas qu’il va te filer tous les bons emplacements tout de suite, mais il parle de cohabitation, ça veut dire qu’il est prudent mais pas fermé. C’est déjà un grand pas en avant qui débouchera sur autre chose dès qu’il sera certain que vos rapports sont basés sur la confiance. » Toute relative évidemment. Personne n’est à l’abri de recevoir un couteau dans le dos. « Il a beaucoup de relations. Tu seras et resteras un anonyme, ici, quoi que tu fasses. Il aura besoin d’être certain de ça. » Qu’il fonctionnait par tampons dans son organisation, qu’aucun flic ne pourrait remonter jusqu’à lui et qu’il n’aurait donc aucun nom – en l’occurrence le sien – à balancer. «  Mais, si tu veux que ça aille plus vite, je peux peut-être te trouver un filon exploitable. Laisse-moi juste le temps de mettre à jour, je te rencarderai dès que j’en sais plus. » conclut-il par un sourire satisfait avant de revenir sur le sujet qui les inquiétait plus tôt. « Alors, tu vas appeler ta femme pour fêter ça ou tu es toujours trop en colère après elle ? » Qui ne tentait rien n’obtenait rien…

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Les fiançailles de Bianca étaient célébrées le soi-même sur le domaine. Il était en effervescence. Tout devait être parfait, sans doute pour compenser que tout le monde ne se réjouissait pas de cette nouvelle. La plus jeune génération – dont il faisait d’ailleurs partie - s’en offusquait, mais que pouvait-elle faire pour empêcher ça ? Leur indépendance était avérée, mais pas forcément entière et d’aucuns ne souhaitent se retrouver priver de toutes ces responsabilités. Gaby, mal à l’aise compte tenu de sa propre expérience, ne se priva pas de sortir avec pour prétexte : la cigarette. Il ne s’attendait pas à tomber nez-à-nez avec Manuel, mais ça tombait plutôt bien finalement. « Tu sais, il s’y fera… » lança-t-il à son interlocuteur, le trouvant étrangement triste, bien que ça ne soit pas surprenant. « En particulier parce que c’est un homme et qu’on ne va pas se mentir, ce n’est pas normal, mais plus facile pour nous. » Il s’essayait à dédramatiser, mais ce n’était pas bien probant, à moins qu’autre chose se cache sous cet air affligé. Il songea dès lors à creuser davantage,  mais pas de suit. Il avait à lui parler de Chicago et n’était-il pas, avant d’être des époux, de brillants hommes d’affaires. « ça bien qu’on se retrouve là tous les deux. Tu te souviens, je t’ai dit que j’avais de quoi t’aider à accélérer les choses à Chicago. Hé bien, je sais de source sûre qu’un petit groupe de dissidents organisent des tables de jeu dans Chicago. C’est pas ce qui l’empêche de vivre, mais je sais que ça l’agace et que mettre la main sur eux est compliqué, tout simplement parce qu’il change tout le temps de lieu et de nom. Ils ont entraîné pour contourner Cosa Nostra et ses méthodes. Je pense qu’une petite enquête sur place pourrait te permettre d’en savoir plus. Il ne restera plus qu’à faire preuve d’initiative,  car si tu t’intéresses à ses intérêts, Mani, il s’intéressera aux tiens, ce qui veut dire plus de champs et de la collaboration, plus de la cohabitation. » Compte tenu des atouts du vieil homme, ce n’était pas à négliger. « Du coup, si tu veux emmener ta femme en week-end, on peut peut-être faire d’une pierre deux coups. » Il surveilla sa réaction du coin de l’œil et il saisit que le temps ne les avaient pas franchement aidés.

« Elle ne t’a pas expliqué ce qui lui étai passé par la tête ? » A moins qu’il se soit passé tout autre chose entre eux. « Mani, je veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas. Je suis d’ailleurs pas le mieux placé pour ça, mais tu ne crois pas que ça commence à faire long et que vous vous faites du mal pour rien ? Je suppose qu’elle a oublié l’étape des excuses, mais parfois, je me demande si c’est si important que ça. Je veux pas lui trouver des circonstances atténuantes, mais tu es parti, tu lui as pas donné de nouvelles. Elle a dû se sentir abandonnée et c’est ce qui lui fait le plus peur, l’abandon, tu le sais aussi bien que moi. C’est comme ça depuis que je suis parti et ça n’a fait que s’aggraver avec le temps. Quand j’ai dit ça, j’ai tout dit. » acheva-t-il en proposant une cigarette à son beau-frère. « Et, c’est pas à toi que je vais expliquer que la vie est courte et imprévisible. D’ailleurs, en parlant d’imprévisible… » Il lui tendit son téléphone allumé sur la photo d’un véhicule de luxe, de couleur noir et aux vitres teintées. « Cinzia t’a pas dit qu’elle avait repéré ce genre de bagnoles ? Si pas, pose-lui la question, parce que Jez m’a dit que celle-là était toujours là. Je me suis renseigné. La société qui l’a immatriculée m’a tout l’air d’être un écran. Je cherche à creuser pour en savoir plus, mais j’ai un mauvais pressentiment. L’achat de la banque se précise et certains ne sont pas ravis qu’on ait réduit leur possibilité. » Tous les acquéreurs potentiels n’étaient pas des saints et ils étaient en tout point capable de reconnaître le fait exprès dans ce qui ressemble à de douteuses coïncidences. « Si c’est ce que je pense, et vu le manque de discrétion, je pense que c’est une manière de faire pression sur nous et, si c’est le cas, je serais d’avis d’agir avant qu’on ne perde le contrôle. Il n’y a rien que je déteste plus que ça. » Et c’était sans doute l’un de leur principal point commun. « Je me dis qu’on pourrait prévoir une petite sortie prochainement… les suivre et voir où ça nous mène. Je n’ai pas envie de confier ça à un de mes hommes. Il s’agit de ma femme. Je délègue pas quand il s’agit de Jez. Si tu as du temps, demain, on pourrait s’en charger. »




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Manuel Herrera
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MessageMer 15 Fév - 23:13

 



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FEAT. Hermanito

Mani, le plus progressiste des réactionnaires et le pire, c’était qu’il pensait vraiment être à la pointe de ce qu’on pouvait faire en termes d’ouverture d’esprit sans passer pour une couille molle. Mais il passait le plus clair de son temps à renier ses principes et ceux qu’on lui avait inculqués pour que sa femme ne souffre pas trop de l’enfermement ou de l’isolement mais il avait l’impression que c’était plus contre-productif qu’autre chose. Souvent, il essayait de creuser pour connaître les raisons qui animaient sa femme mais pas cette fois, il était à bout de nerfs et de patience, ça le rendait beaucoup plus intransigeant qu’il ne l’était en temps normal et espérer mener une conversation avec lui dans ces conditions, c’était complètement utopique. La colère de son meilleur ami ne faisait que souffler sur les braises de la sienne et ils ne s’aidaient pas vraiment. Il ne doutait pas un seul instant qu’il regretterait les conditions de cette embrouille, qu’il s’en voudrait d’avoir été trop loin pour si peu, finalement. Pour le moment, il était bloqué sur les faits et sur l’idée qu’il n’avait pas épousé une américaine, justement pour ne pas avoir à traiter de ce genre de détails. Bordel de merde, elle le disait elle-même, elle avait bien moins de libertés quand elle s’appelait encore Gambino et qu’elle était sous la responsabilité de ses frères et de son père et malgré tout ce qu’il faisait pour elle, elle n’en faisait qu’à sa tête. C’était quel genre de remerciements ça ? Était-ce trop loin cette époque où elle devait négocier avec son frère pour espérer avoir la possibilité de sortir avec Lyla ? Devait-il lui faire une putain de piqûre de rappel pour qu’elle arrête de le prendre pour le roi des cons ? Il ne demandait pas grand-chose pourtant. Un peu de considération, un repas ensemble par jour, pour savoir ce qui se passait dans sa vie, comment elle se portait et peut-être même qu’elle aurait pu prendre la peine de se pencher sur lui, ses soucis, son éventuel besoin d’être rassuré et consolé. Mais pour tout ça, il fallait être à la maison, pout tout ça, il fallait être ancré dans la réalité et pas se balader dans une réalité alternative faite de sorties, d’habitudes de célibataire et d’alcool. Il lui en voulait autant qu’il en voulait à Lyla et il avait beau essayer de comprendre, il ne voyait pas ce qui pouvait pousser des femmes mariées à agir comme ça, hormis de très mauvaises raisons mais s’il s’égarait sur cette voie, ce ne serait bon pour personne et surtout pas pour Cinzia.



Il émit un son de bouche signifiant tout son dépit concernant les manigances des deux amies quand Gaby mit le sujet sur le tapis. « Elle l’aurait fait avec n’importe qui que ça m’aurait fait chier de la même façon mais Lyla est mon épine dans le pied, elle me fait chier depuis le début parce qu’elle peut pas me blairer. A la base, j’avais rien contre elle mais dès qu’elle peut travailler à ma chute, elle le fait ! » bougonna-t-il, bien conscient de ne pas être honnête. Il ne comptait plus le nombre de fois où Cinzia lui avait assuré que Lyla lui avait refourgué quelques conseils pour que ça s’arrange entre eux, à tous les niveaux. Il lui devait pas mal de révolutions mais il était trop en colère pour l’admettre, là, maintenant, s’envelopper de sa mauvaise foi était plus facile et rassurant. « Non, si c’était ça, elle me l’aurait dit ! » opposa-t-il, sûr de lui. Quand il était question de conneries du genre, elle lui confiait toujours de quoi il en retournait, ce qui le rendait bien plus clément qu’à l’accoutumée. « Je vais te dire pourquoi elle fait ça ! Parce qu’elle croit que j’ai participé à cette connerie de mariage forcé pour Bianca, parce que j’ai proposé mon cousin plutôt qu’un porc libidineux qui l’aurait réduite en quasi esclavage. Alors elle sort pour me le faire payer, sauf que je n’ai pas à payer pour les décisions des autres. » expliqua-t-il, faisant de grands gestes et parlant fort, ce qui traduisait tout son agacement et son exaspération. Il n’arrêtait pas de lui expliquer en long, en large et en travers qu’il n’avait rien à voir là-dedans et qu’il avait surtout fait en sorte que ce soit le moins terrible possible mais ça n’était pas suffisant pour la convaincre. « J’en ai ras le cul de discuter avec elle, faudrait que je lui lèche les pieds, habillé en soubrette pour qu’elle écoute, qu’elle se démerde avec ses conneries ! Qu’elle se souvienne de sa place et les moutons seront bien gardés ! » Il acquiesça quand Gaby conclut tout seul qu’elle ignorait tout de sa présence ici et qu’il n’était pas question qu’elle l’apprenne d’une façon ou d’une autre, il voulait la paix et prendre le temps de redescendre un peu. « T’en fais pas, elle a eu tout le loisir de s’en rendre compte quand elle sortait comme une célibataire avec sa meilleure amie ! C’est pas mon absence qui va changer quoi que ce soit. Oh non, elle peut sortir, elle en a le loisir, elle peut… » Il y avait une menace à peine voilée derrière ses propos, si elle osait faire une chose pareille, il s’arrangerait pour l’enfermer définitivement et il n’y aurait rien pour le faire revenir sur sa décision, absolument rien. « Je ne discute plus, passé un certain stade, elle croit qu’elle porte la culotte, c’est ce qu’on va voir. Elle aura le droit à mon attention et à ma discussion quand elle sera calmée et son interrogatoire, elle peut se le garder ! » Ce n’était pas franchement le meilleur état d’esprit pour rencontrer un futur partenaire et associé mais les choses s’étaient simplement mal combinées mais il savait faire la part des choses entre affaires et personnel et il parvint à mettre tout ça de côté avec brio. « Je te remercie de ce que tu as fait pour ça et pour moi en tout cas, ‘mano ! » Il lui serra la main et lui offrit une accolade en hochant la tête à la positive quand il lui proposa d’accélérer les choses, il n’était jamais contre un peu plus de profit, bien au contraire. « Non, elle a perdu ce privilège en me prenant pour un con. Je vais aller fêter ça avec ton frère, si tu veux te joindre à nous, t’es le bienvenu ! De l’alcool, des filles, de la musique, de quoi se détendre quoi ! »


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« J’sais ! » répliqua-t-il n’ayant pas besoin de poser plus de questions pour savoir qu’il parlait de Jandro. En effet, ce serait plus facile pour lui que pour la gamine mais ça ne voulait pas dire que ce serait un parcours de santé, bien au contraire. Tout ça était une vaste blague à laquelle il dut prendre part par la force des choses mais il aurait aimé qu’on lui foute la paix et que Cinzia n’ait pas ça à ajouter à la liste des doléances. « Je te remercie du tuyau, tu veux en être ? » proposa-t-il naturellement en pompant sur son joint comme un malade, essayant de s’embrouiller suffisamment les idées pour que cette soirée ressemble un peu moins à une torture. « Ouais… On a qu’à partir à quatre, ça lui changera les idées et lui permettra d’arrêter de pleurer sur ce qu’elle ne peut pas changer. » conclut-il, même si l’idée ne l’emballait pas outre mesure. Il n’avait pas spécialement envie d’étaler ses soucis de couple sous le nez de sa sœur et de son mari. Il n’y avait pas de honte après ce qu’ils avaient fait pour eux mais pour le moment, il peinait déjà à gérer les choses correctement, ajouter des protagonistes à l’histoire et elle n’en serait que plus compliquée, il n’était pas certain d’être en mesure de garder le fil. Il écouta religieusement son beau-frère et eut un sourire en coin, prenant une autre latte de sa cigarette magique. « On a discuté, enfin j’ai tenté de discuter maintes et maintes fois et puis on s’est beaucoup engueulés parce que ta sœur était persuadée que je l’avais trompée avant de m’envoyer dans les dents que j’étais acteur de ce mariage. Y a eu une fois où c’est parti en couille, je lui ai fait du mal. Tu comprends ? Et ça, ça me rend fou. Parce que tout le monde admettra volontiers qu’elle est pénible mais pas au point de mériter d’être traitée comme ça, Gaby… Elle m’a présenté des excuses mais moi, je ne me le pardonne pas. Pour le moment, je prends du recul et j’attends de voir comment ça tourne, comme je supporte les choses mais j’appréhende toujours le moment où elle va ouvrir la bouche pour balancer un truc qui me mettra tellement la haine que je vais la frapper jusqu’à en avoir mal au bras. Je ne veux pas en arriver là, je ne veux pas nous faire ça mais quand ça fait partie de to, difficile de renier ce que tu as. » Il détourna les yeux et expira la fumée par les narines, se grattant le front du pouce, se demandant quand il serait prêt à aborder le sujet avec elle. Ce serait difficile et douloureux, un vrai parcours du combattant, il ne s’en sentait pas capable pour le moment.


Il jeta un œil à la photo, non, ça ne lui disait rien et pour cause, ils ne parlaient pas beaucoup en ce moment, il soupira et se pinça l’arête du nez. « Je sais pas, les suivre, ça pourrait être un piège, ce qui explique qu’ils se montrent aussi franchement. Vaudrait mieux monter une opération et débouler si on voit qu’il n’y a rien de suspect, en attendant, peut-être augmenter la garde des filles et limiter un maximum leurs sorties, jusqu’à ce que ce soit signé. Tout le monde devient fébrile et nerveux. Je le sens bien. Ce que je peux te dire, c’est que ça va partir en couille, je sens toujours ce genre de trucs arriver de loin et là, mon sixième sens ne me trompe pas ! » Il écrasa le mégot de son joint dans le cendrier et sortit son paquet de cigarette pour s’en griller une, prenant le téléphone de son beau-frère pour jeter un œil de plus près. « Tu sais quoi ? Passe demain, on va creuser la question mais faut pas les suivre, on va se foutre dans la merde, ça c’est une certitude et on ne pourra protéger personne si on est six pieds sous terre. »



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Il fallut reporter parce qu’il tomba malade, ce qui n’arrivait qu’une fois toutes les éclipses solaires, autrement dit, pas souvent. Pourtant, quand il eut à nouveau la force de se mouvoir correctement, il l’invita à passer pour discuter de cette histoire de filature et voir plus loin que ce qu’ils avaient. Mais aussi planifier leur prochain séjour à Chicago pour les affaires et donc pour cette histoire de fils de pute qui osaient manquer de respect au maître des lieux. Il le reçut en tenue décontractée et Gaby avait l’air tendu comme un string, monté sur ressort. La date de son remariage approchait et il semblait y avoir encore tellement à faire, sans doute trop pour qu’il ait la tête à autre chose. « Tout va bien ? Beaucoup de stress ? J’ai entendu que vous vous installiez sur le domaine, c’est bien, je serai moins inquiet de vous savoir entouré ! Finalement, pour le lieu, tu as réussi à réserver ? » Il lui proposa de s’asseoir près de lui dans un des fauteuils de son bureau alors que Cinzia préparait du café et de quoi grignoter. « Je pensais qu’on pourrait régler cette histoire des voitures aux vitres teintées et débarquer un peu à Chicago histoire de se faire bien voir, j’avais un type sur place en prise de renseignements, histoire de voir un peu où on mettait les pieds mais si c’est pas le moment, on peut reporter ! Je peux faire quelque chose ? »




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mundo pequeño y es así

El policía tiene su fin, el ladrón roba para vivir.
Otro día en la semana, no puedo dormir
Mucho lo que consumí: bazuco y marihuana
Ofendido y señalado por la sociedad,
Criado y educado por la calle claro esta.
Ya ves, cual es mi camino,


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Gabriele Gambino
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MessageSam 4 Mar - 11:53

 



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FEAT. LE BEAU-FRERE

Pas besoin d’avoir fait Sciences Po pour saisir que cette conversation à propos de la Cinzia était vaine. Mani n’était pas seulement en colère, il était déçu du manque flagrant de confiance que son épouse lui témoignait. Et, qui mieux que Gabriele pour le comprendre ? Jezabel, au début du mariage et par bien des comportements lui renvoya souvent un message identique. À maintes reprises, il songea à lui coller une droite pour la recadrer, pour lui rappeler qui décidait, qui détenait l’autorité et, surtout, pour la faire taire quand elle lui crachait des horreurs ou lorsqu’elle lui donnait l’impression de le prendre pour un imbécile irresponsable, un faible, un pauvre type L’épisode du métro dans le but d’esquiver son système de sécurité comme s’il n’était pas capable de veiller sur elle ou, pis encore, ses jérémiades dans les jupes de son frangin afin qu’il vienne en aide à sa nouvelle amie dans le besoin sont des exemples parmi tant d’autres qui contribuèrent à pousser Gabriele. Si sa conjointe n’avait pas foi en lui, si elle ne souffrait d’aucune jalousie prouvant son amour, pourquoi chercher à devenir meilleur ? Dans quel but se serait-il déchiré si les résultats escomptés ne sont pas à la hauteur de l’effort ? Pourquoi ne pas perdre courage et agir comme le roi des cons ? Car, c’était bien le fond de la pensée de Gaby. En improvisant cette escapade, Manuel aggravait un problème normalement simple à résoudre quand on s’aime autant que le couple Herrera. Néanmoins, il n’était pas question qu’il insiste davantage, pas envisageable qu’il donne l’impression de prendre parti pour sa petite sœur. Elle était en tort et à défaut de l’admettre ouvertement, il le pensait sincèrement. Le mieux, c’était encore de s’intéresser à cet autre pan essentiel de leur existence : leur vie de gangster.

Quelques mots pour présenter le Don et une discussion fructueuse plus tard, au travers de laquelle Gabriele s’inquiéta du ressenti de son beau-frère, ils étaient plus satisfaits à défaut d’être totalement heureux. Il en faudrait un rien plus qu’une conversation pour intégrer pleinement la MS13 aux affaires siciliennes de Chicago. Gaby détenait cependant une piste. Il creusa, comme il le promit et y revint assez rapidement. Seul le moment était peut-être mal choisi. Les fiançailles de Jandro ne réjouissaient personne. Tout le monde feignait le contraire, mais l’atmosphère était pesante. « Toujours ! Mon briquet s’ennuie… » Il le récupéra du fond de sa poche, l’alluma et contempla la flamme avec admiration. « Dans ces cas-là, j’ai tendance à faire n’importe quoi. » Comme mettre le feu à des endroits improbables juste pour le plaisir de voir danser le brasier. Il aurait pu se laisser hypnotiser, mais une remarque de son interlocuteur le ramena vers lui. Sa sœur, incapable de changer les choses, c’était étonnant. Qu’elle pleure, un peu moins, bien qu’assez rare pour retenir son attention. Visiblement, rien n’était réglé entre eux, ce qui expliquait qu’il manque de conversation entre eux, que leur échange soit si limité et qu’il n’étouffe plus personne de leur amour. Il lui laissait ce plaisir et le couple Jezabel et Gabriele s’en donnait à cœur joie. C’était presque effarant tant ça leur ressemblait peu. Il comprit mieux les raisons de la température glaciale entre Cinzia et Manuel.

« Je ne veux pas savoir ce qui s’est exactement passé. » Ça ne le concernait pas directement et elle reste sa petite sœur avant toute chose. « Mais, quand je la regarde, je vois juste quelqu’un d’inquiet, pas quelqu’un de traumatisé. » Il n’y avait toujours aucune trace de peur dans ses yeux, pas de celle née d’avoir été battue. « Et on sait tous les deux qu’elle peut se montrer cynique qu’elle n’est pas à l’après d’une provocation. Toi le premier. Tout comme tu n'ignores pas qu’elle ne connaît pas ses propres limites. Alors, ne te fustige pas. Tu l’as secouée, elle t’a présenté des excuses, c’est qu’elle reconnait ses erreurs. Elle a intégré qu’elle a déconné et tu auras la paix pendant un moment. Contente-toi de ça pour l'instant. Le pire ne s’est pas produit et il n’y a aucune certitude qu’il se produira. Tu fais des efforts tous les jours, Manuel. Le problème, c’est que si elle le sait, elle ne se rend pas compte de ce que ça te coûte. Rappelle-le-lui afin qu’elle rectifie le tir. Comment ? Ça dépend de ce que tu es prêt à faire, histoire qu’elle se souvienne que rien n’est garanti et que tout est éphémère, y compris tous les avantages que tu lui cèdes pour qu’elle soit heureuse. À quoi ça sert si toi tu ne t’épanouis plus ? Et, de toi à moi, je ne pense pas que ça soit la première fois qu’elle te fout en rogne. » Elle est bien loin d’être parfaite la cadette. « Mais ça n’était jamais arrivé auparavant, parce que tu l’aimes et qu’on sait tous les deux qu’on a tous besoin de cette stabilité-là. »

C’était le combat du Sicilien que de transformer en conviction l’amour prétendu de sa femme. « Te croire capable de la cogner aussi fort, c’est le meilleur moyen de vous abîmer. Tu auras besoin de toute ton énergie pour te préserver du pire. Ne la gaspille pas à te prendre la tête pour une hypothèse. Ne travaille pas à te défaire de ce qui t'est nécessaire pour être un meneur. Bosse plutôt sur ce qui ne t’est pas utile dans sa personnalité et qui va tout compliquer. Apprends-lui la peur, la vraie, celle qui suppose que tu pourrais partir, ce qu’elle ne supportera pas, parce que tu lui es essentiel. Elle a tendance à l’oublier parfois, car elle est excessive. C’est dégueulasse ce que je vais te dire, mais bride là un peu. Ça vaudra mieux que de craindre ces réactions qu’elle est susceptible de susciter en toi. Tu ne peux pas changer ce que tu es, mais tu peux la pousser à s’adapter, comme tu l’as fait pour elle. Ce ne serait qu’un juste retour des choses. La prochaine fois, elle ne ferai plus rien sans réfléchir. Et, si ça devait arriver, Mani, il sera encore temps d’agir à ce moment-là. C’est en t’acceptant tel que tu es qu’elle sera forcée de le faire à son tour, un peu malgré elle, mais bien assez pour qu’elle te pardonne. » Qu’ajouter à part les formalités d’usage à propos de la sécurité des filles et des différents projets qui les occupaient.

Ils discutèrent de la banque longuement. Ça avançait plutôt bien. D’ici quelques mois, ce serait plié, ce qui leur laissait assez de temps pour préparer Chicago à recevoir comme il se doit leur nouvel invité. Sans la disparition de Lyla, il serait parti tous les deux. Au lieu de ça, Gabriele choisit d’accompagner son frère dans sa quête pour retrouver son épouse. Il fut cependant convenu qu’à son retour, tout le monde s'envolerait pour Chicago, pour changer les idées de la Mexicaine et de Luciano. Ils auraient bien besoin de cela pour oublier cette expérience traumatisante.






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La malavita
Mio caro amico, disse, qui sono nato, in questa strada ora lascio il mio cuore. Ma come fai a non capire, è una fortuna per voi che restate. Passano gli anni ma otto son lunghi, però quel ragazzo ne ha fatta di strada, ma non si scorda la sua casa.
   
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Dr Love j'écoute !
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