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Cinzia Herrera
ADMINE INTREPIDE ET SANS CLE

❖ MESSAGES : 6669


MessageJeu 8 Déc - 23:04





Comunque grazie ancora grazie.
ft Ma BFF



De manière générale, je ne suis pas du genre à éviter les conflits, me cachant derrière mon ombre pour ne pas que le ton monte. Je le détestais seulement s’il engendrait l’indifférence de mon mari et il était ma seule exception. Nous chamailler pour des peccadilles, c’était amusant. Ça découlait systématiquement sur des réconciliations ardentes. Nous disputer à cause des autres, quand en plus, mon comportement était remis en cause, ça m’était tout bonnement insupportable. J’en venais toujours à présenter des excuses pour mon tempérament excessif face à l’injustice d’un reproche, faisant fi du reste. La dernière querelle en date était de cet acabit. Gaby et Jez traversaient un nouveau passage à vide. Les raisons ? D’après moi, c’était l’attitude égoïste de mon jumeau. Pour Manuel, c’était du fait de la jeunesse de sa cadette. Nous nous opposâmes fermement au point que je décide de ne lus m’en mêler d’une quelconque manière jusqu’à ce que mon frère appelle à l’aide discrètement. Il ne le formula pas comme tel. Son SOS n’était pas aussi franc que je ne l’aurais voulu, amis je l’aimais malgré tout. Je ne pouvais pas lui fermer la porte alors qu’il aspirait à renouer le dialogue avec son épouse. Quel genre de sœur aurais-je été ? J’intercédais donc auprès de Mani pour qu’il accepte de tenir le rôle de médiateur ou de thérapeute – c’était selon. Ça ne nous enchantait pas. Tout ça ne nous ressemblait pas. De plus, ma relation avec mon jumeau se dégradait à mesure que je défendais sa conjointe. Nous manquions tous deux d’objectivité et j’étais consciente que si je voulais sauver notre complicité, je ne pouvais pas me permettre d’exprimer ouvertement le fond de ma pensée. Pourtant, bien que profondément mal à l’aise, je demeurai là assise dans mon salon, Manuel installé à mes côtés et le couple au bord de la rupture qui nous faisait face.

Le but, c’était de jouer les arbitres pendant qu’il vidait leur sac, tout du moins, était-ce ce qui était prévu au départ et non l’impression qu’il me donnait maintenant que nous y étions. Jezabel, mâchoires serrées et bras croisés, affichait un air revêche et déterminé à ne plus se battre contre des moulins à vent. Gaby, engoncé dans le manteau troué de sa fierté, jouait les hommes détendus et irréprochables. Cette dignité dans sa peine - je lisais en lui comme dans un livre ouvert et il souffrait – était aussi ridicule qu’admirable, admirable de gravité et ridicule de bêtise. Ce n’était pas la bonne approche. La Salvadorienne, convaincue d’être mal aimée, avait besoin d’être rassurée par un aveu de faiblesse et de la douceur, pas de cette rigidité qui leur causait tant de soucis, mais nous en étions néanmoins là, à nous observer en chien de faïence, patientant que l’un d’eux prenne enfin la parole. « OK. Les gars, il va falloir vous décider ou dans 150 ans on y sera encore. » les stimulais-je en ramenant mes jambes sous mes fesses, droite comme un I, vieux réflexe de l’époque où j’étais forcée de me rehausser pour me faire entendre dans le brouhaha des discussions chez les Gambino. « Voilà ce que je propose. Ceci est le coussin de la parole. » J’agitai celui qui trônait sur mes genoux sous le nez comme s’il s’agissait d’un trophée. « Bon, normalement, c’est un bâton, mais j’ai peur que ça devienne dangereux et ce coussin fera l’affaire. Voilà comment on procède. Celui qui a le coussin a le droit d’exprimer un truc qui le dérange sur son conjoint sans que personne ne puisse l’interrompre. » Je sentis le poids d’un regard sur mes épaules et je me justifiai. « Quoi ? On faisait ça à l’unif pendant les débats, pour nous obliger à nous écouter. Je vous accorde que ce n’est pas forcément gage d’intelligence, mais faut bien faire quelque chose. Du coup, comme j’ai le coussin, c’est moi qui commence. Je n’aime pas quand Mani… » Et là, le blanc. Le vide intersidéral, pas tant pour éviter que ce petit jeu nous revienne en plein visage comme un boomerang, mais parce que rien ne me vint instinctivement. Les yeux ronds, je me demandai comment c’était possible et à quel point ça pouvait être à la fois pathétique et rabaissant pour mon public en pleine détresse. « Je n’aime pas… » Gaby haussa un sourcil et je lâchai la chose la plus idiote qui soit. « Je n’aime pas quand il referme mal le bouchon du dentifrice. » Ce qui n’arrivait jamais. « Voilà, à toi… Et fais bien attention à ce que tu dis, je vais entrer dans ma mauvaise période et je suis super susceptible. » conclus-je pour en finir en lui tendant l’instrument de parole, la mise en garde accompagné d'un clin d'oeil et d'un sourire complice.

 




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Avere nel cuore, une voglia d'amare. Avere nella gola una voglia, di gridare. E chiudersi dentro. Prigionieri di un mondo che ci lascia soltanto sognare, solo sognare. Se non ci fossi tu io me ne andrei.
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Manuel Herrera
ADMIN A LA MACHETTE MAIS EN DETENTE

❖ MESSAGES : 9004



MessageMar 13 Déc - 17:46





Comunque grazie ancora grazie.
ft la mujer, et le couple de la muerte



Cinzia et lui étaient toujours en guerre pour le moment, il n’avait pas avalé le coup de Cristal et il refusait de parler de tout ça pour le moment, il n’était pas encore d’humeur aux réconciliations en dépit de ses excuses. Ce serait trop facile, elle n’avait qu’à lui balancer des saloperies, insinuant qu’il n’était qu’un connard doublé d’un enfoiré et en présentant des excuses, elle gagnait sn cœur et son pardon ? Jusqu’à la prochaine fois où elle pourrait vomir son mépris sur lui ? Il l’avait mauvaise pour le moment et attendait de se calmer pour entamer une véritable discussion. Autrement dit, il ne se trouvait pas dans les meilleures dispositions pour venir en aide au couple en détresse qui se trouvait en face d’eux. Il avait distillé ses petits conseils à Gaby mais visiblement, rien ne fonctionna, ce qui ne présageait rien de bon pour la dernière idée de Cinzia qui consistait en une séance de médiation et de partage mais il accepta de participer, espérant que ce serai l’élément déclencheur pour une remise en question de chacun d’eux. Lui comme elle, ils n’étaient pas blancs comme neige et il était temps qu’ils collent leur fierté de côté pour accepter l’évidence : l’un sans l’autre, ce ne serait plus possible. Il espérait qu’ils mettraient beaucoup de bonne volonté là-dedans mais en croisant sa sœur, il comprit qu’elle ne comptait pas se laisser endormir par de belles paroles qui arrivaient après la bataille. Elle avait assez donné, elle était allée le récupérer par la peau du cul chez sa putain, tout ça pour quoi ? Qu’elle vienne jouer à domicile avec l’approbation de monsieur ? Il y avait de quoi être démoralisée et démotivée, la maladresse de son mari était dévastatrice mais méritait un peu plus d’indulgence, ça aurait été plus facile pour eux s’ils avaient eu le loisir de choisir de s’engager là-dedans, ce n’était malheureusement pas le cas et ça se sentait, dans des moments pareils. Il ne sous-estimait pas leurs sentiments, il comprenait seulement que ce mariage arrangé rendait tout beaucoup plus difficile, il n’aurait pas aimé jouer le rôle de Gaby. « Wow, surtout que tout le monde ne parle pas en même temps, on va plus s’entendre penser ! » plaisanta-t-il alors que sa sœur rêvait d’être ailleurs et fixait un point à l’extrême opposée de son époux pour ne pas avoir à le regarder, manière comme une autre pour qu’il ne puisse regarder dans le fond de ses yeux combien elle avait mal. « Ok ? Pas d’interruptions ! Faut que chacun puisse se sentir libre de dire ce qui ne va pas, franchement ! En fait, cette remarque est pour toi, niña ! Ecoute un peu ! » Elle lui jeta un regard assassin et il lui répondit par un sourire charmant, il la connaissait, quand elle se remettait à parler et à cracher son venin, plus rien ne pouvait l’arrêter, ni coussin, ni bâton de la parole ni même un bulldozer de la parole. « Non, c’est une très bonne idée, Cin ! » Il se prépara à ce qu’elle balance du lourd sur son compte, réfléchissant déjà à ce qu’il pourrait bien dire, peinant à trouver une sale habitude qui pourrait le déranger. Il l’aimait telle qu’elle était, elle l’amusait, même quand elle le foutait dans une position délicate vis-à-vis de ses partenaires d’affaires. Il sourit en coin pour cette histoire de dentifrice, se retenant de se marrer pour ne pas que le jeune couple se dise qu’ils se foutaient de leur gueule. « Je n’aime pas quand elle boude. Parce que je ne comprends pas pourquoi, je m’énerve, elle s’énerve, je lui demande si elle a ses règles et là… pfiou… Armageddon, à côté, c’est rien du tout ! » Elle lui donna un petit coup de coude et il se pencha pour faire passer le coussin à Gaby, ajoutant un clin d’œil qui signifiait, vas y mais pas trop franco, n’aggrave pas ton cas mon pote ou tu n’es pas prêt de tremper le biscuit avant la prochaine ère polaire. « Vas y, ‘mano, à toi. Ca peut être n’importe quoi, une sale habitude, un trait de caractère ou peu importe. Personne n’est parfait, il arrive que les sales petites habitudes de l’autre deviennent parfois pesantes. »

 




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mundo pequeño y es así

El policía tiene su fin, el ladrón roba para vivir.
Otro día en la semana, no puedo dormir
Mucho lo que consumí: bazuco y marihuana
Ofendido y señalado por la sociedad,
Criado y educado por la calle claro esta.
Ya ves, cual es mi camino,


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Gabriele Gambino
ADMIN MI JALOUX MI POU

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❖ AVATAR : Mariano Di Vaio



MessageDim 18 Déc - 22:18





Comunque grazie ancora grazie.
ft la familia



Certes, il y avait pire comme soirée. Compte tenu de son statut, Gaby aurait pu se retrouver en proie avec des ennemis quelconques, ligotés dans un coffre de voiture, la fin approchant dangereusement. Il aurait d’ailleurs été utile de relativiser plutôt que d’afficher cet air faussement décontracté du type à peine concerné par l’ordre du jour de cette petite assemblée. Toutefois, il n’en avait pas moins des sueurs froides. Être contraint de déballer ses problèmes de couple devant témoins, c’était humiliant. OK, les spectateurs n’étaient pas des détracteurs, hormis peut-être sa sœur sur laquelle il n’avait pas encore statué, mais ça restait une épreuve difficile pour sa légendaire discrétion. Il luttait contre une crise de bégaiement qui n’attendait qu’un signe pour se manifester. Un seul. Il en aurait presque été heureux que sa femme ne lui montre que son dos, car un regard triste ou chargé d’animosité l’aurait fait basculer de l’autre côté de la barrière. Dans ce cas-là, il aurait pu dire adieu à son mariage. Comment s’tait-il retrouvé au cœur de cette médiation ? Il ne savait plus exactement. Il lui semblait que l’idée lui avait été soumise par sa jumelle, mais ail avait également l’impression étrange de l’avoir notifié noir sur blanc dans le message caché dans la bouteille qu’il lança dans la mer d’indulgence de la Maruzella. Une mer. C’est ça. Un ru, rien de plus. Elle le détestait et ça lui faisait mal autant que la débâcle de sa relation avec Jezabel. La Cinzia lui en voulait et ne le dissimulait pas. Elle le tenait pour responsable de sa dernière dispute avec Manuel, dispute qu’il n’avait jamais souhaitée, mais pour laquelle il était prêt à assumer le blâme. Sa conjointe et lui n’avaient rien à faire là. Leur place n’était pas au milieu de ce couple équilibré. Il n’avait pas à se faire la guerre pour leur connerie, à commencer par les siennes que sa femme motivait par certains aspects.

Lorsque la maîtresse de maison proposa son petit « jeu », il crut d’abord que l’idée de se balancer des horreurs à la gueule ne présageait rien de bon. Si chacun s’employait à régler ses comptes ce soir, cette discussion se transformerait en chaos. Or, ni Mani ni son épouse ne trouvèrent de quoi s’accuser et ça enchantait Gabriele autant que ça l’attristait pour lui. Ça le mettait profondément mal à l’aise, car ils le confrontaient directement à ses échecs. Comment avaient-ils fait ? Quelle était la formule magique pour atteindre un tel niveau de complicité ? Fallait-il seulement s’aimer ? Gabriele en doutait. Il était amoureux de Jez. Il l’aimait sûrement mal, mais il la chérissait et bénissait le ciel de l’avoir mis sur sa route. Qu’importe les circonstances, elle remportait les suffrages de par son innocence et son caractère en béton armé. Pourquoi donc cela ne marchait-il pas entre eux ? Pourquoi ? Était-il le seul coupable ? Sans doute, mais l’heure n’était plus vraiment à la remise en question. C’était trop tard pour ça. Manuel lui tendait déjà le coussin, l’abreuvant de conseils qu’il entendit et s’employa à appliquer. Parler sans crainte. Très bien. De n’importe quoi ! Un détail sur ses habitudes, sur ses réactions… un manquement ? Un qui lui fait du mal au quotidien… « Je déteste quand elle me saute à la gorge avec des certitudes sans me laisser le temps de m’expliquer, tout simplement parce qu’elle n’a pas confiance en moi. » lança-t-il de son débit anormalement lent et le cœur terriblement lourd. « Oui, je crois que c’est ce qui m’énerve le plus, c’est qu’elle n’ait pas confiance en moi. » Il leva les yeux vers Mani et sa sœur afin d’être rassuré par rapport à cette révélation. Il n’attendait pas qu’il lui démontre le contraire, mais qu’ils lui confirment que ce n’était ni trop gros ni pas assez. Il vit la Cinzia arquer un sourcil et il se justifia. « C’est vrai ! Je n’ai pas fait venir Lizzie, mais au lieu de discuter avec moi comme un adulte, elle m’a accusé d’avoir tout organisé. Je ne comprends même pas comment ça a pu lui traverser l’esprit. » Il aurait juré voir sa jumelle rouler des yeux et il se referma comme une huître. Il était déjà prêt à se lever, mais il tapota de l’index l’épaule de son épouse pour lui remettre le coussin de paroles et le regard qu’elle lui lança lui donna à penser qu’il n’était pas au bout de ses peines.

 




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La malavita
Mio caro amico, disse, qui sono nato, in questa strada ora lascio il mio cuore. Ma come fai a non capire, è una fortuna per voi che restate. Passano gli anni ma otto son lunghi, però quel ragazzo ne ha fatta di strada, ma non si scorda la sua casa.
   
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Jezabel Gambino
ADMINE REINE DU SILENCE

❖ MESSAGES : 2938


MessageLun 26 Déc - 21:45





Comunque grazie ancora grazie.
ft la familia



Cinzia avait dû sortir l’artillerie lourde pour la convaincre de participer à cette mascarade, elle n’avait pas envie d’être là et encore moins de lui adresser la parole, et surtout pas pour entendre la liste de ses défauts. Ce n’était pas comme ça qu’ils règleraient le problème et elle n’avait aucune intention de vomir tout ce qui lui brisait le cœur devant son frère qui ne trouverait rien de mieux que de se foutre de sa gueule, comme à Chicago, avec le concours de Gaby, probablement. Alors supporter les témoignages de confiance et d’amour du couple chez qui elle se trouvait, c’était trop pour elle. Elle était heureuse pour eux mais là, sur le moment, ça lui collait la nausée. Elle n’avait qu’une seule ambition depuis son mariage, que Gaby la voie et percute qu’elle existait et partageait son quotidien. Avec un peu de chance, il aurait pu passer rapidement à l’étape suivante qui consistait à lui faire savoir qu’il tenait à elle. Mais c’était trop demandé. Bien entendu ! Plutôt que de lui balancer des reproches, il aurait pu se contenter d’une déclaration, principalement alors qu’il était à deux doigts de bégayer et de ne laisser s’échapper que des sons sans le moindre sens. Mais non ! NON ! Il fallait qu’il remue le couteau dans la plaie et qu’il lui donne l’impression qu’entre eux, il n’y avait que des problèmes et que même ce qu’ils avaient de bien ne l’était pas assez pour compenser les mauvais aspects de leur relation, ça la foutait en l’air. Porter des œillères l’arrangeait bien ! Il lui tapota l’épaule alors qu’elle fulminait et elle lui arracha le coussin des mains sans un regard pour le redonner à l’initiatrice de cette mascarade. Il n’était pas question de parler, pas question de faire quoi que ce soit alors qu’il était le seul à devoir les sortir de cette merde dans laquelle il les avait mis. Encore fallait-il que ça l’intéresse ! Cinzia le lui rendit, insistant sur l’importance de viser son sac. « Je n’ai rien à dire ! » lâcha-t-elle, rares mots qu’elle avait prononcés en présence de Mani et de Gaby depuis son arrivée. On souligna l’effort que ça demandait à tout le monde et elle ne put résister au regard que sa belle-sœur lui lança, elle finit par récupérer le coussin. Elle l’encouragea de paroles réconfortantes et gentilles et la gamine malaxa le coussin, ne sachant par où commencer. « Je déteste quand il me prend pour une conne et qu’il fait comme si le problème venait de moi. Non, pardon, tous les problèmes ! Parce que si t’étais pas allé vivre chez une autre et que tu ne t’étais pas affiché avec elle alors qu’on était mariés, j’aurais peut-être confiance en toi ! Peut-être que si tu avais discuté avec moi plutôt que de me lancer des saloperies au visage, on n’en serait pas là ! Mais on ne peut pas discuter avec toi, pas quand tu penses avoir raison ! » Elle se tourna complètement vers lui, les yeux exorbités et le regard bourré de détermination. « Je n’aime pas quand tu ramènes le fils de ta pute chez nous et que tu fais comme si, une fois encore, le problème, c’était vraiment moi ! Je déteste que tu me donne l’impression que tout est plus important que moi et notre mariage ! Mais surtout ta réputation et l’image que le monde entier a de toi ! Parce que t’es là pour ça, pas vrai ?! Qu’est-ce que vont dire les gens que je me sois barrée ! Je déteste que tu ne te demandes pas pourquoi je suis partie, que pour toi ce ne soit qu’une putain de question d’intendance comme une autre ! Je te déteste pour avoir fait en sorte que je tombe amoureuse de toi pour me traiter comme ça ! » Elle s’était levée et s’était mise à lui donner des coups de coussin avant qu’on ne l’attrape pour l’éloigner. Il n’en reçut que deux ou trois, rien de bien méchant. « Pourquoi tu ne dis pas la vérité, hein ? Pourquoi tu ne dis pas à tout le monde que ce gosse et sa mère, tu les aimes plus que tu ne m’aimeras jamais et que c’est pour ça que tu ne me forceras pas à rentrer, ça t’arrange bien ! »

 




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Gabriele Gambino
ADMIN MI JALOUX MI POU

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❖ AVATAR : Mariano Di Vaio



MessageMar 24 Jan - 16:51





Comunque grazie ancora grazie.
ft la familia



Ce huis-clos, il était absolument tout ce qu’il y avait de plus détestable dans le cinéma du genre. Chacun redoutait son tour de paroles et mesuraient ses mots pour ne pas déclencher un cataclysme. L’ambiance était tendue pour tous les couples présents, à une échelle différentes, certes, mais jusque là, qu’il s’agisse de Cinzia, Mani ou Gabriele, ils marchaient tous sur des oeufs. Seule Jezabel ne s’était pas encore prononcée. Elle le refusait obstinément et le Sicilien se serait volontiers contenté de son silence. Il en maudit Cinzia d’avoir lourdement insisté pour qu’elle vide son sac. Il débordait de biles et d’accusations que la victime jugeait infondée. Il n’était pas là pour mettre un terme à leur histoire. Il ne l’obligea pas à rentrer pour ne pas la brusquer, pour lui prouver qu’il respectait sa colère, pas pour signifier un quelconque désintérêt. De la même manière, il ne cherchait pas non plus à sauvegarder les apparences, il souhaitait simplement sauver son couple. Sa réputation, il n’en avait que faire. Elle était déjà ruinée. Ettore était de ces hommes clairvoyant et éclairé. Il était toujours bien informé. Gaby ne serait dès lors nullement surpris de recevoir un coup de fil de son père. Non ! Il ne serait pas étonné de l’entendre beugler à l’autre bout du fil après qu’un vent mauvais lui ait soufflé à l’oreille que son épouse avait plié bagages, qu’elle avait quitté le domicile familiale et qu’elle s’était réfugiée chez son frère. La seule raison qui justifiait sa présence chez les Herrera, c’était la place gagnée par son épouse dans son cœur blessé. Aussi écarquilla-t-il de grands yeux ronds comme des soucoupes quand elle affirma que Lizzie comptait plus qu’elle. « Jez…je… » tenta-t-il vainement. Elle n’essayait pas de discuter. Elle ne voulait rien entendre. Même Cinzia fit chou blanc lorsqu’elle proposa de traiter d’un seul problème à la fois. La Salvadorienne haussait le ton, le dévisageait et, dans son regard, il lisait ô combien elle le détestait. Existait-il une solution pour sauver  son couple ? Restait-il d’ailleurs quelque chose à sauver ? Il en doutait à présent. Il hocha de la tête à plusieurs reprises. Il fit un geste dans sa direction pour saisir ses mains, l’obliger à se taire et à l’écouter enfin, mais elle esquissa un brusque mouvement de recul. Elle le rejetait avec détermination.

Impuissant, il chercha de l’aide auprès de Manuel et sa jumelle, mais ils paraissaient aussi choqués qu’il ne l’était lui-même. Alors, il tenta le tout pour le tout, criant plus fort qu’elle : « Je te trouve gonflée de me reprocher ce que tu as cautionné. Si tu n’étais pas prête à pardonner, pourquoi tu es venue me rechercher ? Pour ton égo ? Pour quoi ? Hein ? Quand on pardonne, Jez, on le fait bien. On ressort par le paquet à la première occasion pour se donner bonne conscience au premier problème. Je suis pas parfait. J’ai pas la prétention de penser l’être… mais je sais que le quart de ce dont tu me reproches n’est que de la connerie. DE LA PURE CONNERIE. » Cinzia, s’insurgeant, héla son frère de sorte qu’il n’ajoute rien. Ce n’était pas déplacé, cette fois. Du moins, pas aux yeux de Gabriele. Elle s’employait à les aider, à éviter que la frustration n’entraîne une escalade fulgurante dans une spirale infernale. « Qu’est-ce que tu voulais ? Que je te traîne par les cheveux ? Et qu’est-ce que ça m’aurait apporté. » continua-t-il malgré l’insistant de sa cadette à l’intimer au silence. Il était déçu, frustré, blessé par ce manque flagrant de confiance, par les chefs d’inculpation prononcés par une épouse bafouée – il pouvait le reconnaître – mais profondément partiale. « Tu sais quoi ? Si c’est tout ce que tu penses de moi, si je suis le grand coupable de toute cette merde, l’unique coupable, et bien, divorçons. » La suite, c’était : vivons ensemble, mais autrement que dans le mariage. Il n’eût pas le temps de terminer sa phrase. Les cris se troquèrent pour des larmes. Tout le monde était offusqué et il se sentit jugé. « J’en ai ma claque de cette putain de situation de merde. C’est trop facile. Beaucoup trop facile. » cracha-t-il en se levant pour quitter la pièce. La conversation était close désormais. Tout avait été dit et il grimpa à l’étage, la mort dans l’âme, triste à en crever, pour rassembler ses affaires.


 




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