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" Là, tout de suite, je voulais surtout aller m'acheter un camion pelleteuse, creuser un trou dans le sol et m'ensevelir en attendant que le temps passe."
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MessageSam 26 Nov - 20:08


   



   
Frankie Leblanc
feat Béatrice Martin

   
Nom Leblanc. Prénom(s) Frankie Age 27 ans Nationalité et Origines Canadienne Métier employée du bowling Tu vis dans quel quartier? Queens Groupe LawlessMembre de gang ou pas Poule des Children of Apocalypse. Vide c***lles des Children of Apocalypse. Garage à b*tes des Children of Apocalypse. Sa dignité, elle a égaré cette dernière il y a des années de cela. Et, elle fait une certaine différence entre le statut de poule et celui de prostituée. Elle gagne jamais d'argent en écartant les cuisses face aux Children of Apocalypse ... Est-ce qu'elle y perd quelque chose dans l'histoire ? Peut-être. Peut-être pas. Qui sait ? Avatar Béatrice Martina aka Coeur de Pirate.Crédits tumblr


   
excellente actrice. si la vie lui a appris quelque chose, c'est jouer. jouer de son charme. se jouer des autres. jouer des mots. jouer du destin. bref, elle a environ mille et une facettes et sait exactement quand utiliser l'une ou l'autre. à se prendre des coups dans la gueule, ça vous aide à vous relever - elle ne se confie jamais ou presque. par principe - elle craint la solitude comme la Peste même si elle ne sait pas faire confiance - elle considère son corps comme un rien du tout. elle ne le respecte pas et s'en fout royalement. une main sur le cul l'offusquera bien moins qu'une remarque fait sur une faute d'orthographe - ne se respecte pas vraiment mais attention à ne pas dépasser les limites. elle a le droit de se critiquer, de s'insulter mais tous ne possède pas le même droit - elle ne supporte pas qu'on critique son choix de vie mais son côté je-m'en-foutiste fait qu'elle finit souvent par abandonner et continuer son chemin - bonne vivante - brûle la vie par les deux bouts et s'en fout des conséquences - n'a peur de rien : elle a déjá connu le pire alors à quoi bon avoir peur ? - n'a rien à perdre et c'est sûrement ce qui fait qu'elle se lève chaque matin avec le sourire
tatouée - a deux fausses dents - a eu de nombreux os cassés, possède d'ailleurs une broche dans le bras et sur la clavicule - n'a plus aucun contact avec sa mère - son mari est décédé mais nul ne le sait, il est toujours porté disparu et elle est contrainte de porter son nom - n'a aucun respect pour le rapport sexuel : pour elle, c'est bestial et inhumain - n'est pas du genre à tomber amoureuse - tient bien l'alcool - fume comme un pompier - pas du tout sportive - peut être sacrément vulgaire - n'a aucun diplôme et a arrêté l'école au lycée ... son rêve secret est pourtant de reprendre l'école - n'a pas du tout la main verte - pas douée pour la cuisine - sait un peu bricoler - ne l'avoue pas mais aime regarder de la merde à la télévision -  a une collection de vinyles - a une drôle de version du féminisme - ne se voit en aucun mère : sa généalogie de ratés doit s'arrêter à elle.
   
I took this way
Tout ça en dix lignes

   
J'ai le cul posé sur les toilettes d'un bar. Oui, j'aime vivre dangereusement et ne crains pas les microbes. Je suis donc assise sur les toilettes, la culotte accompagnée d'un mini-short en jeans est baissée sur mes chevilles. Je pisse au moins 3 litres. J'ai le sentiment qu'un jeyser s'échappe de mon entre-jambe et prends mon pied comme il n'est pas permis. Putain que ca fait du bien de pisser après trois pintes. J'ai sans doute le don de tenir l'alcool mais pas le don de me retenir quand il s'agit de la commission numéro un. Un soupir de soulagement s'échappe de mes lèvres alors que je me redresse, m'essuie, tire la chasse d'eau avant de me laver les mains. Puis, je retourne dans la gueule du loup. Ils sont là, les children of the apocalypse. Ils rient de ces rires gras et tonitruants. Ils sont bruyants. Ils sont vulgaires. Ils sont exubérants et surtout ils sont les rois de la soirée. Une claque sur mes fesses et voilà le signal de départ pour mon petit rôle au sein de cette machinerie, je m'empare du coup de son verre pour lui servir une pinte derrière la tireuse à bières. Je les regarde et je me dis : qu'est-ce que je fous là ? Je me pose parfois la question, pas souvent c'est sûr mais parfois. Elle apparaît brusquement comme une remise en cause de tout ce que j'ai entrepris jusque là. Est-ce que j'ai fait une erreur monumentale en les suivant ? Est-ce que je n'aurais pas dû trouver une solution ? Oh mais j'oublie! Vous ne savez absolument pas de quoi je parle. Vous devez sans doute être en train de vous demander ce que je raconte. Et bien voilà, depuis maintenant trois ans, je suis ce que l'on appelle une poule au sein des COA. Pas de nom racolleur. Vous avez compris! Je suis leur vide couilles pour ainsi dire avec en plus de cela quelques options non négligeables : je peux ranger le bordel d'après soirées, je peux servir des bières avec le sourire, je ris aux blagues débiles et machistes, je souris aux compliments qui n'en sont pas.
C'est assez loin de l'image que je me faisais de la femme, de ma vie, de mon avenir. Mais c'est désormais celle à laquelle je suis accrochée. Les COA, c'est comme une espèce de morpions. On s'accroche fermement, comme un morpion au poil pubien.  On s'y accroche fermement au point de lui donner de l'importance. Personnellement, ils m'apportent la sécurité dont j'ai actuellement besoin. Ils m'apportent la liberté dont je rêvais. Liberté modérée, peut-être mais je ne suis pas une Simone de Beauvoir en puissance ; alors j'en suis plus que ravie.
Vous devez être en train de vous révolter. Mais je vous rassure, au fin fond de mon vagin, je n'ai rien mis de précieux. Alors, vous n'avez pas à vous faire du souci pour moi.  


   
PSEUDO Emilie - milie - piche - toi-là-bas - datura's bitchAGE 27 ans bientôt, tout bientôt FILLE OU MEC F  PRESENCE aussi souvent que possible DE QUEL PAYS TU VIENSCamembert vivant au pays des Curry WurstTu nous connais d'où ? de la base de base SCENARIO OU INVENTE invention de mon cerveau niqué

   
   



   
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MessageSam 26 Nov - 20:09


     



     
Tell us everything about you
Tout ça en 30 lignes

     

     
    La Marâtre


Je suis tombée dans l'escalier. dis-je d'une voix timide alors que l'infirmière m'observe d'un air déséspéré. Sans doute a-t-elle espéré que je lui annonce la vérité. Du genre : oui, maman m'a tabassé parce que je n'ai pas rangé le lait dans la porte du réfrégirateur, à l'endroit où elle le voulait. Ou encore, oui maman me tabasse tous les jours en me traitant de pute, m'empêchant ainsi de faire mes devoirs. Ou même, oui cette même maman qui travaille comme infirmière et qui est ta collègue, espèce de connasse! J'ai peut-être quatorze ans mais je ne suis pas complétement débile. Elle a toujours été très maladroite, et ce depuis son plus jeune âge. Une vraie catastrophe! Voilà ce qui arrive quand on ne fait pas attention Frankie et j'ai beau te le répéter, ca ne semble pas prêt de changer! A son air de mère stricte et protectrice, je lis entre les lignes. Je vois la colère. Je vois la rage. Sous ses traits maternels, je découvre la violence cachée. Une fois encore. Je déglutis et baisse les yeux sous mes chaussures de sport. Je ne préfère rien ajouter. Rien dire. Mieux ne vaut pas répondre dans de telles situations. Je l'ai appris à coups de : je te tire par les cheveux jusque la salle de bain et t'offre une réconfortante douche froide. Ma mère est folle. Pardon maman. Je souffle ses excuses avec une boule au ventre. J'aimerais tant lui cracher à la gueule d'aller se faire foutre mais au lieu de cela, je baisse les yeux et sursaute alors que l'autre infirmière pose une main sur mon épaule. Ce contact chaud me surprend et me fait peur, au début. Je comprends rapidement qu'elle ne m'agresse pas mais qu'elle souhaite me rassurer.
Bilan = bras cassé. Une nouvelle fois. Maman est folle. Folle mais pas débile, c'est ca le piège. Elle n'est pas débile et du coup, elle sait où frapper, où cogner et surtout où se rendre pour ne pas éveiller les soupcons. Maman me déteste. Pas depuis toujours. Non, je me souviens encore de son parfum à la cerise qui se répandait dans ma chambre quand elle venait me dire bonne nuit. Elle me déteste depuis que j'ai dix ans. Depuis que papa est parti avec une jeune femme plus jeune, plus belle et plus intelligente – selon lui ou selon elle. Elle me tient pour responsable. J'aurais sans doute causer la ruine de leur couple. Moi mais pas le fait que mon père n'est pas mon père … elle avait écarté les jambes une fois de trop. Et boum! Me voilà! Dur à accepter pour un homme stérile, non ?


Tu es une foutue trainée. Une pute. Rien qu'une petite pute bonne à faire le trottoir. Elle crache son venin. Je soupire, las. Elle ne me fait plus mal. Je suis habituée à ses crises de nerfs, à ses rixes et à ses colères. Regarde moi quand je te parle. Mais je sais que quand je la regarde, elle me dit de baisser les yeux. Je soupire de nouveau. Et là, je me rends compte que c'est la goutte qui fait dépasser le vase. Elle se lève, se rue vers moi comme un dragon. Elle m'attrappe les cheveux, me tire derrière elle alors que je pose mes mains sur les siennes pour l'en empêcher. Elle me traîne jusqu'à la salle de bain, lieu de toutes les humiliations. Elle me plaque la tête contre le miroir et hurle de me regarder dans la glace. Regarde-toi. Regarde à quoi tu ressembles. Une pute. Une honte. Regarde-toi! Elle me plaque fermement le visage contre la paroi froide. Une larme roule sur mes joues alors que je n'ose affronter le reflet du miroir. Une giffle. Forte. Bruyante. Ton bal de merde, tu n'iras pas. Tu restes ici. Hors de question que tu te ramènes avec un mioche dans neuf mois parce que tu auras écarté les cuisses comme une catin le jour de ton bal. Elle se tourne vers moi, toujours dans l'embrasure de la porte. Enlève moi ca tout de suite! Les yeux rougis, je refoule un sanglot. Non. Première rebellion. Première fois que je lui dis non car je veux aller au bal. Je veux être avec mes amies. Je veux danser, me sentir belle et aimée, avoir un petit ami, danser sur une chanson à la mode, boire du punch sans alcool, rire. Vivre. Première rebellion. Je m'en souviens encore.
A mon „non“, je la vois sombrer dans une rage sans nom. Mon maquillage, elle me l'ote avec une éponge pour faire la vaisselle, au point que ma peau me brûle. Ma tenue, elle la balance à la poubelle. Mes rêves, elle leur pisse dessus avec un sourire diabolique aux lèvres. Un monstre.


    Le prince charmant


Ma mère est un monstre et comme dans tout conte de fée, c'est toujours un prince qui doit venir aider la Princesse à s'échapper. Pas besoin que vous soyez psychologue pour savoir qu'un simple geste tendre aurait pu soulever mon coeur et me donner des ailes. Andrew n'est pas spécialement beau, grand ou même intelligent. Non. Il est banal. Il a cinq ans de plus que moi. J'ai dix-neuf ans, vis toujours cloitrée chez ma mère et fais le ménage dans un petit hôtel. Selon elle, je ne suis pas bonne pour l'école et surtout pas pour l'université, autant ne pas perdre mon temps. Il travaille comme peintre en bâtiment et est venu travailler à l'hôtel un mois durant. Il sourit. Il est poli. Il dépose parfois même quelques fleurs sur mon chariot sans ne laisser de mots. Les collègues disent que cet homme est ma chance. Elles me taquinent. J'ai peur. Un homme s'intéresse à moi. Si je fais un pas vers lui, je donne raison à ma mère et deviens une trainée. J'ignore ainsi les nombreux gestes et demandes d'Andrew jusqu'à ce qu'il apparaisse devant moi, un soir où je rentre à la maison. Tu sais que ce n'est pas sympa de faire autant de mal à un homme amoureux. dit-il avec les poings sur les hanches. J'ai peur. Peur de lui avoir fait de la peine. Peur de sa vengeance. Les hommes sont tous des porcs. Ma mère me le dit. Va-t-il venir chercher par lui-même ce que je ne veux pas lui donner. Je baisse les yeux sur le sol, ne bouge pas d'un pas et plonge mes mains dans les poches de mon manteau. Je souhaite me cacher dans un trou de souris. Partir. Fuir. Ne plus respirer. Tout de suite. Au lieu de cela, il sourit et s'approche de moi. Mon coeur fait un bon dans ma poitrine. J'attends le coup fatal mais au lieu de cela, il tend le bras pour me caresser doucement le visage, replacant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Je sursaute et ma peur le surprend. Il lève un sourcil. Me dis pas que je te fais peur. Il sourit. Je ne ferais jamais rien qui puisse ôter ce sourire de ton visage Frankie. Jamais. Il pose son regard sur moi et je sens son regard me transpercer de par en par. Je t'aime Frankie et je te jure, qu'un jour, toi aussi, tu m'aimeras. Il me prend la main, dépose un baiser sur le dessous de ma main avant de disparaître.
Un geste tendre et me voilà sous le choc. Je tombe amoureuse sans le vouloir. Je le vois débarquer dans mon monde sur son cheval blanc. Il m'aime. Je me dois donc de l'aimer. Il va me sauver. Je le sais. Je le sens.


Les monstres apparaissent le plus souvent sous un beau jour. La première fois. C'est le cas avec Andrew. Il m'aide à quitter ma mère. Il m'aide à rassembler mes affaires. Il m'aide à emménager le tout dans notre trois pièces. Il me fait connaître le monde de la nuit, la cigarette, l'alcool, les tatouages, les drogues douces et dures. Il me fait connaître l'extase. Il me donne confiance. Je m'épanouis jusqu'à ce jour où il me surprend en train de rire au cours d'une soirée avec un homme. Celui-ci pose la main sur mon bras, et rit à gorge déployée. Andrew, sous drogues, voit noir. Il se rue vers cet homme, le tabasse et me giffle d'une telle violence que je perds une dent sur le carrelage de la cuisine. A quatre pattes, j'essaie de reprendre mon souffle et mes esprits. Il me redresse en me tirant parles cheveux et hurle de retourner dans la voiture. Je m'exécute. Comme un chien, je viens de retrouver un maître. J'obéis et deviens sa chose. Il décide de mes journées, de mes amis, de mes habits, de mes repas, de mes tatouages, de mon physique, de ma position préférée, du moment où je dois jouir, du moment où je dois me mettre à quatre pattes. J'obéis sans mot dire. J'obéis car c'est ce que je sais mieux faire. Il prend son pied et décide soudain qu'il peut partager sa chose. Après tout, je ne dis jamais non.
Je me retrouve en petite tenue, trop petite pour mes courbes généreuses. J'ai le sentiment d'être ridicule. Je le suis. Il est avachi dans le canapé avec trois collègues. Il rit. Il donne des ordres. Je m'exécute en me disant que cela m'épargnera les coups de ceinture, les coups de poing sur les cotes. Je m'exécute jusqu'à perdre ma dignité. Les paupière closes, je m'imagine ailleurs. Je ne suis pas là. Je ne suis pas là. Je ne suis pas là. Une claque sur mes fesses me rappelle que je suis bel et bien là. Je ne suis pas là. Je ne suis pas là. Je suis à Hawai. Je bois un cocktail dans une noix de coco. Je sens le sable sous mes genoux à la place de la moquette du salon. J'entends la musique d'Hawai au lieu d'entendre leur râle de plaisir, leur insulte. Il me donne un coup de pied qui me fait m'écrouler à plat ventre. Il hurle de retourner dans la chambre. Je m'exécute. Sur cette moquette, je laisse ma dignité et mon espoir en l'humanité.


Le lendemain, je ne suis plus là. Je suis dans un bus en direction de New York. Je disparais de sa vie. Le lendemain, je prends ma vie en main. J'emmerde ce fils de pute, cette vie de merde et mon passé à chier. Je me sens forte. Invincible.


    La princesse rencontre son Pygmalion


Station essence. Le bus est arrêté pour faire le plein. Je me rends dans la station essence pour me payer un paquet de chips. Je peux manger ce que je veux. Je suis libre. Un simple paquet de chips me donne le sourire. Un simple achat me rend libre. Je souris au vendeur indien qui me souhaite „bonne route“. Je me sens forte. Invincible. Si invincible que je loupe le départ du bus. Il vient de partir, sans moi, avec le peu d'affaires que j'avais avec moi. Et là, assise sur le sol, je pleure. Pas surprise de ma médiocrité, je me rends compte que je viens de faire une erreur. Je ne suis bonne á rien. Pas toute seule. Je suis une chienne, j'ai besoin de mon maître. Je bouffe mon paquet de chips en me disant que je vais creuver ici. Un bien pour l'humanité. T'attends quelqu'un ? me demande un homme d'une soixantaine d'années. Il a une clope au bec et des tatouages sur les mains. Je ne remarque pas tout de suite sa veste en cuir, seulement quand un plus jeune lui dit d'une voix rieuse : Trop jeune pour toi Bob. Le vieux ne prête pas attention à son ami, il crache la fumée de sa cigarette par son nez et jette un coup d'oeil sur le paquet de chips éventré à côté de moi. T'as bouffé que cela aujourd'hui? Il m'impressionne. Je ne réponds pas. Tu vas où? New York. Son regard s'illumine. Nous aussi. On doit juste passer quelque part avant d'aller à New York. On peut te prendre si tu veux. me propose-t-il avant d'écraser sa clope sous sa chaussure. Je n'ai rien à perdre. Absolument rien. Il est vieux. Et je pense avoir vécu le pire. Alors de quoi ais-je peur ? Qu'il me viole ? Qu'il me tabasse ? Laisse-moi rire! Je me lève et le suis. Il me file un casque de moto et nous voilà sur la route. Je me sens de nouveau libre. Le vent nous porte. Le ronronnement des motos me donne des ailes. J'ai le sentiment de dominer l'asphalte et cela fait du bien au coeur.
Nous arrivons dans une espèce de bar à la périphérie de New York. Il me demande de le suivre, me présente à Cherry avant de disparaître avec d'autres. Cherry est rousse. Elle a une cicatrice sur le visage qui lui donne un air du Joker. Elle me sourit. Cherry. T'es qui ? Une nouvelle des New Yorkais ? me demande-t-elle puis elle secoue la tête. Ok. Pose moi ton sac ici et va derrière le comptoir. Tu sais servir une bière ? Je suis surprise et me contente de hausser les épaules. Pas très bavarde. Je te montre une fois, ensuite tu n'as plus qu'à répéter la même chose jusqu'à ce qu'ils dégueulent un peu partout ... C'est tout ? Je demande l'air innocent, et elle rit. Peut-être. Je peux pas te promettre que ta bouille d'innocente ne va pas en exciter quelques-uns. Elle me donne une tape dans le dos comme pour me donner du poil de la bête. Rapidement, je sers mes premières bières. Je me sens dans mon élément derrière le comptoir.
Bob apparaît à la fin de la soirée alors qu'un jeune homme pose la main sur ma croupe. Immédiatement le jeune homme disparait pour ne laisser que le sourire de Bob. Ca t'a plu? Assez oui. Mais c'est quoi en fait ? Il sourit. Je préfère que tu ne poses pas trop de questions. C'est quoi ton nom ? Frankie. Mieux ne vaut pas que tu poses trop de questions Frankie. J'en ai croisé des femmes qui attendent dans une station essence sans voiture, Frankie. De ton passé, nous ne voulons rien savoir. Nous ne cherchons que des personnes qui apaisent les maux, les têtes lourdes de pensées négatives, qui servent des bières fraiches et rient quand elles se rendent compte que c'est le moment de rire. Il s'allume une énième cigarette. En échange, tu es ici chez toi. Tu es chez toi sans oublier que tu demeures toujours chez nous. Son sourire se fait amusé. Je comprends la moitié des choses mais en entendant le rire de Cherry en arrière plan, je me rends compte qu'ici, les femmes ont un rôle tout particulier. Elle a l'air heureuse. Elle ne se soucie de rien hormis de l'état des futs. Tu fumes? Je fais non de la tête mais attrappe la cigarette qu'il me propose.
Avec cette cigarette, je marque mon accord. Je rentre dans son monde. Sans savoir à quoi m'attendre. Sans savoir pourquoi. J'accepte. Je lui fais confiance.


A New York, je rencontre Jeanny. Une blonde platine vulgaire comme pas possible. Bruyante. Exhubérante. Elle est directe. Elle me présente ce monde sans prendre de gants. Puis, elle rit. Elle me dit que tout va bien se passer. Elle me dit qu'ici, je peux me cacher. Je lui ai parlé de mon mari – sans savoir qu'elle le répétera deux heures après au club entier. Elle me sourit, enroule son bras autour de mon cou avant de m'embrasser à pleine bouche. Et, elle me le répète : ce n'est pas une pute. Rien à voir. Elle le fait … parce qu'elle le veut! Elle le fait parce qu'elle prend son pied.


Comment ca il t'a retrouvé ? Je suis en pleurs. Un an est passé. Je pensais pouvoir utiliser de nouveau ma carte bancaire pour retirer quelques billets. Erreur fatale. Il suivait mon compte en banque. Bob me secoue. Comment le sais-tu ? J'essuie les larmes sur mes joues et lui pointe du doigt ma salle de bain. Il s'y dirige d'un pas pressé et découvre alors le message laissé sur le miroir de ma salle de bain ; dors bien. C'est peut-être qu'une connerie d'une des filles … Frankie, je te promets que tout va bien se passer. Ok ? Ne te fais pas de soucis. Il pose ses mains sur mes épaules et me sourit. Est-ce que tu ne pourrais pas dormir ici … ? une ou deux nuits. Il soupire. Je dois me rendre à Chicago avec Max. Je peux demander à Peter de rester si tu veux... Je pose une main contre mon front et hoche la tête pour refuser. Peter est un porc. Il le sait. Tout le monde sait. Non, c'est bon, je vais me débrouiller. Je me fais des films, tu as sans doute raison. Je peux lui demander de venir et t'assurer qu'il ne te touchera pas si c'est ce que tu crains. Je lève les yeux vers lui. Je ne suis pas ton officielle Bob. Je suis une poule. Un bout de viande et avec un whisky dans le bide, il va complétement oublier ton prénom et juste voir … une poule. Une année et je comprends désormais les moindres règles. Je secoue la tête. Te fais pas de souci. Ca va aller. Tu as raison, je me fais des films. Désolée de t'avoir dérangé.Le soixantenaire sourit, pose une main sur ma hanche pour me rapprocher de lui. Il dépose un baiser sur ma joue avant de descendre sa main sur mes fesses. On se voit dans deux jours. Il me donne une petite tape sur les fesses pour me faire échapper un gloussement candide. Je ferme la porte à clefs derrière lui, entends le ronronnement du moteur de sa moto … et me sens soudain vulnérable.


Andrew m'avait trouvé. Il avait trouvé mon appartement, avait attendu que je rentre avec quelques courses pour débarquer dans mon appartement. Il est accompagné d'un pote. Ce dernier ferme la porte derrière eux alors que je laisse tomber mes courses sur le sol du salon pour me ruer vers la salle de bain. Seule porte qui se ferme à clef. J'hurle. Je courre mais il me ratrappe. L'odeur de son after shave me donne envie de vomir. Il me donne un coup de poing en plein visage. Je me tais. Ouvre la et je t'étripe Frankie. T'as compris ? Les larmes roulent sur mes joues. Qu'Qu'est-ce que tu veux ? Je lui demande en le suppliant du regard. Tout. Je lui donnerais tout pour qu'il disparaisse à tout jamais. A son sourire carnassier, je comprends. Il désire son chien. Il me veut, moi. Quand Bob frappe à la porte de mon appartement, je me suis vomie dessus. J'ai la tête dans mon vomi. Tête enfouie dans un oreiller. Il me redresse la tête par les cheveux et me secoue. C'est qui putain ? Sonnée, je ne réagis pas tout de suite. Je ne sais pas Andrew. Je ne sais pas. S'il te plaît laisse-moi. Blondie, qu'est-ce que tu fous ? Ouvre la porte. J'ai vu ta bagnole au coin de la rue, je sais que tu es là. Andrew se détache de moi, il remonte son calecon, referme son pantalon. Il passe une main dans ses cheveux et demande à son pote d'arrêter de filmer. Traine moi cette pute dans sa chambre. Je m'occupe du connard. Je titube et m'écroule sur le sol de ma chambre. De ma chambre, je n'entends que des échanges de paroles. Un rire. Un haut de coeur et voilà Bob qui débarque dans la chambre. Je vois ses chaussures. Des coups. Un bruit sourd. L'homme s'écroule à côté de moi, les yeux révulsés. Bob sort son téléphone. Viens tout de suite chez Frankie. Deux ou trois. Pas plus. Demande à Karen de venir. Karen peut se la fermer au moins. C'est la seule. Il s'approche de moi, dépose une main sur ma joue avant de s'excuser : Plus jamais je mettrais en doute ta parole Blondie. Plus jamais.

De cette journée, on ne parle plus. Cette journée n'existe plus.
Le club sait pourtant que je me sens aujourd'hui plus que jamais liée.
Le club sait que je donnerai ma vie pour chacun d'entre eux.
Je ne suis qu'une poule mais je suis leur poule.
Ce geste est le seul et unique geste fait en ma faveur. Vingt-sept ans de vie et c'est le seul geste en ma faveur qui ait été fait. Voilà quatre ans que je suis affiliée aux COA. Bientôt cinq années que mes yeux voient ce qu'ils ne devraient pas voir. Que mes oreilles entendent des confidentes secrètes après l'acte. Que mes mains expertes essaient d'apaiser des maux profonds. Bientôt cinq années que je vis ma vie. Ma vie. Mes décisions. Et le pire, c'est moi maintenant qui affirme en riant : ce n'est pas de la prostitution. Je le fais avec plaisir et le pire dans tout cela, j'en redemande!

Une vie à être l'esclave de... Aujourd'hui, bien que „poule“ au sein du gang de motards, Frankie se sent libre. Libre de mener la vie qu'elle souhaite. Libre de quitter le club. Libre de quitter tout pour refaire sa vie. Libre de faire ce qui bon lui semble. Illusion ou vérité ? Qu'importe! Depuis ses douze ans, Frankie ne s'est jamais sentie aussi forte. Invincible!


     



     
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MessageSam 26 Nov - 20:18

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MessageSam 26 Nov - 20:23



Je suis pas sous le bon compte mais l'intention y est I love you
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Gabriele Gambino
ADMIN MI JALOUX MI POU

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MessageSam 26 Nov - 20:25

Re-bienvenue alors ?
hâte de te lire !

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La malavita
Mio caro amico, disse, qui sono nato, in questa strada ora lascio il mio cuore. Ma come fai a non capire, è una fortuna per voi che restate. Passano gli anni ma otto son lunghi, però quel ragazzo ne ha fatta di strada, ma non si scorda la sua casa.
   
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Matthew Odair
MUGUET

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MessageSam 26 Nov - 20:44

Rebiiieennvveennuuueee =D

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Isaac Samuel Jacobs
ORCHIDEE

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MessageSam 26 Nov - 20:47

Re-bienvenu ! Et bon courage pour ta fiche.

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It's just me !
" La vie peut nous mettre au tapis, mais c'est à nous de choisir si l'on veut ou non se relever."
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MessageSam 26 Nov - 21:35

Re bienvenue 
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MessageSam 26 Nov - 23:08

Re bienvenue

Nos persos vont pas s'entendre hein
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MessageSam 26 Nov - 23:12

Si ça peut te rassurer Shanou Max ne l'a jamais touchée et ne la touchera jamais ^^ !!! En revanche Bax et les autres je dis pas
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MessageSam 26 Nov - 23:57

Rebienvenuuuuuuuuue ma bichette :D
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Sloan K. Redfield
OISEAU DE PARADIS

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“ We start off with high hopes, then we bottle it. We realise that we’re all going to die, without really finding out the big answers. We develop all those long-winded ideas which just interpret the reality of our lives in different ways, without really extending our body of worthwhile knowledge, about the big things, the real things. Basically, we live a short disappointing life; and then we die. We fill up our lives with shite, things like careers and relationships to delude ourselves that it isn’t all totally pointless. ”
― Irvine Welsh, Trainspotting

MessageDim 27 Nov - 15:38

Re-re-bienvenue avec ce personnage qui semble très prometteur ! :D

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I'm a puppet on a string. Tracy Island, time-traveling. Diamond could've shaped heartaches. Come to find you four in some velvet morning. Years too late. She's a silver lining lone ranger riding. Through an open space. In my mind when she's not right there beside me. I go crazy 'cause here isn't where I wanna be. And satisfaction feels like a distant memory. And I can't help myself. All I wanna hear her say is "Are you mine?" + R U MINE ?

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Florence Fleury-Arnaud
MUGUET

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❖ AVATAR : Alison Brie



MessageMar 29 Nov - 15:53

Re-Bienvenue dans le coin :)

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    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



Récompenses des Awards 2016:
 
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Matthew Odair
MUGUET

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❖ AVATAR : Jack Falahee


MessageMer 30 Nov - 13:15

Coucou !

Il te reste trois jours pour finir ta fiche !

_________________
texte texte
Down goes another one



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Mayor Bloomberg
JONQUILLE

❖ MESSAGES : 2392


MessageJeu 1 Déc - 0:00





Bienvenue à New York
Tu es désormais des nôtres!



Superbe fiche!! Pauvre Frankie

Tu es désormais validé(e) et tu peux poster et voguer à ta guise sur le forum. Voici une liste de tous les topics qui peuvent t'être utiles pour que tu commences à jouer. Avant toute chose, tu dois passer par le topic explicatif sur le système de points par là. Ce topic te permettra de comprendre à quoi te servent tes points et ce que tu peux en faire, ce que tu as à gagner en ouvrant un topic de liens, à demander des liens et à essayer de t'intégrer pour t'approprier ton avatar le plus vite possible, par exemple.

Pour essayer de trouver les liens qui te manquent et rp au plus vite, tu as des coins appropriés où il te faudra créer tes propres topics où répertorier tes liens. Pense à la remplir un minimum, c'est toujours plus facile pour trouver des liens!

Tu meurs d'envie de rp mais tu n'as toujours pas trouvé quelqu'un pour un topic, n'hésite pas à passer par pour demander si quelqu'un est disponible et motivé.

Mais comme tu viens d'arriver, n'hésite pas à aller écumer les topics de liens des autres, à passer dans le flood et la CB pour dire coucou et te lier avec les membres

Le but étant que tu te sentes comme chez toi


N'OUBLIE PAS QUE TU AS UNE SEMAINE, A PARTIR DE TA VALIDATION, POUR LANCER TON PREMIER RP


Bienvenue parmi nous, encore une fois







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" Là, tout de suite, je voulais surtout aller m'acheter un camion pelleteuse, creuser un trou dans le sol et m'ensevelir en attendant que le temps passe."
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