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Matthew Odair
MUGUET

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MessageDim 30 Oct - 13:21

Il s’étira, tenta de prendre son courage à deux. Ce n’était quand même pas trop compliqué : sortir, aller à la caserne, dire bonjour à ses anciens collègues et apporter la foutue télé qu’il voulait leur offrir pour la salle de repos. Avec tout ce qu’il avait hérité, il pouvait bien se permettre ce geste, il savait pour y être resté pendant très longtemps qu’avoir une bonne télé pendant les soirs de garde où il ne passe rien et compagnie serait une bonne chose. Ils en avaient souvent parlé, mais vu le salaire que chacun recevait, forcément ce n’était pas évident… Alors voilà, il voulait faire ça pour eux, comme pour se faire un peu pardonner de sa connerie, de ses sarcasmes, même s’il regrettait ni les uns ni les autres. Il essayait juste, disons d’être dans une sorte de face de rédemption… mais il fallait bien avouer que ce n’était pas trop son truc et que son naturel asocial revenait quand même assez rapidement au galop. Il mit sa laisse à Loukoum, son chien, histoire de le promener en même temps. Le vieux chien était obéissant et restait à trottait à côté de lui généralement. Il ne tirait pas, ne partait pas d’un coup en courant s’il voyait un chat ou un autre animal.

Après avoir réussi à vaincre les transports en communs –dont les problèmes d’ascenseurs- Matthew était enfin à côté de la caserne et il hésitait à avancer un peu plus. Quelque chose lui disait que ça allait mal se passer ou pire qu’on allait le juger, enfin autrement dit qu’il se ferait peut-être juger, qu’on le regardait avec pitié et c’était vraiment quelque chose qu’il détestait, haïssait au plus profond. Il n’avait pas besoin de leur pitié, de leur réconfort ou de leur compassion, il s’en sortait très bien tout seul ou plutôt il aimait à le croire ! Il savait qu’il était toujours déprime –qu’il prenait même des cachetons pour ça-, mais c’était normal dans sa situation non ? Il secoua doucement la tête, soupira de nouveau, avant d’enfin avancer vers son ancien lieu de travail. Il espérait que d’ici quelques mois ou un an il pourrait revenir travailler. Remarcher serait déjà une très grande victoire, mais… il ne pourrait pas vivre sans être secouriste qui était son essence même. Il n’avait pas envie de bosser dans autre chose même s’il fallait qu’il commence à réfléchir ce qu’il pourrait apprendre comme nouvelles choses, qu’il se fasse à cette idée. Roulant doucement, il était enfin arrivé aux abords de la caserne… Il manquait plusieurs camions, la caserne semblait calme même s’il pouvait entendre des voix provenant des vestiaires et d’autres de la salle de repos… il profita que le couloir soit désert pour aller jusque dans le bureau du chef. Il frappa plusieurs coups avant d’entrer. Il n’avait pas grand-chose à lui dire, mais probablement que ça lui ferait plaisir d’avoir quelques nouvelles et surtout c’était à lui qu’il voulait parler avant de commander la fameuse télé pour la salle de repos. Il voulait son aval.

Un petit quart d’heure, il repartait, sifflant doucement pour que Loukoum se relève, le chien s’était allonge à ses pieds pendant qu’ils parlaient ensemble. Ses yeux ne tardèrent pas à se diriger vers la salle de repos où quelques voix se faisaient toujours entendre. Il hésitait à y aller, il hésitait grandement, il n’avait pas grand-chose à perdre en même temps. Peut-être que cela lui ferait du bien, peut-être le contraire. Il avait finalement avancé sans trop faire attention au croisement qu’il y avait dans le couloir et forcément quelqu’un se prit son fauteuil. Loukoum grogna pensant probablement qu’on voulait attaquer Odair avant de se calmer. Matthew jeta un regard sur la personne : Haynes. Bon bah, il ne pouvait plus se casser comme un voleur maintenant, c’était certainement le destin qui voulait ça ! S’lut Haynes, comment ça va ? Il avait failli lui demander si ça roulait, mais il se doutait que Sam voudrait lui faire cette super blague alors… qu’il la fasse. Alors comment ça se passe en ce moment ? Toujours en sous-effectif ? Il était à peu près certain qu’il n’était pas remplacé, comme à chaque fois qu’il manquait quelqu’un. Il se racla la gorge un peu gêné, ne sachant pas trop quoi dire d’autre et il finit finalement par un petit Je serai bien revenu vous donnez un coup de patte, mais j’ai pas encore réussi à dresser mon chien à faire des messages cardiaque et du bouche à bouche. Et forcément sans pouvoir se mouvoir comme il le voulait il ne pouvait rien foutre.

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Sam Haynes
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MessageMar 1 Nov - 18:08

La vie continuait. La vie continuait. Il se le répétait sans cesse. La vie continuait. Peu importait les incroyables aventures - bonnes ou mauvaises - qu'il vivait depuis quelques temps. Elles n'empêchaient pas que la vie continuait. Quelques semaines plus tôt, il gravissait des montagnes pour sauver Mani d'une bande de dégénérés qui le considéraient comme fou et bon pour l'asile. Il avait menti, abusé de son pouvoir et avait enfreint plusieurs lois, dont certaines l'auraient envoyé en prison direct. Il avait accompagné Cinzia dans un règlement de compte qui ne le regardait pas, sous prétexte qu'il était loyal et qu'il ne pouvait la laisser repartir après son agression - question de principes. Et avait assisté, impuissant, à un incendie criminel qui aurait pu faire un sacré nombre de dégâts. Il y avait certes eu plus de peur que de mal, mais le fait était là : il s'était retrouvé complice d'un incendie volontaire. De quoi le faire se retourner souvent, confiance ou pas confiance en la famille Herrera. Depuis, il avait un peu pris ses distances avec son ami et sa femme - désirant prendre du recul même s'il ne cessait de bosser au Gato Negro et répondait aux messages de Mani quand il lui en envoyait. Puis, il y avait eu Mia. Mia lui annonçant qu'elle avait été enceinte de lui juste avant leur divorce - fait qu'elle avait omis de lui parler. Cette nouvelle l'avait assommé tel un coup de massue juste après les coups qu'il avait reçus de son cher frère de coeur, Madmax. On peut dire qu'il avait vécu pas mal d'aventures et de déboires ces derniers temps, comme si la vie et le destin s'acharnaient sur lui. Avait-il commis des erreurs dont il devait être puni ? Sans doute, car c'était plutôt dur à encaisser parfois. Il avait beau avoir une joie de vivre innée, il n'en était pas moins humain. Ces derniers temps, il avait beaucoup réfléchi au fait qu'il ne serait sans doute jamais papa, et cela l'avait un peu miné - alors apprendre qu'il aurait pu l'être avait été très difficile. Il n'avait d'ailleurs pas reparlé à Mia depuis. Il n'en avait pas parlé à Holly non plus... Holly. Holly. Habituellement, elle était celle à qui il confiait tout, absolument tout, du moche au plus beau. Du avouable au moins avouable. Mais depuis qu'ils avaient passé le cap et couché ensemble, ils ne s'étaient pas reparlés. Cela faisait presque une semaine - autant dire un monde. Ils ne passaient jamais autant de temps sans se parler, aussi beaucoup l'avaient questionné quant à cette distance soudaine. Il avait réussi à inventer pas mal de mensonges, mais il espérait bien que la situation s'arrangerait bientôt - non seulement il n'avait pas envie de parler de sa vie privée avec ses collègues, mais en plus elle lui manquait.

Perdu dans ses pensées, il ne fit pas attention et bouscula quelqu'un sur le chemin de la salle de repos. Il crut d'abord s'être cogné contre un meuble, avant d'apercevoir la chaise roulante, le chien et enfin Odair - l'asocial. Tout le monde le surnommait ainsi et beaucoup ne le supportaient pas à cause de son sarcasme légendaire. Sam, lui, n'avait jamais déteste Matt. Mais il était plutôt difficile d'être détesté par Sam. Bon vivant et plutôt tolérant dans son genre, il riait des blagues douteuses et des piques maladroites de son collègue. " Ça roule et toi ? " lui lance-t-il après réflexion. Oui, c'était petit, oui c'était prévisible mais s'il y avait une chose dont il était certain, c'était que le jeune homme n'avait pas besoin de sa pitié ou qu'il prenne des pincettes avec lui. Il lui lança une tape amicale sur l'épaule en souriant, sans préciser que c'était une mauvaise blague - ils n'en avaient pas besoin. " Je ne pensais pas te voir aussi tôt par ici. Qu'est-ce qui t'amène ? Le boulot te manque, ou bien est-ce que c'est nous ? Cela dit en effet, on a plutôt hâte que tu reviennes bosser... rien à faire, ils ne te remplacent pas. Faut dire que t'es plutôt irremplaçable, mec. Tes bonnes vannes sarcastiques me manquent un peu je dois dire - finalement t'es le plus drôle de tous ici. " Et il était plutôt sincère. Il s'entendait généralement bien avec tous ses collègues, mais se fendre la gueule n'était pas le mot d'ordre ici. Pas quand Holly n'était pas là - et fort était de constater que ce n'était pas drôle non plus sans Odair. " Que lui as-tu appris si tu n'as pas pu lui apprendre le BABA du métier ? " demande-t-il faussement sérieux. " Ah oui, à te protéger, c'est déjà pas mal. J'ai bien cru qu'il allait me bouffer les couilles pendant un instant, " dit-il en souriant. " Et alors, tu comptes te mettre debout bientôt ou t'es trop bien dans ce fauteuil ? Non, je dis ça parce que j'ai l'impression que tu t'y sens trop à l'aise, " lui lance-t-il sans animosité, sans humour, mais bien sérieusement. Parfois, il fallait se montrer dur et sans pitié pour motiver et secouer les gens - et Odair était le genre de personne avec qui il était plutôt facile de se montrer sans pitié. Après tout, il faisait de même quand il était au top de sa forme. Et c'était principalement ce côté-là de sa personnalité qu'appréciait Sam étrangement.



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Matthew Odair
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MessageDim 6 Nov - 11:40

Allez, c’était reparti avec les blagues de « ça roule », mais il préférait ça à un trop plein d’attention et compagnie. Matthew inclina légèrement la tête sur le côté, avant d’hausser les épaules Tu n’es pas le premier à me faire, désolé Sam ! annonça-t-il pour faire comprendre à son collège qu’il aurait quand même pu trouver mieux. C’est vrai quoi, des vannes, il y en avait certainement des tas à faire, c’était lassant qu’on lui sorte toujours la même et de croire en plus qu’ils étaient les premiers à la faire. T’en as pas une autre en stock par hasard ? mais non il n’était pas exigeant ! D’ailleurs, il se dit qu’il était quand même certainement qu’il lui répondre Ouais, ouais, on va dire que ça va. Si ce n’est qu’il était à moitié en dépression, qu’il ne savait pas quoi faire de ses journées et que pouvoir marcher gambader lui manquait chaque jour un peu plus. Le moral n’était pas là, le physique pas vraiment non plus, mais il n’avait franchement pas envie d’entrer dans les détails. Il était en vie, il fallait qu’il se dépatouille de tout ça seul, comme un grand et au final c’était peut-être ça le souci, qu’il veuille se débrouiller seule sans l’aide des autres alors qu’il en avait certainement besoin. J’ai connu mieux, mais ça pourrait être pire aussi, alors ouais ça va. Lorsque Sam reprit la parole pour lui demandait ce qui l’amenait, il eut un bref sourire. Oui, mais ce n’est pas vraiment pour ça. Disons que j’ai hérité de… de quelqu’un que j’ai connu quand j’étais à l’hosto, un gros pactole, alors je me suis dit que la salle de détente, méritait une nouvelle télé, un truc qui ressemble à quelque chose, je suis venu voir le chef pour ça. Il haussa un peu les épaules avant d’avoir un léger rire sarcastique Toi, il te tarde peut-être de revenir, mais je ne suis pas certain que ce soit le cas pour le monde. Du genre Turner, quoique cet andouille était si gentil que cela aurait pu lui ressembler de vouloir qu’il revienne. Tu vois, quand je te disais que je mettais l’ambiance, bon d’accord peut être une mauvaise ambiance, mais une ambiance quand même, j’avais raison ! le pire c’est qu’il savait que Sam était sincère et cela le touchait énormément, il ne s’y était pas attendu, pour lui les autres étaient au contraire plutôt contents qu’il ne soit plus dans les parages, même si de cette manière les secouristes étaient encore plus en sous-effectifs. Mais je suis désolé, je ne pourrais pas encore revenir, à moins qu’il y ait une nouvelle méthode de soins en roulant sur les gens, et encore… il faudrait que je puisse monter sur eux avec ça et je risque plus de me casser la gueule qu’autre chose ! Il lui fit un sourire. Il gratouilla la tête de Loukoum en ricanant un peu bêtement, il faut l’avouer. Il est sage c’est déjà pas mal et oui, il me défend contre d’éventuels agresseurs, mais pour l’instant, il n’a pas pu encore montrer ses dons, encore heureux. Parce que si le toutou était tout doux avec lui, il ne savait pas trop comment il réagirait si quelqu’un l’agressait vraiment. Avec ma chance, je risquerai de finir dans un procès sans un fin. Parce que les merdes, il avait l’habitude de les accumuler.

Et la suite fut… disons assez étrange et inattendue. Il fronça légèrement les sourcils en regardant son collègue. Ce n’était pas spécialement, juste dur. Dur parce qu’il se battait pour en sortir sans avoir l’impression d’y arriver. Dur, parce qu’il n’avait plus la foi, plus le courage de tout ça et qu’il ne savait même pas pourquoi il continuait à essayer d’avancer, sans Keaton ça ne serait jamais plus pareil. Et même s’il remarchait, est-ce qu’il pourrait réintégrer les secouristes ? Ce n’était pas certain et ça l’emmerdait franchement. Il n’était pas assez bien pour tout ça et pourtant il fallait bien qu’il réplique quelque chose, pour montrer qu’il n’avait pas changé. T’inquiètes pas, je viendrai te botter ton cul dès que je le pourrais ! Il eut un faible sourire, tentant de reprendre son calme, ses esprits Mais tu sais qu’à ma place, je suis certain que tu t’y trouverais bien aussi, pour ne plus avoir à attendre aux caisses tout ça… mais bon, les trottoirs tout ça les accès c’est galère. non, il n’arrivait pas à être aussi sarcastique qu’il l’aurait voulu. Mais dès que je tiens sur mes deux cannes, on pourra se faire une partie de basket, juste histoire que je puisse t’humilier un peu en te foutant une raclée. Pathétique, nul, pourri. Vous avez des trucs intéressants à bouffer dans le coin ? autrement dit dans la caserne, histoire qu’ils puissent continuer, un peu, leur conversation.

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Sam Haynes
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MessageLun 7 Nov - 20:01


Il ne se permettait pas toujours de faire des blagues vaseuses et plus petites que lui - du moins il ne le faisait pas avec n'importe qui. La plupart des collègues avaient tendance à critiquer Matt dans son dos, à croire qu'ils ne le croyaient pas capable de supporter les railleries et les remarques - c'était le roi de la chiantise et le roi de la râlerie, aux yeux de Sam il n'y avait pas grand chose que Odair n'était pas capable d'encaisser. Il avait même été sauvagement agressé au point de finir dans un fauteuil roulant, et à le voir il était difficile de se dire qu'il avait morflé. Bon, certes, il roulait plus qu'il ne marchait et n'était pas prêt à reprendre du service, mais n'empêche... il revenait de loin et rien que pour ça, Sam le respectait. " J'avoue que les blagues douteuses, ce n'est pas mon fort - celle-ci était facile et lassante, je te le concède. Mais si j'en ai d'autres qui me viennent à l'esprit, promis je te les sors. Je ne t'ai pas revu depuis un moment, la dernière fois tu n'étais pas trop capable de les comprendre. Les blagues vaseuses, je veux dire. Du coup... ça fait plaisir de voir que tu vas mieux, mon pote. " Si c'était dit avec maladresse et gaucherie, c'était sincère. Il l'avait vu en piteux état, au point qu'il avait cru que le secouriste ne s'en remettrait jamais totalement. Il y avait encore du chemin à parcourir, mais le plus dur semblait derrière lui. " Sans déconner ? Tu as réussi à te faire un pote à l'hosto', au point qu'ils te mettent sur son testament ? Excuse-moi, je sais que je suis méga-surpris et que c'est pas super agréable à entendre ou voir, mais faut bien reconnaitre que c'est étonnant, hum ? Mais c'est cool pour toi. Attends, tu viens de dire que tu avais pensé à la salle de repos, et donc à nous ? A notre confort ? On va finir par croire que cette raclée a été bénéfique pour toi, Odair. " Il lui adressa un petit sourire satisfait, ravi de pouvoir le charrier un peu et surtout ravi de le voir en meilleure forme. S'il osait le taquiner ainsi, c'était parce que le jeune homme ne s'était jamais prié pour le faire dans le passé. Il pouvait se montrer plutôt coriace quand il le voulait, et parfois même fort désagréable, véhiculant une mauvaise ambiance au boulot. Mais Sam y voyait là un mal-être que d'autre se moquait fort bien de connaitre. " Ouais, j'imagine bien la scène... ça en ferait rire plus d'un, mais certainement pas les malheureux qu'il faut aider. " C'était plutôt hilarant d'imaginer Matt tenter de sauver des vies en se cassant la gueule du haut de son fauteuil - mais c'était drôle à imaginer, certainement pas à voir. " On va éviter de penser au pire, alors. Je pense que t'en a suffisamment bavé mon pote. Et ça vaut que ce ça vaut, mais à mes yeux c'est cher payé pour ta mauvaise humeur. Et même si la plupart des gars n'ont pas hâte de revoir ta gueule - faut dire ce qui est - je sais qu'ils le pensent aussi. " A vrai dire, il l'ignorait. Mais il préférait croire en la tolérance et la compassion humaine plutôt qu'à des bouffons incapables de pardonner.

Cela dit, on aurait pu le croire détestable et irrespectueux lorsqu'il lança Matt sur un sujet houleux. Mais Matt et Sam se connaissaient depuis un certain temps maintenant, et savaient parfaitement quelle limite ne pas dépasser et quel pas ne pas franchir. Celui de la franchise et celui de l'humour noir n'en étaient pas. " T’inquiètes pas, je viendrai te botter ton cul dès que je le pourrais, " lui balance-t-il finalement, laissant Sam partir dans un éclat de rire sincère. " J'aime t'entendre parler ainsi et si je peux te motiver dans ce sens, je suis ton homme, " dit-il en ouvrant grand les bras. " Hum, faut que je vienne faire mes courses avec toi alors. Ça serait un gagne-temps phénoménal, c'est vrai, " ajoute-t-il en souriant. " Tu sais quoi, je te prends au mot et je t'attends, Odair. Je gagne trop facilement contre les autres et ça commence à être un peu barbant. Alors fais ce qu'il faut pour te remettre sur pieds, et viens me donner un peu de fil à retordre sur un terrain, " l'encourage-t-il sincèrement. Même s'il n'aimait pas forcément perdre, il avait presque hâte de le revoir sur ses 2 pieds pour lui foutre cette raclée. Parce que Sam préférait voir les gens en bonne santé et heureux plutôt que dans la douleur et malheureux. Aussi détestables qu'ils pouvaient être. " Je t'avouerai que j'allais moi-même voir s'il y avait pas un truc à manger... d'ailleurs, c'est quoi ce truc dont tu as hérité et qui reviendrait peut-être à la salle de repos ? " lui demanda-t-il en se dirigeant vers la dite-salle. Elle était actuellement vide et ils se retrouvèrent donc seuls, à farfouiller dans l'énorme frigo - grande équipe et grands mangeurs obliges. " Des rillettes, du sauciflard, du jambon, des tomates, des yaourt, du babybel - sérieusement - des crevettes, des danettes, " il sortit un truc pour le renifler et fit la grimace, " de la gelée trop vieille pour être appelée de la gelée. Franchement, cette équipe de bras cassés qu'on fait... "

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Matthew Odair
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MessageSam 12 Nov - 11:40

Il eut un petit ricanement lorsque Sam voulu bien avouer que sa « blague » était facile, mais qu’il en chercherait d’autres –ou que d’autres lui viendraient à l’esprit- pour la prochaine fois qu’ils se verraient, ça serait certainement dans longtemps, mais quand même ! il fronça les sourcils, se demandant quand est-ce qu’il l’avait vu la dernière fois… Certainement cet été à l’hôpital lorsqu’il était sous trois tonnes de cachets qui l’anesthésiaient à moitié, il ne voyait que ça. Depuis qu’il était sorti, il avait certes des hauts et des bas mais c’était plus dû à la déprime et généralement les blagues ils les comprenaient tout à fait… à moins que Sam ne soit venu le voir un jour où il avait pris « trop » de cachets soit contre la douleur, soit pour arriver à mieux dormir ce qui aurait pu expliquer cela. Au final, il y avait quand même beaucoup plus de possibilités qu’il n’aurait pu le croire au premier abord. Bon après, il faut que tu arrives à en douter des blagues douteuses, et ce n’est pas forcément ton fort, j’espère que tu ne m’en voudras pas, si je me marre parce que ce tu viens de dire est plus « mignon » que salaud pour moi ? Il savait qu’il envoyait parfois du bois, et il s’en était tellement pris dans la tronche depuis des années et des années qu’il était plus ou moins rodé, même s’il y avait plusieurs sujets qui pouvaient le faire partir facilement, au quart de tour. Quant au fait d’aller mieux, disons surtout qu’il avait connu pire, mais il préféra ne pas faire de commentaires là-dessus. Il avait pas d’héritier, pas de famille, alors ouais, il m’a tout légué. Il avait toujours du mal à y croire et pourtant ce n’était pas une vanne ou quelque chose comme cela, il l’avait bien vérifié. Seulement l’argent, il s’en foutait, il n’en avait jamais eu beaucoup, pour ne pas dire que chaque fin de mois avaient été galères, alors ce genre de chose le dépassait totalement et ce n’était franchement pas sa première priorité. Il avait peur dépense et qu’on lui dise, finalement, que tout ça n’était pas pour lui… mais il comptait bien emménager dans une des maisons avec sa petite sœur un de ces jours… mais pour le reste il n’en avait aucune idée alors forcément améliorer le quotidien de ses collègue en achetant une télé c’était la moindre des choses qu’il pouvait faire. Les personnes extérieures auraient peut-être trouvé ça artificiel, mais lorsqu’on travaillait à la caserne et qu’on était par exemple de nuit, il fallait bien arriver à occuper le temps, et puis s’informer était toujours une bonne chose ! ouais, j’ai dit ça, tu t’es bien lavé les oreilles ces derniers temps que ça mette aussi longtemps à monter au cerveau ? Ça à quoi d’exceptionnel, ça fait quasi dix ans que je bosse ici, alors forcément que je pense à la caserne… plus qu’à vous d’ailleurs, je suis désolé de briser ton rêve. ce qui était faux, mais il ne voulait pas l’admettre, la télé était bien pour des êtres humains plus que pour la caserne en elle-même, mais non ! Il préférait sembler détacher de ses collègues, qu’ils ne croient pas qu’il les appréciait alors que ce n’était pas forcément le cas, même si leur sale tronche d’abrutis lui manquait. Je ne suis pas certain que ça me fasse rire non plus, ça serait drôle en soit… mais sur le moment je pense que ça me foutrait surtout la haine… et qu’il insulterait tous ceux qui rigoleraient… on ne change pas une équipe qui gagne, et Matthew et sa non-diplomatie en était quand même une bonne. Il grimaça un peu avant d’ajouter en haussant les épaules On verra bien ce que l’avenir nous réserve de toute manière ! La caserne avait le temps de brûler à cause de petits cons avant qu’il ne revienne par exemple… et encore faudrait-il qu’il puisse revenir, ce qui n’était toujours pas sûr. Autant les médecins semblaient confiants pour qu’il remarche, autant est-ce qu’il serait apte, à pouvoir redevenir secouriste c’était quelque chose de totalement différent ! Je suis désolé Sam, mais t’es pas mon style et je n’aime pas toujours pas les câlins tu peux refermer les bras sinon tu vas te prendre un magnifique vent. Le pire c’est que c’était vrai, déjà qu’avec son copain – du temps o il était en vie- il n’était pas spécialement tactile, alors avec un collègue, il ne fallait pas non plus rêver ! Tu oserais te servir de moi pour gagner du temps ? Ca me plait bien ! dit-il en plaisantant. Il savait que l’emploi du temps pour les secouristes était toujours compliqué et faire les courses était en vrai calvaire/perte de temps. Pourquoi tu ne les fais pas sur internet un jour de repos ? Il secoua un peu la tête et ajouta avec un sourire Je t’aurais bien proposé d’en faire une maintenant, mais là, je ne suis même pas certain de pouvoir dribbler correctement, donc ça attendra un peu ! mais dès qu’il pourrait marcher dans quelques très très long mois – qui se compterait finalement en semestriel ou voire même en une année- il viendrait lui donner cette foutue raclée ! Et du sport, ils passèrent tout normalement au sujet de la bouffe. Un télévision Sam, je l’ai dit tout à l’heure, vraiment, achète toi un truc pour te déboucher les oreilles ou une prothèse auditive, parce que la vieillesse ne te réussit visiblement pas. Allez pépé, j’irais te trouver un déambulateur à l’hosto, mais en attendant on va chercher à bouffer. il roula, tenant toujours fermement Loukoum à côté de lui. Il avait envie de lui dire que c’était un beau chien, très sage mais c’était hors de question de gagatiser devant ses collègues, sa réputation serait totalement foutue après ! Tu fais péter les rillettes et le sauciflard s’te plait… c’est un peu pour moi pour que je puisse atteindre correctement les plats et me servir. Il n’était pas franchement gêné, c’était un fait. Il n’aimait que compter sur lui, mais il savait qu’il ne pouvait pas tout gérer et là en l’occurrence, ça aurait été stupide de se faire mal ou de renverser les plats ou autres. Ce que j’espère surtout c’est que si la gelée est si vieille que ça, les toilettes fonctionnent bien pour éviter tout débordement. Merci Matthew de cette remarquer pertinente.

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Sam Haynes
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MessageMer 16 Nov - 18:13


Matt faisait partie de ces gens que peu de personnes arrivaient à accepter, à apprécier et à comprendre. Il n'était pas donné à tout le monde d'être tolérant. Il n'était pas donné à tout le monde d'accepter les gens tels qu'ils étaient - en particulier quand ils sortaient du lot et de la ligne de bonne conduite. Matt en faisait partie, principalement parce qu'il savait être désagréable, sarcastique et piquant comme personne d'autre savait l'être - et ça, c'était compliqué pour certains de l'accepter. Qu'il puisse sourire et avoir une attitude positive et sympathique envers eux pouvait donc être surprenant en soi. " A la caserne, je le conçois. A nous, un peu moins, " dit-il toujours en souriant. Il n'avait quant à lui aucun problème avec l'attitude revêche, directe et cassante de son coéquipier d'un jour. Sam faisait partie de ces gens qui acceptaient tout le monde, défauts et qualités comprises, sans chercher à comprendre le pourquoi du comment. " Mais j'ai toujours su que tu nous aimais bien au fond. Après tout, on dit bien qui aime bien, châtie bien. Personnellement, ça ne me choque pas que tu aies pensé à nous. Mais je sais que les autres vont être sur le cul, " et il imaginait déjà les tronches qu'ils tireraient tous, sans compter les messes basses et les rumeurs qui courraient dans les couloirs d'ici quelques jours. Cela le désolait quelque part pour Matt, mais cela le faisait également sourire. C'était tellement prévisible et facile que c'en était stupide. Mais on ne pouvait pas changer les gens, pas plus que Matt pouvait agir autrement. Ni lui-même. Il ne put s'empêcher de sourire - et de rire même - lorsque son acolyte refusa l'étreinte virile qu'il lui proposait, sans vraiment la lui proposer. " Tu me brises le coeur, mec. Des semaines que l'on ne s'est pas vus, et même pas tu ferais l'effort ? Cela dit, ça me rassure. C'est que le Odair qu'on connait n'a pas disparu et vit toujours en toi. J'avoue que pendant un temps, j'ai crains que tu ne sois plus jamais le même. " Et ça aurait pu être le cas. Après tout, ce n'était pas donné à tout le monde de rester soi-même après un traumatisme comme celui-ci. Mais Matt se relevait et reprenait du poil de la bête comme en l'an 40 de toute évidence - et Sam serait sans doute le seul à être content de voir ça. " Oh, les courses sur le net, s'te plait Matt... " dit-il l'air choqué et las. " Tu ne peux jamais prendre tout ce que tu veux. C'est un gagne-temps, certes, mais si c'est pour devoir y retourner pour prendre ce qui manque... non, l'idée de faire nos courses ensemble me plait bien, " dit-il en souriant, le taquinant. Jamais il ne passerait prioritaire sous prétexte qu'il était en compagnie de Matt, et à vrai dire jamais il n'en profiterait réellement. Il pouvait en plaisanter, mais jamais en profiter.

" Une télévision Sam, je l’ai dit tout à l’heure, vraiment, achète toi un truc pour te déboucher les oreilles ou une prothèse auditive, parce que la vieillesse ne te réussit visiblement pas. Allez pépé, j’irais te trouver un déambulateur à l’hosto, mais en attendant on va chercher à bouffer. " Il fronça les sourcils, tentant vainement de se rappeler à quel moment son collègue lui avait parlé de ce téléviseur. Sans doute perdu dans la lune à cet instant, surtout dans ses pensées mitigées concernant Holly, il n'avait pas fait gaffe - ou avait-il simplement oublié ? Vieux, lui ? Que nenni. " T'es sérieux ? Je t'ai pas entendu, mon pote. Me parle pas de prothèses auditives, s'te plait. Mon paternel en a et franchement, ça donne pas envie. Je préférerais profiter de cette fameuse télévision dont tu me parles - c'est sympa comme idée. Jouer aux cartes, ça va cinq minutes surtout quand tu gagnes trop facilement, " ajoute-t-il l'air fier en souriant. Il exagérait et plaisantait, mais n'empêche que c'était un fait. Il les battait tous à chaque fois, et c'était ennuyant. A vrai dire, il rigolait plus souvent avec Matt et son humour noir, limite cassant, qu'avec l'ensemble de la caserne - sans doute était-ce pour cela qu'il appréciait autant le jeune secouriste et sans doute pour cela qu'il était content de le voir aujourd'hui. " Le sauciflard et les rillettes, y a que ça de vrai - je te suis. Si tu veux tenter la gelée pour voir si les chiottes fonctionnent comme il faut, libre à toi. Moi, je tenterai pas l'expérience - la semaine dernière, je les ai trouvés dans un état monstrueux. Je te passe les détails, sinon ça va te couper l'appétit direct. Ils ont fait nettoyer et réparer évidemment, mais pas avant que j'ai été témoin de la scène du crime malheureusement. " Il avait failli dégobiller par-dessus mais heureusement pour les femmes de ménage, il avait le coeur solide. Il sortit le matériel et coupa quelques morceaux de cochon histoire de se remplir l'estomac - il n'avait pas réalisé jusqu'à maintenant qu'il crevait la dalle, n'ayant pas bouffer depuis la veille. " Et sinon, t'as pas de jolies infirmières qui viennent s'occuper de toi un peu ? " lui demande-t-il, intéressé.



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Matthew Odair
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MessageSam 19 Nov - 13:54

Matthew haussa les épaules, après tout, il s’en fichait bien de savoir si oui ou non ses collègues seraient contents d’avoir un nouveau « truc » pour égayer leur vie à la caserne. Il le faisait parce qu’il trouvait ça presque nécessaire, tout le monde le savait quand on bossait dans ce genre d’endroits, arriver à se détendre entre deux interventions était quelque chose de primordial ! Il ne s’attendait pas à des remerciements et à vrai dire il s’en fichait bien de ces derniers, alors qu’ils soient étonnés et compagnie lui passait complètement au-dessus de la tête. Il avait bien d’autres choses à penser, des choses plus intéressantes, plus primordiales … comme son avenir par exemple. Il eut une petite moue boudeuse, lorsque Sam continua d’affirma qu’il avait pensé à eux ; en tant que personne ! C’était certainement un peu débile, mais cela le gênait que son collègue le voit de cette manière ! Roh, pense ce que tu veux ! ronchonna-t-il. Il avait du mal avec tout ce qui était sentiment, surtout quand ceux-ci était à visée positive, autant dire à quelqu’un qu’il était con et qu’il ne pouvait pas se le piffrer ne lui posait aucun souci, autant l’inverse était quelque chose de beaucoup plus compliqué pour lui, et même le pauvre Kea, de son vivant, n’avait pas eu droit à beaucoup que « je t’aime et compagnie », les sentiments étaient là, le couple le savait… et, depuis qu’il était mort, c’était encore pire. Il savait qu’il s’était encore plus renfermé, mais il n’y pouvait rien, alors oui, même si la réaction de son collègue était des plus banales, lui avait beaucoup de mal avec, à accepter ce genre de compliments. Alors imaginez lorsque Sam lui proposa une étreinte. Ouais, non merci. Ce n’était pas pour lui, même s’il tenta, de tourner ça plutôt en dérision ou chose assez comique. Ouais, mais il faut mieux que je te brise le cœur que les couilles non ? Tu sais à quoi t’attendre si par hasard, il te vient l’idée stupide d’essayer de me faire un câlins. Bon d’accord, actuellement le coup de genou ne serait plus possible mais… au moins il l’avait en quelque sorte menacé. Menace qu’il ne mettrait certainement jamais à exécution avec son camarade. Quant au fait d’être toujours le même, il n’était pas certain que cela soit réellement le cas, à vrai dire non, avec tout ce qui lui était arrivé cette année ce n’était plus le cas, mais il était content de pouvoir toujours créer cette illusion. Il ne voulait pas réellement changer, il ne voulait pas devenir quelqu’un de « faible », chouineur et compagnie, tout ce qu’il détestait et pourtant il avait l’impression qu’avec sa pseudo déprime il devenait comme ça. Tu dois bien être un des seuls à dire ça, les autres auraient bien voulu que cela me fasse changer ! Le pire c’était que c’était vrai, beaucoup pensaient que maintenant, il se montrerait plus doux, plus gentil, plus agréable, voire même que « cela lui aurait servi de leçon ». Alors oui, il essayait quand même de mettre de l’eau dans son vin avec ses amis, de se racheter auprès d’eux, mais seulement auprès d’eux… et là ils en étaient passés aux courses sur le net, le garçon haussa les épaules à la réflexion de Sam, il savait qu’il n’avait pas tort mais bon, c’était un vrai gain de temps. Tu sais que quand je me payais des semaines de malade, c’est ce que faisait Keaton, c’est vrai qu’on a marché plus équilibré mais… c’était quand même correct ! Il eut un pâle sourire à l’évocation de son feu petit-ami… et tenta de se reprendre rapidement en ajoutant Sinon, tu trouves quelqu’un qui te fait ça, tu le paye un peu et voilà, j’suis certain que ça peut marcher ! Pour arrondir ses fins de mois, il était à peu près certain que certaines personnes devaient faire ça… alors c’était une proposition comme une autre, mais il se doutait que Sam était comme lui et devoir dépendre de quelqu’un d’autre ne l’emballerait pas !

Oui, oui je suis sérieux… enfin si maintenant je commence déjà à yoyoter, et à devenir cinglé ça va pas faire mon affaire. il eut un petit ricanement. De toute façon avant de mettre des prothèses, te les laver devraient suffire. ajouta-t-il avec un pseudo sourire. Et je me doutais que c’était une bonne idée d’avoir une vraie télé qui marche pour détendre tout le monde ! Je vous conseille juste de faire attention aux programmes de nuit quand vous serez de garde. Si le Chef’ rentre alors que c’est une émission pour adulte, j’suis pas certain qu’il kiffe… Et je suis certain que tu triches aux cartes c’est pas possible d’avoir autant le cul bordé de nouilles. Quelle façon distinguée de parler, n’est-ce pas ? Je préfère, faire attention à ce qui passe dans mon bide, et puis, les transferts sur les chiottes c’est sérieusement galère. Sous-entendu, ça serait un massacre… mais il n’osa pas dire qu’entre ses cachetons contre le VIH et ceux de la déprime, il avait déjà l’estomac et compagnie bien déréglé, lui avait toujours eu une tendance à faire « facilement » des ulcères de stress. Il attendit bien sagement que Sam le serve avant d’hausser un sourcil lorsqu’il lui parla d’infirmière. Je vais voir un kiné à l’hosto mais en ros c’est tout… tu voudrais qu’elles me fassent quoi les infirmières exactement ? Des soins, abrutis, mais il se disait que peut-être il y avait là un sous-entendu énorme. En tout cas Sam savait qu’il n’avait aucun attirance pour les filles. Est-ce que tu es intéressé par les infirmières, je te rappelle que mon frangin bosse à l’hosto… et en connait pas mal, et que donc, j’en connais quelqu’unes surtout après mon passage prolongé à l’hôpital. Tu chercherais quoi exactement ? Oui, il serait capable de donner le numéro de téléphone à une infirmière pour Sam, mais ça serait certainement tout, en attendant il avait bien du mal à comprendre ce fantasme sur les infirmières, c’était juste un foutu uniforme, il n’y avait pas quoi en faire presque une religion !

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Sam Haynes
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MessageMar 22 Nov - 15:53


Il n'aurait pas été surpris de faire face à un autre Matt Odair. Il s'y était même attendu. Bien qu'il n'ait jamais connu de situation identique - il n'avait jamais été agressé - il se doutait bien que lorsque on subissait un choc ou un traumatisme comme celui-ci, on n'en ressortait jamais sans séquelle. Bien sûr, Matt aurait des séquelles physiques - il en avait clairement à cet instant - mais si l'on pensait qu'elles étaient les pires, on se trompait généralement. Les séquelles psychiques et morales étaient les plus difficiles à affronter et à surmonter. Il devait bien reconnaitre que le jeune secouriste savait donner le change et donnait l'illusion parfaite de ne pas avoir changé. Et Sam n'avait pas vraiment envie de l'emmerder avec des questions existentielles ou des questions auxquelles il n'aurait certainement aucune envie de répondre. Il préférait jouer la carte de l'humour, carte que tout un chacun appréciait généralement. " Bien que tu ne me fasses absolument pas peur - faut avouer que tu aurais du mal à atteindre mes couilles de là ou tu es, hum ? - je ne prendrais pas le risque, " rétorque-t-il en levant les mains en l'air comme s'il se soumettait et capitulait à un dilemme affreux. " Même si je n'ai pas l'intention d'enfanter un jour, je préfère les garder intactes, ça peut encore me servir. " Et l'idée qu'il ne serait sans doute jamais père était difficile à avaler depuis quelques temps pour Sam. Il n'en parlait pas et ne s'en plaignait pas, mais il y pensait souvent. Il avait trop profité de la vie et des femmes et c'était sans doute trop tard pour lui - à trop attendre après celle qu'il voulait absolument, il était passé à côté de beaucoup de choses. Et bien qu'il ne lui fallait rien regretter, c'était encore trop sensible et trop présent actuellement pour qu'il n'y pense pas. " Qu'est-ce que tu t'en fous de ce que veulent les autres. Je te l'ai déjà répété un sacré nombre de fois dans le passé, mais je vais le répéter encore. Y a personne ici qui mérite que tu changes quoique ce soit chez toi, et si ça les dérange, tu les emmerdes. Regarde-moi, je les emmerde. Je suis comme je suis et si ça pose problème, ça n'est pas le mien. " Bon, il était certes plus apprécié et plus toléré que Matt. Mais c'était un fait et l'idée était là. Sam ne s'était jamais soucié de ceux ou celles qui ne l'appréciaient pas - que ce soit à la caserne ou dans la vie de tous les jours - tout simplement parce qu'il préférait se concentrer sur ceux et celles qui l'appréciaient tel qu'il était. Il avait été trop critiqué et abusé par son père pour laisser quiconque lui dicter sa conduite ou pour accorder de l'importance à quiconque lui voudrait du mal. Il avait donné.

" Et je me doutais que c’était une bonne idée d’avoir une vraie télé qui marche pour détendre tout le monde ! Je vous conseille juste de faire attention aux programmes de nuit quand vous serez de garde. Si le Chef’ rentre alors que c’est une émission pour adulte, j’suis pas certain qu’il kiffe… Et je suis certain que tu triches aux cartes c’est pas possible d’avoir autant le cul bordé de nouilles. " Il grimaça en souriant à l'idée que le chef les surprenne - lui ou les autres - à mater un petit porno' en pleine garde. Il lui était déjà difficile d'imaginer le chef tomber sur l'un d'entre eux en pleine action dans les vestiaires, les douches ou ailleurs dans la caserne, alors ça... " Là non plus, je ne prendrai jamais le risque de me mater un film pour adulte ici. Je suis déjà l'un des rares à ne pas m'envoyer en l'air ici justement pour éviter tout malaise... Je préfère que le chef me voit comme un emmerdeur qui gagne à chaque fois plutôt qu'un pervers qui ne sait pas la garder dans son pantalon,[/b " rigole-t-il en plaisantant. Cela dit, il pensait ce qu'il disait. " [b]Ah ouais, j'imagine... ça ne doit pas être pratique. T'as besoin d'aide à chaque fois ? Parce que tout compte fait s'il faut que je te pose sur le trône, je préfère que t'évite la gelée... " ça aurait été drôle si Matt avait pu être indépendant de tout mouvement, mais s'il fallait qu'il lui baisse le froc et l'essuie par-dessus le marché... EURK. C'était bien plus agréable de parler infirmières. " Tu me connais, je ne recherche rien en particulier. J'aime toutes les femmes. Je pensais que tu aurais droit à des passages quotidiens et je t'enviais. Mais s'il faut que tu te déplaces à chaque fois, je t'envie moins. Tu m'excuse d'être si curieux, et envoie-moi chier comme tu sais si bien le faire si c'est trop indiscret mais je me demandais... comment ça marche... j'veux dire, en-dessous de la ceinture ? Tu gères ou c'est touché aussi ? Pure curiosité, je pourrais peut-être bien compatir encore plus si c'était le cas et te laisser la part de framboisier qu'il reste de ce matin... " ajoute-t-il en souriant à son collègue. Il avait toujours été direct et franc, pourquoi changer sous prétexte qu'il avait subi un réel traumatisme et devait bosser chaque jour très dur pour remonter la pente ?




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Matthew Odair
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MessageJeu 24 Nov - 13:21

Il haussa un sourcil, et eut un petit sourire, suivi d’un bref ricanement. T’es sûr que tu ne veux pas vérifier que je puisse les choper de là où je suis… mais je ne suis pas certain que ça te plaise… au moins, tu es prévenu ! fit-il avant de lui un bref clin d’œil. Il haussa finalement les épaules, lui non plus ne comptait pas être père un jour, pauvres gosses, il préférait leur éviter ça, et de toute manière pour enfanter, il aurait fallu qu’il couche avec une femme ce qui n’était pas près d’arriver, tout comme, il ne filerait jamais d’un peu de ses gênes pour quelqu’un, sauf pour ses frères si jamais ils étaient stériles, mais là encore il leur faudrait de sérieux arguments ! Il soupira ensuite faiblement, i se fichait de ce que pouvaient bien croire les autres sur lui, ou bien dire. Il se fichait de ne pas être apprécié, et le fait que les autres le voient comme un petit con était une réputation méritée, il le savait pertinemment et mieux encore, il l’assumait pleinement. Seulement, il ne voulait pas d’une rumeur sur le fait qu’il se passe quelque chose avec Sam –ou un truc dans le genre-, il était bien trop encore accroché au fantôme de son petit ami, pour arriver répliquer quelque chose là-dessus ou pour bien le vivre. Je ne compte pas changer quoi que ce soit pour eux de toute manière, donc c’est bon, on est toujours sur la même longueur d’onde ! personne ne devrait changer pour plaire aux autres, c’est juste une attitude stupide qui montre que l’on a la personnalité d’une moule et que l’on fait trop attention à ce que l’on peut bien penser de nous. il ne comprenait pas ces gens-là, cela le dépassait effectivement complètement. Pourquoi est-ce que tant de personnes avaient besoin de la reconnaissance des autres, qu’est-ce que cela pouvait vraiment leur apporter ? Il ne comprenait pas, à vrai dire cela le dépassait même totalement. On ne pouvait pas être apprécié par tout le monde de toute façon et ce n’était pas en se soumettant ou en devenant en mouton que les choses s’arrangeraient, non les gens se serviraient surtout de vous… en tout cas c’est ce qu’il pensait le Odair.

Ils étaient finalement passés à un autre sujet à savoir la télé dans la salle de repos, et aux jeux de cartes. Si ça peut te rassurer, je ne l’ai jamais ait ici, non plus. Déjà, parce qu’il n’avait connu que Keaton et qu’il n’aimait pas quand son petit ami venait ici, et en plus – et surtout- il était très, très pudique voire même parfois un peu frigide… ce n’était donc pas du tout son genre, mais effectivement, il savait que mal de monde s’était envoyé en l’air, aussi bien dans les ambulances que dans les vestiaires. Tu sais des fois u peux zapper en pleine nuit sur une chaine qui en diffuse un et être absorbé dedans… enfin c’est ce que me dis ma petite sœur. Oulà. C’était quoi cette fusion de questions personnelles qui venait ensuite ?! Non seulement cela ne le regardait absolument pas, mais en plus, Sam savait pertinemment que le plus jeune n’aimait pas spécialement parler de lui. M’enfin bon, c’était de bonne guerre, et au final, Odair n’avait rien à cacher. Non, non, je sais faire mes transferts, mais je ne suis pas le plus rapide pour le faire et en plus je ne suis pas certain que je puisse passer par la porte avec le fauteuil…. Autrement dit, mieux valait ne pas être trop pressé ! Donc ne t’inquiètes pas, je peux, en théorie et logiquement en pratique me débrouiller seul. contrairement à il y a quelques mois, mais ça, il se garda bien de le dire. Non, non, je ne vois pas ce que ces pauvres infirmières viendraient faire chez moi en plus… Je ne suis pas malade, je ne peux juste pas marcher… donc t’inquiètes, tu n’as rien à m’envier. Si tu veux, même je te refile son fauteuil, son handicap… mais je ne suis pas sûr que tu apprécies cette « générosité » ! Il soupira doucement avant de se passer une main dans les cheveux, laissant quelques instants flotter un silence qui serait presque gênant vu la question qu’il avait posé. Même si je veux cette part de framboisier, je ne peux pas te mentir sur le sujet. Tout va bien. Tout marche bien, sauf les jambes mais là aussi c’est parait-il qu’une question de temps. il haussa les épaules, il n’était pas certain de retrouver une motricité totale, comme avant tout comme sa main qui avait été brisé en morceaux, il sentait bien qu’il tenait moins bien les choses, qu’il avait perdu de la motricité, mais son kiné avait assuré qu’au moins pour la main il la retrouverait au fil et à mesure des mois presque totalement et que pour l’instant il devait surtout se focaliser sur ses jambes. mais de toute manière ce n’est pas comme si j’avais quelqu’un dans ma vie… ou que j’avais envie d’avoir quelqu’un… alors c’est cool si ça marche, mais sincèrement je préfèrerai marcher et retrouver mon job et que ça ne fonctionne plus. Ne me regarde pas comme un merlan frit, ça te donne un air con. J’ai pas envie d’avoir quelqu’un d’autre dans ma vie que Keaton. C’est tout. Puis, le sexe au final ne l’avait jamais tant attiré que ça, alors oui s’il avait pu échanger, il l’aurait fait sans hésiter. De toute manière entre son caractère et sa séropositivité, il doutait qu’elle serve de nouveau un jour réellement.

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Sam Haynes
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MessageLun 5 Déc - 16:40


Sam déconnait beaucoup et souvent avec Odair - dans le passé parce qu'il était ainsi et qu'il préférait prendre le sarcasme et le caractère de son collègue avec humour - et à présent parce qu'il estimait qu'il n'avait pas à changer de comportement avec lui sous prétexte qu'il avait connu un moment difficile et qu'il traversait une période compliquée, remplie de doutes. Il n'ignorait pas que sa situation était hardcore - suffisait de le voir aujourd'hui - mais de sa longue expérience de secouriste, il savait qu'il n'y avait rien de pire que des personnes vous prenant en pitié et s'apitoyant sur votre sort quand vous souhaitiez à tout prix que les choses ne changent pas. Cependant, il ne fallait pas non plus poussé trop loin le bouchon, Sam en était conscient. Il connaissait Matt depuis quelques années maintenant et ils avaient été assez souvent coéquipiers pour qu'il puisse prétendre "le connaitre". Il savait donc à quel moment il devait la fermer et ne pas dépasser les limites. Plaisanter avec le jeune homme était autant un moyen pour lui de décompression que de changer les idées à son collègue. Après tout, ne subissait-il pas que des regards compatissants ? Ne subissait-il pas que des sourires gênants ? Sam ne se sentait pas capable de supporter ces traitements de faveurs, et quelque part il pensait à juste titre que pour Matt, c'était pareil. " Je suis désolé, mec. Tu sais que je ne cherches pas à te rabaisser, t'humilier ou te mettre mal à l'aise, mais que c'est bien le contraire. Je te l'ai toujours dit, et je sais que tu l'as toujours fait, " ajoute-t-il avec un sourire, " mais quand je vais trop loin faut pas hésiter à me le dire et m'envoyer chier. Je plaisante et je blague ouvertement avec toi, mais ça ne veut pas dire que je suis ravi de ce qui t'est arrivé. Je sais que tu le sais, mais... " Ça ne lui coûtait rien de le lui dire concrètement. Il compatissait à mort, et pas seulement parce que si la mécanique en-dessous de la ceinture ne fonctionnait plus Sam n'était plus grand chose, mais surtout parce qu'il réalisait qu'ils étaient tous très peu de choses sur cette planète. Une mauvaise rencontre, un mauvais timing et hop. Ce qui était arrivé à Odair aurait fort bien pu lui arriver à lui. " Je ne connais pas plus persévérant que toi, Matt. Faut pas lâcher, tu remarcheras je n'en doute pas. Ca prendra sans doute du temps, et j'imagine que ça ne sera pas qu'une partie de plaisir. Mais quand le résultat sera là, je t'attendrai pour une bonne partie de basket, " lui dit-il avec un clin d'oeil. Il ignorait totalement si le jeune homme pourrait remarcher un jour car il ne connaissait pas son cas, il ne connaissait rien de ses rendez-vous médicaux. Mais s'il était persuadé d'une chose, c'était que rien n'était irréversible - pas tant qu'il y avait de l'espoir. Il n'était bien évidemment pas stupide et savait que, dans certaines situations, rien ne pouvait être réparé, mais il faisait partie de ces gens positifs et optimistes à longueur de temps, il en avait besoin, sans cela il aurait sombré bien plus souvent qu'il ne le pense.

Comprenait-il sa vision de la vie sentimentale ? Quelque part, oui. Même s'il avait choisi une autre façon de le vivre, il comprenait que Odair n'ait aucune envie de construire et de rencontrer quelqu'un quand son coeur appartenait toujours à un autre. Sam papillonnait à droite et à gauche alors que son coeur appartenait à une seule femme depuis toujours, incapable de le lui avouer et incapable de s'investir dans une quelconque relation avec une autre femme. Idiot ? Sans nul doute. " Ce n'est certainement pas moi qui vais te juger là-dessus, " avoue-t-il en partie à son collègue. Ce dernier connaissait Holly et il n'était pas question de lui déballer sa vie, ses secrets et ses doutes aujourd'hui. Il terminait son repas quand il vit l'heure. " Bordel, j'avais pas vu le temps passé dis donc... je dois y aller, j'ai un entretien d'embauche - enfin je me comprends... je te rassure, je quitte pas la caserne mais je risque de diminuer mes heures - tu parles qu'ils en ont besoin, " ajoute-t-il compte-tenu du manque déjà d'effectifs, " mais moi j'en ai besoin. C'était cool de te voir, mec. Passe plus souvent, ça ne peut que faire du bien au moral. " Autant pour lui que pour Matt.




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Matthew Odair
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MessageMar 6 Déc - 16:18

Bien sûr, il savait que ce n’était pas du tout le genre de Sam d’avoir des traitements de faveur et compagnie, ce n’était pas contre lui qu’il parlait spécialement, mais il voyait bien qu’aujourd’hui qu’il était sur fauteuil, on ne le regardait plus comme avant, c’était u fait qu’il ne pouvait pas s’empêcher d’énoncer parce que e plus souvent, il le vivait franchement assez mal ! T’inquiètes, quand ça sera nécessaire, je te dirai de te la fermer ou te boucler, tu me connais, je n’hésiterai pas l’ombre d’une seconde ! et c’était bien vrai en plus ! ce n’était pas quelque chose qui lui ferait peur ou quelque chose dans ce genre-là. Et malgré ce que disait Sam, il ne se voyait pas spécialement comme quelqu’un de persévérant. Il essayait de s’en sortir, il voulait s’en sortir, mais de là à être persévérant il y avait quand même tout un monde, il n’était pas un de ces lâches qui abandonnait au moindre coup dur, c’était certain mais il avait également l’impression que beaucoup étaient quand même lus persévérant, plus volontaires que lui sur la question. Les choses, le passif était peut-être différent également. Se comparer à d’autres n’était pas la meilleure des choses et pourtant, parfois, il ne pouvait pas s’empêcher de le faire. Bon le tout c’est que tu ne plantes pas ta tente et que tu m’attendes sur le terrain de basket, parce que sinon tu risques de finir gelé, et je ne tiens pas à avoir ta mort sur ma conscience, mais sinon … j’ai totalement retenu ! enfin façon de parler, une fois qu’il pourrait se tenir debout, il faudrait qu’il fasse encore attention le temps que tout se remette en place… mais dès qu’il pourrait courir, il reviendrait voir Sam pour sa partie de basket !

Ils avaient finalement continué de manger tranquillement tout en parlant de… leur vie sentimentale, même si pour Matthew cela ne voulait plus trop rien dire depuis la mort de Keaton, il n’avait pas envie de connaitre quelqu’un d’autre ou de passer à autre chose. C’était fini, sans aucune chance de retour en arrière, mais c’était ainsi… Un jour, peut-être qu’il trouverait quelqu’un de bien, quelqu’un qui le supporterait, mais même de cela il en doutait. Sam se rendit soudain compte de l’heure qu’il était. Matthew fronça les sourcils, à ses paroles tu as un entretien de quoi du coup ? il haussa les épaules avant de soupirer De toute façon à force ne vouloir prendre personne d’autre, la caserne va être finir par être vidée de tous ses secouristes ! Plus ça va moins on est ! Mais j’espère pouvoir revenir bientôt gonfler les rangs. même si ça ne serait pas avant des mois et des mois. Il passa, sous la table un peu de nourriture à Loukoum, avant de faire un sourire à son collègue Bonne fin de journée et merde pour ton entretien alors ! Tu sais que tu vas te faire botter le cul par les autres si tu fais moins d’heures ? Il recommença à rouler vers la sortie, et, avant de partir, il lissa à Sam. ouais, je reviendrai peut-être avec la télé. Ou alors un jour en pleine nuit de garde pour vérifier ce que vous regardez ! tenta-t-il de plaisanter… mais il fallait bien avouer que ce n’était pas drôle. je tâcherai peut-être d’apprendre aussi à faire des blagues un jour mais pas aujourd’hui ! il lui fit un petit clin d’œil, et cette fois, il s’éloigna vraiment !


- Fin du sujet -

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