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cache ta joie ~ l. o'connor
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Sloan K. Redfield
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“ We start off with high hopes, then we bottle it. We realise that we’re all going to die, without really finding out the big answers. We develop all those long-winded ideas which just interpret the reality of our lives in different ways, without really extending our body of worthwhile knowledge, about the big things, the real things. Basically, we live a short disappointing life; and then we die. We fill up our lives with shite, things like careers and relationships to delude ourselves that it isn’t all totally pointless. ”
― Irvine Welsh, Trainspotting

MessageMer 12 Oct - 23:53





Cache ta joie ◮ Lowen


Un regard nerveux à mon portable me rappelle à quel point cette soirée est interminable. J'ai envie de crever, et il n'est que 22h37. Ma main droite va machinalement s'agiter contre ma poche de smoking. Quelques précieux grammes de coke y dorment, paisiblement. Et Dieu sait que j'ai envie de me les sniffer. Mais c'est risqué, surtout avec ma mère sur le dos. C'était son anniversaire la semaine dernière, et évidemment, j'ai complètement zappé. Alors, pour me faire pardonner, j'ai accepté de l'accompagner à une soirée de bienfaisance. Mon père a préféré la grippe, si bien qu'il est cloué au lit avec 40 de fièvre. Le veinard. Il a beau tousser comme un vieux clebs en fin de vie, il n'a pas à sourire bêtement, à serrer des mains et à s'enfoncer dans de sinistres banalités. "Oh oui, c'est vrai que l'automne est déjà bien rude." "Oh mon Dieu, vous avez entendu parler du dernier scandale de Trump ?" "Les petits fours sont succulents, mais attention à celui au chèvre, il est très salé". Bordel, achevez-moi, maintenant, tout de suite, par pitié...
Et alors que je me décompose aux côtés de ma mère, je vois un visage familier. L'envie de sourire étire mes lèvres. Peut-être que cette soirée n'est pas complètement perdue. Lowen O'Connor, cela faisait un bail que je n'avais pas vu sa tronche d'irlandais.
Mettant un vent de première catégorie à la vieille qui me parlait, je m'excuse et abandonne ma mère à ses mièvreries dignes de Mère Theresa. En chemin, j'attrape une coupe de champagne que je torche en deux-deux. L'alcool a tendance à me rendre con. Et j'en suis à ma cinquième coupe... (Faut bien survivre en milieu hostile).  

« Lowen ! Quelle agréable surprise ! » m'exclame-je, un sourire carnassier aux lèvres.

Disons qu'entre O'Connor et moi, ce n'est pas l'amour fou. Disons qu'on est ennemis d'enfance. Enfin, ennemi n'est pas le bon terme. Il ne peut pas me voir, et j'adore le rendre chèvre. Bien sûr, ce n'est plus aussi facile que lorsqu'il avait douze ans et encore la morve au nez, mais j'arrive encore à le faire disjoncter en appuyant sur les bons boutons. Pourtant, notre parcours nous avait prédestiné à une belle amitié : on se côtoie depuis notre plus tendre enfance (même école, même bahut), on a tous les deux fait des études de droit, et on aime péter dans la soie. Allez chercher pourquoi ça n'a pas collé. Mais malgré les apparences, je l'aime bien. A ma façon. Ce qu'il n'aime pas. C'est con, surtout pour lui.

« Tu cherches une rentière à bai... à séduire ?! »

Ouais, faut que j'arrête de parler comme un charretier. Ca marque mal, surtout dans la haute. A la rigueur, c'est sexy pour les moins de 30 ans. Mais vu que la moyenne d'âge frôle l'espérance de vie moyenne américaine, je vais éviter de m'attirer les foudres des mémés fortunés et autres couguars mal refoulées.
Attrapant Lowen par l'épaule, je nous éloigne du nuage capiteux pour nous amener vers un balcon. En chemin, je glisse une coupe de champagne dans les mains de Lowen, ne lui laissant pas vraiment le choix. De toute façon, ce n'est pas comme s'il l'avait.

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I'm a puppet on a string. Tracy Island, time-traveling. Diamond could've shaped heartaches. Come to find you four in some velvet morning. Years too late. She's a silver lining lone ranger riding. Through an open space. In my mind when she's not right there beside me. I go crazy 'cause here isn't where I wanna be. And satisfaction feels like a distant memory. And I can't help myself. All I wanna hear her say is "Are you mine?" + R U MINE ?

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Lowen O'Connor
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MessageDim 16 Oct - 10:01

Sa grand-mère avait absolument voulu qu’il l’accompagne à cette foutue soirée alors qu’il avait tant de dossiers à bosser. Malgré tout, il avait accepté ne sachant pas dire non à la vieille dame… mais une fois là-bas comme il s’en doutait la dynamique vieille femme après l’avoir présenté à ses amies d’un autre âge, l’avait complétement zappée, bien trop occupée à parler du bon vieux temps. Bon, ce n’était pas bien grave, il allait quand même pouvoir picoler et il y avait de délicieuses jeunes femmes qui pourraient compenser la longueur de cette soirée. Il glissa un petit mot à l’oreille de sa grand-mère et alla chercher quelques petits fours et fit rapidement le tour de la salle pour voir s’il n’y avait pas une tête connue et malheureusement, il y en avait bien une. Sloan, dont la voix était toujours aussi désagréable pour lui. Il se tourna vers son ancien « camarade ».

Je suis vraiment navré, je ne te retournerai pas le compliment.

Non ce n’était pas une agréable surprise, c’était même certainement tout le contraire, et il ne tenait pas spécialement à lui parler, même si à présent, il avait une carrure bien plus imposante que l’autre garçon et que s’il le chauffait trop, il lui enverrait certainement sans trop hésiter son poing dans la tronche –loin du public-. Le souci, c’est qu’ici la taille ne comptait pas et l’autre savait bien s’y prendre pour le rendre fou. Depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vus, il avait pas mal travaillé sur ça mais vu comme il se sentait énervé rien qu’à sa vue, il se doutait qu’il y avait encore pas mal de travail à faire ! Il n’était pas sorti de l’auberge avec cet abruti. Lowen n’avait pas eu le temps de dire autre chose que déjà Sloan avait enchainé avec sa première pique. Ahaha trop marrant !! Il se bidonnait.

Tu as toujours une façon exquises de parler mon cher Redfield. Il eut un petit sourire Je n’ai pas de rentière, comme tu le dis si bien vu ma fortune actuelle et vu ce que je gagne également, ce qui n’est pas forcément ton cas, me trompais-je ? Tu sais, la jalousie est vraiment un vilain défaut mon petit.

Avec plus de son mètre quatre-vingt-dix, il surplombait largement l’autre garçon et d’ailleurs, en espérant l’énerver il lui passa ‘tendrement ‘ une main dans les cheveux. Mais non, il ne ferait pas de commentaires sur sa taille –pour l’instant du moins-… Parce qu’il connaissait plein de gens qui n’étaient pas grands et plutôt sympathiques, ça serait les insulter eux aussi et pourtant plusieurs vannes lui passèrent instantanément à l’esprit. Un verre ! Il avait besoin d’un verre ou d’un truc à se coller dans la bouche, malheureusement, l’autre le poussa un peu plus pour aller jusqu’au balcon.

Je suis désolé, mais la déclaration dans la nuit étoilée c’est pas du tout mon truc. Et tu n’es pas franchement mon style, tu manques quand même de quelques atouts féminins. Il lui tapota à présent la joue Désolé vieux ! Mais je crois que je préfèrerai encore me taper une des … vieilles.. personne du troisième âge … c’était quand même beaucoup plus poli Qui se trouve dans la pièce à côté plutôt que tu essayes de me rouler un patin.

Il se doutait bien que ce n’était pas du tout l’intention de Sloan, mais cela lui faisait penser à des scènes de films romantiques –films qu’il détestait-, alors oui, il n’avait pas pu s’empêcher de blaguer là-dessus…

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Sloan K. Redfield
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MessageLun 24 Oct - 21:51





Cache ta joie ◮ Lowen


Plus c'est grand, plus c'est con. Un adage pas nécessairement vrai, mais qui pouvait se vérifier. Tout comme le "plus c'est petit, plus c'est teigneux, eh oui, faut bien compenser !". Encore une fois, ce n'est pas une vérité, mais ce serait accuser une fumée d'être sans feu. Les stéréotypes ne viennent pas de nulle part, et ils avaient tendance à se vérifier, hélas. Donc oui, je suis le genre de teigne qui répand ce genre du rumeur sociale selon laquelle plus c'est grand, plus c'est con. Et je compte bien passer de la théorie à la pratique avec Lowen. Ce trou du cul se permet de s'amuser de ma taille. L'argument des faibles, mais je saurai m'abaisser à ça. Aucune bassesse ne m'effraie, même si je trouve plus de plaisir à m'élever dans le cynisme qu'à sombrer dans la vulgarité. Lowen a beau jouer les raffinés, il ne tardera pas à perdre ses grands airs. D'un, j'ai une réputation qui me précède, même ici. Et si mes parents n'étaient pas des gens appréciés, jamais je n'aurai eu mon entrée à cette soirée. De deux, je suis une vraie crevure et je ferai tout pour faire disparaître ce sourire satisfait de cette bouche. Lowen croit pouvoir m'affronter. C'est drôle. Je ne parierai pas sur lui si j'étais vous. Simple conseil d'un expert en la matière. Je ne gagne jamais par la force, et c'est bien pour cela que je porte une arme. Mais je suis un héros de guerres verbales. Laissons donc à l'avocat cette petite victoire bien trop fière : il n'en tombera que de plus haut.

« La jalousie ? De ? Précise car je ne vois pas grand chose à t'envier mon grand. Ce n'est pas parce que tu t'es dressé une forteresse de muscles que ta fierté est imprenable. Et j'en sais quelque chose... »

J'y ajoute un petit rictus à baffer. S'il veut taper en dessous de la ceinture en s'amusant de ma petite taille, je jouerai des crasses que je lui ai fait subir à l'école et au collège. Je connais de nombreuses anecdotes plutôt croustillantes dont il ne tirerait aucune fierté. Mais si Lowen est au moins aussi intelligent que je l'espère, il essayera de jouter avec plus de dignité.

« Cesse de nier notre amour mon cher Lowen. Mais là où tu te trompes, c'est qu'il n'y a rien de charnel entre nous. Et je suis navré si je te prive de tes plaisirs coupables, mais j'ai envie de me fumer une clope, et je ne veux pas être seul. »

Les plaisirs coupables font clairement référence aux momies en robe et ornées de bijoux datés. Après tout, Lowen venait lui-même d'en faire la confession. Ok, je déforme un peu ses propos, mais là est la base de toute ironie.

Sentant son besoin de boire pour noyer la douleur de ma présence, j'attrape une coupe de champagne que je lui glisse dans les mains. De l'autre, je sors un paquet de clopes et saisis une cigarette entre mes lèvres. L'air frais du balcon ne tarde pas à nous accueillir, et sans forcer Lowen à me suivre, je m'avance dehors, restant cependant à portée de voix.

« Alors comme ça tu es devenu quelqu'un ? C'est bien ça. Je n'aurai pas donné cher de ta peau à l'époque, mais apparemment je me suis trompé. Dis moi à quel point. »

Toujours connaître l'ennemi.

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Lowen O'Connor
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MessageSam 29 Oct - 18:21

Il savait, ou du moins se doutait qu’à ce petit jeu, il perdrait beaucoup plus facilement, que cet abruti de Sloan maniait les mots bien mieux que lui dans certaines occasions, surtout quand il s’agissait de sarcasmes ou de rabaisser les gens. Mais aujourd’hui, Lowen n’était plus un gamin, et il avait de meilleurs armes pour se défendre… ou du moins, disons, il se débrouillait mieux que quelques années auparavant et il ne comptait pas se laissait marcher sur les pieds par ce lilliputien ridicule et à l’égo surdimensionné.  L’avocat ne put donc ‘empêcher d’avoir un petit rire sarcastique en l’entendant rependre la parole et l’envie de lui coller beigne à lui décoller la mâchoire le prit, mais il se contenta de soupirer bruyamment, déjà excédé.

La tienne non plus, d’ailleurs je te signale. Mais passons, je suppose que tu n’es pas là pour parler du bon vieux n’est-ce pas ? A moins que ta vie soit aussi pathétique et inintéressante pour que tu continues à ressasser le passé, et à jubiler pour tout ce que tu as pu faire.

Cette fois ce fut à lui d’avoir un léger sourire. S’il voulait jouer et bien ils joueraient, mais cela aurait forcément des répercussions, peut-être pas à cette soirée, mais il avait appris que la vengeance était un plat qui se mangeait froid, et étrangement, avoir un peu de soupe de Solan était quelque chose de délicieusement tentant. Cependant, il savait qu’attaquer réellement en premier n’était pas à faire, il préférait donc se contenter de tacler plus ou moins gentiment le petit bonhomme. Et il ne comptait pas rebondir sur tous les sujets évoqués, juste sur ceux qu’il jugeait les plus opportuns pour lui. Un léger rictus ne tarda pas à naitre sur son visage.

Tu ne veux pas être seul pour fumer la clope ? Oh, pauvre petit bouchon, qui a peur dans le noir. Ne t’inquiètes pas, les monstres ne vont pas venir te dévorer.

Il avait pris un ton paternaliste et moqueur à souhaitait. Les vannes de l’un et de l’autre ne volaient pas bien haut, il fallait bien l’avouer, mais pour l’instant cela lui convenait quand même parfaitement ! Le plus grand n’avait pas tardé à se retrouvait avec une coupe de champagne dans la main, tandis que l’autre continuait à blablater avec sa voix braillarde insupportable.  « Blablabla moi je suis quelqu’un ». Il eut un petit rire sarcastique.

Parce que tu crois qu’en plus que je vais te raconter ma vie ? Mais tu rêves Sloan ! Tu es comme un bousier qui fait ses petites boules de merde et qui les transporte et les façonne. Je ne rentrerai pas dans ton jeu. Parce que, personnellement que tu sois devenu quelqu’un ou pas, j’en ai rien à foutre, tu restes toujours pour moi une raclure et une sous merde qui sait juste bien utiliser les mots à ses fins personnelles. Mais tu n’es que ça, ça ne fait pas un homme, juste un con.

Voilà, au moins ça avait plus ou moins le mérite d’être clair ! Et il se doutait que Monsieur arriverait de toute manière à trouver encore une connerie à lui sortir, c’était comme une seconde peau pour Sloan et ça lui donnait juste envie de vomir.

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Sloan K. Redfield
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MessageSam 12 Nov - 18:16





Cache ta joie ◮ Lowen


« Eh bien, tu mords plus vite que le roquet de ta vieille, qu'est-ce qu'il t'arrive ? »

Haussant un sourcil curieux, j'observe Lowen à travers un nuage de fumée. Il a l'air à cran. Nerveux. Comme tiraillé entre deux flux contraires. D'un côté, il tire une certaine jouissance de notre petite joute verbale. Ca, je peux le voir à la manière dont sa bouche se déforme en un rictus fier et pédant - j'ai le même -. Mais d'un autre côté, il trouve certainement avilissant de s'adresser à moi. Après tout, je ne suis qu'un bousier, qu'un con. Peut-être bien. Mais au moins, dans ce monde de merde, je suis le Créateur bousier, et le Roi des cons. Des titres dont il ne peut pas se flatter. Car ne nous leurrons pas, nous vivons dans un monde de plus en plus étrange, et le grade compte plus que la fonction. Alors autant être Créateur et Roi que juste... juste lui. Juste un avocat qui essaye de faire son devoir d'honnête citoyen, en incarnant la justice et donnant chair à la défense des droits de chacun. Le Code pénal : un tissu de conneries prétendument morales pour que les faibles aient l'impression d'avoir une place en ce monde. L'espoir fait vivre après tout. Mais les faibles ne sont que de la pâture pour les forts. Si un trou du cul a du un jour dire "tu ne tueras point", c'est bien parce qu'il est dan notre nature de vouloir triompher de l'autre. Alors arrêtons deux secondes de nous leurrer, et faisons face à notre vraie nature.

« Non, je n'ai pas peur des monstres Lowen, car j'en suis moi-même un. »

Prétentieux, n'est-ce pas ? Mais est-ce faux pour autant ? Aux yeux de la morale, qu'elle soit chrétienne, judaïque, islamique, je suis souillé par le péché. Mon âme est corrompue. Et dans ma descente aux Enfers, j'espère entraîner des gens dans ma chute. Je suis le Mal. Alors non, le noir ne me fait pas peur, ni même les ténèbres. Mais je suis lucide, et je connais ma noirceur.

« Je suis content de savoir que ton opinion sur moi n'a pas changé avec le temps. Je suis resté fidèle à ce que je suis. Mais peut-on en dire autant de toi ? »

Ouais, je vous le concède, ce n'est pas très clair. Mais je suis curieux de savoir comment Lowen va interpréter ce flou volontaire. Car on a beau grandir, évoluer, changer, tout cela se fait en surface. Au fond, nous demeurons à jamais la même personne, la même entité vivante : l'identité, celle qui signe notre individualité, ne change jamais. Je suis donc peut-être une raclure, une sous-merde, et ce à tout jamais. Mais toi Lowen, qu'es-tu au fond ? Es-tu toujours cet enfant faible et influençable ? Ce n'est pas parce que tu t'es bâti une forteresse de muscles que tu n'as plus peur d'être envahi. C'est juste une carapace, un bouclier, une parade, une mascarade.

Laissant un silence courir après ma dernière question, je dépose un regard condescendant dans celui de l'avocat. Puis, recrachant un épais filet de fumée, je laisse un sourire égayer mon visage :

« Relax Lowen, relax. T'es bien sur la défensive... Pète un coup, je ne vais rien te faire... »

Sauf, bien évidemment, si tu m'en laisses l'opportunité.

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Lowen O'Connor
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MessageDim 13 Nov - 17:22

Il ne lui arrivait rien, il n’était juste plus un gamin depuis longtemps, et il ne supportait plus ce genre de garçon… encore moins qu’avant. Alors tant qu’il le pouvait il se défendait, et montrer les dents, et puis il fallait avouer que face à Sloan les vannes partaient facilement toutes seules !

Rien tu es si pathétique que ça en es presque inspirant, tu vois ? répliqua-t-il le même rictus aux lèvres.

Et même si au final Sloan gagnait, au moins, il aurait marqué quelques points. Par contre, il fallait bien avouer que l’avocat ne s’était pas attendu l’ombre d’un instant qu’il se traite lui-même de monstre. Bien l’égo, parfait. Il ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel, une nouvelle fois, exaspéré par ce qu’il pouvait dire, mais d’un autre côté peut-être qu’il n’avait pas si tort que ça. Lowen savait qu’il n’était pas pate à le juger, il ne le connaissait pas assez et le peu qu’il savait de lui ne lui plaisait pas. L’avocat ne put s’empêcher quand même d’avoir un petit rire sarcastique

Je vois que tes chevilles sont aussi énormes que ton égo, ça ferait presque plaisir à voir. C’est bien que tu ais une bonne estime de toi, ça fait au moins une personne sur cette Terre qui t’apprécie.

Il secoua ensuite un peu la tête, en soupirant. C’était quoi encore cette question. Bien sûr qu’il était resté fidèle à ce qu’il était, même si les épreuves de la vie, avoir grandi l’avait changé, un peu, comme chaque personne normalement constituée.

Tu devrais savoir une chose, Sloan, je ne fais pas confiance aux vipères dans ton genre. Chaque mot que tu prononces, même si ce n’est pas un mensonge, peut y cacher trop de choses. On se connait depuis longtemps, je sais comment tu fonctionnes. Ta parole ne vaut rien, bien au contraire.

Plus l’autre parlait plus il se méfiait, se demandant ce que voulait l’autre exactement. Il devait bien avoir une idée derrière la tête mais laquelle ? C’était bien ça le souci, c’est qu’il n’arrivait pas à voir où voulait en venir son ennemi. Il s’était, quelques instants, avant de finalement reprendre la parole

Et je ne vois pas non plus ce que ça peut te faire de savoir si j’ai changé ou pas. Si tu es fier d’être resté un gamin stupide, borné, têtu et étroit d’esprit, tant pis pour moi.. mais chaque personne doit évoluer, ce malheureusement tu as l’air d’avoir du mal à faire. Tacler est ton seul atout, sauf qu’aujourd’hui, ça ne marche plus vraiment sur moi. Il laissa quelques instants passer avant de reprendre le parole Alors maintenant tu vas me faire le plaisir de me dire ce que tu me veux exactement, je sais que je ne suis pas dehors avec toi pour parler du bon vieux temps, alors soit tu craches le morceau, soit je me casse sans me retourner et tu pourras essayer d’embobiner quelqu’un d’autre avec tes belles phrases à la mord moi le nœud. il eut un petit rictus. Après tout, si tu es si parfait, si excellent, tu ne devrais pas avoir de mal à devenir un nouveau gourou, n’est-ce pas ?

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MessageSam 26 Nov - 16:42





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L'agressivité de Lowen est d'une rare authenticité. Il pense peut-être qu'aboyer m'impressionne, mais, à vrai dire, cela m'amuse plus qu'autre chose. Je dis avouer que certains coups de crocs ne sont pas sans douleur. Lowen est assez juste dans son cynisme. Certes, il est excessif et complètement dépassé par le poids de ses émotions, mais il sait où et comment frapper. Cela fait longtemps que je n'ai pas eu quelqu'un de taille à affronter. L'avocat maitrise bien la rhétorique et l'argument ad hominem : il n'hésite pas une seconde à s'en prendre à ce que je suis, ou du moins, ce qu'il pense que je suis. Je ne veux pas le décevoir, donc je le laisse se complaire à m'imaginer en monstre, à la langue de vipère. Or, il ne sait comment lutter contre cette intelligence perfide que sont mes traits esprits. Il se méfie, et à bon escient. Lowen est devenu quelqu'un d'averti. Pourtant, je n'aurai pas misé grand chose sur lui alors qu'il rasait les murs au collège. Je me demande bien ce qui a permis à sa paire de couilles de se développer...

Puis, dans son laïus plutôt inspiré, O'Connor s'est trahi. Un sourire carnassier fend mes lèvres : "ça ne marche PLUS VRAIMENT sur moi". Si je m'étais attendu à celle-là. Une pure confession, que je savoure avec une satisfaction non feinte. Je le vois bien qui commence à tourner en bourrique, incapable de savoir où je veux en venir. Pourtant, la réponse est simple : nulle part, je n'ai aucun but hormis celui de le rendre fou. June me dit souvent que je suis nocif pour la santé mentale des gens, que je pourrai rendre fou la plus sain des hommes, que je corromps tout ce que je touche... Lowen veut savoir ce que je lui veux, soit. Mais je gage qu'il va être déçu de l'inutilité de cette discussion.

« Ce que je veux ? Rien, Lowen, rien. Je voulais juste, je le confesse, t'embêter un peu en m'imposant à toi ; ce qui est un vrai succès. Mais je ne manigance rien. J'imagine que tu es plus déçu que soulagé, je ne suis pas le monstre aux chevilles énormes et à la langue fourchue à tes yeux que tu veux que je sois. Certes, je ne suis pas ton ami, mais je ne suis pas venu en ennemi. Je t'ai juste vu, et je me suis dit : "tiens, une connaissance de longue date". Je te concède qu'on n'a jamais vraiment su s'apprécier, mais je ne suis pas là pour te harceler. Au premier signe de ma mère, je pars, sans me retourner. Alors relax, je ne te ferai rien... Même si tu crois que j'en ai le pouvoir... ce qui est plutôt flatteur, je te l'avoue.»

En toute honnêteté, si je ne me prends pas un coup dans la tronche avec le sourire infâme que je lui dégaine, c'est que Lowen n'a toujours pas retrouvé son amour propre. Si je suis là, à tailler le bout de gras avec lui, c'est uniquement pour le faire chier, pour lui faire perdre son temps et lui ruiner sa soirée. Si bien que je crois enfin savoir ce que je veux : qu'il me surprenne.

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MessageLun 28 Nov - 13:49

Il devait se calmer, absolument. Il ne devait pas céder à ses ressentis négatifs, mais il voulait faire comprendre au flic que ce n’était plus comme ça qu’il l’impressionnerait, qu’il avait grand, mûri depuis le collège –fort heureusement- et que maintenant il savait se défendre à bien des égards ? D’ailleurs il aurait bien eu envie de le frapper, mais ça n’aurait certainement fait qu’aggraver la situation et ce n’était absolument pas nécessaire ! Il avait dit ce qu’il avait sur le cœur, maintenant, le plus important serait de comprendre ce qui pouvait bien se passer dans la tête de Sloan, à quoi il s’attendait ou à quoi il voulait jouer avec lui. Pour O’Connor ce n’était pas clair mais l’autre devait absolument avoir une idée derrière la tête. Il attendit donc avec impatience que l’autre lui donne enfin quelques réponses  à ses questions. On peut dire qu’il franchement perplexe de la réponse qu’il obtint de l’homme. Il haussa un sourcil, ne sachant pas trop quoi répliquer. A vrai dire, il avait beaucoup de mal à le croire son « tiens une connaissance de longue date je vais juste lui parler et l’ennuyer un peu ». Est-ce qu’il était si paranoïaque que cela ? Est-ce qu’il détestait tant ce type que sn jugement lui avait totalement fait faux bond ? Visiblement, la réponse était positive. Il fallait qu’il réponde quelque chose qu’il ne le laisse surtout pas gagner, mais la vérité c’est que les mots lui manquaient totalement. Il devait se reprendre, ou lui coller un pain, mais la dernière solution était trop provocatrice et il ne voulait pas que sa grand-mère assiste à cela. A une bagarre puérile. Il inspira un bon coup pour essayer de se calmer et lui fit, à son tour un petit sourire.

Je ne m’inquiétais pas réellement, mais je me posais seulement la question, maintenant, tu m’excuseras mais si tu voulais juste papoter avec un vieil ami, moi je vais rentrer. Parler à quelqu’un dans ton genre ne m’apportera aucun plaisir. Alors, à part si tu as quelque chose d’intéressant ou d’instructif à raconter ou à m’apprendre, je crois que je vais retourner à l’intérieur, pour boire et manger et parler à des personnes qui auront des choses intéressantes à dire !

Il secoua un peu la tête et attendit quelques instants pour voir si son « camarade » allait répliquer quelque chose ou pas. Maintenant, il ne lui tardait qu’une chose se casser d’ici. Il pourrait peut-être prétexter que le bureau venait de l’appeler pour une affaire urgente, ce qui était plausible mais le gênait quand même de laisser sa grand-mère seule.

J’espère que la prochaine fois que l’on se croisera ça sera dans le cadre du travail, il y aura peut-être plus de choses intéressantes à dire.

Mais c’était très peu probable, mais  cette phrase sous-entendait qu’il espérait ne plus le croiser par hasard et que l’autre vienne lui taper la discu’ parce qu’il s’ennuyait fermement ou peu importe son intention au final.

Bonne soirée Sloan ! dit-il en conclusion avant de commencer à repartir vers l’intérieur.

Mais il ne fallait pas se leurrer, si l’autre voulait continuer à lui parler il pouvait le rattraper sans aucun souci.



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MessageLun 5 Déc - 17:43





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Quelqu'un dans mon genre ? Et quel genre suis-je ? Le genre insupportable, irritant, agaçant ? A en croire la fuite de ce très cher Lowen, il s'agit bien du genre horripilant. Et je dois bien l'avouer, je n'arrive pas à m'en vexer. Au contraire, ça m'amuse profondément. Au fond, j'aime me faire traiter de con, car sous l'agressivité à peine voilée de cette insulte s'insinue un réelle émotion de mépris ou de colère. Même si ce sont des émotions négatives, cela prouve que je ne laisse pas la personne indifférente. Et ça, ça me plait. Je veux me sentir exister, qu'importe les moyens et la forme. Pensez à moi en bien ou en mal, tant que vous pensez à moi. Autant dire que me rappeler ainsi au bon souvenir d'O'Connor est un pur plaisir. Mais celui-ci n'étant pas partagé, l'avocat décide de m'abandonner pour aller converser de choses "intéressantes" à l'intérieur.

« Bonne chance ! », lui balançais-je avec ironie. Je doute fort qu'il y ait plus intéressant que moi ce soir. Mais si discuter de la météo et du goût des petits fours nourrit selon lui une conversation instructive, qu'il aille donc retrouver ses rentières. Je continuerai mon bout de soirée sans lui.

◮ ◮ ◮


Je ne sais pas ce qui m'a le plus tapé entre le champagne et le whisky écossais servis ce soir. Toujours est-il que je suis passablement bourré, tenant encore droit par miracle... ou par habitude. Il faut dire que je ne m'émeus plus de deux-trous verres. Au mieux, ils me dérident et affutent mon sens déjà exacerbé de la connerie. Et en parlant d'être con, j'ai un sacrée envie de faire chier mon monde. L'ennui a toujours tendance à m'agiter. Je n'aime pas l'immobile, l'inanimé, la mollesse. J'ai besoin de mouvement, d'action. Et cette soirée transpirait une inertie à vous donner gerbe. Beaucoup de temps de perdu... Il y avait bien eu cette jolie rousse avec qui j'avais tenté de tromper l'ennui, mais au bout de quelques rires conquis, elle m'avoua être "prise". Moi aussi, et alors, qu'est-ce que ça change à l'équation ? Un dernier rire amusé conclut notre discussion, et elle disparut dans la foule, certainement à la recherche d'un nouveau mâle à allumer. Car, entre nous, elle n'était pas bien farouche. L'exemple typique de la nana casée depuis un peu trop longtemps qui veut se rassurer. J'aurai du insister. Avec un peu de chance, son couple battait suffisamment de l'aile pour la détourner quelques instants de son vol pépère.

Bref. Excepté les reproches de ma mère quant à mon manque de manière, je n'ai rien gagné à être là ce soir. Il est temps de rentrer. Sans saluer Madame ma Mère, je sors de la grande salle de réception, puis j'emprunte l'escalier, admirant le pilotage automatique avec lequel mes jambes descendent naturellement les marches. Une fois rendu dehors, je me rends compte que tout ce sport m'a donné envie de pisser. Un regard en arrière finit de me convaincre d'aller pisser sur le parking. Sans même vérifier la présence de potentiels témoins, je me cale entre deux voitures. Tout en défaisant ma ceinture, je me pose un dilemme : la grise ou la noire ? Allez, va pour la noire. Et tandis qu'un flot libérateur commence à nettoyer la roue de la bagnole, j'entends des voix s'élever dans mon dos. J'ai juste le temps de remballer la marchandise et de légèrement tourner la tête que Lowen est déjà quasiment sur moi. Oh... Me dites pas que c'est sa bagnole... Ce serait juste trop beau !

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MessageMar 6 Déc - 20:06

Enfin débarrassé de l’autre vermisseau, il retourna voir quelques personnes qui étaient plus ou moins du même âge que lui –mais malheureusement elles étaient d’un ennui affligeant-, alors pour se consoler, il but. Il but même pas mal, pas assez pour rouler par terre, juste assez pour garder un peu de dignité, mais trop pour arriver à marcher droit et à ne pas sortir de la merde. C’était fou quand même le nombre de conneries que l’on peut débiter à la minute lorsqu’on est totalement beurré ! Enfin, il avait réussi à emballer une jolie jeune femme, métisse, de 35 ans, visiblement journaliste, mais ce genre d’informations, une dizaine de minutes plus tard, il l’avait complètement oublié. Elle était dans un largement meilleur état que lui, et ils convinrent sans trop discuter qu’elle le ramènerait chez elle. Il alla glisser un mot à sa grand-mère, non pas pour demander la permission car il avait passé l’âge, mais juste pour ne pas qu'elle se fasse de souci en ne le voyant plus à la soirée. Et c’est donc en cette charmante compagnie qu’ils descendirent les escaliers en gloussant un peu, ce fut d’ailleurs un miracle qu’il arrive au rez-de-chaussée sans être tombé, sans s’être fait mal ! Ralala la soirée promettez d’être bonne tellement elle divinement bien gaulée la gonzesse.

Elle lui indiqua que sa voiture était par-là et bientôt ils arrivèrent vers en spectacle plutôt navrant, mais franchement drôle : Sloan qui était « coincé » entre deux voitures dont une avait la roue mouillée. Tu fais comme les chiens, tu marques ton territoire ? ne put-il s’empêcher de glousser comme une dinde. Visiblement c’était la voiture de la donzelle et elle n’avait pas l’air de trop apprécier. Allez mec sérieux, les chiottes ça existe, t’as quand même pas une vessie de femme enceinte, hein ? C’est pas discriminant envers les femmes, c’est juste que le poids du gosse appuie que la vessie, ou un truc du genre, donc elles ont tout le temps envie d’aller aux chiottes… c’est phy-sio-lo-gique. ta connerie, elle par contre est génétique O’Connor. Allez, tu vas être un gentil garçon et t’excuser, et la prochaine fois tâche de sortir ton petit oiseau dans un endroit où personne ne pourra le voir… d’ailleurs c’est bien dommage que tu te le sois pas coincé vu comme c’est déguueeulllaaasssseeee ce que tu as fais, comme une punition, voilà ! jeter la première pierre à la personne qui n’a jamais de sa vie fait pipi entre deux voitures à cause d’une envie pressante ; Et me sors pas que c’naturel ! C’est naturel…. Mais sur une voiture, gros !! Tu aurais moins pu pisser sur un poteau ! Glamour quand tu nous tiens !  Il en avait presque (presque je dis bien) oublié la pauvre femme (dont il avait par contre totalement oublié le prénom) et jubilait un peu trop que son ennemi soit dans une situation aussi gênante, sauf que son comportement était certainement au final tout aussi dérangeant que celui de Sloan. Dommage pour l’O’Connor bourré.

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Sloan K. Redfield
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MessageDim 18 Déc - 22:39





Cache ta joie ◮ Lowen


Faut croire que j'ai un putain de bon karma. Surtout lorsqu'il s'agit de rendre la vie insupportable à mes victimes privilégiées. Et ce soir, mon bouc émissaire, c'est Lowen. Seulement, juque-là, je n'avais réussi à lui pourrir sa soirée qu'une petite dizaine de minutes. C'était trop peu, surtout au vu du passé qui nous unit. Mais le Lowen d'aujourd'hui n'a plus grand chose à voir avec celui d'il y a presque vingt ans. Le gamin frêle à la pure tête de victime est devenu un homme costaud à l'assurance affichée. Pas évident de le bousculer à nouveau. Sauf que son assurance pêche par son arrogance ; et à partir du moment où il y a de l'ego engagé, je suis en mesure de tout détruire. Lowen m'a laissé cette porte ouverte, alors je m'y suis engouffré. Et même si ce ne fut pas une victoire écrasante, je me satisfaisais de l'avoir agacé et rendu parano.
Or, ce n'est pas le même homme qui s'approche de moi, la voix rendue pâteuse par l'alcool et la testostérone excitée par le cul de sa conquête du soir. Le flot de ses paroles est à l'image du flot d'alcool qui coule dans ses veines : intense, exagéré et pitoyable. J'ai beau ne pas être de première fraîcheur, j'arrive encore à le mépriser. Je ne sais pas ce qui le rend si con, mais cette fois c'est sûr, je ne vais pas me laisser pourrir de la sorte. Surtout qu'on a à présent du public. Pas seulement la donzelle que Lowen comptait baisé (oui, je parle sciemment au passé, car si elle reste avec lui après ça, c'est qu'elle est prête à tout avaler... sa fierté comme les conneries de l'autre torché) mais aussi une petite assemblée de six cul-serrés en Prada et Zadig&Voltaire. Qui a dit que la haute était au-dessus des autres ? N'était-ce pas les plus puissants qui organisaient et se délectaient des combats de gladiateurs à Rome ? Ce n'est pas parce qu'on pète dans la soie qu'on est à l’abri des instincts grégaires et primaires. Et Lowen en est, encore une fois, un bon exemple. Les apparences ne sont là que pour tromper.

Une fois ma ceinture rebouclée, je sors d'entre les voitures pour arriver à la hauteur de Lowen. Notre différence de taille m'apparait encore plus grande que toute à l'heure. Soit je me tasse avec l'alcool, soit notre coq du soir s'est bien redressé sur ses pattes afin de bomber le torse. C'est qu'il a toute une galerie à impressionner. Car j'ai beau ne rien entendre de ce qui ce dit plus loin, je suis convaincu que les paris pleuvent et ne m'annoncent pas gagnants. Il est temps de renverser la vapeur.

« La seule chose dont je peux m'excuser est de t'avoir laissé humilié cette jeune femme en te donnant en spectacle. Naturel ou pas, je gère ma vessie comme je l'entends, et je n'ai pas besoin de tes conseils "avisés". »

Vous n'imaginez même pas à quel coin je suis concentré sur ce que je dis. Je sens l'alcool engourdir mon élocution, ainsi que l'ébriété altérer la construction de mes phrases. Sortir une réplique cinglante sans se ridiculiser en échouant à son énonciation ne m'est permis que par l'entraînement que je pratique depuis des années. Après avoir bafouiller et dégueuler sur mes interlocuteurs, j'ai appris à canaliser le peu d'attention et de concentration qu'il me restait afin de tenir un discours cohérent et éloquent. Si bien qu'à l'orée du coma éthylique, je suis capable de parler comme Shakespeare. Une "compétence" qui m'a permis plus d'une fois de faire bonne figure, malgré le regard vitreux et l'haleine chargée.

« Tu es parfaitement ridicule Lowen... Et si tu pouvais arrêter de crier, c'est gênant. Tout le monde nous regarde... Te regarde... L'air affligé. Je comprends leur pitié. »

Le problème de savoir encore aligner trois mots même ivre est qu'on ne mesure que rarement l'ampleur de ce que l'on dit. Et si chacun de mes mots est savamment pesé, l'assurance dont il découle m'est pas moins éméchée. Je sais que je vais aux devants de problèmes, mais je n'arrive pas à m'en inquiéter. Au contraire, je suis curieux de voir comment notre très cher ami va répliquer.

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MessageVen 23 Déc - 14:04

Il leva les yeux au ciel agacé par la réparti de Sloan. L’humilier, en quoi il l’avait humiliée ? Il n’avait fait que dire une vérité et la jeune femme semblait plus choquée de l’attitude du flic que celle de l’avocat. Il avait juste envie de rentrer avec la jeune femme, mais il ne pouvait pas laisser passer une si belle occasion, un aussi grand manque de classe, ça ne se reproduirait certainement pas avant une décennie.  Non, vraiment il devait rester encore un peu, un tout petit peu pour bien graver cette situation, cette jouissance dans tout son être, pour avoir quelque chose à répliquer, et s’il pouvait l’humilier un peu plus –tout en restant raisonnable bien entendu- ça serait même avec grand plaisir !

Tu la gères certes, comme tu veux, mais tu n’es pas obligé d’indisposer non plus d’autres personnes avec. Si c’était une gamin qui t’avais surpris tu aurais dit quoi aux parents ? « je gère ma vessie comme je veux », ça c’est sûr c’est de l’argument. Je suis certain qu’ils apprécieraient.

Et cette comparaison n’était pas si stupide qu’elle pouvait en avoir l’air… parce que cela reflétait quand même la réalité, il se doutait juste que face à un enfant, surtout une petite fille, il n’aurait certainement pas réagi de cette manière –ou du moins, il l’espérait fortement-. Il haussa un peu les épaules avant de soupirer brièvement ; ils ne seraient jamais sur la même longueur d’onde quoi qu’il arrive.  Et c’était presque fatigant cette petite gueguerre. Malgré tout il aurait presque eut envie d’applaudir le petite discours de son « camarade » qui arrivait à bien parler et à sortir des phrases cohérentes malgré le fait qu’il semblait proche du coma éthylique. Pour un peu il lui aurait presque proposé de le raccompagner jusqu’à chez lui pour être certain qu’il n’ait pas un accident de voiture, mais lui-même était trop bourré. Certainement que sa conscience était en train de parler et de lui hurler de lui appeler un taxi. Cela montrerait que lui au moins… et bien n’était pas qu’un petit con fini et qu’il ne voulait pas qu’il lui arrive un accident, qu’il était en quelque sorte un peu attentionné.  Malheureusement très rapidement ces bonnes intentions s’envolèrent comme neige au soleil lorsque Sloan recommença à le chercher.

Je ne crois pas, c’est toi qui est trop bourré pour faire la différence, et je crois que c’est surtout toi qu’ils regardent vu ce qu’il vient de se passer et ton regard un peu vide. Tu devrais t’appeler un taxi, Sloan et rentrer dormir chez toi… ou chez quelqu’un qui veillera à ce que tu ne finisses pas dans le coma.

Finalement, il avait sorti ces bons conseils pour deux raisons, la première était pour bien se faire voir des personnes présentes et de passer pour quelqu’un de raisonnable et adorable comparé à l’autre malgré les petites vannes qu’ils pouvaient se lancer ; l’autre était qu’il ne voulait quand même pas qu’il lui arrive malheur – et ne pas avoir sa mort sur la conscience également-.

Sérieusement Sloan tu ferais mieux de rentrer, je suis certain que si on ouvre un briquet à côté de toi ton haleine te ferait prendre feu. Tu as quelqu’un pour te ramener, ou j’appelle un taxi ?

Mieux il n’allait pas lui laisser le choix et partir il pourrait retourner s’amuser avec sa donzelle… bien qu’il se doutait que c’était mort pour son plan de soir et ce petite merdeux l’avait totalement foutu en l’air ! il espérait juste que Sloan aurait la décence de lui répondre rapidement et e ne pas vouloir le rendre chèvre… parce qu’il n’était pas bien sûr de ses réactions futures si quelque chose comme cela se produisait.

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MessageDim 22 Jan - 20:48





Cache ta joie ◮ Lowen


Oh putain, Lowen en tient une bonne. Son orgueil s'est fallacieusement gonflé, l'entraînant sur le champ de l'arrogance déplacée. Ce type tient à peine debout, mais il se pense tout à fait avisé pour me donner des conseils quant à comment gérer ma vessie. Scandalisé, il me fait presque passer pour un pédophile aux tendances exhibitionnistes. Face à tant de conneries, je ne peux que lever les yeux au ciel en un râle agacé.

Et voilà qu'il continue, lancé à 200 km/h sur l'autoroute de la connerie bourrée. Ma patience s'effrite peu à peu, et ce qui était jusque-là du cynisme devient de la colère. Mon regard se durcit, signifiant très clairement à l'autre abruti que je ne m'amuse plus du tout, et qu'il est sérieusement en train de me casser les couilles.

« Lowen, ta gueule. Juste, ta gueule. » siffle-je, sensiblement irrité. Et ce n'est pas prêt de s'arranger au vu de la migraine qui cavale en direction de mon cerveau imbibé. Putain, ce con a réussi à me faire dégriser... « D'un, un gamin aurait parfaitement compris que je pissais contre une voiture et ne se serait pas avancé, sauf s'il a quelques soucis mentaux. De plus, j'ai regardé autour de moi avant de jouer les exhibis. De deux, on est bien deux à les amuser, mais ce n'est pas moi qui gueule comme un porc. Et mon regard vide répond au tien qui est carrément abyssal. Et de trois, tu t'en tapes complètement que je crève étouffé dans mon vomi. Quelque part, tu te dis que c'est une fin à la hauteur de mon existence. Donc j'appellerai un taxi moi-même. Je te remercie de ta vigilance. Mais maintenant, tu devrais penser à comment tu vas réussir à la sortir, toi, ta queue, car Madame semble quelque peu dégoutée par ce piètre spectacle. »

Un sourire mauvais et triomphant égaye mon visage. En effet, alors que je déblatérai, j'avais perçu le regard parfaitement usé et harassé de la conquête de Maître Lowen. Il a intérêt de bien bosser sa plaidoirie s'il espère encore se la taper. Car, ses coups d'œil en arrière ne mentent pas : elle veut se tirer, et le plus rapidement possible.

« Alors juste ta gueule, Lowen, si tu ne veux pas te retrouver la queue à l'air à te faire taxer d'exhibitionniste ou de pervers. Car, entre nous, les chances que tu baises avec son consentement sont devenues très faibles. »

Tout à fait satisfait de ma pûtasserie, je me mords la lèvre inférieure, exultant presque. Je retrouve peu à peu ma bonne humeur, et envisage même de rentrer à pied. L'air frais me remettra les idées en place, et peut-être que le pub à deux pas de chez moi sera encore ouvert. Je ne suis pas contre une dernière bière, pour me féliciter de cette brillante conclusion à cette étrange retrouvaille.

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MessageVen 27 Jan - 15:18

Oui, probablement qu’il devait se taire, mais c’était franchement plus fort que oui. Et, un gamin aurait compris, mais il l’aurait peut-être aperçut un peu trop tard de toute manière, pisser dans un parking alors qu’il y avait des chiottes pas loin était juste stupide, et ça, personne ne lui enlèverait de l’idée. Autant s’il avait vomit, c’était pas contrôlable, autant là, il ne fallait pas non plus se foutre de la gueule du monde ! Il soupira agacé, grogna un truc inaudible.

Je ne tiens pas spécialement à découvrir ta dépouille ou à apprendre ta mort, mais soit, tu peux toujours croire que je m’en fouts si ça peut te donner je ne sais quoi comme crédit.

Il ne souhaitait la mort de personne –ou presque-, et pour Sloan, une simple humiliation, pas forcément méchante, lui suffisait totalement ; pas besoin d’en arriver à des extrêmes comme celle présentée. Il se contenta donc d’hausser un peu les épaules en soupirant vaguement.

Fais comme tu veux, et surtout ne t’inquiètes pas pour moi !

La fin de son discours, lui soutira un vague haussement de sourcil. Il était vraiment ridicule et stupide. Il savait très bien comprendre un non, sa réplique n’avait donc aucun lieu d’être. Il eut à son tour un petit sourire en coin.
Je ne sais pas comment ça se passe pour toi, mais ça sent le vécu. Et si ça t’es arrivé, c’est qu’il y a peut-être un souci dans la discussion, vois-tu. Et de toute manière, baise, ou pas ce n’est pas une fin en soi. Ca montre bien ton image de petit pervers narcissique qui ne pense qu’à son plaisir avant celui des autres, qui ne pense qu’à ça. de toute manière, des deux c‘était Sloan qui avait fini le plus déshabillé. Il soupira de nouveau en secouant un peu de la tête. Et pour ta gouverne, je ne partirai pas avant d’être certain que ton cul soit vraiment dans en sécurité dans un taxi. Si dans deux minutes tu n'as pas décroché ton téléphone, je m'en occupe pour toi

Il était hors de question qu’ils partent tous et le laissent là, juste avec de vagues promesses d’appeler un taxi pour rentrer. Il y avait trop d’accidents stupides de la sorte. Tant pis s’il passait pour le chieur moralisateur il s’en contre-foutait, tout comme ce n’était pas si grave si la fille préférait dormir que faire autre chose. Ca ne serait, s’il se débrouillait bien, que partie remise, il ne s’en faisait pas trop…. Et puis ce n’était qu’une fille parmi d’autre. Il pouvait bien dormir seul cette nuit, cela ne le gênait au final pas plus que cela. C’était un combat de gamin entre les deux, mais ça aussi il s’en fichait. Il espérait pouvoir réussir à avoir le dernier mot. Il garderait de toute manière bien longtemps en tête cette vision du ridicule de ce brave Sloan.

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MessageDim 12 Fév - 18:56





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Je dois avouer que l'indifférence de Lowen a ma plaidoirie des plus diffamantes et cyniques me déçoit. Quelque part, j'aurai aimé qu'il me réponde sur le même ton, qu'il m'agresse à son tour, et qu'il justifie la claque dans la tronche que j'ai envie de lui décocher. Mais non, Monsieur joue les concernés consternés et ose se soucier de ma capacité à survivre à cette soirée. Ce n'est pas comme si j'étais déjà rentré chez moi dans un état autrement plus déplorable... Je suis juste gentiment tapé par l'alcool. Parler d'ébriété serait exagéré. Surtout depuis que l'autre con m'a fait dégrisé en deux-deux.
Or, avant que je ne suis répondre, cinglant et caustique, Lowen poursuit son laïus, le ton las. Oh, ne t'en fais pas Lowen, j'ai bien mieux à faire que m'inquiéter pour ta petite gueule... Pervers narcissique ? Ce n'est pas la première fois qu'on me taxe de cette épitaphe psychiatrique. Mais une chose est vraie : je me soucie de mon propre intérêt avant celui des autres. Quel mal y a t-il à ça ? Même les philosophies les plus humanistes nous demandent de nous replacer au centre de nos vies et d'être plus attentif à nos besoins. Je ne fais qu'appliquer. Je ne suis ni un martyr, ni un agneau sacrificiel. Cette vie qui m'a été donnée, je compte bien la mener là où je veux. Néanmoins, l'envie d'entrer dans un tel débat philosophique m'ennuie d'avance.
Un soupir fatigué fait office de réponse. A croire qu'on ne sera jamais sur la même longueur d'ondes. Dès que l'un dit blanc, l'autre s'empresse de répondre noir, sans vraiment savoir de quoi il en retourne vraiment. Je ne nie pas pouvoir moi-même entrer dans un tel jeu. Contredire est presqu'un enjeu vital, je le confesse.

Cependant, son souci presque maternel pour que j'appelle un taxi commence à sérieusement m'agacer. Dardant un regard noir sur l'avocat, j'inspire bruyamment, saturé de dédain. Puis, une moue moqueuse suspendue aux lèvres, je mime de la main un téléphone portable que je porte à mon oreille.

« Oui ? Allo ? Je voudrais que vous veniez chercher le boulet que je me traîne au pied... »

Décollant la main de mon oreille, j'achève mon geste par un doigt d'honneur. Oui, je suis fier de ma connerie. Mon mouvement termine dans la poche de ma veste, en quête du paquet de clope que j'ai saigné durant la soirée. Et c'est avec un soulagement sincère que je trouve une dernière cigarette. A la recherche de mon briquet, je referme mes lèvres jusque-là étirées par un rictus mauvais sur le papier filtre de la clope. En chemin, mes doigts trouvent un billet de 10$. Je le sors de ma poche et l'agite sous le nez de Lowen.

« Je boirai ma course dans le prochain bar. »

Pure provocation, digne d'un adolescent rebelle envers sa mère surprotectrice qui fait semblant de s'inquiéter pour lui. Lowen me donne le mauvais rôle ; et je l'accepte de bonne grâce, car au moins mon interprétation est sincère.
Une fois le briquet trouvé, j'allume la cigarette, prenant soin de bien recracher la fumé au visage de l'autre con.

« Bonne baise Lowen ! » m'exclame-je avant de tourner les talons, m'éloignant d'un pas confiant de la Grande Salle, en direction d'un pub qui saurait me faire retrouver l'ébriété dont l'autre tâche m'a privé. Et alors qu'un taxi passe à mon niveau, je fais mine de l'arrêter d'un main, avant d'à nouveau terminer mon geste par un majeur méprisant. « Rentre bien... » murmure-je, à l'adresse d'un Lowen qui ne pouvait plus m'entendre, toujours aussi fier de ma connerie.

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MessageVen 17 Fév - 15:24

Il aurait probablement dû se douter que la conversation avec Sloan allait vite de dégrader, notamment vu qu’il était en train de jouer la maman poule. Il devait se douter sur l’autre n’apprécierait pas mais au final il n’en avait rien à foutre. Il ne tenait pas spécialement à le laisser partir dans cet état de peur qu’il ait un accident. Il ne l’aimait pas mais ne tenait quand même pas à aller à son enterrement. Bien entendu que le flic se moqua de lui, mimant un téléphone d’une main, se rendant encore plus ridicule et en grand final il fit un doigt d’honneur à O’Connor. Charmant.  L’avocat soupira doucement en secouant un peu la tête n’appréciant pas franchement cette attaque, mais après tout cela montrait qui savait se contenir et bien se tenir et qui ne le savait pas. Il se sentait vainqueur et il dut se retenir de ne pas trop sourire. L’autre se mit à fumer avant de le narguer de nouveau, comprenant que cela ne servirait à rien de le retenir, il préféra le laisser partir sans un mot de plus. Malgré le fait que de se recevoir la fumée de cet abruti au visage lui donnait des envies de meurtres. Il inspira un bon coup, serra le poing à son « bonne baise » et le laissa partir. Rester calme. Très calme. Ce type le payerait un jour ou l’autre, c’était bien connu, la vengeance est un plat qui se mange froid. Il grogna plusieurs trucs incompréhensibles à l’encontre de ce type avant de se tourner de nouveau vers la jeune femme pour savoir si elle était toujours d’accord pour le suivre ou pas. Elle sembla hésiter un instant, mais finalement accepta. Il appela donc un taxi pour partir vers de nouveaux horizons et finir sa petite soirée en toute sécurité. Il raccompagnerait la donzelle demain jusqu’au parking avec une autre de ses voitures ! Mais surtout quand il serait (ou plutôt ils) seraient moins imbibés d’alcool !

Dommage qu’il n’ait pas le numéro de l’autre blaireau, sinon il l’aurait probablement fait chier pour lui montrer, qu’encore une fois il avait tort, et qu’à cette soirée, il avait perdu beaucoup de crédibilité. Les choses changeaient. Il n’était plus le Roi, le méchant Sloan. La bonne blague. La future vengeance.

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