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" Je change les hosties par des tortillas et de la paprikaaaa" [Mani&Holly]
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MessageMer 5 Oct - 17:40

J’ai passé ma matinée à tourner en rond dans mon appartement. Les émotions me sont venues par vagues immenses et je ne sais pas su les gérer. Alors, je me suis d’abord mise à pleurer à peine réveillée. Et puis ensuite, j’ai été prise d’une grosse envie de bouffer alors je me suis levée et j’ai dévoré le pot de nutella en entier en y plongeant la cuillère. Mais attention, pas la cuillère à café ou à soupe. Non la louche carrément, le pot était suffisamment gros pour que j’y songe à y noyer mon désespoir. Et pour cause, aujourd’hui, je ne bosse pas et j’ai donc le temps de penser et de cogiter. Ce qui n’est pas le cas quand je suis au travail. Il y a fort à faire et puis, il est vrai que quand je suis avec Sam, j’essaye d’avoir l’air détachée, de faire comme si de rien n’était. Ce n’est pas évident mais je tiens bon. Il me faut bien ça même si je ne cesse d'avoir des flash concernant ce qu'il s'est produit. Mon dieu... j'avais tellement bu que les souvenirs sont confus. Et pourtant malgré la confusion, c'est pourtant très clair. Et sinon j'aime bien aussi me contredire dans mes propos... Mais voilà. J'ai couché avec Sam. OMG! Voilà je l'ai dit. Et je dirais même que j'ai passé la meilleure nuit de ma vie. Évidemment depuis tout ce temps où j'attendais cela, je n'allais pas faire l'étoile de mer hein?! Mais ce n'était pas le pire, non. C'est surtout le réveil, le comportement du lendemain. Le regard fuyard. La gêne. L'idée terrible que, toute évidence, il allait falloir faire semblant. Mais faire comme si de rien n'était se révélait très dur. Et aujourd'hui, je n'y arrive pas. Et depuis cela, tout ce que je n'avais pas réalisé en n'avouant pas mes sentiments à mon meilleur ami m'a été jeté à la figure. C'est vrai quoi... mon âge. Le fait que je n'ai pas d'enfant, que je n'en voudrais pas s'ils ne sont pas de Sam. C'est aussi simple que ça. Mais ça me dévaste.

C'est Pourquoi à la fin de la journée, lorsque la nuit est apparue et avec cela l'idée de se coucher de nouveau seule, j'ai pété une durite et bien que j'étais censée me lever le lendemain, je me suis rendue au seul endroit où je pouvais faire la fête, où j'étais sûre de pouvoir rentrer malgré mon regard de corbeau mort. Éteint. Sans vie. Sam me faisait vivre. Aimer Sam me rendait heureuse. Et maintenant, je n'ai plus que les yeux pour pleurer. Mon téléphone ne vibre plus de ses conneries. Nos messages sont courtois. Il y a un malaise. Alors, je n'hésite plus je prends ma voiture et je me rends au Gato Negro: j'ai besoin d'un ami. Et Mani me semble être le mieux placé. Il connait Sam. Et puis peut être que je le verrais lui aussi. Mais arrivé devant, il y a Mani qui discute avec un gars Mais il n'y a pas Sam. Il y a du monde en revanche et une longue queue. Je réalise que c'est vendredi mais en tant que secouriste avoir un week-end est assez aléatoire et souvent c'est le vendredi ou le samedi que les gens se comportent comme des connards. Je repère le premier videur ouvrant l'accès VIP sans passer par la longue file d'attente. « Hey Hollychérie!!! Comment vas-tu trésor? » Me dit-il en claquant ses joues contre les miennes. Je voudrais aller directement vers Mani mais il m'attrape les joues et me les broie comme si j'étais un hamster. « Bah alors c'est quoi ce visage triste? » Et aussitôt mes yeux se remplissent de larmes et j'essaye de parler. « Ch'dois a'er 'oir 'a'ii! » Autrement je dis que je veux aller voir Mani Mais avec ses mains, ça devient compliqué. Bon je ne lui en veux pas. J'ai l'habitude de faire ça avec lui. C'est un grand noir ressemblant à Bouba dans Forrest Gump et des joues me donnant envie de les presser et des les étirer. Oui je sais, j'ai 37 ans et je fais encore ça. ET JE VOUS ZUT CORDIALEMENT EUKÉ? Enfin en tout cas, je souris à Bouba et je me dirige vers Mani, la mine larmoyante. Je ne réfléchis pas au fait qu'il y a du monde autour de nous, et je me jette sur lui telle une Œdipe se jetant dans les bras d'Hyppolyte. « Maniiiiii.... » Et là j'éclate en sanglots. Je ne peux me retenir et c'est de manière bruyante et très aiguë que je pleure toute ma race. « J'ai... fait... une... bêtise... grave... » Ce ne sont que des balbutiements parce que je suis bouleversée. Il y a du monde mais dans la file d'attente, les gens doivent tellement se faire chier que j'entends soudain des « ouuuuuuuuhhhhjh » Vous savez le genre de ouuuuh vous faisant comprendre que si vous voulez une vie privée, ce n'est pas ici que vous pouvez l'avoir. Je pivote pour observer la queue, bouillante de colère et la gueule enfarinée. « VOUS NE SAVEZ PAS CE QUE ÇA FAIT DE COUCHER AVEC SON FRÈRE!!! » Et face aux regards interloqués et dégoûtés des gens, je hurle de nouveau en levant les yeux au ciel. « MON FRÈRE DE CŒUR! » Ce qui permet d'entendre un « aaaaah » de soulagement. Non mais vraiment! Tous des cons les gens ce soir!
Et je pivote pour faire face à Mani. Mon visage se décompose de nouveau, je déballe mon sac comme s'il était devenu ma mère ce soir. Sans peur. Ni pudeur.« Mani... j'ai passé la nuit avec Sam. C'était une énorme erreur. Je n'aurais jamais dû. Et maintenant, tout est foiré entre nous... » J'essuie les larmes coulant sur mes joues mais aussitôt balayée de nouvelles connasses arrivent. « On ne se parle plus comme avant. Et c'est insupportable pour moi. Je l'aime beaucoup trop pour le voir s'éloigner. » Mon désespoir est immense et finalement je me rapproche de mon ami, collant mon front contre son torse. « J'arrive à un point où je ne sais plus quoi faire... »

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Manuel Herrera
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MessageJeu 6 Oct - 23:14

L’amitié entre un homme et une femme, c’était de la connerie. Y en avait toujours un qui avait envie de sauter l’autre et qui n’avait qu’à attendre patiemment que ça se réveille chez le latent, ni plus ni moins. Lucky et Lyla n’étaient-ils pas les exemples les plus parlants de ça ? Ils s’étaient convaincus que ça se limitait à une sorte d’amitié de comptoir, surtout elle alors qu’il avait rêvé de la culbuter dès le premier nom qu’elle lui jeta au visage et qui en faisait une exception à elle toute seule mais il en était déjà amoureux. On pouvait avoir envie de coucher avec une gonzesse au point de nourrir une véritable obsession mais on n’allait jamais aussi loin pour une simple levrette dans un bureau quelconque. Il n’avait cessé de le répéter à Luciano et il nia tant qu’il put jusqu’à se retrouver marié à elle, futur père sans même voir le coup venir. Sam, c’était probablement la même histoire. Il suffisait de voir comment Holly le dévorait du regard pour comprendre que cette histoire d’amitié, c’était seulement un titre provisoire pour ne pas affoler Haynes jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il pourrait avoir bien plus que des larmes sur son épaule chaque fois qu’elle se faisait plaquer et des étreintes autres baisers insipides et sans intérêt. Il n’avait toujours pas compris qu’il tenait l’occasion de changer son statut d’épaule compatissante et de gardien des popcorns devant un film à la con pour les bonnes femmes, pauvre de lui ! Il avait bien tenté d’aborder le sujet à maintes et maintes reprises mais il savait comment ça tournerait avant même de se lancer. Ils étaient si aveugles et bornés, jusqu’à ce qu’ils se retrouvent dans une position qui ne laissait plus aucune place au doute, et encore. Quand on avait un diplôme spécial en voilage de face, on n’admettait pas l’évidence si facilement, bien au contraire. Il aurait volontiers remué le couteau dans la plaie mais ces derniers temps, il était davantage soucieux de son avenir et des conséquences de son internement en asile que du reste. Forcément, il ne s’attendait pas à voir débarquer Holly alors qu’il terminait son joint devant la boîte, discutant avec Muñez des dernières nouvelles.

Elle était excentrique et expansive, elle l’amusait beaucoup et lui rappelait un peu sa femme, par certains aspects. C’était précisément le genre de fille qu’il fallait à Sam, une fille qui n’avait honte de rien et qui assumait tout. Il aurait sans doute beaucoup moins bien vécu l’étalage des dernières nouvelles face aux clients de la boîte de nuit. Lui, à sa place, l’aurait particulièrement mal pris, surtout présenté sous cet angle. Il était fier, comme tous les mecs sans exception, de ce qui pendait entre ses jambes et de tout ce qu’il en faisait, alors qu’on dénigre ses talents, c’était comme lui cracher au visage. « Calme-toi, Holly, on va rentrer pour discuter de ça au calme, ok ?! » lui dit-il en la serrant dans ses bras et en lui caressant la tête. « Raconte pas ça à Cinzia ou elle va péter un câble ! » glissa-t-il en espagnol à son homme de main pour éviter de se retrouver avec une crise de jalousie en bonne et due forme. Elle aurait eu tous les droits de le faire mais il ne voulait pas qu’elle s’épuise comme ça, pas avec le bébé. Il entraîna la jeune femme dans son bureau, lui servit un verre de whisky sec pour qu’elle puisse reprendre ses esprits. Il s’installa au bord de son bureau et la regarda, un petit sourire au coin des lèvres. « Alors c’est enfin arrivé ! Depuis le temps que je le dis ! C’était à la hauteur de tes espérances ? » s’enquit-il, curieux comme jamais alors qu’elle lui opposait un regard noir qui le fit rire. « Ca va, ça va ! Relax ! Ecoute, il t’a dit quoi précisément ? T’as essayé d’en discuter avec lui ? Parce que tout ça n’est peut-être qu’un gros malentendu ! Tu sais, mon meilleur ami, avant qu’il accepte qu’il était amoureux de sa femme, il lui a fallu un looooooong moment et il ne l’a pas épargnée, je te le dis ! Il voulait me faire gober qu’il voulait juste la sauter pour le fun mais entre toi et moi, l’amitié homme/femme, ça n’existe pas, la preuve ! Tu portes tes sentiments en étendard depuis toujours, Holly ! Fallait bien que ça arrive, ce moment ! Moi, je ne peux rien faire pour toi hormis te dire d’assumer et d’essayer de discuter avec lui de tout ça. Toi, qu’est-ce que tu veux ? Qu’il continue à s’envoyer des strip teaseuses à la con pendant que t’attendras qu’il ouvre les yeux ? Parce qu’un mec, si tu lui dis pas clairement, il comprendra pas et j’en sais quelque chose, j’en suis un ! »

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MessageMer 12 Oct - 20:36

Je ne sais pas ce qu’il m’a pris. Vraiment. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris. Et là, je ne parle pas de coucher avec Sam mais d’être allée voir Mani. J’ai agi sur un coup de tête, me disant qu’il était un ami proche de Sam, que j’ai souvent parlé avec lui. C’est un gars sympa quoi. Et puis, il est marié. Alors, je me dis que les histoires de cœur ça le connaît. Mais d’un autre côté, il pourra tout aussi bien aller voir Sam ou voir Sam, arriver en mode fleur bleue et hurlant « Manueeeeeel, j’ai fait un truc horriiibleeeeuh » Même si.. Au fond de moi, je ne vois pas Sam faire ça. Il a l’air de trop bien le vivre ou alors, c’est que j’essaye tellement de faire semblant que, de ce fait, je ne remarque pas que je fais semblant moi aussi. Je ne sais pas, c’est trop dur. Et j’en ai marre de cette situation. Et donc me voici avec Mani qui préfère qu’on aille dans un lieu plus calme. Il m’emmène dans son bureau ou je prends place. Je le remercie pour le verre de whisky donné. J’en bois une petite gorgée parce que je n’ai plus envie d’être soule. La dernière fois… J’ai fait des tas de choses purement sexuelles avec Sam. Alors, je suis sevrée. Et Mani engage donc la conversation et tout ce que je peux faire, c’est le fusiller du regard. Mais il se fout de ma gueule là ce fils de gnou ? Sérieusement. Evidemment que oui, j’ai pris mon pied comme jamais. Franchement, Sam est… Imposant. C’est plutôt waouuuuh mais je vais me retenir de le dire. Je crois que certains trucs demeurent privé.

En attendant, je rebois une gorgée de whisky équivalent à une goutte juste pour m’occuper les mains et noyer la culpabilité. Je le regarde de mon regard de corbeau mort, écoutant tout ce qu’il a à me dire. Et franchement, je trouve que Mani a l’air de bien expliquer le truc. Il me raconte une anecdote de son meilleur ami. Et puis, ensuite, il me demande ce que je veux, si je souhaite que A) la situation reste ainsi, B) redevienne comme avant, C) que ça se concrétise enfin ou … D) la réponse D. « Je.. » Et je pose le verre sur le bureau parce déjà, j’ai besoin de parler en secouant les mains dans tous les sens comme les italiens et d’autre part, je veux rester sobre bordel !!! « Je ne sais pas Mani… Je te jure. Je ne sais pas… Je ne peux pas… Je... » Il faudrait sans doute que je me sorte les doigts du cul pour parler, parce qu’à ce rythme-là, notre discussion continue encore à Noel. « J’aime Sam depuis toujours. Je suis amoureuse de mon meilleur ami depuis que son premier poil au menton a poussé. » Et c’est vrai. « Je n’ai jamais osé lui dire la véritable nature de mes sentiments. Je ne me pensais pas assez bien pour lui. Je pensais qu’il méritait mieux alors j’ai fait de ma vie amoureuse, un chaos. Et je regrette de ne pas avoir su lui dire. Ça aurait permis d’éviter un tel débordement. » Je relève le regard vers Mani, l’observant d’un air désespéré en mode Je-vais-me-suicider-avec-du-yahourt-périmé. Je me trifouille les mains, les crispe entre elles parce que je suis complètement stressée. « Je… J’aimerais vraiment que les choses changent. Bon sang… J’aimerais tellement qu’on puisse devenir un couple. Mais c’est mon meilleur ami. Mon collègue de boulot. » Je me lève de ma chaise parce qu’être immobile me devient insupportable. « Imagine on sort ensemble et ça ne marche pas, on en vient à se détester… Tu vois ? Perdre Sam m’est impossible. Je ne pourrais pas être moi-même. Je ne peux pas le perdre. Je me dis qu’il faut qu’on discute. Mais avant ça, je voulais le conseil d’un ami. » Rhaaaaaa je me déteste tellement. Franchement, si je le voulais, je me bafferais sur le champ de tant de stupidités. Ce n’est pas possible d’être aussi nulle de la life. Vraiment. « Tu ferais quoi si t’étais à ma place ? » Sur le coup, je m’imagine vraiment Mani en fille. Et si je n’étais pas au fond du trou, je crois que je me mettrais à rire parce que Mani en fille.. Oh mon dieu… Un muscle de ma mâchoire se crispe et heureusement, je ne souris pas. Sinon, il finirait par me prendre pour une psychopathe. Vraiment, aller voir Mani me semble être une bonne idée même s’il est plus proche de Sam que de moi. Mais c’est bien parce qu’il nous connaît, qu’il pourrait avoir un meilleur avis que le gars du supermarché. Aussi, quand je finis par me calmer, par me sentir un peu mieux, j’ajoute : « Et sinon ça va toi ? Désolée hein, j’ai conscience de venir t’importuner à ton travail… »
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Manuel Herrera
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MessageSam 15 Oct - 15:30

Il se félicitait de s'être épargné l'étape de la fausse amitié avec Cinzia, déjà qu'il avait eu le droit à des mois d'abstinence, il n'était pas sûr qu'il aurait pu tenir avec les baisers, les caresses et les câlins offerts en toute amitié, ça l'aurait rendu malade. Lui, il avait eu ce besoin fou d'être son point de référence, son tout, son soleil et il avait fait en sorte de s'imposer dans sa vie, il fut partout où elle se trouvait alors qu'elle hésitait encore à accepter une simple invitation à dîner. Mais au moment où il la vit, il ressentit le besoin impérieux de la posséder, de la faire sienne, pour la nuit. Il s'était dit que ce serait suffisant, il était tombé nez à seins avec elle et avait perdu tout sens commun. Et puis il avait appris à la connaître, compris qui elle était et ce qu'elle était et ses désirs s'étaient légèrement modifiés, à la première déconvenue, il comprit qu'il avait peut-être tiré le bon numéro et qu'il était nécessaire de faire en sorte que personne ne la lui prenne. Quel meilleur moyen que le mariage ? Il n'aurait pas eu la patience de Holly ou de Luciano, il n'était pas connu pour sa patience d'ailleurs et surtout pas avec les femmes, pas quand il était possible d'avoir toutes celles qu'il voulait quand il le désirait. Néanmoins, il y avait une différence entre ces femmes offertes et faciles à prendre et celle qui se refusait à nous parce qu'elle avait des principes et une volonté de fer. La victoire n'en était que plus délectable. Il savait qu'il avait de la chance, même quand elle lui cassait les couilles avec des conneries, même quand elle le fatiguait avec ses lubies, même quand elle se montrait pénible, elle restait une femme que beaucoup aurait aimé avoir la chance de rencontrer. Quand on tombait sur la bonne personne, il fallait sauter sur l'occasion et tout faire pour l'enchaîner à soi, sinon, les autres ne prendraient même pas la peine d'hésiter une seconde. « Bah maintenant que t'as gémi son prénom, je suppose qu'il est au courant ! » pouffa-t-il, ne pouvait s'empêcher de faire dans la poésie, parce qu'il était temps qu'elle se secoue et assume tout ça et qu'il ne fallait pas compter sur lui pour faire dans la dentelle. « C'est pas un débordement, je suppose que c'était dans l'ordre des choses, Holly, faut seulement que vous discutiez maintenant ! Faut arrêter de croire que tu sais ce qui est bien ou non pour lui, y a que lui pour savoir ça alors je te conseille de faire ce qu'il faut pour avoir ce que tu veux ! Une femme de ton âge devrait déjà avoir des enfants et être mariée, surtout quand elle a déjà trouvé chaussure à son pied ! Putain, Holly mais regarde ta vie et regarde tout le temps que t'as perdu ! Je trouve ça vraiment triste ! » A sa place, il en ferait une maladie. Et il n'était pas du genre à laisser ce qui lui revenait à qui que ce soit d'autre, il aurait mal vécu d'avoir presque la quarantaine et d'avoir attendu que celle qu'il aimait daigne se rendre compte de son existence. Non, ça ne collait pas du tout avec sa personnalité. « T'as quel âge ? Douze ans et demi ? Faut arrêter de te chercher des excuses et te sortir les doigts du cul ! Des collègues, t'en auras d'autres, des casernes, y en a pleins New York ! Tu te fais chier à échafauder des plans alors que pour le moment t'as toujours rien fait ! Perso, je suis pas devin et j'ai pas l'impression que ce soit ton cas non plus, alors oublie ça, va le voir, parle et vois ce qu'il veut faire, tu seras fixée ! Si j'avais dû attendre que Cinzia ouvre les yeux d'elle-même, je ne serais toujours pas marié ! Crois-moi ! » Il se garderait bien d'expliquer toutes ses petites manigances pour qu'elle tombe dans ses bras, qui il avait manipulé et comment mais il n'avait eu aucun scrupule à le faire. Ca non ! Elle savait désormais ce qu'il pensait de tout ça et ce qu'il ferait à sa place, elle avait toutes les cartes en mains, il ne tenait qu'à elle de changer les choses et d'écrire une nouvelle page dans le livre de sa vie. « Ca va, j'ai un rendez-vous dans une petite heure, j'ai encore un peu de temps à t'accorder et je devrais te laisser. Mais quand tout ça sera réglé, t'auras qu'à venir manger à la maison avec Sam, ça fera plaisir à Cinzia ! »

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MessageJeu 3 Nov - 23:44

J’ai le profond sentiment d’être au bout de ma vie. Rien ne va. Voilà, tout me gave sincèrement et j’ai le cœur détruit. Je n’ai jamais eu l’occasion de parler, franchement, à Sam depuis ce qu’il s’est passé entre nous. J’ai peur. Je préfère me ranger derrière une lâcheté me suivant depuis trop longtemps. Combien de fois aurais-je pu le lui dire ? Un millier de fois. Et si les souvenirs s’estompent avec le temps, il en est rien le concernant. Tout me semble revenir avec une profonde clarté, comme s’il me fallait souffrir de mon échec jusqu’à la fin de mes jours. Et puis, j’ai le profond sentiment d’avoir gâché ma vie à l’attendre finalement, j’aurais pu me marier, avoir des enfants. Mais non, je n’ai rien fait de tel. Et désormais, je contemple les vestiges de ma vie passée, me demandant à quel moment j’ai pu rater le coche. Bon sang, je suis si conne parfois. Je me taperais bien la tête contre un mur. Mais au lieu de cela, je me contente d’aller voir Mani, de croire que je pourrais trouver du réconfort auprès du meilleur ami de Sam. A mon sens, il est celui qu’il le connaît le mieux. Aussi, le désespoir est à un point donné qu’il m’apparaît comme la seule solution. Il doit pouvoir m’aiguiller et m’aider. En revanche, je dois dire que sur le coup, j’ai bien envie de lui faire ravaler son dentier. Cependant, il n’a pas tort. Aussi, je me contente de le fusiller du regard. Certes, nous avons passé, quand bien même, une excellente nuit. Mais quand même ! C’est mon meilleur ami. Et je suis tellement à côté de mes pompes, que tout conseil me semble bienveillant. Aussi, j’écoute Mani attentivement. Je me dis qu’il peut avoir de bons conseils. Après tout, il est plus jeune que moi et il est marié.
 
Cependant, si ses conseils sont bons, ils me font du mal. C’est douloureux à entendre mais d’un autre côté, je me dis qu’il a sans doute raison : il vaut mieux que je me sorte les doigts du cul. Ce n’est pas bon de rester dans le silence. Il a entièrement raison. Cependant, comment en sortir ? Je me pose la question sans vraiment trouver de réponse. Il faut dire que les histoires d’amour, ce n’est pas mon fort. Je préfère uniquement le plaisir de la chair. Et dans le passé, je n’ai jamais vraiment cherché à m’investir dans une quelconque relation. J’ai souvent montré le strict minimum en termes d’affection. J’appréciais sans vraiment aimer. Les « je t’aime » n’avait pas autant de sens que lorsque je les disais à Sam. Et s’il les prenait sur le ton de la plaisanterie et de l’amitié, il n’en était rien. C’était vraiment sincère, il y avait de l’amour dans tout cela. Mais maintenant que nous avons franchi ce cap, maintenant que j’ai pu assouvir une envie me taraudant depuis de nombreuses années, voilà que je me retrouve à le regretter amèrement. Je me dis que notre amitié ne va pas tenir le coup. Et dans mes moments de bad, je vais jusqu’à me dire qu’elle n’a, finalement, pas tenu. L’amour et l’amitié sont deux notions distinctes. Elles ne peuvent coexister ensemble et finalement, nous en faisons les frais. Mani a raison d’un certain point : il faut savoir aller de l’avant, il faut savoir se dire les choses, oser, avancer et être certain des décisions et des choix. Le mieux serait d’en parler à Sam.

« Tu as raison. » Je finis par souffler en soupirant. Je regarde le contenu du verre sans parvenir à le voir. « J’irais lui parler. Je pense qu’il vaut mieux avoir une discussion franche. C’est parfois le mieux. Il faut juste avoir assez de couilles pour le faire. » Je lui lance un petit sourire. « Peut-être qu’il est temps pour moi d’admettre et d’assumer tout ce que je ressens…Enfin, il faut que je me prouve que c’est une bonne idée. » Et c’est vrai, en grande têtue que je suis, je risquerais de finalement revenir sur ma nouvelle motivation. Aussi, je me laisse le temps de réfléchir et m’empresse de demander comme il va. Je suis ravie de savoir que tout va bien, en dehors du fait que je dois le gêner probablement. Je souris à chacun de ses propos. « Et bien je suis contente que tout aille bien, je pense que je ne vais pas te déranger plus que ça. » Je me lève de ma chaise et ajoute : « ça m’a vraiment fait plaisir de te voir et de pouvoir compter sur toi. Maintenant on verra bien par la suite. » Je m’essuie les yeux brièvement. « De toute façon, avec ou sans Sam, je viendrais vous voir tous les deux avec plaisir. Et je serais contente de revoir Cinzia, ça fait longtemps. »
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