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❝Jebediah Halloran❞
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MessageLun 3 Oct - 17:18





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Toutes les occasions étaient bonnes pour passer du temps en famille et ils s'étaient d'ailleurs dédiés une journée dans la semaine pour un repas. Le dimanche était trop empreint d'une signification religieuse pour que ça convienne à tout le monde, si bien que le jour était variable, selon les disponibilités de chacun. Marie-Jane, l'aînée des frangins, s'occupait d'organiser ça et de choisir un endroit, parfois, Holly s'en chargeait, tout dépendait de l'emploi du temps qu'elles avaient. Les frères Halloran n'avaient plus qu'à se pointer après une douche et en affichant un sourire sur leurs traits et de suivre le mouvement, c'était un véritable plaisir. Durant ces réunions, il y avait la fratrie Halloran, le mari de MJ et leurs trois enfants, Holly et parfois ses parents, tout dépendait. Ils trouvaient bien une pièce rapportée à ramener pour qu'elle puisse profiter de l'ambiance et de l'humour grinçant de la famille. C'était un moment que Jeb n'aurait manqué pour rien au monde, se retrouver avec ses neveux et nièces lui faisait un bien fou, lui rappelant combien il aurait aimé avoir des enfants, fonder une famille et s'offrir ce genre de bonheur, bien qu'il n'était toujours pas sûr d'être complètement prêt. Entouré des siens, il se sentait fort et chanceux, heureux d'avoir pu grandir et s'épanouir entouré de personnes comme ça. Sans le courage de sa soeur et la solidité d'un Dan ancien de l'armée américaine, il n'aurait jamais pu sortir de sa merde. Il leur devait beaucoup, ils lui permirent de relever la tête et de se sortir de la spirale dans laquelle leur mère l'avait poussé. Ils lui permirent de se construire une nouvelle vie plus sereine et avec des perspectives d'avenir. Si sa soeur appelait, il accourait, il ne prenait pas la peine de réfléchir. Elle s'était saignée pour leur permettre de suivre des études, pour qu'ils puissent ne manquer de rien durant leur stage à l'école de police et il se souvenait parfaitement de combien cela avait été dur pour elle et Dan durant des années, se serrer la ceinture, multiplier les boulots pour qu'ils ne manquent de rien. Il avait travaillé dès qu'il le put, faisant des heures et des heures et quand ses résultats scolaires furent moins bons, Dan exigea qu'il arrête pour se focaliser sur ses études. Il n'était pas question de sacrifier un avenir prometteur pour une histoire d'argent. Depuis et parce qu'ils avaient du mal à accepter ce qu'ils considéraient comme de la pitié, il les couvrait de cadeaux, les gosses ne manquaient de rien et quand il sentait que c'était serré, il faisait une incursion avec l'aîné des gosses dans un supermarché pour faire le plein de courses. C'était sa manière de les remercier pour tant de sacrifices. Comme souvent, Bart et lui arrivèrent en bons derniers au restaurant choisi par la famille. « Ah, enfin ! On n'y croyait plus ! » lança MJ en se levant pour venir serrer Jeb dans ses bras, c'était dur pour elle de supporter l'idée qu'elle pouvait perdre ses deux frangins en même temps, ils avaient un boulot dangereux et avaient eu la sale idée de bosser dans la même équipe. Toute occasion était bonne pour leur rappeler qu'elle les aimait. « C'est Bart, il a encore fait sa gonzesse en mettant trois plombes pour se coiffer, comme si ce resto était fréquenté par Angelina Jolie ! Je me demande s'il n'a pas brushingué ses poils de cul aussi, ce qui expliquerait le temps qu'il a mis ! » Il éclata de rire et donna l'accolade à son beau-frère avant d'embrasser les gamins et de déposer un baiser sur le front de Holly. « Alors Hollylou, comment tu te portes ?! Toujours pas quitté ton job pour un truc moins dangereux ? Je te l'ai dit, je peux te faire rentrer au comico, on pourrait t'avoir à l'oeil et ce serait moins dur que de courir dans les rues avec tous ces tarés ! Je dis pas ça parce que t'es une femme mais parce que t'es ma cousine, j'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose, tu comprends ? » C'était la même sempiternelle conversation qu'il amenait sur le tapis, il n'avait pas envie d'être à l'autre bout de la ville quand un appel radio parlerait de son ambulance et ne rien pouvoir faire, ça le rendait malade à l'avance. « Bon, alors, qu'est-ce qu'il y a de bon, je vois que tout le monde a pris un apéro et personne m'a... Ohhhhh, qui a pensé à mon whisky, qui je dois embrasser pour ça ?! »

 




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MessageLun 3 Oct - 22:19

Quoi que de mieux que de passer du temps en famille ? C’est mon jour de repos aujourd’hui et ça tombe bien, on a convenu de se retrouver avec les cousins. Aussi, je me suis levée avec une intense joie de vivre et une motivation assez débordante. Déjà, j’étais vraiment heureuse de retrouver ma famille. Il faut dire que les voir est une réelle bouffée d’oxygène. Je les aime tellement et nous comptons les uns sur les autres. A l’inverse de mes parents et moi, ils n’ont pas eu une vie évidente mais on a toujours fait en sorte d’être là. Comme aujourd’hui. On doit se retrouver au restaurant. Je savais que ce repas serait assez spécial cette fois ci. Je ne leur avais pas dit mais je leur concoctais une petite surprise. Ma tante avait pris contact avec moi et avait émis le souhait de revoir ses enfants. Au début, il fallait dire que j’étais sceptique. Pour moi, ma tante avait fait beaucoup de mal, même mes parents ne voulaient plus en entendre parler. Et puis, finalement, j’avais fini par admettre qu’il fallait donner une seconde chance. Et puis, c’était une maman et on en avait qu’une. C’est pourquoi, j’ai fini par accepter qu’elle se joigne à notre petit repas. J’avais eu du mal à tenir ma langue, je voyais déjà les sourires, les larmes, les câlins. Et l’idée de voir ma famille unie me faisait du bien. Ça n’allait pas fort ces temps-ci. Beaucoup de choses me tracassaient et j’essayais de trouver l’amour là où il m’était possible de trouver. Alors je m’attache à ce repas, y accordant plus d’importance qu’à l’accoutumée. Je finis par retrouver une partie de la tribu que je salue à grands renforts de câlins et d’embrassades. Et on entre dans le resto où une grande table nous attend. « Et bien comme d’habitude, Laurel et Hardy ne sont pas en avance ! » Et avec MJ, on part dans un grand éclat de rire parce qu’à force de les pratiquer ces deux zigotos, on finit par les connaître par cœur. On commence déjà par choisir nos boissons qu’un serveur nous amène lorsque les deux lurons finissent par arriver. « Aaaah vous voilà !! » Je m’exclame à voix haute, attendrie de voir mes cousins. Ils sont envahis par les plus petits qu’ils embrassent. Je suis accueillie par Jeb et vais déposer un baiser sur la joue de Bart. « Comme c’est bon de vous voir ! » Mais comme à son accoutumée, Jeb a l’art de nous faire rire avec son franc parler habituel. Je lève les yeux en rigolant complètement blasée de mes cousins. Cependant, je ne peux rester sérieuse plus longtemps et finit par éclater de rire. « Et bien dis donc Bart, toi aussi tu as ton petit jardin secret… Je ne connaissais pas cet aspect de ta personnalité. » Je le taquine et pour cause, j’aime bien les taquiner tous les deux. Il suffit de voir leurs tronches. Ils ont vraiment des têtes pour faire chier. Même si je sais qu’ils me le rendent bien. Et en effet, comme à son habitude, Jeb me parle de mon boulot. « Nop, je changerais de boulot le jour où toi aussi, tu auras un boulot moins dangeureux ! » Je bois une gorgée de mon coca. « Et puis, j’aime trop mon job pour le quitter alors dans tes rêves ! » Je lève mon verre à son attention. « Mais sinon… Santé ! » Et je sirote une gorgée tranquillement avant de poser mon verre et de me tourner vers mon autre cousin. « Et toi Bart, comment vas-tu ? Je ne voudrais pas dire mais tu as un mauvais pli sur ta coiffure, ça fait désordre ! » Mon rire résonne dans la pièce. Faire chier mes cousins, c’est une discipline olympique. Ils me le rendent bien mais c’est notre manière de nous aimer après tou. « Ça va le boulot sinon ? Toi non plus, tu ne t’es pas encore décidé à travailler dans un endroit calme et sécurisé ? » Je demande avant de jeter un coup d’œil à la porte d’entrée du restaurant. Je ne sais pas comment ils vont réagir face à l’arrivée de leur mère mais une chose est sûre : ma surprise part d’une intention plus que louable.
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❝Barthelemy Halloran❞
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MessageVen 7 Oct - 16:44





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Il avait ouï dire que se réunir, pour certaines familles, était un véritable calvaire, mais il ne comprenait pas. Lui, il attendait ce dîner régulier avec une impatience non dissimulée, car il était conscient qu’ils étaient tous chanceux d’être là les uns pour les autres. Ce rituel, c’était un pied de nez au destin qui charge toujours plus leur emploi du temps. C’était tiré sur la queue du diable au vu de leur passif douloureux. Il y tenait autant qu’à ses habitudes, celles qui ne l’empêchaient pas de se pointer en retard. Ce manque de ponctualité agaçait Jeb la plupart du temps, mais ce défaut donnait également lieu à des plaisanteries sans malice. Cette fois encore, il n’y coupa pas tandis qu’ils gagnaient la table, accompagné de son frère et que leurs neveux et nièces bondissaient vers eux pour une clé de main ou recueillir un baiser. « Non, les poils de cul, j’ai abandonné. Je me suis brûlé une fois, avec un fer à lisser. J’ai trouvé ça trop handicapant, mais les autres, que je ne nommerai pas devant les enfants, je vois ce que je fais, alors, c’est moi risqué.» répliqua-t-il en saluant tout le monde, en particulier MJ et Holly. Sa compagnie était délicieuse. Boute-en-train, elle n’avait pas seulement le mot pour rire, elle était aussi dotée d’un sens de la répartie qui soulignait son esprit fort bien fait. Ça faisait d’elle, comme de leur aînée, le genre de filles qu’il aurait choisi pour son frère ou qu’il aurait aimé rencontré : drôle, intelligente et indépendante, mais si déterminée, têtue et téméraire. « C’est bon pour moi de te voir aussi, Moineau » la remercia-t-il en l’enlaçant. Ce sobriquet, il lui était exclusivement destiné, témoignait de tout son amour pour la jeune femme. « Plus encore quand tu as l’air en forme comme ça. Je te trouve l'air anormalement joyeux. Je parie qu’il y a un homme là-dessous, hein, Jeb ? » Il lui administra un coup de coude qui manqua de renverse son verre de Whisky. Il grogna, mais Bart poursuivit sur sa lancée sans y prêter la moindre attention.

« Je parie que c’est pour ça qu’elle ne veut pas quitter la caserne. IL y a type là-dessous. Un pompier. Comme le grand blond à la moustache de Sheriff texan. Comment il s’appelle ? »
il rassembla ses souvenirs et le nomma, complètement hilare, mais pas bien longtemps. Holly se défendit de cette raillerie par une autre. « Comment ça, un faux pli ? Ce n’est pas possible. » Il ramassa un couteau, mais il faisait un piètre miroir de poche. « J’ai mis tellement de gel que c’est du béton armé. Jeb ? Je ne suis pas décoiffé, hein ? Non, mais parce qu’on ne sait quand je pourrais croiser la femme de ma vie, faut que je sois toujours impeccable. » « Vous êtes pire que des gosses. » lança alors Mary-Jane. « Complètement intenables. » « Ouais, mais c’est aussi pour ça que tu nous aimes. » Et qu’elle se saigna aux quatre veines pour leur assurer un avenir heureux, celui qu'ils étaient en droit d'attendre de la vie. Elle s’était substituée à leur maman. Elle se sacrifia pour réussir où cette raclure échoua. Il refréna sa gratitude cependant. Parler de cette mère indigne, y penser, c’était se plonger la tête la première dans un bain de souvenirs dégueulasses. Il craignait également de l’attirer, non pas par le fait du hasard, mais d’avoir trop songer à tout le mal qu’elle causa. Il la chassa donc de son esprit torturé au plus vite, relançant la conversation là où il l’avait laissée. Les amours potentielles d’Holly et les risques qu’elle encourait chaque jour avec son boulot était plus à propos. « Donc, qui est-ce qui te rend de si bonne humeur ? » reprit-il avant de se figer en reconnaissant la voix rauque de la dernière personne qu’il espérait voir ce soir. Il tourna la tête vers l’invitée surprise et ses poings se serrèrent d’instinct. Un blanc s’installa à la table. La seule qui se leva pour accueillir l’intruse, ce fut Holly. Elle était fière d’elle et il saisit d’emblée les raisons de cette joie de vivre trop expansive. « Qu’est-ce que tu fais là ? » cracha alors Barthelemy, incapable de cacher cette rage qui l’envahissait soudainement. « Je ne pense pas que tu aies été invitée. Tu ferais mieux de repartir d’où tu viens. »



 




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MessageSam 8 Oct - 22:52





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Il pouffa de rire quand son frère rebondit sur sa petite plaisanterie, ils étaient un vrai duo comique, l’un faisant rire l’autre aux éclats, ils s’amusaient toujours comme deux gamins, on peinait à croire qu’ils approchaient de la quarantaine. Du moins dans ces moments là où ils se retrouvaient en famille et où ils relâchaient la pression pour être eux-mêmes. Il n’aimait pas l’idée que sa cousine fréquente des types, on ne savait jamais sur quel abruti on pouvait tomber mais elle n’était plus une adolescente et il ne pouvait plus aller casser la gueule de tous ceux qui lui tournaient autour, seulement de ceux qui lui brisaient le cœur. Bart et son coup de coude lui firent renverser une partie de son verre partout et il grogna, comme l’homme sauvage qu’il était souvent. « Sam, il s’appelle Sam ! Il a une moustache qui fait un peu Village People comme ça, tu sais que je me demande s’il ne préfère pas les hommes. Hollylou, rougis pas ! Mais ça expliquerait qu’il ne voit que dalle alors que tu le regardes comme le Messie ! Tu bosses à la caserne à côté du comico, forcément que je vous ai déjà repérés. Faut bien que je sache à qui je vais péter les dents la prochaine fois ! » Sam et elle étaient amis depuis toujours mais il faisait toujours mine de le traiter comme un inconnu au bataillon, sans doute parce que ça lui permettait de mettre un peu de distance et de rendre les choses plus faciles s’il osait se foutre de la gueule de la brunette, parce qu’il n’y aurait pas de pardon possible, il mangerait pour avoir osé faire une chose pareille ! « Oh ça va, je suis là pour veiller sur lui, il ne risque rien, hormis se brûler le trou de balle avec un fer à friser ! » Il termina son verre d’une traite alors qu’une de ses nièces accourait pour réclamer un câlin qu’il lui donna sans hésiter. C’était sa petite préférée, elle cuisinait avec lui, elle papotait avec lui et il lui avait même appris à cogner pour qu’elle soit capable de bousiller l’enfoiré qui oserait la maltraiter. Elle ressemblait beaucoup à sa mère et c’était sans doute la raison pour laquelle ils s’entendaient aussi bien. Un regard sur la petite et il avait une envie folle de fonder sa propre famille.

La gamine obtint de lui qu’elle l’emmène au cinéma pour voir un nouveau truc sorti il y avait peu et dont il n’avait, bien sûr, pas entendu parler, ce qui détourna suffisamment son attention de ce qui se passait autour de lui, jusqu’à ce qu’il réalise que tout le monde se taisait et qu’il y avait de l’électricité dans l’air. Il leva le nez et la vision de sa mère lui noua l’estomac et lui colla une nausée de tous les diables. Il y avait encore le gosse, au fond de lui-même, qui se sentait terrifié à l’idée d’être à proximité de ce monstre qui n’en avait pas les atours. « Bonjour les enfants ! Holly m’a invitée chaleureusement, me disant que je manquais à vos rendez-vous familiaux ! Alors ni une ni deux, je suis venue ! » Elle s’approcha pour faire la bise à Daniel mais il lui jeta un regard glacial qui affadit son sourire et la fit reculer d’un pas. « On ne peut pas rester fâchés les uns avec les autres, dans la famille, on pardonne. C’est important ! » ajouta—t-elle en regardant Jebediah dans les yeux et il crut qu’il allait gerber pour de bon cette fois. MJ jeta un coup d’œil à son frère qui ne bougeait pas d’un cil, pétrifié. On ne pouvait pardonner l’innommable. Elle n’avait pas frappé ses gosses sous le coup de la colère ou du désespoir, elle n’avait pas pété un boulon et choisit de vivre sa jeunesse à quarante ans. Non, elle avait violé son fils en toute impunité et faisait passer ça pour une erreur de jugement. Elle avait brisé sa vie et démoli quelque chose en lui qu’il ne retrouverait jamais et elle osait dédramatiser les choses. Il n’avait plus faim. « Moi, je ne te pardonne pas ! Tu peux t’asseoir ici, je m’en allais de toute façon ! » « Mon bidou, mon bébé, s’il-te-plaît ! » Ce surnom ridicule le fit frémir alors qu’il passait sa veste, il ne l’avait pas entendu depuis longtemps. Elle se mit à chialer, comme la comédienne qu’elle était et ça le rendit fou de rage, il s’approcha d’elle et la pointa de son index. « Je t’interdis de pleurer ! Tu m’entends ? Je t’interdis ! Tu n’es pas une victime, tu es le putain de monstre ! Alors ne pleure pas ! J’avais été clair la dernière fois que tu as appelé, je refuse de te revoir ! Je refuse de te parler et je refuse que tu te serves de Holly pour venir foutre ta merde ! Tu es une malade et je refuse que tu sois près de mes neveux et nièces parce que s’il leur arrivait malheur, je n’aurais pas la moindre hésitation quand il faudra te faire payer ! » Elle sanglotait en silence alors qu’il sentait son ire le transformer en ce qu’il détestait. Si on ne l’arrêtait pas, il la démembrerait à mains nues.


 




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MessageDim 23 Oct - 18:51

En réalité, quand je mange avec eux, je sais forcément que je me ferais zigouiller par mes cousins, au sens littéral hein. Ils ne me tuent pas et heureusement. Mais à l'inverse, je dois dire que l'envie de meurtre n'est jamais très loin. Surtout quand les loustics commencent à enchaîner sur le fondement de ma vie amoureuse. À ce moment-là, je suis un peu comme cette chinoise qui ouvre une bouteille de coca. Elle a été secouée avant l'ouverture, je ne le savais pas, et je perds mes moyens. "Mais il n'y a personne!!!" Je m'exclame à l'attention de Bartoche Halloran de son surnom Emmerdeur numéro un. Ce que ne manque pas de renchérir Jebedoche Halloran de son surnom Emmerdeur numéro deux. Surtout qu'il évoque Sam. J'ouvre la bouche dans une grande indignation l'écoutant déblatérer des bêtises. "Mais je ne le regarde pas comme si c'était le Messie. Et il n'a pas de moustache à là village people... Il n'est pas gay... enfin je ne dis pas ça parce que je suis pas intéressée mais... non ce n'est pas ce que je voulais dire... enfin non... c'est.. Oh vous êtes chiants les gars!! " Et je replis les bras, affichant une mine boudeuse. "De toute façon, mes projets pour la vie sont de me faire congeler les ovules ou de finir vieille fille à moitié dévorée par les bergers allemands!" Et c'est à ce moment là qu'il se passe deux choses: déjà ma nièce, se trouvant dans les bras de Jeb et lui tournant la tête au sujet d'un cinéma, se tourne vers moi et ajoute avec un sourire d'ange. "Tata Holly, si tu te maries, je veux être ta demoiselle d'honneur!" Ce qui me coupe le clapet. C'est qu'elle sera à croquer. Je l'imagine habillée en tulle rose, avec un bouquet, une couronne de fleurs, avançant vers l'autel en jetant des pétales et c'est juste trop mignon. Sauf que je ne compte pas me marier. Et qu'il faut un mari Accessoirement

Et la deuxième chose, c'est que je remarque notre dernière invitée arrivant. "Aaaaaaaah te voilà!" Je m'exclame avec un grand sourire, face à la personne arrivant. La mère de mes cousins. Je me lève de ma chaise pour aller à sa rencontre. Ça fait une éternité que je ne l'avais plus vu. Bon elle a pris quelques rides par rapport aux photos que j'ai regardé il y a peu avec mes parents. Mais c'est bien elle. Je sais qu'elle s'était bien prise la tête avec ses enfants, que les liens étaient rompus. Et récemment, elle a pris contact avec moi, me disant qu'elle voulait revoir ses enfants, qu'ils lui manquaient trop. Et moi bonne et moelleuse comme le pain, j'ai dit oui sans avoir jamais vraiment su pourquoi ils étaient fâchés. Je me suis contentée de me dire qu'une maman on en avait qu'une. Aussi, lui ai-je gentiment proposé de venir nous voir et de partager notre repas. Je trouvais l'idée géniale et dans mon esprit optimiste et naïf, je me voyais déjà en train d'être attendrie par des retrouvailles chaleureuses, des embrassades et des câlins.
Mais il en est rien.
Au contraire, c'est Bart qui ouvre le bal des hostilités. Sa voix est froide et agressive, faisant disparaître mon sourire. "Mais Bart... c'est..." Mais je me tais. Forcément quand l'un dit quelque chose, l'autre réplique et c'est Jeb qui prend le relais. Un énorme malaise s'est abattu sur notre tablée. Je vois le visage de Mari-Jane et puis les enfants ne disant pas un mot. Leurs visages ne sont qu'incompréhension et questionnement, semblables au mien. "Mais non, ne pars pas!" Je rétorque à Jeb quand il ajoute qu'il allait s'en aller. Ma tante se met à pleurer. Et moi ça m'attriste, je porte une main sur mon cœur la regardant avec compassion. Mon bon cœur me dit d'aller les voir et de la réconforter. J'admets ne pas comprends la raison d'un tel comportement. Pourquoi est-il si agressif? Et Bart aussi? Sa mère tente de répondre à Jeb mais ce dernier est une nouvelle fois agressif. J'avance vers mes deux cousins, la mine implorante. "Pourquoi réagissez vous ainsi? Je sais qu'elle a fait du mal bien que j'ignore les réelles raisons... Mais... c'est votre mère." Mon regard désespéré se tourne vers MJ mais si j'espérais trouver une quelconque clémence dans le regard, je me fourre le doigt dans l'œil. J'ai presque envie de chialer réalisant que ma surprise vient de partir en fumée. "J'espérais avoir la famille au complet. Mais je crois que je n'aurais pas dû." Bien entendu, je refuse d'être en froid ou de me disputer avec mes cousins, aussi je reste bêtement planté là à une distance identique entre celle de leur mère et de mes cousins. Bref, je suis au milieu. "Je croyais bien faire. Votre mère a pris contact avec moi, me disant qu'elle souhaitait renouer avec vous. Elle était désolée et souhaitait vraiment se racheter. Voilà ce qu'elle m'a dit. Je suis désolée." Mon visage oscille entre tout le monde, mon regard est désespéré et j'ajoute: "Vous ne voulez vraiment pas prendre le temps de vous expliquer?"


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MessageMar 1 Nov - 0:04





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Si Jeb pouffa, Bart éclata d’un rire joyeux. Il vivait systématiquement dans l’exagération. Il n’avait que peu de limites et se moquait bien du regard des autres. Autant dire que les tentatives de sa cousine pour dénier ses sentiments – qui sautaient aux yeux dès lors qu’on prononçait le prénom de son prétendant – donnèrent lieu à une salve de taquineries supplémentaires digne du bac à sable. La soirée était prometteuse. Jeb était détendu. Bart pouvait l’être aussi. Malheureusement, ça ne dura pas. Cette voix rocailleuse d’avoir trop tiré sur ses cigarettes colla fit frémir son plus jeune fils. Il n’osait imaginer l’impact qu’elle aurait sur sa victime. Il jeta donc une oeillade à son frère et chassa l'intruse, que cette rencontre que personne ne désirait ne tourne pas au drame familial. Cette salope leur avait causé bien assez de tort pour qu’il l’autorise à détruire leur petit équilibre. Or, elle l’ignora, ne s’intéressant qu’à Jebediah, ce qui nous obligea tous deux à serrer les poings très fort. Bart en voulait-il à Holly d’avoir invité leur mère ? Non ! Elle n’était pas au courant du détail, de l’horreur qu’ils avaient traversée, directement pour l’un et indirectement pour l’autre. Elle avait certainement cru bien faire. En revanche, il ne saisit pas vraiment sa réaction. Cette femme, elle la connaissait à peine et prenait pourtant son parti au détriment de ses cousins, qui l’aimaient du fond du cœur et qui veillaient sur elle depuis des années. « Jeb, c’est bon. Laisse-tomber. On se casse. » Ils ramassèrent leur veste. MJ rhabillait déjà ses enfants. Son mari sauveur s’interposa et repoussa la lionne qui jouait les victimes. Elle dégoûtait Bart à un tel point qu’il cracha dans sa direction, se moquant bien d’offusquer ou de gêner les clients du restaurant.

« Ne pas partir ? Et pourquoi on resterait ? » persiffla-t-il en direction de la secouriste qui cherchait à les retenir. Pour peu, elle aurait empêché que cette pétasse se casse et ça le rendait fou ivre, ivre de rage. « Et, tu t’entends parler ? Qu’est-ce qui se passe ? Tu te prends pour une bourgeoise maintenant ? Tu es venu ici ce soir pour t’amuser de tes deux péquenauds de cousin en les mettant dans une sale position ? C’est un dîner de con, c’est ça ? Combien de fois on t’a dit que ce n’était pas possible pour nous de revoir cette…cette dégénérée mentale ? Combien de fois ? » Il marqua un temps d’arrêt, non pas pour qu’elle réponde, mais pour qu’elle y réfléchisse. « Au moins à chaque fois que tu as essayé de jouer les présentateurs télé d’une émission de télé-réalité. Pourquoi ? Ça ne te regarde pas. Si tu avais confiance en nous et en notre jugement, tu ne nous traiterais pas aujourd’hui comme si nous étions des monstres d’égoïsme. Tu es la seule égoïste que je vois aujourd’hui, parce que tu n’as pensé qu’à ta petite gueule et à ton karma en nous trahissant comme ça. Enfin, toi et elle. Tu peux bien lui donner la main. Tu as l’air aussi douée qu’elle pour culpabiliser les autres, comme si tu étais parfaite et sous prétexte que tu es tellement gentille qu’on te donnerait le Bon Dieu sans confession. Sauf que tu n’as aucune idée de qui elle est et de ce qu’elle fait. Et tu agis avec nous comme si nous étions complètement à côté de nos pompes ? Comme si c’était nous qui avions un problème ou qui étions trop fermés ? » s'écria-t-il. « Alors, tu sais quoi ? Cours la consoler et allez vous faire foutre toutes les deux. Si tu veux des explications, c’est à elle que tu les demanderas. Et quand tu te rendras compte de ton erreur et à quel point ta condescendance est déplacée, prépare tes arguments parce que moi, c’est terminé. Tu peux faire une croix sur moi. » Il aurait pu être tellement plus mauvais. Il se retint, non pas par égard, mais pour permettre à Jebediah de vider son sac lui aussi. Il en aurait bien besoin.






 




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MessageMar 1 Nov - 22:12





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Les secrets de famille des Halloran n’étaient jamais sortis du cercle très fermé des Halloran, parce qu’il y avait des choses qui ne se racontaient pas, des blessures qui se sentaient et selon Jeb, Holly aurait dû comprendre quand il lui affirmait qu’il n’était pas question de revoir sa mère. Cette invitation, il la vivait très mal, comme une trahison. Il se sentait trahi par quelqu’un de proche et le vivait très mal mais pas autant que la proximité de son bourreau. Il croyait devenir fou, complètement fou, alors que son cœur pompait comme un malade et que le sang battait à ses tempes. Il ne tarderait pas à tout démolir ici, il ne tarderait pas à attraper celle qui l’avait mis au monde pour la mettre en pièces. « TU TE FOUS DE MA GUEULE ?! » aboya-t-il à Holly, perdant tout sens commun, lui jetant un regard assassin qui en disait long sur son état. « Tu savais, TU SAVAIS mieux que personne que je ne voulais pas la voir, qu’ON ne voulait pas la voir et tu fais comme si tu ne savais rien ! Tu ne vaux pas mieux qu’elle, je ne veux plus jamais te revoir ! Je n’ai pas besoin de gens comme toi dans ma vie ! » MJ apposa une main sur l’avant-bras de son frère, sentant qu’il frôlait le point de rupture mais elle ne récolta rien de bon. Il la repoussa, avec autant de douceur dont il était capable compte tenu de son état de frustration, de colère et de malaise alors que Bart prenait le relais et traduisait ce qu’il n’était plus en mesure d’articuler. Il n’y avait que son frère pour faire ressortir le meilleur de lui, que lui pour prendre son parti alors que le monde entier était contre lui. Le serveur vint pour calmer le jeu et sans l’intervention du plus jeune, sa tête se serait probablement retrouvée à l’autre bout de la salle. Au lieu de ça, l’aîné se fit traîner à l’extérieur pour fumer une cigarette, essayant de faire passer sa rage mais il irait probablement à la salle pour évacuer tout ça ou bien ça finirait mal. Après tout ce qu’ils avaient vécu ensemble, il n’en revenait pas que leur cousine puisse manquer de foi en eux au point d’outrepasser leur opinion et leurs sentiments pour faire venir leur mère. Bien sûr, il était parfaitement conscience de la facilité avec laquelle cette salope parvenait à se faire aimer et plaindre en un temps record mais Holly aurait dû savoir, elle les connaissait depuis si longtemps. Leur famille n’était déjà pas bien nombreuse et se défaire d’un membre était une décision douloureuse. Il regretterait probablement d’avoir été si dur quand il aurait un peu décoléré mais il ne pouvait se permettre de garder de bons samaritains autour de lui, surtout pas ceux qui, pour faire le bien, se fichaient de heurter sa sensibilité. Il était toujours sympa avec tout le monde, il estimait ne pas mériter ça. « J’ai besoin de picoler, tu prends la caisse ! » grogna-t-il à son frère en lui envoyant ses clés de bagnole. Ils étaient partis pour une longue nuit. Très longue nuit.

 




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MessageJeu 17 Nov - 22:01

Franchement, cette idee me semblait bonne à la base. Je croyais bien faire , je me disais que rien n'était plus beau que l'amour d'une mère pour ses enfants. Aussi, avais-je trouve l'initiative belle. Il est vrai, qu'au départ, j'avais été assez sceptique par l'entrée en matière. Au début, je m'étais rappelée qu'ils ne parlaient plus à leur mère depuis de nombreuses années. Je n'avais jamais cherché à savoir, mes cousins m'avaient simplement dit que tout contact serai impossible. Il ne le voulait. Aussi, je m'étais contentée de cela. Et elle était, ensuite, venue me parler. Fin de l'histoire. Peut-être, m'étais-je faire embobinée? Bien sûr que oui. Mais au moment de la discussion, tout avait semblé être clair comme de l'eau de roche: elle faisait sa surprise, ils se réconciliaient tous. J'avais déjà imaginé notre prochain noël. Tous réunis ensemble, avec les petits, tout ça. Ça aurait être merveilleux. Mais rien ne se passa comme prévu. Si j'avais réfléchi, si j'avais, ne serait-ce, parlé à MJ, elle m'aurait dit que ce serait la pire des choses à faire. Mais malheureusement, on ne décide pas. Et ce n'est pas une brise que je me prends dans la gueule mais une bourrasque, un ouragan capable de faire décoller un building. Autant dire que ça fait mal.

C'est Bart qui prend d'abord la parole et je suis outrée par la violence de ses propos, de sa réaction. Je ne l'ai jamais vu ainsi et de l'entendre hurler me pousse à reculer d'un pas. J'ai presque peur finalement parce qu'il semble comme sorti de ses gonds. Il a l'air de m'en vouloir à mort, d'avoir osé trahir leur confiance. Pourtant, ce n'est absolument pas ce qui était souhaité. "Mais je..." Je commence à dire mais avec les Halloran, en général, il est difficile d'en placer une surtout avec Jeb et Bart. MJ, elle, est beaucoup plus douce. Mais quand vous discutez avec eux, c'est sur le schéma suivant: petit a parle et petit b, répond. Donc petit a rétorque et petit b. J'ai pris ma technique quand il s'y mette, parfois, je leur saute dessus, je les bâillonne de ma main pour pouvoir parler. Surtout que lorsqu'ils font cela, c'est surtout pour me vanner comme ils savent si bien le faire. Bien sûr, là même pas en rêve que je fais quoi que ce soit. Mon cœur bat la chamade, mon visage est fermé et je fixe mon cousin me balancer des horreurs. Je ne comprends vraiment pas et c'est super blessant. Pourquoi tant de colère quand à la base, je voyais les choses en bien. Il a d'ailleurs l'air de croire que je ne donne aucun crédit à leur parole, que je ne leur fait confiance. "Mais..." J'ajoute à nouveau mais cette fois ci, c'est Jeb qui s'en mêle et est tout autant furax que Bart. Je sens la colère me monter tout autant que la tristesse. Et d'ailleurs si eux sont capables de s'énerver vite, j'en suis tout autant capable: nous ne sommes pas de la même famille pour rien. Les deux finissent par sortir, non sans avoir eu un geste de brusque pour MJ. C'est ce qui me fait exploser à mon tour. Des larmes de fureur jaillissent et je me tourne vers l'objet de la discorde: "Tu sais quoi? la prochaine fois, tu t'adresseras a quelqu'un d'autre!?" Tandis que je prends mon sac à main et sors du restaurant, je me dirige vers mes cousins et sans chercher à savoir s'il y a du monde ou non, j'explose à mon tour: "Bande de connards!!! Comment osez-vous me parler ainsi?! Vois avez cru que j'étais de la merde hein?! Vous êtes tellement des petits cons arrogants et prétentieux, vous n'êtes bons qu'à vous prendre pour des stars que vous voyez le mal partout!! Croyez-vous qu'il y avait une quelconque malveillance dans mon initiative!? Je n'ai vu que du feu, je croyais son intention noble... Et ce n'est pas parce que j'ai dis que c'était votre mère que ça veut dire que je la défends!!!" Mes derniers mots sont dits d'une voix si aiguë que plusieurs passants se retournent face à la scène. "Vous avez tout compris de travers!!! Et d'ailleurs, n'oubliez pas que l'homme qui pète plus haut que son cul a de la merde dans les oreilles alors... ALLEZ VOUS FAIRE METTRE PROFONDÉMENT! Au revoir!" Et je tourne les talons, bouillonnante de colère. Je me dirige dans ma voiture et monte. S'ils m'ont répondu, je n'ai pas entendu, je mets le contact et je démarre sans plus tarder. Sur le chemin, je finis par fondre en larmes, laissant la pression redescendre. Tout ceci m'attriste. Finalement, je me suis faite avoir et j'en paie les pots cassés. Si j'avais su que ce repas finirait ainsi, je serais restée sagement dans mon coin et je n'aurais pas essayé de me mêler de ce qui ne me regardait pas.
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