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Once upon a time, in new york city •• Jez
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Matthew Odair
MUGUET

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MessageMar 27 Sep - 16:04





Once upon a time...
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Stace calme-toi s’il te plait, je te demande juste si tu voudras venir vivre à moi… au machin truc chose de Manhanttan. répéta-t-il au téléphone en essayant de garder son calmer, mais sa sœur qui chouinait encore une fois pour rien ne l’aidait franchement pas à rester calme. Il était déjà assez perturbé comme ça depuis deux jours qu’il avait appris la « nouvelle » : un vieux avec qui il avait sympathisé à l’hôpital qui avait légué une grosse fortune, même immense que Matthew avait bien du mal à s’imaginer. Il sortait tout juste de chez le notaire et avait toujours l’impression que c’était une grosse blague, à vrai dire il n’était pas même certain d’avoir bien tout compris. Il avait entendu parler de plusieurs maisons sur NY, dans le pays et ailleurs. Alors… Putain de merde c’était juste ouf, mais il ne voulait pas trop s’emballer pour autant. La chance n’avait jamais été vraiment son fort et il se demandait quel serait au final le prix à payer pour ce revirement de situation ? Il se passa une main devant les yeux avant de continuer Tant que je suis dans le coin, j’vais passer voir les parents de Kea’. Je passe te prendre tout à l’heure Stace  ou plutôt passe chez les parents, maman sera contente de t’avoir à diner! Stace était le petit bébé de la famille, même si au final elle n’avait pas tant d’écart que ça avec Matthew… et s’il lui avait proposé de venir habiter dans son futur nouveau chez lui, c’était pour plusieurs raisons : le logement semblait immense,  sa sœur aussi était en galère avec son appart alors si pour une fois il pouvait l’aider ça serait bien, et surtout il avait peur d’être trop seul. Il avait toujours beaucoup de mal à faire son deuil de Keaton, même si  à présent il ne l’avouait plus… et il avait par ailleurs toujours beaucoup de mal à supporter son handicap même si les médecins étaient optimistes et même si à l’heure actuelle il pouvait enfin faire ses transferts tout seul.

Il avait donc pris les transports en commun pour se rendre jusqu’à chez son « ex » belle-famille qu’il portait toujours très fort dans son cœur. Malgré les mois qui avaient passé, ils restaient très en contact. Vous devriez pousser votre pied, je risque de rouler par inadvertance et l’air de rien ce machin est lourd. glissa-t-il à un homme tout mince  mais qui au lieu de se pousser pour laisser entrer les gens restait en plein milieu de l’entrée empêchant donc la bonne circulation… c’était un peu comme les jeunes qui prenaient deux sièges : un pour eux, un pour leur sac et les petits vieux qui voulaient s’asseoir après l’avaient dans l’os. Le reste vu « voyage »  se déroula sans encombre. Il descendit normalement à son arrête voulut prendre l’ascenseur. EN PANNE.  Ce n’était rien, rien qu’un petit contretemps un peu fâcheux, il devait bien il y avoir un autre ascenseur qui marchait quad même à cette sortie de métro ?! Toujours les nerfs à fleurs de peau – sa déprime ne s’arrangeant pas franchement- il eut soudain envie de tout casser, puis de se mettre à pleurer de rage, puis de nouveau de tout casser, d’hurler, de péter un scandale.
Il arriva néanmoins à se calmer et trouva un autre moyen de sortir…. Et maintenant qu’il était dans ls beaux quartiers résidentiels de Manhanttan, il devait faire attention à emprunter des chemins assez large pour contenir le fauteuil  - avec les cons qui se garaient n’importe où ce n’était pas toujours évident-, il fallait également des trottoirs qui n’étaient pas trop haut. Bref ce genre de chose toutes simples que l’on ne remarque pas lorsqu’on est pas en fauteuil mais qui peuvent pourrir la vie lorsqu’on est enchainé à une de ces machines. Il lui restait encore deux bon pâtés deux maisons lorsqu’il croisa une silhouette qu’il connaissait mais qui était totalement méconnaissable : Jezabel qui semblait…en fait qui ne ressemblait plus à rien. On aurait presque dit, un pauvre petit chiot abandonné au bord de la route, sous la pluie, dans la boue… et avec ce regard vif de faim, de soif de vengeance ou autre… Bon, à vrai dire il n’avait jamais été très doué pour comprendre les signaux des autres, mais là il était clair que quelque chose clochait. Il roula donc jusqu’à elle Jezabel ? Qu’est-ce que tu fais-là ? Pourquoi tu es dans cet état ? il se passa une main dans les cheveux ne sachant pas trop quoi dire d’autre où réagir. Elle semblait mal, est-ce que c’était moral ? Physique ? maladroitement, il lui prit doucement la main pour la serrer entre les siennes. Il voulait l’aider, il voulait être là pour elle, il voulait se prouver à lui-même qu’il n’était pas le « méchant type » que certains semblaient croire. Tu veux aller manger quelque chose ? Tu es tombée ? Tu t’es fait agresser ? Tu as froid peut-être ? Il enleva la légère veste qu’il avait pour lui donner. Si elle était en état de choc ou malade, ça pourrait toujours lui servir. Mais maintenant qu’est-ce qu’il pouvait bien dire d’autre ? il ne pouvait pas s’avancer à autre chose sans qu’elle ait pris de nouveau la parole. Il la regarda un peu inquiet de ne pas reconnaitre réellement l’adolescente. Tu veux que j’appelle ton frère ? Ton mari ? Une amie ? Tu préfères que je reste-là ? Certainement qu’elle voudrait quelqu’un d’autre que lui, alors il essayait de passer quelques possibilités, espérant que cela l’aiderait.


 




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Jezabel Gambino
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MessageLun 3 Oct - 18:38





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Un appartement dans Manhattan. Il lui avait pris un appartement dans Manhattan et il vivait avec elle et son gosse là-bas, c’était à se demander si on ne se foutait pas de sa gueule depuis le début. Manhattan c’était grand mais pas assez pour qu’elle ne les retrouve pas, pas assez pour qu’elle ne sache pas ce qu’ils faisaient et quand. Ca la rendait malade, elle tournait ça en obsession, il ne rentrait pas, et plus ses espoirs de le revoir chez eux s’amenuisaient et plus elle buvait. Cette décision, elle l’avait prise sous l’emprise de l’alcool, dans un état second, alors qu’elle farfouillait une fois de plus sur les comptes de cette fille sur les réseaux sociaux. Elle les affichait, comme s’ils étaient un couple, comme si elle n’avait jamais existé et comme si elle n’était pas qu’une pute de luxe. Le prix était peut-être différent mais le principe restait le même. Sur cette dernière photo, on les voyait tous les deux, sûrement nus et dans un lit, souriant et heureux, ça l’avait fait gerber, au sens littéral du terme. Elle en avait dégueulé tout ce que contenait son estomac et ça avait duré de longues minutes avant qu’elle puisse se redresser. Malgré ses efforts et ses tentatives de reconquête sous les bons conseils de Cinzia, elle n’avait pas l’impression que ça l’intéressait vraiment de revenir auprès d’elle, parce qu’elle l’aimait, ça, elle n’en doutait plus et ne le niait plus, pour quoi faire ? Mais il s’agissait de sentiments à sens unique. Il prenait tout ce qu’elle donnait parce que c’était un homme et que ça ne refusait jamais rien, surtout pas quand c’était du sexe. Tout ça devait beaucoup l’amuser, qu’elles se battent comme des chiffonnières, que l’autre salope se foute de sa gueule, à elle et son anglais approximatif et laborieux mais la gamine jouait son avenir en mettant toutes ses tripes. Des jours plus tôt, elle gisait dans un lit d’hôpital après avoir frôlé la mort parce qu’elle avait trop bu, c’était précisément pour ça qu’elle n’avait jamais voulu admettre ce qu’elle ressentait et avoir à s’en accommoder, parce que ça tournait toujours mal, parce que ça se terminait mal. Quelle serait la prochaine putain d’étape ? Jamais, avant ça, elle n’avait nourri le désir de mettre fin à ses jours, jamais et il débarquait, lui et sa gueule de gravure de mode, il foutait la merde et il se barrait, comme ça, parce que ça ne lui plaisait pas, parce que ça ne lui plaisait plus et elle n’avait qu’à ramasser les morceaux d’elle et d’eux, en espérant trouver une solution à ce merdier qu’elle ne comprenait pas. Tout ça la dépassait et de loin, elle regrettait l’époque où elle faisait figure de l’asexuée de service, sa vie était moins triste et beaucoup plus simple, tellement plus simple.

Carlo ne l’avait pas vu sortir de l’appartement et se faufiler. Il n’avait rien entendu, c’était ce qu’elle maîtrisait le mieux. Apparaître et disparaître sans qu’on ne la remarque, se faufiler partout, entrer et sortir d’où elle voulait. Elle le fit, armée jusqu’aux dents, sa machette dans la manche de ce sweat archi trop grand qui appartenait à son cousin et dans lequel elle n’avait pas trop l’impression d’avoir triplé de volume. D’un pas décidé, elle héla le premier taxi qui se présenta et se fit déposer devant l’immeuble où l’autre vivait. Postée à bonne distance et habillée d’une façon totalement neutre, elle passait inaperçue. On aurait dit une adolescente parmi tant d’autres, perdue dans la masse. Elle cogitait, se demandant ce qu’ils faisaient, se demandant s’ils n’allaient pas sortir ensemble et Gaby finit par émerger, il ne la repéra même pas, comment aurait-il pu, lui qui se souvenait à peine qu’elle existait encore. Elle était seule là-haut, ce serait si simple de grimper et de la découper en morceaux pour disparaître comme elle était venue. Si simple et efficace mais ça ne pousserait pas son mari à l’apprécier davantage, il pleurerait l’autre et se trouverait une remplaçante. Elle s’appuya contre un petit muret et eut une folle envie de pleurer. Rentre chez toi, ma fille. Va te chercher à boire et rentre chez toi ! Elle faillit faire un arrêt cardiaque quand on la sortit de ses pensées et si elle ne s’était pas empêchée, Matthew aurait reçu un coup de machette entre les deux yeux. Elle se ravisa, la rangea à la hâte dans sa manche, ni vu ni connu et vérifia que personne ne l’avait repérée. « Moi promener. Comment toi aller Matt ? » demanda-t-elle, l’air de rien, sentant bien qu’elle devrait se justifier pour le coup de l’arme blanche. « Moi pas vouloir faire mal de toi, désolée, moi croire que être quelqu’un autre. » Elle esquissa un faible sourire qui n’était qu’un rictus. « Non, toi pouvoir garder veste, moi pas besoin et toi pas appeler, oui ? Personne savoir que moi ici et être bien ! Toi aller où ? Moi pouvoir aider toi ? Moi devoir partir de ici donc moi libre pour aider toi ! » Elle n’attendit pas une réponse et agrippa le fauteuil pour le pousser dans la direction vers laquelle il était tourné histoire de se barrer de là rapidement avant que l’envie de lui reprenne d’escalader les balcons pour la décapiter et offrir sa tête entourée d’un nœud à son cher mari. « Toi devoir rien dire à Gaby, oui ? Sinon moi problèmes ! »



 




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Matthew Odair
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MessageMar 4 Oct - 16:15





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Est-ce qu’il s’était attendu à manquer de se faire trancher la gorge par une Jezabel surprise ? Non, vraiment pas. Il la regarda, livide, sentant son cœur dans la battre à tout rompre tandis qu’elle rangeait la machette qu’elle avait dégainée un peu à la manière de Lucky Lucke. Il n’en croyait pas ses yeux. Mon dieu ! Qu’est-ce qui venait de se passer ? C’était quoi CA ? Depuis quand est-ce qu’elle se promenait avec ce genre de truc sur elle ? et surtout, pourquoi ? Cela faisait beaucoup de questions sans réponse. Il inspira profondément tentant de reprendre ce qu’on pouvait appeler, une respiration normale mais c’était difficile…. Surtout parce que cela lui avait fait ressurgir de mauvais souvenir, de choses qui s’étaient passées lorsqu’il était « prisonnier » de Manuel… à vrai dire il n’était même pas certain que cette arme tranchante ait été utilisée, il n’en savait trop rien, mais il lui semblait que oui, il y avait beaucoup trop de confusions dans sa tête et surtout beaucoup trop de douleurs concernant ces quelques jours. La seule chose dont il était certain c’est qu’il avait plusieurs lacérations… Il inspira profondément, tentant de se calmer. Jezabel n’y était pour rien là-dedans, il ne devait pas paniquer à la vue d’une machette d’autant plus qu’elle l’avait rangée dès qu’elle l’avait reconnu, ce n’était donc pas à lui qu’elle en voulait et elle ne lui ferait aucun mal. Néanmoins, l’image de la petite gamine inoffensive en avait pris un sacré coup ! Il lui fit néanmoins un faible sourire lorsqu’elle lui demanda comment il allait. Ca va plutôt bien, je viens d’apprendre, grâce à toi que je ne suis pas cardiaque ! tenta-t-il de plaisanter, avant de se rendre compte qu’il n’était peut-être pas très clair pour la demoiselle. Déjà que sa blague n’était pas brillante, la « traduire » se serait la rendre encore pire, mais elle avait le droit de savoir à quel point il n’était pas rôle ... que je n’ai pas de problème au cœur en gros. il acquiesça doucement lorsqu’elle lui expliqua (lui confirma ?) qu’elle l’avait pris pour quelqu’un d’autre. Tu te promènes souvent avec ça sur toi ? Tu n’as pas peur de te couper ? heureusement pour elle, elle avait l’air d’une fille quand même plus adroite. Il inclina un peu la tête sur le côté avant de dire Je suppose que c’est commun chez toi de te promener comme ça ! Ici, c’est plutôt les flingues qui sont monnaie courante. il lui sourit avant de rajouter Tu devrais faire attention, si les flics t’arrêtent, tu risques d’être dans la merde… surtout qu’ils ne sont pas tous très futfut….. intelligents. il grimaça avant de rajouter et racistes. Tu sais ce que c’est ? Il n’y avait qu’à voir la ségrégation qu’il y avait, alors une gamine qui ne parlait pas bien anglais et qui se promenait avec une machette dans la rue, c’était clair qu’ils se seraient fait une joie de l’emmerder et cette idée ne plaisait pas à Matthew. Malgré tout, lorsqu’il la voyait comme ça, il avait plus envie de la protéger et de la défendre, elle lui semblait aller mal être fragile. Mais il ne fallait pas se leurrer, si une merde qui leur arrivait comme la dernière fois ça serait elle qui l’aiderait et trouverait la solution ! Odair avait finalement préféré ne pas revenir sur qui elle voulait déclencher sa haine : cela ne le regardait pas, et il savait qu’il valait mieux s’occuper de ses oignons que de ceux des autres. D’accord, d’accord, je n’appelle personne, mais tu es certaine que tu n’as pas besoin de la veste, tu as l’air d’avoir froid. Il n’avait pas eu le temps de dire où il voulait déjà aller qu’elle avait agrippé le fauteuil et le poussait… plus ou moins là où il voulait aller. Je me baladais… enfin me promenais moi aussi. Je voulais aller dire bonjour à la famille de mon… petit ami, celui dont je t’ai parlé. En même temps il n’y en avait eu qu’un donc ce n’était pas très difficile, mais il n’avait pas envie e préciser de nouveau qu’il était mort et compagnie. Ne t’inquiètes pas, je ne dirai rien. De toute manière, je n’ai que ton numéro, pas le sien. Il vit un café au bout de la rue et lui montra du doigt. Tu veux boire ou manger quelque chose ? Au moins, elle serait au chaud, et il jugeait que c’était pas mal. Il essayait de réfléchir, elle semblait à bout mais faire parler les gens et les consoler n’était pas son fort. Il ne voulait pas la blesser. Il avait déjà assez fait de mal à Cinzia pour en faire à quelqu’un d’autre. Néanmoins, ne pas agir serait certainement pire que tout Ils font de très bons chocolats au lait dans ce café et vendent de supers gâteaux. Je suis certain que ça te plaira. il tourna un peu la tête vers elle pour tenter de l’observer, elle et ses réactions, mais c’était compliqué : il n’avait pas encore la possibilité de tourner sa tête à 180°. Il abandonna cette idée stupide avant de tenter de s’engager sur un terrain beaucoup plus glissant. Pourquoi tu ne veux pas dire à ton mari que tu étais ici ? Il avait failli lui demander si elle avait bien toujours un toit, s’il l’avait frappée, mais ce genre d’insinuation, il en était pour l’instant vacciné et il tentait donc de ne pas commettre les mêmes erreurs. Je suis désolé Jezabel, je ne suis pas très doué pour ce genre de choses, je m’exprime mal souvent. rajouta-t-il en guise d’excuses s’il l’avait froissée.

 




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Jezabel Gambino
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MessageMer 5 Oct - 15:22





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Quand il n’y avait plus de réponses logiques, il restait la violence. Bien que la violence soit la réponse logique à bien des situations. Si on lui demandait son avis, voilà ce qu’elle aurait répondu sans l’ombre d’un doute ou d’une hésitation. Elle réglait ses problèmes avec ses poings et son flingue avant même d’envisager de parler mais ici, elle était pieds et poings liés. On la bridait parce qu’on craignait les conséquences que pourraient avoir ses accès d’humeur. Elle n’avait plus le droit d’être elle-même, Mani avait été très clair sur la question, sinon, elle offrirait sur un plateau d’argent de bonnes excuses à Gabriele de lui faire du mal. C’était trop tard pour ça ! Il n’avait pas attendu une putain d’invitation claire et précises pour commencer à la faire souffrir et ça ne s’arrangeait pas. Plus elle essayait de trouver des solutions, plus elle réalisait combien elle était impuissante. Ca la rendait malade, comment avait-elle pu tomber si bas ? Comment ? Le pire c’était que sa seule préoccupation ne concernait pas le fait de laver son honneur, donne le change ou même se venger, du moins pas tout à fait, elle voulait surtout qu’il rentre. Elle ne comptait plus les fois où elle tenta de dialoguer pour régler le problème mais ils ne se comprenaient pas, comme s’ils parlaient un langage différent. Il s’attendait à ce qu’elle lise dans ses pensées et refusait de s’expliquer alors qu’elle ne cessait de s’excuser, se demandant si elle ne devrait pas présenter des excuses officielles parce qu’elle existait. Voilà à quoi elle en était réduite, elle se sentait ridicule et avait honte d’être tombée si bas, entre ça et l’alcool, ça ne rimait à rien. Pourquoi était-ce si difficile de tirer un trait sur lui et de remonter la pente ? Pourquoi ne parvenait-elle pas à faire une chose aussi simple ? Pourquoi fallait-il que tout se complique et qu’elle ait une folle envie de s’aplatir comme une crêpe pourvu qu’il revienne ? Où était passé la combattante ? La guerrière à l’esprit de conquête et de contradiction ? La gamine pleine de vie et de caractère ? Peu importait ce qu’elle faisait ou disait, il ne reviendrait pas, sinon il n’aurait jamais fait en sorte d’ancrer l’autre aussi bien et durablement à proximité, il fallait se faire à l’idée et peut-être qu’il s’agissait là de la meilleure des raisons pour la buter. Non ?



Elle n’avait pas prévu de se faire surprendre par quelqu’un de connu et réagit de façon excessive, heureusement que ce n’était que Matt, n’importe qui d’autre aurait hurlé et appelé les flics, elle espérait qu’il ne le ferait pas. « Moi pas vouloir faire de mal à toi, Matt, toi pas appeler police, oui ? » Parce qu’elle voyait déjà le tableau et elle n’avait pas besoin de ça en plus. Une machette de cette taille avec des résidus de sang, ça attirerait forcément l’attention et Dieu savait ce qui pourrait en résulter, il n’était pas question d’avoir à dire merci ou pardon à qui que ce soit, plus maintenant. Elle voulait juste qu’on lui fiche la paix. « Moi servir de machette depuis que moi être 6 ans, moi pas couper. » Du moins, elle ne se coupait jamais, les autres, par contre, c’était une toute autre histoire. « Oui, moi comprendre, pas flics, pas appeler eux ou moi être… Moi problèmes et moi pas vouloir ça ! Trop monde ici, maintenant, pour moi monter sur balcon. Tant pis ! » Ce serait pour une autre fois, mais elle pourrait aussi attendre que cette salope sorte et lui coller la peur de sa vie ou lui faire mal, vraiment mal. Elle trouverait le moyen de la faire hurler pendant des heures avant de l’achever, ouais, cette idée lui plaisait. Elle jeta un dernier regard vers l’immeuble et finit par abandonner pour de bon, posant ses mains sur le fauteuil du secouriste, le poussant loin d’ici pour ne pas se laisser tenter par le besoin de vengeance. « Toi pas inquiéter de moi, oui ?! Moi pouvoir pousser toi là où toi aller, oui ?! » tenta-t-elle, ce serait ça de pris et elle aurait le loisir de jouir d’un peu de tranquillité jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’elle n’était plus dans l’appartement et qu’on tente de la joindre. « Nous pouvoir prendre ce que toi vouloir, moi mettre toi chez parents de mec de toi et puis rentrer. Personne savoir que moi partir, ça être problème. Ou toi pouvoir venir à maison de moi si toi vouloir ! » Il allait falloir ruser pour rentrer et avoir l’air d’accueillir l’arrivée impromptue du brun en fauteuil, elle réfléchissait déjà à comment s’y prendre pour qu’aucune information ne filtre et qu’on ne lui reproche rien. Pourtant, il s’en cognait, il ne rentrait même plus, qu’est-ce que ça pouvait bien lui foutre qu’elle sème ses hommes, hein ? Cette pensée la détendit et elle se pressa un peu moins. « Toi pas excuser, pas besoin de excuser ! Lui voir autre fille, plus rentrer et moi devenir folle. Etre immeuble où lui être avec autre fille, moi vouloir la tuer. Moi pouvoir la découper et jeter petit bouts de elle dans océan. Elle prendre tout ce que être à moi ! Tout ! Moi arrêter de dire choses de ça… Plus vouloir dire de ça ! Juste rentrer. »


 




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Matthew Odair
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MessageDim 9 Oct - 10:44





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Se calmer. Elle ne l’avait pas touché et ne le ferait pas et si elle faisait du mal à quelqu’un qu’elle détestait après tout, qu’est-ce qu’il en avait à faire ? Il ne voulait plus se mêler des affaires des autres, pas lorsque quelqu’un avait une machette à portée de main du moins. Il avait pensé aider Cinzia et demandant à Manuel de ne pas lui faire de mal –si jamais il lui en faisait- et visiblement, il avait commis une grosse erreur qu’il ne comprenait toujours pas. A vrai dire, il ne comprenait plus son « ex » meilleure amie, qu’elle l’aime soit une chose, qu’il ne fasse pas de mal : ok il s’était trompé … mais bordel de merde, il avait eu l’impression qu’elle lui en voulait de s’inquiéter pour elle, de vouloir la protéger, après ce qu’il lui avait fait c’était quand même logique non ? Qu’il se pose quelques questions ? Mais non, visiblement tout ce qu’il faisait était mal, égoïste et compagnie alors il préférait laisser tomber… Malgré tout l’idée de s’excuser auprès d’Herrera continuer de lui trotter dans la tête. Il ne savait pas s’il serait capable de faire ça, il y avait bien trop de peur, de haine, en lui…. Et de toute manière il n’était plus sur la même longueur d’onde qu’elle, alors pourquoi vouloir s’humilier pour elle ?  Pourquoi s’abaisser alors qu’il ne sentait déjà pas très bien. Non, ne t’inquiètes pas, je ne vais pas appeler les flics, fais juste attention à toi. Voilà qui semblait assez raisonnable pour une fois.  Mais il savait que cela ne voulait pas dire qu’il avait « appris » de ces erreurs, si erreurs il y avait réellement eu. Le naturel revenait toujours très rapidement au galop, c’était un fait indéniable, surtout pour quelqu’un comme lui. Il haussa un sourcil étonné lorsqu’elle lui dit qu’elle se servait de  cette arme depuis ces six ans. Humhum. A 6 ans je devais jouer aux légos et jeux de constructions. Ou à la poupée avec sa petite sœur quand elle lui faisait les yeux doux, mais ça, il se garda bien de le dire, non pas qu’il en avait honte mais c’était quand même quelque chose qu’il préférait ne pas dire trop haut. Même s’il avait toujours détesté ça, il était certain qu’il y aurait un crétin qui arriverait à lui sortir que « vous voyez il a joué à la poupée et maintenant il aime les hommes ». Abrutis de première. Non, il préférait éviter cet affront, parce qu’il ne pourrait pas leur envoyer une droite comme il le souhaiterait. Enfin tout ceci pour dire que c’était quand même dingue la différence qu’il y avait eu entre les deux. Tu n’auras pas à monter sur un balcon Jezabel, ou à fuir. Personne à part moi a vu la machette alors bon, t’inquiètes, tout roule… enfin tout va bien ! Il lui fit un faible sourire avant de demander Tu connais quelques expressions de chez nous ? Pour savoir s’il pouvait les utiliser ou pas du tout.

Pourquoi est-ce qu’elle s’était mise à le pousser, laissant visiblement ses propres envies de … de quelque chose de côté, il ne le savait pas, mais il était rassuré. Au moins, il allait pouvoir se débrouiller pour qu’elle puisse se réchauffer un petit dans un café ou chez les parents de Kea’… mais un café semblait quand même mieux. Il ne voulait pas inviter n’importe qui là-bas en ne sachant pas dans quel état ils seraient aujourd’hui. A sa proposition d’aller chez elle, il hésita quelques instants, ça pouvait paraitre un bon plan aussi, il pourrait aller voir les parents de Kea’ le lendemain de toute manière… ce n’était pas le temps qui lui manquait en ce moment et au moins avec Jez’, il avait l’espoir de pouvoir rire un peu. On peut déjà aller prendre quelque chose à boire ou à manger, puis on verra si on va chez toi après ? Il lui fit un petit sourire avant d’ajouter Tu as de nouveaux films ? Parce que bien sûr, il allait bien falloir qu’ils s’occupent tous les deux. Et bientôt,  elle lui raconta ce qui s’était passé avec  Gaby : il voyait quelqu’un d’autre et ne rentrait plus. Jusque-là c’était quelque chose de dégueulasse mais plutôt banal… la suite par contre… ah non l’envie de tuer la maitresse était quelque chose d’également banal. Tout allait bien du coup … mais ça n’en restait pas moins inquiétant. C’était quoi ces gens qui avaient besoin de se venger comme ça par la violence ? Il avait de plus en plus de mal à reconnaitre le monde dans lequel il vivait et pourtant ce genre de choses arrivaient tous les jours. Matthew se passa une main dans les cheveux en cherchant ce qu’il allait bien pouvoir répondre à tout ça. Il te faut un remontant ! Et tu sais que …. Le chocolat est un bon remontant ? Il lui aurait bien dit l’alcool, mais elle était encore un peu jeune et ils risquaient l’un et l’autre de s’attirer des ennuis. Et après tu rentreras, si tu veux toujours de ma compagnie on pourra rentrer tous les deux chez toi ? Sinon et bien on se verra une autre fois. Il hésita quelques instants, cherchant des mots quand même plus appropriés Et si tu as besoin de quelque chose, tu peux venir chez moi quand tu veux, avec ton Carlo ou peu importe comment il s’appelle si tu as besoin de lui, ma mère nous fera à bouffer tout ça, on pourra se mater un film et compagnie. Il avait bien vu que souvent il y avait quelqu’un qui la « surveillait » et il n’avait pas posé trop de questions. Et si aujourd’hui il n’y avait pas de gardes avec elle c’est qu’il y avait une bonne raison. Enfin tu peux venir seule aussi, ce n’est pas un souci. Ma sœur devrait me ramener de nouveaux jeux de console,  si ça te tente, je ne sais pas trop quoi par contre. Il fallait bien occuper ses journées comme il le pouvait n’est-ce pas. Il l’avait donc conduit (ou c’était plutôt le contraire) dans le café. Il s’installa à une table ou il pouvait bouger sans faire trop chier le monde. Et lui tendit la carte. Tu veux prendre quoi ? lui souffla-t-il avant de se rappeler qu’elle ne pourrait peut-être pas tout comprendre. Si tu as besoin d’aide, n’hésite pas. Elle était débrouillarde, et il se doutait que lui mâcher le travail ne lui plairait pas trop, ainsi, elle savait qu’elle pouvait regarder la carte à sa guise et si elle avait besoin d’une explication il était-là. C’était un bon compromis selon lui.


 




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Jezabel Gambino
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MessageLun 10 Oct - 20:06





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Elle était distraite, ne supportant pas non plus l’idée d’avoir été prise en flagrant délit, elle acquiesça à la question de son ami sans vraiment comprendre ce qu’il cherchait à savoir, elle était déjà ailleurs. Elle jetait des regards affolés autour d’eux histoire de s’assurer que personne n’avait rien vu et que personne n’appellerait les flics. Non, elle voulait à tout prix se passer de ça pour le moment, alors qu’elle était en froid avec Gaby et qu’il risquait de se servir de ça pour faire pire. Mais pouvait-il réellement faire pire que de la tromper avec une putain tout en niant ouvertement son existence ? Pouvait-il faire pire que de s’afficher avec elle sur les réseaux sociaux comme s’il n’était pas marié, un sourire aux lèvres, parfois à poil dans ce putain de lit qu’ils partageaient, comme si c’était sa putain de place ! Non, il ne pouvait pas faire pire que ça ! Il aurait collectionné les conquêtes qu’elle aurait eu mal au cœur mais pas comme ça. Il s’établissait avec une autre, il vivait un truc sérieux avec une autre femme et elle attendait comme une conne qu’un déclic se fasse chez lui, qu’il se souvienne de son existence, qu’il la voit, qu’il la voit vraiment, comme elle le voyait mais ça n’arriva jamais. Elle n’avait pas besoin de chocolat ou de paroles réconfortantes mais d’une bonne bouteille d’alcool. A force d’avancer et de pousser le fauteuil, elle sentait sa haine incommensurable pour cette salope refaire surface et sans Matthew, elle aurait sans doute rebrousser chemin pour escalader les balcons et lui arracher la tête pour la balancer dans la rue, histoire de faire quelque chose d’utile à toute l’humanité. Ca aurait été une belle façon d’attirer l’attention de Gaby mais probablement pas la meilleure façon de le faire revenir. Il n’avait pas envie d’être avec elle, sinon il y serait et elle aurait beau tuer cette morue, une autre prendrait sa place et ainsi de suite. Il trouverait toujours une remplaçante pour lui faire oublier leur mariage pitoyable et l’idée qu’il était bloqué pour toujours avec elle. Sentant qu’elle ne décolérait pas, elle entra dans une épicerie, fit vite le tour pour atteindre le rayon de l’alcool et se saisit de deux bouteilles de téquila. « Toi acheter ça pour moi ! » lança-t-elle à Matt qui avait l’âge légal et qui ne se ferait pas contrôler. Ils passèrent à la caisse et ressortirent avec un sac en papier et une bonne dose de bonheur pour la gamine.

Ce ne fut qu’à cette condition qu’elle daigna entrer dans le café, se commander des tas de parts de tarte et un café dans lequel elle versa une bonne dose d’alcool pour que ce soit réellement intéressant. « Toi pouvoir venir, moi trouver film à télécharger sur internet, pas problème ! » dit-elle en mangeant sa part de tarte à la citrouille recouverte entièrement de crème fouettée. Elle mangeait comme une droguée, comme si elle était en manque, comme si sa vie en dépendait, comme une fille malheureuse à qui il ne restait plus grand-chose pour tenir bon et trouver un sens à son existence. « Toi pas vouloir que moi venir. Moi être triste et gens tristes pas drôles ! » Pourquoi aurait-il eu envie de se la coltiner alors qu’elle avait l’air aussi épanouie que si elle était morte à l’intérieur ? Il n’avait aucune obligation vis-à-vis d’elle et il méritait de meilleurs amis que des gens déprimants comme elle l’était pour le moment, elle n’arrivait pas à refaire surface, à reprendre le dessus et elle commençait à se demander si elle y arriverait un jour. Subir un tel rejet de la part de quelqu’un qui comptait, c’était difficile, principalement quand on avait tout abandonné pour se retrouver là et qu’il ne nous restait que des souvenirs et beaucoup de regrets. « Oui, moi bien vouloir mais pas pouvoir venir seule ! Ca mettre problèmes et moi avoir assez problèmes ! » Elle passa à la tarte aux pommes recouverte de crème liquide, elle avait déjà pas mal grossi depuis le départ de Gaby et ça ne s’arrangeait pas, entre la nourriture et l’alcool, elle était gâtée. Le sport, elle n’avait plus la force ni la motivation pour en faire, à quoi bon s’entretenir alors qu’elle n’avait plus aucune bataille à mener ? Elle but de son café et versa à nouveau de la téquila dedans, l’air de rien, pour finalement reprendre de la tarte, levant à peine le nez de son assiette, cachée dans son sweat informe qui avait au moins le mérite de dissimuler un peu sa honte et son mal-être. « Moi pas sortir depuis longtemps mais contente de voir toi. Comment toi aller ? Toi sortir plus avec amis de toi ? Moi pas appeler toi parce que choses aller mal avec Gaby, mais moi penser à ça souvent. Moi plus sortir car lui plus là. Sinon moi appeler toi pour amuser. »


 




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Matthew Odair
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MessageJeu 13 Oct - 10:04





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Non ça n’était pas bien d’acheter de la téquila pour la mineure, pas du bien même mais après tout, elle trouverait toujours un subterfuge pour en trouver, alors autant lui éviter de mauvaises surprises, de mauvaises combines, il fallait par ailleurs avouer que boire un peu ne pourrait pas lui faire de mal ! Alors oui, il avait abdiqué sans trop poser de questions, oui, il lui avait « obéi » sans trop réfléchir tout en sachant que ce qu’il venait de faire n’était pas forcément des plus légals, mais après tout il pourrait toujours se débrouiller à expliquer pourquoi est-ce quelle buvait elle aussi si jamais un flic tombait sur eux en train de picoler ! Mais pour l’instant l’objectif principal du garçon était surtout de l’emmener boire un truc un peu plus chaud et de bouffer du gras, parce qu’il n’y avait que ça de vrai, que ça qui pourrait lui faire réellement du bien ! Est-ce qu’il fut étonné de voir qu’elle mettait de l’alcool dans son café ? A moitié, il s’y était attendu mais il trouvait quand même cette pratique étrange. Mais peu importait si elle s’amusait, arrêtait de broyer du noir e mangeait un peu. L’alcool était peu cher payé en comparaison du bienfait que tout cela allait peut-être pouvoir lui apporter. D’accord avec plaisir pour le film ! ils trouveraient facilement un truc qui leur plaisait à tous les deux. Et tandis que lui grignotait, il avait l’impression que Jez se comportait comme une ogresse affamée, ça en était presque flippant, juste presque. Il préférait la voie comme ça, même si ce n’était pas très glamour, plutôt que de ne rien vouloir avaler. De toute manière des filles avec des formes – ou des mecs- c’était toujours plus joli que des trucs filiforme et rachitique, mais chacun ses goûts ! Le garçon fronça les sourcils lorsqu’elle reprit la parole, ne comprenant pas bien pourquoi, même si elle n’était pas drôle pourquoi il ne voudrait pas la voir. C’était vraiment une logique…. Etrange. Je ne suis pas quelqu’un de spécialement drôle non plus, je suis même chiant ! Il lui fit un petit sourire essayant encore et toujours de trouver une manière de dire les choses simples de façon à ce qu’elle le comprenne bien. Et puis les… « amis » bon, il ne voyait pas dire ça autrement, même si c’était étrange vu leur différence d’âge et c’était d’autant plus étrange qu’il n’était pas du genre à faire du déballage de sentiments… et là, pour lui ça y ressemblait déjà beaucoup trop. … ne doivent pas être là que quand ça va bien, c’est aussi s’épauler même quand l’autre n’est pas drôle, tu ne penses pas ? Si Keaton l’entendrait, il lui hurlerait certainement qu’il était trop « kawai » avec elle. Kea et ses expressions débiles. Il haussa finalement les épaules Et bien, tu peux venir accompagnée alors si tu veux ce n’est pas un souci, je n’ai rien à cacher de toute façon. Je suis certain qu’on pourra bien rigoler, tu me diras juste s je dois avoir trois manettes ou deux si ton « accompagnateur » veut jouer avec nous. Il n’y en avait que deux chez ses parents, mais sa sœur en avait en rab chez elle, il en était certain. Il la regarda manger avec plaisir avant de recommander, cette fois-ci, un énorme chocolat viennois avec des cookies dedans. Il prit une petite part de gâteaux au chocolat qu’il grignota dans un silence presque religieux. Bon vu sa dégaine, ça ne plairait certainement pas à Gaby, mais lui s’en foutait, elle aurait pu sortir avec un sac poubelle sur le dos, du moment qu’elle avait choisi cet habit c’était le principal pour lui. Il se doutait que sa dégaine était signe de mal-être mais malheureusement il ne pouvait rien y faire et plutôt que de lui sir de porter des choses plus glamour il préférait la voir porter ça (de toute manière qui était-il pour lui procurer ce genre de conseils, n’est-ce pas ?). On va dire que ça va . Il lui fit un petit sourire avant d’hausser encore une fois les épaules Je n’aime toujours pas ce truc, mais je m’y fais….. et mes amis viennent me voir de temps en temps oui. De temps en temps était effectivement le terme le plus approprié, déjà il n’avait pas beaucoup de réels amis et ses potes étaient généralement pas mal occupés et n’avaient pas spécialement envie de s’emmerder chez lui vu que ses activités étaient restreintes. Mais d’après les médecins et mon kiné, je devrais pouvoir remarcher… un jour… alors je m’emmerde. Autant dire les choses telles qu’elles étaient On peut fonder, si tu veux, un club de déprimés, ça nous irait bien je crois. Maintenant qu’ils avaient finis presque tout ce qu’il y avait sur la table –mis à part le chocolat viennois-, il se dit qu’ils allaient bientôt pouvoir partir On pourra se voir plus souvent si tu veux. Je t’aurais bien dit que j’allais t’emmener en boite pour te changer les idées, mais déjà je ne fréquente que des boites gays, vu ma dégaine j’suis pas certain qu’on me laisse rentrer…. Et en plus j’aime pas spécialement ça je l’ai toujours fait pour faire plaisir. Il grimaça avant de reposer les yeux sur la jeune femme. Il y a un petit salon de jeux vidéos ce week-end, un truc assez privé, mais je pense que ma petite sœur pourrait nous avoir des places si ça te tente. Trois places, bien sûr…. Ou sinon…. Je ne sais pas. C’est compliqué en plus de se déplacer avec ce fauteuil. Il soupira, les choix étaient limités, valide, il lui aurait proposé d’aller courir un peu avec lui, ou qu’ils allaient faire du tennis, de la boxe, de l’accrobranche, peut-être même de quitter la ville pour aller pêcher un peu plus loin, il n’aimait pas trop ça, mais ça lui aurait permis de changer d’air. Il eut soudain une idée, le genre de mauvaise idée, mais tant pis. Tu as déjà été à Disney ? Pour voir si elle arrivait à retrouver sa bonne humeur avec le contact féérique de tous ces bidules, il parait que ça marchait même s’il restait septique sur le sujet. Le souci restait quand même le voyage et surtout une fois là-bas, il ne pourrait pas faire grand-chose… mais si l’idée lui plaisait, il savait qu’il trouverait toujours une solution.

 




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Jezabel Gambino
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MessageMar 18 Oct - 15:21





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Ici, personne ne semblait comprendre l'intérêt de cette suite. Ca ne l'amusait pas plus qu'eux, elle aurait préféré qu'on lui fiche la paix et qu'on lui permette d'aller partout où elle le désirait sans lui mettre de barrière et la contraindre à être accompagnée en permanence, elle savait très bien se débrouiller toute seule et sans l'aide de personne, mais ils lui servaient de témoins. Quand ils étaient là, tout le monde avait la certitude qu'il ne se passait rien de louche et que si ça arrivait, plusieurs personnes auraient la même version des faits. C'était une manière comme une autre de se prémunir de la moindre embrouille avec Gabriele, du moins, quand il accordait encore de l'importance à tout ça, pour le moment, il avait l'air plus préoccupé par ce qui se trouvait entre les cuisses de sa putain. « Non, eux pas jouer... » Ils ne le faisaient que lorsqu'ils étaient coincés avec elle pendant des jours et qu'elle avait l'air si triste qu'elle leur inspirait de la pitié. Ils se pliaient alors en quatre pour tenter de lui redonner le sourire et parfois, ils prenaient la peine de s'asseoir dans le divan pour une petite partie d'un jeu, parfois, ils lui ramenaient des beignets ou un plat que la mère ou la femme de l'un avait préparé, juste pour tenter de lui faire plaisir et de lui permettre un peu de souffler dans ce quotidien fait de tristesse et de morosité. Elle était surtout proche de Carlo qui aurait pu être son père et qui la couvait comme si elle avait été un oeuf. Elle sentait bien qu'il tentait de la dispenser de quelques conseils de façon à peine voilée mais elle l'arrêtait toujours avant qu'il n'aille trop loin pour qu'il ne se fatigue pas inutilement. « Toi devoir travailler pour marcher, Matt, ça être important ! » lui fit-elle remarquer en haussant un sourcil, signe qu'il avait un drôle de sens des priorités. Elle ne comprit pas vraiment cette histoire de club et préféra ne pas demander d'explication, ayant le sentiment que c'était probablement un trait d'esprit et qu'elle aurait l'air d'une conne de poser des questions. « Toi être gentil mais moi pas vouloir sortir et voir gens, moi être bien dans maison de moi. Moi pas sortir souvent et être bien comme ça, moi reposer, jouer et trouver choses à faire. » Comme stalker son mari et sa gonzesse quand elle ne bossait pas pour Luciano pour éviter qu'un enfoiré aille divulguer sa vie privée et sexuelle. Elle ne savait pas vraiment ce qu'il y avait sur le téléphone, à vrai dire, elle ne voulait pas savoir mais ça devait être gratiné pour qu'il tienne absolument à tout récupérer et à faire payer ce porc mais également pour que ce pauvre type ait autant envie d'insister. Elle fit non de la tête à son énième question et réalisa qu'elle n'était pas vraiment en phase pour se montrer agréable ou même de bonne compagnie aujourd'hui, elle avait toujours de la rage aux fond des tripes et ça ne voulait pas la laisser en paix. « Moi pouvoir emporter ça, s'il-te-plaît ?! » Elle parlait à la serveuse qui se fit un plaisir de tout lui emballer et même de lui rajouter des beignets qu'elle lui demanda et d'autres parts de tarte pour le soir et pour les gars aussi. « Moi rentrer à maison de moi, Matt, moi pas arriver à être gentille. Moi trop triste pour ça, moi rentrer et manger et jouer mais moi avoir besoin de être toute seule. » C'était beaucoup plus facile pour passer son temps à picoler. « Moi appeler toi bientôt pour que toi et moi voir. Oui ?! » Elle se leva et déposa un baiser sur sa joue. « Toi avoir besoin que moi pousser toi quelque part avant ? »


 




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Matthew Odair
MUGUET

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MessageSam 22 Oct - 20:56





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Il haussa les épaules. Très bien si les armoires à glace qui l’accompagnaient ne voulaient pas jouer, ce n’était pas bien grave, au contraire, même cela arrangeait l’ex secouriste qui avait étrangement peur que ces types soient mauvais perdants et qu’ils cassent quelque chose chez ses parents. Bien entendu c’était certainement des préjugés de merde, mais il n’y pouvait rien, il était devenu un peu parano –et froussard- sur les bords. Il eut un petit rire amer, lorsqu’elle lui dit qu’il devait travailler pour marcher. Il savait qu’elle avait raison, totalement, et qu’il ne devait pas se laisser abattre… mais c’était compliqué par moment. Bien sûr qu’il ferait tout pour remarcher, mais il était certainement dans un jour sans, le genre de moment où il avait juste envie de tout abandonner et de crever. Peut-être que c’était la vision de la machette qui l’avais mis dans cet état, peut-être que c’était tous les évènements récents… mais le fait qu’il n’allait franchement pas bien, même s’il tentait par tous les moyens de le cacher. Se prendre une bonne grosse murge, lui était même presque impossible vu tous les cachets qu’il s’enfilait… il ne voulait pas prendre de risques supplémentaires. Tu as raison, mais ne t’inquiètes pas, je ferai tout ce qui est possible pour remarcher, c’est juste long et qu’on ne voit pas franchement bien les progrès… Et c’est compliqué moralement, mais ça ira ! De toute manière ce n’est pas comme s’il avait le choix. S’il ne voulait pas finir sa vie englué dans le fauteuil à crever du VIH, il devait se battre. Il avait cette chance de pouvoir remarcher un jour et il ne la laisserait pas passer, pour rien au monde.

Il préféra ne pas faire de commentaires sur le fait qu’elle ne sortait pas beaucoup, mais il espérait sincèrement pour elle, que lorsqu’elle le faisait ce n’était pas en quête de vengeance, ou pour aller espionner son mari, ou ses ennemis. Il acquiesça donc doucement pas de souci, je ne propose plus de sorti ! Donc pas de Disney, non plus, pas de sorti au bowling ou ce genre de chose. D’un côté, cela l’arrangeait, il n’avait pas trop envie de sortir en ce moment non plus ! C’était donc parfait ! Il lui sourit Pas de souci, Jezabel, on fera ce que tu voudras. Enfin, façon de parler bien entendu ! mais il se doutait que la jeune femme n’allait pas y voir un sous-entendu, n’est-ce pas ? Est-ce qu’il fut surpris lorsqu’elle demanda si elle pouvait emporter quelques trucs à la serveuse ? A peine. Tout comme, il ne fut pas surpris de voir qu’elle voulait rentrer… Encore une fois il avait dû mal s’y prendre avec elle, comme il le faisait avec tout le monde, sauf que pour une fois la jeune femme ne semblait pas franchement fâchée contre lui, au contraire, elle affirma que c’était juste elle qui avait besoin d’être seul. Il ne savait pas trop si c’était vrai ou si elle disait ça pour ne pas trop le vexer. Il soupira doucement mais acquiesça sagement. Fais attention à toi Jezabel, d’accord ? lui dit-il doucement tandis qu’elle venait de déposer un baiser sur sa joue. Et tu m’appelles quand tu veux, n’hésite pas à laisser un message si je ne réponds pas, je te rappellerai dès que je pourrai. Avec les séances de kiné, les visites inattendues de certains de ses amis, ou autres, il ne savait jamais trop quand il était libre ou pas. Je veux bien que tu pousses jusqu’à dehors, c’est assez étroit, j’ai peur de faire des conneries. J’ai l’impression d’être un peu un éléphant dans un magasin de porcelaine, avec toutes les personnes qu’il y a et les verres et tasses… Bref autrement dit s’il fonçait dans un table, il pouvait provoquer une catastrophe et il n’en avait pas du tout envie. Il lui fit un petit sourire avant d’ajouter En tout cas, j’étais contente de te voir, merci pour ce petit moment sympathique. C’est comme ça que les gens civilisés faisaient non ? Même s’il trouvait ça étrange de remercier pour des conneries de ce genre, il essayait de se montrer « plus gentil, social, moins égoïste ». Je vais aller pouvoir aller tout seul jusqu’à chez ma « belle famille », ne t’inquiètes pas pour moi ! Si tu as besoin d’être seule, file chez toi et repose-toi bien pour reprendre un peu des couleurs ! Il espérait que cela ne sonnerait pas comme une critique, mais comme quelqu’un qui s’inquiétait de son bien être. Bonne fin de Journée, Jez !


 




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