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ACQUA AZZURA, ACQUA CHIARA
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Cinzia Herrera
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MessageMer 21 Sep - 22:38





con le mani posso finalmente bere
ft JEZ ET LUKA


Le Costa Rica me manquait tous les jours un peu plus. Les plages idylliques, les paysages de carte postale, cette langue chantante qu’on entend partout et qui m’est devenue familière. Plus encore cette proximité avec mon mari que je n’étais pas forcée de partager avec ses affaires ou ses amis. Un mois de pur bonheur. Un mois sans se lasser l’un de l’autre malgré les indésirables et les audacieux. Je garderai de ma lune de miel un souvenir impérissable dans lequel puiser assez d’énergie pour ne pas souffrir de ses absences. Ce serait facile. Je savais que je retrouverais mon bien-aimé le soir venu. Et puis, notre retour à New York comportait son lot d’avantages et de surprises. Une maison grandiose et ces gens que nous adorions et que nous étions pressés de serrer dans nos bras. Jez comptait parmi les premières personnes que je contactai à mon arrivée. Mariée trop jeune à un spécimen au caractère incertain, je m’étais inquiétée pour elle. Je l’avais quitté aux portes du désarroi et je priai pour elle de toute mon âme qu’elle n’en ait pas franchi le seuil. Sa voix, au téléphone, me témoigna le contraire. Alors, pour lui changer les idées au mieux, je lui proposai une virée entre « copines » dès le lendemain. Les instructions étaient claires. : sourire et maillot de bain. La grande pomme vivant ces derniers jours de soleil, j’avais bien l’intention d’en profiter et, en la surprenant dans sa tanière, blanche comme un linge, je ne lui laissai pas vraiment le choix de renoncer. « Le soleil, il est rare par ici. Il ne faut pas le bouder. Alors, tu ne discutes pas, tu viens avec moi. J’ai un bronzage à parfaire. Qu’est-ce que tu crois ? Moi non plus, je n’aime pas mes jambes. Et en plus, tu as vu ? » Je relevai mon top pour découvrir mon ventre arrondi qui se distinguait bien plus qu’avant mon départ et sans que j’ai à délaisser la pudeur. J’étais cependant si enthousiaste que c’était plus fort que moi, d’autant qu’avec les hormones, j’avais toujours très chaud et. Les températures étaient caniculaires. Moins je portais de vêtements, plus c'était appréciable maintenant que je quittais la période bénie du premier trimestre de grossesse. Rien d’étonnant à ce que j’envisage de nous conduire dans l’une de ces piscines plein air bien trop prisées à mon goût.

On était à peine arrivée qu’une bande de gamins nous draguaient à grand renfort de blagues lourdes. « Viens, on se casse. Je connais un endroit tranquille où se poser et profiter à fond. On pourra papoter comme ça. J’ai eu mon compte de situation du genre pour les deux prochaines années. Je te raconterai dans la voiture. » Lui proposais-je en la tirant par le bras, un sourire franc au coin des lèvres. Elle me paraissait si éteinte mon rayon de soleil. Chose promise, chose due. Je lui rapportai l’épisode Lupe et Paco le plus exactement possible, de leur sympathie à leur folie. « Et toi ? Je ne t’ai pas encore demandé comment tu allais. » Je n’osai pas prononcer le prénom qui fâche de peur de retourner le couteau dans la plaie. Au lieu de ça, comme nous approchions du le point d’eau clandestin où nous serions tranquilles, je la fis descendre de voiture. « On va être à l’aise ici. Change-toi. Personne ne peut nous voir. Allez… » insistais-je en alliant le geste à la parole. Je ne pris pas la peine d’enfiler mon bikini. J’estimai que mes sous-vêtements seraient bien suffisants.  J’avais pris soin d’expliquer au subalterne de mon mari que je ne serais pas présentable, qu’ils devaient s’éloigner au maximum, assez pour nous entendre, mais sans pouvoir nous voir. Ils ont blêmi. S’il nous arrivait quelque chose, il périrait. S’il nous apercevait, il écoperait du même sort. Je n’y pensai pourtant pas. Je tirai Jezabel derrière moi et, de boutades en railleries entre l’une et l’autre, nous étions complètement nues à nous envoyer de l’eau au visage. Qu’elle rit était un ravissement. « Faut que j’envoie un message à ton frère, au cas où il aurait essayé de me joindre, parce que s’il n’arrive pas, il va s’inquiéter. » Et m’accabler de reproches selon son humeur ou ses difficultés. « On a déposé où les fringues ? » Je ne les voyais plus sur la rive. « Je ne les vois pas. » J’émergeai le plus possible, cachant ma poitrine avec mes seins pour regarder un peu plus loin, mais ils n’étaient plus là. « Jez, je ne veux pas t’inquiéter, mais... j’ai le sentiment qu’ils ont disparus. Envolés. Partis. Pfiou… »  
 






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Jezabel Gambino
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MessageVen 23 Sep - 22:29





con le mani posso finalmente bere
ft CIN ET LUKA


Broyer du noir était devenu son activité favorite, quand elle n’était pas trop occupée à jouer à des jeux vidéo qu’elle terminait parfois en une nuit, parfois en plusieurs jours, tout dépendait de son état d’ébriété la manette en mains. Elle zonait parfois sur l’ordinateur, se faisant du mal en regardant les photos de son mari avec une autre, essayant de se défaire de tout ce qu’elle ressentait pour lui avec la conviction qu’une fois qu’elle serait désintoxiquée, tout irait beaucoup mieux pour tout le monde et qu’il aurait tout le loisir d’être heureux loin d’elle qui semblait être un poids autant qu’une déception. Profiter du soleil ? Pour quoi faire ? Elle vivait dans la pénombre une bonne partie de la journée jusqu’à ce que la lumière devienne acceptable et qu’elle ouvre les volets pour profiter de la lumière du jour ou bien quand elle allait fumer sur le balcon. Elle devenait de plus en plus grosse, abandonnant petit à petit son hygiène de vie d’antan et l’idée de se mettre en maillot de bain ne l’enchantait pas, elle n’était pas encore habituée à ce nouveau corps et à ce qu’il impliquait, ne sachant déjà pas quoi faire de sa peau alors s’exposer aux yeux du monde lui paraissait insurmontable. Mais Cinzia y tenait tellement qu’elle finit par céder, ne prenant pas de maillot de bain puisqu’ils étaient tous trop petits, comme la majorité de ses vêtements désormais. Elle se trimballait dans un vieux pantalon hyper large, qui ne l’était plus vraiment maintenant et ne mettait que des chemises aussi larges. Ses sous-vêtements étaient ses vieux trucs d’avant, brassières et boxers pour homme, les seules choses dans lesquels elle se sentait un peu à l’aise. Elles arrivèrent dans un endroit isolé, un point d’eau où elles abandonnèrent leurs vêtements sur la berge en discutant. « Ils voulaient coucher avec vous deux, tous en même temps ?! » Ca dépassait son entendement, elle ne comprenait pas, c’était déjà si compliqué à deux. « Je ne vois pas comment vous auriez fait, ça me semble trop bizarre ! » reprit-elle en abandonnant sa chemise à contrecoeur, évitant de regarder sur ce qui se trouvait en-dessous, sentant qu’elle aurait un choc et ne se sentant pas prête à faire face à ça pour le moment. Elles s’amusèrent comme deux gamines dans l’eau, se retrouvant à poil sans vraiment comprendre comment, de gage en gage et de connerie en connerie mais quand il fallut ressortir, tout avait disparu. « Putain, c’est une blague ? » Folle de rage et se fichant qu’on la voit à poil, elle sortit de l’eau pour tenter de trouver les responsables mais il n’y avait personne autour, seulement du vide et une envie irrépressible de hurler et de tout casser. Est-ce qu’il pouvait se passer une putain de journée sans une mauvaise nouvelle ? Est-ce qu’elle n’avait pas le droit à un peu de tranquillité ? Qui elle avait fait chier pour en prendre autant plein la gueule ? QUI ? « Je commence à en avoir ma claque de cet endroit, de cette ville de merde ! C’est sûrement de ma faute, à moi et à ma malchance du moment ! Je suis désolée Cinzia, je vais trouver une solution ! Peut-être aller chercher de l’aide, je ne sais pas où mais je m’en branle d’être à poil, je vais tenter d’appeler mon frère et lui demander de venir…Crois-moi, là où est le tien, il a mieux à faire que de se radiner ici ! » S’il se montrait et qu’il avait le malheur de se pointer avec l’autre, elle ne donnait pas cher de sa peau alors qu’elle fomentait des plans de torture pour les coupables du vol de leurs affaires. Sur le point de partir à la recherche d’un individu lambda pour appeler à l’aide, elle aperçut un jogger qu’elle arrêta d’un signe de la main, interloqué, il s’arrêta, se demandant ce qu’une gonzesse bizarre recouverte de tatouages et de cicatrices foutait là. « Pardon, nous faire voler vêtements de nous, nous nues ici, vous pouvoir appeler famille de nous pour aide ? S’il-te-plaît ?! »
 






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MessageMer 28 Sep - 16:37

Mieux ? Oui, sans doute un peu. Je sais pas trop en vrai. Faut voir si j'arrive à tenir sur la longueur, à pas me prendre la tête, à pas me répéter trop de conneries, à pas la revoir avec l'incident Billy... Je finis mes étirements avant de lever la tête vers le soleil. Je peux quand même pas lui en vouloir indéfiniment alors qu'elle a juste... Merde, non, j'ai pas envie d'y penser. Okay, j'ai vraiment rien à dire vu le nombre de filles qui défilent, mais c'est pas pareil. Moi je... J'ai pas 16 ans déjà pour commencer, je suis pas... Enfin, c'est Quinn quoi ! Et puis sérieusement, en vrai, y en a pas tant que ça, de filles...

Je soupire et commence à avancer, lentement, perdu dans mes pensées. C'est pas faute de m'être occupé l'esprit dernièrement à faire des heures à ne plus savoir garder un œil ouvert.J'aime mon taf, et des heures en plus, c'est super cool, parce que financièrement, ce sera pas de trop. Être un peu moins juste en fin de mois, pouvoir avoir un peu plus que le strict nécessaire, ça pourrait faire du bien.
Et même aller courir tous les jours, même quand j'avais pas forcément le temps, comme là, juste parce que ça me fait du bien... Non, je la fuis pas non plus, c'est pas ça. Je pourrais pas la fuir de toute façon, même si je voulais. J'ai besoin d'elle aussi con que ça paraisse. Et puis bon, je veux pas, donc comme ça, ça résout le problème.
C'est surtout que j'ai besoin de me défouler et de pas me focaliser sur tout ça. La boxe aide bien aussi, mais ça suffit pas. Ou ça ne suffit plus. Si j'ai commencé au début pour savoir me battre, c'est rapidement devenu  quelque chose dont je n'ai pas pu me passer. Et puis maintenant... Je pourrais sans doute la protéger, même s'il était là, pas vrai ? Je sais bien, ce n'est pas fait pour cela, mais je ne suis plus un enfant incapable de quoique ce soit. Et même si ce n'est pas gagné, elle va finir par apprendre aussi... Elle vient déjà à la salle, c'est un début. Bon, après, si elle se retrouvait face à lui... Je grimace alors que je bifurque sur un chemin moins emprunté, plus tranquille. Face à lui, elle serait bloquée. Mais ça n'arrivera pas. Et surtout, je la laisserais pas cette fois-ci.

Et ça fait pas dix minutes que je cours que je vois une fille qui me fait signe. Nue. Totalement et entièrement nue. Je regarde autour de moi, on ne sait jamais. Faisant un peu tout mon possible pour pas la mater trop ouvertement. Parce qu'en m'approchant, je me rends bien compte que tatouages ou non, elle est quand même jeune... Moins que Quinn ouais, mais quand même, ça se fait pas, aussi jolie soit-elle... Pas vrai ?
Je fronce légèrement les sourcils en l'entendant parler un anglais approximatif, avec un  accent terrible. Voler leurs fringues ? Nous ? Et là, je la vois. L'autre toute nue, qui elle est plus âgée, un peu, et que j'ai bien du mal à ne pas relooker de bas en haut.

« Cinzia ? »

Crétin, évidemment que c'est Cinzia. Nue donc. Je hausse un sourcil, esquissant un sourire malgré moi en la regardant. Bon, arrête de jouer au con là. Je ferme un instant les yeux et secoue la tête. Je retire ma veste et la tend à la gamine, histoire qu'elle se couvre un minimum. Je jette un coup d’œil à Cinzia et grimace avant de retirer mon t-shirt et de lui tendre.

« Tiens mets déjà ça, ce sera toujours mieux que... enfin... » Je souris à nouveau un peu en la regardant. « Ça me dérange pas hein, au contraire, la vue est plutôt agréable. Mais bon... »

Je cherche mon téléphone dans ma poche et le tends à l'autre fille, avant de les regarder à tour de rôle.

« Vous vous êtes fait piquer vos fringues ?... Alors que vous vous baigniez à poil ?... Ici ?
Il s'est passé quoi exactement ? »


Non, j'essaye de pas trop m'attarder sur ce que je peux voir. Promis.

HRP:
 
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Cinzia Herrera
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MessageMer 5 Oct - 23:17





con le mani posso finalmente bere
ft JEZ ET LUKA


« Oui, c’est bien ça. J’ai tiré une tête similaire à la tienne. Mani, lui, il a ri du genre : dégage avant que je t’arrache les yeux à la cuillère à dessert, mais ils sont partis. Heureusement, je les avais toutes ramassées. Ils ont fui en respirant. » expliquais-je ma belle-sœur incrédule, mais qui retrouva un peu de sa malice. Nous nous amusions bien. Complètement nues, on riait comme deux gosses inconscientes du danger que pourrait engendrer cette cocasse situation. Il y avait des fous partout et l’un d’entre eux passa par là et subtilisa nos vêtements sans qu’on ne remarque sa présence étonnant, mais vrai cependant. « Putain ! Ton frère va me tuer, me ressusciter pour me passer un savon et me retuer après. » Inquiète, je m’affolais, bien que j’étais en quête d’une solution que j’étais bien trop nerveuse et irritée pour trouver. Pas Jez. Elle prit le taureau par les cornes et bondit hors de l’eau sans crier gare. « Reviens. Tu es malade ? Tu veux mourir aussi ? Imagine que c’est un coup d’un prédateur sexuel, hein ? Jez revient, je te dis. » Trop tard. Elle était hors d’atteinte. Crier ne servirait à rien. Paniquer non plus, mais j’étais parvenue à me faire peur à moi-même avec mes idées saugrenues.

Elles s’amplifièrent alors que le temps me semblait long, toute seule, avec pour ennemie mon imagination. « OK. Tu ne flippes pas. Clancy va passer par là et sonner à Mani et Jez va se pointer dans moins d’une minute. Compte, ça t’occupera. » pensais-je à voix haute en dénombrant les secondes sans précision. Elle reparut que j’avais recommencé mon décompte pour la troisième fois. « Tu es complètement folle ? Et s’il t’était arrivé quelque chose ? » Toute à mon inquiétude, je ne remarquai pas tout de suite le jeune homme qui l’accompagnait avant qu’il ne m’interpelle et que je ne le reconnaisse avec un soulagement certain. « Luka ? Tu n’imagines pas comme je suis ravie de te voir… bien que je le serais encore plus si tu regardais ailleurs. Je ne te remercierai jamais assez. » À moins qu’il me tende son T-shirt qui, par bonheur, n’était pas blanc. « Tourne-toi. Allez, tourne-toi. Il faut que je sorte de l’eau si je veux l’enfiler et je veux être sûre que tu n’en verras pas plus. Il en va de ta sécurité et je promets que je ne plaisante pas. ET ARRÊTE AVEC TES BLAGUES VASEUSES. » Ok ! Luka ne méritait pas cette mauvaise humeur. Ceci étant dit, je me radoucis une fois couverte. Ce n’était pas des plus confortable. Je n’avais pas de sous-vêtements. J’étais trempée. Le tissu me collait à la peau. C’était cependant mieux que rien.

« Au départ, on n’était pas à poil, comme tu dis ! On a essayé d’aller à la piscine, mais il y avait trop de monde. C’est comme ça qu’on a atterri ici. On n’était pas toute seule. Normalement, il y a un groupe de gars qu’on connaît bien qui étaient censés nous attendre juste devant le bosquet. D’ailleurs, où sont-ils passés ? » Comment avait-il pu ne pas demeurer en alerte et empêcher ce qui deviendrait une catastrophe pour nos maris respectifs se produire ? Comment ? « On discutait, puis on a lancé un pari, puis un autre et… quand j’ai voulu récupérer mon téléphone pour appeler mon mari, ben, il n’y avait plus rien. Plus rien du tout ! » Et c’est là que mon franc tomba. « Oh putain, c’est une catastrophe. Mon téléphone. Il y a toute ma vie là-dedans. » Et ce n’était rien de le dire. Entre les photos, les messages coquins, les clichés censés habiller les articles de mon blog, j’avais véritablement l’impression d’être privée de mon intimité. « Il faut qu’on retrouve ce gars. S’il nous a dépouillés, il ne doit pas être loin. Il avait sans doute une idée derrière la tête. » Je finis à peine ma phrase que je crus percevoir un bruit émanant des buissons. « Chut. Vous avez entendu ? J’ai entendu quelque chose. J’en suis sûre. »
 






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Jezabel Gambino
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MessageVen 7 Oct - 20:41





con le mani posso finalmente bere
ft CIN ET LUKA


« Je suis étonnée qu’il ne les ait pas tués, il se ramollit avec le temps ! » constata-t-elle, amusée par l’effet que Cinzia avait sur son frère. Lui qui fanfaronnait depuis des années en prétendant que personne ne pourrait le changer, surtout pas une gonzesse, qu’il était le genre de type qui se fichait de tout et de tout le monde. Elle n’avait eu qu’à exister pour qu’il oublie jusqu’à son prénom et le voir se montrer aussi coulant et doux, c’était très drôle pour Jezabel qui avait pu se frotter aux pires facettes de sa personnalité, même s’il l’épargnait toujours, allez savoir pourquoi. Pourtant, la fête tourna vite court et elle se sacrifia pour le bien de l’équipe, se promenant à poil comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Qu’aurait-elle dû faire ? Attendre que la nuit tombe et qu’on vienne les sauver ? C’était une putain de blague ? Elle finit par attirer l’attention d’un type qui avait l’air de connaître celle qui l’accompagnait. Génial, il faudrait passer sous silence ce détail quand il faudrait raconter l’histoire à Mani ou le malheureux n’aurait pu la chance de posséder des globes oculaires pour les poser sur aucune autre femme. « Si j’avais de gros seins, tu crois que c’est à moi qu’il aurait donné son t-shirt ? » demanda-t-elle à sa belle-sœur avec un sourire en coin, amusée par la gêne de leur sauveur. Cinzia parlait trop vite en anglais pour que la gamine puisse comprendre, il faisait encore chaud mais elle aurait volontiers enfilé quelque chose pour ne pas avoir l’impression de se donner en spectacle maintenant que chacun pouvait s’emmitoufler dans quelque chose. Elle focalisa son attention sur les bruits environnants et effectivement, elle aussi avait entendu des gloussements des buissons tout près. Elle n’écouta pas les recommandations de Cinzia et fonça pour débusquer l’abruti qui avait le téléphone de la sicilienne dans les mains et prenait des photos, se trouvant très drôle visiblement, il rit beaucoup moins quand elle le cogna et que son nez se mit à pisser le sang. Si on ne l’avait pas arrêté, elle l’aurait démoli, folle de rage alors qu’il ne cessait de répéter la même chose, en boucle : « C’est pour un site internet de blagues, les vêtements sont dans un sac, je ne voulais pas faire de mal ! » « Toi fermer ta gueule, oui ? Ou moi tuer toi ! Comprendre ?! Toi retirer vêtements, MAINTENANT ! » Tremblant, il s’exécuta, lui filant son t-shirt et son pantalon et elle exigea qu’il se défasse de tout, trouvant un briquet dans sa poche et foutant le feu à son caleçon et ses chaussures. Elle eut beau chercher le sac, elle ne parvint pas à mettre la main dessus, ne trouvant que leurs téléphones. « Je sais pas où sont les gars, Cinzia et encore moins où il a mis nos vêtements mais on a nos téléphones. Mais lui, faut pas qu’il file, il doit crever ! » expliqua-t-elle en italien.
 






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❝Invité❞
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MessageJeu 13 Oct - 22:58

Voyons le bon côté. Voir deux nanas à moitié affolées, à moitié furieuses, ça change carrément les idées. Ça marche super bien pour oublier tout ce qui me trotte dans la tête, ça marche même vachement mieux que la boxe ou le footing. Bon, okay, j'oublie pas tout, pas vraiment. Mais au moins je me prends plus la tête comme un con sans avoir de solution miracle. Ah, oui, elles sont à poil. C'est sans doute ça qui aide ouais. Même si l'une a son âge et que je connais l'autre. Ça reste deux jolies filles totalement nues croisées par hasard et ça c'est cool. Pour moi j'entends. Elles, pas vraiment, mais bon, ça va, je les mates pas non plus tant... Bon, un peu, mais elles auraient pu tomber sur pire non ? Ouais, carrément.

Je hausse un sourcil, avec un léger sourire, quand elle finit par me reconnaître justement. Regarder ailleurs ?... Je soupire exagérément en levant les yeux au ciel. Et de me tourner sagement et gentiment quand elle le demande.  

« Je viens à votre secours, franchement, tu pourrais être plus sympa... »  Je tourne la tête vers elle une seconde, en fronçant les sourcils, avant de détourner le regard. Vous avez vu ? Je suis super sympa comme mec quoi. « Ma sécurité ? Genre si je te vois nue, je vais griller sur place ou être transformé en statue ?... En général, c'est sur la tête les serpents et tout le tralala... Et mes blagues ne sont absolument pas vaseuses. Je suis super marrant. »

Ou pas. Et dans le fond, on s'en fout ouais. Après qu'elle gueule si ça peut la soulager, perso, je m'en fous, même si je prends pour pas un rond alors que j'ai fait que jouer au preux chevalier. Je me retourne et vu qu'elle hurle pas, je suppose que c'est bon. J'avoue, le t-shirt cache pas tant de truc que ça vu qu'elle était trempée, mais j'y suis pour rien. Et encore une fois, promis, j'essaie de rester sage.

« Passer de la piscine au naturisme ? C'est un concept pas mal... et j'ai croisé personne, à moins qu'ils soient un peu plus loin...
Attends, vous avez dit à un groupe de mecs que vous alliez vous baigner toutes nues et ils devaient vous attendre sagement ? »  


Quel mec serait assez con pour pas en profiter ? Ouais, ça me regarde pas et on s'en fout. Surtout qu'elle se rend compte que les fringues sont pas les seules trucs à avoir disparues. Ouais, ne plus avoir de téléphone, c'est moche. Entre les contacts, les photos et autres messages, je serais paumé aussi si je l'avais plus. Je jette un coup d’œil autour de nous alors qu'elle parle, avant de regarder vers lesdits buissons.

Et j'ai pas le temps de réagir ou de faire quoi que ce soit qu'une furie brune s'y précipite. Je hausse un sourcil, alors qu'elle trouve le voyeur et... Okay. Et lui casse donc la gueule.  Rappelez-moi qui je dois défendre, parce que là j'ai un léger doute. En général, c'est moi qui cogne, pas une gamine furax... Et je me retrouve à la fixer, la bouche à moitié ouverte, hésitant entre l'arrêter, elle j'entends, ou lui foutre un coup en plus, à lui...
Bon, elle résout mon problème en lui demandant de se désaper. Là je laisse tomber ouais, je fais clairement pas le poids. Je regarde le mec, à poil à son tour, avant d'écarquiller un peu les yeux quand elle fout le feu et qu'elle se met à parler italien. Bienbienbien...

« Essayez d'appeler quelqu'un, je vais faire un tour pour trouver vos fringues... » Je regarde la plus jeune. « Et on arrête de le cogner... c'est clairement pas équitable comme combat... »

Bon, évidemment, je cherche un peu plus qu'elle, mais je trouve rien, pas l'ombre d'une fringue. Qu'est-ce qu'il en a foutu ? Il peut pas avoir été bien loin si elles ont pas mis trois heures à se baigner...
Je soupire en revenant rapidement vers elles. Elles et le mec nu... vachement moins plaisant à voir que des nanas je confirme.

« Vous avez réussi à joindre quelqu'un ?... Je peux faire quelque chose ? » Je regarde la petite furie. « Oh, moi, c'est Luka au fait... »  

Cinzia l'a déjà dit en passant, mais vu que je sais toujours son nom à elle et que je peux décemment pas l'appeler la petite harpie à voix haute... Je tiens à ma jolie gueule.
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Cinzia Herrera
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MessageMar 18 Oct - 0:37





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« Ça ne fait aucun doute. » répliquais-je, mal à l’aise dans mon Tee-shirt humide qui révélait en grande partie mon anatomie. Quelle idée de merde que de nous baigner complètement nue. C’était stupide et un piège à emmerdes. La preuve. Plus de fringues. « Et je suis sympa, Luka. Je m’arrange simplement pour qu’on puisse continuer à se regarder dans les yeux sans rougir. C’est honorable, je te ferais remarquer. Tout comme te prémunir de la jalousie de mon mari. » Bien entendu, je ne lui précisais pas qu’il était vraiment capable de le tuer. Ça ne le regardait pas. J’avais aussi la possibilité de le calmer si nécessaire. J’avais réussi à empêcher qu’un couple d’audacieux ne crève sous ses poings, je pourrais bien bien sauver Luka qui n’avait aucune mauvaise intention. Au contraire, il nous filait un coup de main. Il ne fallait surtout pas que j’oublie de le remercier. « Ouais ! Et tu vois, ça a marché. Je dirais même que ça avait trop bien marché parce qu’ils sont plus là du tout. » J’évitai également le refrain sur les gars chargés de ma sécurité dont le seul but dans la vie était de veiller à ce qu’il ne m’arrive rien. Il ne comprendrait bien ou se saignerait aux quatre veines pour offrir un dispositif similaire à Quinn. Il pourrait être tenté d’engager ma belle-sœur au vu du petit numéro qu’elle proposa. Elle sauta à la gorge du type qui ricanait, fier de sa blague. Elle le maîtrisa en un rien de temps, mais il n’y avait aucune trace de nos vêtements. Bien sûr, serviable, le jeune homme qui nous tendait une main secourable parta en quête dudit sac qui contenait nos frusques. Et moi, j’en profitai pour échafauder un plan avec Jezabel.

« Je ne peux pas appeler Mani. Il va être furieux. Il va tous les buter. Gaby pareille. Si on appelle Lucky, il va nous balancer. J’appelle qui ? » m’enquis-je comme si elle connaissait plus de gens que moi dans cette ville. « Je ne peux pas appeler Lyla. Elle est enceinte jusqu’aux dents. Elle a besoin de se reposer. » Je réfléchis un moment et la solution s’imposa comme une évidence : « Gloria. Je vais appeler Gloria. Elle ne dira rien elle. » J’en tenais pour preuve notre escapade à Los Angeles qui eut raison de tous mes principes. « Je vais lui dire de nous apporter des fringues. Je ne garantis pas que ce soit le genre de truc dans lesquels tu te sentes bien, mais au moins, on sera plus à poil, exposée aux yeux du monde. Il faut aussi que tu nous trouves une solution pour pas que la vidéo se trouve sur le net, chérie. On va être grave dans la merde. » À cet instant précis, le jeune homme qui vint à notre rescousse reparut, bredouille, mais prêt à se rendre utile. « Oui !! J’ai appelé ma belle-sœur .Elle va nous apporter de quoi nous changer. Tu as fait déjà tout ce que tu pouvais. Je te remercie, Luka. Tu nous as sortis d’affaires. Je te ramènerai tes fringues à l’appartement. J’en profiterai pour voir Quinn. Et, merci, pour tout. Merci beaucoup, vraiment. »


 






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Jezabel Gambino
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MessageVen 21 Oct - 20:38





con le mani posso finalmente bere
ft CIN ET LUKA


« Luka ? Ok, Luka, moi être Jez ! » dit-elle simplement alors qu’elle se demandait si ce ne serait pas mieux de le tabasser lui aussi, même si Cinzia avait l’air de le connaître, histoire qu’il refile son pantalon à sa belle sœur et qu’elle puisse être un peu plus à l’aise. « Ils vont savoir de toute façon, faut juste qu’on se débrouille pour que ça ne parte pas en couille. Parce que je peux déjà imaginer leur réaction et j’ai pas envie de me prendre la tête en rentrant, je suis suffisamment énervée comme ça. T’en fais pas, la vidéo va disparaître, un peu comme nos affaires ! » Elle n’était pas très heureuse de savoir que Gloria se radinerait ici, elle ne la connaissait pas plus que ça mais ce serait toujours mieux que d’avoir à faire face à un Mani furibond qui se ferait un plaisir d’appeler Gaby pour lui faire un rapport détaillé. Quant à Luciano, elle l’aurait volontiers appelé, après tout, il lui devait quelques services, ils s’entendaient bien, elle se demandait même s’il n’aurait pas fait en sorte de la couvrir si Cinzia n’avait pas été de la partie. Leur sauveur ne trouva pas la moindre trace de leurs affaires et les choses se mirent en place dans l’esprit de la gamine. Son visage, elle l’avait vu en fond d’écran sur le téléphone de Quinnie. « Toi être Luka, le Luka de Quinnie, oui ?! Quinn être amie de moi ! Toi avoir chance parce que moi penser frapper toi pour prendre pantalon pour Cinzia ! » admit-elle sans la moindre once de honte ou de gêne. La vie était une jungle où le plus fort régnait et elle n’avait pas peur d’imposer sa loi pour le bien de ceux qu’elle aimait, quitte à avoir l’air cruelle ou monstrueuse, ce n’était pas son problème et l’opinion des autres était le cadet de ses soucis. Elle eut le temps d’expliquer au joggeur que sa protégée lui donnait des cours d’anglais depuis quelques temps et que c’était elle qui lui avait offert sa console et des billets pour Chicago, pour qu’il puisse l’accompagner visiter cette ville qu’elle admirait tant avant que Gloria n’arrive, passablement amusée par la situation et surprise que Cinzia et Jezabel aient pu oser se baigner à poil, c’était plutôt son truc l’exhibition. « Je crois qu’on pourra se passer de vos services, à présent, mon cher ! » l’éconduit-elle en lui glissant une liasse de billets dans la main après avoir tendu des vêtements aux filles tandis que Jez tenait fermement un drap pour que Cinzia puisse enfiler ses frusques sans être dérangée. « Toi devoir arrêter de regarder, Luka, si toi pas vouloir problèmes ! Frère de moi être jaloux et lui toujours tout savoir ! » Elle ponctua le tout d’un clin et cela sembla efficace puisqu’il finit par tourner les talons et les abandonner, Jez ne manquerait pas de venir le remercier en personne quand elle aurait eu la possibilité de donner sa version des faits à son époux.


HJ: Je crois qu'on peut clôturer là ! :)
 






by SerialWords.




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