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Tic, tac, toe | Luka
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MessageMer 14 Sep - 19:58

Le casque sur les oreilles, ma tenue de combat enfilée, un mini short en jeans à l'agonie et un débardeur licorne que j'affirme ne pas vouloir mettre en public, je chante à tue-tête alors que je passe l'aspirateur dans le salon. Enfin, j'essaie. Il crachote, il a du mal et j'ai comme l'impression qu'il va finir par m'exploser à la figure un jour ou l'autre. Je lui mets un coup de pied puis un deuxième avant de me dire que ce serait un mauvais plan de continuer. Et puis en plus, j'ai des sacrés ampoules à cause de mes chaussures de boulot. Donc ça fait mal. Donc je vais arrêter hein. Et puis, j'ai fait la poussière, récuré la salle de bains et la cuisine. L'appart' est plus que présentable. Je suis contente pour une fois.

Je fixe quand même l'aspirateur, la mine mauvaise, continuant quand même de me déhancher au son de cette musique anti-diluvienne et je chante, d'un ton bien trop faux pour être honnête alors que je lève les deux mains en l'air, agitant le manche de l'aspirateur.

"Oh baby pleeeeeeeease ! Give a little respect to meeeEEeeee !"

Et là, je sens une présence derrière moi. Je pousse un hurlement et je saute sur le canapé, armée de mon manche d'aspirateur, le cœur battant à tout rompre.

Luka. C'est juste Luka.

Respire. C'est lui. Tout va bien. Je tremble et j'arrive pas à calmer les battement de mon cœur mais je souffle quand même d'un ton joyeux, comme si je ne venais pas de faire un bond et de sauter sur le canapé de frayeur, comme si j'avais pas des réactions disproportionnées.

"Oh salut ! Tu rentres tôt,  c'est cool ! Tu m'as fait peur par contre…"

Doux euphémisme alors que je tremble encore et pas qu'un peu. Je lui décoche mon plus beau sourire, ravie qu'il soit tout seul et espérant que ça va continuer comme ça et qu'il ne va pas filer bécoter je ne sais pas quelle jolie fille. Enfin, il fera bien comme il veut et je me vois pas trop lui reprocher quoi que ce soit. Avec tout ce qu'il fait pour moi, je vais pas lui pourrir ses soirées non plus si ? Je lui pourris assez la vie comme ça.

Je descends du canapé et je débranche l'aspirateur, ignorant royalement la fumée qui s'en dégage et j'enroule le fil, laissant pendre mes écouteurs autour de mon cou. Je me frotte le nez quelques instants, essayant de ne pas trop le dévisager. Mais je cherche à savoir s'il va bien, s'il n'a pas eu une journée trop difficile. Ce genre de trucs totalement stupides que je ne peux pas m'empêcher de faire, quand bien même il est devenu … bizarre des dernières semaines. J'ai toujours pas trop pigé pourquoi et j'avoue que ça m'énerve. Et que je fais encore plus la gueule que d'habitude. Alors ce soir, j'essaie de faire un effort. Bon ok, c'est pas que pour ça mais bon. J'aime pas cette tension entre nous, Je me dis que c'est ma faute, qu'il s'est peut-être rendu comte que je suis plus un poids qu'autre chose dans sa vie et il sait pas comment se débarrasser de moi. C'est en partie pour ça que, quand j'ai vu l'affiche qui recrutait, j'ai pas pu faire autrement que postuler. Et ça fait deux semaines maintenant. Ca se passe plutôt bien, j'ai même pas encore cassé de trucs. Vu ma maladresse légendaire ça relève du miracle en fait.

Comme j'ai peur de laisser s'instaurer un silence que je n'aime pas entre nous, je lève un index, me rappelant brusquement d'un truc et sautillant jusqu'à la table de la cuisine. J'agite une feuille que je ramasse et je reprends, d'un ton léger.

"Alors, y a euh… Melinda ? Qui est passée. La jolie blonde avec un tatouage trop cool sur le sein droit là. Bref… elle était furieuse et elle m'a dit de te laisser un message. Comme elle a utilisé plein de gros mots que je connaissais pas, je les ai notés, pour pas oublier. Donc en gros, si je résume, t'es le pire connard du monde, tu devrais t'acheter une paire de couilles et assumer ce que tu veux au lieu de tourner autour du pot et si l'envie te vient de la rappeler, tu peux te mettre ton téléphone dans le…"

J'ai rougi sans pouvoir m'en empêcher, n'étant carrément pas habituée à dire ce genre de trucs, vu que les rares fois où je l'ai fait, j'ai pris des claques à en décoller de mes baskets. Pour de vrai hein, c'est même pas une figure de style. Vous saviez pas que c'était possible ? Et bien moi si. Bref, il parait qu'il faut que je m'entraine à faire des trucs interdits avant, j'ai lu ça dans je ne sais quel bouquin ridicule qui parle des traumatismes pour les gens… comme moi. Mais j'ai du mal alors je finis par tendre la feuille à Luka avec une grimace.

"Y a tout le reste dessus. Je… je peux pas."

Il sait de quoi je parle, je lui ai expliqué il y a quelques semaines quand j'ai tenté l'expérience. Je me sens pas à l'aise l'espace d'un instant et je me mordille nerveusement la lèvre avant de reprendre mon souffle et de continuer, comme si de rien était.

"J'ai fais les courses. J'ai acheté de quoi faire des burgers maison. Y avait des super promos, c'était dommage de pas en profiter."

Il râle tout le temps, comme quoi je mange pas assez de viande parce que ça coûte trop cher. Bah voilà, il va être content non ?
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MessageJeu 15 Sep - 13:39

Je baille à m’en décrocher la mâchoire, avant de me frotter les yeux. C’est pas que j’ai mal dormi, mais quand même. Et je crois que j’ai fait plus d’heures en deux semaines qu’il n’est humainement possible de le faire. Mais clairement, ça fait des heures sup et donc pas mal de frics en plus, même si soyons francs, je serais jamais payé pour tout.
J’ai pas été très présent du coup dernièrement. Bon, okay, comme je suis pas super à l’aise et légèrement sur les nerfs aussi, c’est pas forcément plus mal. Surtout que c’est pas le genre de truc que je suis en mesure de justifier. Que je le reconnaisse, c’est déjà pas mal ouais. Je suis jaloux et en colère. Mais j’ai rien à dire, pas vrai ? Je peux rien dire, surtout pas ce genre de trucs déplacés… C’est tellement ridicule.

Et je me fige dans l’entrée, en la voyant de dos, en train de… passer l’aspirateur ? Ou de le casser, je sais pas trop. En chantant, si on veut, et dansant, se déhanchant un peu trop… Et je reste les yeux braqués sur elle, beaucoup trop conscient que sa tenue est trop… que je la trouve beaucoup trop sexy dedans. Un léger sourire me vient spontanément aux lèvres en l’entendant massacrer la chanson. Oui, c’est dans ce genre de moment que ton cœur fait boomboom et que tu te dis que tu l’aimes. Fait chier quand même.

Et paf, ça s’arrête. Elle hurle, saute et se retrouve terrifiée. A cause de moi. Là, ça fait chier pour de vrai oui. Je suis vraiment con, je sais pourtant qu’elle déteste ça.
Je la laisse se calmer vu qu’elle aime pas quand je relève trop ses réactions du genre, en essayant de la rassurer plus que de raison. Elle l’a pas dit, mais je le sais.
Alors j’esquisse un sourire quand elle me parle.

« Le chef est venu me dire que j’avais trop bossé et que grosso modo, j’avais une sale gueule. Mais je me suis regardé dans un miroir, et je suis toujours aussi beau gosse, alors bon il doit être jaloux…  »

Je lui jette un coup d’œil, hésitant un instant à l’aider, ou à la prendre dans mes bras le temps qu’elle cesse de trembler comme une feuille, mais je reste planté là à la regarder. Je retire mon blouson que je lance sur une chaise, et mon sourire s’agrandit un peu en voyant le sien. Le bon côté, c’est que du coup, elle a pas capté mon sourire idiot alors que je l’observais comme un… bah comme un idiot.

Et je la suis des yeux sans même m’en rendre compte, même si j’essaie ce coup-ci de pas me focaliser sur son mini short. Et c’est pas facile croyez-moi. Je hausse un sourcil en voyant la fumée de l’aspi, notant mentalement qu’à ce niveau-là, va en falloir un neuf… Avant de la regarder elle, qui fait genre de me regarder sans me regarder, et de lui sourire. Je l’embrasse rapidement sur le front, comme si je faisais pas la gueule depuis des semaines, pas plus qu’elle, et me penche pour attraper l’aspirateur que je vais ranger.
Pourtant, j’ai des raisons d’être en colère non ? Entre l’autre là, Billy, et le travail qu’elle a pris sans même m’en parler… Bon, c’est dans un café-librairie ou truc du genre, mais quand même. Elle a déjà ses études et… Je retiens un soupir. Je sais qu’elle fait ça en voulant m’aider, mais ça fait que me rappeler que je suis pas capable de prendre assez soin d’elle. Mais ça, je peux pas plus lui reprocher que ma jalousie inepte.
Je la regarde elle et sa feuille, et je retiens difficilement une grimace quand elle commence à parler. Je lève les yeux au ciel, me demandant si je dois être exaspéré qu’elle ait vraiment pris la peine de noter ce genre de chose, ou si je suis choqué, et amusé un peu, de l’entendre en dire certains. Je suis pas vraiment un modèle pour ça, mais j’essaie de faire des efforts avec elle, parce qu’elle a du mal. J’inspire et prends la feuille qu’elle me tend sans la regarder.

« Melissa, pas Melinda… Et c’est tout ? Elle t’a rien dit à toi ? »

Non je pense pas, mais savoir qu’elle est venue, sans que je sois là, et que Quinn s’est retrouvée toute seule… ça va pas me plaire en fait.
Je lui lance un regard, où apparait une pointe de malice, et esquisse un léger sourire en voyant ses joues rosies.

« Un connard hein ? »

Quoi ? Elle est supra mignonne quand elle rougit, je peux bien tenter. Tant que je vais pas trop loin et que je la fais pas à nouveau flipper…
Je jette un coup d’œil sur la feuille, souriant sans m’en rendre compte en voyant l’écriture nette et fine de Quinn tracer tant de mots grossiers. Rien que les écrire à dû être difficile, mais c’est con, je trouve ça mignon. Ouais, j’ai un grain je sais. Je plie la feuille et la fourre dans la poche de mon jean, comme pour garder une preuve de ce qu’elle a fait.
Et je hausse un sourcil alors qu’elle reprend.

« Toi, les courses ? Et t’as réussi à revenir sans rien casser ? J’avais laissé de l’argent ? »

A vrai dire, c’est possible, même si c’est moi qui m’occupe des courses en général. Ou alors, elle se grille toute seule et a fait les courses avec l’argent qu’elle touche à la librairie. Ce serait amusant tiens.
Je souris néanmoins.

« Des burgers avec de la vraie viande tu veux dire ? Et donc si je pige bien, vu que t’as fait les courses, en plus du ménage… c’est moi qui suis de corvée de cuisine ? »

Je la dévisage tout en parlant, essayant de chasser les images d’elle à moitié nue avec l’autre crétin. Je peux pas continuer de faire la gueule alors qu’elle fait autant d’efforts, pas vrai ?
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MessageDim 18 Sep - 20:54

Depuis qu'on s'est installés dans cet appart, enfin depuis que Luka m'a ramenée chez lui, ça fait un an maintenant, y a pas un jour où j'ai pas peur qu'il décide un soir de ne pas revenir. C'est ridicule, il devrait même pas savoir où aller mais, à chaque fois qu'il passe la porte, j'ai l'impression que mon cœur s'arrête l'espace d'un instant. J'ai peur parce que je me dis qu'il est toujours possible qu'il décide de faire sa vie sans moi et de me laisser. Ce serait justifié vu les embrouilles et les prises de tête que je lui apporte. Pourtant, il a promis et j'essaie de me le répéter à chaque fois que je sens cette vague d'inquiétude me serrer le cœur. Alors j'essaie de me rendre utile autant que je peux, même si c'est pas gagné. Et passer l'aspirateur, faire un peu le ménage, essayer de garder cet appartement agréable à vivre en fait partie.

Bon pour le coup, c'est pas gagné vu l'état de l'aspirateur mais j'ai fait de mon mieux et ça aurait pu bien se passer s'il m'avait pas fait peur. Enfin, c'est pas sa faute hein, c'est la mienne. Comme toujours. J'arrive quand même à me calmer et il me laisse tranquille, heureusement d'ailleurs. Je sais pas comment je l'aurais pris s'il m'avait serrée dans ses bras pour me consoler d'avoir eu peur comme une gamine aurait peur de son ombre.

Je le fixe un instant alors qu'il me répond et je lâche un rire silencieux, mon regard se faisant brillant l'espace d'un instant.

"Tu as une sale tête oui. Je pensais pas que tu pouvais avoir plus de cernes que moi, c'est dire. Mais ça t'empêche pas d'être beau gosse oui."

Oh, j'ai presque l'air naturelle quand je dis ça tiens. Je reste quand même à le fixer, un peu indécise et je peux pas m'empêcher de sentir une vague de soulagement m'envahir quand il m'embrasse sur le front. Mon corps se détend instantanément, aussi fugace que soit le baiser et je suis même pas sure qu'il s'en rende compte alors que j'embraie à sa répartie, l'air de rien.

"Melissa ? T'es sûr ? Elle avait pas une tête de Melissa. Enfin, peu importe. Elle m'a regardée un peu bizarrement et ça m'a étonnée, j'ai eu souvenir de lui avoir dit quoi que ce soit de désagréable. Elle a pas dit grand-chose sinon. Rien de bien intéressant."

Je sais pas trop pourquoi, j'ai pas envie de lui ce qu'elle m'a vraiment dit. Parce que c'était déjà pas très clair et qu'en plus, je sais pas, elle avait un peu bu. Et je crois qu'il apprécierait moyen. Je me frotte le nez et je plisse des yeux en le fixant alors que j'ai comme l'impression qu'il se moque un peu de moi. J'avoue, ça me vexe et pas qu'un peu. Je plisse les yeux de plus belle donc mais je secoue vigoureusement la tête à ses propos.

"Oh non. T'es p'tet plein de trucs mais t'es certainement pas un… un… connard…"

Et voilà, je suis écarlate. Super. Je le regarde plier la feuille, sans bien comprendre pourquoi il a envie de garder un truc pareil et je suis sur le point de lui poser la question quand la sienne me prend un peu de cours. Ah oui, j'ai pas pensé à ce détail. Je porte mon pouce à ma bouche pour me ronger un ongle machinalement, avant de me rappeler que je n'ai plus grand-chose à ronger de ce coté-là et je laisse échapper, d'un ton neutre pas franchement naturel.

"Euh oui, moi les courses. J'ai pas tout le temps deux mains gauches tu sais. Bon j'ai cassé un œuf. Et ptet fait tomber une boite de céréales dans l'allée. Mais le caissier a été gentil comme tout, il m'a même aidée à porter mon sac jusqu'à la sortie. C'était probablement parce qu'il avait peur que je fasse encore tomber un truc mais c'était sympa."

Je baisse les yeux un instant et je souffle alors, ma voix se faisant hésitante.

"T'avais pas laissé de sous non. Je l'ai fait avec mon argent."

Je suis incapable d'en rajouter plus pour le moment, même si ça veut déjà en dire pas mal. Enfin, ça pourrait être avec l'argent des cours non ? Ca serait crédible. Mais j'ai pas envie de lui mentir. Déjà que lui cacher des trucs j'aime moyen, mais j'arrive à me convaincre que c'est pas vraiment un mensonge. Ce qu'il sait pas peut pas lui faire de mal non ? Enfin, je crois. Je suppose. Je lui rends son sourire, incapable de faire autrement, levant les yeux pour le fixer.

"De la vraie viande parfaitement. Même pas des steaks tout prêts, de la viande hachée qu'il faut préparer et tout."

Je hausse une épaule à ses questions et je regarde autour de moi avec une grimace.

"Oui enfin, j'ai pas fait les courses du siècle et pour un peu, je mettais le feu à l'aspirateur. Donc bon, niveau contribution à la vie quotidienne de l'appart, je me pose là je crois. Et je me disais que ce serait marrant de les préparer ensemble. Enfin, sauf si t'as pas envie. Je comprendrais."

Ce serait logique en même temps. Vu que visiblement, ma présence est pas vraiment ce qu'il recherche en ce moment. Il a probablement pas envie de me supporter plus que de nécessaire. C'est bien, je me sens pas du tout mal à l'aise maintenant que je viens de penser à ça. Et ça doit pas du tout se voir en plus. Je me rends compte qu'il y a pas que ça en fait et je fronce les sourcils, penchant la tête sur le coté.

"Je… j'ai un truc sur le nez pour que tu me regardes comme ça ?"

Manquerait plus que ça tiens. Mal à l'aise ET ridicule. Le combo parfait.
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❝Invité❞
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MessageMer 21 Sep - 19:54

Y a des trucs, elle progresse un peu, y en a d’autres… Mais c’est déjà bien, qu’elle puisse avancer et recommencer je trouve, après tout ça. C’est même vachement bien, même si elle s’en rend pas compte. Le reste viendra en temps et en heure non ? Moi, je m’en fous, enfin, point de vue timing quoi, je suis pas pressé. Tant qu’elle va bien…
Bon, okay, j’avoue que dans un sens, j’aurais préféré que les progrès se distinguent autrement que par des mini shorts et des débardeurs limite trop petits. Je sais, c’est juste dans l’appart, et heureusement encore, mais ça va qu’elle se rend pas compte de l’effet que ça peut avoir sur moi, parce que ce serait tellement craignos… Mais c’est cool. Sisi. Avant elle aurait même pas osé montrer un bout de bras, même pas à moi je veux dire. Donc c’est chouette.

C’est encore mieux quand je la vois rire un peu. Ça, ça me fait carrément du bien. Je hausse les sourcils et sourit encore plus.

« Vaut mieux que j’ai plus de cernes que toi, ce serait moche sinon vu le nombre d’heures que j’ai fait dernièrement. Mais si tu me trouves toujours irrésistible, c’est que ça va. »

Peut-être que j’aurais dû dire si je suis… mais bon, on s’en fout non ? C’est pas comme si c’était important ça. Et j’arrive presque à me comporter comme d’habitude, enfin comme avant… Comme avant l’incident Billy. Oui, j’ai décidé d’appeler ça l’incident Billy. C’est neutre, détaché… ou pas du tout okay, mais j’aurais pu trouver tellement pire.
Je hausse vaguement les épaules, essayant de ne pas trop me braquer à ses paroles.

« Ouais, peu importe. En même temps, elle était pas nette, t’y es pour rien. » Je la fixe une seconde. « Rien d’intéressant ?... Okay. »

Je vais pas non plus insister en lui disant de m’en parler si une nana l’a fait chier à cause de moi. ce serait un coup à ce qu’elle me demande pourquoi la nana en question la ferait chier… même si en la regardant, j’ai déjà un léger doute… Mais je me dis que si ça lui prenait vraiment la tête, elle m’en parlerait non ? J’espère en tout cas…
Je conserve un léger sourire en la voyant plisser des yeux, tout en me disant qu’elle est quand même trop chou quand elle sait pas trop sur quel pied danser. Et paf, tomate. Mon sourire apparait pour de bon et je lui fais un clin d’œil.

« Te force pas, t’en as déjà fait assez pour aujourd’hui va. Je te charriais… »

Et si je pose une question on ne peut plus innocente, je hausse un sourcil en la regardant essayer de se ronger les ongles qu’elle n’a plus. Tiens, y a du vernis non pour ça ? Faudrait qu’on aille voir. Déjà, c’est pas bon signe quand elle le fait, parce qu’en général, ça veut dire qu’elle est nerveuse. Ou inquiète. Ou angoissée. Ou beaucoup de choses en fait.
Je la dévisage alors qu’elle répond comme elle réciterait une leçon. Et je la vois baisser les yeux. Okay, j’arrête de jouer.

« Oh, si la seule victime a été un malheureux œuf, ça va, les pertes sont négligeables. C’est cool si tu parviens à te débrouiller seule, ou presque. Le jeune ou le vieux ? Qui t’a aidé ? »

Quoi ? Non, mon ton est tout à fait neutre, autant que sa voix, je suis absolument pas en train de la fliquer et de me montrer jaloux pour que dalle. Ce serait con. Pas vrai ? Mais sinon, oui, qu’elle sorte seule et fasse les courses, seule aussi, y a quelques mois, elle aurait paniqué. Et moi aussi du coup. Mais, ça a l’air d’aller là…
Je soupire et saisis doucement son menton dans mes mains en la regardant.

« L’argent de la librairie ? » J’esquisse un sourire et reprends avant qu’elle ne fasse mine de flipper. « T’aurais dû m’en parler oui. Mais j’aurais sans doute dit non effectivement… Si ça se passe bien, j’ai rien contre… Même si ça me plait pas des masses c’est vrai… Mais si toi, tu aimes bien, et que ça te fatigue pas trop… »

Je lui souris un peu et la relâche avant que ça ne fasse trop long. Ou avant d’avoir envie de faire une connerie, pour changer, oui.
Et son visage s’illumine quand on enchaine sur la viande. De la vraie viande hachée à préparer donc.

« Ooooh… Tu surestimes un peu mes capacités en cuisine là non ? On risque de manger des steaks de 300g vu comme ça… »

Et je laisse échapper un rire.

« Je crois que l’aspirateur est définitivement foutu… Je regarderais, mais je pense qu’il faudrait essayer d’en trouver un nouveau… enfin, un nouveau d’occas quoi. Evite de t’en resservir en attendant.
Et je t’ai déjà dit que t’avais pas besoin d’en faire autant… Enfin plus. Parce que je t’avoue que sans toi, ce serait l’anarchie totale ici… Donc ce que tu fais, c’et nickel. Je laisse même plus trainer mes chaussures t’as vu ? »


Je lui souris avant de hausser un sourcil en inspirant profondément.

« Et donc, ça veut dire que si on les prépare ensemble, la prochaine fois, je rentre, je m’installe comme un beauf dans le canapé et j’aurais ma bière et mon hamburger maison de prêt ? Ce serait le grand luxe. »

Je secoue la tête et pose ma main sur sa tête penchée sur le côté, avant de passer à côté d’elle.

« Non, t’es parfaite. Je me disais juste que… que tu te fais bien à la vie ici. Et avant que tu demandes, je trouve ça cool. »

Je passe dans la cuisine et ouvre le placard et le frigo voir ce qu’elle à acheter. Je relève la tête vers elle.

« Tu veux qu’on prépare maintenant ? » Je vérifie dans le placard. « Ou alors… On peut commencer en faisant un gâteau au chocolat, qu’on fait cuire pendant qu’on fait les hamburgers… »

Et sans trop attendre de réponse, je commence à sortir les différents trucs pour faire un gâteau. Non, mais on parle de chocolat là. Faut juste que j’arrive à pas la perdre avant d’avoir fini, elle serait capable de piquer la pâte pas cuite pour la bouffer sur le tabouret…
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MessageMer 21 Sep - 21:04

Je sais pas comment je ferais sans lui. Enfin si, je sais. Je l'ai fait pendant deux ans. Et les marques que je cache sous mon tas de bracelets montrent à quel point je m'en suis bien tirée. Tiens, je me rends compte que je les ai pas d'ailleurs, j'ai oublié de les mettre. A cette pensée, je me frotte nerveusement les avant-bras, sans me rendre compte qu'ils sont juste sous son nez. Mais il a rien vu hein ? Ce serait bien ça. Il est trop fatigué pour ça de toute façon, donc ça va bien.

Et comme toujours, même quand je flippe comme pas permis, il arrive à me faire rire. Je sais pas comment il fait et je sais pas si j'ai envie de le savoir. C'est juste… oh c'est débile, je vais arrêter de me prendre la tête pour rien et penser à des trucs idiots. Voire totalement guimauve. Ce genre de trucs qu'on voit dans les films dont on se moque le soir avec Luka.

Je me sens rougir malgré moi à propos mais j'essaie de garder l'air naturel. On plaisante là non ? Rien de plus. Il dit juste ça pour rire. Alors, je dois faire pareil. C'est ce que font les gens normaux.

"C'est vrai que je me suis demandé si tu vivais encore là. Visiblement oui, c'est cool. Et t'en fais pas, m'en faut plus pour pas te trouver irrésistible."

Bon sang, comment j'arrive à dire ça moi ? Comme si de rien était. Et en plus, on dirait que je suis en train de lui reprocher des trucs. Super. Avec tout ce qu'il fait. Je suis stupide. Je cille et je chasse ces propos d'une pichenette mentale alors qu'on parle de Melitruc. Oui, son nom, je m'en moque, je l'aurais oublié dans deux minutes et encore. Je hausse brièvement une épaule, gardant cet air détaché que je maitrise trop bien. Ou pas en fait. Mais on va faire comme si.

"Ouais on s'en moque. Et elle a rien dit… qui vaille la peine d'être raconté. Ca va t'énerver pour rien et ça changera rien. Donc c'est ok."

Je prends une petite inspiration alors qu'il se moque visiblement de moi mais j'essaie de rester stoïque. Ca marche pas terrible et j'ai l'impression qu'on pourrait faire cuire des trucs sur mes joues pour le coup. Mais ça le fait rire. Et j'aime bien entendre son rire, même si c'est parce que je sais pas faire un truc. Pour le principe, je fronce le nez et je fais mine d'être agacée mais ça dure une demi-seconde alors que je commence à me sentir mal à l'aise pour tout autre chose.

"Juste un œuf, tout à fait. C'est… c'était pas simple. C'est idiot mais j'ai pas osé demander pour attraper les gâteaux que t'aimes bien. Alors j'en ai pas pris, chuis désolée. Mais y avait trop de monde vers la fin et… je crois que j'ai un peu paniqué. Et euh… c'était le petit blond là qui m'a aidé. Tim ? Jim ? Il est marrant. Il a fait une blague sur mon tee-shirt, celui des yankees que tu m'as acheté. Un truc sur le base-ball que j'ai pas pigé, mais j'ai fait genre c'était marrant. Bref."

Je me fige quand il attrape mon menton et j'arrête carrément de respirer au reste de ses propos. J'écarquille un peu les yeux et mon cœur commence à s'accélérer. J'ai peur. De quoi ? J'en sais trop rien. Il va pas me frapper déjà, c'est sûr. Il va pas crier, il a dit qu'il le ferait jamais. Et pourtant, c'est exactement de ça dont j'ai peur. C'est totalement irrationnel, c'est Luka, je devrais même pas y penser. Je murmure, la moue penaude, sans bien savoir quoi lui dire quand il finit par me relâcher.

"Je t'ai menti. Je suis désolée. Je… je voulais pas que tu t'inquiètes. Et je me disais que si ça se trouve, j'allais tout casser le premier jour et qu'ils me garderaient pas. Et… j'aime bien oui. Je me sens utile. Un peu."

Ok, j'ai pas les larmes qui me montent aux yeux. Je pleure plus j'ai dit. Je l'ai fait une fois en deux ans, quand il est revenu me chercher mais je me suis promis de plus jamais le faire. Alors je prends une grande inspiration et, comme il a pas l'air de vouloir en savoir plus, j'enchaine sur la viande. C'est bien ça non ?

"J'arriverais jamais à manger tout un steak comme ça tu sais. Il faut pas gâcher la nourriture sinon c'est…"

Je secoue la tête et je déglutis alors que je frissonne. Je hoche sagement la tête quand il me dit de ne plus me servir de l'aspirateur. J'ai peur qu'il prenne feu de toute façon et là, j'ai du mal à parler l'espace d'une seconde, le temps que je chasse mes démons. J'inspire doucement, me focalisant sur la voix de Luka et je finis par répondre, d'une voix un peu trop rauque pour pas qu'il s'en rende compte.

"J'aime bien faire ça. C'est chez nous. Et je veux que t'y sois bien quand on y est tous les deux. C'est… ouais c'est un peu bête je sais. Et j'ai vu pour les chaussures. T'en as eu marre que je mette des trucs dedans c'est ça ?"

Bien, j'ai retrouvé ma voix normale. Ou presque. Je cille au reste de ses propos, me mordillant la lèvre, indécise avant de souffler, d'un ton penaud.

"J'ai pas eu le droit d'acheter de bières. J'ai déjà l'impression que les gens ont du mal à croire que j'ai presque 17 ans… alors 21… Mais il t'en reste deux. Et je… tu veux vraiment ce genre de trucs ?"

Je le suis du regard et je me détends une fois de plus quand je sens sa main sur ma tête. Ca craint d'être aussi sensible à tout ça, moi je vous le dis. Et une fois de plus, je me contente de hocher la tête à ses propos, incapable de dire quoi que ce soit et de nouveau les larmes aux yeux. Mais il m'arrive quoi ce soir ? Je bouge pas d'un pouce alors que je le vois commencer à sortir les trucs pour faire le gâteau. En temps normal, je serais déjà à tenter de chiper un morceau de chocolat et lui de se moquer de moi. Mais là, je suis figée, incapable de dire ou de faire quoi que ce soit. Et je me rends compte que les secondes passent et qu'il va finir par s'en rendre compte. Si c'est pas déjà fait.

Alors je me précipite dans le salon, cherchant mon sac et j'en sors un paquet pas très bien emballé. Que je lui tends, sans rien dire. De toute façon, j'arrive pas à prononcer un mot. C'est ridicule, cette montre, c'est de la camelote, mais quand je l'ai vue, j'ai tout de suite voulu lui acheter. Et j'ai eu ma paie ce matin. Ca m'a permis de la prendre et même d'acheter de quoi remplir un peu le frigo. C'est cool non ?
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❝Invité❞
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MessageSam 24 Sep - 18:21

Je tique très légèrement en la voyant se frotter les bras. Bon, okay, elle a fait des progrès, mais y a des trucs encore beaucoup trop sensibles. Et pour le coup, j'ai du mal à ne pas réagir, à ne pas dire ou faire quelque chose, parce que je veux pas qu'elle se mette dans un état pareil alors qu'elle est juste avec moi. J'ai envie de laisser filer parce que je veux pas la rendre encore plus mal à l'aise pour rien. Pourtant, même si je sais que c'est pas forcément la meilleure idée que j'ai eu, non pas que j'en ai eu des masses des bonnes idées, je pose ma main sur son coude et je lui souris doucement, sans jeter un coup d’œil à ses poignets. Je sais déjà ce qu'y a de toute façon... Et ça me fait mal à chaque fois que j'y pense. Mais je peux rien y faire. J'aurais dû, mais j'ai merdé. Tout ce que je peux faire au final, c'est être là maintenant pour elle. Toujours.

Et si j'adore l'entendre rire, j'aime tout autant la voir rougir, surtout qu'elle en rajoute une couche quand même. Alors moi, je souris.

« Désolé. Je sais que j'ai pas été très présent dernièrement, mais ça devrait aller mieux. Et t'es en train de me dire que quoi que je fasse je le suis ? Même quand je rentre après 1h de footing tout dégoulinant ? »

On va arrêter là quand même, ça vaut mieux je crois. Avant que je sorte la connerie de trop, ou pire, que ce soit moi qui rougisse en prenant ces conneries trop sérieusement, là, je pourrais mourir. Non, ça va que je rougis pas autant qu'elle, ça, ça aurait été moche.
Je tique néanmoins quand elle rajoute quelques trucs supplémentaires sur Melissa qui me plaisent pas des masses. Je plisse un peu les yeux. M'énerver hein ?

« Ok... Rien qui vaille la peine... Bien. »

Tant que ça la travaille pas. Mais si j'ai limite envie d'aller la chercher pour lui faire passer l'envie de venir faire chier Quinn. Non mais sérieux, elle se prend pour qui cette connasse à... Non, c'est rien, on s'en moque on a dit. Je me concentre sur Quinn, parce que oui, on s'en fout du reste. Surtout si c'est pour la voir rire et la taquiner. Ça marche pas totalement comme prévu j'avoue, parce que pour changer, j'ai une légère tendance à me montrer un peu trop jaloux, ce qui est tellement con, mais tellement...  Mais elle est trop adorable alors j'esquisse un sourire.

« T'en fais pas pour les gâteaux, je te piquerais les tiens...
Je suis fière de toi Quinn, vraiment.
Et le petit blond hein... Le T-shirt est cool, il te va bien en plus... Si en plus, il fait des blagues pas drôle sur le base-ball, on peut pas lutter hein... »


Et si je songe une seconde de trop à ses lèvres, je finis par lui lâcher le menton me sentant beaucoup beaucoup trop coupable, si j'essaie de faire doucement, de pas lui faire peur, je crois que je foire lamentablement. Je la sens se figer et réagir un peu trop. J'ai l'impression qu'elle a peur de moi, même involontaire, inconsciemment, et y a pas de mot pour dire à quel point je déteste ça.
Surtout quand je la vois les larmes aux yeux. Merde. Alors je passe mes doigts sur sa joue, ancrant mon regard dans le sien.

« Ne t'excuse pas, c'est pas très grave. Si tu veux quelque chose, essaie juste de m'en parler, tu sais que je dirais rien si c'est pas dangereux, pas vrai ?... Surtout si tu aimes bien... Et que tu casses pas tout... Je veux que tu sois bien Quinn, c'est tout ce qui importe. D'accord ?
Ils sont gentils avec toi ? »


Autant clairement, je m'énerverais jamais contre elle, autant envers les autres, c'était pas encore ça... Non, j'allais pas non plus casser la gueule à tous ceux qui la regardaient de travers, mais quand même... Mais elle a vraiment l'air d'y tenir à ce boulot non ? Enfin, déjà, sinon elle l'aurait pas pris sans m'en parler déjà, et elle y serait pas restée... Évidemment que je continuerais de la surveiller de loin, faut pas trop m'en demander non plus.
Et si je vois son frisson quand elle parle de pas gaspiller la nourriture, je me contente de hausser les sourcils.

« Ça c'est parce que t'as jamais goûté un de mes steaks maison ! T'en redemanderas tu verras. »

Ou pas. Ou elle sera même malade. Enfin, là, ce serait con quand même. Et je laisse filer aussi sa réaction suivante, parce que là, je sais pas trop d'où ça vient. Je la fixe néanmoins quand elle reprend la parole d'une voix sourde. Je grimace un sourire.

« Les petits cailloux, ça fait mal oui, surtout quand ils sont planqués sous les semelles... Et c'est pas bête, je trouve ça... bien. C'est chez nous et c'est devenu vivable... non agréable même depuis que tu es là. J'aime bien aussi. »

Et c'est un de mes plus beaux euphémismes j'en conviens. Et mon sérieux s'évapore, alors que je me mets à rire à sa réponse.

« Non, c'est pas ce que je veux non. Et essaie pas d'acheter des bières, ce serait idiot de te retrouver en garde-à-vue ou je sais pas quoi pour une telle bêtise non ? Et donc, autant j'aime bien te regarder cuisiner, et même tester à mes risques et périls tes tentatives, autant jouer au boulet dans son canapé, je m'en passerais bien. »

Bon, si, j'aime bien m'écrouler dans le canapé et comater parfois dedans. Mais pas pour qu'elle m'apporte une bière ou n'importe quoi comme une petite épouse dévouée... ouais, je viens de m'en rendre compte, c'est une métaphore pourrie... Non pas que je veuille pas que... Bref, on a saisi l'idée.
Au final, je me retrouve à me dire qu'un gâteau en plus des hamburgers, ce serait cool. Ça lui fera plaisir non ? Enfin, comme dit, avec du chocolat, je vois pas trop comment elle pourrait dire non.
Mais pourtant, alors que j'ai presque tout sorti, elle a toujours pas bougé.
Je relève la tête pour lui jeter un coup d'oeil, les sourcils légèrement froncés.

« Quinn ? Ça va ? »

Et la voilà qui se sauve en courant, pas bien loin j'en conviens. Je la suis des yeux, les sourcils toujours froncés, la regardant fouiller dans son sac. Mais qu'est-ce que... Et elle revient avec un petit paquet qu'elle me tend. Je la regarde un instant, les sourcils haussés, en secouant la tête.

« Tu... Pour moi ? »

J'esquisse un sourire et m'empare du paquet sans attendre de réponse. Merde, je saurais même pas dire depuis quand j'ai pas reçu de cadeau... Enfin, un vrai cadeau... Venant d'une personne que j'aime en plus quoi.
Alors je reste quelques instants comme un con la boite à la main, un sourire tout aussi débile sur le visage. Et enfin, je me décide à l'ouvrir, avec précaution. Et je reste à regarder la montre quelques secondes. Elle m'a acheté une montre... Elle est folle...
Je relève les yeux vers Quinn.

« T'as acheté ça... pour moi ? T'es sérieuse ?
Je suis censé dire que tu aurais dire que tu aurais dû garder ton fric ?... C'est quand même pas pour ça que tu as pris ce boulot hein ? Et y a un truc particulier à fêter ou... c'est juste comme ça ? »


Je souris en fronçant un peu les sourcils, et je passe ma main derrière sa tête, l'embrassant sur le front et murmurant contre elle, en en profitant pour la garder un peu contre moi.

« Merci. »

Je m'éclaircis un peu la gorge en m'éloignant d'elle, les yeux rivés sur la montre. Mon sourire s'agrandit alors que je la sors du paquet et que je la mets.

« Elle est super chouette. Elle est... »

Je secoue la tête et la fixe.

« Je l'aime vraiment beaucoup. »

Je souris à nouveau. Okay, elle aurait été moche, je l'aurais tout autant aimé. Elle m'a offert un cadeau quoi... avec les premiers sous qu'elle a gagné. Je devrais vraiment lui dire qu'elle aurait pas dû non ? Même si ça me fait carrément trop plaisir. Elle est... Je soupire en souriant, avant de lui faire signe.

« Allez viens m'aider, si on veut pas encore manger à minuit. »
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MessageDim 25 Sep - 14:07

J'aime pas me sentir nerveuse comme ça quand je suis avec lui. C'est bien la seule personne avec qui je suis totalement moi-même, à l'aise en temps normal, même si depuis quelques semaines, c'est plus vraiment pareil. Et ça me fait du mal parce que je comprends pas ce que j'ai fait de travers. Mais j'arrive quand même à être plus ou moins comme d'habitude. Sauf là, tout de suite. Probablement parce que j'ai peur qu'un jour il me demande ce qui s'est passé pendant les deux années où il m'a laissée et que je sais que je pourrais pas lui mentir, lui faire croire que ça allait à peu près. Parce que c'était tellement pire sans lui. Tellement que je continue de faire des cauchemars, même un an après. Et que je me dis que ça s'arrêtera jamais. Enfin, ça se calme, quand je m'endors dans ses bras. Mais je vais pas pouvoir faire ça tout le temps non ? Un jour, il y aura bien une fille qui restera plus d'une nuit et je devrais m'effacer. Et j'aime pas ça. Pas plus le fait que je sente mes muscles se détendre alors  qu'il se contente de toucher mon coude. J'arrive pourtant à lui sourire et à jouer le jeu, autant que je peux quoi. Même si je sens mes joues chauffer à mesure que je parle. J'arrive à faire ça avec les autres, alors pourquoi pas lui ?

"Sois pas désolé. Tu fais ça pour moi, je voulais pas te le reprocher. C'est juste que tu me manques quand t'es pas là. Et ouais, navrée de te le dire mais tu restes beau gosse même après ton footing. Parce que justement t'es tellement dans tes pensées que tu roules pas des mécaniques. Et j'aime bien."

… j'ai vraiment dit ça à haute voix ? Pour de vrai ? Et bin, ça me fait un sacré effet de faire les courses toute seule. Je pique quand même du nez parce que bon, faut pas pousser. Je secoue la tête, toussotant quand je vois sa réaction à mes propos.

"Tu vois, t'as déjà les sourcils tout froncés alors que j'ai rien dit. Donc je te confirme, rien d'intéressant à propos de Melitruc. Enfin si, elle risque pas de revenir par là. Ca c'est important non ? Et évite de trainer là où tu l'as rencontrée, on sait jamais, qu'elle essaie de t'abîmer ta… belle gueule, tout ça…"

Bon, parler de ce que j'ai fait de ma journée est mieux. Enfin, je crois. Même si j'aime pas l'idée de lui avoir caché comment j'ai eu cet argent. J'aime bien quand il dit qu'il est fier de moi et je me sens rosir, mais pas pour les mêmes raisons. J'ai un sourire contrit et je hausse brièvement les épaules.

"Merci Luka… c'est important pour moi. Mais me pique pas tous mes gâteaux hein. De toute façon, depuis quand t'aimes la cannelle ? Et après… pour le blondinet… il essayait d'être sympa. Je crois. De me mettre à l'aise en tout cas. En tout cas, si tu trouves d'autres tee-shirts comme ça, je suis preneuse. Ils sont cools. Et pile à ma taille."

Pas comme ce truc licorne tiens. Il est à la fois trop grand et trop petit. Je pensais même pas que c'était possible. Ou alors si, c'est parce que j'ai pas assez de poitrine en fait. Et trop de… hanches ? Et c'est vexant un peu. Je remonte distraitement la bretelle qui passe son temps à se faire la malle avant de me mettre à stresser pour rien. Est-ce qu'un jour ça ira mieux ? Est-ce que je pourrais accepter de me faire simplement engueuler sans que je commence à paniquer en me demandant si je vais pas me faire frapper ? Alors qu'en plus, il le fait même pas là. C'est Luka, le jour où il criera sur moi, les poules auront des dents. Mais c'est tellement pas rationnel tout ça…

J'espère qu'il le sait, qu'il comprend que c'est pas contre lui. J'essaie de lui faire comprendre alors que son regard accroche le mien et je hoche doucement la tête.

"Je… je sais bien. Mais je suis quand même désolée. Et j'ai vraiment rien cassé. En 15 jours. Tu te rends compte? Les gens sont cools ouais. Ils viennent pour lire et parler poésie. Tu devrais venir une fois, ça me ferait plaisir. Tu me verrais en uniforme, ce serait marrant."

Je parle un peu trop vite pour que ce soit parfaitement naturel mais je sais pas trop comment le rassurer. Surtout que ça doit faire mille fois que je m'excuse à peu près, je vais arrêter avant que ça l'énerve pour de bon non ? Alors on change de sujet, en parlant du repas. Et si je me reprends un coup de stress toute seule, il arrive quand même à me faire sourire. Je lâche alors, d'un ton léger presque convaincant.

"Tu crois que le moucheron arrivera à tout manger ? On va rouler dans la viande donc. Ca me va comme plan. Et au pire, tu finiras mon assiette."

Je pouffe de rire quand il parle des cailloux et j'essaie de pas avoir l'air trop amusée même si ça me fait du bien. Et qu'il prend toujours bien les trucs quand ça me concerne, je sais pas comment il fait.

"Oh ça va, t'avais des post-its à l'entrée pour te prévenir, j'aurais pu ne rien dire du tout, ça aurait été pire. Et c'est cool, si t'aimes bien comme est devenu l'appart. Tu crois qu'on pourra repeindre le salon un jour ?"

Et je plisse des yeux, un peu vexée quand il se met à rire, même si je finis par esquisser un sourire malgré tout, avant de laisser filer un rire à mon tour.

"J'essaie juste d'imaginer ta tête si tu dois venir me chercher en prison parce que j'ai voulu acheter de l'alcool et je t'avoue que là, c'est mission impossible en fait. Mais c'est pas si horrible que ça quand je cuisine, si ? Enfin… t'auras quand même droit à une bière si t'es sage. Une fois qu'on aura fait à manger et que tu seras installé dans le canapé."

Le reste… je buggue un peu. Bon, totalement ok. Et je suis incapable de parler ou de bouger l'espace d'un instant, je réagis même pas quand il parle de gâteau et pourtant, je suis toujours la première à me jeter sur les sucreries. Mais c'est parce que je pense au cadeau. Ce petit paquet idiot qui va probablement pas lui plaire de toute façon. Et en fait si. Et je trouve encore moins les mots à sa réaction, un sourire incrédule flottant sur mes lèvres. Sourire qui s'agrandit quand il m'embrasse sur le front même si je suis toujours pas capable de prononcer un mot.

Et, je finis par déglutir et par souffler, en commençant à parler avec un débit un peu trop important pour être tout à fait naturel.

"Y a… y a rien de particulier à fêter. Juste, ça fait des mois que je cherche comment te remercier et je trouve pas. Je trouve jamais. J'ai beau retourner tout ça constamment dans ma tête, y a rien d'assez bien qui me vienne."

Je lève une main dans sa direction et je me rends compte que je tremble un peu. Alors je prends une profonde inspiration pour l'empêcher de me couper la parole.

"Je sais. Tu vas dire qu'il y a rien à faire, que c'est normal, tout ça. Mais je… c'est pas le cas. Tu m'as sauvée en me sortant de là et tu continues à le faire tous les jours un peu plus. Y a un an j'aurais jamais cru être capable de … de faire tout ça. D'aller faire des courses, de servir un café, de…"

Ma voix se met à trembler aussi et je bats des cils pour chasser les larmes qui viennent et je continue, un ton plus bas.

"… de vivre quoi… et sans toi je sais pas où je serais… enfin si, on le sait tous les deux justement. Alors voilà, je trouvais ça évident de te faire un cadeau avec mon premier vrai salaire. Même si c'est pas encore ça, même si c'est loin de ce que je voudrais pour toi."

Je me tors un peu nerveusement les mains avant de reprendre, avec un sourire indécis.

"T'es sûr qu'elle te plait ? On peut la changer sinon, je dois avoir le ticket de caisse quelque part."

Et je louche alors en direction de tout ce qu'il a sorti pour faire le gâteau.

"Du chocolat hein…"
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MessageJeu 29 Sep - 11:27

J'essaie de faire mieux. Mieux que ces dernières semaines, et à dire vrai, ça me navre de me rendre compte que c'est pas bien difficile. Donc oui, je me sens encore plus coupable, forcément. Mais on va s'améliorer hein ? Parce que je peux pas lui faire la gueule éternellement et je veux pas que ça lui pèse ou une connerie du genre. Elle y est pour rien, pas vrai ?
Bref.
Elle sourit et rougit. Et est trop adorable, c'est moche dans un sens qu'elle s'en rende pas compte... Enfin, tant mieux, sinon, ça me poserait problème à moi sans doute.

« C'était pas un reproche, je le sais, mais j'aime pas te laisser seule. Et tu m'as manqué aussi...
Et je roule pas des mécaniques, c'est n'importe quoi ! Je suis classe au naturel, c'est tout... »


Oui, là, je cherche encore. Mais je peux pas m'empêcher de sourire, même si je retiens un peu trop ses quelques phrases me concernant. Elle aime bien ? Elle aime bien quoi ? Quand je joue pas au crétin ? Tais-toi et arrête de te poser des questions à la con, c'est Quinn, elle dit ça comme ça, elle est juste gentille, elle va pas penser autre chose... Mais elle me trouve beau gosse... Crétin, tais-toi j'ai dit, sérieux.  
J'inspire, avant de la regarder à nouveau. Et d'esquisser un sourire.

« Je fronce pas les sourcils. Et oui, tant qu'elle revient pas, ça me va. Et t'en fais pas pour ça, c'est pas un poids plume qui pourra abîmer ma belle gueule... Au pire, j'aurais le droit d'être soigné par tes blanches mains, voir d'avoir un bisou, ça peut valoir le coup... »

Bon, j'avoue que faut peut-être pas pousser. Avoir un bisou, ça peut être cool, mais bon de là à me faire casser la gueule... Même si comme dit, la Melissa ne fera pas grand chose... Enfin, on va éviter quand même. Et là de toute façon, on passe à autre chose de bien plus important, genre Quinn et son travail qu'elle tentait de me cacher, qu'elle aurait sans doute réussi à me cacher sans doute sans LyLa... Mais je vais pas lui en vouloir de s'émanciper, et ça va, elle sourit en rougissant un peu. Mignonne oui. Elle a l'air contente, alors que j'ai rien dit de particulier, pas vrai ? J'évite de relever à nouveau l'histoire du petit blond, parce qu'elle se rend pas compte et que je veux pas qu'elle se rende compte non.

« Non, j'aime pas trop, mais à défaut d'autre chose, je supporterais... Mais t'en fais pas, je t'en piquerais pas trop du coup.
Et ouais, je dois en avoir un ou deux dans le genre... On ira faire un tour pour en trouver sinon si t'aimes bien, tu veux ? »


Ouais, j'ai pigé le message. Des trucs cools à sa taille. Pas comme celui qu'elle porte là... Sur lequel mon regard dérive quelques seconde, s'attardant sur l'épaule sur laquelle elle vient de remonter sa bretelle. Mauvaise idée.
Je souris un peu plus quand elle reprend la parole, même si elle parle un peu trop vite, et je relève pas plus le fait qu'elle s'excuse à nouveau, me contentant de hausser un sourcil.

« Tu portes un uniforme ?... Je devrais pouvoir passer bientôt en récupérant quelques heures... Tu vas me servir sans rien casser ? Faut forcément que je vois ça,  ça vaut carrément le coup.
Je suis content que ça te plaise en tout cas. Avec la poésie et tout le tralala oui. »


Non, je ferais pas la gueule pour son uniforme quel qu'il soit. Pas plus que pour les poètes et autres... surtout qu'elle a vraiment l'air de si plaire, non ?
Je souris à nouveau alors qu'on enchaîne sur le diner, et je hoche la tête.

« Je sais qu'en vrai, t'es un estomac sur patte, moucheron ou pas. Au pire, je finirais oui... Mais tu aimeras... »

Bon, j'en ferais pas des aussi gros pour de vrai, on le sait. Enfin, pas pour elle en tout cas. Je plisse les yeux quand elle rit et parle des post-it, avant de sourire en secouant la tête.

« La première fois, t'as rien dit je te signale, j'ai souffert pendant toouuute la journée... » Je hausse un sourcil et jette un coup d’œil au salon. « T'as une idée de la couleur ? »

Et là voilà qui semble vexée ou je sais pas trop quoi, et je pige pas pourquoi. Enfin, si je ris, mais quand même, c'est pas contre elle. C'est juste de l'imaginer en train de cuisiner pendant que je joue au beauf... Mais elle finit par rire, donc tout va bien.

« Non, n'imagines pas, tu serais en dessous de la réalité, parce que je serais vraiment pas content. Et que t'es pas assez bête pour faire un truc comme ça de toute façon. Et non, c'est pas si horrible que ça, j'ai encore jamais fini aux urgences, donc c'est que ça va...
Une bière, dans le canapé ? C'est quand même vachement tentant... On se regardera un truc débile à la télé ? Ou un bon film pour changer. »


Bon, après, alors que moi je parle gâteau et hamburger, elle qui aurait dû se jeter sur le chocolat, même juste avant de manger, elle bloque et... elle est géniale. Elle se ramène avec son paquet, l'air de rien, et me le tend en silence. Et elle est chouette cette montre. Vraiment, et pas seulement parce qu'elle vient d'elle. Même si du coup, elle est évidemment encore plus importante à me yeux oui. Et j'ai la vague impression qu'elle sait pas trop comment réagir, alors que c'est elle qui me l'a offert. Et moi je souris comme un con, d'autant plus quand je vois le sien.

Et je la fixe alors qu'elle reprend la parole, un peu trop rapidement. J'attrape la main qu'elle tend vers moi et la serre doucement. C'était pas forcément pour ça, mais elle a l'air de stresser pour rien, et elle parle tellement vite... Elle a l'air tellement... Elle avait pas besoin de faire tout ça, elle a pas à se croire redevable ou je sais pas trop quoi...
Je souris doucement en l'écoutant, alors qu'elle continue d'une voix plus basse.

« C'est... Effectivement, tu n'as pas à faire ça ou quoi que ce soit d'autres. Tous les jours, à chaque fois que je te vois sourire, que je t'entends rire, que tu fais un nouveau truc comme les courses, que tu fais un truc pour toi comme choisir ce travail,... C'est beaucoup plus que ce que j'espérais. Et c'est tout ce que je veux. Justement que tu fasses des trucs que tu ne te pensais pas être capable. »

Ma main va se poser sur sa joue.

« Et sans toi, je serais pas là non plus, ce serait bien que tu t'en rendes compte. »

Mon pouce effleure sa joue, et j'esquisse à nouveau un sourire.

« Merci. Pour tout. »

J'attrape ses mains et hoche la tête.  

« Et oui, tu as très bon goût, ou tu me connais vraiment bien. Elle me plaît vraiment. Elle est parfaite. »

Je lui souris, avant de reculer un peu, relâchant ses mains, et de détourner le regard quelques secondes. Et mon sourire revient rapidement. Je hausse les sourcils, regardant le chocolat sorti, avant de relever les yeux vers elle.

« Tu vas m'aider à le faire, ou tu vas tenter de manger le chocolat avant ? »

Je commence à mesurer le sucre, le mélangeant aux œufs, puis la farine et le beurre, comme si de rien n'était, avant de commencer à découper la tablette en petits morceaux. Je lui jette un coup d'oeil.

« Si je te fais une offrande, tu vas me manger les doigts ? »
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MessageVen 30 Sep - 16:35

Bon, ça a l'air de pas trop mal se passer non ? Il a pas encore trouvé d'excuse pour aller faire un tour et surtout, aucune fille l'a encore appelé. C'est idiot d'être contente pour ça mais je fais avec ce que j'ai hein. Je déteste tellement quand ça arrive, quand il s'en va pour en rejoindre une. Enfin c'est quand même moins pire que quand il les ramène. J'essaie de faire comme si je m'en moquais, je peux pas l'empêcher de vivre sa vie après tout non ? Il en fait déjà tellement, si en plus je lui fiche ça en l'air, je serais encore plus ingrate que je le suis déjà. Mais j'aime tellement pas ça. Alors, quand ça arrive, je branche mes écouteurs et je mets la musique super fort. Ca me vide la tête et je finis par m'endormir comme ça, en arrivant à me persuader que j'ai oublié ce qu'il est en train de faire.

Enfin après, quand je le vois sourire comme ça, je peux pas vraiment m'étonner qu'il fasse tomber les filles. Je suis la pire du lot de toute façon. Mais pour une fois, j'arrive à faire comme si c'était pas vraiment lui, comme si je ressentais pas tout ce que je ressens. Il me fait rire et je secoue la tête en levant les yeux au ciel.

"La classe au naturel, bin voyons. Et bien sur que si tu roules des mécaniques. Même si je dois être la seule personne de moins de 21 ans à utiliser cette expression sur cette terre."

J'ajoute, un ton plus bas.

"J'aime pas quand tu me laisses non plus. Alors c'est cool si t'es là ce soir. Et en plus, on est dimanche demain. Et j'ai souvenir que tu bosses pas. C'est ça ?"

J'espère que je me suis pas plantée. Ca veut dire que je l'ai tout à moi un soir complet et la journée qui suit. C'est assez rare pour être souligné quand même. J'essaie de pas trop me focaliser sur lui, c'est pas si dur que ça vu qu'on parle de Melitruc.

"Si, t'as froncé les sourcils… comme ça…"

Je l'imite tant bien que mal avant de hocher la tête au reste de ses propos.

"Oh je sais bien que rien ne peut abîmer ta jolie petite gueule. Mais comme si t'avais besoin de ça pour que je te fasse un bisou. Par contre je risque de râler un coup avant de te soigner hein, tu sais."

J'ai une moue pensive et je me tapote le nez, réfléchissant un instant avant de souffler.

"Je peux essayer de faire des cookies. Ils étaient moins brûlés la dernière fois déjà. Comme ça, tu mangeras pas mes gâteaux. Et ouais, j'aimerais bien en avoir d'autres des comme ça. Tu l'as bien choisi celui là, il me plait."

Je sens son regard s'attarder sur moi, sans bien piger pourquoi et je suis contente d'avoir les joues déjà rouges parce que, pour le coup, j'aurais surement été gênée. Enfin, je le suis, mais ça se serait vu quoi. Et là, je lui raconte un peu plus mon boulot. Je suis contente de pouvoir enfin lui en parler mais je saurais même pas par où commencer en fait. Plus tard peut-être, quand j'aurais digéré tout ça. Alors je hoche la tête, fronçant le nez.

"Ouais il est… rose. Te marre pas hein. J'ai un pantalon noir et un débardeur rose avec le logo du café. Et un tablier assorti. Et une casquette rose aussi. Ca craint. Je sais pas si j'arriverais à te servir sans rien casser, va falloir qu'on essaie. Ca me ferait vraiment plaisir que tu viennes en tout cas."

Je lui tire la langue quand on se met à parler du diner et qu'il me traite d'estomac sur pattes. C'est vrai que maintenant, je me fais pas prier pour manger mais je me rappelle les premiers temps, comme il a galéré à insister, en me forçant à me resservir parce que j'osais pas le faire. C'était clairement pas gagné et j'ai encore du mal, quand on est pas que tous les deux quoi. Mais là, ce soir, c'est pas le cas, donc c'est cool.

Et je ris de plus belle quand il plisse des yeux, haussant les épaules, l'air de rien.

"Oh, tu le sais pourtant que j'ai des troubles de l'attention. J'ai du y penser très fort et voir un papillon. Et pouf. Mais t'as l'air de t'en être super bien remis, je me trompe ? Et pur la couleur…"

Je jette un regard pensif en direction du salon dont l'espèce de jaune pâle dégueulasse laisse plus qu'à désirer. Mais Luka a insisté pour que j'ai la chambre que je voulais. Avec les couleurs que je voulais. Ca a couté un peu cher je pense, trop pour qu'on se permette de repeindre le reste. Je me sens un peu coupable d'ailleurs, surtout que ma chambre ressemble à rien. On dirait qu'une licorne a vomi un arc-en-ciel dedans. Mais j'adore.

"… ché pas, un truc classe. Genre un gris clair avec un mur en couleur, non ? T'aimerais quoi toi ?"

Et si je grimace au reste de ses propos, j'ai une moue en le regardant et je secoue la tête.

"Déjà, de base, tu m'as fait goûter une fois et j'aime pas la bière. Donc j'vais pas en acheter pour moi si ça t'inquiète. Et je tiens vraiment pas à te voir vraiment pas content. Je te dis pas la tête de tes sourcils. Mais… ouais, on peut se faire un film, ce serait chouette. Avec ta bière et mon coca. Oh… je crois que j'ai oublié d'en racheter. Il en reste ?"

Ouais, considération hautement importante hein, mais c'est avant que je vrille un peu. J'ai du mal à lui faire comprendre ce que je veux et je suis pas sûre qu'il mesure vraiment l'importance que ça a pour moi. J'ai du mal à parler, à canaliser mes émotions, même quand il attrape ma main pour me calmer un peu. Et je souris comme une idiote quand il se met à parler. Mais vraiment. Un de ces sourires que je suis même pas sure d'avoir eu un jour. Et pour le coup, j'aurais qu'une envie, c'est de me blottir dans ses bras. Mais j'oserais carrément pas en fait. Je hoche la tête, avant de lâcher, d'un ton que j'essaie de rendre léger, sans grand succès.

"Ouais, tu serais surement en train de te dorer la pilule à Hawaii avec un tas de jolies filles."

Je frissonne quand il effleure ma joue et je hoche à nouveau la tête quand il me remercie. Et je secoue la tête, comme pour revenir sur terre, alors qu'il a vraiment l'air content de sa montre.

" Elle… y a un mode pour quand tu cours aussi. J'ai pas trop pigé, faut regarder la notice. Et euh… voilà."

Ouais, le diner, c'est mieux ça non ? Il commence déjà à s'y mettre et je pouffe de rire à sa question, sans lui répondre. J'ai pas encore décidé si je vais l'aider ou me contenter de l'asticoter. Parce que je me dis que les deux lui vont tout aussi bien. Autant je doute de tout, mais ça, je sais pas pourquoi, j'en ai la certitude. Il est aussi content de me voir trainer dans ses pattes que de me rendre utile, même si j'ai toujours pas pigé la raison.

Et j'ai un nouveau rire alors que je lorgne sur le morceau de chocolat qu'il a entre les doigts.

"T'as pas peur toi on dirait…"

Et là, je fais probablement le truc le plus idiot du monde. Je vous jure, encore pire que d'habitude, j'ai pas réfléchi ni rien mais, je sais pas, j'avais juste prévu d'attraper sa main et de piquer le bout de chocolat, comme j'ai déjà fait plein de fois. Rien de plus. Pas de me retrouver à tenir ses doigts entre mes dents alors que, je sais pas pourquoi, je suis incapable de détourner mon regard du sien. Et de le relâcher. Je me rends compte que j'ai même arrêté de respirer et, là je fais encore pire en fait. Si, si, je vous jure, c'est possible. J'attrape le morceau de chocolat avec ma langue, effleurant ses doigts au passage. J'ai l'impression que ça dure des heures mais je sais que c'est pas possible.

Je déglutis et je finis enfin par relâcher ses doigts, luttant pour ne pas m'enfuir en courant dans ma chambre. Je crois que j'ai encore jamais fait un truc aussi stupide de ma vie en fait. Alors je baisse la tête et j'attrape le bol où il a commencé à mélanger les trucs et une spatule, essayant de reprendre un semblant de contenance. Je dois être écarlate et, très honnêtement, j'ai un peu envie de mourir tellement je me sens ridicule. Pourquoi j'ai fait ça sérieux ? C'est sa faute en même temps, c'est lui qui m'a dit de faire des trucs dont je me croyais pas capable avant.
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MessageVen 30 Sep - 23:50

Mon sourire s'agrandit et mon regard s'adoucit alors que je l'entends rire. C'est quand même grave comme elle joue facilement avec mes humeurs, il suffit d'un rien et paf. Bon, en étant franc, je pense que j'arrive aussi à la mettre de bonne humeur, genre là, j'arrive quand même à la faire sourire et rire non ?
Je secoue la tête et lève les yeux au ciel à mon tour. Avant de la fixer à nouveau, un très léger sourire aux lèvres.

« Je bosse pas non. Une soirée et une journée rien que pour toi et ma classe totalement naturelle. Je te promets de pas trop rouler des mécaniques. »

J'ai déjà grillé un dimanche en bossant, ça m'a déjà fait chier de la laisser seule, demain je suis libre et dispo. Je sais pas trop ce qu'on va faire, on verra selon le temps si je la traîne dehors ou si on se fait une journée larve devant la télé.
Je souris, les sourcils à moitié froncés, alors qu'elle cherche à m'imiter, avant de les hausser.

« Tu m'engueulerais si je me faisais tabasser ? T'es dure quand même... Mais bon, pour des bisous, je pourrais supporter... »

J'acquiesce avec un grand sourire.

« Des cookies ! Ça c'est une idée qu'elle est bonne. Tant que tu fais gaffe au temps de cuisson oui... Celui-là ? Les autres sont si moches que ça ? Mais ouais, je te filerais déjà ceux que j'ai et on en trouvera qui te plaisent vraiment... Et qui sont assez grands... »

Pas comme celui-là qui est un peu trop petit... même si je le trouve quand même super cool. Tant qu'elle sort pas avec effectivement. Ça va que j'arrive à pas trop la mater, malgré son t-shirt trop petit et son mini short. Ouais, je l'ai un peu fait en arrivant, avant de la terrifier quand elle s'est aperçue de ma présence. Bref. On parle de son boulot et ça se passe vachement mieux que ce que j'aurais pu croire. Sans doute le fait que je sois content pour elle joue-t-il un peu.

« Rose ? Je me marre pas, c'est cool le rose. Un débardeur et une casquette rose donc... Carrément cool même... Et si t'as réussi à faire le service depuis 15 jours sans rien casser, pas de raison que ça change pour moi. A moins que je ne t'impressionne trop ? Je vais venir, ça me fera plaisir aussi... »

Même si je suis pas certain d'apprécier de la voir gentille et souriante avec d'autres... C'est mal de dire ça non ? Enfin, je suis content qu'elle se débrouille seule, vraiment, mais c'est juste... C'est n'importe quoi.
Je souris alors qu'elle tire la langue. Parce que oui, maintenant elle mange et pas qu'un peu. Et ça, c'est franchement super cool. Pas que je veuille la gaver, mais un peu quand même...
Et la voilà qui rit à nouveau, se moquant de moi comme si de rien n'était.

« Des troubles de... Un papillon blanc c'est ça ? À défaut de lapin... »

Je secoue la tête, avant de regarder le salon qu'elle semble attentivement observer. Je suis d'accord, il est légèrement très moche, et la couleur est tellement vieille qu'elle est un peu indéfinissable, si ce n'est vaguement jaunâtre. Rien de bien folichon ou qui corresponde un tant soit peu à l'un d'entre nous. Bon, après, c'est pas comme si on s'était investis beaucoup ici... Mise à part dans sa chambre à elle, mais ça, c'était la base, c'était obligé.

« Hmmm... Ouais, un joli gris, ça ferait classe... avec un mur un peu flashi ? Genre turquoise, ou violet, ou rouge ou rose, pour aller avec ton uniforme... »

Je me moque à peine. Et mon sourire reste en place alors qu'elle reprend.

« Je serais jamais vraiment pas content contre toi tu sais, j'en suis pas capable. Donc tu verras jamais mes sourcils froncés au point de se croiser...
Donc un film. Un film qui fait peur ? Avec une bière et un coca, et s'il en reste pas, j'irais t'en chercher vite fait pendant que ça cuit... si tu surveilles le four qu'on ait quelque chose à manger. »


Et si je souris en parlant, c'est rien comparé à juste après. C'est même pas tant le cadeau en lui-même. C'est qu'elle ait pensé à moi. Qu'elle soit sortie et soit allée l'acheter toute seule pour moi. Qu'elle ait juste voulu trouver quelque chose pour me faire plaisir. Ça fait tellement pour elle. Et je la fixe alors qu'elle sourit, et bordel ce sourire... Pour ce sourire, je serais capable de beaucoup trop ouais. Je la dévisage, gravant en moi son sourire, parce que des comme ça, elle en a vraiment pas eu beaucoup.

« N'importe quoi. D'où j'aurais pu partir aussi loin ? Je serais surtout en train d'être triste à mourir tout seul dans un appartement pourri couleur jaunâtre... »

Avec des filles sans doute... Mais elles comptent pas, et ça changerait rien. Sans elle... Non, j'arrive même pas à imaginer.
Et je déglutis alors qu'elle frissonne sous ma caresse si innocente... sisi, promis. Je jette un coup d’œil à la montre, ma montre.

« Ah ouais ? Un truc pour la course ? Trop cool. Je regarderais oui... »

Et je m'éloigne, genre pour préparer le dîner, genre je vais bien tout va bien. Enfin, je vais bien ouais, mais... bah, c'est Quinn. C'est pas facile non, surtout après tout ça. Alors je commence à préparer le gâteau, et elle laisse filer un rire, sans répondre. Okay, donc elle sait sans doute pas. Mais au final, ça a aucune importance qu'elle m'aide ou pas, et on le sait bien.
Et je la cherche un peu je sais. Je hausse un sourcil, un sourire moqueur aux lèvres alors qu'elle louche sur le morceau que je tiens et qu'elle me menace. Enfin, menace, venant d'un moucheron, c'est pas très...

Et je me fige comme un con. Qu'elle chope le morceau, ça à la limite, je m'y attendais, c'était même le but. Mais là... Le regard ancré dans le sien, je la vois me mordiller les doigts, avant de... putain, mais elle est sérieuse ? Mon cœur fait une embardée et je suis focalisé sur elle, sa bouche, sa langue. Et bordel, ça se passe en quelques secondes, je peux pas réfléchir autant à tout ça. Et je suis incapable de bouger ou de réagir.

Je cligne des yeux alors qu'elle finit par me relâcher et qu'elle se met à mélanger à nouveau ce qu'il y a dans le bol. Comme si de rien n'était. Je suis le seul à me prendre la tête. Je suis vraiment grave de me focaliser sur un truc comme ça non ? Je la regarde, alors qu'elle me tourne un peu le dos, même si je vois sans mal qu'elle est rouge pivoine. Non, ça, je tilte pas de suite, mais ça veut quand même dire qu'elle se rend compte de ce qu'elle a fait non ? Que c'était pas innocent ? Si ? Je sais pas. Et à vrai dire, je suis pas vraiment sûr de penser à tout ça pour de vrai, parce que j'ai un peu bugué. Pour rien donc tout à fait.

Ma main passe derrière sa nuque, alors que je la tourne un peu vers moi, l'autre allant effleurer sa joue à l'instant même où mes lèvres vont frôler les siennes. Pas seulement frôler parce que je m'y attarde un peu trop pour que ce ne soit que ça.

Deux ou trois secondes peut être.
J'ouvre les yeux et je la fixe, une main sur sa joue, l'autre toujours dans son cou.
Mais qu'est-ce que j'ai foutu ? Oh merde. Merdemerdemerde. J'effleure sa joue de mon pouce, avant de déglutir et de finir par détourner les yeux.
Je la relâche doucement, et tourne la tête, pour attraper le bol où j'ai mis le chocolat pour le mettre en micro-onde. Je suis vraiment trop con.
Je me retourne vers elle, relevant enfin les yeux vers elle. Je secoue la tête, esquissant un sourire, fronçant les sourcils, je sais pas trop comment faire ou réagir à ma propre connerie.

« Je... Tu veux des frites avec les hamburgers ? »

Brillant et avisé, c'est tout moi... Je suis méga doué y a pas à dire. 
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MessageDim 2 Oct - 18:22

Non mais, en vrai, comment je fais pour pas fondre devant ce sourire ? J'essaie hein, de faire comme si ça accélérait pas mes battements de cœur et tout. Et je trouve que je m'en sors pas si mal. Je suis pas à glousser dès qu'il fait un truc qui le rend super sexy. Heureusement, sinon je serais tout le temps en train de le faire et ça craindrait un max. Mais, quand je me rends compte que je vais l'avoir rien qu'à moi jusqu'à demain, bin mon cœur a un raté. Et ça me fait plaisir, tellement plaisir, je suis même pas sûre qu'il s'en rende vraiment compte en fait. Surtout que je me contente de souffler, d'une voix douce.

"Rien que pour moi. Ca c'est cool. Je vais pouvoir apprécier ta classe naturelle quand t'es avec moi. Et ouais, pas besoin de trop en faire, y a pas besoin avec moi."

J'évite de rajouter que la partie est de toute façon gagnée d'avance, ça ferait que m'enfoncer un peu plus. Je préfère changer de sujet, avant de me ridiculiser pour de bon. Même si je dois avoir l'air fine en essayant de froncer les sourcils. J'agite alors mon index vers lui avant de répondre, avec un sourire en coin.

"Bin si tu te fais tabasser par une fille qui doit faire 10 kilos de plus que moi et uniquement parce qu'elle a du silicone dans les seins, oui, je t'engueulerais. Mais tu auras tes bisous quand même oui. Et des cookies alors. J'en ferais demain, en essayant de pas manger trop de pâte crue alors."

Je hoche la tête au reste de ses propos. J'aime pas trop insister, il me trouve déjà un tas de trucs et demander des fringues spécifiques, j'ai du mal. Mais là, je me dis qu'il a vraiment pensé à moi en achetant ces tee-shirts, qu'il m'a pas vue comme une gamine à habiller et, je sais pas, ça me plait beaucoup. Trop, probablement, mais bon, c'est pas un scoop que ça craint hein ? On parle de mon boulot, un peu et je suis contente de lui raconter quelques trucs.

"Moui, c'est cool. Si on veut. Enfin, ça va, j'ai pas l'air trop ridicule avec. Je crois. Même si je me passerais bien de la casquette. Et j'ai rien cassé. Enfin si une tasse, mais c'était même pas ma faute. Je pense que ça ira, même si oui, je risque d'être impressionnée quand tu viendras. Vouloir bien faire pour que tu sois fier de moi quoi."

Comme toujours. Je lui dois au moins ça à défaut de pouvoir lui apporter autre chose qu'il ne veut pas. De quoi être fier de sa petite sœur de cœur donc. Mais je continue à faire comme si de rien était, comme si tout allait bien et que notre relation ne s'était pas détériorée ces derniers temps sans que je sache ce que j'ai fait de travers pour ça. Je chasse cette pensée qui revient en boucle dans mon esprit et j'arrive même à rire quand on parle de ses chaussures.

"Je suis pas au point d'Alice. Mais si ça arrive, tu pourras faire le chapelier fou. Ca t'irait bien un grand chapeau et tout."

Quand je parle du salon et de sa couleur, je suis contente qu'il soit d'accord. Je sais pas, le fait de le faire tous les deux me rassure. Je me dis qu'il est pas si mal là en fait, que je me fais peut-être des films toute seule. J'en sais trop rien. Mais je hoche la tête, esquissant un sourire.

"Turquoise ? Ca va pas te brûler les yeux à force ? Moi tu sais, tant qu'il y a de la couleurs, ça me va. Même si je mets mon véto pour le rose, tu vas te croire quand une maison de poupées à force."

Et, quand on évoque le programme de la soirée, mon sourire se fait plus large.

"Oh ouais, ce serait trop bien. J'aime bien les films qui font peur. Je peux me cacher derrière un coussin et tout, c'est marrant."

Enfin, on aurait pu continuer longtemps comme ça, je sais. Mais je sais, je me dis que c'est le moment de lui offrir son cadeau. Et de me perdre en explications que j'espère pas totalement décousues. Autant dire que c'est pas vraiment gagné, je le sais bien, mais j'essaie. Et sa réaction vaut tout l'or du monde. Comme à chaque fois qu'il me parle comme ça, je me sens un peu moins inutile et je me dis que tout ça en vaut la peine. Alors je lui souris comme jamais, même si je me sens bizarre à le sentir me dévisager comme ça.

"Je sais pas, je te vois bien en surfer à Hawaii. Avec un super bronzage et des lunettes de soleil de star."

Je hoche la tête quand on reparle de la montre, me frottant un peu nerveusement le nez avant que n'arrive l'incident du morceau de chocolat. Je sais pas ce qui me prend, promis et je sais pas pourquoi il réagit pas. J'ai tellement peur qu'il éclate de rire, qu'il me trouve ridicule que j'ai vraiment envie de m'enfuir à l'autre bout du pays pour le coup. Mais je le fais pas, me focalisant sur ce fichu saladier. Et j'écarquille les yeux quand je sens sa main sur ma nuque.

J'inspire doucement, me persuadant que tout va bien, qu'il va pas me faire un sermon ou je sais pas quoi quand je me retourne pour le regarder. C'est ce qu'il veut non ? Me dire un truc ou…

Oh… ou m'embrasser. Ok.

C'est marrant, je le connais depuis toujours ou presque et j'aurais jamais soupçonné à quel point ses lèvres pouvaient être douces. Et à quel point ça me semble tellement normal de les sentir sur les miennes. Comme si je savais depuis longtemps qu'elles étaient comme ça. C'est tellement idiot de penser ça. Surtout quand il me regarde comme ça en effleurant ma joue. C'est… enfin, j'ai pas rêvé là non ? C'était pas un truc amical ou de grand frère hein, on est bien d'accord ?

Je reste figée, sans faire le moindre mouvement alors qu'il s'éloigne. Je sais pas quoi penser et j'ai l'impression que de la fumée va sortir de mes oreilles tellement je surchauffe là. Je dois faire quoi là ? Faire comme si de rien était ? Lui parler ? Pour dire quoi au juste ? Et, quand il se décide à rompre le silence, ce qu'il dit est tellement décalé, que je peux pas m'empêcher d'éclater de rire. Et de me rapprocher de lui.

"Luka McKinney, tu… tu viens de m'embrasser pour la première fois et tout ce que tu trouves à dire c'est de demander si je veux des frites ? Pour de vrai ?"

Alors, quitte à continuer à faire n'importe quoi, au point où on est hein, je m'avance doucement et je l'embrasse. Pas un vrai baiser comme j'aimerais faire mais que j'oserais probablement jamais, mais un peu plus qu'un simple smack. Avant de me reculer, un tout petit peu, et de reprendre, tout en me mordillant la lèvre inférieure. Mais non, je suis pas du tout nerveuse.

"J'en ai acheté. Des surgelés. Faut les faire cuire au four. Ca vaut pas des frites fraiches mais je me sentais pas de corvée de patates."

Bon, je fais pas beaucoup mieux que lui au final. Et je souris, comme une idiote. C'est ça ou m'enfuir dans ma chambre, alors bon. Je devrais quand même m'éloigner non ? Et reprendre le saladier pour faire mine de maitriser la situation.
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MessageVen 7 Oct - 12:32

Là, elle a l'air heureux non ? Que ce soit uniquement parce qu'on parle, comme avant, comme si rien ne nous gênait, ne me gênait ou parce qu'on va enfin avoir un jour de repos ensemble, elle a l'air... ouais heureux. Ce serait possible ça ? Qu'elle se sente bien parce qu'on va passer la journée ensemble ? Oui, moi, je suis super content de passer du temps avec elle, et c'est pas comme si ça faisait un an qu'on fonctionnait comme ça, à passer le dimanche ensemble, mais bon... Okay, je sais qu'elle aime bien. On va dire que c'est un peu les deux du coup, et de toute façon, c'est vraiment cool de la voir comme ça. Je lui réponds tout aussi doucement, sans même m'en rendre compte, même si j'ai un toujours léger sourire.

« J'en fais jamais trop, on a dit que c'était naturel non ?... Et puis, avec toi, ça me viendra même pas vraiment à l'idée de faire semblant... »

Et y a bien qu'avec elle que je le ferais jamais. Ou pas consciemment ou pas sérieusement quoi. Parce qu'avec elle, j'ai pas besoin de ça, je le fais plus pour déconner qu'autre chose quand c'est elle. Même si une partie de moi aimerait bien... J'en sais rien en fait. Mais le fait est que j'ai pas envie de jouer, de rouler des mécaniques donc avec elle, être juste moi, c'est quand même vachement mieux. Et je me retrouve à sourire encore plus quand elle agite le doigt.

« Du silicone ? C'était pas naturel ? Déception... Et elle avait un plus gros... Bref.
Je retiens de pas me faire casser la gueule par une nana sous peine de me faire gronder donc... Mais attention, je prends les bisous et les cookies quand même !... Des cookies et des pancakes le dimanche, le rêve de tout homme... »


Avec elle évidemment, mais bon, ça, je vais pas le préciser hein, ça ferait un peu tâche. Même si j'ai l'impression d'être transparent alors que mon regard redescend un peu trop sur son débardeur, et qu'elle, elle se contente d'acquiescer quand je parle des autres t-shirts. Je vais être obligé de la traîner dans les magasins vous allez voir, parce qu'elle aime pas demander et réclamer... Ou juste parce qu'elle préférerait y aller avec quelqu'un d'autre et pas avec toi... Ouais, c'est possible aussi ça. Carrément même. Ça me fait chier, mais ce serait normal non ? Après tout, elle commence à prendre sa vie en main et c'est ce que je veux depuis le début. Donc c'est cool. Je souris alors qu'elle me parle de son taf justement, et je secoue la tête.

« Tu vas quand même pas te prendre la tête pour moi ?... Quinn, je suis fier de toi, je l'ai toujours été... Je suis super fier que tu aies trouvé un travail qui te plaise... et que tu n'aies cassé qu'une tasse. »

Je souris en parlant, même si... Bon, je comprends qu'elle ait besoin de reconnaissance ou de trucs du genre, avec l'autre connard, c'est normal. Même qu'elle veuille que je sois fier, je peux comprendre. Parce qu'après tout, en tant que grand frère, elle veut que je... Merde, ça me fait chier oui. Tout ça pour dire que j'aime pas quand elle stresse à cause de moi, surtout pour un truc aussi... Non. C'est pas rien, c'est pas ridicule. Pas pour elle. Je retiens un soupir et la regarde en haussant un sourcil alors qu'elle rit.

« Heureusement... Alice avait quand même de sérieux problèmes de dopes hein... Mais ouais,  je serais carrément classe avec un haut de forme. »

Ou pas. Mais c'est pas important. Pas aussi important que la couleur du salon. Bon, techniquement, perso, oui, je m'en cogne un peu, même si j'avoue que c'est plutôt démoralisant cette couleur quand on y regarde de plus près. Je hausse les épaules et esquisse un sourire.

« Faut dire que t'es pas bien grande, alors de là à penser à une maison de poupées, y a qu'un pas... Mais sinon ouais, turquoise, ça me va, j'aime bien, et si jamais je finis par avoir des maux de tête, on rechangera. » Je regarde le salon et hoche la tête. « Ouais, on ira regarder ensemble. »

Je souffle un rire à sa réplique quand je parle de film.

« Certains diraient que c'est bizarre de trouver des films qui font peur marrants parce qu'on peut se cacher... Mais okay, je t'aiderais à fabriquer un fort en coussins du coup. »

Ou alors tu fais rien et tu la récupères dans tes bras, sans en avoir l'air. Ouais, c'est carrément une bonne idée, super sain comme plan, tout ça, tout ça... Bon, j'oublie vite ces petites préoccupations, parce que je me retrouve un peu sur le cul. C'est presque trop beau. Elle, son cadeau, son sourire. Et si je suis pas tout à fait d'accord avec les raisons de son achat, au final, on s'en fout, parce que c'est super chouette. Bon, forcément, elle finit par sortir une connerie, petite, mais quand même.

« Surfeur ?... Bon, le soleil, le bronzage, tout ça, ça me va bien... Faudra qu'on aille pour voir un jour. »

Sauf si d'ici là, elle en a eu marre quoi. Ce qui est fort probable. Et si on parle encore un peu de la montre, après... Après, ça dérape un peu. Déjà, c'est elle qui commence. Sisi, c'est elle. Clairement, je sais pas pourquoi ça lui prend d'un coup. Ni pourquoi elle fait ça. Ni pourquoi je me focalise tant dessus. Après tout c'est rien. Ou pas grand chose. Juste... ses dents... et sa langue... et elle est encore plus rouge qu'avant, si c'est possible. Et c'est juste trop. Comme quoi, il faut pas grand chose parfois.

Et c'est à mon tour de déconner. Bon, j'avoue, un peu plus qu'elle. Et clairement, c'est trop con. C'est pas comme si ça faisait un an que je m'empêchais de faire ce genre de stupidités, et là, il suffit d'un coup de langue et paf... Oui, bon, dis comme ça, ça peut prêter à confusion je sais... Et je réfléchis vraiment pas, je pose ma main sur sa nuque, elle se retourne et je l'embrasse. Ça a l'air tellement simple dit comme ça. Pourtant, ça l'est pas je vous assure. C'est un baiser presque innocent et mon cœur bat trop vite pour ça.... J'ai l'impression de pas savoir m'y prendre, et pourtant, ça court-circuite tout le reste.

Sauf que je finis quand même par reprendre mes esprits, et que je me rends compte de ce que je viens de faire. Je viens de franchir méchamment la ligne là. Et le pire étant sans doute que je regrette absolument pas... même si je sais plus où me foutre. Tu parles d'un dragueur, incapable de se tenir face à une gamine de 16 ans... ouais, je vais me taire plutôt que de continuer à m'enfoncer là.

Et elle reste figée. Ouais, j'ai pas vraiment bien joué le truc là. Vous croyez qu'y a moyen de récupérer le truc ? Non parce que là clairement, soit elle m'en colle une, soit elle se barre dans sa chambre et je la verrais plus pendant... pendant très longtemps je suppose. Merde. J'ai tellement pas envie de la perdre. Et du coup, je réfléchis pas davantage et je parle pour ne rien dire, ou presque. Je tourne la tête vers elle quand elle rit, soulagé sans même m'en rendre compte, et je souffle un rire à mon tour en l'entendant. Okay, ça craint comme question, j'aurais quand même dû trouver moins con...
Avant de me figer, chacun son tour, quand elle s'approche.

Et mon cœur fait une embardée en sentant à nouveau ses lèvres. C'est parce que ça vient d'elle ou c'est juste que j'étais trop à l'ouest pour me rendre compte ? Il dure pas plus longtemps que le mien, c'est juste un baiser, et mon cœur bat la chamade comme un puceau. Je rouvre les yeux, juste pour la voir reculer un peu, pas plus à l'aise que moi quelques secondes plus tôt, en train de se mordiller la lèvre, que je fixe malgré moi.
Elle vient de m'embrasser ? Je la dévisage en clignant des yeux. Okay, alors là je pige pas tout... mais elle sourit, donc c'est cool non ? Et elle essaie de faire genre comme moi deux secondes plus tôt. Alors quoi ? J'ai merdé, elle voulait merder aussi ? Non, elle est pas aussi conne. Et elle s'enfuit pas, elle me parle de frites en souriant. Tu réfléchis trop là non ? Léger ouais...

« Quinn Roberta Kennedy... tu me balances tout ça, tu m'embrasses pour la première fois et tout ce que tu trouves à dire c'est que tu te sentais pas de corvée de patates ? »

Je secoue la tête, mon regard ancré dans le sien, l'air un peu paumé, même si j'ai un sourire aux lèvres.

« J'aurais sans doute pas dû... faire ça... Tu... » Ma main monte d'elle-même, frôlant sa joue du bout des doigts. « T'es trop...Tu peux pas... »

Et merde. Je devrais pas. Je la dévisage et me penche, mes doigts caressant sa mâchoire. Et je m'arrête en effleurant ses lèvres, la regardant toujours. Putain, c'est pas normal de pas être capable de d'agir et de réagir normalement avec elle. Mais elle est trop bien. Trop jeune. Trop fragile. Trop... Merde. Je dois la protéger, pas profiter d'elle. Je suis vraiment grave.
Je ferme les yeux une seconde en inspirant, et j'arrive pas à arrêter, même si j'ai l'impression de me comporter comme un connard. Ma main passe dans son cou et je l'embrasse pour de bon. Bon pas non plus un roulage de pelle, mais plus qu'avant quoi, et plus longtemps. Et j'arrive pas à croire que je suis aussi con. Et que c'est aussi bon. Trop pour un simple baiser. Ma main monte dans ses cheveux, alors que l'autre va se poser sur sa hanche, sans vraiment la toucher non plus.
Et je finis par stopper, laissant mes lèvres contre les siennes et je laisse filer un léger soupir.

« Quinn... Je... »

Abruti. Mes lèvres vont se poser sur son front, sans que la relâche, et là, je sais à nouveau pas quoi dire, ou faire. D'accord, alors là, on est quand même dans la merde non ? Et pourtant, je suis carrément bien là à l'instant T.
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MessageLun 10 Oct - 9:38

Je devrais pas être aussi heureuse parce qu’on va passer une soirée ensemble si ? C’est presque pathétique quand j’y songe. Lui, il peut faire sa vie sans moi sans problème. Je veux dire, il a des copines, il sort avec ses collègues des fois et moi, j’ai l’impression que ma journée s’illumine juste parce qu’on va regarder un film débile en mangeant des burgers. C’est ridicule d’être aussi accro et d’accorder autant d’importance à ce qui est pour lui juste une soirée comme les autres. Et, encore que, il regrette peut-être de se retrouver coincé avec la gamine qu’il doit déjà gérer à longueur de temps. Je lui jette un regard curieux avant de répondre, toujours sur le même ton.

"C’est vrai ? Jamais ? Ca me fait plaisir ça, j’ai l’impression d’être un peu à part comme ça."

Bon, j’ai l’air encore plus stupide. Je sais. Alors je secoue la tête et je me focalise sur autre chose, qui m’implique un peu moins, qui me donne moins le sentiment d’être une pauvre fille qui s’accroche au mec dont elle est amoureuse et qui ne la voit même pas.

"Ca se voit que c’est pas naturel. Parce que bon, la gravité quoi ! Regarde, j’en ai déjà pas des masses, mais si je mets pas de soutif, on voit la différence. Alors qu’elle, ça bougeait jamais. C’était trop chelou. Enfin… va pour les bisous et du sucre à outrance, si je résume bien. Et oui, je t’engueulerais aussi va si ça arrive."

On continue de discuter, comme si de rien était, comme si tout allait bien, comme si j’avais pas envie de me mettre à pleurer en lui demandant ce que j’ai fait de travers pour que ça se dégrade comme ça. Enfin non, pour le coup, vu son sourire, j’ai plutôt l’impression qu’on me réchauffe le cœur, c’est presque aussi bien que quand il me prend dans ses bras. Je secoue doucement la tête au reste de ses propos, sans pouvoir m’empêcher de sourire malgré moi.

"J’me prends pas la tête. Juste j’ai envie de bien faire les choses quand t’es là. C’est pas plus compliqué que ça."

Enfin si, ça l’est. Mais je vais pas lui dire ça si ? En tout cas, ça me plait qu’il me dise qu’il est fier de moi. Vraiment. Je rougis même un peu mais on passe, heureusement pour moi, vite à autre chose et je pouffe de rire quand on parle d’Alice.

"Nan, moi c’est 100% naturel en fait !"

Je croise les bras quand on parle du salon, de sa couleur et qu’il évoque ma taille et je le fixe de bas en haut avant de lâcher, avec un sourire amusé.

"Je suis pas petite mais à la bonne taille. Si j’étais trop grande je devrais me baisser pour te faire un câlin, ce serait nul un peu. Gris clair et turquoise alors ? J’aime bien. Tu me diras quand t’auras un peu de temps pour qu’on aille voir alors. Même si je sais que t’as beaucoup de boulot."

Et mon sourire se fait plus large quand il continue et qu’on parle de film.

"C’est tout l’intérêt des films ! Se cacher en ayant peur avant de se dire qu’on craint rien en vrai. Moi j’aime bien. Et on pourra jeter tous les coussins par terre pour sauter dessus après."

Super remarque, comme ça il se dit encore plus que t’es une gamine. C’est parfait. Enfin bref, je finis par lui offrir mon cadeau et par être toute chamboulée de sa réaction. C’est peut-être pour ça que je fais n’importe quoi juste après. Je sais, c’est ma faute, j’aurais pas dû.

Mais ce baiser… ça casse tout ce que je croyais à son propos. Qu’il me voyait que comme une petite sœur. Parce qu’on embrasse pas sa sœur comme ça hein, rassurez-moi ?! Je sais pas quoi faire ou quoi dire de vraiment intelligent alors je fais ce dont j’ai envie. Et je l’embrasse à mon tour. Parce que je pensais pas qu’embrasser quelqu’un, même aussi furtivement, pouvait être aussi agréable. Et je pouffe de rire quand il reprend la parole, avec un sourire qui me fait juste craquer totalement.

"Oh non, pas Roberta. Ca craint. Et je savais pas quoi dire d’autre à part des trucs stupides du genre que j’aime bien quand tu m’embrasses. Alors c’est mieux les patates non ?"

Je fronce un peu les sourcils quand il commence à dire qu’il aurait pas dû parce que, clairement, ça me plait pas des masses. Mais ça va, il m’embrasse de nouveau. Et là c’est encore autre chose. Je sens un frisson qui me parcourt l’échine alors que je pose mes mains sur son torse. C’est juste pas permis d’être aussi bien que ça, de me sentir aussi bien dans ses bras et surtout d’avoir envie de plus, de beaucoup plus. Ca me fait peur mais j’essaie de pas y penser, surtout qu’il reprend la parole encore une fois.

Je relève alors la tête, posant deux doigts sur ses lèvres sans pouvoir m’empêcher de grimacer. Je veux pas entendre ce qu’il a à me dire parce que, je sais pas, je sens que je vais pas aimer. Alors je me contente de le fixer en silence, esquissant un mince sourire alors que mes lèvres remplacent ma main et que je l’embrasse de nouveau, me faisant un peu moins timide et, j’espère, pas trop maladroite. C’est juste… parfait en fait, même si j’ai une boule au ventre alors que je repense à toutes les fois où j’ai imaginé cette scène… qui n’a jamais bien fini en fait. Mais ça devrait bien se passer non ? Il sait ce qu’il fait, il me fera jamais de mal. C’est Luka. Et s’il m’a embrassée c’est qu’il en avait envie non ?

Je lui décoche alors mon plus beau sourire alors que je finis par me défaire, à regret, de son étreinte.

"Bon, et ces burgers alors ? Et le gâteau ? Ca va pas se faire tout seul hein ! Je peux faire commis de cuisine si tu veux."

Ca va bien se passer. Il va me dire comment on va gérer tout ça… gérer nous deux. Enfin, y a un nous deux maintenant non ? Et je m’assois sagement sur le plan de travail, à ma place habituelle quand il nous fait à manger. Voilà. Tout va bien.
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MessageVen 14 Oct - 18:48

Je hausse un sourcil. Je devrais être soulagé non qu'elle se rende compte de rien, pas vrai ? Mais en même temps, qu'elle se rende même pas compte qu'évidemment, elle est à part, c'est un peu gonflant. Alors j'esquisse un sourire en secouant la tête.

« Évidemment que c'est vrai. Pourquoi je ferais semblant avec toi ? Y a bien qu'avec toi que je me prends pas la tête... »

Ouais, bon, elle pourrait mal le prendre dit comme ça, mais pourtant c'est un compliment. C'est cool d'avoir quelqu'un avec qui on se sent suffisamment à l'aise pour pas chercher à être un autre, non ? Et Quinn... bah c'est Quinn. Oui, ça résume beaucoup de choses, je sais...
Et comme un con, quand elle dit regarde, je regarde. Ouais, normal. Sauf qu'on parle de ses seins... enfin, pas des siens tout court, mais... Bref. Et non, je dirais pas que parfois si, ils bougeaient ceux de... ouais, BREF !
Je cligne des yeux avant de remonter le regard et de souffler un rire.

« La gravité donc... Si ça bouge pas, c'est du toc, c'est bien résumé ?
Et à outrance, je prends. Même en contrepartie d'engueulades du coup. »


Tant qu'elle réagit, au final ça me va. Tout plutôt que de revivre les premières semaines, où j'avais l'impression que non seulement elle me pardonnerait jamais, mais qu'en plus, elle était... abîmée pour de bon. Alors qu'elle gueule, pleure, chante, rit, crie, je m'en fous, c'est toujours bon signe de mon côté. Même si évidemment, je préfère la voir sourire et l'entendre rire, c'est évident. Comme là, à l'instant. Je soupire, mais acquiesce néanmoins.  Je comprends pas trop pourquoi elle veut forcément en faire plus pour moi, ou quand je suis là du moins, mais okay. Que moi, je veuille en faire plus, être mieux pour elle, c'est normal, je veux dire, c'est mon boulot de m'occuper d'elle et de m'assurer qu'elle aille bien et ce genre de trucs. Même si elle est aussi fêlée qu'Alice donc.
Je plisse un peu les yeux, un éclair amusé toujours y étant toujours présent, avant que je ne hoche la tête.

« Je suis donc un nain tout comme toi. C'est hyper rassurant dis donc... Et on trouvera le temps, c'est important. »

Et je passerais plus de temps avec elle exactement. Et je souris sans doute autant qu'elle à sa réponse.

« Oui, je suis d'accord, et j'aime bien aussi. Sauter... Tu veux plutôt dire te vautrer dessus comme tu fais parfois ? Et moi, je t’assommerais avec le dernier coussin restant. Bon plan. »

Plutôt que de me vautrer avec elle et... ouais, ce serait le mauvais plan ça...
Ou pas. Alors, c'est sans doute une connerie de sa part, mais je surenchéris un peu. Parce que j'ai pas vraiment réfléchis, ou vraiment pas assez du moins. Et pourtant, elle répond. Enfin, elle m'embrasse à son tour. D'accord, ça correspond plus à des smacks... appuyés... mais quand même. C'est pas le genre de comportement qu'on a entre frère et sœur. Ou sinon, c'est glauque un peu quand même. Oui, je sais, on l'est pas, et c'est bien pour ça que je suis aussi... accro, oui, c'est le bon mot.
Et je souris, un peu idiotement à n'en pas douter, alors que je la dévisage.

« C'est ton prénom, j'y peux rien moi... Et vu que tu me fais la remarque juste avant sur les frites, je te trouve un peu gonflée quand même... »

Non, je vais pas relever le fait qu'elle aime bien quand je l'embrasse. Même si j'ai mon sourire qui le fait pour moi. Mais bon, c'est pas parce que je le fait, ou que j'en ai envie, ou qu'elle en a peut-être envie, que c'est bien... si ? J'en sais rien, je suis un peu paumé. Sans doute pour ça que je l'embrasse à nouveau, comme si ça allait m'aider à y voir plus clair, comme si ça allait tout arranger. Bon, d'accord, entre son frisson et ses mains sur moi, ça m'aide carrément pas, et j'aurais dû m'en douter. Mais bordel, qu'est-ce j'ai pas envie d'arrêter.
J'essaie pourtant. Enfin un peu quoi. Mais elle m'arrête. Et je sais bien que ça va lui plaire... Enfin non, j'en sais rien, elle sera peut-être... Merde. Moi, ça me plaît pas, mais d'un autre côté, je peux pas lui faire ça. Et pourtant, je ferme à nouveau les yeux alors que ses lèvres rejoignent les miennes. Et je prends sur moi pour laisser mes mains sagement en place. Quoique non. Enfin, je sais pas. Je peux pas faire ça, essayer d'avoir plus, c'est Quinn. Et justement... c'est Quinn... Non, c'est pas très clair dans ma tête. Mais je sais qu'elle mérite 100 fois mieux et qu'elle est trop jeune. Et que je me répète oui. Même si c'est parfait. Jusqu'à ce qu'elle se détache de moi, tout sourire. Je la regarde, lui retournant son sourire sans y penser.

« Les commis de cuisine ne mangent pas tout avant que ce soit prêt. »

Et je reprends la préparation du gâteau, comme si de rien n'était, alors qu'elle s'installe comme d'hab sur le plan de travail à côté de moi. Et je pensais pas que ce soit possible de se sentir aussi bien et aussi mal à la fois...
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