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Weak as I am
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Lyla Gambino
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MessageLun 29 Aoû - 12:59





And now I sit here I'm all alone
ft la menteuse




Contrairement à ce que semblait croire le commun des mortels, je n'avais pas épousé Luciano pour son argent, à vrai dire, je n'avais jamais fait attention à son niveau de vie avant de me retrouver à ouvrir des boîtes pleines de bijoux qui valaient plus chers que tout ce que je possédais réuni. J'avais bien vu que les Gambino vivaient confortablement mais ça ne m'avait jamais intéressé plus que ça et je n'avais pas un seul instant imaginé que je pourrais en tirer profit d'une façon ou d'une autre. L'argent, c'était une nécessité pour survivre mais ce n'était pas une obligation pour être heureux. Si j'avais bien appris quelque chose durant nos années de galère chez les Canjura, c'était qu'on pouvait vivre les uns sur les autres en parfaite harmonie. Je ne crachais pas dans la soupe cependant, ne pas avoir à s'inquiéter des fins de mois était pour moi le comble du luxe. Mais je n'étais pas parvenue à me défaire de mes vieux réflexes. Je calculais tout, vérifiais mes tickets de caisse et comparais pour être certaine que nous ne pouvions pas trouver moins cher ailleurs. Si Lucky ne comprenait pas, il me laissait faire pour ne pas me contrarier. Il n'y avait que pour l'enfant à naître qu'il se montrait intraitable. Il ne voulait rien de ce que mes belles-soeurs me proposèrent de bon coeur mais qui n'était pas neuf. Il voulait le meilleur et le plus beau, rien ne l'était suffisamment pour ce petit bout de nous dont il avait fini par accepter l'existence et pour lequel il se montrait parfois si enthousiaste que j'avais du mal à le croire. Ses nouvelles obligations lui prenaient un temps fou et limitait le temps que nous avions tous les deux et il tenta de me faciliter la vie en embauchant des femmes pour me remplacer au ménage et à toutes ces choses pour lesquelles la grossesse me compliquait parfois la vie et qui m'auraient trop fatiguée pour gâcher nos moments à deux. Je la mis à la porte jusqu'à ce que nous trouvions un terrain d'entente concernant ma carrière professionnelle et il m'octroya le droit de le remplacer au cabaret, tant que je restais disponible pour lui. Elle était donc revenue faire le ménage, comme si de rien était, parce que je n'avais ni le temps, ni l'énergie. Il me fallait déjà un temps infini pour faire à manger et je peinais de plus en plus à faire les courses. Néanmoins, je refusais qu'une autre femme se charge de ça, il n'était pas question d'ouvrir des portes qui risquaient de me mettre dans une sale situation.

Je profitais d'un de ses appels d'urgence pour m'occuper de remplir le frigo. J'en étais à mon énième boutique pour trouver un produit en particulier pour honorer la cuisine de mes ancêtres et je fatiguais. Je le sentais à la lourdeur de mes jambes et à ma patience qui s'étiolait petit à petit et qui suscitait chez moi une envie de m'exprimer uniquement par la violence. Soudain, un picotement familier titilla mes lèvres puis mes doigts alors que des sueurs froides coulaient le long de mon dos. Dante me parla mais je ne compris pas ce qu'il voulait alors que la panique me gagnait et que toute logique me désertait pour laisser place à la panique. La panique la plus totale ! Je jetai des coups d'oeil affolés autour de moi et je finis par échouer sur un banc qui se trouvait là, penchée en avant, le visage caché dans mes mains alors que je tentais d'enrayer une crise d'angoisse. Je n'en avais pas eu depuis longtemps et j'aurais voulu trouver la force de prendre mon téléphone pour appeler Luciano mais elle était déjà bien trop installé pour que je sois encore maître de mes décisions. J'avais encore forcé, j'en avais trop fait et voilà par quoi ça se soldait. C'était de ma faute et le reconnaître n'arrangeait pas mon état. Pas le moins du monde. « Lyla ? C'est le bébé ? C'EST LE BEBE ? » La panique de mon garde du corps ne m'aidait pas à enrayer la mienne alors que je croisais son regard fou quand j'eus le malheur de lever le nez. Je me défis de ma veste, essayant de me faire de l'air comme je pouvais, ne prenant pas la peine de lui répondre alors qu'il avait déjà dû sortir son téléphone pour faire je ne savais trop quoi. Je pris une grande inspiration, le temps d'exhaler un : « S'il-te-plaît, appelle Lucky ! » qui obtint pour réponse : « Il ne peut pas venir tout de suite, il a quelque chose à faire mais il m'a demandé de t'amener à lui. » Je secouai la tête, sentant cette impression que j'allais mourir me serrer le coeur. On allait me laisser là, seule. Complètement seule. « Je ne peux pas bouger, je ne peux pas... » Je pouvais sentir l'agitation autour de moi, les gens m'observer et probablement me juger et on ne pouvait pas dire que ça m'aidait à dépasser mon état. Et si je ne rentrais jamais ? Et si ma petite crise blessait mon bébé ? Qu'est-ce qui m'arrivait ? Pourquoi maintenant ? POURQUOI ? Je me sentais sur le point de défaillir alors que mon sauveur n'était pas disponible.



 






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MessageSam 3 Sep - 18:58

Weak as I am

Sestrah Δ Lyla & Victoria


Staten Island.

C’était toujours un enfer de se rendre sur cette île, la circulation depuis Manhattan était constamment bouchée et Victoria ne pouvait s’empêcher d’associer cet endroit avec sa petite sœur et ce serait un euphémisme que de dire que dernièrement leur relation était loin d’être au beau fixe, à dire vrai, elle ne s’était pas parlé depuis des semaines et l’avocate n’avait prestement plus aucune intention d’y apporter ne serait-ce qu’un iota de changement. Elle l’avait fait, Lyla avait eu l’audace de mettre sa petite menace à exécution et l’entretien qui avait découlé de ses remarques, entre l’aîné et son père avait été un véritable cauchemar. Javier Canjura n’était pas le genre d’homme qui passait un coup de fil à ses enfants sans raison, non, il laissait cette tâche à son épouse qui ne se gardait pas d’en user et en abuser, aussi quand le nom de son père s’était affiché sur l’écran de son téléphone, elle avait su que cela ne signifiait rien de bon pour elle et elle n’avait pas idée à quel point.

Il ne s’était pas montré virulent bien au contraire, elle ne l’avait jamais vu aussi calme, mais mentir à son père en le regardant dans les yeux avait été plus pénible qu’elle ne l’avait tout d’abord imaginé, elle avait bien évidemment réfuté les propos tenus par Lyla arguant qu’elle s’était fait une montagne pour pas-grand-chose, que l’altercation à laquelle elle avait assisté était bien réelle, mais que Tyrell n’avais fait qu’interpréter ses actions et qu’elle l’avait énervé, l’alcool n’aidant pas, ils s’étaient effectivement un peu bousculés, mais rien d’aussi dramatique que sa petite sœur n’avait pu l’interpréter, elle joua bien évidemment des mots qu’elle savait user à la perfection et de la grossesse de sa sœur, les hormones et toutes ces conneries d’arguments que les hommes ne pouvaient vraiment contester ne sachant pas vraiment ce que cela pouvait bien impliquer, un truc de bonne femme disait son grand-père et elle avait essayé d’en jouer sans se douter que son père avait deux trois remarques bien senties à lui jeter au visage et celles-ci, elle ne les avait pas vu venir et elles la prirent un peu au dépourvu. Des incidents précédents, des maladresses et des accidents, toutes ses excuses qu’elle avait égrenées au fil des années et que tout le monde avait accueilli sans question, parfois même avec un sourire et une remarque sur son étourderie, mais aujourd’hui toutes ses anecdotes avaient pris une teinte bien plus sombre et beaucoup moins amusante pour son père et sa sœur et elle resta un peu hésitante pendant quelques secondes avant de reprendre sa défense, parce qu’elle ne savait faire que ca et que même devant le regard de son père, elle ne pouvait se défaire de cet élan de protection envers son mari, lui qui ne la protégeait jamais des coups que cette autre lui pouvait bien donner. C’est drôle comme les habitudes même les plus insensées ne pouvaient pas disparaitre en un claquement de doigts, comme le cœur pouvait vous ôter toute raison, en avoir conscience n’y changeait rien, elle aimait son mari, et même si il ne lui rendait que de façon occasionnelle, elle avait appris à s’en contenter et à fermer les yeux sur les autres moments beaucoup moins glorieux. Il ne suffisait pas d’être brillante pour faire taire ses émotions, elle l’avait appris à ses dépens. Devant le refus de sa fille à confesser ce qui se passait derrière les fenêtres closes de sa maison, Javier avait finir par céder tout du moins en apparence, mais viendrait le temps où il laisserait sa fille baigner dans son refus de voir la réalité pour diriger ses griefs contre son beau-fils ce qui elle ne le savait pas encore ferait basculer sa vie tout entière.

Lorsque son rendez-vous avec les avocats de la partie adverse s’était terminé, elle était repartie un peu frustrée de ne pas avoir eu une offre suffisamment conséquente pour accepter un accord, fort heureusement leur rencontre avait pris moins de temps qu’elle ne l’avait imaginé aussi elle avait décidé de faire un stop au centre commercial pour flâner un peu, histoire de se déstresser un peu avant de se retrouver de nouveau bloqué dans les embouteillages. Deux ou trois boutiques plus tard, elle avait commencé à avoir faim et s’était donc décidé à aller acheter deux trois bricoles et un truc à boire avant de repartir mais alors qu’elle hésitait entre deux articles, elle entendit quelques chuchotis, puis une voix qu’elle aurait reconnu à des kilomètres à la ronde, celle de sa sœur…et si celle-ci ne lui avait pas paru être teintée d’inquiétude et de souffrance, elle aurait probablement pris la direction opposée pour éviter de se retrouver face à elle et risquer un débordement public qui à son sens n’était pas nécessaire. Elle reposa n’importe comment la bouteille qu’elle tenait entre les mains et se fraya un chemin parmi la foule pour essayer de trouver sa petite sœur, il y avait du monde un peu partout et cela ne lui rendait pas vraiment la chose facile. « Allez Lyla, fait un effort, vient, je vais t’aider. » Elle suivit le son de la voix masculine qui venait de sortir de nuls parts comme pour la guider et finit par apercevoir la jeune femme assise sur un banc, blanche comme un linge et l’air paniqué. « Lyl’ » le molosse qui lui servait de garde du corps lui barra le passage, mais ce type n’avait pas la moindre idée d’à qui il avait à faire. Elle le bouscula, mais il la barra de nouveau. « C’est ma sœur connard, dégage de là. » Un peu surpris, il ne bougea pas, mais ne la bloqua plus, ne sachant probablement pas quoi faire. « Hey, hey ! Elle s’accroupit devant la femme enceinte et posa sa main sur sa joue, encadrant son visage et repoussant une mèche de cheveux de son visage perlé de sueur Hermana, qu’est-ce qui se passe ? Regarde-moi, respire ! Elle prit elle-même plusieurs inspirations comme pour lui montrer l’exemple, cela faisait bien longtemps qu’elle ne l’avait pas vu dans un état pareil, bon dieu faite qu’elle ne soit pas en plein travail, si elle ne disait pas de bêtise cela lui semblait bien trop tôt pour ca. Elle planta son regard dans celui de sa sœur, resté pour l’instant silencieuse, surement trop occupé à concentrer son esprit sur la douleur ou les tours que lui jouait son corps. Tout va bien, je suis là, t’es pas toute seule, respire, tout va bien. » Elle détourna son regard une seconde vers le garde du corps qui restait planté là comme un idiot. « Rester pas là à rien faire bon sang, allez lui chercher de l’eau. » elle balaya l’air d’une main comme pour chasser l’homme de son espace vital et reporta toute son attention sur sa cadette.
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Lyla Gambino
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MessageMer 7 Sep - 20:12





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Il avait promis. Il m’avait dit qu’il pouvait m’aider avec mes crises de panique et même les limiter ou les gérer parce qu’il serait là, je n’aurais qu’à appeler si jamais il ne se trouvait pas près de moi. Mais où était-il alors que j’avais affreusement besoin de lui et de ses paroles rassurantes ? Il ne pouvait pas se libérer ! C’était une sorte de malédiction que j’avais attirée sur nous en le poussant à accepter cette promotion. Chaque moment important devenait sujet de discorde parce qu’il ne se trouvait pas à mes côtés et j’avais beau savoir qu’il n’y était pour rien, j’arrivais malgré tout à lui en vouloir, ça ne durait jamais longtemps mais suffisamment pour que j’éprouve des regrets. Sauf que là, dans ce supermarché, j’étais simplement terrifiée et tous ces visages inconnus ne m’aidaient pas à me calmer. Je n’avais pas fait de crises depuis un moment et j’arrivais plutôt pas trop mal à gérer mes angoisses, principalement quand je devais gérer celles des autres à la place mais ces temps, je me retrouvais souvent seule et j’avais beaucoup plus de temps pour penser et m’inquiéter. C’était également une des raisons qui expliquaient ma volonté farouche de reprendre le travail. Même avec ça, il m’arrivait parfois de trouver des moments pour m’inquiéter plus que de raison et ça ne me lâchait plus. Tout y passait et surtout le pire le concernant. Ici, à cet instant précis, je n’aurais su expliquer ce qui m’agitait réellement mais ça s’apparentait à de la peur brute. Mon voyage au cœur de la guerre en Afghanistan avait laissé des traces, dont celles-là en plus des autres cicatrices, j’aurais préféré que celle-ci parte et conserver les autres, c’était plus facile d’endurer le regard de la populace sur ce qui zébrait ma peau que d’avoir à m’infliger leurs mines déconfites face à ma détresse. Heureusement, j’étais enceinte, j’avais presque un prétexte tout trouvé pour mon état mais personne ne m’aurait excusé autrement, j’avais simplement l’air d’être dérangée et personne ne comprenait, surtout pas les hommes chargés de ma protection. J’étais trop déphasée pour être capable de parler moi-même à mon mari et je manquais d’énergie pour être en colère contre lui, je me sentais simplement abandonnée et démunie. Je n’aurais pas pu prendre le moindre cachet sans risquer de faire du mal à mon fils et de toute façon, je n’avais rien sous la main. Ca recommençait et si e ne pouvais plus sortir demain ? Qu’allais-je devenir ? Un boulet ? Un poids mort ? Il ne voudrait même plus rentrer et chercherait à se débarrasser de moi et il aurait raison. Mieux valait que je meure de honte ici et maintenant.

Si je n’avais pas encore eu une once de dignité, j’aurais sans doute fondue en larmes alors que j’avais simplement des palpitations et que je me tenais la poitrine en me berçant doucement pour essayer de m’apaiser et de trouver un mantra qui me permettrait de focaliser mon attention sur quelque chose. Les images commençaient à affluer, mes scenarii catastrophe et puis les souvenirs, ceux de la guerre, le sang, les cris, la peur et l’adrénaline. Je revoyais tout ça, me crispais un peu plus et si ma sœur ne m’avait pas sortie de ma torpeur, je me serais sans doute laissée tomber sur le sol pour attendre que quelque chose ne se passe et de préférence quelque chose qui mettrait un terme à ce qui m’agitait. Son visage familier, ses mots réconfortants et son contact permirent de remettre les choses un peu en perspective. Ca avait été si dur à mon retour de la guerre, si difficile. Ma famille avait fait son maximum mais il y avait des choses dont je ne pourrais jamais parler, dont je ne voulais plus me souvenir. Je m’étais contentée du strict minimum, s’ils savaient… Je me focalisai sur les conseils de ma sœur, respirant à son rythme, ça me permit de détourner mon attention de mon trouble, au moins pour le moment. « Je ne me sens pas bien, Vicky, je veux rentrer chez moi, je ne sais même plus pourquoi je suis venue, je … » Mon regard s’embua de larmes alors que je m’agrippais à sa manche comme une damnée. « Je revois tout, encore et encore et encore. C’était pourtant fini, je ne sais pas ce qui se passe ! Je veux rentrer chez moi, s’il-te-plaît ! Et fais-les partir, ils me regardent et me jugent, je ne supporte pas ça ! » murmurai-je, sentant que je n’avais plus la moindre maîtrise sur mes larmes qui roulaient sur mes joues. On me tendit un verre d’eau que je pris pour en vider la moitié avant de le rendre, de cette même main tremblante qui signifiait que je n’étais pas au sommet de ma forme. Le gérant du magasin approcha, sans doute inquiet que je porte plainte contre lui, pour une raison ou pour une autre. Je me fichais de ses tracas, j’avais assez des miens. « Je ne peux pas rester ici toute la journée mais j’ai peur que ce soit pire le temps de rentrer, j’ai peur, Vicky ! » Et c’était inexplicable, j’avais peur de la peur, peur d’avoir encore plus peur. C’était complètement fou. « Il va croire que je suis folle et puis il va divorcer et puis on va m’enfermer. Je ne veux pas qu’on m’enferme, je ne veux pas ! » Je parlais excessivement vite et à voix basse, pour qu’elle soit la seule à m’entendre et à me comprendre. « S’il m’abandonne je n’ai plus de raisons de vivre, tu comprends ? Je ne suis pas assez forte, je ne suis pas… » Je me pris la tête entre les paumes, cachant mon visage alors que l’angoisse semblait monter d’un cran, nouant mon ventre et me donnant l’impression d’être morte de froid tout en crevant de fièvre.


 






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