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Sorry's not good enough •• Cinzia
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Matthew Odair
MUGUET

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MessageDim 28 Aoû - 10:40

Cela faisait à présent plusieurs jours que l'idée germait de nouveau dans son esprit. Aller voir Cinzia, même s'il savait que l’issu la discussion ne lui plairait certainement pas. Mais après tout elle méritait bien qu'il essaie de lui faire comprendre qu'il tenait malgré son attitude beaucoup à elle ! C'était même un peu pour cette raison qu’il se retrouvait aujourd’hui en fauteuil... et par ce qu’il ne savait pas s'exprimer correctement. Oui, il savait qu'il avait abusé de la situation... mais il n’avait même pas fait exprès. Il ne savait pas bien s'exprimer même si c'était loin d’être une excuse. Aujourd’hui même si elle ne l'excuserait jamais il voulait au moins lui dire un mot ou deux et cette fois en tête à tête. Manuel avait tendance à le rendre nerveux et encore plus stupide et maladroit qu’habituellement.

Il s'était longuement demandé comment la voir sans provoquer un nouveau drame. Est-ce que c'était réellement une bonne idée? Il n'en savait rien mais de toute manière à chaque qu'il faisait des plans sur la comète cela ratait totalement alors aujourd'hui il voulait plus faire au feeling. Le tout était de ne pas tomber sur Manuel. Il avait pensé à aller la voir à la sortie de l'église mais c’était un peu too much même pour lui. Il ne voulait pas lui imposer cela dans un lieu sacré, alors il avait choisi un autre endroit qu’il espérait qu’elle fréquentait toujours : un studio de danse. Il y a quelques mois, enfin du moins avant qu’elle connaisse Manuel, Matthew savait qu’elle passait pas mal de temps là-bas, et il espérait aujourd’hui ça serait toujours le cas. Il n’aimait pas spécialement sortir avec ce foutu fauteuil car il avait non seulement l’impression d’attirer trop de regard sur lui – ce qu’il détestait- et il avait du mal à s’habituer à ce mode de transport… La galère des trottoirs, des transports en commun et compagnie, sa pauvre moto lui manquait, comme sa motricité. Il se battrait pour retrouver sa vie d’avant et il s’était même donné en objectif de pouvoir retourner à son boulot de secouriste même s’il se doutait que ça ne serait absolument pas possible. Mais il avait besoin de viser haut, pour se motiver, pour ne pas se laisser choir, à déprimer comme une grosse merde. Il n’avait toujours pas le moral au beau fixe, en même pas six mois cela faisait trop à encaisser, il était même certainement plus au bord de la dépression, mais il tentait.

Il avait besoin de renouer avec Cinzia, il avait besoin d’elle, au moins qu’ils puissent s’expliquer, et il espérait qu’elle l’écouterait même si après elle l’enverrait chier. Il ne lui dirait pas que c’était son « Homme » qui lui avait fait ça, même si c’était un mensonge lourd à porter il ne se voyait pas lui dire ça. Personne ne devait savoir. Peut-être qu’elle serait la seule personne à qui il avouerait qu’il savait mais qu’il ne dirait pas… mais cela pourrait envenimer les choses… ou pas. Il ne savait plus ce qu’il fallait dire ou pas. Il se sentait comme un crétin profond qui ne savait même pas se faire comprendre convenablement, qui ne savait pas s’exprimer et qui faisait tout foirer même quand il avait de bonnes intentions. Et c’est sur cette pensée, pas franchement très heureuse qu’il avait démarré son périple jusqu’à Manhanttan. Il avait attendu que les heures de pointes soient passées de façon à être certain de pouvoir rentrer dans un foutu métro… même s’il se doutait que quelqu’un lui laisserait une petite place quelque part. Les gens étaient parfois mieux éduqués que l’on ne pouvait le croire. En même temps, même si ses bleus avaient disparus de sa tronche et qu’il avait donc un peu meilleure mine –même s’il restait toujours blafard-, il restait en fauteuil, avec en plus un bras toujours avec une attelle. Il lui tardait qu’on puisse lui enlever entièrement cette dernière qu’il enfin se débrouiller plus tout seul.

Arrivé au bon arrêt, il sortit prit le petit ascenseur –qui fort heureusement marchait- et se dirigea donc vers le petit studio de danse où se trouvait normalement Cinzia à cette heure-ci de la semaine. Il priait pour qu’elle n’ait pas changé ses habitudes. Il s’adressa directement à l’accueil –ou ce qui ressemblait à un accueil- pour savoir si elle connaissait/avait vu Cinzia dans les parages et la petite dame répondit dans l’affirmative ! Le karma semblait tourner un peu. Elle ne tarda pas à lui dire que le cours finissait dans une dizaine de minutes. Il acquiesça, remercia doucement la jeune femme avant d’aller se poser dans un coin, réfléchissant de nouveau un peu trop à ce qu’il allait bien pouvoir lui dire. Enfin, elle apparut, toujours aussi belle et resplendissante… et une nouvelle fois il se sentit con. Il avait même pensé à faire marche arrière, à rester dans son coin sans lui dire le moindre mot en espérant qu’elle ne le verrait pas. Il ne devait plus interférer dans sa vie, elle allait bien, sans lui. Il ne devait plus lui imposer sa présence alors qu’elle ne voulait plus le voir en peinture, probablement. Seulement la petite nana de l’accueil, interpella la jeune femme et pointa un doigt dans sa direction. Foutu karma. Par miracle, il arriva à ne pas grimacer et vu qu’il était certain d’être repéré, il s’avança –roula- jusqu’à son ancienne meilleure amie. Salut Cinzia, tu as l’air en pleine forme. Il se tut quelques instants cherchant les mots les plus appropriés, cherchant à ne plus commettre de gaffes. Tu.. Tu te doutes que si je suis ici, ce n’est pas parce que j’ai vu de la lumière et que je suis entré. Autrement dit, je suis venu te voir. Je… J’aurais bien voulu qu’on parle un peu… si tu veux bien, et si tu as un peu de temps devant toi. S’il te plait, merci, je suis désolé. Il savait qu’il fallait qu’il place ces mots quelque part, mais il ne savait pas comment. Il lui fit un triste sourire avant de sortir simplement, finalement Je suis désolé Cinzia, pour tout. Il était sincère, et il s’abstiendrait de lui dire qu’il avait eu raison de se méfier de Manuel. Je.. Je regrette de m’être comporté comme un con et de t’avoir blessé, ça n’a jamais été le but… enfin voilà. Au moins, il avait pu faire ses excuses, un peu pathétiques, ridicules, petites, mais sincère. Il n’avait pas l’habitude de sortir de genre de choses il préférait y aller petit à petit plutôt que de s’emballer pour rien.

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Cinzia Herrera
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MessageMer 7 Sep - 21:20





La scusa poteva essere perfetta, ma il tempismo non è stato casuale.  
ft le maladroit


Mon amitié avec Matthew était bel et bien révolue, et ce, pour plusieurs raisons. La première, c’était qu’il me manqua de respect plus de fois que je ne saurais le tolérer chez le glacier et, ensuite, à l’hôpital alors que je m’en allais au-devant des ennuis pour m’assurer qu’il se portait bien. La seconde, c’était qu’il avait réussi à foutre en rogne la personne la plus importante de ma vie. En rogne !!! Le mot était faible. Il l’avait plongé dans une colère si noire que le secouriste malade faillit ne jamais se relever. Il n’était pas debout d’ailleurs. Aux dernières nouvelles – elles filaient à une vitesse monstre – il se déplaçait en fauteuil roulant et si mon cœur se pinça, je me rappelai que ça ne me regardait plus. Entretenir ne fût-ce qu’un semblant de relation avec Matthew, c’était faire passer Mani pour un con puisqu’il était évident que j’étais à l’origine de leur conflit. Sans moi, ils ne se seraient jamais rencontrés. L’un de serait jamais devenu la victime de l’autre. Était-ce responsable pour autant ? Avais-je l’impression d’être coupable de ce qui arriva à mon ex-meilleur ami ? Pas le moins du monde. Je n’étais pas dans sa tête. Je n’avais aucun contrôle sur ce qu’il racontait ou sur ces mots insultants qui quittaient sa bouche. J’ajouterais que je l’avais mis en garde sur la nature soupe au lait de mon futur mari. Je lui dressai un tableau certes enjôleur du personnage, mais je n’oubliai pas ces qualités qui se transformaient en défaut dès lors qu’on abusait de sa sympathie. Odair avait absolument tout gâché. Tout. Par son comportement, il m’empêcha de me rendre aux funérailles de son fiancé. Comment aurais-je pu expliquer à Manuel que j'allais à l’Église dans ce but précis ? Il n’aurait pas compris. Après les injures formulées par le jeune « veuf », il n’était plus question que je le croise…plus question qu’il pose le regard sur moi et que je le fixe en retour si nous partagions le même trottoir. Alors, aujourd’hui, après qu’il ait frôlé la mort et qu’il usa d’un mensonge pour cracher dans mes mains tendues, j’apprenais doucement à faire mon deuil de cette relation déséquilibrée. Je crus durant des années qu’il m’aimait autant que le contraire. Il me démontra si souvent que je me trompais que guérir les blessures de ma vanité me demanderait du temps. Beaucoup de temps. C’était un chantier que les récents événements de ma vie rendaient insurmontable. J’avais quitté le domaine. Je retrouvai mon époux dans un état lamentable uniquement à cause de ma bonté envers les autres. Je dus me confronter à la déception de mon père qui ne me rata pas, appuyant là où ça faisait le plus mal pour me ramener à la raison. Je lui tins tête avec obstination. Je me mariais bientôt. J’aurais adoré qu’il partage tous ses moments à mes côtés, tantôt en oreilles attentives, tantôt en judicieux conseils et tantôt en hôte d’honneur pendant les festivités qui promettaient d’être grandioses. Mais, non. Il gâcha tout. Il nous détruit et, le plus malheureux, c’était que j’étais convaincue que j’en souffrais plus que lui.

Si je m’attendais à le trouver dans le couloir du studio de danse que j’avais déserté les jours précédents ? Absolument pas et j’ignorais même si j’étais enchantée, flattée ou agacée par la démarche. Sa présence me mettrait à mal vis-à-vis de mon fiancé. Avais-je le droit de l’écouter ? A une époque, je ne me serais jamais posé cette question . Je n’aurais pas vu le problème. Depuis, j’avais réalisé ô combien il était important pour Manuel de me savoir toujours en sécurité, pas seulement physiquement, mais émotionnellement également. Si je tombais, il tomberait avec moi. Me prémunir de toutes peines était presque aussi primordial que de ne pas me faire kidnapper une seconde fois. Il n’empêche que j’appréciais qu’il se souvienne que j’étais bel et bien vivante. Ça me rendait un peu de l’honneur perdu. Je n’avais pas fabulé notre amitié. Elle avait bien existé à un moment donné. C’était déjà ça de pris. Toutefois, soucieuse de ne pas provoquer de drame à l’appartement, quoiqu’il ne nous restait plus grand-chose à détruire, je m’apprêtai à tourner les talons sans recycler mon dû, feignant de ne pas l’avoir remarqué. Ça fonctionna jusqu’à ce que l’hôtesse le désigne de l’index et qu’au lieu de reculer, il « roule » dans la direction que j’empruntais à pas lent, refusant d’admettre qu’il était un intrus et veillant à ne pas inquiéter les hommes de Mani qui m’attendait non loin de lui, ignorant son identité. Si j’avais l’air alarmée, le pauvre handicapé momentané en crèverait cette fois. « Et oui, tu vois… je n’ai pas la gueule cassée. Je n’ai pas d’hématomes sur les bras non plus. J’annonce, je ne suis pas une femme battue, contrairement à ce que tu as eu l’air de sous-entendre. Ça t’épate, hein ? » ironisais-je le plus narquoisement possible. « Je ne sais pas ce que tu cherches, Matt, mais tu ne devrais pas être là. Tu en as assez fait et assez dit pour toute une vie me concernant. » Pour moi, ça résonnait comme une conclusion, une rupture définitive, mais le secouriste me poursuivit. Moi, je soupirai, mal à l’aise, bien que je jouais les femmes agacées.

Il me surprit par des excuses que je n’attendais pas. Ce n’était tellement pas son genre que je m’arrêtai sur le trottoir, pantoise, me tournant vers lui pour la première fois depuis le début de cet entretien. « Tu es sérieux ? » m’enquis-je platement. « Est-ce que tu crois que ça va tout effacer ? Le glacier ? L’hôpital ? Tes mensonges ? Tes insultes à répétition. Tu ne crois pas que tu m’as déjà bien assez prise pour une imbécile comme ça pendant tout ce temps ? » J’aurais mis ma main au feu qu’il se défendrait du contraire et je le devançai. « Et puis, admettons que j’accepte tes excuses. Admettons. Comment veux-tu qu’on puisse repartir sur quelque chose de sain toi et moi ? Tu as peur de l’homme que j’aime. Tu as tellement peur de lui que tu as préféré lui sauver la vie plutôt que de le laisser s’étouffer. Remarque, je préfère comme ça et je t’en remercie. Mais, regarde-toi ! Regarde dans quel état tu t’es mis à le sous-estimer ? Tu n’as même pas eu le cran, quand je suis venue te voir, que c’était lui qui t’avait mis dans cet état. On n’a plus rien à vivre toi et moi. Ça me désole, mais je ne peux pas être amie avec quelqu’un qui déteste celui que je vais épouser dans moins d’une semaine d’ailleurs. C’est impensable. Je ne veux pas éviter d’avoir à parler de Mani de peur que tu te pisses dessus ou ne pas pouvoir parler de ma journée à mon mari parce que je n’ai pas envie qu’on me rappelle ce que vous pensez l’un de l’autre. Alors, il faut mieux que tu passes ton chemin… » conclus-je en cheminant vers ma voiture avant de revenir sur mes pas sans trop savoir sous quelle impulsion. « Je te remercie pour ce que tu as fait pour moi avant que… » Que tu ne deviennes un sale con ? C’était sans doute trop dur. Je me ravisai et optai pour un synonyme paraphrasé. « Avant que tu oublies ce que nous étions. J’accepte tes excuses, Matt, mais je regrette, je ne peux rien en faire. » Cette fois, j’étais convaincue que je ne me retournerais plus, mais le phénomène se reproduit. « C’était quoi ? Ce qu’il avait laissé pour moi ? C’était quoi ? »  Cette simple allusion à son compagnon chargea mes paupières de larmes. Il me manquait, car il était bon et qu’il rendait mon meilleur ami moins stupide. Peut-être que tout cela ne serait jamais arrivé s’il ne l’avait pas quitté avant d’être mort, quand il se sut condamné sur le court terme.







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Avere nel cuore, une voglia d'amare. Avere nella gola una voglia, di gridare. E chiudersi dentro. Prigionieri di un mondo che ci lascia soltanto sognare, solo sognare. Se non ci fossi tu io me ne andrei.
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Matthew Odair
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MessageDim 11 Sep - 13:08

Pourquoi est-ce qu’il était ici ? Pourquoi est-ce qu’il s’infligeait ça encore une fois ? Pourquoi, alors qu’il était certain, qu’il allait encore merder, une fois de plus, parce qu’il n’était visiblement bon qu’à ça avec Cinzia, même quand il essayait de bien faire. Il ne comprenait pas comment il arrivait à se débrouiller avec elle pour toujours tout foutre en l’air, alors ce n’était pas franchement étonnant d’être reçu aussi durement. Il grimaça un peu, hésita mais finalement s’excusa, préférant qu’elle sache qu’il était réellement –vraiment désolé-. Tant pis si elle venait de le blesser, il n’était plus vraiment à ça près et vu tout ce qu’il avait dû lui faire c’était quand même peu cher payé. Néanmoins, il l’avait un peu en travers de le gorge, il avait juste voulu la protéger, être certaine qu’elle ne souffre pas, qu’elle ne soit pas battue, et oui, vu le comportement de Mani à son égard, il y avait, selon lui de quoi douter… mais elle n’était dans sa tête et pour elle cela semblait visiblement incompréhensible. Pas la peine de revenir là-dessus, il était de toute manière en tort ! Et s’il avait cru l’ombre un instant que les excuses la calmerait un peu, il s’était foutrement mis le doigt dans l’œil, et bien profondément en plus. Il baissa le regard, un peu penaud à toutes ces accusations qui étaient totalement vraies. Bien sûr, il y a certaines choses qu’il aurait pu dire, comme par exemple que dès le départ en l’appelant par ces surnoms dégradant Mani l’avait cherché, mais il préférait ne pas entrer dans ce terrain-là. Cela ne servirait à rien si ce n’est renforcer le fossé qu’il avait lui-même creusé. Il n’avait même pas eu le temps de prendre la parole pour dire quoi que ce soir que déjà elle avait renchérit en lui demandant comment est-ce qu’ils pouvaient repartir sur de bonnes bases et forcément, il n’avait pas la réponse à cela. Et elle se mit à parler de Mani, et avant qu’il ne comprenne ce qui se passait, elle lui avoua de but en blanc qu’elle savait que c’était lui qui l’avait mis dans cet état. Et tout son univers chavira, ou du moins  il eut cette impression. Elle le savait et visiblement cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Comment était possible ? D’accord, il avait beaucoup de tort, il avait été blessant, insultant peut-être même… mais il ne méritait quand même pas ça. Comment est-ce qu’elle pouvait rester sereinement avec lui ? Cela le dépassait entièrement. Il resta bouche bée devant cet aveu, ne sachant plus trop comment l’interpréter, se retenant tant bien que mal de se mettre à pleurer –les hommes ne pleurent pas, c’est bien connu- mais c’était difficile, vu tous les souvenirs qui remontaient à la surface, trop brusquement. Il avait l’impression de s’étouffer sous l’incompréhension, la frustration. Perdu. Perplexe. Démuni. Il devait se reprendre, il ne devait pas tomber dans la faiblesse et les sentiments, il trouvait que cela ne rimerait à rien. Il devait se battre pour lui faire combattre à quel point elle était importante pour lui, qu’elle se trompait sur certains détails – du moins en partie-… mais la vérité c’est la peur était en train de lui ronger les tripes, il ne savait plus comment lui parler pour ne pas envenimer la situation, il avait l’impression que quoi qu’il dise il envenimerait la situation. Il déglutit avec difficulté, avant de finalement arriver de nouveau à ouvrir la bouche.

Je n’ai jamais voulu t’insulter Cinzia…. Et on sait tous les deux que toutes les excuses que je pourrais fournir ne suffiraient pas à me faire pardonner, mais sache que je n’ai jamais voulu te faire du mal. Il se tut quelques instants avant de finalement reprendre Quant à mes mensonges, tu voulais que je te dise quoi ? Sérieusement Cinzia à l’hôpital, que c'est ton fiancé qui m’a fait ça ? Je ne pouvais pas te dire ça. Oui, en partie parce qu’il me fout les jetons, mais tu as bien dans quel état il m’a mis. Il se retint de dire et visiblement cela ne te fait ni chaud ni froid, ou bien alors « dans quel monde on torture quelqu’un pendant des jours pour quelques paroles malheureusement, j’avais raison ce type n’est pas net. Non. Il devait rester dans le soft. Bien sûr, tout cela il le pensait, mais il avait à présent compris qu’il devait le garder pour lui et qu’Herrera n’était pas un danger pour Cinzia. Oui, j’avais aussi peur pour ma famille, alors je ne comptais dire la vérité à personne. Bordel Cinzia, personne ne le sait. PERSONNE, même pas m’a famille, et est-ce que tu sais à quel point ça me bouffe de garder ça pour moi ? Il eut un rire jaune avant de continuer, calmement, le plus neutrement possible Mais en te cachant la vérité, je ne voulais pas non plus te faire de mal. Je ne voulais pas que tu vives  avec ça sur la conscience. Est-ce que ça fait de moi quelqu’un d’égoïste ? Autant oui, il avait pu être insultant il pouvait le concevoir autant l’épisode de l’hôpital par exemple, il avait beaucoup plus de  mal à comprendre le raisonnement de son ex meilleure amie. Et je pensais que tu m’avais pardonné de t’avoir caché, et non pas menti, d’être séropositif. A moins qu’elle parlait d’autre chose ? Il ne savait plus et il était déjà fatigué. Il avait l’impression d’être à son procès, d’être une personne horrible, qui avait fait  des choses impardonnables…. Alors oui, il n’était pas un enfant de chœur, c’était certain…. Mais le tableau qu’elle semblait dépeindre, avoir de lui ne correspondait pas forcément avec ce qu’il avait l’impression d’être. Et si je l’ai aidé, si je l’ai sauvé ce n’est pas pour moi, mais pour toi. Uniquement pour toi Cinzia. Il braqua son regard dans celui de son amie avant d’ajouter Parce que je ne voulais pas que tu le perdes et que tu souffres, parce que tu ne méritais pas ça… Alors que s’il mourrait ça aurait enlevé un de mes problèmes majeurs d’angoisse. Il fit une petite grimace avant d’ajouter Et comme faveur, vu comme il t’avait parlé à l’hôpital, je voulais aussi être certain qu’il ne te ferait pas de mal, et toi, tu le prends comme une insulte, alors que je m’inquiétais juste pour toi ? Il avait l’impression de faire fausse route. Peut-être qu’il ne comprenait pas quelque chose, loin d’être énervé, il parlait toujours calmement, mais juste d’une voix certainement plus triste et déçue qu’autre chose. Il laissa passer quelques instants le temps de bien reprendre sa respiration. J’aurais sûrement pu lui demander du fric, pour rembourser mes frais d’hospitalisation, mais non, c’est à toi que j’ai pensé en premier. Est-ce qu’il avait vraiment pensé à ça à ce moment-là, il n’aurait pu le jurer, mais il en était quand même à peu près certain. A chaque fois, il avait agi bizarrement, bêtement sans se rendre compte de sa maladresse. Quant à la fin, il ne pouvait rien répondre dessus, elle ne voulait plus le revoir soit. Je voulais juste clarifier les choses. Bonne continuation à toi Cinzia. Il la regarda s’éloigner le cœur un peu lourd, mais au moins il avait fait ce qu’il fait ce qu’il fallait, il avait toujours l’espoir que tout ce qu’il avait dit cheminerait dans son esprit et qu’elle reviendrait tôt ou tard le voir. Pas aujourd’hui, c’était trop tôt, cela faisait trop d’informations à digérer.

A sa grande surprise, elle avait rebroussé chemin pour… le remercier ?! Il n’en revenait pas, ne comprenait pas bien mais c’était à la fois rassurant et vexant car il comprenait bien qu’elle avait aujourd’hui juste une piètre opinion de lui-même si elle ne l’avait pas formulé comme ça. Il haussa les épaules ne sachant pas quoi répondre, le visage à présent fermé. L’émotion était de nouveau difficile à contenir et il fut presque soulagé de la voir se retourner de nouveau pour partir à sa voiture… avant de…. Revenir encore une fois vers lui. Et cette fois lui poser une question sur Keaton. Il dut se mordre très fort l’intérieur la joue à s’en faire saigner légèrement pour ne pas se mettre à pleurer. Tout ce qu’elle avait dit puis l’évocation de Keaton n’étaient pas bons pour ses nerfs, son moral oscillant, pour sa déprime. Il avait envie de lui hurler qu’elle n’avait pas à s’en soucier maintenant, qu’elle aurait dû être là pour son enterrement même s’ils étaient en froid… Il aurait eu envie de lui dire qu’il aurait tellement eu besoin d’elle à ce moment-là, mais le passé ne pouvait être changé. Il y avait quelques CDs que tu aimais bien, et des babioles aussi. répondit-il finalement, difficilement. Il leva les yeux vers elle, cette fois contenant tant bien que mal les larmes qui ne devaient qu’à couler. Pourquoi tu n’étais là Cinzia ? Il n’avait rien à voir dans notre conflit, et il t’appréciait vraiment beaucoup, certainement plus que tu ne peux l’imaginer. Hein pourquoi ? C’était plus la douleur et l’incompréhension qui parlaient qu’une accusation, il avait du mal à saisir pourquoi est-ce qu’elle s’intéressait subitement de nouveau à Keaton aujourd’hui, alors qu’elle n’était même pas venue à son  enterrement.

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Cinzia Herrera
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MessageJeu 15 Sep - 23:19





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Peut-être était-ce vrai. Peut-être que Matt n’avait jamais voulu se montrer insultant à mon égard ou envers Manuel chez ce glacier où ils étaient supposés faire des efforts pour moi. Mais, qu’est-ce que ça changeait ? En se pointant en retard et en soulignant à quel point cette rencontre était aussi insignifiante à ces yeux qu’un grain de sable dans le désert, il me fit un mal de chien. C’était tout ce que je retenais des débuts de cette réunion.  La suite, ce fut seulement la confirmation de ce que chantait ma famille sur l’ensemble de mes fréquentations, raison pour laquelle je fis de mon amitié avec Matthew un secret et que je fus si étonnée que mon papa accorde sa bénédiction à Mani quand il manifesta son désir ardent de m’épouser. En ça, je trouvai des réponses plus tard, en saisissant son lien étroit avec le père de mon fiancé. Ça l’arrangeait. Il n’avait aucune justification valable pour s’opposer à cette union. Mais, Matt ? Quels arguments auraient-ils bien pu invoquer pour se défendre de son acharnement à dénigrer l’homme que j’avais choisi ? La jalousie. Non ! Notre relation n’était en rien comparable avec d’elle que j’entretenais avec le Salvadorien. L’ambiguïté n’avait jamais existé entre le secouriste et moi. Il était aussi homo que j’étais hétéro. Il était également cas depuis des lustres. Aurait-il craint que je le néglige qu’il aurait été vite détrompé si seulement il m’avait laissé le bénéfice du doute.  Je tenais à cette réunion pour que Manuel constate de visu que rien de malsain ne se jouait entre mon ami et mon fiancé. Alors le plus naturellement du monde, j’en vins à la conclusion que je l’aimais plus que le contraire. Son silence après cet épisode me le confirma. J’appris peu à peu à faire sans lui pour ne pas trop souffrir de cette rupture amicale. Autant dire que cette visite impromptue me désarçonnait. Après tout, n’avait-il pas appuyé mes certitudes d’un mensonge éhonté à l’hôpital tandis que je répondis présente à l’appel de ma faiblesse ?

« Pourtant, c’est que tu as fait ! Tu crois que je me suis sentie comment après ce rendez-vous chez le glacier ? Je t’avais présenté comme mon meilleur ami. Je me suis battue avec Manuel pour qu’il accepte de te rencontrer et qu’il oublie sa jalousie. C’était le but, que vous puissiez vous entendre, qu’on puisse continuer à se voir. Et toi ? Qu’est-ce que tu as fait ? T m’as traité comme si j’étais la première idiote venue, comme ces gens que tu méprises en permanence. Personne n’aurait pu imaginer que nous avions été amis. Tu m’as fait passer pour la reine des connes. Et tu oses me dire que tu ne voulais pas me faire de mal ? Mais, tu t’attendais à quoi ? » Et, était-ce bien utile de me débattre avec toutes ces reproches ? Il ne les entendrait pas ou trouverait de toute façon une bonne raison de considérer Mani pour unique responsable du fiasco de cette après-midi. Il était un homme comme les autres, faits de mauvaise foi et de fausses excuses pour rattraper ces erreurs. Le plus bel exemple, c’était sa pirouette pour minimiser l’importance de ce qui s’était passé à l’hôpital. « Oui, c’est ce que tu aurais dû dire. C’est exactement ce que tu aurais dire. La vérité, parce que pour la première fois depuis ces derniers temps, tu ne m’aurais pas donné l’impression que tu me prenais pour une petite idiote sans cervelle qui subit l’influence de son fiancé et qui n’est plus capable de penser par lui-même. Non ! Tu as préféré te dire que j’étais sa victime… » m’agaçais-je en haussant le ton pour la première fois depuis que cette conversation avait commencé. Je me soupirai pour m’obliger à me calmer et j’entrepris de m’éloigner des oreilles indiscrètes qui traînaient là. La débâcle de notre amitié ne regardait personne. « Et tu vas me faire le plaisir d’arrêter de parler de mon mari…enfin, mon futur mari… » me repris-je pour ne pas vendre la mèche à un homme en qui je n’avais plus confiance. « Comme s’il était un monstre. C’est un homme doux et tendre. Il m’aime, figure-toi. Jamais il ne me ferait du mal. JAMAIS. Tu m’entends ? Ce n’est pas un monstre, alors arrête de jouer les martyrs. Et arrête de te défendre de ne pas être un égoïste. Tu en es un, parce que toutes tes petites cachotteries en sont la preuve. Si tu ne l’étais pas, tu m’aurais toujours dit la vérité, parce que tu aurais conscience que c’est le seul moyen de ne pas me blesser. Et ce n’est pas seulement valable pour moi d’ailleurs. C’est valable pour tous les gens que tu fréquentes ou que tu fréquenteras le jour où tu auras décidé d’être sympathique. »  

Était-ce utile d’ajouter quoi que ce soit à propos de sa séropositivité ? Je n’en étais pas convaincue. Remuer le passé ne nous apporterait rien. C’était déjà ce que nous faisions. J’estimai donc que remonter trop loin provoquerait plus de problèmes encore. « Je prends tes inquiétudes pour des insultes parce que ce n’est pas comme ça qu’on s’inquiète pour ses amis. Si c’était le cas, tu aurais évité de le vexer une fois encore, profitant en plus de ce que tu venais de lui sauver la vie pour cracher ton venin. Si tu t’inquiétais vraiment pour moi, tu aurais demandé à me voir. Tu lui aurais dit : la faveur que je veux que tu m’accordes, c’est de ne pas t’y opposer si j’arrivais à me faire pardonner de Cinzia. Mais, non ! Non, tu as préféré saisir l’occasion pour être odieux, comme d’habitude. Ouais, c’est ça que tu aurais dû faire, mais c’était trop te demander, évidemment. » Je donnais mon maximum pour ne pas hurler à présent. Partir me sembla par conséquent la meilleure des solutions. Je fis demi-tour à diverses reprises pour ajouter quelques remerciements et pour me tracasser de ce qui occupa mes pensées souvent depuis le suicide de son copain. Que m’avait-il légué ? M’avait-il laissé un mot ? Les funérailles étaient-elles à la hauteur du grand homme qu’il était ? C’était un ange. Il s’était toujours montré adorable avec moi. Il était le poids dans la balance qui rendait Matthew moins bougon, plus amène et moins désagréable avec autrui. J’aurais cependant mieux fait de m’abstenir.

Outre les petites attentions que le secouriste lista, il posa une question que je redoutais et à laquelle je n’avais aucune envie de répondre. Pourquoi avais-je été absente pour son dernier voyage ? Parce que j’étais fâchée après son compagnon ? Pas exactement ! La réalité, c’était que j’étais submergée par ma propre peine suite à la mort de mon frère, à l’accident qui était censé me coûter la vie, mon kidnapping peu de temps avant, mes principes que je trahissais les uns après les autres, sans en ressentir la moindre culpabilité, ce qui me culpabilisait vis-à-vis des miens. Et lui, où était-il ? Qu’avait-il fait pour moi à cette époque ? Nous aurions pu nous épancher sur l’épaule de l’autre, à picoler pour nous aider à vider notre sac et à pleurer sur notre sort. Or, j’étais absente, comme lui, à ce moment-là, mais je n’en étais pas responsable. Je le trouvais donc particulièrement culotté de me pointer du doigt alors qu’il l’avait provoqué. « Je n’ai pas à me justifier auprès de toi. » crachais-je en me redirigeant vers la voiture pour renoncer à le laisser gagner. J’étais hors de moi ! Il était gonflé et je me dis que seule la bassesse, aussi minable soit-elle, me soulagerait. « Comment est-ce que tu oses me parler comme ça ? » hurlais-je les yeux remplis de larmes, adressant à mon escorte un signe que signifiait que tout était sous contrôle. « Comment oses-tu sous-entendre que je n’ai pas bien honoré sa mémoire. Parce que tu l’as fait toi peut-être ? Hein ?  Tu l’as épousé finalement ? Tu as fait exactement ce dont il avait besoin après qu’il t’ait supplié hein ? Tout ça à cause de ton putain d’égoïsme justement. Alors, écoute-moi bien, la seule raison pour laquelle je n’étais pas à l’enterrement de mon ami, la seule, c’est que j’étais en train d’essayer de me relever de l’assassinat de mon frère peu de temps après que ma mère ait fait un AVC. Et tu sais qui était là, Matt ? Pas toi, non pas toi, parce que tu n’en avais strictement rien à foutre de ce qui m’arrivait. Mani. MON fiancé. Lui, il était là… On n’était même pas encore ensemble qu’il était là quand toi tu n’étais pas fichu de t’intéresser à moi. » Je me mis à pleurer, le cœur en miettes, cédant pour la première fois aux affres de la déception qu’il avait été pour moi. « Tu voulais que je te pardonne ? Où tu venais me cracher tes horreurs au visage ? Je n’avais rien à te dire, Matt. Je n’avais pas envie de te dire que j’étais désolée pour toi parce que tu n’étais pas capable de le faire avec moi. Mais, j’ai prié pour lui. Plus que tu ne le feras jamais… »







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Matthew Odair
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MessageDim 18 Sep - 22:48

Il avait l’impression de se confronter à un mur, mais certainement qu’il l’avait mérité. Il n’y avait aucun mot qui serait assez fort pour des excuses et de toute façon ce n’était pas trop son truc ce genre de choses, alors même s’il était sincère, il avait l’impression que donner son point de vue, son ressenti sur tout ça donnait juste un aspect pathétique à la situation. Cinzia, elle savait bien parler, elle arrivait bien à le faire sentir coupable, plus qu’il ne l’était. Il aurait certainement pu répondre des centaines de choses à sa première tirade, lui dire que non, il ne l’avait pas fait passer –volontairement du moins- pour la reine des connes, mais il ne le dit, se sentant trop fébrile pour cela. Des explications plus rationnelles, de nouveaux arguments il n’en avait pas. Je suis désolé, je te promets que ce n’était pas le but. mais est-ce qu’il venait de dire n’était pas pire que le reste , c’était trop simple, trop commode de sortir ça, comme si ces quelques mots soi-disant magiques pouvaient tout arranger. Il n’y croyait mais c’était la seule chose qui lui était venu à l’esprit, la seule porte de sortie, comme si ces quelques mots allaient pouvoir raisonner la Sicilienne. Elle méritait mieux elle méritait de véritables explications, mais il craignait qu’elle lui en veuille encore plus après, parce qu’il allait forcément dire quelque chose de travers sans le vouloir…. Puis, est-ce qu’elle se rendait compte de ce que Manuel lui avait dit à lui ? Cela ne semblait guère avoir d’importance qu’il l’insulte de tous les noms, qu’il menace sa famille pour quelques mots maladroits. Malheureusement, il perdrait. Quoiqu’il dise, Manuel aurait certainement raison et ça lui donnait envie de vomir. Il voulait se battre pour elle, pour lui faire comprendre qu’il tenait à elle, mais il y avait certains dires qui passaient quand même assez difficilement. Notamment lorsqu’ils se mirent à parler de l’hôpital… il avait l’impression qu’elle ne se rendait pas compte de ce qu cette vérité aurait pu faire sur sa famille sur ses proches. Elle aurait voulu la vérité, elle lui en voulait, alors qu’il voulait juste la protéger ? Elle lui en voulait doublement pour ça. Il était déçu il n’y avait pas à dire, mais il demeurait surtout perplexe. Et plus, les dires avançaient plus il comprenait à quelle point ils n’étaient plus sur la même longueur d’onde. Ce n’est pas un monstre qu’elle lui disait, non mais un fou furieux oui, ou un psychopathe, ou un sociopathe, il ne voyait bien la différence, mais il fallait au moins être ça pour le torturer à ce point pour quelques paroles malheureuses. Bien sûr, ce n’était pas un monstre. Bien sûr, il avait eu raison de faire ça. Bien sûr Manuel était gentil doux et tout le blabla. De nouveau il eut des nausées. Il ne devait pas s’emporter, mais c’était de plus en plus compliqué. Il avait envie de lui hurler dessus. Il en rêvait même, mais il avait les tripes à présent tellement en vrac qu’il s’en sentait incapable. Le souffle court, il ne put quand même s’empêcher de répliquer –foutu pour foutu de toute manière autant qu’il essaye de l’éclairer un peu sur la nature de son mari/futur mari-. Est-ce que tu te rends rend compte bon sang de bon soir de ce qu’il m’a fait ?! COMMENT est-ce tu peux affirmer que ce n’est pas un monstre ? C’est quoi le souci ? C’est à présent normal qu’à la moindre parole de travers on torture les gens ? C’est ça ta normalité, ta gentillesse ? Cinzia, voyons ! Il inspira fortement, tentant de se calmer Alors certainement qu’il t’aime, certainement qu’il e te fera jamais de mal… mais est-ce que tu peux comprendre qu’après ça j’ai des doutes et je m’inquiète pour toi, pour ta santé ? Si je suis sur ce putain fauteuil, c’est de SA faute. Alors si je joue les martyrs et si tu veux que j’arrête soi-disant d’arrêter de te traiter comme une idiote sans cervelle, tu ferais mieux de brancher ton ciboulot et de reconnecter tes neurones quelques minutes. Parce qu’excuse-moi, à part quelqu’un de totalement aveugle comment on peut de quelqu’un qui retient une personne prisonnière pendant plusieurs jours à le torturer de « normal », de gentil doux, de pas un monstre ? Je veux bien reconnaitre que j’ai sûrement mal parlé mais putain c’est ma façon de parler… et ça n’est pas une excuse.

Elle était en train de le rendre fou, complètement barge. Ils ne se comprenaient plus, elle certainement trop amoureuse et lui trop ancré dans sa haine envers manuel – et dans sa mauvaise foi-. Ce n’est pas comme ça qu’on s’inquiète pour ses amis ? Ce n’est pas toi qui prônait la différence et compagnie. Je ne peux plus m’inquiéter pour mes amis comme je veux maintenant . Forcément c’est offensant parce que je suis un sale type ? Il s’arrêta brusquement n’ayant plus de mot. Il avait sauvé la vie de Manuel pour elle, il avait voulu être certain que l’homme ne lui ferait pas de mal, toujours pour elle, il pouvait bien comprendre que ce soit offensant pour Manuel… mais comment est-ce qu’il aurait pu faire autrement ? Bien sûr, bien sûr tu as toujours raison, tout ce que tu fais est parfait et toutes mes idées pour te protéger sont offensantes, et ridicules. Il se passa une main dans les cheveux avant de continuer, tentant de retrouver un maximum son calme Est-ce que tu penses que si je ne tenais pas à toi je serais ici aujourd’hui ? Est-ce que tu penses si je ne t‘inquiétais pas pour toi, pour ta santé, pour ce que tu deviens et compagnie, je serai ici, risquant de le mettre de nouveau en colère contre moi ?

Mais c’était fin, le fait qu’elle commence à partir voulait dire qu’il devait tourner la page, définitivement. Elle avait raison, quelque chose était cassé entre eux et malgré leurs efforts respectifs, ils n’étaient plus du tout sur la même longueur d’onde. Cinzia avait finalement fait marche arrière… mais il ne s’était pas attendu à ce qu’elle reparle de son « mariage » avec Lui. Il dut se mordre violemment la langue pour ne pas se mettre à pleurer, pour arriver à contenir les larmes et e peu de dignité. C’était dans les projets… pour son anniversaire. Oui, il avait finalement cédé. Oui, il l’aurait fait, justement parce qu’elle l’avait convaincu. Je voulais juste attendre une occasion spéciale mais il ne m’en a pas laissé le temps. Quant à son frère, il aurait voulu qu’il n’avait pas été mis au courant en temps et en heures et lui demander comment elle lui avait annoncé, mais il n’osa pas. A quoi bon de toute manière ? Elle se dirait qu’il cherchait encore des excuses. Finalement, peut-être qu’il valait mieux que cela se termine comme ça. Au moins, elle lui en voudrait, au moins, elle, elle ne souffrirait plus de son absence même si le contraire ne serait certainement pas vrai. Je voulais te dire que je m’excusais pour mon comportement, pour les paroles qui auraient pu te blesser. Je voulais te dire que tu me manquais et que je m’inquiétais pour toi. Il déglutit difficilement avant de reprendre Mais j’ai bien été con de croire que tu m’écouterais et que tu essayerais de comprendre pourquoi j’avais agi de la sorte à l’hôpital. Parce que tu es juste butée et tu l’aimes tellement que tu n’arrives plus à discerner le bien du mal à être juste… Et tu sais le pire ? il renifla bruyamment. Je t’envie de vivre ça… Il se passa une main dans ses cheveux avant de reprendre … et même si tu me prends pour le pire des connards, je sais que j’ai mes torts mais que je ne suis pas le seul fautif dans tout ça. Un jour, peut-être que tu comprendras, et ce jour, n’hésite pas à revenir me voir, parce que je t’attendrais, Cinzia. Même s’il se doutait que ça n serait pas aujourd’hui, il espérait qu’elle réfléchirait à tout ce qu’il avait dit et que même s’il avait –beaucoup- de torts dans tout ça, le plus souvent il avait voulu réellement bien. Il espérait qu’elle comprendrait cela et qu’elle reverrait son jugement sur beaucoup de choses. C’était un pari risqué de lui dire ça comme ça il risquait de s’en prendre une –au mieux- mais ce n’était pas grave. Il lui fit un faible sourire avant de lui souffler De toute façon, je n’ai plus rien à perdre.


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Cinzia Herrera
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MessageDim 25 Sep - 17:58





La scusa poteva essere perfetta, ma il tempismo non è stato casuale.  
ft le maladroit


Présenter comme il le faisait, il y avait en effet de quoi se poser des questions sur la santé mentale de Manuel. Des hommes se disputaient tous les jours, mais rares son ceux qui enferment et qui torturent leurs assaillants verbaux dans une cave ou ailleurs. Dans mon monde, c’était cependant courant. Ça frôlait même la normalité. La réaction de mon fiancé se justifiait selon mon mode de fonctionnement ou l’éducation que m’inculqua ma mère. La fierté est le bien le plus précieux de l’être humain. Il se doit de la chérir s’il souhaite avance r et ne pas perdre toute dignité. C’était d’autant plus vrai  lorsque la violence fait partie intégrante d’un homme. Elle s’imposait comme la réponse idéale à tous les affronts. Donc, non. Non, je ne voyais pas un monstre en Mani. Je n’étais pas seulement aveuglée par l’amour. Je considérais simplement que la fin justifiait les moyens et si le but révéla par mon fiancé était de me préserver de la moindre égratignure physique ou émotionnelle – ce dont je ne doutais plus depuis notre dernière mise au point – comment aurais-je pu le juger ? Je réveillais le meilleur en lu, mais quiconque me tourmentait excitait l’animal enragé tapi dans ses entrailles. Matt ne m’ayant pas épargnée en cumulant les bévues, il tenait lieu d’homme à abattre pour mon fiancé. C’était une fatalité contre laquelle je ne pouvais rien. « Oui ! Je me rends compte. Évidemment. Tu vois, tu recommences à me prendre pour une idiote, mais qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Tout ça, ça t’échappe…et je comprends, mais… » Mais, nous ne sommes pas du même monde, sauf que je ne peux me permettre de l’admettre aussi ouvertement. J’outrepasserais mes droits et enfreindrait les règles de l’Omertà en glissant un tel sous-entendu dans mes explications. « Il ne faut pas tout mélanger. Ce qu’il t’a fait, ça vous concerne, pas moi ! Je ne lui manque pas de respect, moi. J’en ai au contraire énormément pour ce qu’il est…toi, tu n’as jamais cherché à le connaître. Tu l’as jugé sans savoir qui il était. Tu n’as même pas essayé. Tu crois que ça n’aurait pas été préférable ? C’est noble de t’inquiéter pour moi, mais inquiet pour quoi ? Pour ce que tu prends pour la vérité ? » crachais-je avec une véhémence qui se transforma en une haine profonde alors qu’il m’insultait à présent. Brancher mon ciboulot ! BRANCHER MON CIBOULOT. Pour qui se prenait-il ? Ma main partit toute seule et je le giflai de toutes mes faibles forces. Elle claqua si fort que ma paume brûla. « Tu n’es personne pour me dire ce que je dois faire ou ce que je dois penser. Et si j’étais toi, je remerciais le ciel d’être encore en vie et de ne pas avoir été amputé de ta langue. Je n’ai pas besoin qu’on me protège. JE NE T’AI JAMAIS DEMANDE DE LE FAIRE… » S’il avait tenu ce genre de propos à mon fiancé, c’était une véritable surprise pour moi. Je soupçonnais presque d’être à l’origine de cette indulgence. Le secouriste, dès qu’il ouvrait la bouche, me donnait envie de le frapper jusqu’à ce que mort s’ensuive. Étions-nous devenus incompatibles ? Avions-nous mûri différemment ? Avions-nous emprunté des chemins inverses ? Je commençais doucement à le croire et, le plus triste, c’était que j’en arrivais à regretter qu’il soit venu à moi. Il ranimait une vieille douleur et me rappelait son petit ami que j’aimais tout particulièrement. Avait-il été le ciment de notre amitié ? Tout ça était tellement compliqué. « Et, non… Non, je ne crois pas que je ne compte pas pour toi. Je pense juste qu’on se comprend plus et que je me demande encore comment ça a pu arriver. C’était chez toi que je me réfugiais quand je n’allais pas bien… et regarde-nous ? » J’ouvris grand les bras pour nous désigner, dépitée face à ce constat dont il n’était pas entièrement responsable.

Il fut un temps où je jurais que jamais un homme ne me garderait sous sa coupe, que je ne finirais pas sous cloche parce que mon compagnon l’aurait décidé. Je m’étais cependant trompée. Matt s’égarait entre la jeune femme qu’il avait connue et celle qui se tenait devant lui. Je le saisissais à mesure qu’il s’excusait, réalisant que je n’étais pas blanche comme neige dans cette histoire. Je passais à côté de ce que je rêvais d’être : une femme indépendante. Aurais-je espéré reprendre mon amitié avec le secouriste là où nous l’avions laissée, que j’aurais des comptes à rendre et un homme à convaincre. Comment en étais-je arrivée là ? À quel moment me suis-je laissée emprisonner sans opposer la moindre résistance ?  Était-ce à cause de cette passion dévorante qui me bouffait un peu plus chaque jour ? Était-ce grave ? Quel regard étais-je censé poser sur moi à présent ? Suis-je l’idiote qu’il prétend ? Suis-je l’amoureuse sans discernement ? « Matt… » répliquais-je alors en déposant ma main sur son bras. « Toi aussi, tu me manques. Et, j’entends ce que tu dis… Et je me doute que tu ne dois plus forcément me reconnaître et que ça doit être déroutant pour toi, mais…tu n’as pas idée de la façon dont je l’aime. J’ai besoin de lui, tu comprends ? S’il m’abandonne, je ne le supporterai pas. Je ne suis pas assez forte pour accuser une rupture. Toi, tu m’envies pour ça, moi, je sais que c’est juste très excessif, mais je suis comme ça. Je l’aime comme ça, au point de refuser d’entendre la moindre critique à son égard. Si tu lui avais laissé une chance, juste une, pour moi, tu l’aurais apprécié. Tu vois le pire en lui, parce que tu ne connais que ça. Moi, je côtoie le meilleur tous les jours. Il prend soin de moi, il s’assure qu’il ne m’arrive rien, il est toujours disponible. Peu importe mes nouvelles lubies, il se coupe en mille pour me l’obtenir. Je suis une véritable princesse à ses côtés. » Les larmes roulaient toutes seules sur mes joues désormais. Je n’arrivais plus à les contrôler et mon interlocuteur n’était pas moins ridicule ce que je pouvais l’être. Ça avait le mérite de me déculpabiliser pour cette faiblesse.

« Je ne reviendrai pas, tu sais. Je ne reviendrai pas pour toutes les raisons que je t’ai expliquées plus tôt et parce que je suis enceinte. Pas du Saint-Esprit évidemment. Alors, comprends que je ne puisse pas m’opposer à lui pour fréquenter quelqu’un qui pense autant de mal de lui. C’est impossible. C’est le père de mon bébé. » J’essuyai mes joues d’un revers de la main, intégrant sa dernière phrase et cherchant une solution pour nous. « Et, si tu n’as plus rien à perdre, Matt. Si vraiment tu le penses et s’il te reste un soupçon de confiance en moi comme j’en ai eu assez pour te confier ce secret que tu dois impérativement garder pour toi, fais-lui de vraies excuses. Pas de celles où tu l’accuserais, mais de celles où tu t’aplatiras au rang de moucheron. Des excuses qui signifient que tu as compris la leçon et que tu ne dépasseras jamais plus la limite de l’acceptable selon ses critères à lui. Dans ce cas-là, et uniquement, dans ce cas-là, tu n’auras peut-être pas à attendre trop longtemps. Tu lui as sauvé la vie. Il te l’a dit lui-même, il t’en doit une et je sais d’expérience que les hommes comme Mani détestent contracter une dette de conscience envers qui ce soit. Lave-là. Fais-le pieusement et respectueusement. Ça arrangeait bien des choses pour nous. » Quoique notre relation ne serait jamais plus pareille. « Mais, je ne te force à rien évidemment. Je ne t’en voudrai même pas si tu ne le fais pas. Je…comprendrais. C’est le seul moyen, mais je ne suis plus personne pour t’obliger à oublier ta dignité alors qu’on sait tous les deux qu’il passera toujours avant toi. TOUJOURS. »  








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Matthew Odair
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MessageJeu 29 Sep - 13:58

Ne pas tout mélanger. C’est TA faute blablabla. Bien sûr, il était coupable de tous les malheurs c’est bien pratique c’est connu. Saint Manuel qu’il n’avait pas voulu connaitre. Mignon et adorable petit Salvadorien. Il avait toujours envie d’en vomir d’énervement, d’agacement. Donc en gros, ce qu’elle était en train de lui pour lui se résumait simplement à « il me traitre en princesse, alors c’est normal que si tu lui manques ou me manque de respect tu te retrouves dans cet état »… et quand Manuel lui en avait manqué du respect –pour ne pas entrer jusque dans la torture- c’était aussi normal. Bien, le monde tournait bien rond chez elle visiblement. Oui, elle avait raison tout cela lui échappait mais en même temps, il y avait de quoi non ? il n’arrivait même plus à réfléchir correctement, il ne savait plus quoi dire ou quoi faire pour tenter de lui montrer que non, tout cela n’était pas normal, mis tous les mots (maux également) ne serviraient à rien. Butée, elle n’arrivait certainement pas à comprendre là où il voulait en venir. Certainement qu’il s‘emporta un peu trop en lui faisant comprendre qu’il fallait qu’elle réfléchisse un peu plus, qu’elle réalise ce qu’elle était en train de lui dire. La claque qu’il reçut phénoménale, il sentait sa joue le brûler et certainement qu’il avait son empreinte affichée sur la joue, mais il ne broncha pas d’un poil. Il ne voulait pas lui faire ce plaisir de se frotter la joue, et de toute manière c’était plus psychologiquement qu’elle était en train de l’atteindre. Si t’étais moi, tu aurais préféré juste crever, bordel, Cinzia ! sortit-il furibond. Et il le pensait, il aurait largement préféré crever que de devenir…. Ça. De s’enfoncer chaque jour un peu plus dans la déprime et pire que tout, d’entendre ce genre de conneries sortir de la bouche de son ex meilleure amie. Tu sais quoi ? Laisse tomber. Je suis de mauvaise foi, mais toi tu es encore pire. Peut-être que si Monsieur ne m’avait pas non insulté, n’avait pas voulu m’intimider… peut-être que ça se serait mieux après. Oui, j’ai merdé mon entrée. Oui, je l’avoue, mais ton homme, Cinzia n’est pas non plus totalement blanc ! Tu voulais que je le juge comment après qu’il ait menacé de s’en prendre à Kea, après qu’il m’ait nommé avec tous ces stupides sobriquets ? QUOI, ça aussi c’est encore ma faute ? Bien sûr, j’ai bon dos, et lui est innocent ! C’est facile ça. Il se tut, inspira rapidement avant de continuer Tout comme c’est facile de me dire que tu n’as pas besoin d’être protégée. Et si je juge, moi, que tu en as besoin pour X ou Y raison ? D’où je n’ai PAS ce droit ? Je ne te parle pas de demande, mais de ressenti. Il devait se calmer absolument, sinon ça finirait mal : soit il se ferait tuer, soit il allait finir avec un ulcère à l’estomac tel que c’était parti. A son regard-nous, il secoua doucement, tristement la tête. Tu as raison, c’est aussi simple que cela, on est plus sur la même longueur d’onde. Il avait finalement réussi à retrouver ce faux calme apparent pour tenter de lui rappeler des choses, pour lui ouvrir les yeux. Il ne voulait pas qu’elle rompt avec ce type, qu’elle se mette à le haïr, juste qu’elle comprenne pourquoi il avait parfois agi comme ça, même si c’était idiot pour elle. Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Profite-en ? profite d’être une princesse à ses côté parce que tu le mérites ? il s’essuya les yeux c’était une question, sans réellement l’être. Elle méritait d’être heureuse, même si c’était avec un type qu’il ne supportait pas. Il planta finalement son regard dans celui de Cinzia avant de lui souffler Et toi Cinzia, sincèrement qu’est-ce que tu aurais fait à ma place ? Qu’est-ce que tu aurais fait, si tu étais à ma place… Ou imaginons que je trouve quelqu’un, qu’il te blesse parce tu t’es mal exprimée. Est-ce que tu ne penserais pas qu’il pourrait me faire du mal aussi ? Est-ce que, même si je te soutenais le contraire ? Tu n’aurais pas chercher à me protéger ? Il se tut quelques instants s’humectant un peu les lèvres avant d’ajouter Je pense qu’on connait tous les deux la réponse. Je sais que tu es quelqu’un de bien et je sais que tu aurais tout fait pour m’aider, même si je suis un abruti de première. Il se passa une main dans les cheveux avant d’ajouter Tu le sais que je suis maladroit Cinzia, tu sais que je m’exprime mal, durement, sarcastiquement. Jusque-là ça ne t’avait jamais gêné et d’un jour à l’autre je deviens insultant ? Je suis désolé, je ne comprends pas.

Il tenta de contenir un petit sanglot lamentable lorsqu’elle lui dit qu’elle ne reviendrait pas. Il avait l’impression d’avoir fait tout ça pour « rien », qu’il avait plus enfoncé le clou ça où ça faisait mal qu’autre chose. Il avait l’impression, qu’encore une fois, il avait totalement merdé… mais où ? Qu’est-ce qu’il aurait pu faire de plus ? De moins ? Elle l’oublierait, elle si heureuse, elle qui allait être mère…. Mais ce qu’elle ne semblait pas voir –ou alors peut-être qu’elle s’en fichait-, c’est que lui s’enfonçait. félicitations, alors. souffla-t-il. tu vas avoir une belle famille. raison de plus pour qu’elle le laisse tomber, maintenant qu’elle n’avait plus besoin d’aller chez lui pour se réfugier quand elle allait mal. Certainement que cette dernière pensée était injuste, mais il ne pouvait pas s’en empêcher, tellement il restait amer sur tout cela. Quant à la suite, ce fut une déception supplémentaire. Est-ce qu’elle sérieuse quand elle disait cela ? Est-ce qu’elle se rendait compte de la rudesse de la chose ? il avait du mal à en croire ses oreilles, mais il n’avait plus la force ni le courage de se battre avec elle sur ce sujet-là. Elle triompherait toujours de toute manière. Il m’a tout pris Cinzia, est-ce que tu t’en rends comptes de ça ? Est-ce que tu te rends comptes que pour quelques paroles malheureuses, même si j’étais en tort, je ne pourrais peut-être plus JAMAIS marché, que je ne peux plus aller bosser… qu’il va peut-être falloir que je me reconvertisse ? Est-ce que tu te rends compte Cinzia que je suis au bord de la déprime à cause de ça ? pas qu’au bord d’ailleurs, mais ça c’était un autre problème. est-ce que tu te rends compte que je n’arrive plus à dormir paisiblement, que des mois après j’en fais toujours des cauchemars ? il fit un petit geste de la main Et toi tout ce que tu as réussi à me dire durant toute cette conversation c’est que c’était de ma faute, parce que j’avais mal agi… et en plus tu veux que j’aille m’excuser pour toi ? Tu veux que je perde le peu de chose qui me reste alors que je ne compte plus pour toi. Alors que tu as presque dit que c’était normal qu’il ait agi comme ça ?! Il s’essuya les yeux rageusement, n’arrivant plus à contenir ses larmes. et le pire dans tout ça c’est que je vais y réfléchir à ta foutue proposition… parce que je suis juste totalement fou et stupide. Il renifla. Bonne soirée Cinzia, je crois que tout est dit. Et sur ces mots, il tourna son fauteuil pour aller… il ne savait pas trop où mais loin d’elle, loin du public, loin de gens où il pourrait exploser en paix.

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