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Journée bénévolat •• Lyla
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Lowen O'Connor
ANEMONE

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MessageVen 15 Juil - 17:18

Je t’avais dis que je viendrai en début de matinée avant de rejoindre Lyla et de m’attendre pour remettre la plancha dehors, mamie. sermonna l’avocat à sa grand-mère en voyant qu’elle avait déplacé le lourd objet seule. Tu aurais pu te faire très mal ! tenta-t-il d’argumenter pour lui faire comprendre qu’elle n’était plus aussi solide qu’avant et qu’il allait falloir qu’elle fasse attention et surtout qu’elle lève un peu le pied ! Elle avait beau péter le feu pour une femme de son âgé –très avancé-, elle n’en restait pas moins une vieille dame avec des os plus fragiles, moins de muscles. Pour toute réponse, elle le menaça avec sa poêle en lui disant qu’il se recevrait un coup dans les fesses s’il osait encore la prendre pour une vieille impotente. C’est qu’elle avait toujours beaucoup d’égo et d’honneur la mémé ! Il aurait pu être choqué, mais il la regarda surtout beaucoup plus amusé qu’autre chose avant de lui déposer un tendre sur sa joue. Je vais y aller, sinon, je vais finir par être en retard pour aller chercher Lyla et pour les préparatifs de la journée, ça ne le ferait pas du tout ! Je t’appellerai, mais je repasse surement en milieu de semaine.

C’était finalement un miracle mais il avait réussi à arriver à l’heure prévue pour prendre Lyla et l’emmener à la salle de « réception » qu’il avait louée pour l’occasion. Aujourd’hui était une journée spéciale, avec l’aide et Lyla et surtout grâce à l’initiative de son amie, ils avaient organisé une journée spéciale en faveur des femmes battues. Il avait de son côté, auparavant récolté quelques fonds pour certaines d’entre elles qui avaient eu besoin de quitter leur mari, leur famille qui étaient sans travail et qui avaient des gosses à nourrir. Forcément, qu’elles avaient besoin d’argent pour recommencer à zéro. Et, si certaines avaient le courage de quitter leur mari pour tenter de repartir à zéro ce n’était pas encore le cas pour tout le monde –ce qui était compréhensible-, cette journée servait aussi à avoir différents points de vue, à ce que certaines puissent peut-être enfin prendre leur envol, leur indépendance. C’était peut-être de l’utopie, de l’optimisme, mais il espérait vraiment que cela leur apporterait quelque chose. S’il s’écoutait, il irait lui-même chez ces types pour les abattre. Quel genre d’homme peut frapper la femme avec qui il vit, qu’il aime ? Et c’était sans compter les enfants, certaines histoires sordides. Oui dès fois, il avait ces envies sanguinolentes. Détruire toutes ces parasites, mais ça n’était pas bien. Il ne devait pas être entrer dans de schéma. Il se contentait donc, de proposer aux femmes battues qui le souhaitait de les aider dans leur procès, gratuitement. Un genre de bénévolat pour tenter de leur donner un petit coup de pouce en plus. Mais il restait certainement à leurs yeux, pour beaucoup du moins un homme et, il était parfois un peu bourru, parfois un peu sec, sans s’en rendre compte, cela faisait partie de son caractère. Lyla faisait bien plus de miracles que lui. Elle était douce, gentille, bien plus à l’écoute, elle avait les bons mots. Elle était parfaite pour le rôle, certainement une sorte d’égérie pour beaucoup.

Pour une fois, il avait conduit raisonnablement, de façon à ne pas trop brusquer Lyla et surtout le petit être qui était en train de grandir dans son ventre.  Il avait tenté d’avoir la conduite la plus coulante possible de façon à ne pas donner d’à-coups. Une fois arrivé à bon port, il se gara et alla lui ouvrir la porte. Ca va aller, tu ne veux pas boire quelque chose ? Si tu as besoin de t’asseoir, n’hésite pas, j’ai juste à installer quelques tables et ce qu’il y a dans la voiture qui vient du traiteur. J’ai pas spécialement besoin d’autres bras. Ça sera juste un peu plus long. Il lui sourit, ils avaient encore un peu de temps avant que le « monde » arrive. Le plus important pour lui était qu’elle ne se fatigue pas plus que nécessaire, elle allait déjà utiliser assez d’énergie après, pas besoin qu’elle en dépense maintenant. Et tu peux toujours me menacer avec une chaise, une table ou je ne sais pas quoi. Tu battras difficilement ma grand-mère qui brandit sa poêle dès que je la couve trop ! dit-il avec un petit sourire aux lèvres. Il commença à installer les différents plateaux où il y avait un peu tout et rien à manger.  Il tenta au mieux de faire un coin où il y avait tout ce qui était légumes type tomate radis à grignoter avec une sauce, de la charcuterie, de façon à ce que les végétariennes s’il y en avait ne soient pas obligées de voir de la charcuterie, de sentir l’odeur et compagnie, il pensait que cela pouvait être incommodant pour certaines. La vérité c’est qu’il ne connaissait pas grand-chose là-dedans et il essayait de faire au mieux… malheureusement pour lui, il n’était pas franchement doué pour la présentation des plats, l’arrangement et bientôt il se retourna vers la latina un peu confus. Je crois que ça aurait besoin d’une touche féminine… enfin disons d’un doigté doué pour tout harmoniser. Ouais, c’est vrai que niveau finesse des propos, il avait encore à faire. Il se nota d’essayer de ne pas passer pour un connard macho en sortant des choses comme ça quand il serait entouré de toutes les femmes. Et d’ailleurs, il entendit une voiture se garer, les premières allaient bientôt faire leur apparition.

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Lyla Gambino
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MessageJeu 21 Juil - 0:58

Je n’avais pas dit toute la vérité à Luciano pour ne surtout pas qu’il m’empêche de participer à cette journée qui se préparait depuis des mois et pour laquelle j’avais donné tant d’énergie et de temps. Ces derniers mois avaient été difficiles pour moi mais je m’étais raccrochée à mes actions bénévoles pour remonter la pente et voir de façon positive ce qui n’était pas si grave que ça, au fond. J’avais accepté de raccrocher mon uniforme de secouriste mais pas celui de la femme qui a besoin d’aider les autres. Je ne ramenais rien chez nous, j’avais quelques permanences et je laissais tout là-bas, leurs histoires, leurs difficultés, leurs peines et le reste. Bien sûr, ça atteignait forcément mon moral et parfois, j’étais moins prompte à sourire ou à rire à ses blagues parce que j’étais attristée par toutes les horreurs que j’avais entendu durant la journée mais il n’avait qu’à me prendre dans ses bras et il effaçait tout d’un coup de baguette magique, je me sentais aimée et choyée mais surtout, protégée et ça n’avait pas de prix. J’avais besoin d’aider les autres pour que ma vie ait du sens, d’autant plus maintenant que je n’avais plus de travail. Ainsi, je m’étais bien gardée de lui dire que Lowen et moi, on se connaissait depuis un moment et grâce à Santi, qu’il m’avait dragué comme un gros lourd et que je l’avais éconduit avec autant de douceur, ce qui ne nous avait pas empêché de sympathiser et d’apprécier la compagnie de l’autre. J’avais fini par l’embarquer dans mon aventure et ma mission de rendre le monde entier heureux et moins violent et il s’était laissé faire sans rechigner, parce qu’il était comme ça, Lowen, partout où il pouvait répandre le bien et la gentillesse, il le faisait. Il était grand et beau, il avait une voix douce et donnait cette impression de calme imperturbable. On pouvait lire la bonté sur ses traits et peut-être que si j’avais été moins à cheval sur mes principes, j’aurais pu lui ouvrir la porte de mon cœur mais j’en doutais. Nous étions davantage faits pour être amis qu’amants. Et c’était pour cette simple et bonne raison que je n’avais rien dit à Lucky. Lui et moi étions amis, du moins, je l’avais cru dur comme fer, avant de me rendre compte qu’il m’avait plu dès notre première conversation, sa mauvaise humeur m’avait amusée autant que son charisme et son sourire me séduisirent. Si je lui pondais que Lowen et moi étions amis de longue date, il me demanderait combien de fois nous avions baisé ensemble et je ne voulais pas attirer de problèmes à mon ami. Pour la peine, j’embarquai Bianca avec moi ainsi que mes deux gardes du corps habituels, pour dissiper tout malentendu et ce fut Dante qui monta devant.

« T’as pas à faire tout ça, Lowen, je ne suis pas en sucre, tout va bien ! » lui lançai-je en faisant signe à Dante et Tony d’aller lui filer un coup de main tandis que Bianca cherchait déjà à se rendre utile. « Une sage femme, ta grand-mère ! Vraiment ! Il faut au moins ça pour supporter quand Santi débarque avec une nouvelle lubie et t’emmerde pendant des heures avec ça ! C’est d’elle que tu tiens ta patience, avoue ! » Je le taquinais, j’adorais ça, à vrai dire, j’adorais faire chier mon monde, c’était même ma passion secrète. Je récupérai un plateau sous le regard inquiet de Dante qui ne me fit pas l’affront de verbaliser ce que je lisais dans ses yeux. J’allais en frapper un avant la fin de la journée, je le sentais. Je le regardai tout installer, ricanant parce qu’il faisait un véritable effort mais que ça ne ressemblait à rien et je ne pus réprimer un éclat de rire à sa remarque douteuse. « Allez, pousse-moi tout ça de là, l’avocat, je vais arranger le tableau parce que là, on dirait qu’on va servir à manger aux démunis et même eux, ont le droit à plus d’égards que ça ! » Je lui donnai un coup de fesses et améliorai le tout avec ce que j’avais apporté dans des caisses. Des fleurs, des nappes, des serviettes en papier choisies avec goût et qui ne juraient pas avec les couleurs de la nappe. « Alors, hombre, comment tu te portes ? Ca fait des mois qu’on ne s’est pas vus ! Toujours pas mis la main sur la pauvre fille qui arrive à te supporter hein ?! » Ce n’était pas les propositions qui manquaient au centre des femmes battues, bien au contraire. « J’ai pleins de copines à te présenter, si ça te tente ! Tu commences à te faire vieux, il serait peut-être temps de te poser et de tranquilliser ta grand-mère, tu ne crois pas ? »

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Lowen O'Connor
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MessageDim 24 Juil - 11:36

Elle n’était pas en sucre certes, il n’aurait jamais fait ce genre de réflexion si elle n’avait pas eu petit ventre rond, mais là les choses étaient différentes. Il ne voulait pas qu’elle se fatigue pour rien alors qu’il pouvait installer tout, tout seul. Ton frère a peut-être beaucoup de lubies, mais cela reste quand même toujours un plaisir de parler avec lui, je le trouve marrant, et au moins, on ne peut pas lui reprocher d’être spontané et vivant. Il dit ce qu’il pense et c’est bien une rare qualité de nos jours. Il lui fit un petit sourire avant d’ajouter. L’hypocrisie est souvent le maitre mot de la personnalité humain pour la plupart des personnes, alors bon ! Mais oui, je crois que j’ai hérité sa patience d’elle ! Et tant mieux parce que c’était une qualité franchement nécessaire pour faire le métier qu’il faisait. Il fallait aussi savoir écouter les gens, tirer parfois les vers du nez… et après tout ce qu’il avait vu depuis qu’il travaillait, il savait qu’il y avait souvent de quoi perdre foi en la nature humaine ! Mais là n’était pas la question aujourd’hui, ils n’allaient quand même pas commencer à faire un débat philosophique pour si peu. Après un petit temps d’installation, il fut dans l’obligation de reconnaitre par lui-même que même si tout se trouvait sur la table c’était organisé n’importe comment et que cela ne ressemblait strictement à rien ! Il soupira, se gratta un peu la tête, avant de demander l’aide à la flemme aux doigts de fées aka Lyla… qui lui fit bien remarquer que son installation était immonde. Il ne put réprimer un petit rire –certainement dut plus au coup de fesses qu’aux paroles elles-mêmes- tout en regardant la maitresse de cérémonie à l’œuvre, il n’y avait pas photo elle gérait. Pour un peu je te demanderai de me donner des leçons de bon goût en manière de présentation, mais je crois qu’il y a trop de travail à  faire là-dedans. Je resterai à mes présas, moches, sans gout.

Mais rapidement, la conversation avait changé sur quelque chose de plus… disons de plus personnel. La pauvre nana qui arrivait à le supporter ? Non, il est vrai qu’il n’en avait pas trouvé d’autres depuis la mort de de son petite amie. Il faisait énormément de rencontre, passait pas mal de filles sans sa vie, mais pour l’instant il n’en avait trouvé aucune réellement intéressante.  On ne peut pas dire qu’il cherchait activement à se remettre en couple, pour l’instant son train de vie le satisfait amplement. L’homme se porte plutôt bien, écoute, je suis en forme, pleine santé, je vis d’avoir changé de dizaines… La trentaine foutait un coup à certaines personnes, mais il trouvait qu’il s’en sortait plutôt bien ! J’ai surtout pas mis la main sur la fille qui me donnait envie d’aller plus loin qu’une seule nuit… Je trouve la plupart de mes rencontres fades, sans intérêt… et je préfère rester seul qu’avec quelqu’un qui ne me convient pas ! Il ne voulait pas se marier, fonder une famille pour faire plaisir à ses proches, même s’il adorait sa grand-mère. C’était sa vie, et il voulait trouver avec qui ça colle vraiment, pas la première grognasse qu’il pourrait engrosser, et qui demanderait seulement sa carte de crédit pour faire des emplettes. Il ne voulait pas ce genre de relations. Néanmoins, la remarque de Lyla de lui présenter des copines, le fit sourire. Avant de me les présenter, est-ce que tu penses que cela pourrait coller un minimum entre nous, et surtout est-ce qu’est-ce qu’elles pourraient me supporter ? Il avait beau être gentil, patient, il n’était pas non plus des plus simples à vivre… et son travail était assez prenant d’autant plus qu’il ramenait toujours pas mal de boulot à la maison. Enfin, le sujet n’est pas censé tourner sur moi, mais avant que ces dames arrivent, comment tu te portes avec ton polichinelle dans le tiroir ? Et ne me dis pas encore une fois que tu n’es pas en sucre, je l’ai parfaitement compris. Par contre est-ce que c’est un garçon ou une fille ? Tu sais comment tu vas l’appeler ? Tu as choisi les parrains et marraines, est-ce que je les connais ? Tu sais quand es ton terme, que j’essaye de venir te voir à l’hôpital… enfin si ça ne choque personne bien entendu, je ne voudrai pas créer la moindre tension  entre toi et Luciano. Il lui dédia un grand sourire avant de continuer Mais à présent,  revenons-en au sujet essentiel : ma belle, maintenant il faudrait que tu me rebriefes rapidement sur la journée, histoire que je ne commette aucune bourde qui pourrait mettre l’ambiance à plat. Il se fit craquer les os du cou. Je n’ai pas trop l’habitude de ce genre de choses, alors est-ce qu’il y a des choses à éviter, à part évidemment des blagues foireuses ? Enfin tu vois… Je veux vraiment que tout se passe bien. Il lui fit un petit sourire gêné, c’était étrange cette sensation d’avoir peur de merder, de dire quelque chose qui ne fallait absolument. D’habitude, mettre les pieds dans le plat ne le gênait mais là, la situation était différente, ces femmes pour la plupart devaient déjà être mal, elles n’avaient pas besoin d’un avocat lourdingue en rajoute une couche parce qu’il était tout simplement totalement indélicat !


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Lyla Gambino
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MessageVen 29 Juil - 20:59

Santi était un homme accompli et sincère, ce fut d’ailleurs dans cette optique qu’il décida d’assumer pleinement ce qu’il était et ce qu’il aimait aux yeux de la famille, que ce soit aux yeux de nos frères, notre mère ou même notre père. Ce fut un coup dur pour les plus fermés d’esprit de la famille et je doutais que qui que ce soit d’autre que nous ait été mis au courant mais j’avais pris son parti dès le début, n’hésitant pas à m’opposer à mon père à maintes et maintes reprises sur le sujet. J’ignorais s’il l’avait mis à la porte de chez lui pour le protéger ou parce qu’il avait réellement honte de lui mais e ne trouvais pas ça juste. Mon père et moi nous aimions d’un amour profond et sincère mais nos caractères identiques étaient à l’origine de bien des disputes. Santi était le sujet de discorde par excellence, celui sur lequel nous ne tombions jamais d’accord. J’étais triste d’être souvent la seule aux nouvelles expos de mon frère, ma mère n’en manquait jamais une seule mais elle ne se présentait pas aux vernissages, elle faisait croire qu’elle allait faire des courses et s’achetait un ticket pour l’exposition, parfois, elle achetait une toile en piochant dans ses économies, heureuse d’avoir une œuvre de son fils dans son appartement minuscule du Bronx. La famille était divisée et Santiago aurait pu se sentir coupable mais il ne l’était pas et avait raison, il était en accord avec lui-même et vivait heureux et en paix, je ne lui souhaitais pas mieux que ça. Mon seul désir était que mon père fasse un pas vers lui avant de mourir, pour ne partir avec aucun regret, ni lui, ni Sant ne méritait ça. « Mais non, demande à Santi, il a plus de goût que moi pour la mise en place, les couleurs, l’originalité. Moi, je marche par logique et puis c’est lui qui m’a tout appris. Moi je cuisine bien, lui, il décore comme un chef. On se complète bien ! » affirmai-je avec une expression entendue. Il était l’artiste de la famille, j’étais l’aventurière, la tête brûlée qui s’engageait dans l’armée sur un coup de tête et disparaissait de la circulation pendant des années pour revenir blessée et prête à recommencer. J’aurais parfois aimé être créative et exubérante, originale et intelligente, j’étais seulement impulsive et un peu stupide. De tous les Canjura, j’avais l’impression d’être la moins gâtée. Mais la vie m’avait offert un mari extraordinaire pour compenser toute ma banalité, ce qui me convenait très bien.

« Je suppose que t’as bien arrosé ça, pas vrai ? Et j’étais même pas invitée ! Pff, tu me déçois, je ne refuse jamais une cuite ! » plaisantai-je alors que mon état m’interdisait de boire, de fumer et de m’amuser aussi. C’était comme être en prison mais avec le consentement en plus. « Forcément, si tu vas les chercher aux mauvais endroits aussi ! Il te faut une petite latina, une fille avec du caractère et de l’humour, qui parle fort qui rit fort et qui est belle à se damner. Elle va te mener par le bout du nez, te faire faire des choses folles jusqu’à ce que tu te dises que tu ne peux pas la laisser te filer entre les doigts. » Je prêchais pour ma paroisse, je trouvais les femmes du sud tellement plus vivantes et exquises que les américaines snobinardes et fades. Cinzia et moi étions les parfaits exemples de l’exubérance du sud et je nous trouvais douées. Nous n’avions pas attrapé des types comme eux avec du vinaigre, loin de là. Les hommes et leur passion des potiches, ça ne durait qu’un temps. « Je peux te trouver ça, crois-moi ! Maintenant, faut me dire ce que toi tu cherches, ce sera plus simple pour te sélectionner un petit panel ! » J’étais une entremetteuse née, j’adorais que les couples se forment autour de moi et me dire que j’avais contribué à leur bonheur. C’était le genre de choses qui me comblait de joie et d’allégresse. « Wow, wow, WOW ! On se calme Jolly Jumper, t’es de la police ou quoi ? J’en sais rien, je ne connais pas les réponses à la moitié de tes questions ! Je t’enverrai un message quand j’aurais accouché, que tu puisses venir et je ne sais pas encore pour le sexe. On verra bien, j’ai pas envie de penser à ce qui va sortir d’entre mes cuisses pour le moment, ok ?! » Je ricanai en voyant l’expression qu’il affichait. Non, je ne tenais pas vraiment à penser à tout ça, j’étais un peu paniquée et ne sachant trop comment le gérer, j’enfouissais ça dans un coin de ma tête, je ne voulais pas que tout le monde panique à ma suite et il y avait de fortes chances que ça arrive. « Beaucoup d’entre elles sont pleines d’humour mais pas de blagues tant que tu ne sens pas que la conversation s’y prête. Elles viennent pour des conseils, du coup elles vont te raconter des détails sordides, balancer une blague ce serait mal perçu mais détends toi, sois égal à toi-même et ça devrait aller. » Je lui donnai une tape dans le dos avec douceur pour le mettre en confiance et le déstresser un peu. Il ne fallut pas longtemps pour que les premières arrivantes pointent le bout de leur nez et tout se déroula à merveille jusqu’à ce que l’ex compagnon de l’une d’elles débarque, armée d’un revolver. Dante m’attrapa pour me mettre derrière lui avant même que je n’ai pu penser à intervenir ou à bouger. Le malade repéra Greta dans la salle et l’agrippa par les cheveux, bien décidé à la ramener chez eux. « Michael, posez cette arme et lâchez Greta, nous pouvons discuter calmement ! » lançai-je de derrière l’armoire à glace qui me servait de garde du corps.
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Lowen O'Connor
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MessageMar 2 Aoû - 10:10

Oui, c’était vrai tout ce qu’elle venait de dire, et lui était plutôt bon cuisinier mis n’avait aucun gout pour les couleurs et la mise en place… Il haussa les épaules, doucement, avec un petit sourire aux lèvres. Tatatata ! Je suis d’accord avec toi pour Santi, mais ne te dénigre pas ! Tu es douée très douée pour l’assemblage et tout ça ! Tu n’as pas forcément le même style que lui, mais tu n’as pas non plus comment dire ça… la même sensibilité. Moi tu vois, j’ai la sensibilité d’une petite cuiller, j’suis un gros bœuf, je ne sais pas décorer. Des préjugés ?Non à peine ! Même s’il exagérait fortement sa description, il n’en restait pas moins qu’il pensait quand même comme cela. Et concernant les femmes, au final, il était plutôt d’accord avec elle – qu’elle soit Latina ou pas- il lui fallait effectivement quelqu’un avec du caractère de l’humour, quelqu’un qui pourrait le supporter mais aussi, et surtout quelqu’un avec de l’esprit. Forcément, le physique comptait pour beaucoup dans la balance aussi, il ne fallait pas le nier. Il fallait un minimum d’alchimie entre eux. On dirait que tu lis dans mes pensées, c’est un peu flippant ! dit-il en plaisantant tandis qu’elle renchérissait sur le fait qu’il devait dire ce qu’il cherchait. Le souci était là, c’est qu’il ne savait pas trop, il était difficile pour ce genre de choses, beaucoup plus difficile qu’une file pour une nuit ou deux. Ta description me va à ravir, je ne veux surtout pas d’une cruche superficielle. Tu vois il faut de l’intelligence, de l’esprit, de la répartie et pas quelqu’un qui te passe de la pommade juste pour avoir ta carte de crédit ou juste parce qu’elle est trop « in love ». les oui amen, je les appelle, c’est insupportable. Il se tut quelques secondes avant de continuer Et niveau physique, je ne saurais pas te dire, faut juste que j’accroche, mais j’ai une préférence pour les brunes. Il adorait les brunes, qu’elle soit blanches comme un cul, un peu basanées ou noires, mais là non plus, il ne trouvait pas que ce soit spécialement le sujet.

Il se passa une main dans les cheveux avant d’enchainer sur des questions, plein de questions de sur sa grosses, son futur bébé. Il eut un petit ricanement lorsqu’elle dit qu’elle ne voulait pas penser à ce qui allait sortir d’entre ses cuisses. Ah ! Le carnage ! Dire que c’était soi-disant un des plus beau jours de la vie, il se demandait comment près avoir un truc comme ça de son corps, avoir souffert, cela pouvait être le plus beau jour de sa vie. Quelque chose lui échappait totalement, c’était clair, mais il ne se voyait pas poser la question à la future maman. Oh ? Tu gardes la surprise pour le sexe ? Mais sinon, ça marche pour le texto ! Bon, vu qu’elle ne voulait pas vraiment répondre à des questions sur sa grossesse, il enchaina sur sa « mission » d’aujourd’hui ! Compris, pas de blague ! Il savait bien se retenir quand il le fallait. Les dames ne tardèrent pas à arriver et finalement tout se passa à peu près bien –ou du moins il avait réussi à ne pas gaffer-, lorsqu’un homme arriva armé d’un révolver, s’approcha d’une femme pour l’agripper par les cheveux. Il doutait que l’intervention de Lyla aide à grand-chose et il ne pouvait pas foncer sur le mec, un coup risquait de partir et de blesser ou de tuer quelqu’un par inadvertance. Le mieux serait de s’avancer prudemment pour lui retirer son arme… ou sinon… Elle a raison vous feriez mieux de lâcher votre arme, même si vous partez vous serez arrêté par la police. Il y a trop de témoins qui ont vu votre tête, et en plus il y a des caméras qui prouveront nos dires. Si vous ne lâchez pas votre arme, vous êtes foutu, alors ne soyez pas stupide. Tout en parlant il s’était avancé vers l’homme, priant le ciel pour qu’il ait un minimum d’intelligence et qu’il ne soit pas totalement fou… sinon il risquait fort de finir à l’hosto ou à la morgue avec une balle dans le corps. Il fallait régler vite la situation parce qu’il craignait que Lyla ait des contractions et accouche sur place et ce n’était franchement pas le moment. « brillante » idée qu’ils auraient pu mettre en scène pour détourner l’attention de l’autre abruti, mais malheureusement il n’avait pas encore le don de télépathie. Il s’approcha, pour n’être au final plus qu’à deux ou trois mètres. Il sentait son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine. Là, c’était certain qu’il ne pouvait pas rater sa cible si l’autre se décidait à tirer. Qu’est-ce qu’un type comme ça voulait entendre ? Que sa femme n’était qu’une bonne à rien qui méritait ce traitement ? Possible. Ou alors peut-être qu’il avait besoin d’entendre de tas de compliments totalement faux à son égard.Pensez à votre famille, qu’est-ce qu’elle fera sans vous ? en priant pour qu’il ait des gosses sinon ça serait le plan le plus foireux de toute l’histoire On sait très bien tous les deux qu’elle ne pourrait pas s’en sortir sans vous. Vous êtes l’homme de la famille, celui qui ramène de l’argent, celui qui fait vivre les siens. En espérant qu’il ne soit pas au chômage mais vu le regard de l’homme, il avait l’impression d’avoir touché juste. Alors lâchez votre femme, elle ne mérite pas votre attention ou que vous finissiez en prison à cause d’elle. Trou du cul. Qu’est-ce qu’il ne fallait pas dire quand même. Il lui tendit la main pour récupérer son arme, l’homme sembla hésiter. Si vous la lâchez, et que vous repartez, tout le monde ici oubliera cet incident… n’est-ce pas ? Il s’était tourné vers les autres. Bien sûr que non, personne n’oublierait, mais ce n’était qu’une parole en l’air qu’un mensonge… Malgré tous ses essais, malgré qu’il soit maintenant hésitant, l’homme ne semblait toujours pas vouloir lâcher l’arme. Et puis merde. Il saisit la main qui tenait l’arme rapidement, la détournant de Greta, mais il avait mal calculé son coup, il avait pensé profiter de ce moment d’hésitation pour arriver à lui soustraire… mais un coup parti. Il lâcha le révolver de surprise. Il n’était pas touché, Greta et son mari semblaient également entier. Tout le monde va bien ? demanda-t-il d’une voix blanche, ne faisant guère plus attention à l’homme. Pitié que le coup n’ait touché personne.

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Lyla Gambino
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MessageVen 12 Aoû - 19:56

J’étais atteinte de cette maladie rare qui consistait à vouloir à tout prix caser tous les gens que je connaissais, ça tenait moins à ma propre situation qu’à mon envie d’être entourée de gens heureux. C’était déjà quelque chose que je faisais de façon régulière à l’époque où j’avais décidé de me préserver pour une durée plus ou moins indéterminée. J’aimais imaginer les gens ensemble et leur prévoir un avenir radieux. Mes cibles favorites restaient mes frères, du moins, ceux qui étaient encore célibataires et que je n’épargnais pas. Muñez était ma cible privilégiée pour la simple et bonne raison qu’il ne savait pas me dire non. Il en avait vu, des collègues à moi, des potes de passage et des filles que j’avais croisées et que j’avais trouvé parfaites pour lui. D’ailleurs, s’il s’était bougé un peu plus vite, il aurait sans doute pu attirer l’attention et l’affection de Cinzia. C’était une femme comme elle qu’il lui aurait fallu, une jeune femme pétillante avec du caractère et un cerveau, qui aurait su lui faire oublier son mariage raté et toutes les autres. Elle aurait su ranimer en lui ce que j’avais parfois l’impression qu’il avait tué volontairement pour ne plus avoir à se soucier de ce qui lui faisait de la peine. Mais depuis qu’il avait Daya dans son quotidien, j’avais la sensation qu’il reprenait goût à ces petites choses sur lesquelles il avait tiré un trait et qui, pourtant, revenaient dans ses habitudes avec un certain naturel. Alors trouver la partenaire idéale pour Lowen serait un jeu d’enfant, j’en étais persuadée. Des tas de filles se battraient pour avoir le droit à un rendez-vous avec l’avocat. Les new-yorkaises mieux que personne savaient combien il était dur de trouver un homme gentil dans la faune que représentait la population de la ville et encore plus un bon parti doublé d’un gentil garçon. Je ne doutais pas de trouver preneuse quand je lancerais les grandes recherches. Et comme j’affectionnais les femmes de ma propre communauté, j’étais certaine que l’une d’entre elles ferait bien mieux l’affaire qu’une blanc-bec sans saveur et sans odeur. Je le détrompai concernant le sexe de mon enfant, nous n’avions seulement pas encore eu d’annonce officielle et je ne voulais rien dire avant d’être sûre, de peur de me faire une idée et d’être déçue. Je me fichais d’avoir un garçon ou une fille, j’avais simplement peur que ça change tout entre son père et moi. La grossesse avait apporté son lot de petites obsessions qui me rendaient malade d’angoisse quand je m’y attardais.

Je n’avais jamais peur de mourir, surtout pas quand j’étais sur le terrain, dans l’uniforme des secouristes de New York, je ne m’étais jamais trop posé de questions mais là, derrière un des hommes de mon mari, j’étais terrifiée et je me sentais trembler comme une feuille. Je n’avais pas peur pour moi mais pour l’enfant que je portais et que je ne voulais pas condamner avant même qu’il ait pu voir le visage de son père ou bien le doux rire de sa tante. Je m’agrippai de toutes mes forces à Dante alors que Tony était allé fumer sa clope à l’extérieur et le regrettait probablement amèrement. J’avais l’impression que ça faisait des heures que nous nous regardions tous en chien de fusil et que la panique ne cessait de grimper par vague, bientôt, j’imploserais littéralement. Je n’aurais de cesse de me détester pour ça, parce que je me montrais comme une petite chose fragile et que je m’étais juré que ça n’arriverait plus jamais après mon agression. Dante se saisit de ma main pour la presser dans la sienne et me rassurer. « Ne t’en fais pas, il va se calmer et on va rentrer, Lyla. » me murmura-t-il alors que l’avocat avait l’air de prendre les choses en mains. Le coup de feu partit et manqua de me faire faire un arrêt cardiaque alors que mon rempart m’obligeait à me baisser. Je me relevai, me sentant ridicule alors que Tony s’était jeté sur le détenteur de l’arme te l’avait salement plaqué au sol, lui tenant la tête contre avec une véritable rage qu’il contenait tant bien que mal. « Tu vas bien, Lyla ?! » « Ou-Oui, ça va ! » Je me redressai, constatant que la balle avait effleuré ma manche et je remis ma veste en place pour le dissimuler, je ne voulais pas me retrouver cloitrée. Dante m’examina pour en être sûr et je me rendis compte qu’il saignait. « Tu es blessé ? » « C’est rien qu’une égratignure ! » Il repoussa mes mains, voulant probablement abréger pour m’emmener en lieu sûr. « Faut appeler la police et les secours, ok ?! Lowen, tu pourrais me trouver de quoi faire pression et venir m’assister s’il-te-plaît ?! » J’obligeai le sicilien à s’asseoir et fis de mon mieux pour limiter le saignement alors qu’on évacuait la pièce, la petite sauterie était terminée. « Lucky va plus jamais me laisser sortir, il ne voudra plus que je vienne ici. Je n’ai plus grand-chose hormis le centre, je vais devenir folle et pourtant, c’est de ma faute si Dante est blessé ! » Je fondis en larmes, submergée par une crise d’une terrible envergure. Le blessé par balle tentait de me rassurer alors que Tony se tenait aux aguets. Lorsque je fus enfin en état d’articuler, reniflant à intervalles réguliers, je me tournai vers Lowen. « Je suis désolée… Je ne contrôle plus rien dans cet état ! Je vais devoir trouver un truc plus calme jusqu’à mon accouchement, sinon, je ne tiendrais jamais jusque là ! Tu pourrais sortir mon téléphone de ma poche et appeler mon mari, s’il-te-plaît ? Colle le téléphone à mon oreille, j’aimerais qu’il vienne me récupérer… »


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