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Same old story Ft Luciano
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MessageMar 7 Juin - 18:36

Same old story

What if I say I'm not just another one of your plays? You're the pretender Δ Victoria & Luciano


Les tensions qui habitaient la relation fraternelle de Lyla et Victoria n’étaient plus tant faites de colère ou d’incompréhension que de non-dit et de mensonges. Leur dernière rencontre ne s’était pas vraiment passée comme elle l’avait imaginé, elle qui était venue dans le seul but d’apaiser les discordes qu’elle avait elle-même provoqué, c’était vu frappé d’une vérité qu’elle n’avait su délivrer. Ce n’était pas faute pour sa cadette d’avoir affiché une véritable envie d’aider, sans jugement prononcé, mais la réalité de son existence restait encore sous couvert, la jeune femme n’était pas prête à abandonner l’image de perfection qu’elle avait montée de toute pièce ni à reconnaître que celle-ci n’avait pas existé bien longtemps. Ainsi, elle avait quitté le domaine Gambino en laissant les doutes et les accusations de Lyla intacte, refusant même d’admettre que les éléments que cette dernière lui avait présenté avaient un tant soit peu de sens, en lieu et place de cela, elle s’était braquée, avait jouer les âmes innocentes choqué devant des idées qui selon elle, sortait tout droit d’une imagination un peu trop fertile et naïve.

Dire qu’elles étaient encore en froid serait un bien grand mot, une coquille semblait tout de même s’être brisée et l’annonce de la naissance d’une descendance Canjura avait grandement apaisé ce moment de mal-être, Lyla ferait une excellente mère et de cela, elle en était persuadée, concernant Luciano, elle ne demandait qu’à voir…Même si elle s’était déjà plus ou moins fait une opinion sans fondement.

Afin de sceller leur réconciliation et de façon à détourner les regards de sa propre personne (pour une fois volontaire), la plus âgée des filles Canjura se décida à contacter sa mère, arguant qu’il serait la bienvenue d’organiser un des fameux repas de famille, histoire de rassembler tout le monde autour de cette annonce de bonheur et comme elle l’avait escompter la matriarche sauta sur l’occasion. Il ne lui fallut que quelque jour pour rappeler sa fille et lui demander de passer sous un prétexte quelconque, une histoire d’organisation lui avait-elle dit et Victoria lui avait alors promis de passer en fin d’après-midi, pas longtemps avait-elle précisé, il faut dire qu’elle avait beaucoup à faire professionnellement parlant en ce moment.

***
« Lyla est enceinte »
« Quoi ? c’est une super nouvelle ! » Elle lui adressa un sourire et hocha la tête. « Hum je capte un léger manque d’enthousiasme, t’es pas contente pour elle ? » Victoria lança un regard appuyé à son mari. « Bien sûr que si je suis contente Ty. Je ne dirais pas que je trouve pas ca un peu rapide, mais ca ne veut pas dire que je suis pas ravie de devenir tata. Je suis pas un monstre, ca va ! » « Oh tout de suite, c’est pas ce que j’ai dit, j’aurai penser que tu serais sans doute un peu plus démonstrative c’est tout. » Elle s’affairait dans la cuisine à faire la vaiselle en fredonnant. « Je vais voir avec mama pour lui organiser un petit quelque chose, c’est assez mignon pour toi ca ? » Elle lui adressa un sourire amusé tandis qu’il la rejoignait et passait ses bras autour de sa taille, avant de déposer un baiser dans son cou. « Tu sais ce qui serait encore plus mignon, si c’était toi qui étais enceinte. » Elle se raidit soudainement et se figea. C’était un coup bas totalement gratuit et particulièrement blessant et bien qu’il sache très bien ce que ce genre de remarques pouvait lui faire ressentir, il ne semblait même pas le prendre en compte. « Je sais, je sais, ne m’arrache pas les yeux, ca m’a échappé, c’est rien, je suis désolé chérie. » Elle ne répondit pas, elle se contenta d’ignorer les sentiments qu’il venait de provoquer chez elle, ce qui deviendrait sans doute difficile durant les neuf prochains mois. Un rappel constant de ce qu’elle n’aurait jamais.

***
Elle avait garé sa voiture devant la maison familiale et alors qu’elle en descendait-elle reconnu la voiture de son beau-frère, sa mâchoire se crispa et elle poussa un soupir. C’était une blague, une mauvaise blague, ça sentait la mère Canjura à un million de kilomètres, puisqu’elle n’avait pas su la convaincre elle-même, elle avait décidé de le faire de façon détournée n’est-ce pas ? Elle avait décidément horreur d’être prise au piège de la sorte. Elle passa tout de même le pas de la porte, bien résolue a ne laisser personne lui dicter sa conduite, elle avait promis de faire des efforts, très bien, elle comptait s’y tenir, mais il était hors de question de se perdre dans le processus, si elle et Luciano devaient s’entendre alors il devrait lui aussi s’appliquer à faire des efforts et cela commencerait sans doute par une petite conversation.

Malgré les demandes constantes de sa mère et de son mari, la jeune femme n’avait pas voulu présenter ses excuses à Luciano le jour du mariage, elle s’était contenté de sourire et de prétendre. Elle estimait que s'ils devaient parler, ce n’était ni le lieu, ni l’endroit et quelque chose lui criait intérieurement qu’elle avait ce jour-là pris la bonne décision, mais quand était-il d’aujourd’hui ? Aujourd’hui, il n’y avait plus d’excuses, plus de témoins gênants et plus de bonheur à risquer. Aujourd’hui était peut-être exactement l’opportunité qu’ils leur fallait, restait à voir si elle sonnerait une trêve ou le début d’une guerre sans relâche.

« Mama, je suis là. » Elle s’avança dans le salon et y trouva sans grande surprise Luciano assis dans le canapé en pleine conversation avec la mère de famille.  Elle afficha un sourire un peu forcé et déposa son sac sur l’un des fauteuils. « Luciano, quelle….surprise ! Je crois que les félicitations sont de rigueur, je suis ravie pour toi et Lyla. » Son sourire perdit de son imposture pour se muer en quelque chose à mi chemin entre la sincérité et la mélancolie. «  Je vais te chercher à boire querida. » lui lanca sa mère en collant un baiser sur sa joue avant de quitter la pièce. Évidemment tous au abris, qui pourrait reprocher à la maîtresse de maison de chercher à fuir la situation qu’elle avait elle-même mise en scène. Victoria s’assit sur le fauteuil qui faisait presque face au canapé, croisa ses jambes et déposa ses mains sur ses cuisses.

« Je crois que je te doit des excuses. Je n’aurais pas du t’attaquer comme ca la dernière fois, c’était déplacé et puéril et j’en suis désolé. Maintenant, que les choses soient claires Luciano, je n’ai toujours pas confiance en toi en ce qui concerna ma sœur. Elle marqua une courte pause, choisissant soigneusement les mots qu’elle allait employer pour tempérer ses propos. Mais je suis toute à fait enclin à te laisser prouver que je me trompe et que je ne suis que l’espèce de garce que tout le monde veut bien croire que je suis. Elle agita sa main, mimant des cercles invisibles avec son poignet. et crois moi j’espère vraiment, vraiment faire fausse route, pour le bien de ma sœur et de votre bébé. » Puis comme pour finir, elle afficha de nouveau ce sourire qu’elle savait si bien feindre.

Alors Luciano, le calme ou la tempête ?
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La cruauté est essentielle si l’on veut conserver le pouvoir. Sans elle, on apparaît faible et les adversaires en profitent. Comme les chiens : celui qui aboie le plus fort devient le chef de meute. [Saviano]

MessageJeu 16 Juin - 0:08





Qui sème la prévoyance ne récolte pas la pénitence.
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Avant même que Lyla et moi entretenions une véritable relation sérieuse, j’avais toujours été accueilli chez les Canjura comme il se doit. Ses frères aînés me saluaient avec respect. Son père se méfiait autant que nécessaire, mais sans exagération, bien qu’aujourd’hui, il n’y avait plus trace d’un éventuel manque de confiance. Pour Muñez, j’étais un ami apté à rivaliser avec ses talents de Gamers sur Fifa 2016. Nous étions incapables de nous départager, et ce n’était pas faute de jouer souvent, aussi régulièrement que je ne m’attablais chez les Canjura sans raison particulière. Je me sentais bien dans les murs de cet appartement. L’ambiance me rappelait celle du domaine avant la mort de Fedele. Ce fut certainement l’élément déclencheur de mes visites répétées. Ici, on ne parlait pas de son absence. On ne partageait pas nos plus beaux souvenirs avec le disparu, ces réminiscences devenues trop lourdes d’émotions. Je ressentais le manque de lui chaque jour, chaque soir, chaque nuit. Certes, j’allais mieux, mais ma peine me revenait systématiquement comme un boomerang en plein visage, sans jamais crier gare. Dans ces moments-là, je songeais à l’être béni qui grossissait dans le ventre de mon épouse et je souriais béatement, conquis par la nouvelle et heureux que tout le monde s’en réjouisse sans poser de questions embarrassantes. Rita, aussi adorable pouvait-elle être, était capable de changer d’humeur en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire ou le penser. Elle nous avait d’ailleurs offert une démonstration de force avant la célébration des noces, se montrant dure, indifférente à la nervosité de sa fille, parfois même un peu désagréable avec moi, oubliant le respect qu’elle m’avait témoigné jadis. Je ne lui en voulais pas.

Si je doutais que son unique but était la réussite du mariage, la seule personne que je tenais pour responsable du "lunatisme" de la matriarche, c’était Victoria. Notre première rencontre me laissa tout, sauf un souvenir impérissable. Elle se comportait comme l’enfant prodigue de la Bible, à la différence qu’elle ne baissait jamais la tête. Elle se sentait plus légitime que quiconque, parce qu’elle avait fait des études, car elle cultivait la perfection de sa petite vie aux yeux des autres et qu’on lui accordait plus de droits qu’à quiconque. Aurait-elle été plus humble qu’elle n’en aurait pas joué. C’était visiblement trop lui demander. Quant à moi, ses diplômes, je me torchais le cul avec. Son union ? Pfff… pour ce qu’il était ! D’après les informations reçues de la bouche de mon épouse elle-même, il n’était pas une franche réussite puisque sous ses airs de bon gars, son mari n’hésitait pas à l’humilier à la première occasion et l’abri des regards ou des oreilles indiscrets. Pauvre fille. Au lieu de se rebeller, elle se vengeait sur les mauvaises personnes en se comportant comme une garce de première. Elle allait jusqu’à toiser quiconque s’opposait à elle d’une quelconque façon et moi, je n’étais pas en reste. Elle ne m’impressionnait pas. Je n’avais même aucune raison de faire des efforts pour ma femme au vu de leur dernière conversation. Dès lors, lorsqu’elle était dans les parages, méprisant son statut au profit du mien, je l’ignorais savamment, ce qui paraissait lui convenir pour mon plus grand bonheur. J’aurais tout donné pour que rien ne change d’ailleurs, mais elle ressemblait à sa maman par bien des aspects. Elle était aussi instable que la lune.

Alors que je racontai à ma belle-mère quelques anecdotes de mon voyage de noces – Lyla s’était montrée plutôt discrète sur le sujet – dissimuler mon exaspération quand l’avocate m’aborda releva de l’exploit, d’autant qu’elle semblait décidée à se foutre de ma gueule. Je passais énormément de temps dans ce salon. Sa surprise, c’était du cinéma… bien qu’à tout peser, elle était si absente qu’elle avait dû rater un épisode capital de la série « Canjura » : j’étais ici chez moi. « Tu veux quelque chose, Luciano ? » poursuivit Rita toute prête à se plier en mille pour son ingrate de fille. « Non, merci. Si j’ai besoin, je me servirai. Je connais la maison. » lui répliquais-je avec aux lèvres un charmant sourire qu’elle salua d’un signe de tête avant de s’éclipser. « Presque autant que toi. Tu le saurais si tu branchais ton GPS un peu plus souvent. Enfin, je crois que je dois te remercier.» J’étais convaincu que ce serait les seuls mots que je lui adresserais de tout l’après-midi. J’en aurais mis ma main à couper et je fus heureux de ne pas avoir chatouillé les pieds du Diable. Victoria semblait profiter de ma présence, non pas pour s’excuser, mais pour régler ses comptes en utilisant un repentir décousu. La vicieuse. Tout ça pour se donner bonne conscience, car si je haussais le ton pour la remettre à sa place, on n’entendrait que sa maladresse, et non ces perfides manipulations.

Je levai donc le nez de mon GSM et je l’écoutai avec une attention somme toute raisonnable, un sourcil arqué, presque outré qu’elle ose s’asseoir en face de moi, comme si nous étions de vieux potes, comme si nous avions des tas de choses hyper importantes à nous dire. « Non ! Tu n’aurais pas dû, tout comme tu devrais éviter de blasphémer en exprimant des regrets que tu ne penses même pas. » lançais-je comme un pavé dans une mare. Elle m’éclaboussait de sa condescendance, très bien, je l’inonderai de la mienne. « De toi à moi, pour que les choses soient en effet bien claires entre nous, est-ce que tu crois que je vis pour gagner ta confiance ? Que je dormirai mieux en sachant que la grande Victoria Canjura m’apprécie ou me respecte ? Non, mais parce que la question mérite d’être posée. » À l’aise, je déposai mon téléphone sur la table du salon et je me laissai aller contre le dossier du divan, jambes croisées, l’un de mes bras trouvant sa place sur l’accoudoir et l’autre surmontant le fauteuil. « Je n’attends rien de toi. Tâche donc d’en faire autant. Ce serait dommage que tu gaspilles ton énergie pour une cause perdue, d’autant que les murs ont des oreilles chez les Siciliens. Il se raconte que ton mariage n’est pas une franche réussite et que dans ton couple, tu n’es peut-être pas celle qui porte la culotte comme il te plaît de le faire croire pour ton image. C’est à ça que tu dois utiliser ton temps, essayer de faire de ta vie une réussite. » C’était d’une bassesse sans précédence, mais la fin justifie les moyens. Je me moquais éperdument qde l’impact sur Lyla, car s’il était bien une chose dont j’étais certain, c’était qu’elle n’avait pas besoin d’un personnage tel que celui-là dans sa vie, qu’elle soit sa sœur ou une simple amie. Plus vite elle débarrasserait le plancher de notre porte, mieux ce serait pour tout le monde. Son épouse le comprendrait aisément dès qu’il lui rapporterait cette conversation sans aucun scrupule, non pas pour se cacher derrière son tempérament, mais pour désamorcer toute situation de crise pour de mauvaises raisons. « Chacun ses combats, Victoria, et toi, tu ne fais partie des miens. Sur ce, comme je vois que tu t’ennuies et que tu ne sais pas quoi faire de tes dix doigts, rends-toi utile pour changer. Retrouve ta place dans la cuisine au lieu de jouer les princesses modernes. Et, tant qu’à faire, apporte-moi un verre d’eau, tu seras mignonne. »


 






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“Vos parents vous ont souvent dit de ne pas jouer avec moi. Je suis la contradiction. Je suis le feu de sang-froid. Toujours avec le sourire, toujours avec les brûlures, tous les jours à quelques centimètres de la rupture. Petit sauvage est né dans la jungle de béton. Il y a les rêves que l'on fait. Il y a les rêves qui nous font. ”

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MessageLun 20 Juin - 20:18

Same old story

What if I say I'm not just another one of your plays? You're the pretender Δ Victoria & Luciano


Il fallait le voir avec son air assuré, trôner au milieu du salon comme s'il s’agissait là de son foutu palais, nan décidément, il lui suffisait de jeter un œil un chouia observateur au personnage qui se mouvait devant elle pour avoir envie de soupirer, elle ne comprenait vraiment pas ce que sa sœur pouvait lui trouver, il était juste l’archétype même du mec sûr de lui et égocentrique, quoi que cela n’était pas toujours des défauts, tant et bien qu’ils seraient bien dosés mais chez lui, il y avait quelque chose de dérangeant, une lueur tangible qui lui faisait douter de cette bienveillance douteuse qu’il semblait vouloir jeter à la figure de qui voulait bien faire fi de tout le reste. En soi Victoria n’avait rien de particulier contre lui personnellement, en d’autres circonstances, elle aurait même pu l’apprécier, mais et bien que Lyla semble s’en contenter parfaitement, il la cantonnait au rôle de matrone, un petit retour direct dans les années 50 et avec le sourire s’il-vous-plait. Il était loin de pousser sa nouvelle épouse vers le haut, de l’encourager à exploiter l’intelligence et la force dont elle était dotée, non en lieu et place de cela, elle avait l’impression de voir un futur brillant s’éteindre doucement sans que personne ne s’en alerte une seule seconde. Dans ce contexte comment pouvait-on vraiment lui reprocher d’être un tant soit peu dure avec son beau-frère, mais surtout avec sa petite soeur ?

Elle lui adressa un sourire clairement feint, bon dieu, elle lui ferait bien valser cette assurance de merde. « Oh, mais mon GPS n’attend qu’une invitation Luciano, loin de moi l’idée de débarquer dans ton domaine sans être annoncée. » Oui parce qu’on pouvait bien lui reprocher de ne pas être venue plus tôt, toujours était-il qu’elle n’avait pas reçu de proposition avant celle de sa sœur qui n’avait pas vraiment donné le résultat escompté à son grand regret. Elle s’installa face au Sicilien dont le nez était plongé dans son téléphone, elle ne s’attarda pas vraiment sur ce détail, pour la valeur qu’auraient ses excuses de toute façon, elle avait cru cerner un minimum le personnage et se doutait bien qu’il n’en avait cure, après tout cette inimitié semblait tout de même réciproque.

Elle était venue avec la véritable envie de s’excuser, elle connaissait son tempérament et savait que l’emportement la saisissait facilement et convenait parfaitement que son comportement passé bien que justifier par ses pensées était inacceptable et parfaitement idiot. Ainsi quand bien même elle pouvait être butée et subversive, elle savait aussi reconnaître ses torts, les exprimer en était tout autre. La suite était en somme toute d’une évidence qui aurait frappé même le plus détaché des esprits, ca ne prenait pas et c’était tout à fait regrettable et quand bien même en réalité, elle se fichait comme de l’an quarante de l’opinion que son interlocuteur pouvait avoir d’elle, elle avait une véritable envie que les choses s’apaisent un minimum parce que si luciano était le cadet de ses soucis, il était aussi désormais un membre à part entière de sa famille et le père de l’innocent qui grandissait au creux du ventre de sa sœur et si, il y avait bien une chose qui leur avait été inculqué avec ardeur dans ce foyer, c’était que la famille était et devait avoir priorité sur tout, quoi qu’il en coute, quoi qu’il advienne. Ils avaient été testés à de nombreuses reprises, de par leurs nombres, de par les choix de vie de tous et chacun et les caractères d’une différence presque dissociative, mais les valeurs des Canjura avaient sus plus ou moins dépasser les embûches que la vie leur avait présenté.

Elle ravala une seconde ses pensées et tacha de se tempérer autant qu’elle le pue, il était hors de propos qu’on puisse considérer qu’elle n’avait pas fait sa part d’efforts, elle ne cherchait pas à devenir amie avec lui, mais simplement de dépasser un départ catastrophique pour amorcer un futur qui de toute façon leur était imposer, un peu plus modéré. Elle croisa ses bras contre sa poitrine, sans lâcher du regard son beau-frère, s'il espérait la voir plier, il pouvait toujours attendre, néanmoins, elle n’était pas aussi stupide qu’il semblait bien vouloir le croire. « Ses excuses ne sont pas juste là pour faire jolie Luciano, je suis vraiment consciente que j’ai dépassé les bornes et je le regrette et si je ne peux de toute façon pas revenir sur ce qui a été dit, je suis tout de même assez raisonnable pour le reconnaître. Elle laissa planer un silence qui ne dura que quelque seconde avant de poursuivre sur sa lancée. Mais je ne suis pas non plus là pour afficher un sourire et feindre une opinion qui n’est pas la mienne, que ca déplaise ou non c’est, autre chose, je préfère de loin la franchise à un simulacre balancé comme ca ! Tu n’es pas obligé d’y croire et encore moins de les accepter, c’est a toi de voir, mais je tenais tout de même à reconnaître mes torts parce que nous sommes désormais de la même famille et c’est important pour moi, même si mon opinion et j’en conviens bien n’est pas celle qui t’importe » C’était dit, il pouvait bien en faire ce qu’il voulait, laisser ses paroles s’évaporer, dormir dessus, les prendre en considération…le choix lui revenait à lui et lui seul car elle doutait que l’impact que cette relation conflictuelle pouvait avoir sur sa femme ne lui parles plus que cela de toute façon.

Au vu des suites de cette conversation, il était à douter qu’elle se révèle plus fructueuse que celle qu’elle avait partagée avec Lyla et quand bien même la présente lui passait au-dessus, elle gardait un goût terriblement amer de la précédente qui s’était révéler être une véritable gifle a bien des égards. Elle n’en avait rapporté qu’une partie seulement à son mari qui s’était empressé de savoir si elle avait fait preuve de réserve et de retenue, il tenait tant à voir les choses s’arranger entre elle et sa famille pour une raison qui lui restait tout à fait étrangère, mais qu’elle n’avait pas tant questionnée, prenant conscience d’elle-même qu’il avait probablement raison et connaissait l’importance qu’elle attachait aux liens qu’elle pouvait avoir avec sa fratrie, quand bien même elle n’était pas toujours très douée pour le démontrer. La bassesse dont fit preuve Luciano la scotcha littéralement, elle resta silencieuse tandis qu’il laissait entendre à demi-mot les pensées exprimer par son épouse quelque temps auparavant. Elle brûlait littéralement de l’intérieur, bien qu’elle n’en laissât rien paraître mise a part cet éventuel silence qui pouvait être interprété comme bon semblerait, elle était en colère contre sa cadette qui avait là fait preuve d’une traîtrise qu’elle ne reconnaissait pas et qui la laissait littéralement pantoise. Elle avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour lui faire comprendre qu’elle faisait fausse route et lui sortir cette idée semble-t-il plus ancré qu’elle ne l’avait imaginé. « Tu devrais sans doute vérifier tes informations mon cher Luciano, les on dit ont toujours eu bon dos néanmoins, ils sont à prendre avec des pincettes, je ne devrais pas te l’apprendre, un homme de ta carrure à bien du s’en rendre compte par lui-même non ? Sinon je te conseille vivement de revoir certaines bases. » Elle afficha de nouveau ce sourire amer, elle qui luttait à présent contre l’envie de claquer la porte, sur lui, sur sa sœur et sur tous ceux qui pensaient savoir de quoi il parlait. Personne n’était en mesure de comprendre ce qui se passait entre les murs clos de sa maison et elle ne comptait pas voir sa vie s’afficher en plus preneur. Elle n’avait rien demandé à personne, si ce n’est de rester en dehors de son couple et justement pour éviter ce genre de remarques brûlantes et blessantes. Une chose était pourtant d’autant plus claire, cette aura fourbe et médisante autour de lui et qu’elle semblait être la seule à voir venait de prendre forme à l’instant. Si vraiment, il était persuadé de savoir, alors ses paroles ne faisaient de lui qu’un être abjecte et sans aucune compassion….merci Luciano, il n’y avait désormais plus de doute dans l’esprit de la jeune femme. « Enfin pense ce qui te plaira, je sais exactement où se trouvent mes priorités et ou mon temps vaut la peine d’être posé et visiblement, ce n’est pas ici avec toi, mais rassure toi mes efforts et mes combats n’ont rien à voir avec toi, mais plutôt avec ma sœur et ce bébé qui j’espérais viendrait au monde dans un climat plus apaisé, mais comme tu le dis si bien, chacun ses priorités... Personne ne devait lui avoir appris s’être père voulait aussi dire ranger son égo dans un coin, peu importe il l’apprendrait bien par lui même, en tout les cas osait-elle l’espérer. Quant à ce verre d’eau, je te suggère d’aller le chercher toi-même, je peux être d’une maladresse parfois et je ne voudrais surtout pas ruiner tes fringues hors de prix ! »
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Luciano Gambino
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La cruauté est essentielle si l’on veut conserver le pouvoir. Sans elle, on apparaît faible et les adversaires en profitent. Comme les chiens : celui qui aboie le plus fort devient le chef de meute. [Saviano]

MessageDim 3 Juil - 0:08





Qui sème la prévoyance ne récolte pas la pénitence.
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Je n’étais pas réputé pour être un gars sympathique et avenant avec la gent féminine. L’une de ces représentantes vous dirait le contraire qu’elle serait une fieffée menteuse ou drôlement naïve. Jusqu’ici, ma seule exception avait été Lyla, parce qu’elle était différente et surtout faite pour moi. Elle était parvenue à faire ressortir le meilleur de ma personnalité. On ne pouvait pas en dire autant de sa grande sœur. Avec elle, je me montrais particulièrement désagréable. J’en faisais des tonnes. Sa superbe m’horripilait. Sa prétention était presque insultante d’ailleurs. Alors, non, je ne faisais strictement aucun effort pour me dévoiler sous mon meilleur jour. Pourquoi l’aurais-je fait ? Elle me jugea sans me connaître, comme le font les idiots une fois qu’ils sont confrontés à quelqu’un de plus intelligent, ce qui les oblige à se remettre en question et à accepter que sur cette terre respire fatalement son maître. Elle n’était pas le mien. Je n’en avais qu’un et il contribua à ma mise au monde. Qu’avais-je donc à craindre d’une impudente du genre ? Qu’elle remonte la tête de ma femme pour qu’elle me déteste autant que Victoria nourrissait pour moi du ressentiment ? Qu’elle lui intime le désir de se battre pour son indépendance ? Qu’elle essaie seulement. Je lui souhaite cependant beaucoup de courage. Elle ouvrira la bouche pour déverser son fiel qu’elle serait reçue.

Mon épouse m’aimait profondément. Nous nous disputions, comme tous les couples normaux. Nous nous lancions parfois des horreurs au visage, mais jamais elle n’autoriserait qui que ce soit à me noircir sans réagir. Tout ce qu’elle gagnerait, c’était abîmer une relation fraternelle qui était loin, mais très loin d’être au beau fixe à cause de Victoria et de son comportement. Elle m’en livrait un bel exemple d’ailleurs. Au lieu de se contenter de ses excuses, ce qui aurait eu le mérite d’ouvrir le dialogue entre nous, elle les chargea de reproches et de mises en garde. Elle se permit même d’ajouter en précisant qu’elle n’avait nullement confiance en moi. Étais-je censé m’en offusquer ? Me méfier d’elle ? Pensait-elle vraiment que je pourrais en être peiné ? Non ! Je la trouvais seulement culottée de prétendre, sous le poids de ma première offensive, que le mieux pour moi était de la croire sur parole. « Si elles ne sont pas là pour mieux m’insulter derrière sans que ta conscience en souffre vis-à-vis de lyla, pourquoi ne pas t’être contenté de ça ? » persiflais-je en lui accordant un peu plus d’attention cette fois. « Je te l’ai dit, Victoria, ce que tu penses de moi ne m’intéresse pas. Je n’avais même pas besoin que tu viennes à moi pour faire amende honorable. À quoi ça sert de le faire pour le faire aussi mal ? » Car, elle gâchait tout. Absolument tout. Se doutait-elle seulement que sa sœur frappa à la porte de mon humanité pour que je tende une main secourable à l’idiote qui me manque de respect, encore et toujours, sans se lasser ? Elle me fatiguait.  ce rythme, je finirai par me lever et l’abandonnai au milieu du salon de ses parents. C’était tout ce qu’elle méritait, mais le grand gamin dans mon sein avait envie de lui rappeler d’où elle venait et qui elle était, à savoir, une femme. Son diplôme et son sourire fat n’y changeraient strictement rien.

Si je fis preuve d’une bassesse sans nom ? Évidemment ! L’attaquer sur ce que Lyla soupçonnait vrai concernant son couple n’était pas vraiment utile si mon seul but avait été de la blesser. Et, au départ, il l’était. Je voulais voir ses traits se tirer sous la colère, la peine ou la honte d’être prise en défaut. Et puis, petit à petit, parce que j’avais promis à sa cadette que j’essayerais d’en apprendre plus sur ses présomptions, je baissai la garde et poser sur elle un regard inquisiteur, mais d’un genre différent. Il ne la toisait plus, il l’observait et l’épiait. Se pourrait-il que l’instinct de Lyla ne la trompait pas ? Tout portait à le croire, plus encore maintenant qu'elle reprenait la parole. Son discours ressemblait plus à un plaidoyer en faveur de l’agresseur que du réquisitoire pour rendre justice à la victime et pour la première fois depuis que je l’avais rencontrée, depuis le début de cette conversation également, elle me rappela ma fiancée quand elle était sous la coupe de Ruben. C’était fini depuis longtemps, mais elle avait peur de tout et surtout de ce qu’on pourrait penser d’elle. L’opinion des autres cadençait sa vie. Elle se cachait du Bronx lorsqu'elle sortait avec moi. Pouvais-je donc en déduire que Victoria était bel et bien en proie à un pervers narcissique ? Un gars qui lui ôte tous ses moyens ? Car elle pouvait bien donner le change en demeurant la plus impassible possible. Elle était aussi en droit de se débattre avec les mots qu’elle maîtrisait somme toute à la perfection compte tenu de sa profession. Mais, je n’étais pas dupe. « Pourquoi tu te justifies, Vicky ? Tu as vraiment envie de me donner cet avantage-là ? Tu sais que c’est l’apanage des faibles pourtant. Allez, puisque nous sommes d’accord et que tu ne veux plus perdre ton temps avec moi, qu’est-ce que tu fais encore là ? » Je la poussais à me fuir au plus vite pour ne plus grimper l’échelle de la violence. Elle monterait en escalade. Elle commençait par les insultes. Elle se matérialisait en remarques désobligeantes. Jusqu’où s’arrêterait-elle ? Jamais je ne lèverais la main sur elle. Je ne la secouerais pas non plus. Non seulement, ce n’était pas mon genre de cogner sur une femme, et en prime, elle ne m’atteignait pas assez pour j’en arrive à de telles extrémités. Il se montra simplement odieux, qu’elle s’éclipse, pour son bien à elle puisque je n’hésiterais pas à déposer toutes les cartes en ma possession pour qu’elle sorte de ses gonds. Elle n’aurait même pas besoin d’afficher sa colère distinctement. Elle manquait de dignité à lutter pour préserver ce que son mari semblait lui avoir volé depuis longtemps.

Elle aurait mieux fait de se lever et d’aller me le chercher ce verre d’eau. Ça lui aurait peut-être permis de réfléchir et de reparaître plus humble. « Ah...Vicky, tu essaies tellement que ça te rend touchante de volonté. » dit-il lentement, presque sincère. « Je ne sais pas ce que tu cherches. Pourtant, j’aimerais bien pouvoir te donner ce que tu veux, sauf que contrairement à toi, je ne me justifie pas. Ça ne fait pas partie de ce que je sais faire. Mais, je vais faire un effort, parce que tu commences à me faire de la peine. » Sa détermination méritait cependant un effort de ma part, pas tant par respect, mais parce qu’elle serait la tante de mon enfant et que je ne pourrais rien contre ça. Je ne pourrais l’interdire de le voir et de l’aimer. Bien sûr, je m’arrangerai pour limiter au maximum leur rencontrer. Je ne manquais pas de moyen. Mais était-ce le jeu que j’avais envie de mener ? De gagner ? « Tu dois être tellement malheureuse pour te rabaisser à ça, à t’attaquer à quelqu’un comme ça, sans avoir les armes pour le faire efficacement. » Je n’eus pas le temps de continuer que Rita émergea de sa cuisine avec, entre les mains, un plateau pour nous sustenter, une bouteille d’eau et des verres. Je la remerciai chaleureusement pour ensuite m’astreindre au silence. Il était si pesant que la mère de famille, consciente que l’atmosphère n’était pas au beau fixe, préféra quitter à nouveau la pièce. « Ta mère est quelqu’un d’adorable comme elle le veut. Est-ce que tu peux l’être toi aussi ? Est-ce que tu es capable d’arrêter ton petit numéro pour discuter avec moi comme une adulte ? Tu me rappelles les chiens qui aboient, mais qui ne mordent jamais. Ça te fait perdre toute crédibilité. Si c’est comme ça que tu te comportes avec ton mari, et c’est ce que les rumeurs que je chéris tant a l’air de dire, je comprends que ta sœur s’inquiète pour toi. Alors, on va mettre un terme à cette discussion stérile une bonne fois pour toutes. Oui, j’aime ta sœur. Non, je ne ferai rien qui pourra les nuire et tu es la seule à ne pas t’en rendre compte, parce que tu es tellement absente et tellement centrée sur toi-même que tu n’es pas fichue de voir la vérité en face. Ici, chez toi, tout le monde m’apprécie, tu ne t’es pas demandé pourquoi ? Tu as donc si peu d’estime pour ton père pour t’imaginer qu’il s’est laissé abusé par ce que tu penses de moi ? J’ai probablement tous les défauts dont tu m’accuses, mais tu es coupable des mêmes crimes. Si je ne vaux rien, alors, tu n’es qu’une sous-merde. Est-ce que tu es une sous-merde, Victoria ? Est-ce que ton mari fait si bien son travail qu’il a réussi à t’en convaincre ? »  




 






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“Vos parents vous ont souvent dit de ne pas jouer avec moi. Je suis la contradiction. Je suis le feu de sang-froid. Toujours avec le sourire, toujours avec les brûlures, tous les jours à quelques centimètres de la rupture. Petit sauvage est né dans la jungle de béton. Il y a les rêves que l'on fait. Il y a les rêves qui nous font. ”

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MessageLun 4 Juil - 22:34

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What if I say I'm not just another one of your plays? You're the pretender Δ Victoria & Luciano


Était-il vraiment en train de lui reprocher de vouloir faire preuve de franchise ? Préférait-il vraiment les simulacres ? Elle avait bien du mal à comprendre ce personnage qui se mouvait face à elle, certes, elle s’était fait une idée peut-être un peu rapide le concernant, notamment de par son affiliation qui n’était pas vraiment un secret pour elle, elle avait vu assez de chose dans le cadre de son travail pour ignorer le nom qui était le sien et c’était justement cet élément-là qui jouait en la défaveur de Luciano, celui là et cette assurance qui tirait plus sur l’impudence qu’autre chose. Il avait beau répéter qu’il n’attendait rien d’elle, il était pourtant encore là, assis dans le salon de ses parents, il était aussi encore là à s’adresser à elle. Pourquoi ? Parce qu’il prenait plaisir à lui balancer des sous-entendus ? Pour sa femme ? Au final, cela n’avait que peu d’importance. Victoria s’était mise en tête de converser avec son beau-frère et si elle avait bien eu conscience que ce ne serait pas chose aisé, si ils ne devaient pas s’entendre alors ils ne s’entendraient pas, mais au moins les choses auront été posés de façon claires, tout comme elle l’avait été avec Lyla lorsqu’elle était venue la rencontrer sur le domaine.

Cette visite lui laissait encore un goût plus qu’amer sur le palais, elle n’avait pas imaginé que les choses puissent tourner aussi mal et que leur lien puisse se briser aussi nettement, les fissures qu’il avait subies au fil du temps l’avaient fragiliser, mais cette fois-ci, c’est une véritable cassure qui s’était opérée, et cela, à son grand regret. Cela la peinait plus qu’elle n’aurait pu l’exprimer, mais les mots qui lui avaient été jetés étaient bien trop durs et cruels pour pouvoir, les laisser, voler et disparaître.

« Je te l’ai dit, quand bien même je souhaite te présenter mes excuses, je ne veux pas prétendre que tout est parfait dans le meilleur des mondes, ni toi, ni moi, ne sommes idiots Luciano. Quant à ma façon de procéder, elle ne te convient peut-être pas néanmoins elle a le mérite d’exister. »

Cette conversation était décousue qu’il s’agisse du fond comme de la forme et bien que cela lui soit difficile, elle était prête à ravaler un peu ses mots et ses airs dominants ne serait-ce que pour aujourd’hui. Pourquoi cet acharnement au fond, elle le savait bien, il n’était ici pas vraiment question de remettre en cause l’amour que le sicilien pouvait porter à sa toute nouvelle épouse, il n’en avait jamais été question, ce qui la tracassait profondément était d’imaginer qu’un jour ses agissements puissent se répercuter sur sa petite sœur, c’était là le fond de la question, quand on baigne dans une structure aussi violente que celle des gangs, elle imaginait bien difficilement que l’on puisse être le plus pacifiste des êtres et la dernière chose qu’elle pouvait concevoir était que Lyla puisse finir par vivre les horreurs qu’elle-même encaissait au quotidien. Cela aurait pu donner bien plus de sens à son comportement, mais c’était là des arguments qu’elle ne pouvait ouvertement afficher.


« Je ne me justifie pas, je n’estime pas avoir à le faire, ma sœur a toujours eu une imagination particulièrement fertile et je pense ne rien t’apprendre en te disant que quand elle a une idée en tête, il est plutôt difficile de l’en faire démordre, quoi qu’il en soit mon mariage n’est pas le sujet. Elle poussa un soupir lorsqu’il lui demande une énième fois pourquoi elle était encore là et si l’envie de lui balancer qu’elle était après tout chez elle la démangeait, elle n’en fit rien. Écoute Luciano Je ne suit pas venu t’insulter, visiblement la communication ici. Elle avait opéré machinalement un geste de va-et-vient entre elle et lui. Ne passe pas correctement. Nous sommes deux adultes qui savons pertinemment comment manier les mots et il serait quand même bien dommage que nous ne soyons pas en mesure d’avoir une véritable conversation pour mettre les choses aux claires. »

La suite de la conversation, lui fit bouillir le sang, il en ajoutait toujours un peu plus, espérait-il vraiment que dans ces conditions, ils puissent vraiment communiquer ? Pour la première fois depuis qu’elle était arrivée chez ses parents, elle avait envie de partir, elle se disait que tout cela n’avait absolument aucun sens et que c’était peine perdu, il avait été idiot de sa part de penser qu’une conversation mise à plat pouvait changer quoi que ce soit, Luciano et elle ne pourrait jamais s’entendre, pas plus qu’ils ne pourraient communiquer. Tant pis, elle pourrait au moins se consoler en se disant qu’elle aurait essayé, de toute façon les choses s’étaient tellement dégradé entre elle et Lyla que le fait qu’elle puisse avoir des relations cordiales avec son époux ne changerait pas la face du monde.

« Oh, c’est bon Luciano, laisse de côté ta condescendance, tu veux ! » Sa petite réflexion sur le fait qu’elle s’attaque à lui sans armes lui donnerait presque envie de s’esclaffer, mais c’est tellement idiot qu’elle en reste sans voix, de toute évidence ce cher Gambino s’imagine être un espèce de cador intouchable, elle n’a pas la prétention de dire qu’elle est en mesure de lui faire face, mais l’ego masculin était très certainement une machine tantôt fascinante, tantôt absurde. Sa mère fit sa réapparition les bras chargés de victuaille, elle n’affichait pas vraiment son sourire habituel, la jeune femme en déduisit donc qu’elle devait fort bien se douter de ce qui se tramait au sein même de son foyer, peut-être même était-elle en train d’écouter leur échange depuis le début, ce ne serait pas si étonnant que ca après tout. Elle lui adressa un sourire, la remercia et replaça son regard vers son interlocuteur initial. La matriarche de la famille quitta donc la pièce en marmonnant quelque chose du type un coup de téléphone a passer ou peu importait l’excuse qu’elle avait trouvée pour fuir cette confrontation hasardeuse.

« Je ne suis ni malheureuse, ni désespérer, j’essaye juste de remettre les choses un minimum en ordre pour ma sœur et pour votre bébé, mais si comme tu le laisses paraitre, ca ne t’intéresse aucunement, je vais pas me fatiguer plus longtemps. » Cette fois-ci, elle laissait clairement transparaitre son agacement, elle ne l’appréciait déjà pas beaucoup mais autant dire que là, il se donnait beaucoup de mal pour s’assurer que cela ne changerait jamais. Son petit discours qu’il imaginait sans doute être déversé par pure charité termina de l’achever, elle n’avait plus la moindre envie de converser avec lui, si on pouvait appeler ca converser, il s’agissait plutôt d’un numéro de cirque dont l’humour laisserait les foules silencieuses. Comme il devait se sentir fort et important, il était probablement en train de jubiler tandis qu’il déversait ses horreurs, elle avait peut-être fait preuve d’incorrection envers lui et d’acharnement, mais quand était-il de son comportement à lui ? qui viendrait s’afficher comme quelqu’un de réfléchie et de bien-pensant quand il était capable de jeter à la figure d’une femme qu’il imagine battue ce genre de réflexion malvenues ? Non, Luciano n’avait rien d’une grande âme, il n’était pas non plus quelqu’un de bien, peut-être ne l’était-elle pas non plus mais contrairement à lui, elle ne se cachait pas derrière des faux semblants étalés et affichés comme un masque qu’on ne saurait plus enlever.

Elle venait seulement de comprendre qu’elle et son beau-frère n’avaient absolument pas la même définition de « parler comme des adultes » , visiblement si elle voulait échanger avec lui, il lui fallait oublier qu’elle était douée de conscience et d’opinion, ce qu’il voulait, c’était qu’elle le brosse dans le sens du poil, qu’elle acquiesce avec un sourire et qu’elle le laisse gagner, mais c’était une chose à laquelle, elle ne pouvait entièrement se résoudre. Jamais face à lui en tout cas. Jouer son petit jeu ? d’accord. Se perdre dans le processus ? Jamais.

« Tu disais que JE t’insultais, c’est ca ? Elle planta son regard dans le sien, se doutant pertinemment qu’il ne remettrait absolument pas en question cette bile acariâtre qui venait de sortir de sa bouche. Tu veux parler comme des adultes Luciano ? Victoria posa ses avant-bras sur son genou et s’avança un peu vers lui. Très bien parlons sans détour et je te remercierais d’éviter de me parler comme si j’avais cinq ans, ce temps-là est terminé depuis longtemps. Sourire forcé, mais lèvres closes. Je ne remets pas en cause l’amour que tu lui portes, je peine à imaginer que tu te soit décider non seulement à l’épouser, mais en plus à lui faire un enfant si tu n’avais pas un minimum de sentiments pour elle. Non ce qui me pose problème Luciano c’est le milieu qui t’entoure, c’est tout ce que ma sœur pourrait subir parce qu’elle porte ton nom, ce qui me pose problème, c’est cet air que tu amènes avec toi ici, comme si tu avais déjà tout gagné ! On pourra me reprocher de m’inquiéter pour ma sœur, on pourra me dénigrer pour ca, je m’en fiche, je n’ai jamais eu rien d’autre à cœur que de la protéger et si c’est un problème pour toi, j’en suis désolé mais c’est un réflexe qui a la vie dure, je l’ai vu traverser bien trop de chose pour juste rester spectatrice. Alors oui, j’ai dépassé les bornes et oui, je le regrette amèrement, mais tant que je n’aurai pas la certitude qu’elle ne risque rien alors et quand bien même je le voudrais, je ne pourrais pas fermer les yeux sur ce qui me fait douter non pas de toi, mais de la vie que tu lui offres. »

Spoiler:
 
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La cruauté est essentielle si l’on veut conserver le pouvoir. Sans elle, on apparaît faible et les adversaires en profitent. Comme les chiens : celui qui aboie le plus fort devient le chef de meute. [Saviano]

MessageMar 19 Juil - 12:03





Qui sème la prévoyance ne récolte pas la pénitence.
ft la GARCE



Les raisons pour lesquelles je ne coupais court à cette conversation était égoïstes, jubilatoires et curieuses. D’aucunes ne prenaient le dessus sur l’autre. Ce qui ne changeait jamais, en revanche, c’était la vitesse à laquelle je me lassais d’un entretien qui ne mène à rien. Elle était trop butée pour admettre qu’il y a une différence entre présenter des excuses pour un comportement irrespectueux et exprimer le fond de sa pensée. Bien sûr, l’un comme l’autre ont le droit d’être exprimé. C’était son droit le plus strict. En ça, je la rejoignais. Mais, dans la logique des choses, ils ne sont pas abordés dans la même phrase. Au contraire, reconnaître ses torts est une perte de temps puisque l’autre, moi en l’occurrence, n’entendra jamais que le caractère insultant de la suite du discours. Mais à quoi bon me battre pour lui faire entendre raison ? Si je me refusais de croire qu’elle était foncièrement bête – elle n’en avait ni l’allure ni le répondant – elle m’épuisait par son entêtement, entêtement qu’elle rangea finalement au placard pour mon plus grand plaisir. Nous allions enfin pouvoir approcher le véritable fond du problème. Tourner autour du pot, se lancer de basses attaques au visage, ça va un temps, mais personne n’avance. Or, rester là, face à moi, malgré ma mauvaiseté et mon mépris tous mesurés– elle était tout de même un membre de ma famille – signifiait qu’elle ne m’avait pas approché pour satisfaire une envie oppressante de nous disputer, mais pour se débarrasser de sa frustration ou, peut-être de ses inquiétudes. Ce fut suffisant pour que je me radoucisse, rangeant enfin mon téléphone la poche intérieur de ma veste de costume et que je me redresse pour lui accorder toute mon attention. « Très bien. Et que veux-tu mettre au clair exactement ? Qu’est-ce que tu as envie de me dire ? » m’enquis-je ensuite moins vénéneux que précédent. Elle enterrait la hache de guerre. Nous allions enfin pouvoir construire un échange utile et efficace. J’étais donc tout ouïe, prêt à lui répondre franchement, dans la mesure du possible.

Ses craintes, elles étaient légitimes. Toute personne sensée s’inquiéterait de savoir sa petite sœur en prise avec un Gambino. Mais les Canjura ? ils n’étaient certainement pas blanc comme neige. Javier était tout sauf un modèle de non-violence et d’authenticité. C’était un maître de la torture qui gardait ce secret jalousement pour préserver les siens. Ses frères ? Ils prennent quasiment tous part à des activités criminelles par le biais de la MS. Victoria était la seule à être sortie de ce cercle si proche du mien, ce qui le permettait de me respecter et de ne surtout pas me juger. N’était-ce pas ces cadavres dans le placard qui entraîna Olivia dans sa chute ? J’aurais donc pu la trouvée culottée, mais je la dévisageai simplement, me demandant si elle était du genre à accepter un pot-de-vin pour perdre un procès en échange d’une coquette somme d’argent. Non ! Elle portait sans doute sa droiture aux nues, façon simple de se détacher au maximum de ses proches, ne comprenant pas toujours leur choix de vie. Peut-être que, si elle avait fait plus d’efforts les concernant, elle dormirait plus sereinement si, d’aventures, elle songeait à Lyla avant de sombrer dans le sommeil du juste. « Tu ne comprends pas, Vicky. C’est parce que j’ai tout gagné… Je… » J’hésitai, incapable de verbaliser le plus difficile à concevoir pour moi. Ma relation avec sa sœur, notre mariage, notre enfant, je n’avais rien prémédité de tout cela. Avant de la rencontrer, si un pauvre hère m’interrogeait sur ce que je souhaitais ou, pis encore, sur la situation que j’envisageais pour moi dans dix ans, je lui riais au nez en proclamant haut et fort que j’avais le temps, que j’étais jeune, mais que j’espérais de tout mon cœur que rien ne changerait. Parfois, en proie à des sentiments détestables, je resongeais à tout ça et je flippais comme un gosse effrayé par les monstres imaginaires cachés sous le lit en réalisant que mes ambitions étaient égoïstes et qu’il n’y avait de place pour personne d’autre que moi dans ma vie. Que ce sentiment détestable que je mourrai seul et ayant à peine vécu et sans rien construire de plus que mon propre père. Alors, je me surprenais à envier l’amour de ma mère à son égard, sa tablée chargée du rire de ses enfants à chaque repas, ses disputes qui rythmaient notre quotidien quand nous étions plus jeune. En dehors de son foyer, Ettore Gambino était capable de tuer de sang froid, mais bien à l’abri auprès des gens qu’il l’aime et qui l’aiment, il se transformait en homme sensible, attentif et prévenant. Et moi, jusqu’à ce que je rencontre Lyla, je n’avais personne. J’ignorais le bonheur d’adorer et d’être adoré en retour, la douleur occasionnée par la peur de perdre l’être le plus cher à nos yeux. « C’est difficile à expliquer, en particulier à quelqu’un comme toi qui voit ce qui veut bien voir parce que tu es de l’autre côté de la barrière. »

J’aurais pu jouer de mauvaise foi en prétextant que ce dont elle parlait n’existait que dans ses cauchemars les plus fous, que je n’étais rien d’autres qu’un homme d’affaires entreprenant à qui la chance sourit toujours. Mais la prendre à nouveau pour une conne ne nous apporterait rien et ma femme avait été clair en m’invitant à venir en aide à son aînée. Elle priait pour que leur relation retrouve son éclat d’antan et rien n’était trop beau ou impossible puisque dans ma vie privée, le plus important, c’est qu’elle agace autrui d’afficher en permanence son allégresse de sourires insolents. « Mais, il y a une différence entre le milieu et ma famille. Or, en m’épousant, c’est ma famille qu’elle a intégré, pas le reste. Elle n’y a pas sa place. Ça ne la concerne pas directement. Quant au reste…» Sous-entendu les attaques sournoises de mes ennemis qui s’en prendrait à ma famille pour me détruire. « Les risques sont minimes… Elle est en sécurité avec moi et je sais que ça peut te sembler complètement dingue ou que mes méthodes doivent te paraître intrusives parce que je sais toujours où elle est, ce qu’elle fait et qu’elle n’est jamais vraiment seule. Mais, je ne le fais pas pour la fliquer, juste pour la protéger. Nous protéger. » Il était rare que je me justifie de la sorte. Mais, j’étais un frère moi aussi et, si j’avais confiance en Mani, je redoutais toujours la mauvaise nouvelle concernant la Cinzia. « Si tu attends de moi que je te garantisse le risque zéro, je ne peux pas. Je te mentirais et tu n’y croirais pas. Mais, si tu as du temps devant toi, je connais un moyen de te rassurer sur l’efficacité de nos manières de faire. » La solution était simple : l’emmener sur le domaine pour la présenter à ma mère, à mes belles-sœurs, à mes neveux et à mes nièces. Faibles par définition et selon notre façon de voir les choses, il ne leur était jamais rien arrivé. Jamais. La seule représentante de la famille Gambino qui, un jour, nous fit une grosse frayeur, elle le devait à son irresponsabilité et à son métier. Les autres, bien ancrés dans nos traditions, n’avaient jamais souffert de la folie de nos détracteurs. « Compte trois bonne heures. Le temps d’aller sur le domaine et de te faire une idée. Si ça ne fonctionne pas, alors, nous aviserons. » Je me levai pour rassembler mes affaires. « Tu es prête ? »





 






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MessageSam 30 Juil - 23:42

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Cette situation à l’observer semblait insolvable, un affrontement incertain où chacun campait sur ses positions. Victoria se démenait pour tenter de résoudre et dénouer la tension qu’elle avait instaurée entre eux, et cela, sans pour autant perdre ses convictions en cours de route, elle était bien décidée à faire des efforts, mais ne voulais pas nécessairement fermer ses yeux ou se bouche face à ce qui lui semblait essentiel de mettre au clair et la balance entre ces deux éléments était fort difficile à estimer. Le monde de Luciano était bien loin de ce qu’elle aurait souhaité pour sa petite sœur, elle la voulait loin de tout danger, loin de la MS qui entourait chacun des membres de leur famille Canjura et qui avait déjà emporté sur son passage l’innocence et la sureté de ses frères et avait provoquer la perte d’Olivia….La jeune femme avait essayé avec force de venir en aide de sa benjamine, mais malgré ses efforts, malgré les moyens qu’elle avait tenté d’employer, celle-ci semblait être une cause perdue, une âme égarée au milieu des flammes et qui contre toute attente semblait s’y plaire, mais Lyla…Lyla, elle avait les ressources et les possibilités de choisir un chemin tout à fait différent, elle n’avait pas la prétention de dire son chemin à elle, mais en tous les cas, elle n’avait pas imaginé qu’elle irait se fourrer avec la Cosa Nostra. L’avocate ne connaissait que les bribes et les on-dit qui pouvaient se chuchoter au milieu des conversations, dans les couloirs déserts du tribunal, mais elle en avait suffisamment entendu pour prendre conscience qu’entre les bras de Luciano sa petite sœur n’était pas plus en sécurité qu’entourée de leurs frères.

Baisser les armes face à un type comme Luciano n’était pas chose aisé, elle avait beaucoup de mal à faire ce genre de chose surtout quand la façon de faire lui était fortement suggérée, malheureusement, c’était là une habitude à prendre quand on était une femme à notre époque, la patriarchie était encore un fléau loin d’être éradiqué et beaucoup d’hommes quel que soit leur âge ou leur éducation estimaient que leurs sentiments, leur vision priorisait toujours sur ceux de leur opposés et ce n’était pas faute de voir la gente féminine se débattre avec ce problème. Luciano n’y faisait pas nécessairement exception et la raison le concernant en était certainement son éducation, les Italiens au même titre que les Mexicains, bien qu’ils vénèrent leurs mères et leurs filles reste tout de même maître de leur domaine, de leur famille et impose au monde leur dominance masculine, elle en avait conscience, elle avait grandi dans ce schéma et bien qu’elle l’ait parfaitement intégré, elle était aussi bien décidée à vivre avec son temps.  

Ces derniers mots semblent enfin porter leur effet, elle ignore ce qui déclenche chez lui l’ouverture au dialogue et elle s’en fiche pour être tout à fait honnête, le chemin n’a que peur d’importance, la destination est l’information qui lui importe. Il semble écouter, rangeant sa grossièreté avec son téléphone dans la poche de sa veste, peut-être qu’enfin, il va lui aussi lui prouver qu’il est prêt à écouter et entendre, voir, peut-être même essayer de comprendre, en tous les cas, elle l’espère, car il s’agit probablement là de leur dernière possibilité de faire table rase du passé. La jeune femme ne sait pas trop ce qu’il veut dire, ou mène cette pensée, Lyla ? la famille Canjura ? Car oui, il a gagné le cœur de sa sœur, il a aussi gagné le respect de son père, l’acceptation de sa mère, bien que celle-ci soit une femme changeante, quant à ses frères et Olivia et bien, on ne peut pas dire que de toute façon, ils soient particulièrement regardants étant donné leurs choix de vie, sans doute par bien des côtés similaire à celui de l’homme d’affaires. Alors oui, elle ne comprend pas, mais ne demande qu’à le faire en l’instant non ? Il continue ses explications l’assurant d’une véritable barrière entre son milieu et sa famille et bien qu’elle imagine fortement qu’il puisse la distinguer, elle peinait à croire que le reste du monde ait le même réflexe sinon il ne se sentirait pas obliger comme il le dit lui-même de la protéger par des moyens aussi constant que ceux qu’il s’était décidé à employer. Elle ne savait pas quelle était la position de lyla par rapport à cette garde imposé, la connaissant, elle ne devait pas nécessairement s’en préoccuper plus que cela, prenant sans doute cette contrainte comme une partie obligatoire du package maritale Gambino, elle avait bien des difficultés à concevoir d’être surveillé aussi étroitement, mais cela avait au moins le mérite de remplir sa fonction première, veillez a la sureté de la jeune Mexicaine.

Après l’explication, la franchise…Chaque chose en son temps, mais la patience et son effort pour garder sa langue dans sa bouche finissaient par payer, elle commençait à percevoir la psychologie de l’homme assis face à elle et en prenait mentalement note, espérant qu’il ne la pousserait pas à se remettre sur la défensive. Elle gardait les lèvres closes, attentives a ce qu’il tentait de communiquer néanmoins lorsqu’il lui proposa de la rassurer sur les conditions mises en place pour assurer le bien-être de sa sœur, elle leva un sourcil d’un air interrogateur, mais n’eut pas vraiment le temps d’énoncer verbalement son questionnement puisqu’il enchaîna prestement sur son plan improvisé.

À son tour, elle se leva. « J’ai tout mon temps, lui lança-t-elle en jetant un regard à sa montre. Elle attrapa son sac et replaça une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Allons-y, je suis tout disposé à te suivre Luciano, je ne demande pas la lune, je sais que le risque zéro n’existe pas et ce n’est pas ce que j’attends de toi, ce serait absurde et utopique, non, je veux juste avoir suffisamment de matière pour calmer les angoisses qui me font douter de sa sécurité. »

La jeune femme appela sa mère qui déboula d’un air tranquille dans le salon, un peu surprise de les voir tous les deux sur le départ. « Je suis navré mama, Luciano et moi avons quelque chose à faire, je t’appellerai demain pour que l’on reprogramme l’organisation d’accord ? » La matriarche secoua vaguement sa main dans un espace invisible et l’assura qu’il n’y avait pas de problème, elle ne posa pas vraiment de question sur le motif de leur départ précipité, estimant sans doute que de les voir s’éclipser ensemble était sans doute déjà une progression notable. Elle embrassa la vieille femme sur la joue et laissa son beau-frère prendre à son tour congé avant de prendre la direction de l’extérieur.

« Je prends ma voiture, je ne vais pas t’obliger à me ramener après notre expédition, on se retrouve au domaine. » En toute honnêteté, elle préférait continuer cette conversation, les deux pieds sur le sol, les conversations agitées en voiture ne lui avaient jamais réussi et elle en gardait encore et définitivement les stigmates au creux de son ventre, mais c’était encore une information gardée secrètement, une douleur qu’elle ne souhaitait partager avec personne et dont elle refusait de parler jusqu’avec son propre mari. Le trajet lui permit de réfléchir sur ce qui s’était passé chez sa mère et c’est pleine de bonne résolution et ouverte à écouter et voir ce que Luciano avait souhaité lui montrer qu’elle descendit de la voiture, espérant tout de même ne pas croiser Lyla, pas maintenant, la pente était trop glissante pour risquer d’y placer des obstacles, elle s’occuperait des revendications de sa cadette plus tard.

« On y est…Qu’est-ce que tu voulais me montrer ? Est-ce que je dois m’attendre à tomber sur ma sœur ? Notre dernière rencontre ne s’est pas terminée sur de grandes embrassades, mais je ne pense pas que ce soit une information qui te soit inconnue… »
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Luciano Gambino
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MessageLun 29 Aoû - 10:53





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Victoria était et serait toujours une garce à mes yeux, une de celle pas bien méchante, mais assez revêche pour foutre en rogne n’importe quel type, y compris le plus patient, ce que je n’étais pas le moins du monde. Tout au long de cette houleuse conversation, mes a priori à son égard évoluèrent à peine. Pire, j’estimais qu’elle aggravait son cas à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche. Je me surpris même à penser que, si Lyla avait vu juste, si le cher et tendre mari de sa grande sœur la cognait de temps à autre, il y avait de quoi. Une bonne rouste, à l’occasion, devait certainement lui rappeler que les couilles ne poussaient pas sur les bancs de l’université et que l’obtention d’un diplôme ne signifiait pas qu’on les lui avait greffées entre les jambes après qu’elle les ait cueillies. Elle aurait beau faire et dire, elle sera toujours du mauvais côté de la barrière. Instruire les femmes n’avait qu’une utilité pour le sexe faible : être capable d’enrichir une discussion avec son époux une fois ses pieds posés sous une table garnie de savoureux petits plats. Le travail ? ça n’avait d’intérêt que pour l’époux, pas tant financièrement, mais pour éviter l’ennui provoqué par la routine de leur journée et donc enrayer des conflits dont nul n’avait besoin. Ça rendait la vie simplement d’un couple plus facile. Vicky aurait gagné en faveur si elle se cantonnait à ces rôles-là au lieu de ramasser les armes que Lyla posa à mes pieds dans le seul but de mener à sa place un combat qui ne la regardait pas. La sécurité de MA femme ne la concernait en aucun cas. Pourtant, parce qu’elle se radoucit, parce qu’il était évident qu’elle faisait des efforts pour que je me braque le moins possible et parce que ce déploiement d’énergie était la preuve irréfutable que son inquiétude était sincère et non mue par une volonté détestable de me casser les pieds, je pris sur moi pour la rassurer. J’usai d’abord de mots qui ne suffirent pas à la convaincre. Son regard en disait long et, ça aussi, c’était légitime. Mon propos manquait d’informations puisque je cachais volontairement tout ce qui avait trait à mes activités. Je n’avais pas le droit d’en parler. En revanche, j’avais la possibilité de lui montrer ce que nous étions dans l’intimité et l’importance que nous accordions au bien-être des membres de notre famille. Nous étions tous importants les uns pour les autres. Nous vivions tous ensemble, ce qui nous rendait énergivore, mais attachant. Peut-être se détendrait-elle si elle nous découvrait autrement qu’à travers notre nom de famille. J’en profiterai également pour lui parler un minimum du dispositif mis en place pour la pérennité de notre famille. Juste ce qu’il faut. Il n’était pas question de lui rendre des comptes, bien qu’il paraissait évident qu’elle l’attendait. « Vouloir n’est pas toujours suffisant, ma chère, mais essayons tout de même de calmer tes angoisses. » conclus-je en saluant les siens.

Certes, qu’elle préfère prendre sa voiture en arguant un prétexte complètement mal choisi ne me posait pas de problème en soi. Toutefois, il suggérait que la simple idée de se retrouver avec moi lui déplaisait, ce que je trouvais foncièrement dommage. Nous aurions pu poursuivre notre conversation sur un autre ton, celui où je lui livrais les détails sur la personnalité caractérisée des membres de ma famille. Outre nos points communs, nous étions dotés de qualités et de travers qui nous étaient propres. Ça ne l’intéressait pas. C’était son choix. Aussi, une fois passé l’immense portail, je quittai ma voiture un sourire charmant au coin des lèvres. Elle tomberait fatalement dans les griffes d’une Gloria exaltée, d’une Girolama curieuse et de ma grand-mère particulièrement intrusive. J’en jubilais sympathiquement. « Lyla n’est pas là. Tu peux souffler. Pour le reste, tu constateras que le domaine de mes parents est surplombé de caméra. Là-bas, ce sont les chiens de mon père. Ils ne sortent que la nuit. » Ils aboyaient une bonne partie de la journée à chaque fois que quelqu’un traversait l’allée de l’entrée, mais nous ne les entendions plus depuis le temps. « Et cette boule de poil, c’est la mienne. C’est Lyla qui me l’a offerte. J’essaie de la prendre le plus souvent possible avec moi, mais je ne peux pas toujours » ajoutais-je en me penchant sur l’American Staff qui me tournait autour. « Les sentinelles, là, elles sont relevées tous les jours. Il y a aussi des hommes postés un peu partout dans le domaine. » Des hautes tours avaient déjà été dressées pour les rendre plus efficaces. « Et des caméras un peu partout qui envoient leurs images dans le bureau de mon père et dans un autre bureau où des gars les surveillent du matin au soir. Je les plains d’ailleurs. Ils doivent se faire chier. Ceci étant, c’est à l’intérieur que ça se passe, c’est là que tu te rendras compte de ce qui impactent nos sœurs, nos épouses ou nos amis. Allez, viens. »

Je l’invitai à me suivre. J’ouvris la porte. Je m’annonçai. Ma mère passa la tête par la porte de la cuisine. Elle souriait jusqu’à ce qu’elle découvre que je n’étais pas seule. Elle toisa notre invitée, l’ayant à peine reconnue. Je la présentai et elle se détendit d’emblée. « Entre. Tu aimes le café ? Je vais te servir du café. » Elle sortit des gâteaux, l’assomma de questions, interpela ma grand-mère qui clôtura le tableau. Quant à moi, assis à l’autre bout de la table, j’envoyais des messages à Lyla pour lui rapporter ce qui était en train de se passer. Je m’attendais à ce qu’elle me gratifie d’une bonne blague, mais elle était tellement sérieuse que je coupai court. Je m’isolai avec Andrea au salon. Mon père fit une apparition rapide. Elle se résuma à un grognement qui devait signifier « bonjour » suivi d’un grand silence. Je profitai de cette parenthèse inattendue pour délivrer l’hôte et la traîner sous le belvédère. « C’est une forteresse. » affirmais-je en lui proposant une chaise. « Personne n’y entre et personne n’en sort sans que quelqu’un soit informés. On ne sort jamais seul non plus. Mon père est à la tête d’une armée… Parce que c’est un homme influent dans cette ville, qu’il a de l’argent, des relations et que ça la rendu paranoïaque. » chuchotais-je sans préciser que le caractère illégal de nos affaires. Il était plus supposé qu’avéré. Si elle cherchait à remuer la merde, elle ne trouverait rien. Ettore était prudent et nous avons enseigné à tous cette qualité. Autant que cette idée demeure une superstition ou une légende. Rien d’important. « Mais, il le fait surtout parce qu’il aime sa famille. Elle est ce qu’il a de plus important. C’est pour nous qu’il a construit tout ça, pour nous, pour Lyla qui fait partie des siens désormais, pour notre bébé également. Maintenant, peut-être que la menace vient de l’intérieur. C’est ça que tu essayais de savoir ? Si je serais susceptible de lui faire du mal ? Tu sais que tous les hommes ne sont pas des brutes épaisses. »




 






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MessageMer 31 Aoû - 23:25

Same old story

What if I say I'm not just another one of your plays? You're the pretender Δ Victoria & Luciano


Le trajet lui avait permis de se détendre un peu, non pas que les virés en bagnoles aient un effet relaxant sur elle comme cela pouvait être le cas pour certaines personnes, en règle général ca avait même plutôt tendance à l’angoisser surtout quand ce n’était pas elle qui conduisait, mais pour le coup, cet interlude de solitude lui avait permis d’évacuer la tension accumulé dans sa nuque. Une partie d’elle-même peinait à continuer cette mascarade, elle n’avait pas une envie fulgurante de se balader sur le domaine en compagnie du duc de New-York, mais il n’y avait apparemment rien qu’elle ne ferait pour sa sœur, quand bien même celle-ci ne semblait pas vouloir apporter plus de considération à ce qu’elle souhaitait et qui se traduisait par l’acceptation du fait qu’elle ne voulait pas la voir s’immiscer dans son couple. Victoria pouvait voir l’ironie de la chose, parce que c’est exactement ce qu’elle avait fait subir à sa cadette à travers le comportement infecte qu’elle avait adopté envers Luciano, mais contrairement à la nouvelle Madame Gambino, elle, était là à faire amende honorable. Peut-être serait-ce suffisant à redorer son Karma, mais elle en doutait fortement.

Luciano la rejoignit tout sourire, c’était étrange comme un rictus simple et des plus commun pouvait tout changer, là en l’occurrence, elle ne pouvait s’empêcher de se demander si il cachait quelque chose, la confiance ne se gagnerait pas en un jour, peut-être n’existerait-elle jamais entre les deux, mais prestement, elle allait faire comme si et laisser une chance au Sicilien de pouvoir donner réponse à ses inquiétudes. Il la rassura immédiatement, lui indiquant que non Lyla ne risquait pas débouler en furie devant l’entrée de la résidence pour lui sauter à la gorge, immédiatement, il lui pointa les caméras qui fleurissaient un peu partout autour d’eux, elle en aperçut pas moins de quatre en juste un coup d’œil et elle aurait probablement continue de les compter si des aboiements n’avait pas retenu soudainement son attention. Un seul des chiens s’approcha d’eux, ce qui lui convenait très bien, Luciano se pencha vers lui pour lui apposer une caresse bienveillante expliquant à la jeune femme que c’était un cadeau de son épouse, cadeau qu’il regrettait de ne pas pouvoir trimballer avec lui plus souvent. Victoria se pencha à son tour et gratta le dessus de la tête du cabot tout en écoutant Luciano continuer ses explications concernant la vidéo-surveillance. Fort bien, ils avaient donc des chiens, des caméras et des gardes, ca lui semblait raisonnable enfin pour eux tout du moins, mais ca ne la convainquait que partiellement, tout cet attirail était à attendre, il ne surprendrait personne quand on tenait compte de la taille de cet endroit et des personnes qui l’habitaient. « Okay pour l’extérieur, vous n’avez pas lésiné sur la surveillance de toute évidence. Est-ce qu’elle s’en contenterait ? Oui c’était un bon début, mais visiblement ce n’était qu’une mise en bouche et elle ne demandait qu’à voir la suite ? Vous vivez à combien ici au juste ? j’ai cru comprendre que vous étiez plusieurs familles. » Ils vivaient tous sur le domaine mais avec chacun leur quartiers si l’on puis dire enfin en tous les cas c’est un peu comme ca que le lui avait décrit Lyla mais elle ignorait l’étendue de la dominance Gambino. Elle le suivit à l’intérieur sans vraiment se faire prier, Luciano annonça son arrivé et sa mère fit son apparition, elle la reconnut immédiatement pour l’avoir vu au mariage, la matriarche lui adresse un regard dur et plein de jugement puis lorsque Luciano la replaça, les traits de son visage se détendirent et elle lui adressa un mince sourire auquel Victoria répondit immédiatement. Si elle ne s’était pas déjà sentie mal à l’aise et déplacé dans cette maison, cela aurait sans doute été l’élément déclencheur, elle ne laissa cependant rien paraître et suivi la mère et son fils. « Oui, merci, c’est très gentil madame Gambino. » Elle prit place là ou on lui indiqua de s’asseoir, salua la grand-mère qui avait été conviée au festin improvisé et pris soin de répondre aux questions qu’on lui posait. En un sens, elle avait un peu l’impression de se retrouver face à une scénette plus que familière, il n’y avait là rien de bien différent de chez elle et elle comprenait mieux l’aisance de Luciano lorsqu’il se trouvait chez les Canjura, cela devait avoir pour lui un goût de déjà-vu. Son guide quitta soudainement la pièce et la laissa aux mains des deux femmes qui continuèrent de l’assaillirent de question sur son mariage, sa famille, le passage obligé sur les enfants…elle se garda bien de leur tenir son discours habituel sur le fait qu’elle n’en voulait pas, imaginant sans mal le froid que cela pourrait mettre dans la conversation et choqué les idées bien ancrées de ses aînées, qui plus est, elle commençait à être fatiguée de ce discours qui ne représentait en rien ses principes et ses envies, bien évidemment qu’elle aurait aimé avoir des enfants, la vérité, c’est qu’on ne lui en avait guère laissé l’opportunité. Son beau-frère réapparu enfin et l’extirpa des griffes de sa famille pour l’emmener dehors, elle n’en fut pas mécontente même si ces deux femmes s’étaient révélées charmantes et accueillantes. L’endroit était agréable, il fallait bien le reconnaître même si comme il le disait si bien, c’était une forteresse, le genre de contexte dans lequel elle ne pourrait se voir vivre, mais qui visiblement convenait parfaitement à Lyla. Elle garda ses remarques une fois de plus, elle avait bien compris qu’elle n’arriverait à rien en étant elle-même avec Luciano, elle n’avait pas d’autre choix que de se brider pour faire passer les excuses qu’elle avait vainement tenté de présenter, mais qu’il n’avait apparemment pas vraiment acceptées, c’était frustrant, elle aurait aimé s’entendre avec lui, peut-être que le temps ferait son travail ou peut-être qu’ils devraient faire preuve de force pour continuer à entretenir une relation cordiale. « Et ce système à toujours fonctionner ? Vous n’avez jamais eu de raté ? Je ne cherche pas la petite bête, je me demande simplement si un système si bien ancré n’a pas ses limites, c’est tout. Je ne sais pas comment vous faites pour vivre comme ca, sous surveillance constante, c’est essentiel, je m’en rend bien compte, mais c’est assez contraignant au quotidien, vous n’avez pas l’impression d’étouffer parfois ? » Voilà qu’elle s’inquiétait du bien-être du couple, ca pouvait passer pour une première et c’était certainement ce que Luciano se disait mais tant pis, elle n’allait pas s’empêcher de formuler tout ce qu’elle avait envie de dire. Elle poussa un soupir lorsque son hôte laissa imaginer que sa véritable inquiétude le concernait lui et le traitement qu’il pourrait infliger à son épouse. C’était fatiguant, elle le lui avait dit, elle ne remettait en question ni l’amour qu’il lui portait, ni le respect qu’il pouvait avoir pour elle, Luciano lui-même n’était pas le problème, c’était son environnement, c’était son travail…mais elle savait d’ou lui venait cette idée, elle ne doutait pas un instant que sa petite sœur lui avait fait part de ses suspicions concernant Tyrell. Elle se leva un peu vite, plaça ses mains sur ses hanches et plongea son regard dans celui de son vis-à-vis. « Non Luciano, ce n’est pas ce que j’essaie de savoir, je ne pense pas que tu soit de cette trempe et je n’ai jamais sous-entendu que tu pourrais être une menace pour ma sœur…comme je te l’ai dit, c’est ce qui t’entoure qui m’inquiète et je sais pertinemment pourquoi tu me dis ca alors je vais te dire la même chose qu’a ma sœur qui aurait surement besoin d’entendre dire que tous les hommes ne sont pas des brutes épaisses, mon mari y compris…je ne sais pas comment le lui faire comprendre et très honnêtement, je ne vais pas m’y atteler avec toi parce que je suis persuadé que de toute façon, tu n’en as pas grand chose à faire, mais je tiens à ce que les choses soient claires une fois pour toute, je n’ai pas de problème avec toi personnellement, je sais que c’est certainement ce que j’ai pu laisser penser de par mon comportement, mais ce n’est pas le cas et je dois reconnaître que cette visite impromptue m’a donné une perspective différente sur certains points. Son ton était calme et posé contrairement à leur échange du début de journée, elle essayait juste de s'assurer qu'il comprenait ce qu'elle essayer difficilement de lui faire comprendre. J'ai pas envie de me battre avec toi tu sait...»

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MessageMer 7 Sep - 21:56





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Je ne l’emmenai sur le domaine ni pour elle ni pour moi. Je n’avais rien à lui prouver. Elle n’avait jamais rien fait pour moi. Nous ne nous devions rien. Or, nous partagions tout de même un point commun de taille : Lilas. C’était la cause réelle de mon élan de générosité envers sa sœur. Si elle avait persisté à manifester pour son aînée autant de mépris que le soir de ma première rencontre avec Victoria, je l’aurais envoyé chier sans ambages. Il me sembla toutefois, à la supplique de ma bien-aimée d’arracher les vers du nez de son avocate de sœur, qu’il demeurait entre elles un bouton d’amour qui ne demandait qu’à éclore et je n’étais personne pour leur refuser ce privilège. J’étais la pièce rapportée chez les Canjura. Une de plus. Était-ce une raison pour que je ferme ma gueule sous leur toit ? Absolument pas. Ça méritait cependant que je fasse quelques efforts pour le bien-être des membres de cette famille si haute en couleur. Elle ressemblait tellement à la mienne. Je devinais donc de source sûre que Rita se tracassait dès que l’un de ses enfants se disputait, tout comme Girolama se faisait du mauvais sang. C’était le propre des matriarches de grande famille. Elles ont besoin d’avoir tout leur poussin autour d’elle. C’était tant d’explications à mon comportement qui en étonnerait plus d’un, mais avec lequel j’étais somme toute à l’aise. Après tout, si j’étais enclin à ouvrir le dialogue et à faire découvrir à cette femme de loi que Lilas était en sécurité avec moi et dans mon monde, peut-être que Vicky se laisserait aller à quelques confidences. Peut-être que j’apprendrais, non pas franchement, mais par le biais de sous-entendu, qu’elle subissait bien les supplices que lui prêtait sa sœur. Bof… je rêvais sans doute éveillé, mais ça valait le coup d’essayer, j’aurais le sentiment d’avoir atteint mon quota de BA pour tout ce mois. En attendant, je lui présentai Lupara, mon chien, et les quelques têtes que nous croisions sur le domaine. J’attirai également son attention sur les molosses que mon père adorait et qu’il convenait de garder enfermés dans une cage pour ne pas y perdre un bras. « Mes parents et ma grand-mère. Achille, sa femme et leurs enfants viennent de quitter le domaine pour s’installer à Chicago. Il y a Andy, Gloria, ma nièce, mon neveu, Carolia, Lilas et moi pour la famille. Cinzia déménage bientôt. Je ne la compte plus vraiment, il faut que je m’y habitue. » J'égarais l’un de mes points de repère les plus solides, mais elle serait sous bonne garde. J’étais heureux de son mariage avec mon meilleur ami. Pour peur, dans un film, on se dirait que c’est too much. Moi, je considérais que le hasard de leur rencontre avait plutôt bien fait les choses. « Plus tous les hommes qui ont leur quartier avec leur famille derrière le manoir. On peut y aller y faire un tour si tu veux, mais il faudra qu’on prenne une voiture, à pied, c’est long. On espère aussi récupérer Gaby et son épouse bientôt, mais ça me semble compromis. En gros, il y a du monde quoi. C’est comme un petit village… le Vatican, mais en un peu plus petit. » ricanais-je amusé par ma propre blague pourtant pourrie, mais qui n’aurait pas manqué de faire rire Lilas.

Mon épouse, à sa première venue, opposa également un sourire franc à tous les miens, comme si elle était née dans cette maison et la différence entre leurs deux caractères me sauta aux yeux. Vicky était plus réservée. Sa cadette, en revanche, était un rayon de soleil. Son excessivité était un véritable plaisir pour tous ici. Chacun se permettait d’être ce qu’il était malgré sa présence. Elle n’était pas une intruse. Elle était l’amie de sa sœur, conservait sa place et se comportait presque comme une adolescente. C’était tellement plus rafraîchissant que les allures de femmes de Victoria. Girolama, son accent à couper au couteau et ses séquelles de son AVC ne se démontèrent pas pour autant, mais j’aurais préféré que Gloria, gourde au milieu des cruches, évite d’en faire des tonnes pour que notre invitée se sente à l’aise. Elle ne le serait jamais. Elle ne venait pas pour la courtoisie, mais pour des raisons qui peineraient – ou vexerait – les miens. Je leur offris donc l’illusion de la politesse en m’éclipsant pour ne revenir que près d’un quart d’heure plus tard, le temps nécessaire à siroter un café en papotant. « Oui ! Toujours. La seule ratée que je connaisse, c’est ma sœur qui en a été victime, mais elle avait semé sa garde parce qu’elle voulait être tranquille avec son fiancé de l’époque qui va devenir prochainement son mari. Elle a ouvert une brèche et quelqu’un s’y est infiltré. Aucun système n’est infaillible. Si on trouve le moyen de le contourner, on s’expose au danger, mais Lilas en est parfaitement consciente. Elle est prudente, comme elle l’a toujours été. » En particulier à cause de ce qui arriva à Olivia, ce que je tus, ignorant si l’avocate avait été mise au courant ou non. « Pour ce qui est du reste, nous sommes habitués. Ces gens qui sont autour de nous font partie de notre famille. On les appelle par leur prénom. On les salue. On discute avec eux. On connaît leur femme et leurs enfants quand ils en ont. Ce sont nos amis. Ils sont là quoi qu’on fasse.. À peu de chose près. » Un sourire goguenard s’afficha sur mon visage. « Il ne nous étouffe pas, il nous donne justement l’impression que nous ne sommes jamais seul. Le reste du dispositif, on l’oublie aussi. On sait aussi qu’il n’y a pas de micro, on peut parler librement. Ce n’est pas une télé-réalité. On sort quand on veut, on est libre d’aller et venir sur le domaine comme on l’entend. Nous ne sommes pas les cibles qui sont surveillées. Ce n’est pas nous qu’ils observent. » Seuls les potentiels intrus sont susceptibles d’attirer l’attention des hommes surentraînés qui fixent les écrans de leur ordinateur du matin au soir.

Si c’était maladroit de détourner la conversation pour obtenir une confession de ma belle-sœur, je ne la regrettai pas le moins du monde. Une fois encore, le discours sonnait faux avec l’attitude. Alors qu’elle aurait pu me détromper calmement, elle se leva d’un bond, comme si elle était assise sur du poil à gratter ou un coussin péteur. « Ne te mets pas dans ces états-là, je ne voulais pas te froisser. Rassieds-toi, s’il te plaît. » Je tapotai la pierre à côté de moi. « Toi et moi, on ne sera jamais les meilleurs amis du monde, mais ta sœur a autant besoin de toi que tu n’as besoin d’elle, d’où le sous-entendu. Elle t’aime et toi aussi, sinon, tu ne serais pas là. Alors, reprenons depuis le début. Tu es là parce que tu t’inquiètes pour elle, pas vrai ? Et bien, dis-toi que l’inverse est vrai. Elle a peur de ce qu’elle a vu et de ce qu’elle a entendu. Elle est têtue, elle a besoin de concret pour être certaine qu’elle ne ferme pas les yeux pendant que tu fonces dans un mur avec ta voiture tout phare éteint. Je n’y étais pas. Je n’ai aucun moyen de la rassurer par rapport à ce qu’elle croit être la vérité. Alors, j’essaie de savoir si elle se trompe ou si tu as besoin d’aide. Je ne te l’apporterai pas, tu sais, parce que je ne supporte pas que Lilas souffre. Je ne supporte pas qu’elle ait mal d’une quelconque façon. Ça me rend complètement dingue, parce que j’estime qu’elle a déjà eu son lot. En conclusion, je ne pense pas vraiment que tu crois que je suis une brute épaisse qui va la cogner, je crois juste que si ton mari est comme ça, tu sais désormais que tu auras toujours une porte à laquelle frapper et où te réfugier si tu ne veux impliquer personne de trop proche. » Je désignai le domaine d’un geste ample de la main et je me levai à mon tour. « Réfléchis à tout ça. Je dirai à ta sœur que tu es venue et que tu t’inquiètes pour elle. Peut-être que la prochaine fois que vous verrez, ça sera moins tendu entre vous. » Je nous dirigeai vers sa voiture et, avant qu’elle ne l’investisse et qu’elle ne démarre le moteur, je lui confiai ce conseil : « Prends soin de toi, Vicky. Si pas pour toi, fais-le au moins pour les gens que tu aimes. » Que je conclus d’un clin d’œil pour ensuite tourner les talons.

 






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