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Qui s'excuse s'accuse •• Manuel
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Matthew Odair
MUGUET

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MessageMar 7 Juin - 15:18

Deux mois s’étaient écoulés. Deux longs mois pendant lesquels il n’avait pas osé prendre de ses nouvelles. Il n’avait pas voulu en prendre d’un autre côté, il lui en voulait toujours un peu pour ce qui s’était passé –ou plutôt pas passé- à l’enterrement, et avant. Matthew savait qu’il avait merdé avec Cinzia, comme un bon gros con qu’il était. Il méritait largement qu’elle lui fasse la gueule, qu’elle l’ignore MAIS, parce qu’il y avait toujours de mais, il fallait dire que Manuel ne l’avait pas aidé à rester calme avec ses menaces envers Keaton. Il avait mis du temps à digérer tout cela : pour arriver à se faire à l’absence de son feu petit ami, et que Cinzia ne reviendrait pas s’il ne faisait pas le premier pas. Et elle lui manquait, plus qu’il ne l’aurait voulu, plus qu’il ne l’aurait cru. Elle lui manquait, mais il ne s’était jamais senti avant ce jour-là d’aller la voir pour s’excuser, il y avait encore un peu trop rancœur en lui et il ne voulait pas dégrader la situation un peu plus. Et finalement, lorsqu’il jugea que ses ressentiments négatifs à ce sujet étaient à peu près terminés, il chercha  une manière d’aborder de nouveau la jeune femme. Il ne pouvait pas lui écrire ou aller la voir en monde « coucou c’est moi, surprise ! ». Non. Il ne pouvait pas faire ça… parce que ça ne se faisait pas et surtout parce qu’il avait bien compris qu’il devait d’abord se faire « pardonner » par Manuel, il fallait que ce dernier accepte qu’il puisse la revoir pour que tout se passe bien cette fois. Faire les choses pour une fois dans l’ordre ne serait pas mal. Il espérait juste ne pas faire une nouvelle erreur qui cette fois pourrait être fatale à leur amitié. Est-ce que son raisonnement était juste ? Est-ce que c’était bien ça que Cinzia verrait ? Est-ce qu’elle n’y verrait pas là une autre forme de lâcheté ? Plein de questions de se posaient à lui mais il n’avait, malheureusement pas vraiment de réponse. Odair avait beau encore et encore tourner la chose dans son esprit, il trouvait toujours que passer par Manuel en premier était la meilleure des choses à faire bien que cela soit tout sauf réjouissant. S’excuser auprès de Cinzia était une chose qu’il était prêt à faire sans regret si cela lui permettait de la retrouver, s’excuser auprès de l’autre homme c’était tout autre chose pour lui : il n’en avait absolument pas envie, mais pour la jeune Gambino il devait le faire. Il devait passer ce moment déplaisant, en espérant qu’elle y voit par là un acte de bonne foi. Elle le connaissait assez bien pour savoir que les excuses et lui ça ne faisait franchement pas deux.

Il avait décidé qu’il utiliserait son jour de repos pour faire cette escapade. Il n’était toujours pas certain que ce soit l’idée du siècle, téléphoner à Cinzia était quand même quelque chose de beaucoup plus simple, mais non. Il ne voulait pas procéder comme ça, et quand il avait une idée en tête, il ne l’avait pas autre part. Il se dirigea donc vers le logement que le salvadorien occupait – très certainement avec Cinzia, ou pas, il n’en savait rien-. Est-ce qu’il serait là ou pas ? Il n’en savait rien, mais il avait tout son temps. Même s’il attendait des heures devant la porte cela ne le dérangeait pas. Il avait pris son téléphone, un bouquin de la musique pour s’occuper. Il aurait l’air certainement assez gland d’attendre là et il espérait ne pas se faire virer à coups de pieds dans le cul si des « jeunes » traînaient par-là. Ils n’aimeraient certainement pas sa gueule et encore moins qu’il traîne comme ça devant une porte, ce qu’il pouvait parfaitement comprendre.
Et bien sûr il trouva la porte fermée, forcément en arrivant en  milieu d’après-midi, il n’en aurait pas pu être autrement. Bien sûr, il dut attendre dans la rue ou plus précisément sur la porte de palier qui n’était absolument pas abrité du mauvais temps. Et s’il avait fait beau lorsqu’il était parti, le temps s’était subitement couvert comme pour lui faire un pied de nez énorme. Une dizaine de minutes après il se mettait à pleuvoir un peu puis à grosses gouttes.  En moins de dix minutes –peut-être vingt, il avait perdu le fil-, il était totalement trempé. La logique aurait voulu qu’il tente de s’abriter un peu plus loin dans un endroit d’où il pourrait le pister sans finir comme s’il venait de passer sous une douche, mais Matthew avait préféré rester dedans pour être sûr de le voir arriver et mieux encore être sûr de pouvoir lui parler quelques instants.

Combien de temps était-il resté là de cette façon si piteuse ? Une demi-heure ? Une heure, plus ? Là encore il n’en savait rien. Il avait collé ses écouteurs dans ses oreilles et tentait de se concentrer sur la musique plutôt que sur l’humidité qui l’abritait totalement. Il sentait ses vêtements collés à sa peau. Il sentait le froid s’infiltrer dans ses pores. Et lorsqu’enfin, la pluie daigna s’arrêter il fut certain qu’il allait être malade le lendemain ou surlendemain. Là encore, la logique aurait voulu qu’il retourne chez lui se changer, qu’il revienne ici plus tard, mais non. Il restait le cul au sol trempé comme pas permis. Heureusement son faux supplice ne tarda pas à s’arrêter : en effet bientôt la silhouette d’Herrera apparue dans son champ de vision. Il inspira un bon coup avant de se lever, d’arrêter la musique. Maintenant c’était à lui de jouer.
Lui qui devait ressembler à un piteux chien mouillé entre les habits qui dégoulinaient, et ses cheveux qui gouttaient un peu partout. Avant que l’homme n’arrive trop proche de lui, il se passa une main rapidement dans les cheveux pour tenter de… disons d’essorer un peu sa touffe mais en vain. Il la repassa une fois, pour se « recoiffer » si on peut appeler ça être coiffé. Enfin Herrera était à moins de deux mètres de lui et le regard que l’homme lui jeta, il n’aurait su le qualifier. De l’étonnement ? Du dégoût ? Du mépris ? Peut-être un peu des trois, peut-être rien de tout cela. C’était le moment où jamais. Il fit un pas vers lui et lorsqu’il posa le pied au sol, la chaussure fit un petit « flop » trempé. Ridicule, voilà ce qu’il était, mais il n’allait pas se dégonfler… au moins l’autre saurait qu’il avait subi les intempéries pour lui parler, peut-être que cela pourrait jouer en sa faveur, à moins que cela soit totalement le contraire. Bonjour Manuel. finit-il par dire. J’espère que tu vas bien. Faux, ou presque.  Il préférait que l’autre soit en bonne santé pour ne pas que Cinzia s’inquiète. Et s’il ne l’avait pas posé sous forme de question c’était pour éviter d’avoir à y répondre. Je suis désolé de te déranger, mais j’aurais voulu te parler... mais encore, dépêche-toi mec, l’autre ne va pas patienter 300 mille ans que tu te décides à cracher le morceau … et aussi m’excuser pour mon comportement de la dernière fois. Il inspira un bon coup avant de planter son regard dans celui du Salvadorien Comme tu te doutes, si je t’ai attendu sous la pluie ce n’est pas pour faire joli, mais… Il se coupa subitement, faisant une légère grimace. De la diplomatie, bordel de merde Odair ! Choisir ses mots… Ce que je veux dire, c’est que Cinzia me manque énormément, et vu que mon comportement envers toi a été des plus déplorable… Je tenais d’abord à te parler, si cela te va. Bon mis à part la phrase sous la pluie ce n’était quand même pas si mal que ça. Il n’y avait plus qu’à espérer que le bouclé comprendrait qu’il était sincère dans sa démarche envers Cinzia, même s’il ne pensait pas forcément toutes ses excuses.

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Manuel Herrera
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MessageDim 12 Juin - 17:47





Too many pills and not enough kills
ft Freddie Mercury


Il avait oublié jusqu’à l’existence de ce type. Il avait une faculté incroyable à oublier ce qui ne l’intéressait et l’emmerdait profondément quand ça ne représentait plus un danger pour sa stabilité. Il avait maintenu la surveillance le concernant mais était certain qu’il n’était plus un problème. Cinzia ne voulait plus entendre parler de Freddie Mercury et ça l’arrangeait bien, il n’avait pas à se demander si l’autre était vraiment gay ou s’il s’agissait d’une couverture pour amadouer les femmes pour mieux leur sauter dessus quand elles s’y attendaient le moins. Tout était possible, il était bien placé pour savoir qu’un homme était capable de tout pour obtenir ce qu’il désirait ardemment. De toute façon, même s’il l’avait voulu, il était bien trop pris par ses tracas actuels. Entre une fiancée enceinte en-dehors des liens du mariage et une trahison familiale à gérer, il ne savait plus où donner de la tête tout en continuant à mener les affaires de son père d’une main de maître. Il avait beau montrer à sa future femme le visage de celui qui est toujours détendu peu importe la situation et faire comme s’il gérait pour deux, il était terrifié à l’idée que son père puisse apprendre qu’il l’avait mise enceinte sans l’épouser. La tradition était importante chez les Gambino comme chez les Herrera et il avait chié dans la colle à tous les niveaux en ne veillant pas à ce que Cinzia prenne une quelconque contraception régulière pour pallier à tout accident. Ils étaient déjà mariés, théoriquement, mais les noces n’avaient pas été officiellement célébrées et pour le reste du monde, ils étaient simplement fiancés, il n’aurait pas la moindre excuse à opposer quand on lui poserait des questions et il aurait l’impression de cracher au visage de son père et de son beau-père. D’ailleurs, Rafael n’hésiterait pas à lui couper les burnes et à les offrir à son associé pour montrer son mécontentement, regardant son fils aîné se vider de son sang jusqu’à ce qu’il en crève, lui disant d’une œillade combien il était une déception. Il dormait mal la nuit à cause de ça et c’était pire depuis son retour à New York et cette impression qu’il y avait une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Il ne pouvait imaginer que son père se montrerait plus clément maintenant que Jez était mariée à un fils Gambino et que tout s’était passé sans le moindre accroc. Les espoirs qui pesaient sur ses épaules étaient si démesurément énormes qu’il craignait le pire. Pourvu que Carolia parvienne à avancer le mariage et à convaincre Ettore, bien que le cas Achille n’y manquerait pas, dès que Lucky aurait trouvé le courage d’affronter son père. Sa place n’était pas enviable, pas le moins du monde.

Il vivait complètement en décalé et bossait jusqu’à épuisement, quand il se sentait sur le point de tomber endormi, il se reposait quelques heures et repartait, il ne passait chez lui que pour se changer et prendre une douche. Tant qu’ils n’auraient pas entre les mains une solution concrète et du définitif, il ne serait pas foutu de trouver le repos. Il était inquiet, se demandant comment ils allaient pouvoir faire avec cet enfant si le mariage se déroulait dans six mois, comment ils feraient pour cacher la grossesse alors qu’elle aurait un ventre plus gros que les Amériques réunies. Une cigarette au coin des lèvres, les yeux cernés, il avançait d’un pas rapide, essayant de trouver des solutions toutes plus folles les unes que les autres. Ce qui faisait chier c’était cette histoire d’invités à la con. Tout ça pour faire de la lèche à des gens qu’il connaissait à peine et qui se bousculeraient à ce mariage, ce serait l’événement mondain de l’année et ça le faisait profondément chier. Il aurait préféré un petit mariage, dans l’intimité, comme celui de Jez et de Gaby, du moins un peu moins précipité. Il savait pertinemment que sa sœur n’en avait rien à foutre, elle n’avait jamais prévu de se marier et les trucs de princesse ne faisaient pas partie de ses désirs mais il ne put s’empêcher de trouver ça triste. Le fait qu’il s’agisse d’un mariage arrangé n’aidait en rien. Ouais, il ne voulait pas de ça pour lui et Cinzia, en fait, avec le recul et s’ils avaient vraiment eu le temps, il aurait aimé lui offrir le plus gros mariage de tous les temps, le plus extravagant et luxueux, à la hauteur de ses sentiments pour elle. Le problème, dans toute cette histoire, c’était qu’ils n’auraient pas vraiment voix au chapitre concernant leurs noces et que ça la faisait royalement chier. Le tourbillon incessant de ses pensées se stoppa net à la vue d’un type qu’il mit du temps à reconnaître puisqu’il l’avait classé dans les affaires closes. Il ne répondit pas à son bonjour, plissant les yeux avec une malveillance qu’il n’éprouvait que pour un nombre réduit de personnes. Il ne répondit à aucune de ses remarques ou pseudo questions oratoires, le laissant venir, sachant pertinemment ce qu’il était venu chercher. « Si tu avais eu le cran de me dire que tu étais ici pour me sucer la bite histoire que je parle en ta faveur à Cinzia, ça aurait été beaucoup plus rapide et tu m’aurais épargné tes conneries de suceur à deux balles ! Je ne peux pas te blairer, toi non plus, mais j’ai l’avantage sur toi parce que moi, Cinzia m’aime toujours ! Ca m’arrangeait plutôt bien qu’elle ne te voit plus parce que je n’ai aucune confiance en toi ! Si tu veux revenir dans sa vie, il va me falloir autre chose que ton baratin de tarlouze ! Qu’est-ce que t’as qui pourrait m’intéresser ? Qu’est-ce que tu proposes en échange de mon appui pour revoir ma femme ? Allez, magne-toi le cul, j’ai pas toute la journée ! » Son interlocuteur avait l’air choqué, ce qui ne fit qu’accroître l’agacement d’un Mani qui n’était pas au meilleur de sa patience. « Oh, tu pensais peut-être que j’allais t’inviter à monter pour prendre le thé histoire qu’on parle de tes futures tenues de drag queen, Priscilla ! Toi et moi, on a dépassé le stade des bonnes manières et de la politesse, pas vrai ? »







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Matthew Odair
MUGUET

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MessageSam 18 Juin - 18:10

Qu’est-ce qu’il venait foutre ici sérieusement ? C’est ce qu’il se demanda dès qu’il aperçut la sale tronche de Manuel. Il essaya de se rappeler mentalement que c’était pour sa meilleure (ex meilleure) amie histoire de trouver un peu de courage, de cohérence pour parler à Herrera. Bien se comporter, ne pas sortir de conneries sarcastiques allait être difficile mais le devait se tenir à carreaux. Il n’avait pas le choix. Il espérait – en vain certainement-  que Manuel se montrerait un minimum sympathique, ou du moins qu’il ne profiterait pas trop de la situation qui était à présent en sa faveur.  Dès que l’homme ouvrit la bouche Matthew sut qu’il s’était lourdement trompé et qu’il aurait mieux fait de parler à Cinzia en premier avant de dire quelques mots à cet homme. Chaque insulte lui donnait plus envie de partir,  d’hurler, de lui foncer dans le lard qu’autre chose mais il réussit d’une manière étrange à se raisonner. A rester là, sans trop bouger, sans moufter, gardant le peu de sang-froid qui lui restait. Manuel avait cependant raison sur un point : il ne pouvait pas le blairer, par contre pour le reste c’était plus dans le faux. Il pensait bien faire en lui parlant en premier. Il pensait bien faire en disant toutes ces excuses. Encore une fois il s’était juste lourdement, connement trompé. Matthew grimaça légèrement. Comment ça, qu’est qu’il avait qui pouvait l’intéresser ?  Le secouriste n’était pas certain de bien comprendre ce que voulait exactement dire son interlocuteur.  Choqué, peut-être un peu. Il ne s’était pas attendu à ce que cela soit facile,  il pensait que Manuel aurait voulu des preuves qui montrent qu’il tenait réellement à Cinzia mais non. Non, cela semblait bien plus vil que cela de son point de vue : Herrera venait de dire clairement « qu’est-ce que tu as qui pourrait m’intéresser ? ». L’homme ne pensait qu’à lui, voulait peut-être se servir du brun ? Odair n’en était cependant pas tout à fait sûr. Manuel savait pas mal de choses sur lui, il savait donc qu’il n’était personne, qu’il n’avait pas de relations  hauts placées ou bien de l’argent. La seule chose qu’il pouvait proposer était donc son cul, sa personne mais il se doutait que ce n’était pas la réponse que l’autre attendait… à vrai dire une telle réponse, même si elle était presque tentante pour voir le regard de l’autre changer, ne devait pas sortir de sa bouche.

Il n’eut pas le temps de répondre quoi que ce soit, que déjà l’autre devenait limite plus insultant, arrogant. Matthew sentit son poing se fermer et l’envie de lui foutre son poing dans la gueule lui reprit. Il détestait ces clichés homophobes. Il les haïssait, les vomissait. Il aurait voulu pouvoir lui faire ravaler chaque mot. Mais ça n’en valait pas la peine. Il ne voulait pas s’abaisser à ce niveau, Manuel cherchait certainement à le faire craquer pour qu’il perde toute chance de revoir Cinzia un jour. Il voulait mettre toutes les chances de son côté et donc prouver à Herrera sa bonne foi même si cela lui coûtait réellement pour le coup. Comment est-ce que Cinzia pouvait supporter un type aussi… aussi méchant et insultant ? La réponse était certainement, sûrement de la même manière qu’elle le supportait lui fut un temps. Au final, il devait être aux yeux des autres un peu comme le salvadorien l’était pour lui : un connard fini. L’heure n’était plus aux regrets, ni aux tergiversions. Non, maintenant, il devait prendre les choses en main. C’était son « avenir », celui de son amitié avec Cinzia qui était en jeu. Sa dernière chance. Il est vrai que je ne t’apprécie pas, cependant, je suis réellement venu te voir parce que je considère que c’est TOI que je devais voir avant Cinzia. Il se tut quelques instants le temps de déglutir avec difficulté. Il ne devait pas aller dans le reproche, au contraire, il devait mettre le paquet pour que Manuel puisse obtenir ce qu’il voulait : quelque chose qui l’intéressait. Odair ne savait absolument pas comment formuler ses phrases, trop y réfléchir serait contre-productif, Manuel avait l’air pressé.Je n’ai rien à te proposer et tu dois très bien le savoir. Je n’ai pas d’argent, je n’ai pas un carnet d’adresse qui pourrait te servir ou autre chose dans ce goût-là. Non, la seule chose, c’est mon métier, mais je ne vois pas bien en quoi cela pourrait t’intéresser. Sérieusement, qu’est-ce qu’il pourrait bien faire avec un secouriste comme lui ? Pour Matthew : Rien. Mais par contre, je suis certain que tu as une idée derrière la tête. Qu’est-ce que c’est exactement ? Il se tut quelques instants avant de reprendre Et pour que cela soit clair, mon intention première était de venir te voir, non pas pour que tu joues au facteur entre Cinzia et moi, mais bel et bien parce que je pensais que m’excuser auprès de toi en premier était la meilleure des choses à faire. Il fallait qu’il s’arrête-là, absolument, avant qu’il ne recommence à s’enfoncer mais c’était dur. Il dut faire une petite grimace tellement s’il se mordit la langue violemment pour ne pas rajouter deux ou trois remarques sarcastiques. La seule chose que je te « demande » si on peut dire ça comme ça, c’est que tu acceptes que je la revois sans me mettre des bâtons dans les roues. STOP. Son cerveau lui hurlait d’arrêter, mais il ne pouvait pas, il édulcorait déjà pas mal ses propos. Je n’ai pas besoin d’entremetteur, je serai très bien défendre mon cas tout seul… La seule chose que je veux, c’est que si elle ne veut me revoir ou pas, ça sera son choix à elle, pas parce que tu auras glissé quelques mots à son intention de façon positive ou négative. Et Merde ! Stupide petit secouriste qu’il était… venait de sous-entendre que la Gambino était influençable, alors que ce n’était pas vraiment le cas. Bravo, Odair. Bien joué. Il sentit d’ailleurs ses joues s’enflammer en se rendant compte de sa grossière erreur. Je veux juste me racheter auprès d’elle parce que je tiens énormément à son amitié et qu’elle signifie beaucoup pour moi. tenta-t-il de se reprendre sans se rendre compte une nouvelle fois que cette fois ça faisait plutôt lâché de violons. Il n’était vraiment pas un bon orateur, mais l’intention y était quand même. Reprenons donc depuis le depuis le départ, comment mon travail pourrait-être d'une quelconque utilité ? La paperasse que l'on remplit à la fin ? Certains à sauver d'autres pas ? Prendre des choses sur certaines scènes d'accidents ? Qu'est-ce qu'il pouvait il y avoir d'autre, il n'en savait rien, mais peu importait. Il tentait. Il espérait qu'il était sur la bonne voie.

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Manuel Herrera
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MessageJeu 23 Juin - 21:58





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Il n’était pas contre l’idée de proposer ses services à condition d’en tirer profit, un peu moins avec ses proches mais surtout avec les étrangers. Principalement avec ceux pour qui il avait peu de respect et qui n’avaient pas manqué de souligner combien ils le méprisaient. Il ignorait si c’était à cause de son accent qui donnait l’impression qu’il débarquait à peine d’un chargement illégal en provenance directe d’Amérique du Sud ou bien si c’était son côté nonchalant qui était trompeur sur ce qui pouvait vraiment l’agiter mais certaines personnes avaient une fâcheuse tendance à le prendre pour un con. Ce qui était une bien triste erreur de jugement, surtout quand il avait le destin d’une amitié entre les mains et qu’on était aussi doué que Odair pour vexer les gens et leur cracher au visage même quand on venait leur demander une faveur. Manuel était presque quasi certain qu’il n’y accéderait pas, même avec tous les bons arguments du monde. Cinzia s’en sortait très bien sans lui. Il était le seul à avoir réellement besoin d’elle, certainement pas le contraire. On ne pouvait avoir besoin d’une tapette égocentrique dans son existence. Il détestait les gens irrespectueux mais il détestait encore plus ceux qui faisaient semblant que tout allait bien pour vous soutirer un service. Ca, ça le débectait terriblement et c’était précisément ce que cet abruti était venu faire. Il se disait qu’après l’avoir salement offensé et avoir enfoncé le clou en dépit des avertissements, il pourrait venir faire amende honorable et espérer obtenir un petit rendez-vous avec Cinzia ou bien un appui de taille. C’était mal connaître l’animal à qui il faisait face. Mani n’était pas le genre d’homme à se laisser embobiner et à prendre en pitié le premier ingrat venu. Selon lui, avec ou sans sa présence, Cinzia aurait fini par couper les ponts avec Odair pour la simple et bonne raison qu’il la sous-estimait en plus de la traiter avec une condescendance dégueulasse. Lyla était toujours dans le décor parce qu’elle avait été au-delà de son aversion pour le Salvadorien au profit du bonheur de sa meilleure amie. Elle n’avait jamais voulu se disputer avec elle pour celui-ci. Elles n’étaient pas d’accord sur tout et surtout pas sur lui mais elles faisaient avec et ne se battaient plus à ce propos, parce qu’elles s’aimaient plus qu’une divergence d’opinion. Matthew, lui, se croyait investi de la mission de dire au reste du monde combien il avait raison alors qu’ils avaient tort. C’était un prétentieux qui méritait une bonne claque dans la gueule pour le remettre d’équerre.

« Moi ? » Il ne put s’empêcher d’éclater de rire sous le nez de cet abruti qui semblait circonspect. « Pourquoi moi ? Tu pensais que ce serait plus facile ? Que j’avais hâte que tu reviennes dans sa vie ou bien que je suis le connard que tu t’es figuré et que je décidais de tout à sa place ? » Il lui jeta un regard glacial bourré d’avertissement, à la moindre chance qu’il lui offrirait pour lui en coller une, il n’hésiterait pas. « Non, je n’ai absolument aucune idée, c’est toi qui débarque de nulle part et qui squatte devant chez moi pour me parler de ma fiancée qui t’a déjà oublié depuis une éternité. Si c’est tout ce que t’as à offrir, Odair, sérieusement, t’es pas prêt de la revoir ! Si je dois réfléchir à ta place en plus de devoir présenter des excuses à ta place, franchement, ça fait beaucoup et principalement pour le compte d’un type que je trouve aussi antipathique qu’irrespectueux ! » L’imagination était une denrée rare dont visiblement le secouriste n’était pas pourvu. Il semblait peu désireux de retrouver sa meilleure amie pour mettre si peu de cœur à l’ouvrage et ne pas venir avec un argumentaire en béton armé. Il était venu en pensant une fois de plus que tout lui était dû et que tout le monde se prosternerait à ses pieds sur son passage mais il était tombé sur un os nommé Mani. Il ne cèderait rien sans rien et ne demanderait rien. « Tu n’es pas venu t’excuser, sinon t’aurais commencé par là ! T’es venu chercher mon appui et tu t’es dit que pour ça, faudrait que tu t’excuses ! Mais ne me prends pas pour un con, ça a tendance à me rendre moins disposé à écouter ! » Il le toisa, un tic nerveux agitant sa mâchoire alors qu’il sentait ses doigts le démanger et appeler son arme avec force, il ne manquerait à personne. Chaque mot était prononcé dans le but de l’insulter et s’il le laissa déblatérer un moment, le coup finit par partir tout seul. Son front s’écrasa sur l’arête de son nez avec une violence et une rapidité inouïes. Même ceux qui étaient postés à leur fenêtre n’avaient rien dû voir. « Ramasse tes merdes et barre-toi de devant chez moi avant que je ne t’expédie par la peau du cul ! T’as pas une once d’humilité en toi et tu te demandes encore pourquoi elle ne veut plus de toi dans sa vie ? Tu es incapable de voir les autres autrement qu’avec mépris. Elle n’a pas besoin de ta négativité dans sa vie et encore moins de toi ! Rends-toi service et oublie la ! » Il sortit une liasse de billets de sa poche et en jeta trois sur lui. « Ca paiera les frais médicaux pour ton nez ! » Il tourna les talons et sortit ses clés de sa poche prêt à pénétrer dans son immeuble.







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Matthew Odair
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MessageMar 28 Juin - 11:12

Il avait l’impression de soit très mal s’exprimer, soit que Manuel faisait exprès de ne pas comprendre. Les deux étaient possibles, mais il était à présent clair qu’il avait eu tort d’essayer de se « racheter » d’abord auprès du Salvadorien. Tant pis, il se débrouillerait seul avec Cinzia, il essayerait au moins de lui envoyer un message si cette discussion n’aboutissait à rien et si elle ne voulait pas lui parler qu’elle vienne au moins récupérer quelque chose qui à présent, lui appartenait. Il n’avait plus rien à perde et si elle ne voulait plus lui parler, parce qu’elle l’avait oublié comme semblait le sous-entendre Herrera, certes cela ferait mal mais au moins il serait fixé. Maintenant, il allait devoir répondre à l’autre abruti, et il ne savait plus par quoi commencer tellement chacune de ses phrases avait tendance à le mettre sur les nerfs. Manuel était bouché et ne faisait aucun effort quant à lui il n’était pas capable de s’exprimer correctement, clairement alors ils n’avançaient. Pas assez d’imagination, il ne voyait pas quoi proposer à l’autre homme. Agacé plus qu’autre chose, il ne peut s’empêcher de perdre le peu de calme qu’il avait, ce qui n’allait arranger en rien la situation, bien au contraire, il s’enfonçait. Mais putain, je ne pensais jamais que ça serait plus facile, je voulais juste m’excuser, tu as besoin d’un lavage d’oreille pour ne pas comprendre cette phrase ou quoi ? Je ne te demande pas de parler à Cinzia à ma place, je sais très bien le faire tout seul ne t’inquiètes pas pour ça. Il inspira un bon coup avant d’ajouter Alors OUI, j’ai tu tort. OUI je m’excuse. Et, OUI encore je ne t’aime pas, tu ne me supportes pas. OUI encore je n’ai aucune imagination, mais sérieusement tu veux que j’ai quoi à t’offrir ? Tu sais très bien ma situation, tu sais très bien que je n’ai rien à t’offrir. Bien, il avait réussi à canaliser de justesse la phrase sur son cul, pour reprendre Je veux revenir dans sa vie parce que c’est ma meilleure amie, j’ai déconné, je le sais. Si elle ne veut pas me voir, me parler, je n’insisterais pas, mais qui es-tu pour croire que si je m’excuse elle ne voudra pas me revoir. Comment peux-tu être certain qu’elle m’a « oublié » comme tu le dis si bien ? Si tu penses me démotiver, me dépiter ou je ne sais pas quelle connerie avec ces quelques phrases tu te fourres le doigt dans l’œil et bien profond. Tu ne veux pas entendre ce que je dis, tant pis. Je me suis excusé. C’est tout ce qui importe. Il eut un vague sourire avant de continuer Que tu le saches, je la recontacterai. Et c’est elle, et elle seule qui prendra la décision. Et il allait falloir absolument qu’il arrive à l’avoir au téléphone, en sms avant Manuel. Il ne savait pas quelles conneries pourrait raconter Herrera sur lui et il préférait prendre les devants. Tu veux savoir ce que j’ai à te proposer, rien qui ne te puisses t’intéresser, c’est vrai. Mais je peux te promettre de faire tout mon possible de ne pas commettre les mêmes erreurs, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour la rendre, heureuse, la faire rire comme un meilleur ami doit me faire. Etre là pour elle simplement. Il n’était pas du genre à étaler ce genre de « sentiments » et il trouvait juste ça étrange, pathétique, mais au final peut-être que c’est ce que voulait entendre le salvadorien, ou pas. Peut-être que ça allait aggraver son cas.

Et s’il avait essayé là, de se montrer plus avenant, malheureusement il s’était encore mal exprimé quelque part. L’ambiance était toujours aussi tendue et soudain sans qu’il ne voit rien, sans même qu’il s’y attende une douleur sourde le prit dans le nez. Manuel venait de le frapper si rapidement qu’il n’avait rien pu faire. Plus par reflexe, et également pour empêcher le sang de trop couler, il se le pinça doucement. A tous les coups, ce con venait de lui péter. Mais il n’eut pas le temps de réagir plus que  les nouvelles paroles du Salvadorien le heurtèrent de plein fouet. Il savait qu’au fond, Manuel n’avait pas tout tort. Il le savait, mais il voulait changer, un peu, une miette pour elle. Niveau antipathie et manque d’empathie ce type avait quand même l’air d’en tenir une couche aussi mais il préféra se taire. Comme ultime affront, il lui jeta des biftons à la tronche soi-disant pour les frais médicaux. Et le secouriste vit rouge. Alors que Manuel était en train de prendre ses clefs pour entrer dans l’immeuble, Odair se dirigea vers la porte  pour lui « bloquer » ne serait-ce que pendant quelques instants l’accès. Il avait l’impression de bouillir de rage et il tentait se contrôler son envie de lui sauter à la gorge et de le frapper, encore et encore. Pour Cinzia il devait se retenir mais cela le démangeait à un point incommensurable. Pourquoi insistes-tu autant sur le fait qu’elle ne veuille pas me revoir ? Est-ce que ça ne serait pas plutôt par ce que tu aurais peur qu’au contraire elle tienne à moi ? Il eut un faible sourire, il se trompait peut-être lourdement mais tant pis. Je ne l’oublierai pas tant qu’elle me dira ou me fera comprendre qu’elle ne veut plus avoir à faire à moi. Je n’ai aucune confiance en ton jugement. Tu devrais être au contraire heureux, si ta théorie est vraie je vais me prendre un sacré vent magistral ! Il ricana, un peu jaune Ma question est donc simple : SI elle veut me revoir, est-ce que tu vas l’en empêcher par un quelconque moyen, ou est-ce que tu trouveras tous les arguments pour lui prouver que je suis un raté ? Ou bien, est-ce que tu la laisseras juste faire ce dont elle a envie ? Avant de partir, il voulait s’assurer que s’il contactait Cinzia, il avait quand même des chances pour la revoir sans que l’autre con interfère là-dedans. Quant à ton fric, tu peux te le foutre là où je pense. dit-il en lui rendant les billets Je n’ai pas besoin de ta charité, je peux très bien me payer mes soins tout seul… Et il sentait le sarcasme, l’ironie, la connerie arriver. Parce que pour de la chirurgie esthétique, il n’y a pas assez, t’es clairement pas assez généreux. Pourquoi est-ce qu’il avait sorti ça ? Il n’en savait trop rien. Mais après tout cela n’avait aucune importance.

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MessageDim 3 Juil - 8:02





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Pour Cinzia, il était prêt à beaucoup de choses. A prendre sur lui, à supporter des gens qu’il ne pouvait pas voir en peinture mais qu’elle adorait et Lyla en était l’exemple le plus parlant. Tant qu’elle était heureuse et qu’elle ne leur accordait pas plus de temps qu’à lui, il pouvait faire avec et se raisonner pour ne pas l’enchaîner à lui et complètement l’isoler. Il devait lutter constamment pour ne pas succomber à l’envie de la couper du monde. Ce n’était pas par besoin de contrôle – quoi que – ou bien par pure malveillance mais parce qu’il ne voulait autoriser personne à l’abîmer ou à s’immiscer entre eux. Il ne voulait pas que de quelconques amitiés leur fasse du mal d’une façon ou d’une autre. Depuis qu’il avait compris que la Mexicaine était plus souvent de son côté que son ennemie, il ne la voyait plus d’un mauvais œil, appréciant ce qu’elle faisait pour eux, distillant de précieux conseils que Cinzia ne manquait jamais de mettre en application, tôt ou tard. Mais cet enfoiré qui lui faisait face, qu’avait-il fait pour lui ? Hein ? Hormis balancer ses saloperies à la Sicilienne en tentant de la convaincre que non seulement ces fiançailles étaient de la connerie, que ce mariage aussi mais qu’en plus, le type qu’elle avait choisi était une erreur de la nature. Rien que le fait qu’il respire encore après avoir osé insulter Herrera était un miracle et il osait se pointer devant chez lui et tenter de négocier son retour dans la vie de la brunette. Soit. Il pouvait aisément entendre qu’on ne pouvait pas se priver bien longtemps de la présence solaire de sa future femme et il pouvait même entendre que l’amitié qui existait entre cette tapette et celle dont il était amoureux était suffisamment forte pour qu’il vienne lui demander l’autorisation de revenir dans sa vie. Mais si c’était la finalité de toute cette conversation, cet abruti s’y prenait sacrément mal. Le Salvadorien aurait pu consentir à lui offrir le bénéfice du doute pour le bonheur de la personne la plus chère à son cœur mais pas si ça impliquait qu’il se prenne une nouvelle salve d’insultes. Il y avait des limites à ce qu’un homme pouvait supporter et d’autant plus quand il s’agissait d’un homme comme lui. Il le laissa balancer ses conneries et ses insultes sans rétorquer, c’était toujours inquiétant quand Mani la fermait, beaucoup plus dangereux que quand il tenait à répondre à chaque attaque avec véhémence. Parce que ça signifiait qu’il prenait le temps de planifier votre mort dans les moindres détails. Dans ses souvenirs, quand on venait demander une faveur, on le faisait avec humilité, gentillesse et respect. Ils ne devaient pas venir du même monde et ne devaient pas avoir reçu la même éducation visiblement. Il laissa échapper un ricanement qui n’avait rien de joyeux mais dans lequel perçait l’agacement et une rage contenue. « Qui je suis ? TU me demandes qui je suis ? Je suis l’homme de sa vie, sa moitié, l’autre partie d’elle et je sais mieux que toi ce dont elle a besoin ou non ! Tu ne feras rien sans mon consentement, je te conseille de garder ça dans un coin de ta tête ! »

L’autre avec un instinct de survie qui frôlait le néant, c’était la seule explication plausible pour justifier son insistance et sa volonté de passer outre tous les avertissements de son interlocuteur. Plus il déblatérait et plus il aggravait son cas. L’imagination de Manuel était fertile en matière de châtiments mais elle ne l’avait jamais autant été que maintenant. Un petit sourire carnassier étirait ses lèvres et bientôt, il aurait l’occasion de lui faire ravaler ses palabres et ses provocations. « Pour ce que valent les promesses d’un raté comme toi, je me torche le cul avec ! » cracha-t-il avec mépris, le regardant de haut. C’était quelque chose qu’il ne faisait jamais, parce qu’il avait du respect pour toute personne se tournant vers lui pour requérir son aide mais c’était un juste retour des choses pour Matthew. Il se mangea son poing dans la gueule et il crut que ça lui ferait fermer sa boîte à merde pour au moins quelques heures mais il se releva et le suivit jusqu’à la porte de son immeuble. N’avait-il pas une petite once de bon sens ? Il était fou et c’était exactement ce que devaient se dire les gens qui observaient la scène de leur fenêtre. Ils ne voyaient qu’un condamné à mort, ni plus ni moins. Il parlait, parlait et parlait encore alors que la haine de Mani ne faisait que s’amplifier au fil des mots et quand le monstre brisa ses chaînes, il saisit l’autre abruti qui lui tendait ses billets et le plaqua contre la porte de l’immeuble, son avant-bras bien calé sous sa gorge. Ses yeux injectés de sang lançaient des éclairs et son visage n’était plus aussi avenant que celui qu’il affichait au reste de l’humanité. Il était le monstre assassin de son père et ça n’annonçait rien de bon pour le secouriste sidaïque. « Ferme ta gueule ! » lui cracha-t-il alors que son accent était plus fort que jamais, c’était toujours le cas lorsqu’il était dans un état de nerfs qui le faisait flirter avec les limites de la folie. Il lui cogna la tête contre la porte une fois, puis une autre, puis encore une autre jusqu’à ce que l’éclat sur la porte vitrée ne se fendille davantage et que le secouriste ne s’évanouisse. Il le laissa retomber à terre, lui donnant de violents coups de pieds jusqu’à ce qu’il se calme et qu’il sorte son téléphone pour appeler son cousin. On transporta l’énergumène dans un coffre et on l’emmena dans un entrepôt là où ses cris n’intéresseraient personne. Après de longs jours de torture en tous genres, on le largua devant les portes battantes de l’hôpital. Mani espérait pour lui qu’il avait compris la leçon et pour s’en assurer, il vint lui rendre une petite visite quand il apprit qu’il avait repris connaissance. Il avait un bouquet de fleurs dans les bras et quatre hommes avec lui mais il entra seul dans la chambre. Sans attendre une quelconque invitation, il s’installa dans le fauteuil près du lit. « Matthew, dans quel état tu es ! Tu as dû énerver la mauvaise personne, pas vrai ?! »








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MessageVen 8 Juil - 18:42

Peut-être qu’encore une fois il était allé trop loin, mais il n’avait pas spécialement eu l’impression être pire que d’habitude, d’autant plus que ce type lui sortait viscéralement par  tous les trous sans qu’il ne puisse dire exactement pourquoi ? sa façon de parler peut-être ? La façon dont Cinzia était tombée amoureuse ? L’instinct ? Ou juste peut-être la mauvaise foi, parce qu’il n’aimait au final pas grand monde.  Quoiqu’il en soit, et quelle que soit la réponse cela ne changeait en rien au fait qu’il avait poussé le bouchon un peu trop loin–Maurice- et qu’il n’avait que trop tard compris qu’il aurait mieux dû se la fermer et juste repartir la queue entre les jambes. Il aurait pu avoir un rire jaune quand il lui dit qu’il ne ferait rien sans son consentement ! Ahaha, la bonne blague, il avait donc raison –ou dans sa tête du moins- Manuel faisait la pluie et le beau temps auprès de sa meilleure amie. Si Monsieur n’avait pas envie qu’elle voit quelqu’un, elle ne le verrait pas ? C’était pathétique, ridiculement pathétique et vomitif. Le pire, c’est qu’il n’était même pas certain que Cinzia le voit de cette manière. Malgré tout, il avait tenté une dernière fois –selon lui, mais visiblement son point de vue était tout à fait erroné, comme d’habitude en somme- de sauver les meubles, de montrer à quel point il tenait à Cinzia. Les mots, les belles paroles et compagnie, il ne maîtrisait pas, mais il tentait quand même se doutant qu’un mur aurait été plus réceptif à sa demande !

Et il avait vu le regard de l’autre devenir comme fou. D’ailleurs, peut-être était-ce le cas ?
Et puis le reste n’était plus clair. Sa tête avait cogné plusieurs fois contre le verre d’une vitre. Puis le premier trou noir… et il y en avait eu quelques autres après cela.

Lorsqu’il se réveilla, il était installé dans un lit. Il mit encore plusieurs minutes – à moins que cela soit une impression totalement erronée- qu’il était sous respirateur. Et d’un coup il paniqua, totalement. Calme-toi… Il y avait eu d’autres mots, mais il n’avait pas tout saisi, certainement un peu trop grogui par toute cette morphine qui devait circuler dans ses veines. Il avait néanmoins reconnu la voix d’Eliott, à la fois inquiète et douce, mais pour une fois elle avait quelque chose de… disons qu’il était arrivé à se faire obéir et que le secouriste l’avait juste écouté, sagement. Odair ne comprenait toujours rien, pourquoi est-ce qu’il était là ? Pourquoi est-ce qu’il avait l’impression d’être passé sous deux bus à pleine vitesse ? Qu’est-ce qui s’était passé ?
Manuel. Son affront. Herrera furieux. Puis la douleur, juste la douleur dans chacune de ses terminaisons la douleur. Manuel. La peur, peut-être un peu, non beaucoup très probablement. Tout semblait incohérent, flou, totalement flou. Il n’arrivait plus à situer tout ce qui s’était passé… Mais il y avait une chose dont il était sûr, s’il ne pouvait pas dire avec certitude ce qui s’était passé, c’est qu’il s’était fait passer à tabac (torturer ?) par Herrera, ou un de ses amis, mais il était certain que le salvadorien était présent à chaque seconde. Il était sûr de l’avoir vu, c’était un peu comme une image ancrée dans son esprit, à tort ou à raison.

Et il n’avait pas tardé à resombrer dans un sommeil, léger, agité, loin d’être le « sommeil du Juste ». Il « revoyait » ce que s’était passé là-bas, avec lui… et lorsqu’il se réveilla, il était totalement en sueur. Eliott –toujours lui- avait une main posée sur son épaule comme s’il venait de le réveiller, ou s’il voulait le rassurer. Peut-être que c’était l’un des deux, peut-être les deux. Loin de se sentir mieux, Matthew avait cependant l’impression d’y voir plus clair, même si c’était certainement plus un euphémisme, vu qu’il avait un œil si gonflé qu’il n’y voyait plus rien grand-chose de ce dernier. Maintenant était venue l’heure des explications… et vu la gueule grave que tirait Eliott –et vu comment il se sentait- ça n’était pas vraiment bon signe. Son aîné, lui apprit tout d’abord, qu’il avait disparu de la circulation pendant plusieurs jours avant d’être retrouvé devant l’hôpital en piteux état et qu’il était ensuite resté dans le coma cinq autres jours. Son frère avait ensuite enchaîné, que vu les risques médicaux, il avait dû avertir l’hôpital de sa séropositivé et, qu’il avait également prévenu le reste de la famille pour être certain qu’ils ne l’apprennent pas de quelqu’un d’autre. C’était un choc, mais il était plus dans le déni de ces nouvelles informations qu’autre chose. Il se doutait que ça ce n’était pas le principal souci –il aurait tout le temps de se morfondre de s’expliquer avec ses parents, ses sœurs, son autre frère plus tard-.
Le verdict final ne tarda pas à tomber : il avait plusieurs côtes cassées ainsi que le nez, la mâchoire fortement abîmée. Si une de ses mains était restée à peu près indemne, l’autre avait chaque doigt aussi bien au niveau des carpes que des métacarpes et des phalanges –il pourrait réutiliser sa main normalement en toute logique, mais il était possible qu’il ait quand même perdu un peu de motricité-. Il avait également « perdu » deux ongles à ce niveau-là. L’épaule avait été déboîtée. L’humérus et le radius comportaient de légères fêlures mais rien de grave comparé au reste. Les membres inférieurs –aka les jambes- avaient plus ou moins subi le même sort, moins que plus d’ailleurs et il n’avait à ce niveau-là également que quelques fêlures. Eliott débitait tout très vite, comme si cela allait faire passer mieux la pilule mais chaque mot prononcé était plus dévastateur qu’autre chose, parce que des souvenirs resurgissaient çà et là. Matthew était tellement pris au dépourvu, si mal qu’il n’arrivait à avoir la moindre réaction, il continuait d’écouter sans parler, comme s’il ne pouvait rien faire d’autres. Et Eliott continuait. Il y avait également des brûlures, des lacérations. C’était à croire que l’aîné des deux ne s’arrêterait jamais de parler-. Le coup de grâce fut alors prononcé : sa moelle épinière avait été touchée, abîmée sans être sectionnée cependant. Matthew n’était peut-être pas médecin, mais il savait ce que ça voulait dire : qu’il y aurait de la rééducation, beaucoup de rééducation pour pouvoir remarcher que cela pouvait prendre des semaines, des mois, et si en tout logique, il pourrait marcher de nouveau ce n’était pas non plus certain. Autrement, les Fous ne s’étaient pas ennuyés en quelques jours. Ils avaient eu de quoi faire. Dégage. souffla-t-il pas forcément très poliment à Eliott. Il était à bout. Totalement à bout, désespéré. Il voulait être seul. Il en avait besoin. Je repasserai après ma garde, dans quelques heures. se contenta-t-il de dire avant de prendre la porte. Eliott à peine à peine disparu que le plus craqua.


La police allait venir. Lui poser des questions, mais il savait qu’il devait se tenir coi, qu’il ne devait pas piper un mot sur ce qui s’était passé, et surtout pas qui en était l’investigateur. Si lui n’avait au final plus grand-chose à perdre, il ne voulait pas que quelqu’un de sa famille subisse le même sort parce que ce psychopathe –ou sociopathe ?- d’Herrera avait un grain dans la cervelle. Ce n’était pas possible autrement. Il ne fallait pas être sain d’esprit pour faire ce genre de choses. Et, d’ailleurs en parlant du loup, tandis qu’il était en train de comater à moitié devant la télé, ni pipant d’ailleurs rien à l’émission pas très compliquée pourtant, quelqu’un entra dans la chambre. Son cœur rata un battement, avant de s’accélérer de manière trop exagérée, le monitoring était là pour le prouver. Il aurait voulu lui hurler plein de choses, dont surtout de dégager qu’il ne voulait pas voir sa sale tronche de rat… mais il n’y parvenait pas. Peut-être trop sous le choc, peut-être parce que d’autres flashs de ces derniers lui revenaient à l’esprit Il eut un haut le cœur, tandis que l’autre se crut marrant avec sa plaisanterie. Ahaha. Qu’est-ce qu’on se marre n’est-ce pas ? Mais là encore, si d’habitude, il lui avait certainement répondu sans hésiter de manière acerbe, là, il serait juste totalement terrorisé, paniqué. Laisse ma famille tranquille, s’il te plait. il avait articulé doucement chaque mot, à chaque fois qu’il ouvrait la bouche, il avait l’impression d’avoir des douleurs lancinantes qui le prenaient. Le rapport avec la question de Manuel ? Aucun. Il avait juste réellement peur pour les siens, et l’autre qui venait le narguer ici n’était franchement pas un bon présage. Qu’est-ce que tu veux ? continua-t-il avec toujours aucun de difficulté. Son cœur continuait de battre la chamade, mais au moins, avec toute cette adrénaline, certainement qu’il ne serait pas pris subitement d’un nouveau coup de fatigue Cette « mauvaise personne »… il avait failli dire psychopathe dégénéré mais il ne tenait à revivre une telle expérience … elle n’a pas à s’inquiéter de toute manière, je ne me rappelle de rien. Ils savaient, l’un comme l’autre qu’il mentait. Ses réactions en disaient longs, mais il voulait que son interlocuteur comprenne qu’il serait une tombe sur ce sujet. Si c’est pour Cinzia… et bien… il laissa la phrase en suspens, plus ou moins volontairement, il commençait à se ressentir mal. L’effet du stress couplé à tous ces médocs probablement. … elle viendra si elle le veut, mais je n’irai plus la chercher. Autrement dit, il avait gagné. Manuel avait eu le dessus et cela le rendait malade, mais pour l’instant sa priorité n’était pas son ex meilleure amie, il avait voulu bien faire, il avait merdé et c’était pour cela qu’il se retrouvait dans cet état. Autre chose ? souffla-t-il un peu plus doucement que d’habitude. Phrase courte. Il ne devait pas flancher devant lui. Il ne devait plus se montrer faible, mais son corps était en train de le trahir… de vouloir de nouveau de « reposer ».

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Manuel Herrera
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MessageJeu 14 Juil - 23:14





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Sous-estimer Mani, c’était se condamner. Matthew ne vit que ce qu’il acceptait d’entrevoir, refusant d’affronter la complexité du personnage qui semblait lui avoir ravi sa meilleure amie. Mais s’il avait eu davantage d’estime pour Cinzia, il aurait su qu’il en fallait pour lui imposer quoi que ce soit et lui faire entendre une opinion qui allait à l’encontre de ce qu’elle voulait et pensait. C’était une jeune femme pleine d’esprit et avec un véritable désir d’indépendance, même si elle acceptait de rester dans les clous positionnés par son père. Le vent de la rébellion soufflait parfois sur la brunette aussi fort qu’une tempête en pleine mer et il fallait bien plus qu’une belle gueule et deux ou trois orgasmes pour la gagner à sa cause. Elle aimait Mani mais elle n’aurait pas hésité à lui tenir tête si c’était nécessaire, elle n’aurait pas hésité à se battre avec lui pour garder Odair dans sa vie s’il l’avait mérité mais la vérité c’était qu’il se grilla tout seul avec son comportement méprisant et cette impression qu’il donnait de prendre Cinzia pour la reine des bécasses. Manuel n’avait rien eu à faire pour lui prouver que son ami l’estimait beaucoup moins qu’elle et qu’il ne respectait ni ses choix, ni ses décisions et encore moins ses coups de cœur. Ce n’était pas un ami mais un profiteur ou un arriviste, peu importait le terme mais il se servait d’elle pour Dieu seul savait quoi. Le salvadorien n’était pas un mauvais bouge et il était prêt à bon nombre de concessions pour le bonheur de sa femme mais pas à garder autour d’elle des personnes qui abusaient de sa gentillesse et de tous ses bons côtés, lui volant de l’énergie et de l’attention qu’elle aurait pu entièrement lui consacrer. Il n’était pas seulement dangereux parce que Cinzia ne voyait que par lui et entendait ce qu’il disait et ressentait mais parce qu’il l’aimait tout autant et qu’elle avait tellement d’importance pour lui qu’il était prêt à tout et surtout au pire pour la protéger et la préserver. Cela pouvait sembler fou pour les autres, cela pouvait manquer de sens et même être effrayant mais il se fiait à son instinct et celui-ci sortait les griffes dès que cet abruti était dans le coin, cela ne pouvait pas être anodin. Et si son instinct était autant heurté que l’homme, il lâchait les chiens. Il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même de s’être montré aussi arrogant et imprudent et il s’exposait à bien pire s’il ne la bouclait pas et revenait inlassablement pour tenter de récupérer une amitié qui n’existait plus.

« Ta famille ? Tu veux dire ton frère qui travaille dans cet hôpital ? » lança-t-il avec un petit sourire qui en disait long sur ses méthodes. Il savait tout sur tout le monde et avec une facilité déconcertante. « Ce n’est pas lui qui insiste lourdement pour revenir dans la vie de quelqu’un qui a décidé de le sortir de sa vie. » Il se releva pour mettre les fleurs dans un vase et retirer le papier qui était autour et servait à décorer. Il s’agissait de fleurs que l’on mettait sur les tombes des morts, c’était en adéquation avec le message qu’il était venu lui transmettre. « Est-ce que j’ai l’air de m’inquiéter ? Est-ce que j’ai l’air de vouloir quelque chose ? Je pense avoir été plus que clair lors de notre dernière conversation, Matthew, pas vrai ?! » Il souriait toujours, comme s’il était un visiteur comme les autres et qu’il partageait une amitié de longue date avec Elton John, en réalité, tout chez lui lui donnait la nausée et il l’aurait bien volontiers achevé s’il en avait valu la peine. Mais c’était du temps et de l’énergie de perdus. « Je venais seulement m’assurer que nous avions un consensus, maintenant que j’en suis assuré, tu peux dormir sur tes deux oreilles. Je te serrerais bien la main mais je n’en ai pas envie ! » Il était persuadé que c’était la dernière fois qu’il entendait parler de lui et qu’il avait affaire à cette énergumène, c’était sans compter la rapidité et la facilité avec lesquelles les nouvelles se répandaient. Elle lui passa un coup de fil qui ne se déroula pas franchement comme prévu, sa colère sous-jacente le rendait incroyablement sec et fermé et elle perdit vite patience et sur un malentendu, elle se retrouva à l’hôpital. Il la soupçonnait d’avoir décidé de comprendre ce qu’elle voulait bien mais le problème restait le même. Ils ne se voyaient plus que sous la surveillance d’un tiers, leur vie sexuelle était donc inexistante et il fallait qu’elle crée un problème supplémentaire. Elle avait fait tout ce putain de chemin depuis Staten Island pour aller voir cet enfoiré et ça le rendait malade. Il ne fut jamais aussi rapide pour rejoindre Brooklyn depuis le fin fond du Bronx, se fichant des limitations de vitesse et de la signalisation. « Mani, tu devrais te calmer avant de rentrer là-dedans, il ne faut pas attirer l’attention sur toi pour le moment, pas avec les coups qu’on prépare. » Il lança un regard assassin à son cousin mais l’entendit, il se fuma un joint bien tassé, à l’abri dans sa voiture avant d’en émerger, le géant sur les talons, le calme rétabli uniquement en surface alors que ses yeux étaient chargés et prêts à tirer. Il poussa la porte de la chambre sans frapper et ne fit pas attention aux autres visiteurs, tout son attention fixée sur sa fiancée. « Prends tes affaires, tu t’en vas ! » cracha-t-il







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Cinzia Herrera
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MessageMar 19 Juil - 17:03





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ft Mani de la pampa et Lady Gaga.


Après notre dernière rencontre qui, normalement, aurait dû renforcer notre amitié parce qu’il aurait mis de côté ses appréhensions vis-à-vis de Manuel, je n’eus de cesse d’apprendre chaque jour à détester Matthew de m’avoir pris pour une imbécile durant toutes ces années. Ne nous méprenons pas. Il ne s’était pas moqué de moi en tant que tel, mais il considérait mes décisions comme les erreurs stupides d’une adolescente en mal d’amour et, à mes yeux, c’était pire que d’avoir été abusée par profit. Ça signifiait qu’il me jugeait sur chacune de mes confidences et jamais de la bonne manière. À chaque fois que je lui racontai un détail de ma vie, il avait dû pouffer intérieurement, pensant : « mais ce que tu es con ma pauvre fille ». Cette certitude, nourrie par un Manuel particulièrement véhément à l’égard du secouriste, m’aida considérablement à affronter le deuil de cette rupture. Néanmoins, apprendre par une ancienne connaissance croisée par hasard qu’il était à l’hôpital, dans un état critique, après avoir été tabassé ou torturé – elle se montra particulièrement évasive sur la question – m’inquiéta tant que je ressentis le besoin oppressant de m’assurer qu’il n’avait besoin de rien. Nous avions partagé de bons comme de mauvais moments ensemble. Amoureuse, je m’étais peut-être montrée trop dure avec lui. La rancune n’était peut-être plus de rigueur. Peut-être avait-il compris ses erreurs. Peut-être même que lui accorder une seconde chance ne nous ferait pas de tort après cette séparation. L’amitié, c’est presque que comme un couple. Il faut savoir reculer pour prendre de l’élan et repartir comme en quarante. C’est souvent dans les pires moments que les plus jolies réconciliations voient le jour également. Alors, n’écoutant que mon affection réduite au silence jusqu’à ce jour, j’appelai Manuel pour l’informer de la rumeur galopante et l’avertir que je me rendais à l’hôpital séance tenante. Dans l’éventualité plus que probable qu’il s’énerve et s’insurge contre ma décision, j’avais d’ailleurs préparé toute une série d’arguments imparables que je n’eus pas le temps de dégainer. D’abord, il m’interpella. Ensuite, nous fûmes interrompus par une coupure de réseau où je n’entendais que des bribes de mots hachés par la friture sur la ligne, pour finir par un : « c’est bien compris. », ce à quoi je répondis en toute innocence : « OK. On se voit tout à l’heure. Bisous. Je t’aime.» avant de raccrocher. Certes, je me doutais bien que le discours dissimulé par la force des choses regorgeait d’interdictions et de menaces. Je ne pouvais cependant pas m’inquiéter de ce que je n’entendais pas. J’avais également plus d’une heure devant moi avant qu’il ne se pointe pour me sortir de l’hôpital par la peau du dos si l’envie l’en prenait et c’était largement suffisant pour en ressortir rassurée. J’en aurais peut-être même assez pour coudre de fil blanc des explications qui feraient mouche dans le coeur de Mani, qu’il ne m’en veuille pas trop d’avoir joué aux plus fines et, surtout, aux idiotes.

L’étape stationnement, informations et course effrénée jusqu’à sa chambre passée, une part de moi s’interrogea sur le bien-fondé de ma venue précipitée jusqu’ici. Après tout, Matthew n’avait fait aucun geste dans ma direction. Il n’avait jamais cherché à discuter pour adoucir ma colère ou même arranger les choses en me proposant de nous retrouver de temps à autre, avec l’accord de Manuel, pour que nous puissions recoller les morceaux. Jamais. Ma place n’était peut-être plus ici. Une autre, en revanche, me rappelait combien je pouvais être butée et à quel point j’aimais Manuel. Il était au cœur de toutes mes préoccupations. En général, si l’urgence ne me poussait pas à lui désobéir en priant pour trouver les mots utiles à apaiser sa colère ou sa jalousie, je renonçais de bonne grâce à quiconque lui manquait de respect d’une manière ou d’une autre. Ça aurait dissuadé n’importe quel gars, sincère ou non, de m’approcher pour renouer. Cela sous-entendait-il que je devais pousser cette porte ? Pas le temps de me poser la question plus allant. Une infirmière sortir de la chambre, s’enthousiasma de ma chance parce qu’il était réveillé et me poussa dans la pièce avant que je n’aie le temps de réagir. J’étais pourtant à deux doigts de faire demi-tour, plus encore maintenant que j’avais croisé un membre du personnel médical. J’avais tout à loisir de la questionner sur sa convalescence et de m’éclipser avec le sentiment du devoir accompli. C’était trop tard. Il m’avait vue et son visage tuméfié s’éclaira d’un sourire. J’étais prise au piège et mal à l’aise. Je n’avais même pas un bouquet de fleurs. « Salut. » lançais-je timidement en levant la main droite. « J’ai appris que tu étais là et dans un sale état. Je… suis venue rapidement, je n’ai pas pris le temps de t’apporter quoi que ce soit. » Et j’en étais désolée, ce que je tus, car ça ressemblait à des excuses et qu’il ne le méritait, tout amoché pouvait-il être. « Qu’est-ce qui t’est arrivé Matt ? Ça ne ressemble pas à un accident de voiture ça. Tu as des ennuis ? Avec qui ? Tu peux me le dire, tu sais. Ce n’est pas parce que je suis hyper en colère après toi que ce qui t’arrive me laisse indifférente. Je peux peut-être aider, même si tu ne le mérites pas. Je m’en voudrais que tu te retrouves entre quatre planches à cause de ce qui nous oppose si je suis en mesure de t’aider, alors, je t’écoute. »

Et je n’en démordrais pas malgré cette grimace qui signifiait qu’il répugnait à en parler. « Problème d’argent ? » Je tirai le fauteuil pour la ramener vers son lit et m’asseoir aussi près de lui que possible. « Une bagarre ? Un homophobe ? Matt, que les choses soient claires, je vais me disputer avec Mani parce que je suis là. Je le sais, et tu le sais aussi. Pourtant, je suis en train de te tendre la main alors, ne crache pas dedans et dis-moi ce que je veux savoir avant que j’aie envie de t’étouffer avec le coussin et achever ce quelqu’un d’autre à commencer avant moi. Crache le morceau. » lui ordonnaisje sur le ton de l’impératif. À celui-ci se mêlait la peur, ce que je n’aurais plus cru envisageable le concernant. Il ouvrit la bouche pour avouer ou pour rembarrer. Difficile à dire et tandis que la porte s’ouvrait avec fracas sur mon fiancé et son regard assassin, je sus qu’il se tairait à présent. « Je vais m’en aller, oui, mais pas maintenant. » opposais-je au Salvadorien en m’efforçant d’être la plus calme possible alors qu’il ordonnait que je ramasse mes affaires en hochant de tête comme une fleur de pare-brise, comme une coupable. « Je ne partirai que quand je saurai ce qui lui est arrivé. Mani, regarde-le, ce n’est pas un truc anodin ça. Je ne sais pas ce qu’il a foutu et avec qui, mais c’est une chance qu’il soit encore en vie. Comprends que j’ai envie de savoir si je ne peux pas l’aider… Si on ne peut pas l’aider peut-être. » le suppliais-je des yeux, à des kilomètres d’une réalité qu’il valait mieux, pour mon bien, que je n’apprenne pas… « Tu veux bien te détendre, entrer, mettre de côté cette vieille histoire et voir ce ça donne ? S’il te plaît ? »









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Matthew Odair
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MessageSam 23 Juil - 15:18

Oui sa famille, comme son frère qui travaillait dans cet hôpital. Il aurait voulu se redresser pour arriver à lui faire face un minimum, mais il n’arriva à rien si ce n’est à déglutir difficilement. Il ne voulait pas qu’il arrive quelque chose à son frangin, même si, d’après les dires du salvadorien il n’avait aucun souci à se faire là-dessus… mais il n’en restait pas moins qu’Odair avait quand même peur pour eux et qu’il ne tenait pas à les mettre en danger. Tant pis pour Cinzia, dommage pour leur amitié, mais le message était assez clair pour qu’il ne prenne aucun risque. Il abandonnait, donc, à regret l’idée de revoir la jolie Gambino, même s’il espérait toujours qu’elle ferait pour une raison ou une autre le premier pas vers lui. Il était clair qu’elle n’apprendrait jamais qu’il était venu s’excuser, alors il ne voyait pas comment et surtout pourquoi est-ce qu’elle reviendrait. Les fleurs, c’est à peine s’il avait remarqué le symbole que cela représentait réellement. Il était bien trop focalisé sur l’homme, sur sa peur –presque- irrationnelle qu’il avait de lui, sur ce qu’il représentait. Son cœur continuait de battre la chamade à en affoler presque la pauvre machine. S’il avait été clair la dernière fois qu’ils s’étaient vus ? La blague. Connard. C’est tout ce qu’il avait envie de lui hurler à la tronche. Ca et d’autres insultes, par dizaines, par centaines, qui lui venaient à l’esprit, mais trop sous le choc, trop apeuré, il avait préféré garder totalement le silence jusqu’à ce qu’il parte, moment où le secouriste put enfin de nouveau respirer.

Les heures avaient passé, peut-être même les jours. Il se sentait un peu trop déconnecté pour en être réellement certain, et au final il s’en fichait bien. Cela ne changeait plus grand-chose pour lui… Au final, ce fut avec surprise qu’il avait vu apparaitre Cinzia, et, même sans s’en rendre compte un sourire était sur son visage. Il avait un peu de mal à comprendre pourquoi elle était-là, mais au final cela n’avait aucune importance. Elle était venue le voir, c’est tout ce qu’il arrivait à voir pour l’instant. Salut ! Il aurait bien levé la main sur la saluer mais il se contenta de la regarder totalement étonné, et c’est lorsqu’elle reprit la parole, qu’il commença à paniquer. Totalement. Pour elle. Pour lui. Pour sa famille. Si Manuel l’apprenait qu’est-ce qui allait se passer ? Est-ce qu’il ne serait pas violent avec elle ? Non, il avait l’air de tenir réellement à elle et de vouloir juste réellement son bonheur, même s’il s’y prenait parfois d’une drôle de façon. Dangereux, c’était un type totalement dangereux, et il aurait voulu l’éloigner de lui, il aurait voulu mettre sa meilleure amie – ou plutôt ex- en sécurité, être certain qu’une crise de folie d’Herrera ne la toucherait pas. C’est pas grave, tu es là c’est le principal. tenta-t-il maladroitement. Pour lui, c’était sa façon de dire qu’il était vraiment très heureux de la voir. Il y avait certainement pas trop d’enthousiasme dans sa voix cependant parce qu’il était toujours aussi paniqué et ne savait plus comment agir pour le bien de tous. de toute façon, j’aime pas les fleurs, et mes sœurs me gavent déjà de chocolat. Il tenta un petit sourire, c’était de l’humour totalement raté. Il se fichait bien des cadeaux, ou autres. Il s’en était toujours foutu. Il n’était pas comme ça, ce n’était pas pour cela, pour si peu, qu’il se vexerait ! la suite fut cependant beaucoup plus difficile à gérer lorsqu’elle lui posa les mêmes sempiternelles questions qu’il entendait depuis qu’il était là. Mais c’était différent. Totalement différent. C’était parce qu’il avait voulu renouer avec elle qu’il se retrouvait dans cet état, parce que son fiancé était un barge, un fou un sociopathe. Mais bien sûr cela, il ne pouvait pas lui dire. Il ne voulait plus lui mentir, mais il n’avait pas d’autre choix. Il grimaça, cherchant ce qu’il allait bien pouvoir sortir. Rien que l’évocation de Mani, fit partir de nouveau son cœur en vrille mais il n’eut pas le temps de répondre quoi que ce soit –alors qu’il avait sortir la même excuse habituelle qu’il ne se souvenait de rien, ou de pas grand-chose-, que déjà la porte s’ouvrir avec fracas laissant apparaitre un Mani furieux.
Le cœur s’emballa davantage. Il eut l’impression de manquer d’air. D’avoir des nausées. Le voir furieux comme ça, arriver de la sorte lui donnait juste envie de se planquer, mais ça serait un trop aveux pour Cinzia, et de toute manière il était cloué au lit. Il ne pouvait même assouvir son instinct de protection en essayant de se faire « disparaitre » sous une table, un lit ou autre chose totalement ridicule, saugrenue, inutile. Il ne devait pas laisser la situation s’envenimer, il devait aider le Salvadorien, aller dans son sens le plus possible probable ou éviter une nouvelle visite de « courtoisie ». Rien que cette idée lui donnait envie de chialer tant ses nerfs étaient à bouts.  Je… je ne sais plus trop ce qui s’est passé Cin’ finit-il à dire en bégayant à moitié. Je ne peux rien te raconter, c’est juste totalement flou. Il se sentait mal de lui mentir, coupable. Il se doutait qu’elle comprendrait qu’il ne lui disait pas la vérité, qu’il lui mentait pour X ou Y raison, et donc qu’il lui crachait dans la main qu’elle lui tendait comme elle l’avait si justement dit. Il allait la perdre, c’était certain. Il déglutit difficilement, refoulant difficilement l’envie qu’il avait envie de lui hurler de ne pas partir, l’envie qui lui brûlait les entrailles de lui dire la vérité. Elle devait savoir à qui elle avait à faire, elle devait savoir avec quel genre de type elle allait se marier… mais cela la détruirait, lui ferait peut-être trop de mal, beaucoup plus que l’ignorance. Et il revenait toujours dans ce même schéma, ce sempiternel problème. Ce... Ce n’est pas la peine de vous engueuler. Je, je ne pourrai rien t’apporter de plus,  tu ferais mieux de rentrer. Ça n’en vaut pas la peine. Il n’en valait pas la peine. Elle serait bien mieux, loin de lui. Il inspira difficilement,  c’était tellement horrible de la rejeter comme ça alors qu’il aurait juste voulu la serrer dans ses bras. Il se sentait juste empli de désespoir, mais il espérait que ça ne se voyait pas trop. Il parait que c’est normal, après un trauma crânien, ça peut revenir comme jamais. Il haussa les épaules, se sentant un peu mieux dans ce mensonge que dans le précédent. Vraiment Cin’, il avait failli dire princesse. ça va aller, je suis entre de bonnes mains. Je ne risque plus rien, quoiqu’il me soit arrivé. Tu n’as pas à t’engueuler avec ton fiancé, suis-le, et merci d’être passée… je… Si jamais quelque chose me reviens, et si tu le veux bien, je pourrais te tenir informée. Il essayait de faire en sorte qu’elle ne se sente pas trop rejetée, mais qu’elle suive Manuel sans faire d’histoire et que ce dernier sache qu’il continuerait de se taire, malgré tout. Au fond de lui, il espérait qu’elle trouverait un autre motif pour rester, quelque chose qu’il ne pourrait pas contrer aussi facilement. Il espérait également qu’Herrera allait se faire la malle parce qu’il ne se sentait vraiment pas bien en sa présence et il craignait de finir par tourner de l’œil pour X ou Y raison, comme cela lui était arrivé plusieurs fois. En fait, la seule chose dont je suis certain, c'est que je n'avais pas de problème d'argent. J'ai dû être au mauvais endroit au mauvais moment, c'est tout, ça arrive. Karma de merde. Pourquoi est-ce qu'il avait sorti cela alors qu'il avait déjà conclu  la conversation il n'en avait aucune idée, peut-être pour la faire rester, peut-être pour qu'elle croit qu'il n'y mettait pas trop de mauvaise volonté...

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Manuel Herrera
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MessageLun 25 Juil - 21:24





Too many pills and not enough kills
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Toute son attention était focalisée sur la Sicilienne, il se fichait bien du légume étalé dans son lit et si, pour la faire rentre avec lui, il devait lui ôter son dernier souffle de ses mains, il n’hésiterait pas un seul instant. Elle avait osé le défier, c’était comme une invitation à lui prouver qui commandait et pourquoi. Se rendait-elle compte de ce qu’elle avait fait et de ce qu’elle risquait ? Pousser ainsi la bête qui vivait en lui à se révéler, c’était tenter le diable et prendre le risque de finir dans un triste état. Sa chance, c’était qu’il l’aimait du fond du cœur et qu’il avait encore assez de contrôle sur la pire partie de lui pour ne pas permettre que cette partie ne la chahute au point de la blesser. Mais pourtant, il aurait adoré lui coller une putain de raclée pour avoir osé lui désobéir. N’importe qui d’autre aurait été bonne pour une leçon en bonne et due forme. Le pire, c’était qu’il n’y avait pas moindre trace de regret ou de remord dans son regard et cela ne fit que nourrir son courroux. « Parce que tu crois que c’est toi qui commandes ici ? Tu crois que t’as le choix peut-être ? Ne m’oblige pas à faire quelque chose qu’on va détester tous les deux, lève ton cul de là, prends ta putain de veste et sors de cette putain de chambre, Cinzia ! » Il n’y avait pas besoin de bien le connaître pour savoir que la menace était réelle et qu’il ne faudrait pas plus qu’une étincelle pour que ce soit un véritable feu d’artifice. Son accent était à couper au couteau, c’était la sonnette d’alarme pour tous ceux qui le fréquentaient régulièrement. Plus elle parlait et plus il sentait les barreaux de la cage du monstre prêts à céder sous ses assauts répétés. Ses yeux lançaient déjà des éclairs et il entra pour l’obliger à se lever en lui empoignant le bras sans ménagement. « Tu crois que c’est à toi de me donner l’autorisation de quoi que ce soit, la tapette ?! » Il appuya sur l’une de ses blessures, tenant toujours sa femme de l’autre main. « Méfie-toi de ce qui sort de ton claque merde ! Enfoiré ! » Puis il se tourna vers la brunette et la poussa vers la sortie, avec aussi peu de délicatesse que son état le supposait. Il allait s’en vouloir ou pas tout à fait, tant que ça ne dérapait pas trop, il pourrait se regarder dans une glace sans trop culpabiliser. « Toi et moi, on va faire un point simple sur la hiérarchie ici-bas ! Sur qui doit se détendre et qui a tort ! T’as intérêt à avancer, Cinzia, ou je jure devant Dieu que tu vas le regretter ! Parce qu’il ne suffit pas de faire comme si on avait des burnes pour qu’elles poussent de nulle part ! »






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Ofendido y señalado por la sociedad,
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Cinzia Herrera
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MessageLun 8 Aoû - 22:18





Too many pills and not enough kills
ft Mani de la pampa et Lady Gaga.


Il me mentait. Après tout ce qu’il me manqua de respect chez le glacier, malgré la façon détestable dont il s’adressait à Manuel sur le lieu-dit, il osait me dire qu’il ignorait ce qui lui était arrivé. Il le raconta avec l’aplomb d’un gamin pris la main dans le sac de sa mère en train de voler cinq dollars, mais ça ne changeait rien. Une fois encore, il me prenait pour une imbécile sans tenir compte de mes mises en garde et devant un Mani hors de lui vexé que je sois venue rendre visite à l’homme qui nous insulta tous les deux et qui, en prime, ne méritait pas que je me déplace. « Tu n’es pas sérieux. Tu vas vraiment faire ça ? Te foutre de ma gueule ? essayer de me faire croire que tu ne sais pas avec qui tu as eu des ennuis pour qu’on te passe un tel tabac ? » J’étais déchirée entre dépit et colère, mais la seconde prit le dessus sous l’insistance de mon fiancé à vouloir me faire sortir de cette chambre. Se serait-il montré moins odieux que je l’aurais suivi sans faire d’histoire puisque je n’avais plus rien à attendre de ma relation avec Matthew. « Un trauma crânien. UN TRAUMA CRÂNIEN. » répétais-je alors en haussant le ton, les paupières bordées de larme, les larmes de la déception et de la honte d’avoir fait fi de ma fierté en venant jusqu’ici, au mépris du risque d’une dispute sans précédent avec Manuel. Il haussa le ton d’ailleurs. « Deux secondes, Mani. Deux petites secondes. C’est trop te demander ? » Le temps de permettre à Matthew de changer d’avis, de cracher le morceau, de ne pas me renvoyer dans mes buts, ce qui me laisserait un goût amer et que j’aurais bien du mal à pardonner. J’avais encore en travers de la gorge les présentations avec Manuel. L’os n’en serait que plus difficile à avaler. Partir, c’était sans doute ce qu’il y avait de mieux à faire, mais j’avais besoin de tirer une croix sur mon amitié et, pour ce faire, il fallait que j’entende de la bouche du secouriste qu’il se bornerait au silence, pas des ordres. Pour qui se prenait-il de m’ordonner de suivre Manuel, comme si j’avais besoin de son autorisation, comme si je n’avais déjà pas assez avec mon bougre de fiancé qui me beuglait des impératifs comme si j’étais sa gosse. Outrée, décontenancée, je ne me débattis même pas quand Manuel me saisit par le bras alors que je tenais fermement le vase contenant des fleurs mortuaires. Étrange d’ailleurs. Celui qui les lui offrit avec un sacré sens de l’humour, un du genre qui m’aurait plus si cette « farce » ne me confirmait pas qu’Odair n’était pas honnête avec moi, qu’il ne l’avait peut-être jamais été. La tête baissée, blessée, absorbée par des pensées sombres, je ne réagis pas plus lorsque mon fiancé enfonça son doigt dans une des plaies ouvertes de la victime allongée dans son lit. Je ne repris vie que lorsque Manuel me poussa vers la sortie. « Arrête. » chuchotais-je calmement, ce qui me demanda un sérieux effort, mais il n’était pas question que j’offre à Matthew, sur un plateau d’argent, de quoi se réjouir par rapport à mon couple. Que nous nous disputerions, il s’en doutait. Il était cependant inenvisageable qu’il s’imagine que Mani était un rustre, ce qu’il pensa au départ, avant même de le connaître. « On va s’en aller… » Et il aurait mieux valu pour tout le monde que je me décide plus tôt. Lorsque cet imbécile déguisé en momie dans son sarcophage me précisa qu’il avait été victime de la fatalité, j’étendis le bras et je lançai au visage de mon ancien meilleur ami le récipient sans eau décoré des fleurs en plastique émanant d’un funérarium. « Et ça aussi, c’est la fatalité hein ? C’est une blague de ta sœur, c’est ça. Ils auraient mieux fait de t'achever. De toute façon, tu n'es qu'un connard, tu n'aurais manqué à personne....Un putain de Connard. Et toi… lâche-moi. Je sais marcher à ce que je sache… » crachais-je en suite à Manuel, rouge de rage, autant que moi, pour des raisons différentes, et qui nous la vaudrait cette mise au point… plus tard… quand nous serons en mesure de communiquer sans tonner.






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Qui s'excuse s'accuse •• Manuel
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