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Look up here man ▬ James
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MessageJeu 2 Juin - 15:40

Look up here man × James & Josef

Lundi 9 Mai - Milieu de soirée, bar ▬ Josef est grognon mais aussi un peu fatigué. La journée n’a pas été très brillante, loin tout l’idéalisme que nous pouvons avoir d’une vie de pompier. Celle que l’on voit à la télé, que l’on lit dans les journaux. Ils ne sauvent pas des vies à tour de bras, ils en perdent aussi. Et ce début de semaine à clairement le goût de la mort, de la morgue et des obsèques à venir.
Celles d’un papy mort lors du goûter d’anniversaire de sa petite-fille. Crise cardiaque en plein milieu du jardin. Jolie cadeau d’anniversaire pour la gamine.
Celles d’une jeune femme percutée par une voiture alors qu’elle traversait la route avec son frère. Josef a rarement vu une personne hurler et pleurer autant devant l’horreur et la perte d’un être cher. Il entend encore les cris du jeune homme, ceux profonds du désespoir. Ceux de celui qui vient de voir sa propre sœur mourir sous ses yeux malgré les gestes impuissants des pompiers et secouristes.
Et ce père de famille, chutant d’un toit qu’il tentait de réparer. Pas mort, certes, mais peut-être paralysé jusqu’à la fin de ses jours.

Ouais, il a connu mieux comme début de semaine. Et si généralement, il préfère s’isoler une soirée devant des films ou des jeux vidéo histoire de décompresser et de faire le tri dans ses idées bousculées, ce soir il a besoin de vie. De monde. De la foule qui respire, qui cris, qui danse. Il veut les voir bouger, sourire, s’engueuler. Il veut les entendre respirer. Il veut juste les voir vivre, pour lui rappeler que même si l’existence s’arrête brutalement pour certains, un tas de cœur continue de battre. C’est comme un shoot de coke pour lui, c’est ce qui lui permet de se lever le matin et de continuer à pratiquer son métier avec la même rage au ventre.

Il enfourche sa moto après s’être rapidement habillé et ne tarde pas à démarrer en trombe pour rejoindre un bar qu’il connait bien pour l’avoir plusieurs fois fréquentés en compagnie d’Aaron. Mais cette-fois, il y va seul parce qu’il en a besoin. L’idée de boire un verre en solitaire est loin de lui déplaire, au contraire.
Il slalome entre les voitures, profitant pour l’instant de cette sensation de vitesse grisante et dont il ne pourrait plus se passer. Il peut dire merci à sa mère pour l’avoir récupérer grace à un de ses contacts. Son esprit vagabonde vers la farce dont il a été victime et franchement, il n’a pas envie d’y repenser. Josef préfère se concentrer sur la route, sur la vitesse qu’il manie avec aisance, comme si tout était simple sous ses deux roues. Il ne lui faut qu’une quinzaine de minutes pour arriver à destination, garant sa moto dans l’espace prévu à cet effet. Et lorsqu’il pousse la porte du bar en dézippant sa veste, la vie le touche de plein fouet, là, en plein cœur.

Casque sous le bras, il englobe la salle d’un bref regard. Lumière tamisé, éclats de voix, odeurs de bière, de nourriture et de parfums en tout genre, des rires, des tons plus froid et plus cassant. La vie dans son ensemble et dans son plus bel appareil. Il se gorge de tout ça, y trouve un certain réconfort et essaie de balayer les flashs désagréables des interventions d’aujourd’hui.
Ce soir, il veut se couper de tout ça, il veut se sociabiliser avec le reste du monde.
Josef se dirige vers le bar.

- Salut Pat’.
- Tiens, Miller ! Ca faisait un moment qu’on t’avait pas vu dans le coin.
- J’ai pas mal été prit ces derniers temps. Il lui tend son casque, sourire aux lèvres. Tu peux me garder ça derrière le comptoir s’il te plait ?
- Aucun problème. Tu veux comme d’habitude ?

Josef ne fait qu’acquiescer avant de s’assoir sur le tabouret un peu trop haut du bar. Il souffle un coup, se détend la nuque et réceptionne son verre de whisky, remerciant d’un coup d’œil le serveur. Pur réflexe humain que de vouloir examiner son environnement, le regard de Josef glisse sur sa droite où un type se trouve, là, a à peine un mètre de lui. Malgré les lueurs tamisées, le pompier reconnaitrait ce faciès entre mille. Ce visage ne l’a pas hanté mais presque, il était pour lui la source de beaucoup d’emmerde mais surtout, il était la représentation de son amitié brisée avec Natalia. Et si pendant de très longs mois Josef n’avait qu’une seule envie, le bousiller, ça n’était plus le cas aujourd’hui.
Tout du moins, il faisait un effort pour ne plus voir la présence de James comme un facteur dangereux et menaçant pour la vie de Natalia et d’Eliott.

Leurs regards se croisent, la discussion semble inévitable.

- Tiens, le fameux.

Pas de bonsoir, pas de comment ça va, juste une simple entrée en matière. Pourquoi se formaliser de politesse dans ce genre de cas.

- T'es pas censé être avec ta famille?

Et si le ton de Josef n’était pas agressif bien que la dernière personne qu'il aurait aimé voir dans ce foutu bar, c'était lui, il ne pouvait prévoir que James n’était, ce soir, pas d’humeur. Mais vraiment PAS d’humeur.  
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MessageDim 19 Juin - 22:29

Josef & James
Look up here, man

« Comment ça se passe avec ta femme ? »

Il ne répond pas. Il n’a pas envie de répondre. Comment ça se passe avec sa femme ? BEN PAS DU TOUT. Puisque ses abrutis de frères se sont dit qu’il était plus intelligent d’envoyer le prospect plutôt que James lui-même pour aller récupérer SON gosse et sa femme. Putain. Il a envie de tout envoyer bouler. Pourquoi ont-ils fait ça d’ailleurs ? James n’aime pas ça. Il pense à Tyler. Tyler qui ne s’est pas dit de lui-même que James aurait préféré y aller à la place de Kurtis.

« T’es sûr de ne pas vouloir répondre ? Réfléchis bien, sinon je vais être obligé de te raconter en long, en large, en travers, tous les désirs que je soulève dans le caleçon de votre nouveau prospect. »

Il lève son visage vers Ofelia, son avocate, nana qu’il connaît depuis un bail maintenant, qui fait partie de la famille et qui essaie tant bien que mal d’essayer d’arracher James à sa colère contre ses frères.
Il reste interdit, une seconde, puis deux, partagé entre le dégoût et l’étonnement de savoir qu’Ofelia traine dans le pieu du prospect. Mou comme il est, comment peut-il vraiment offrir quelque chose de potable à miss cabestany ? C’est une question qu’il ne posera pas, il n’a pas envie de connaître les sordides détails de leur relation. S’il est là avec elle c’est d’abord pour en savoir plus sur le prospect, certes, mais pas non plus au point de vouloir connaître les habitudes sexuelles du type. Partager un cadavre avec lui a suffit.

« Sérieux ? Kurtis ? Je croyais que c'était une légende lui et toi.
— Il n’y a pas de lui et moi. Il y a juste lui et ses multiples fantasmes qui lui tiennent sûrement chaud la nuit. »

Le visage de James se déforme de dégoût, absolument pas préparé à recevoir ce type d’infos.

« C’est un type bien même si parfois il a l’air un peu benêt. Il n’est pas de mauvaise volonté ou en tout cas, il essaie et il le cache plutôt bien.
— Ouais… si tu le dis. »

En vérité, James n’a ni envie de débattre ni envie de comprendre. Il est de mauvais poil et rumine sa colère et sa frustration et la présence d’Ofelia ne change malheureusement pas grand chose à ça. Il fulmine encore plus en se disant que quelques années plus tôt il lui aurait suffit de choper son sourire pour relativiser.

« Si tu veux que je fasse quelques recherches sur lui, fais-moi signe.
— Ouais.
— Je vais être en retard chez Euphemia, en attendant pas de connerie. J’ai pas envie de te revoir derrière les barreaux, tu nous as trop manqué. »

Il sourit de biais, se laisse avoir par sa tendresse fourbe et la laisse lui poser un baiser sur sa joue. C’est l’une des seules qu’il laisse toucher ses cheveux, avoir ce genre de gestes tendres avec lui. Elle s’éloigne de lui et lui adresse un clin d’œil en guise d’au revoir, qu’il lui renvoie sans hésiter. Son mince sourire s’efface dès lors qu’elle passe la porte du bar et James en revient à son verre d’alcool.

Ø

« Tu m’en remets un ?
— Avec plaisir ! »

Le motard cherche dans sa poche un billet de 10$ qu’il pose sur le comptoir à l’attention du barman. Un autre whisky pour la route ? Pourquoi pas. Le motard commence à se sentir entamé par les effets de l’alcool. Il est passé de la bière au whisky, ignoré les appels quand il s’agissait de ceux de Tyler (ça ne devait pas être important, pas de messages et pas de sms, donc il s’en fiche pour ce soir, il est trop véner), checké ceux inexistants de Natalia, bref, il rumine, se morfond, dans son coin, comme un papy grognon de très très mauvaise humeur en train de boire de l’alcool.

S’il pensait que sa soirée était merdique à base de, je bois trop et rentre chez moi retrouver ma meilleure amie la main droite, c’était sans compter l’arrivée de son meilleur ami, qu’il ne voit évidemment pas arriver, trop concentrer à se demander à quelle vitesse un glaçon peut fondre à cette température.

S’il n’avait pas tourné la tête, mieux ! Il n’aurait pas croisé celui de Josef. Mais c’est trop tard. Son visage se tourne par réflexe sur la gauche et il croise celui du pompier. Son visage tendu se décompose. Non, il n’a pas envie de voir sa tronche de con ici, pas ce soir, il n’a pas envie de se faire sermonner, ni même observé avec dédain, mépris, dégoût, déception, peu importe ce qui passera sur le visage du pompier ami de Natalia, James le prendra forcément pour une agression. Parce que ce soir il n’a pas envie d’être le James gentil, drôle, attachant derrière sa posture pudique. Il se dit qu’il va devoir discuter avec cette tête de con. Il n’a pas envie. Et son visage exprime clairement ce désaccord tacite.

« Tiens, le fameux. »

James hausse les sourcils et se redresse. Il ne prend pas la peine de se tourner vers Josef alors que celui-ci se trouve déjà dans sa direction, visiblement prête à engager une conversation.
Le fameux. Le fameux quoi ? Le fameux taulard ? Père absent ? Qu’est-ce qu’il a lui, le grand héros, le pompier, le mec idéal, hm ? Qu’est-ce qu’il lui veut ? Il ne prend pas la peine de lui répondre, repose son regard dans le fond de son verre teinté par le liquide ambré.

« T'es pas censé être avec ta famille ?
— Parce que ça te regarde ? »

Cette fois le motard sent la colère lui vriller le cerveau. Ses sourcils se froncent et il se redresse vers le pompier. C’est donc ça ? Il est venu lui faire un sermon, une petite tape sur l’épaule et basta, c’est terminé ? Non, ce mec ne viendra pas s’immiscer dans ses affaires.

« Qu’est-ce que tu veux ? Tu viens faire un sondage, checker si je fais bien mon boulot auprès de mon fils et ma femme ? Le héros en toi à besoin de veiller sur eux, tu peux pas t’en empêcher, tu veux venir fouiner ? »

James termine son whisky d’un geste sec, pose son verre sur le comptoir et fait un signe de main au barman qui capte le signal.


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MessageLun 27 Juin - 15:24

Look up here man × James & Josef

Sa mère lui aurait dit que ça n’est pas le hasard mais le destin que de retrouver James à ce bar. Ce même mec qu’il préfère éviter pour X raisons qui lui semblent toutes justifiées. Et maintenant qu’il l’a devant ses yeux, c’est l’image d’une Natalia décomposée qui s’imprime. Celle d’une jeune femme en larmes, esseulée, qui, certains jours, se sent moins braves que d’autres où la lassitude la prend au cou, où le manque de son mari la frustre autant qu’elle la peine parmi toute cette colère. Pourtant, elle n’a jamais lâchée, ne serait-ce que pour Eliott.
James représente un peu tout ça, toutes les peines de sa sœur, celle qu’il connait depuis l’enfance et Josef aurait tout un tas de raison de le détester. Pourtant aujourd’hui, tout ça se tasse, il se dit que faire un effort pour accepter la présence du biker dans son périmètre pourrait être une bonne idée pour enterrer pour de bon la hache de guerre. Ou pas. Il ne sait pas trop parfois ce qu’il veut avec ce type. Les mots de Natalia lui reviennent en mémoire. Josef a promis d’accepter l’évidence et la réalité : James la rend heureuse. Peu importe d’où il vient et de ce qu’il a fait, le pompier doit apprendre à accepter la présence de celui qu’il a longtemps considérer comme une ordure.

Alors il essaie, il fait un effort pour lui parler, essayer d’engager la conversation en lui faisant une simple remarque. Le genre de truc qui passe comme ça, sans anicroche.

- Parce que ça te regarde ?

James se redresse comme un serpent prêt à fondre sur sa proie si jamais elle s’avise de lui tourner le dos. Son ton est tranchant, froid comme de la glace et son regard de braise se pose dans celui surprit du pompier. C’est quoi son putain d’problème à celui-là ?
Ce qui semblait être une question de politesse se mue visiblement en une remarque, une attaque. Et si Josef était partie du bon pied en se disant que bon, sympathiser, ça pourrait être pas mal, il se retrouve désormais à vouloir l’envoyer se faire foutre. De quel droit est-ce que ce connard lui parle comme ça ?

Lui aussi se dresse, lui aussi fronce les sourcils mais à contrario de James, il ferme sa gueule et serre les dents.

- Qu’est-ce que tu veux ? Tu viens faire un sondage, checker si je fais bien mon boulot auprès de mon fils et ma femme ? Le héros en toi à besoin de veiller sur eux, tu peux pas t’en empêcher, tu veux venir fouiner ?

L’hôpital qui s’fout de la charité ma parole.
Il est piqué au vif et cette fois, Josef est totalement retourné vers James, visage crispé.

- Eh le persécuté de service, tu vas m’jouer ta comédie encore longtemps là ?

Jusqu’à preuve du contraire, il lui a juste posé UNE question à titre informatif, rien de plus. Alors qu’est-ce qu’il vient l’emmerder avec son complexe d’infériorité ?
La discussion démarre déjà mal, sur les chapeaux de roues et le sang de Josef est en ébullition. Il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour sentir la colère le brûler là, au fond des tripes, comme un épais brasier qui se propage à l’intérieur de lui.

- J’y suis pour rien si j’ai pu assumer mon rôle et pas toi, ok ? Alors n’viens pas passer tes nerfs sur moi pour tes propres conneries. C’est pas moi qui t’ai poussé vers la case prison.

A son tour, il prend une grande rasade de Whisky, le liquide ambré lui brûlant la gorge. Et c’était mieux comme ça, avant qu’il ne se mette à lui cracher tout son venin en pleine gueule. Ca lui apprendra à vouloir être poli.

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MessageSam 16 Juil - 15:31

Josef & James
Look up here, man

« Eh le persécuté de service, tu vas m’jouer ta comédie encore longtemps là ? »

James réceptionne le whisky, même si une petite voix à l’intérieur lui dit qu’il ne devrait pas. Il devrait arrêter maintenant, il n’a jamais été de ceux qui pensent que l’alcool permet d’oublier, de s’arrêter un instant au milieu du chaos autour de soi. Mais d’autres voix plus agressives, qui semblent s’agiter au rythme des ondes qu’il perçoit sur les bords de son champ visuel, couvre la raison. Ces petites voix lui donne envie de coller une bonne droite à cet abruti qui se permet de lui parler sur ce ton. Ses mains autour du verre, le regard du CoA se braque dans celui du pompier.

Il la sent cette tension qui peu à peu semble se tapisser sur l’environnement autour d’eux. Ils se jaugent, se toisent, se haïssent pour le moment en silence et James serre la mâchoire, s’empêchant de répliquer. Contrairement à la plupart de ses frères, il ne porte généralement pas le premier coup. Il préfère agacer, provoquer, renverser, jouer sur la subtilité d’un esprit déstabilisé. Peu de choses peuvent le faire sortir de ses gonds.

« J’y suis pour rien si j’ai pu assumer mon rôle et pas toi, ok ? Alors n’viens pas passer tes nerfs sur moi pour tes propres conneries. C’est pas moi qui t’ai poussé vers la case prison. »

Et Josef a surement bien compris les seules choses capables de faire éclater toutes les chaines qui le relient au bon sens et à la raison.
D’un geste vif, le motard se lève, écarte le tabouret haut sur lequel il était assis d’un geste emporté et s’approche, droit et pointe un index menaçant face à son nouvel adversaire. Puisque c’est ainsi qu’il le considère maintenant, un rival, ni plus ni moins. Une jalousie excessive et portée par l’alcool dans son sang lui soulève de nouvelles interrogations. Et s’ils avaient été plus loin qu’une amitié d’enfance ? Comme si c’était putain de cliché, de « franchir la limite », soi-disant infranchissable. Puis de se raviser, « j’ai pas envie de te perdre parce qu’entre nous, on devrait pas faire ça ? », alors on en reste la.

En six ans, seule avec Eliott, il aurait pu en profiter, passer par la brèche, après tout, un pompier, parti idéal pour se réconcilier avec ses parents non ? Tout est plus simple qu’avec un motard, membre de club et accessoirement taulard pour trafic d’arme, non ? N’y avait-il pas meilleure revanche pour Josef que de voler le cœur de sa femme et son fils ?
James brûle de haine maintenant, et il ne sait pas ce qui le retient de défoncer cet espèce de connard, voleur, à coup de tabouret. Oh ça lui ferait surement un bien fou de lui coller une bonne raclée, qu’il comprenne qu’il n’a pas l’autorisation de foutre son nez hors de ses affaires, surtout pas quand ça concerne la famille du motard. S’il ne l’a pas déjà fait.

Toute cette jalousie et cette fureur se répandent en quelques secondes dans l’organisme du motard. Il lui a suffit de deux pas vers le pompier pour comprendre son manège et pour s’enflammer à la vitesse égale aux flammes léchant une nappe d’essence.

« Ferme ta grande gueule, Josef. »

Il l’observe, là, debout devant lui, les mâchoires serrées. Il ne sait pas de quoi il parle, non il ne sait rien de tout ça. Il ne comprendrait même pas la douleur qu’il s’est infligé. « C’est pas moi qui t’ai poussé vers la case prison. », « mon rôle. » Quel rôle, hein ?

« C’est pas toi mais ça à du bien te servir, hein ? A quel moment tu t’es dis que ça pourrait te servir de ça ? Ça t’a fait du bien de profiter de ma famille à ma place, la prison c’était une belle occasion pour toi. Tu ferais mieux de faire attention à ce que tu racontes, Josef. »

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MessageMar 19 Juil - 9:47

Look up here man × James & Josef

Cette discussion vient à peine de débuter qu’elle part déjà droit dans le mur. Si on peut appeler ça une discussion…
James est sur le qui-vive, susceptible au possible et Josef n’a pas l’once d’une patience d’entendre ses plaintes de pauvre homme sortie de prison et qui n’a pas pu être là pour sa femme et son fils. Ils partent tous les deux avec de sérieux malus mais le pompier essaie pourtant de prendre sur lui. Il l’a promis à Nat’, cette promesse de lui faire confiance, d’être réglo et de tolérer James parce qu’elle savait parfaitement ce qu’elle faisait.
Difficile d’appliquer toutes ces belles paroles en cet instant où Josef regrette amèrement d’être venu dans ce bar pour, à la base se détendre. De toute façon les mots lui échappent et il ne fait rien pour le retenir.
Ils ont l’effet d’un court jus chez James qui se lève avant d’écarter le tabouret d’un geste criblé de fureur. Il pointe le pompier du doigt qui le regarde sans ciller, tourner complètement vers lui, coude sur le bar.

Quoi ? Tu vas m’frapper maintenant ?
Qu’il essaie, il sera bien reçu. Rien à foutre que ça soit le mari de sa meilleure amie ou non, si ce dernier lui en colle une, il répliquera.
Josef met en oeuvre une de ses qualités de pompier : Le sang-froid. Il se contente de regarder James s’approcher de lui, sans ciller, sans baisser les yeux.

- Ferme ta grande gueule, Josef.
- Sinon quoi, James.

Oui, sinon quoi ? Tu vas m’éventrer, tripes à l’air pour me laisser crever dans un fossé avec l’aide de tes petits copains de ton super gang ?
Il serre les dents, se met à sa hauteur, debout et l’affronte du regard. Il n’a pas envie que ça se termine en castagne et n’a pas non plus envie d’entendre Natalia lui hurler dessus parce qu’il n’a pas su bien s’entendre avec son mari. Il n’a pas envie de lui faire défaut, pas envie de la voir s’éloigner de nouveau pour les mêmes conneries.
James le pousse à concrétiser cette haine qu’il lui vouait déjà.

- C’est pas toi mais ça à du bien te servir, hein ? A quel moment tu t’es dis que ça pourrait te servir de ça ? Ça t’a fait du bien de profiter de ma famille à ma place, la prison c’était une belle occasion pour toi. Tu ferais mieux de faire attention à ce que tu racontes, Josef.

Les mots de James lui font l’effet d’une piqûre d’adrénaline en plein cœur.
Le monde autour de lui se rétrécit sur James, les couleurs se ternissent et sa colère grimpe si vite qu’il à l’impression que quelque chose va péter là, au fond de son cerveau. Ca ne dure qu’une seconde. Une toute petite seconde.

Son front part droit dans le nez de son vis à vis dans un geste sec, précis et violent avant qu’une droite ne vienne s’ajouter dans la mâchoire de James qui vacille sous le choc.
L’avantage d’être pompier est que Josef met toujours un point d’honneur à se maintenir dans une forme physique au-delà de la moyenne et qu’il n’a jamais cessé la boxe avec quelques collègues de boulot.
Mais l’avantage d’un taulard c’est que dans la cours, t’as rien d’autre à foutre que de t’entrainer ou même de te taper sur la gueule avec d’autre prisonnier. Josef en viendrait presque à espérer qu’ils soient d’égal à égal et que cette petite merde vienne répliquer. Parce que ce qu’il vient de lui sortir n’est rien d’autre qu’un amas de connerie teintée d’une jalousie qui n’est pas justifier.
JAMAIS l’envie de toucher Natalia de cette façon ou même de prendre la place d’un père dans auprès d’Eliott ne lui a traversé l’esprit. Elle est comme sa sœur, au même titre qu’Alexie alors comment pouvait-il insinuer une chose aussi dégueulasse ?
Cette fois, c’est à son tour de le pointer du doigt d’un geste rageur et menaçant alors que son cœur court les 100 km/h dans sa poitrine.

- TOI fais bien attention à ce que tu racontes, connard. Ne reproche pas aux autres là où toi t’as merdé. La prison n’t’a pas donné suffisamment de temps pour réfléchir au point que tu en viens à manquer de respect à ta propre femme ? Tu la prends pour qui. Arrête de choisir la facilité et assume tes putains de conneries.

Comme si Natalia et lui pouvaient franchir cette limite. Comme si ça lui avait déjà traversé l’esprit, comme si il était assez sournois pour profiter de l’absence de James pour ça. Josef est toujours resté à sa place, il n’est qu’un oncle pour Eliott et ça lui va parfaitement comme ça. Mais ce que James semble oublier c’est que pendant qu’il tirait sa peine en taule, Natalia trimait pour rejoindre les deux bouts avec un gosse sur les bras.
Tout ça pour une putain d’histoire de fraternité à la con.
La colère efface toute trace de compréhension ou d’une quelconque compassion pour cet homme plus meurtri qu’autre chose. Coincé dans un tourbillon de rage, Josef n’a pas le temps d’ajouter quoi que ce soit que le serpent réplique aussi sec.
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MessageMer 20 Juil - 14:10

Josef & James
Look up here, man

Il ne s’attendait certainement pas à ça. La violence du premier choc le fait basculer de quelques centimètres en arrière avec un cri qui s’éteint dans la violence d’un second choc, moins violent, plus assommant. Le motard se rattrape de justesse au comptoir, un acouphène semble s’étirer en fond sonore, s’accordant avec la douleur aigue qui lui traverse le visage.

« Putain… »

Sa main se porte automatiquement à son nez et il y rencontre un liquide chaud. La douleur qui se répand sous sa peau à partir de cet endroit lui indique qu’il est surement pété. Ce connard lui a pété le nez. Aux vertiges qui lui donnaient l’impression de tanguer comme un alcoolique s’ajoutent une impression de déséquilibre cette fois réelle alors que sa main s’accroche au aux marbre du comptoir. Une voix s’élève pas loin de lui, il capte rapidement que c’est celle du barman mais il n’entend rien qu’une sorte de charabia étouffé. Il se contente de grommeler en retour, cligne des paupières histoire de revenir à l’instant précis et se focaliser sur autre chose que cette nouvelle douleur.

Il est là, devant lui. Cette espèce de demeuré l’observe, les poings serrés, la haine dans le regard. James n’a qu’une envie : lui sauter dessus pour lui faire ravaler sa nouvelle fierté. Il se tend devant lui comme s’il allait l’attaquer à nouveau mais James ne lui donnera pas cette satisfaction. Il en oublie où il est, le fait même qu’il soit surement maintenant au centre de l’attention. Ce connard lui a levé la main dessus et ce n’est surement pas son genre de la ferme et de laisser faire.

« TOI fais bien attention à ce que tu racontes, connard. Ne reproche pas aux autres là où toi t’as merdé. La prison n’t’a pas donné suffisamment de temps pour réfléchir au point que tu en viens à manquer de respect à ta propre femme ? Tu la prends pour qui. Arrête de choisir la facilité et assume tes putains de conneries. »

Son cerveau si raisonné en temps normal semble s’évanouir sous les vagues d’alcools et de haine qui le traverse. Sa réaction est immédiate, il se redresse avec rapidité et vient coller une droite au pompier. La sensation de plaisir qui délie ses doigts au moment de l’impact force son cerveau à se taire encore plus, tout son être alcoolisé fait maintenant abstraction d’absolument tout ce qui l’entoure et se focalise uniquement sur cette envie de détruire chacun des os de Josef.

Il profite du moment de désorientation du pompier pour l’attraper par sa fichue chemise de connard et il le balance de toutes ses forces dans la direction opposée du bar, éprouvant une satisfaction malsaine à le voir s’écraser les côtes contre table et chaise du bar.

« Ne m’dis pas quoi faire, ne parle pas de c’que tu connais pas. »

James fait trois pas un peu désordonné en avant et rattrape le pompier à nouveau par le col et lui assène une première droite, puis une deuxième, avant d’être repoussé par il ne sait qui ou quoi, si c’est Josef lui-même ou un autre, il ne fait plus la différence à ce stade ou la haine assombrit son regard.

« Hé ! Arrêtez-vous les gars !
— Ferme-là ! »

Son regard se tourne vers le barman, descendu de derrière son comptoir. Tous les regards sont tournés vers eux. Une seconde de distraction qui laisse la place à Josef pour répliquer.

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MessageLun 25 Juil - 11:36

Look up here man × James & Josef

Il commence déjà à en avoir plein le cul de ces conneries.
Qu’est-ce qu’il veut, hein ? Un rapport de force ? Montrer sa supériorité sur Josef ? Qu’il le fasse, cet enfoiré. Puisqu’ils sont bien conscients que s’il y a en a un des deux ici qui a su gérer son rôle depuis le début, c’est bien Josef. Et pas James.
Pas James au fond de son trou miteux, puant la pisse et délabré.
Pas James au fin fond d’une cours de taulard a tenté de n’pas crever sous les coups vengeurs d’un gang ennemi ou d’un type un peu trop contrarié.

Pendant ces six putains d’années, il a prit le risque de laisser veuve Natalia et orphelin d’un père, Eliott.
Et en plus de ça, ce connard ose insinuer l’inceste entre lui et Natalia.

Depuis déjà plusieurs secondes, voir minutes, Josef est dénué de toute capacité de raisonnement. Il n’a pas envie de peser le pour et le contre, n’a pas envie de s’attarder sur les raisons personnelles de son incarcération. Et pourtant, s’il prenait le temps de le faire, il pourrait  peut-être faire l’effort de comprendre. Mais ces derniers ont été avortés à la seconde où son vis à vis à insinuer ces choses dégueulasses et incohérentes.

Josef n’est pas le type qui aime se dérouiller avec un autre gars dans les bars, il n’aime pas attirer l’attention, il n’aime pas déverser ses haines. C’est un homme de sang-froid et droit, pas d’impulsivité et de sang.
Pourtant, là en cette seconde, la sensation de violence portée sur la gueule de James est grisante. Comme une sorte de revanche prétextée par une remise au point sur la situation. Les menaces fusent, le pompier est gorgé de rage envers le taulard qu’il n’a même plus envie de regarder.
Et c’est ce qu’il fait, sûrement sa plus grosse erreur de la soirée.

Il se sent attrapé par la chemise et balancer violemment contre le bar où ses côtes s’y écrasent douloureusement. Il étouffe un râle de souffrance, sentant déjà des millions d’aiguilles s’insinuer dans ses poumons alors qu’il tente de reprendre son souffle autant que son équilibre, rendu précaire par toutes ces chaises qui chutent avec lui.

- Ne m’dis pas quoi faire, ne parle pas de c’que tu connais pas.

Un sourire mauvais étire les lèvres du pompier.
De ce qu’il ne connaît pas ? Il parle de quoi, d’être un taulard ou un lâche qui à abandonner sa famille pour des règles à la con d’un club de biker ? Ou les deux, peut-être.
Josef n’a pas le temps de lui répondre qu’une première droite vient méchamment lui sonner les neurones, suivit d’une deuxième qui termine de basculer son cerveau contre sa boite crânienne où il s’échoue violemment, le sonnant presque.
Un goût métallique emplit sa bouche.
Le sang agît sur lui comme sur un chien. Il paraît que dès lors que l’animal goûte le sang humain, ses instincts de prédateur s’éveillent. C’est ce qu’il faut à Josef pour voir rouge, pour sentir ses pupilles se rétrécirent et pour que ses poings deviennent de véritables blocs de béton n’attendant qu’à détruire le mur face à lui.
D’un geste désordonné mais rageur, il réussit – sûrement avec l’aide d’un autre type – de repousser James à qui il a envie de refaire le portrait, pour de bon cette fois. Sa rage éclot comme une fleur au printemps pour déverser toute une haine endormie et ravalée.

Sa vue se rétrécie, son ouïe ne capte que des sons étouffés et son attention est focalisée sur une seule et même personne : James.
James qu’il voit se détourner juste une seconde. Une toute petite seconde.
Josef prend appuie sur ses pieds et se propulse sur son ennemi de la soirée, le prenant par la taille pour le renverser sur une table derrière lui qui manque de tomber avec eux. Il le prend par le col de son vêtement et lui colle une première droite, laissant sa rage explosée sans un mot. Une deuxième prend la suite, puis une troisième qui cette fois, part droit dans le foi. Certainement l’un des endroits les plus sensibles et douloureux du corps humain.
Il regarde James essayer de reprendre un souffle ou une contenance, peut lui importe, et se retient par il ne sait quel miracle de lui foutre son 46 dans les côtes ou dans la gueule, histoire de le faire taire pour de bon.
Une bête quasi-incontrôlable. C’est de cette façon que se verrait Josef s’il avait conscience de cette haine qui l’anime en cette seconde.  

- J’te dis pas quoi faire justement. J’te rappelle ce que tu n’as pas fait, espèce de trou du cul. Il fronce les sourcils, visage dénué de tout sourire provoquant. Au lieu de chialer et de te morfondre dans ce bar et de m’faire chier, tu devrais déjà être entrain d’essayer de récupérer Talia ou de rattraper tout ce temps perdu avec ton fils.

Josef n’en revient pas de lui dire un truc pareil. De lui dire d’aller récupérer Natalia alors qu’il aimerait l’inverse, qu’il la laisse avec ces histoires louches de gang dont Josef connaitre trop bien les membres qu’il récupère sur les trottoirs, ventre et torse troués comme un gruyère.
Il tangue un peu, parce que tous ces coups donnés et reçus lui donne un peu le vertige malgré tout, mais aussi la nausée. Pourtant, cette sensation grisante de puissance pulse une adrénaline nouvelle dans ses veines.

- C’est pas parce que vous avez l’habitude de vous taper dix gonzesses la journée qu’on en fait tous autant. Et j’te rappelle qu'en plus de ça, c’est ma sœur.

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MessageSam 6 Aoû - 14:40

Josef & James
Look up here, man

Le sang lui barre la vue et c’est une silhouette imprécise qu’il distingue pas loin de lui, qui semble agiter les bras comme un damné. C’est le barman. James qui n’est pas étranger à l’art du combat, par la force des choses, se laisse distraire. Il ne le sait pas encore, se le dira surement plus tard une fois décuvé, mais c’est une grosse erreur. Il s’entend hurler à l’encontre du barman et puis projeté en arrière avec une violence qui lui coupe le souffle. Il comprend vaguement qu’il loupe de peu une table en bois, exactement comme celle sur laquelle il a balancé son adversaire ; et se retrouve rapidement sur le dos.

Il ne voit pas venir la première droite, un poids lourd sur le corps, du sang sur le visage. Le coup le sonne, il sent l’arrière de son crâne percuter le sol puis se soulever à nouveau. Il a l’impression de ne plus être capable de bouger son corps et notamment son cou comme il le veut, mais de n’être plus qu’un pantin, un sac de frappe pour Josef.

L’alcool, la douleur et les vertiges lui donnent la gerbe. Le sang qui s’insinue dans sa bouche intensifie cette sensation désagréable.
Il n’a pas le temps de reprendre le contrôle de son corps qu’une deuxième droite lui arrive droit dans la mâchoire et le sonne un peu plus. Un grognement s’échappe d’entre ses lèvres, son corps ne semble pas réagir comme il le voudrait. Se débattre ? Il a l’impression d’essayer mais tout ça lui semble vain.
Et s’il pensait avoir mal jusque-là, c’était avant que Josef lui assène un coup magistral dans le foie. Un cri étouffé lui siffle entre les dents, son corps se plie en deux sous le poids de Josef qui s’évanouit alors qu’il se relève.

La douleur semble se répandre comme un courant électrique du point d’impact au reste de son corps, passant par ses veines, comme une saleté de poison ; James tente de se redresser mais il se contente de se basculer sur son épaule gauche, soufflant de toutes ses forces comme pour évacuer la douleur, ses bras enroulés autour de son torse. Cette souffrance, il la connaît, il l’a déjà ressentie des tas de fois, mais c’est pas pour autant qu’il la supporte mieux.

« J’te dis pas quoi faire justement. J’te rappelle ce que tu n’as pas fait, espèce de trou du cul.
— Ta gueule
— Au lieu de chialer et de te morfondre dans ce bar et de m’faire chier, tu devrais déjà être entrain d’essayer de récupérer Talia ou de rattraper tout ce temps perdu avec ton fils. »

James grogne. Cette douleur qui éclot dans sa poitrine il la connaît aussi pour la sentir s’épanouir à répétition depuis six ans.
Le motard lève son regard vers le pompier. Cette haine qu’il perçoit émanant du demeuré désormais debout fait écho à la sienne. Il veut oublier cette pointe et lui sauter dessus à nouveau.

« C’est pas parce que vous avez l’habitude de vous taper dix gonzesses la journée qu’on en fait tous autant. Et j’te rappelle qu'en plus de ça, c’est ma sœur. »

Le motard semble vouloir se redresser d’un coup, rugissant, plus proche de l’animal de que l’homme pour ce soir mais des bras costauds le rattrape en vol. Il se débat avec une force primitive mais se retrouve rapidement balancé à l’extérieur du bar par deux colosses qui en bavent. James est enragé, ivre d’alcool et de douleur, de haine pour ce connard qui veut lui dicter sa conduite, remuer le couteau dans la plaie : lui exposer de simples vérités avec lesquelles il n’arrive pas à dealer depuis son incarcération, depuis le moment même où il a vu le regard de Natalia s’assombrir.

Il se sent projeté en avant et se rattrape aux pierres du mur arrière de l’enceinte du bar. Il perçoit des sons précipités et comprend qu’il est suivi par Josef.

« Cassez-vous ou j’appelle les flics ! »

La porte arrière en fer cabossé se referme d’un coup sec et le calme s’ensuit dans la ruelle. Seules s’élèvent les respirations écourtés des deux hommes. (ça devient sexy là, mais non !)

James essuie le sang qui lui coule du nez et de la lèvre d’un geste rude qui lui tire une grimace et il se tourne vers le pompier lui-même mal en point… L’envie de lui refaire le portait refait surface dès lors qu’il pose son regard embrouillé sur Josef, sa respiration semble se calmer petit à petit, sa haine elle ne semble pas prendre le même chemin. Il se redresse, le regard mauvais et gratifie au passage le pompier d’un geste à la fois respectueux et plein de grâce en crachant à ses pieds une masse rouge sombre.

« J’en ai assez de te le répéter : ferme ta gueule. »

Il passe à nouveau sa manche sur la commissure de ses lèvres. Il articule à moitié, se sent groggy, vertiges et alcool ne font pas bon ménage dans ce corps secoué par les poings du pompier. Pas mauvais, soit dit en passant. James cligne des yeux, sensible à la fatigue de ce combar qui lui tombe sur la gueule. Il abandonne un peu, n’agit plus de manière cohérente depuis longtemps en posant ses mains sur ses genoux. Le sang qui coule de son nez et de sa lèvre ne semble pas vouloir s’arrêter. Quelle connerie, pense-t-il. Au lieu de se reposer comme un con il devrait être sur ses gardes. Ce débile pourrait lui resauter dessus à tout moment. Mais il n’y pense pas, pas plus que ça, il remue sa pathétique merde éthylique, comme un vieux con vautré dans ses principes d’autrefois, refusant d’entendre quoi que ce soit d’autre.

« T’as de la chance… putain… »

Discours de mec bourré. Sans queue ni tête. Une part de lui veut lui casser la gueule encore, mais une autre qui prend un peu plus de place semble se laisser aller à ne rien faire. Il ne s’en va même pas. L’alcool prend le dessus, ses multiples whiskys lui ravagent la tête et son taux d’alcoolémie semble être au top maintenant.

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MessageVen 12 Aoû - 11:15

Look up here man × James & Josef

Le feu aux veines, la rage au ventre, le cœur en ébullition, Josef traverse de multiples états tout en ayant conscience que cette histoire va finir par leur péter à la gueule à défaut de leur briser plus d’os qu’ils ne l’ont déjà fait. C’est à se demander s’il se souvient pourquoi ils sont entrain de se foutre sur la tronche.
Ah oui.
Cette putain de jalousie dégueulasse et mal placée. C’est pas comme si cet enfoiré savait très bien le lien particulier qui unissait Natalia et le pompier. Mais pourquoi flipper autant de voir sa nana dans les bras d’un autre ? Parce que James sait qu’il a loupé six putains d’années de sa vie et qu’en six ans, sincèrement, un tas de chose peuvent se produire et la première est bien la perte de ce que vous avez construit avec votre femme.

La réaction du motard se fait aussi vive que ses poings et Josef échappe de peu à un nouvel affrontement alors qu’il se retrouve projeter comme un chien galeux qu’il était, hors de ce bar. Un sourire mauvais étire les lèvres douloureuses de Josef… suivit d’une moue désapprobatrice lorsque les mêmes types le prennent par les épaules.

- Lâche moi connard !

Il se débat furieusement, pire qu’un lion enragé, encore gorgé de toute cette adrénaline qui lui bat aux tempes. Josef se sent jeter vers l’avant, manque de s’écraser la gueule sur le sol et se rattrape de justesse à une poubelle sur son chemin.

- Cassez-vous ou j’appelle les flics !
- ‘Chier putain.

Lui chez les flics, en voilà une nouvelle.
Le genre de truc qui n’arrive jamais. C’est pas tellement son genre de se battre dans les bars, de se taper dessus à la Fight Club pour ensuite finir garde à vue pour 24 heures histoire de retenir la leçon.
Ca n’arrivera pas, certes, et c’est même mieux pour lui s’il n’a pas envie de voir son chef des Pompiers débarquer pour lui en coller une sur la gueule.
Mieux aussi pour James s’il n’a pas envie de refaire un petit séjour en taule alors qu’il vient tout juste de sortir.

Appuyé sur ses genoux, le pompier reprend son souffle et essaie de dissiper la douleur qui lui traverse le visage et les muscles de son corps.
Putain, quel merdier.
Il se redresse, s’étire le dos qui craque sous son geste et retient une grimace douloureuse pour ensuite faire face à un James tout aussi amoché et tout aussi épuisé de colère.
Il s’approche, Josef se tient prêt. S’il veut remettre le couvert, aucun problème mais cette fois, il ne se retiendra pas parce qu’il en a marre de cet enfoiré qui vient lui chercher des poux pour rien. Il n’hésitera pas à lui fermer sa grande gueule une bonne fois pour toute, quitte à se reprendre deux ou trois belles droites dans la tronche.

James se penche et se contente de cracher aux pieds du pompier, comme un chien.

- J’en ai assez de te le répéter : ferme ta gueule.

Un rire mauvais s’échappe des lèvres de Josef qui lâche, sans vraiment réfléchir à ce qu’il dit.

- C’est la répartie qu’on t’a enseigné là-bas ? Y a du boulot mon vieux.

Et la fatigue s’abat sur lui alors qu’il recule de deux pas pour s’adosser contre une poubelle dégueulasse. Il se passe les deux paumes sur le visage.
Mauvaise idée.
Il grimace et retire ses mains, se contentant de les passer dans ses cheveux légèrement humides de transpiration. Ou de bière qu’il a récolter sur la tronche en rencontrant Monsieur Comptoir.

- T’as de la chance… putain…
- Bien sûr.

Bien évidemment qu’il avait de la chance, hein ? Comme si cet enfoiré lui faisait comprendre qu’avec un peu plus de temps et moins d’alcool, il aurait pu le massacrer.
Connerie.
L’alcool. Ca ne lui a pas sauté aux yeux tout de suite mais James a l’air aussi plein qu’une barrique, ou presque. Il titube une fois, puis deux pour se redresser, un peu groggy. Josef le regarde, sans rien dire. L’observe.
Observe ce type qu’il a si longtemps détesté et méprisé. Ce type qui a attiré Natalia dans le gouffre de son gang pourrie jusqu’à la moelle, plein de type qu’il retrouvera un jour criblé de balle, sur le bord d’un trottoir.
Et si c’était Natalia qu’il retrouvait un jour chez elle, égorgé par un gang ennemi un peu trop territorial ? Cette idée lui fout la gerbe.
S’il y a bien une personne à ne pas toucher sur cette planète, c’est bien Natalia.

Mais il lui a fait cette promesse qui garde encore un léger goût amer dans sa bouche maintenant qu’il voit l’objet de son soit disant bonheur.
Un type ivre, pas foutu de prendre ses responsabilités. Sauf ceux qu’il a envers la bouteille de Whisky visiblement.

- C’est bon, t’as fini tes conneries ?

Bras croisés sur la poitrine, il l’observe, essaie de ravaler cette amertume et cette haine.
Cette baston lui a remit les idées en place, y a pas à dire mais ça n’efface pas pour autant le mépris qu’il éprouve pour ce sac à merde.

- J’en connais une qui va être contente de nous voir comme ça.

Il serre les dents mais réprime un sourire quand même.
A la fois amusé et … il ne sait trop quoi. Mais Josef s’attend à ce que Natalia leur hurle dessus comme sur des gosses qui n’ont pas su se partager un cookie.

- J’ai pas profité de ton absence pour prendre ta place. Il tire sur le bout de son vêtement et tamponne le sang sur son visage. Et même si je l’avais voulu, elle m’aurait pas laissé faire. Faut croire que ta place est encore bien gardée, Monsieur le Roi des Bagnards.

Un rire sec, un peu amer, mais il ne lui ment pas.
Natalia est d’une fidélité hors pairs et même si Josef se demande parfois si elle ne s’est pas laissée tentée en six ans, il sait que James restera le seul qui peut prétendre à régner sur sa vie et celui de leur fils.
Eliott. Un bout de gamin qu’il adore tant.
Ses pensées l'aide à calmer cette colère qui se fait moins palpitante.

- Arrête de jouer au con. T’as une femme, un gosse. Pourquoi tu viens te perdre dans ce trou quand t’as six putains d’années à rattraper avec eux.

Ce type a une chance que d’autres n’ont pas.
Et Josef voit suffisamment de père de famille mourir dans des accidents de bagnole, de crise cardiaque, de baston éméchée, pour savoir que James a encore une chance qu’il ne semble pas voir clairement.

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MessageJeu 18 Aoû - 12:08

Josef & James
Look up here, man

Il se sent amer, il a la gerbe, putain l’alcool, depuis combien de temps il ne s’était pas foutu une bonne vieille rincée ? Ah ah, facile, allez. Six ans. Six ans pour tout louper. Six ans pour une grosse désintox, et lui n’a rien de mieux à faire qu’enchaîner les whiskys sans modération.

« C’est bon, t’as fini tes conneries ? »

James se tient toujours au mur du bar, crache le sang qui infiltre sa bouche à une vitesse qui lui semble incroyable alors que l’alcool lui donne un sens du temps et de l’équilibre plutôt précaire. Il a envie de se tourner et lui faire fermer sa gueule mais il sait très bien, à ce stade, que s’il fait un geste trop brusque il risque de s’emporter et rencontrer les pavés plus vite qu’il ne le veut actuellement.

« J’en connais une qui va être contente de nous voir comme ça.
— Ferme-la… »

Il n’a pas envie d’entendre sa voix de débile, ça le fatigue. Il a juste envie qu’il se taise. Quoi, il va se lancer dans un sermon maintenant ? Histoire d’enfoncer un peu le clou sinon c’est pas rigolo. Il s’est reconverti en prêtre depuis son départ en prison, il vient prêcher la bonne parole ? Il n’a pas besoin de savoir ce qu’il doit faire, c’est inscrit dans ses gênes, ce qu’il doit faire, c’est-à-dire aller à l’encontre de l’abandon qui semble tracer la ligne rouge de la généalogie Manning.

« J’ai pas profité de ton absence pour prendre ta place. Et même si je l’avais voulu, elle m’aurait pas laissé faire. Faut croire que ta place est encore bien gardée, Monsieur le Roi des Bagnards.
— T’as décidé de me donner des petits noms maintenant ? »

Le motard grince des dents, commence à se retourner et finit par se laisser « tomber » sur le dos, contre le mur, prend de grandes respirations histoire d’offrir à ses poumons un peu d’air frais. Il ricane ce con. Ça l’énerve. Tout l’énerve chez lui. Cette tête de débile à peu près bien faite, bien que James soit un mec il ne peut pas dire que ce type est moche. Monsieur fait le bien, un pompier exemplaire, un bon samaritain, un homme du bon côté de la loi. Quelle connerie, quelle grosse connerie.

« Arrête de jouer au con. T’as une femme, un gosse. Pourquoi tu viens te perdre dans ce trou quand t’as six putains d’années à rattraper avec eux. »

James a l’impression qu’un acouphène s’installe en background sonore alors qu’une nouvelle bouffée de chaleur contraste avec la fraicheur du début de nuit. Son visage se braque dans la direction de Josef et il fait un effort monumental pour se redresser. Il pointe un index accusateur dans la direction du pompier, et cracha sa haine et son ras-le-bol.

« Putain mais t’as rien d’autre à la bouche, tu vas me lâcher ? »

Son regard est brûlant de colère entre les différentes lueurs données par l’alcool. Il titube.

« T’as pas d’autres choses à me bégayer, Josef ? »

Comment se rappelle-t-il que Josef bégaye occasionnellement ? Un souvenir, un éclat de conscience, et surtout, cette petite voix méchante dans le fond de son cerveau (moi ) qui lui rappelle om appuyer. Cette petite voix qui lui dit, en temps normal, d’observer son adversaire avec dédain, de haut en bas. Ce soir il n’est pas capable de se redresser et s’adresse au pompier avec un ton charmant de mec complètement bourré, ce qui n’empêche à son invective d’être remplie de mépris.

« Je sais ce que je dois faire, abruti, arrête de me répéter ton putain de discours, j’ai pas besoin que tu sois là pour me border, lâche-moi et va te faire foutre ! »

Le ton de sa voix agressive augmente de volume sur la fin de sa phrase. Sa colère l’essouffle. Maintenant, il voit deux Josef, comme si un seul débile ne suffisait pas assez à le foutre en rogne.

« Maintenant si tu comptes plus utiliser tes poings, mets-les dans ta bouche et dégage ! »

Vomir. Il va vomir. La terre tourne trop vite, la nausée est bien présente au creux de sa gorge, il pose une main contre son estomac, comme si ça allait le calmer. Surement que provoquer Josef une nouvelle fois n’était pas une bonne idée. Pas sur qu’il soit capable d’enchainer la suite de leur petit tango.

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MessageJeu 25 Aoû - 18:22

Look up here man × James & Josef

Et ça n’est pas terminé.
Il en faut encore. Rajouter une couche à tout ça. Entre un pompier essoufflé et un motard ivre, il ne manque plus qu’une dernière étincelle pour que tout reparte en vrille comme tout à l’heure.
Jo se sent presque bizarre, le cul entre deux chaises. L’adrénaline qui lui court dans les veines le stimule, le porte vers des besoins violents de se défouler, de ressentir encore la puissance des poings de James sur sa gueule, de se sentir vivre à 100 à l’heure. Puis il y a la raison, le calme dont il a toujours fait preuve qui le rattrape. Celui là même qui lui dicte sa conduite aujourd’hui et qui tait bien des envies spontanées.
Avant, il n’était pas comme ça. Avant il y allait, dans le tas. Pas toujours, c’est vrai. Il a toujours eu cette petite pointe raisonnée mais il se souvient que lorsqu’il vivait avec Daya, il lui arrivait d’être surprenant, spontané, prenant des décisions sur des coups de tête pour les emmener dans des coins que lui-même ne connaissait pas.
Aujourd’hui, il perd de sa flamme sans trop savoir pourquoi.

Mais James est là pour la lui raviver un peu et ça lui plaisait jusqu’à maintenant. Mais désormais, le pompier se sent presque trop las pour continuer à articuler des syllabes pleines de haine.

- Putain mais t’as rien d’autre à la bouche, tu vas me lâcher ?

Le regard du motard pourrait le cramer sur place s’il en avait la possibilité.

- T’as pas d’autres choses à me bégayer, Josef ?

Josef se redresse, fait un pas en avant, prête à lui en décoller une à ce gros connard prétentieux.
Monsieur Parfait contre Monsieur Tout le Monde.
Pour sûr que lui avec sa belle gueule, sa moto et son club, il en a de l’assurance à revendre comparé à Josef. Pour sûr qu’avec son cuir, son passif affirmé, il n’a aucun problème pour être lui-même.
Josef ? C’est une tare du quotidien. Cette timidité, cette pourriture qui lui a claquer sa carrière précoce en quelques fausses notes données d’une main tremblante d’angoisse. Cette timidité qui lui a collé des humiliations auprès des femmes, des râteaux auprès de ces mêmes personnes mais aussi des hontes en plein rendez-vous important.
Il s’en fout, ça n’est pas très grave, il est comme ça et tout ça est moins pire qu’avant… Mais que James, cette petite ordure sortie tout droit de taule, lui sorte un truc du genre ? Ca passe moins bien.

- J’avais oublié que tu jouais encore dans la tranche d’âge des moins de cinq ans. Sale con.

En vérité, sa bouche se rempli d’acide et il n’a qu’une envie : lui exploser sa belle petite gueule. Et comme si ça ne suffisait pas, sa nervosité accentue la cadence de ses paupières qui se mettent à cligner comme des putains de feu de bagnole.

- Je sais ce que je dois faire, abruti, arrête de me répéter ton putain de discours, j’ai pas besoin que tu sois là pour me border, lâche-moi et va te faire foutre ! Maintenant si tu comptes plus utiliser tes poings, mets-les dans ta bouche et dégage !

Il crache un soupire plein de dédain, mains sur les hanches.
Ce con n’a pas tord sur un point… Qu’est-ce qu’il fout encore là après tout ? Qu’est-ce qu’il attend pour déguerpir et continuer de vivre sa petite vie bien rangée ?
Un souffle, profond et long puis Josef se passe une main sur son visage douloureux, lui tirant une grimace de souffrance au passage.

- Va crever. Si t’as envie de foutre toutes tes chances en l’air, c’est pas mon problème. Mais viens pas chialer si elle se tape quelqu’un d’autre que toi et si elle refait sa vie avec un type moins lâche.

Josef tourne déjà le dos et marche en direction de la « sortie » pour se noyer de nouveau dans la foule New-Yorkaise.
Plutôt crever que de rester plus longtemps en compagnie de ce trou du cul qu’il a encore envie de démolir, pièce par pièce. Il tremble encore, son souffle s’est apaisé mais pas ses mains, ni son sang qui bat à ses tempes. Il croise son reflet dans une vitrine et grimace.
Ce type a beau être un connard, il sait cogner comme il faut. Et Josef en a au moins pour plusieurs jours pour faire disparaître les traces de ses poings.

FIN POUR MOI
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MessageMer 31 Aoû - 11:20

Josef & James
Look up here, man

James entend le demeuré qui lui fait face soupirer avec agacement et mépris. Mais il le voit à peine, sa vue perturbée par les multiples façades et lumières qui se superposent, le nombre de pavés qui double, triple. Rien n’aurait de sens aux yeux d’un homme sobre mais James et bel et bien saoul et si pour l’instant il est simplement atteint de nausées, il n’en dira pas de même le lendemain matin.

Il se redresse, une main en appui sur le mur et se passe lui aussi une main sur le visage. Il n’a plus la volonté de se battre, ce qui est bien étrange pour un type de ce caractère, capable d’arracher les dents à quiconque lèverait une voix sur les sujets qui l’atteignent. Ce soir il est trop fatigué, déjà bien trop bourré, et tout ce qu’il réussira à faire sera de câliner le bitume et il refuse de se rendre plus pathétique encore sous les yeux de Josef.

« Va crever. Si t’as envie de foutre toutes tes chances en l’air, c’est pas mon problème. Mais viens pas chialer si elle se tape quelqu’un d’autre que toi et si elle refait sa vie avec un type moins lâche. »

Le lâche ? Qui est lâche là, qui lui tourne le dos ? James grince des dents, fait quelques pas avant d’être rattrapé par un vertige nauséeux, il porte sa main à sa bouche, fait pivoter son dos pour s’adosser au mur et se contente de baisser la tête pour accueillir cette horrible sensation et s’en charger.

Il repasse sa main sur son visage, jette un regard à Josef et il ne peut pas s’en empêcher, le démon de l’alcool posé sur son épaule, tout heureux de pouvoir rendre minable ce type paumé dans une ruelle bizarre derrière le bar.

« Va te faire foutre Josef ! »

Belle répartie, belle envolée lyrique au niveau des octaves, en gros, James n’a plus l’air de rien alors qu’il se laisse glisser contre le mur pour atterrir sur le sol, un genou replié. Le petit démon sur son épaule est mort de rire quant à lui, le motard est finalement misérable. Et il s’est si bien débrouillé dans le choix du bar qu’il n’a aucun frère pour le ramener et qu’en plus son visage pisse encore le sang. Il ne sait même plus où est sa moto. Fait chier. Il n’est pas en état de conduire sa bécane, il refuse de se tuer au premier coin de rue et faucher la vie d’autres personnes qui n’ont rien à voir là-dedans. C’est le seul éclair de lucidité que le petit démon lui autorise. Il sort son portable de sa poche et fouille dans son répertoire. Il hésite un certain temps avant de cliquer sur la touche verte de son vieux téléphone alors que s’affiche le numéro d’Ofelia sur l’écran.

Une tonalité, puis deux et la voix d’Ofelia le sort de l’absence dans laquelle il se glisse en une demi-seconde.

« T’peux v’nir me chercher s’il te plait ?
— T’es où ? T’es bourré ?!
— Le bar de tout à l’heure.
— J’arrive, idiot ! »

Il referme le clapet de son téléphone et s’attèle à essayer de se relever. Il tourne la tête et sa moto est là, à l’arrière, posée contre le mur, brillante et parfaite. Il se met en route pour la rejoindre et attendre Ofelia.

— FIN DU TOPIC —

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