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Coucou le zoo, FIFA débarque, prends garde ! - Feat Cinzia
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Florence Fleury-Arnaud
MUGUET

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MessageJeu 19 Mai - 16:06

    Depuis le temps que j'avais envie de mettre les pieds dans ce zoo, je me suis dis qu'il serait temps de le faire, enfin, et rien de mieux pour cela que d'y aller en charmante compagnie. Non, je ne parle pas de Hans ou de Jasper, non, non. Je parle bien entendu de notre magnifique Cinzia Gambino. Oui, vous ne la connaissez pas ? Pourtant, elle ne passe pas inaperçue, jamais, elle attire tous les projecteurs sur elle. Bon, en vérité, elle attire surtout le regard des hommes, on se demande même pourquoi parfois, mais quand on est gaulée comme une déesse, c'est normal. Je ne suis pas à plaindre à ce niveau là, mais elle est au niveau expert par rapport à moi, alors que je ne suis qu'au niveau amateur. Vous ne voyez toujours pas de quoi je veux parler ? Si nous étions en pleine guerre, je pourrais vous parler d'obus, des obus qui ravagent tout sur leur passage. Vous visualisez mieux ou pas encore ? Bon, je ne peux rien faire pour vous, c'est comme ça, ce n'est pas comme si je parlais de cucurbitacée autodidacte d'Australie n'est ce pas ? Non, c'est une certitude même mais je ne vais pas vous faire un dessin, tant pis pour vous. Donc, depuis que j'étais sur New York, c'est à dire depuis bientôt une dizaine d'année, je n'étais toujours pas passée par Pelham Bay, notamment son zoo qui est l'un des plus grands du monde. Je m'étais dis que nous pourrions partir en expédition avec Lyla, mais elle ne pouvait pas avant, avant trop longtemps. Je l'avais donc proposée à Cinzia avec qui je n'avais plus parler depuis le mariage de cette première. Et encore, nous n'avions pas plus parler que cela ce jour là. J'avais donc envie que nous nous amusions un peu. Je l'avais donc invitée à me rejoindre au zoo de la ville, histoire de voir quelques animaux et de faire une petite critique de notre société actuelle à travers les animaux que nous pourrions voir. J'avais prévu tout un attirail pour rendre la visite agréable : des cacahuètes pour les animaux et pour nous aussi, des sodas et d'autres petites friandises dans le genre. Ce serait la fête, nous allions partir à la conquête du zoo. Prends garde à toi zoo de Pelham Bay, Fleury-Arnaud et Gambino vont partir à ta conquête !

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    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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Cinzia Herrera
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MessageSam 28 Mai - 23:00





Comunque, I'ho mandato allo zoo.  
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Je n’étais qu’une étudiante lorsque je rencontrai Florence. J’avais obtenu un stage dans la boîte où elle travaillait, sur New York, mon père acceptant que je traîne mes savates sur mon lieu de naissance avant de retrouver le Canada et son froid polaire. Elle m’avait alors pris sous son aile et, depuis, nous nous entendions de temps à autre, bien qu’il nous arrivait de nous faire la guerre au cours de nos différentes chasses au scoop. Ce n’était pas bien méchant. C’était le métier qui voulait ça, c’était, car depuis, je n’ai plus écrit un article que j’ai soumis à une éventuelle publication. J’avais quitté mon job sans me soucier des conséquences et pour le bien de mon couple. J’avais délaissé bon nombre de mes amies également. Je me consacrais entièrement à Manuel et à Lyla, mais je ne pus refuser l’invitation de la jolie Florence pour cette balade au zoo. Ça ne pourrait que me faire du bien compte tenu des récentes nouvelles. J’étais enceinte. Lyla aussi. Elle était partie en voyage de noces, et j’attendais patiemment la fin d’après-midi pour l’annoncer à mon fiancé. J’étais morte d’inquiétude, angoissée comme jamais, perdant au passage toute rationalité. Quoi de mieux, dès lors, que d’occuper ma journée avec quelqu’un d’agréable, de souriant et de sympathique ? « Merci d’avoir pensé à moi. Tu imagines pas comme ça va me faire du bien. » lui chuchotais-je alors que nous avancions dans la file d’attente en direction de l’entrée de ce zoo réputé pour être l’un des plus beaux, quoiqu’il n’y avait rien de réjouissant à observer des animaux emprisonnés dans une cage. « Alors ? Comment tu vas ? On n’a pas eu l’occasion de discuter beaucoup au mariage. Tu t’y es bien plue ? Bien amusée ? Tu n’as manqué de rien ? D’ailleurs, à un moment, je voulais que tu viennes danser avec moi, mais tu avais tout bonnement disparu. J’ai présumé que tu avais fait une rencontre intéressante. Alors, raconte ? Latino ou Italien ? » Du pareil au même de mon point de vue, à quelques petites différences près… ils étaient tous plus beaux les uns que les autres. « Je n’ai même pas eu l’occasion de te présenter mon fiancé… Tu l’aurais apprécié, c’est un garçon charmant. » Nous étions enfin arrivés à l’intérieur et l’ambiance enjouée de la majorité des gens autour de moi me gagna à une vitesse fulgurante. J’en aurais presque oublié mes grands tracas. « Et le boulot ? Comment ça se passe ? Tu bosses sur quelque chose en particulier en ce moment ? » Je réalisai, en lui posant la question, qu’une part de moi regrettait le journalisme, car c’était palpitant, mais arrêter était le mieux que je puisse faire. J’avais eu un choix à faire, toute seule, sans qu’on m’y oblige, et Manuel avait remporté tous les suffrages. « Tu sais que j’ai démissionné du Times. Je suppose que l’information a tourné assez rapidement vu le nombre de propositions qu’on m’a fait ? »  





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Florence Fleury-Arnaud
MUGUET

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MessageJeu 2 Juin - 18:19

    Je savais que nous allions passer un bon moment ensemble, c'était le but en même temps, même si je savais clairement, qu'elle allait me parler du mariage de Lyla, et que sans doute Jasper allait revenir sur le devant de la scène, à mon grand désespoir, mais peut être qu'elle pourrait me donner une vision plus réaliste de ce que mon coeur voulait alors que mon esprit était en total contradiction avec lui. Non, c'était difficile pour moi à ce niveau, parce que je me rendais compte que c'était à peu près la première fois que c'était aussi spécial avec un homme. Je ne saurais dire si c'était de l'amour, ou bien de la haine, ou bien autre choses en fait, mais mais ... Non, laissez tomber, c'est trop compliqué, même dans ma tête, surtout dans ma tête, parce que mon coeur semblait s'être fixé sur lui, parce que justement, il m'avait dit qu'il ne voulait plus me voir, le jour du mariage de Lyla. Un déclic, un signe, peut être ? Celui qui me disait que je devais arrêté de papillonner sous peine de me retrouver encore et encore dans ce genre de situation humiliante. Peut être que c'était le moment de dire stop, peut être, mais en vérité je n'en savais rien, alors j'avais eu dans l'idée de me changer les idées en faisant cette sortie au zoo avec la plus gaulée de mes amis : Cinzia Gambino. Je venais donc de lui donner rendez-vous devant l'entrée du zoo, et déjà, elle me bombardait de questions, comme si elle avait été enfermé dans une cage durant des semaines, ne parlant à personne. Visiblement, mon invitation lui faisait plaisir, et si cela lui faisait plaisir, alors ça me faisait plus que plaisir. Je savais que ces derniers temps ce n'est pas si simple que ça pour elle, qu'elle avait quitté son job sans véritablement de raisons, qu'elle n'était donc plus vraiment une collègue journaliste même si au fond, il est vrai de dire : journaliste un jour, journaliste toujours. C'était vrai, parce que même si je décidais de quitter le profession, j'aurais en moi ce gêne poseur de questions pour trouver le fin mot de la vérité. Je n'avais jamais vraiment révélé de très grand scoop au monde entier, mais je me suis toujours efforcée de dire la vérité, et de la faire éclater au grand jour même si cela ne plait pas à tout le monde. Je sais que j'ai des personnes qui ne m'apprécie pas à ma juste valeur, mais c'est comme ça, que voulez-vous. Ceux et celles qui me connaissent vraiment m'apprécient à ma juste valeur. Ainsi, cette sortie allait lui faire du bien.

    " Mais de rien, je sais que tu es pas mal occupée en ce moment, mais je me suis dit qu'une petite sortie ici ne pourrait pas nous faire de mal pour nous changer les idées. "

    Et puis oui, il y avait eu tellement de monde au mariage que nous nous étions croisées, à peine, même si j'avais pu voir sa robe absolument sublime qu'elle portait à en damner les saints, ou les seins, comme vous voulez d'ailleurs. Si cela n'avait pas été Lyla la star de la soirée, elle aurait sans doute remporter la palme. Mais bon, elle était ce genre de femme qui pouvait clairement se le permettre, plus que ça même. Elle avait les arguments pour. Mais aujourd'hui, même si sous ces habites les monts de chair se voyaient encore, elle était habillée plus sobrement, en même temps c'est un peu normal qu'elle ne s'habille pas de la même façon lors d'un mariage et d'une visite de zoo. Puis, elle me lança sa première salve de questions, avec les questions les plus embarrassantes pour moi, pour le moment à vrai dire.

    " Je suis désolé, j'aurais voulu danser avec toi vraiment, mais oui j'ai été un peu occupée, avec un homme, Jasper. "

    Il n'était pas latino, ni italien, cela aurait été préférable sans doute, mais cela s'était fait ainsi, et si je le regrettais quelques parts, au fond de moi, j'étais heureuse, un sentiment un peu paradoxal, mais ma petite boue dubitative après avoir prononcé le prénom de Jasper voulait tout dire. Je ne savais pas comment elle réagirait à cela. Je ne connaissais pas son degré d'affinité avec l'ancien pompier mais lors de la fête organisée en son honneur, j'avais cru l'apercevoir dans la pièce principale du Paddy. Elle le connaissait, c'était une évidence, mais comment s'entendait-elle avec lui ? Je n'en savais rien. Elle me dit alors qu'elle aurait bien voulu me présenter Manuel, son fiancé. Je le connaissais de vue, je savais à quoi il ressemblait mais je n'en savais pas guère plus à son sujet si ce n'était qu'il était latino donc.

    " Je suis sûre que tu auras l'occasion de me le présenter. Je l'ai aperçu au mariage et effectivement, il m'a l'air d'être quelqu'un de charmant. "


    Je n'allais pas dire que sa tête ne me revenait pas du tout, ce serait faux. Je ne le connaissais pas en fait, donc je ne pouvais qu'abonder dans son sens, mais il y avait de grandes chances qu'il ressemble à Luciano, du moins, ils semblaient avoir le même caractère, autrement dit, le genre d'homme que je n'aime pas vraiment, quoique, je me demandais quel genre d'homme j'aimais vraiment, en dehors d'un peu de plaisir sexuel. Je n'aimais pas les gros macho, ça s'était une certitude, mais en dehors de cela, je n'avais pas tellement de critères, n'est ce pas ? Nous arrivions donc à l'intérieur du zoo, et elle me parla du boulot. En ce moment, je ne travaillais sur rien de très spécifique, mais sans doute que je ferais un petit article sur le zoo sur mon blog, rien de grandiose donc.

    " Le boulot ça va bien oui, je suis toujours sur tout les fronts tu sais. Je rédige quelques articles pour le journal papier, je fais toujours des reportages pour mon magazine mensuel à la télévision, et puis, j'ai mon blog que je tiens à jour, mon facebook, mon twitter et les autres réseaux où je suis. "

    Oui, j'étais assez active sur la toile, j'avais posté quelques tweets assez comiques lors du mariage, mais heureusement pour moi, mon téléphone était resté dans mon sac à un certain moment, une fois que j'avais dépassé le seuil d'alcoolémie requit pour dire des choses convenables. Sinon, je ne sais pas ce que j'aurais pu posté, mais j'aurais été obligé de supprimer et cela aurait pu faire polémique alors que je ne suis pas connue pour mes frasques. Elle me dit alors de vive voix qu'elle avait démissionné du Times. Mais je le savais déjà.

    " Oui, j'ai entendu l'information, cela m'a surprise un peu je t'avoue. Mais je suis sûre que tu n'as pas pris cette décision sans réflexion, n'est ce pas ? "

    A vrai dire, je n'en savais rien, mais on ne perds pas volontairement une aussi bonne place sur un coup de tête. Si elle avait fait une faute grave et tout, cela serait arrivé à mes oreilles, mais là, elle avait démissionné, tout simplement. Nous avancions donc dans le zoo, pour arriver à proximité de petit singe, à moins que ce ne soit des lémuriens avec leur grande queue rayées.

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    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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Cinzia Herrera
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MessageMer 8 Juin - 0:12





Comunque, I'ho mandato allo zoo.  
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Me changer les idées, en voilà une d’expressions adéquates et intéressantes. Depuis que j’avais découvert un peu par hasard que j’étais enceinte, je ne pensais plus qu’à ça. Ça m’obsédait. C’était à se demander comment je parvenais à me concentrer pour parler normalement, sans cracher le morceau. Sans doute était-ce parce qu’attendre un bébé m’était interdit hors mariage et que les risques, si ça s’ébruitait, seraient ingérables. Je jetterais le chaos sur ma vie, mon couple et mon fiancé si je révélais mon secret pour me mirer dans un miroir d’illusion. Car, il va s’en dire que ça ne m’aiderait pas à gérer mes angoisses. Il n’en serait rien, bien au contraire. Tant que je ne serais pas mariée, je m’inquiéterai des conséquences de mon imprudence, quand bien même Mani accueillerait-il la nouvelle avec joie et ça, ce n’était pas gagné. Je pouvais le deviner sans grand doute, no pas qu’il ne voulait pas d’enfants, nous en avions discuté, l’idée ne le rebutait pas le moins du monde, mais au Salvador, il prit grand soin de préserver les apparences par rapport à ma virginité perdue depuis quelques semaines déjà. Moi, je jouai le jeu, pour notre bien à tous les deux et pour ne pas biaiser l’image que les autres se faisaient e moi. Je n’avais pas honte cependant. Je ne regrettais pas non plus, bien que j’aurais préféré que mes actes ne débouchent pas sur un polichinelle dans le tiroir. Pas encore du moins. Nous avions le temps. Il nous restait tellement de choses à vivre ensemble avant de bouleverser notre quotidien avec un enfant. Or, il était là, bien au chaud, se creusant une place dans mes tripes et, maintenant que j’étais au courant, j’avais même tendance à somatiser les symptômes.

Quoi qu’il en soit, je m’étais montrée imprudente et inconséquente et Dieu me le ferait payer chèrement tôt ou tard. Et quoi de plus difficile à encaisser que d’être rejetée, même provisoirement, par le père de son bébé à naître pour une femme comme moi ? Quoi donc ? Peut-être étais-je trop superstitieuse, trop croyante ou trop pessimiste, mais mon instinct ne me trompait jamais ou rarement. Les jours à venir seront compliqués pour moi. Je comptais donc profiter allégrement de cette virée au zoo en délicieuse compagnie. « Ouais. J’ai été super overbookée. Le mariage de Lyla m’a pris beaucoup de temps. » Je consacrais énormément à Mani également, mais ça allait de soi finalement. « Beaucoup de pression, mais le résultat était là. Je vais pouvoir décompresser, c’est cool. » Mon enthousiasme s’exprimait en demi-teinte, mais j’étais pour le moins sincère. Si ce n’est quelques anicroches provoquées par les rivalités saines de nos boulots respectifs et identiques, Florence était une jeune femme qu’il était bon de fréquenter. Sa simplicité la rendait plus belle qu’elle ne l’était déjà. Je ne pris donc pas énormément de risques en avançant l’hypothèse qu’un homme, parmi tous ces beaux mâles invités à la fête en l’honneur des mariés, ait pu obtenir ses faveurs. Elle était délicieuse, sensuelle, ouverte d’esprit, un peu trop pour mes principes, mais je ne jugeais pas. Elle était maître de sa vie et de la couleur qu’elle souhaitait lui donner. En revanche, l’identité de l’heureux élu me laissa pantoise. « Jasper ? Jasper Dolan ?  Le pompier ? L’ami de Lyla ? » Et le mien par la force des choses. « Le papa de Merrin ? Ce Jasper-là ? » m’exclamais-je en l’arrêtant par le bras. Les animaux enfermés dans leur cage m’intéressaient beaucoup moins tout à coup. « Mais, je pensais que toi et lui, vous ne vous entendiez pas, mais genre pas du tout. » J’écarquillai les yeux à plusieurs reprises, mal à l’aise à cause de cette piqûre de jalousie inattendue.

N’aurais-je pas été folle amoureuse de mon fiancé que je me serais posé mille questions par rapport à ce que je ressentais. Jasper était mon ami, mais il ne me plaisait pas. Il était certes adorable, mais il était trop blond. Mon cœur appartenait à un autre. Je tombai amoureuse de Mani au premier regard. J’étais cependant raide dingue de sa fille. Elle me souriait et je fondais comme un paquet de guimauve à proximité d’un foyer. Qu’adviendrait-il de moi, dans la vie de cette enfant, si Florence et Jasper filaient le parfait amour ? C’était égoïste de ma part. J’en étais consciente. Ils avaient l’un comme l’autre le droit au bonheur. Mais Merrin ravit mon cœur tant et si bien que je n’étais plus vraiment rationnelle. Je devais me reprendre. Quelques secondes, ce serait suffisant, le temps d’aborder la question de Manuel. « Charmant, ce n’est rien de le dire. En plus d’être beau comme un Dieu, c’est un homme généreux. Il a tout ce qu’une femme pourrait espérer. J’ai beaucoup de chance de l’avoir et d’être aimée par quelqu’un comme lui. » Outre son horripilante mauvaise foi, il était pour moi ! Je badinai rien que d’en parler, mais elle ne le connaissait pas. Il m’était impossible d’échanger à son sujet, quoiqu’avant de revenir sur ce qui m’intéressait davantage que parler de moi, je pus me permettre de lui offrir quelques détails sur les raisons de ma démission.

« Ça m’a surprise aussi pour tout t’avouer. » ricanais-je sur le ton de la plaisanterie. « Mais, j’y ai longuement réfléchi.  C’était le mieux pour mon couple. Je ne pensais pas qu’un jour, un homme serait devenu ma priorité. Je n’étais jamais tombée amoureuse avant lui alors forcément, ça m’a un peu surpris. Mais, je ne regrette pas mon choix. Après l’incendie du sapin de Noël, il s’est mis à s’inquiéter pour moi à chaque fois que je courrais les chemins à la recherche DU scoop. Tu sais ce que c’est, je ne vais pas te l’expliquer à toi, ça peut être dangereux, surtout quand on a cette fameuse tendance à se foutre dans la merde vitesse VV’. Et puis, je ne sais pas, il y a quelque chose de dérangeant dans ce boulot. C’est un métier d’hommes. Difficile de ne pas attirer l’attention et Manuel est terriblement jaloux. Après, évidemment, ça me manque de temps en temps. Ça allait bien avec ma curiosité naturelle. D’ailleurs, tu ne m’as pas tout dit à propos de Jasper. Comment ça s’est passé ? Tu l’as revu ? C’est une idée où tu as l’air particulièrement… comment dire… Je ne trouve pas le mot… mais pas indifférente à son charme ? Je dois en déduire qu’il a fait ça super bien ou… il y a autre chose ?» Aucun petit singe n’aurait pu me détourner de mon but : savoir. Ils étaient mignons pourtant et particulièrement chapardeur. Je n’eus pas le temps de réagir que l’un d’entre eux, plus téméraires et appréciation sa condition de petit lémurien en semi-liberté, s’empara d’une gaufre dans mon sac pour s’enfuir à pattes raccourcies.  

 





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Florence Fleury-Arnaud
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MessageVen 10 Juin - 0:59

    Oui, Cinzia avait été occupée avec le mariage de Lyla. J'aurais pu l'aider mieux que ça, mais je n'avais pas voulue m'imposer à elle, parce que je sais que ça aurait pu être mal vu, qu'une étrangère ou presque vienne aider pour les préparatifs même si elle est l'une de mes meilleures amies. Mais bon, j'étais demoiselle d'honneur, je ne pouvais pas tout faire. Bon d'accord, ce sont des excuses, de mauvaises excuses même, c'était une certitude mais au moins, j'avais profité, enfin, dans l'ensemble parce que la soirée, si elle resterait mémorable pour moi, n'avait pas été parfaite non plus, à commencer par Jasper, surtout à cause de Jasper, parce que j'avais couché avec Jasper, parce que depuis, c'était devenu très compliqué dans ma tête. On ne s'apprécie pas, enfin, il me déteste parce que j'ai presque ruinée sa vie, il me déteste, il n'y a pas d'autres mots, pourtant, j'ai couché avec lui. Je l'ai suivi, enfin, il m'avait emmené dans un coin sombre au dehors, et l'affaire avait été rapidement emballée et pesée, bien trop rapidement même pourtant je me disais que ce n'était pas une histoire si impossible. Ne dit-on pas que la haine et proche de l'amour ? Et si cette haine était en train de se changer en amour de la part de Jasper à mon égard ? Possible mais la mort de sa femme était trop récente, il ne pouvait pas se mettre avec moi sans salir sa mémoire. Et puis il y avait sa fille, serais-je capable de l'aider à l'assumer ? Pourrions-nous filer le parfait amour ? Non ce n'était clairement pas possible, je le savais clairement, il y aura des hauts et des bas, mais peut être que c'est ce qu'il me faut pour me caler durablement avec quelqu'un, n'est ce pas ? Je ne sais pas, je vous avoue être perdue, c'est pour ça que je n'ai rien dit de plus à Cinzia, parce que je sais que de toute façon, son naturel journaliste reprendra le dessus. Et lorsque je lui dis le nom de celui avec qui j'avais tiré un coup, elle en resta stupéfaite, me posant la question du genre de cinq façon différentes.

    " Ce Jasper là oui, et c'est bien plus compliqué que ça entre nous, je pense d'ailleurs que ça va être encore plus compliqué maintenant. "

    Mais je m'efforçais de lui sourire, d'un sourire qui ne se voulait pas très naturel parce que je sentais que cette information là nous mettait mal à l'aise, elle comme moi mais d'une façon différente. J'avais bien vu qu'elle adorait sa petite, qu'elle était un peu comme la tante à la forte poitrine qui donne toute son amour à sa nièce. Bref, on se détournait de ma personne pour parler d'elle et de son fiancé que je ne connaissais pas, aperçu vaguement au mariage, mais qui m'avait l'air d'être un type bien. Enfin vous savez, les apparences sont tellement trompeuses mais si Cinzia l'aimait alors je devrais l'aimer aussi, n'est ce pas logique quand on y repense ? Si, si, c'était dans une certaine logique. Elle me fit donc son éloge comme je m'y attendais, en même temps, elle n'allait pas le descendre en flèche, ça ne se faisait pas. Puis, on parlait du fait qu'elle avait quitter le monde du journalisme, ça m'avait surpris, et elle aussi était surprise, un monde paradoxal en somme, mais elle m'expliqua alors les raisons de son choix. Tout était partie donc de l'incendie du sapin de Noël où elle avait failli se prendre une balle de la part d'un policier et où son homme avait pris conscience qu'il ne voulait pas la perdre. Elle s'était remis en cause, remettant donc son travail de journalisme en cause également. Ma foi, je n'étais pas d'accord avec elle, mais si elle était sûre d'avoir trouver le bon et qu'il puisse avoir assez d'argent pour eux deux, elle avait tord de s'en priver, n'est ce pas ? Et puis Manuel semblait terriblement jaloux, alors avec un corps comme ça, si elle restait à la maison, elle n'attirerait pas le regard des autres, il avait tout à y gagner mais je me gardais cette remarque pour moi, car elle en revint à Jasper. J'avais été évasive, comme si je ne voulais pas trop en dire parce que moi-même je n'étais certaine de rien du tout. J'allais lui répondre lorsqu'un petit lémurien vint piquer une gaufre dans le sac de la jeune femme. Il allait peut être me sauver de révélations que je ne saurais pas assumée ... Dans un réflexe autoconditionné, je me mettais à lui courir après.

    " Reviens ici petit voleur, cette gaufre n'est pas pour toi. "

    Oui, je lui parlais dans l'espoir qu'il s'arrête en pleine course alors que je lui courais après. Je n'étais pas très rapide et l'animal gagnait du terrain sur moi lorsqu'il décida de s'arrêter devant moi, commençant à manger la gaufre, comme pour me narguer. Je voulais lui sauter dessus, j'allais l'avoir lorsqu'il bougea trop rapidement. J'avais presque réussie à l’attraper, mais sa longue queue zébrée me glissa des doigts alors que je m'étais allongée de tout mon long sur le sol. Il aurait fallu filmer la scène car je doute qu'en l'expliquant, on me croit sur parole. Je m'étais fait avoir comme une débutante par une saleté de lémurien. Mais alors que j'étais encore allongée sur le sol, j'en vis d'autres me sauter dessus et m'entourer, comme s'ils voulaient faire en sorte que je pardonne l'offense de leur petit camarade. Me mettant en position assise j'éclatais de rire, alors que j'avais quatre lémurien autour de moi, cherchant la nourriture dans mon sac fermé. Il devait la sentir mais ça me faisait rire.

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    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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Cinzia Herrera
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MessageSam 2 Juil - 22:01





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OK !  Peut-être que l’assommer de questions n’était pas bien malin. Peut-être que j’aurais dû rester à ma place et éviter toute curiosité malsaine, car elle l’était. J’étais si attachée à la petite Merrin que je ne pouvais m’empêcher de la solliciter un maximum pour en savoir le plus possible. Autant dire que je fus passablement frustrée qu’elle se contente de si peu. Je me doutais bien que si histoire il y avait entre eux, elle serait fatalement compliquée. Du peu que j’en savais, Jasper en voulait terriblement à Florence pour une raison dont je ne sus aucun détail, car la situation ne s’y prêtait pas. Je me voyais mal me raconter les tenants et les aboutissants de leur guerre au mariage de mon frère et de ma meilleure amie. Je n’avais pas encore trouvé le temps de l’interroger sur les détails principalement parce que Mani avait été clair : il n’était pas question que je rencontre le père célibataire seule et dans son appartement. J’avais également mes propres problèmes à régler. En soi, ce qui se passait entre Floflou et le pompier n’était en rien une priorité, mais c’était plus fort que moi. J’avais besoin de tout apprendre de la vérité et je me moquais bien de quelle bouche elle sortirait. Insister me parut cependant des plus maladroit. Le sourire de la journaliste en disait long. Elle n’en dirait pas plus. Elle m’entraîna d’ailleurs sur un autre sujet : Mani. J’étais intarissable lorsqu’il s’agissait de lui. Plus encore quand j’avais à justifier un geste qu’une femme aussi indépendante que Florence ne pouvait pas saisir. Je lui avouai mon choix avec sincérité cependant. Je lui expliquai tout, de but en blanc, à commencer par mes raisons, finissant par l’ampleur de mes sentiments envers mon fiancé. Je ponctuai le tout par leur réciprocité. Avais-je honte ? Non ! Ni de ce que nous partagions ni de ce que j’avais décidé pour le bien de ma relation. Je n’attendais donc aucun assentiment de la part de mon interlocutrice, j’aspirais simplement à ce qu’elle se sente assez en confiance pour se confier un peu à moi elle aussi. Peu importe que ma curiosité soit noble ou louable. Je ne ferais rien pour lui nuire. J’avais assez d’estime pour cette jeune femme pour ne lui causer aucun tort. Elle n’était en rien une menace pour ce que j’avais de plus cher et si, d’aventures, elle rêvait d’une belle histoire d’amour avec Jasper, pourquoi pas ? En quoi cela me priverait-il de l’affection de son adorable petite fille ?

J’étais à deux doigts de relancer le sujet maintenant que nous avions fait le tour de la question concernant mon couple, mais une adorable petite boule de poil nous chipa une gourmandise. Évidemment, ça m’amusa, mais pas autant que de voir FIFA se mettre à courir après lui, comme si elle était en mesure de le rattraper, tout en lui ordonnant de ne pas s’éloigner. Ce serait vain. C’était une certitude. Il ne fut donc rien d’étonnant à ce qu’il lui échappe des doigts alors qu’elle avait presque réussi à le saisir. J’étais morte de rire et ça ne fit qu’amplifier quand l’assaillante se retrouva à terre, allongée de tout son long et envahie par une armée de petits singes qui rêveraient de vider le contenu de son sac à dos solidement fermé. Les éloigner fut ma première idée, que je puisse au moins l’aider à se relever. Je m’approchai donc en agitant les bras pour les effrayer et ce fut efficace, du moins en partie. En se débattant, Florence lâcha son sac des mains. Elle le tenait bien pourtant, mais ces petits animaux absolument attachants étaient aussi rusés qu’un renard. Ils grimpèrent le long des arbres avec leur butin entre les mains, abandonnant leur victime dépitée, mais morte de rire. « He bien, on dirait que tu n’as plus rien à manger. Ils ont été plus malins que toi sur le coup. Tu aurais dû leur laisser la gaufre. » ricanais-je en lui tendant la main pour qu’elle lui serve d’appui et se redresse. « Ce n’est pas grave. On partagera mon déjeuner et quand on aura fini la visite, on ira se remplir l’estomac dans un petit restaurant sympa où je vais souvent. Ce n’est pas tout près, par contre, mais ça vaut le coup. » Il fallait rejoindre le Bronx, mais je me sentais bien dans ce quartier. Je savais qu’on me gardait à l’œil et pas seulement ma garde qui n’était jamais bien loin – mon regard croisa d’ailleurs celui de Clancy qui semblait s’ennuyer comme un rat mort dans ce parc animalier -  mais parce que j’étais sur le territoire de Manuel et que chacun, dans la mesure de ses moyens, me saluait et veillaient à ce que je ne manque de rien. J’eus à peine le temps de finir ma phrase qu’un soigneur vint nous rejoindre. Il était furibond. « Vous n’avez pas vu le panneau, mesdemoiselles ? Vous n’êtes pas autorisés à nourrir les animaux. Je vais devoir vous demander de nous suivre. » Je l’observai les yeux écarquillés de surprise. Est-ce qu’il se moquait de nous ? Tout le monde nourrissait les bêtes, en particulier celles qui étaient autorisées à se promener en dehors de leur cage. « Nous n’avons jamais voulu les nourrir. Ça doit être une erreur. » Une lueur de paranoïa brilla dans mon regard. Je cherchai à nouveau Clancy des yeux. Il n’était pas loin. Pas seul non plus. Je soupirai et choisit d’obéir en constatant que le sac n’avait pas fait long feu. Il était éventré de part en part et, non loin, des petits lémuriens du chocolat plein les pattes.



 





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Florence Fleury-Arnaud
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MessageMar 12 Juil - 18:11

    Le sujet Jasper était vraiment un sujet tabou, bon, pas vraiment, mais comme cela était très compliqué, pour moi, dans ma petite tête, je préférais ne pas trop en dire, parce que, je ne sais pas si ça va se concrétiser un jour et si cela se fait, je ne sais pas dans quelles conditions, et je ne sais pas quand, parce qu'il est clair qu'à l'heure actuelle, ça ne se fait pas, mais j'ose espérer que cela se fera, un jour, ou l'autre, dans un temps pas trop lointain même si on parle d'une ou deux années. Oui, je sais, ça ne me ressemble pas le moins du monde de me projeter aussi loin que ça, mais avec lui, j'ai envie de faire quelques choses de tenter ma chance, une véritable chance, pas ce ramassis de je ne sais trop quoi qui a été fait lors du mariage de ma meilleure amie. J'avais donc lâcher le nom à Cinzia qui semblait en avoir été très étonnée, et devant ces questions, je ne lui avais pas répondue grand chose, sans doute parce que ma belle assurance habituelle s'était tout simplement envolée, parce qu'elle n'existait pas pour ce cas là. C'est rare mais c'est comme ça, peut être que je n'aurais pas dû lui dire, même si elle aurait finie par le savoir, un jour ou l'autre, je ne sais pas trop, mais cela n'a plus d'importance, aucunement. Elle le sait, mais j'avais détournée la conversation sur celui qu'elle allait épousée dans un délai plus ou moins bref, c'était ce que j'avais compris en tout cas, et elle semblait l'aimer, devenant intarissable sur ce sujet où elle était bien plus à l'aise que moi. Il faut bien dire qu'habituellement, je ne me pose même pas la question, je papillonne de fleurs en fleurs, me posant quelques semaines, quelques mois, avant d'aller voir quelqu'un d'autres. Je n'étais pas du genre fidèle, qu'on enchaîne dans une relation unique pour des années à venir, mais cela changerait peut être, je ne saurais dire, parce que tout simplement, je ne possède pas cette réponse là, et je ne la posséderais pas avant un bon moment, même si le plus rapidement serait le bienvenue, n'est ce pas ? En tout cas, nous avions parler de lui, et elle avait parlé de son couple, visiblement, ils s'entendaient à merveille, moi, je ne m'entendais même pas avec lui, et j'avais couché, quelques minutes, rien de plus avec lui avoir que j'avais passablement un coup de trop dans le nez et je m'étais surprise à me dire que peut être il y avait un avenir ... Je me faisais des idées, pourtant, cela trottait dans ma tête, depuis trop longtemps déjà, et ça n'allait pas arrêté de si tôt. Je le savais bien, cette idée s'était enfoncée dans mon crâne à une vitesse folle et bien trop en profondeur pour la déloger. Je sentais que Cinzia voulait en savoir plus, et je lui en aurais peut être dit un peu plus, mais un petit lémurien vint me voler quelques choses qui m'appartenait. Sans réfléchir, je me mettais donc à sa poursuite, parce que ce qu'il avait à travers les doigts ne lui appartenait pas, et je voulais le récupérer par pur principe. J'étais sur le point de l'avoir, j'allais l'avoir, mais je me retrouvais au sol, me faisant attaquer par une horde de lémuriens enragés qui avaient visiblement faim puisque mon sac se retrouva pratiquement vidé de son contenu en peu de temps. Ce n'était pas ma journée, enfin, il faut le croire. Cinzia semblait morte de rire pas loin de moi, et sans doute que la scène avait de quoi faire sourire, rire même, enfin ce n'était pas vraiment mon cas. J'étais frustrée et un peu énervée quand même de m'être fait avoir aussi facilement. Elle vint donc me voir disant que je m'étais fait avoir et que j'aurais du leur laisser la gaufre me tendant une main secourable. Cela me fit sourire. Elle me parla alors d'un petit restaurant pas tout à fait à côté où elle allait souvent.

    " Oui, j'aurais du leur laisser la gaufre, mais je la voulais cette gaufre que veux-tu, ce n'est pas tous les jours que j'en mange. Mais si tu veux, on ira faire un tour dans ce restaurant, parce que je doute que tu puisse avoir assez à manger pour toi et moi, vu le ventre sur pattes que je suis. "


    Et ma frustration et ma mauvaise humeur passagère s'étaient déjà envolées vers d'autres cieux que je ne saurais décrire. C'est alors qu'un soigneur apparemment en colère vint nous voir. Soit disant nous n'avions pas le droit de donner à manger aux animaux, ce qui me fit sourire. Il y avait tout un tas de monde qui donnait des trucs aux animaux en semi-liberté comme ça. Cinzia fut la plus réactive lorsqu'il nous demande de le suivre mais sa réaction fut bien peu véhémente. Je n'allais pas le suivre alors que j'avais été agressée par ce lémurien. Je la retenais par le bras.

    " Nous avons très bien vu le panneau, mais c'est ce lémurien qui est venu me prendre la gaufre dans les doigts. J'ai tenté de négocier avec lui mais il est partie avec la friandise. Je me suis mis à lui courir après, mais il a réussi à m'avoir, me volant ce qu'il y avait de nourritures dans mon sac. Regardez mon genou, il est tout écorché, j'ai lutté pour garder ma nourriture mais je me suis fait avoir. Je me doute que ce n'est pas bon pour leur santé et tout ça, mais si nous avions voulu les nourrir, nous l'aurions fait bien plus discrètement, vous n'auriez rien su. Bref, tout ça pour vous dire que nous sommes sincèrement désolé du désagrément et que nous allons nous aller en finissant notre visite. Nous avons rendez-vous dans un restaurant qui se trouve à l'autre bout de la ville, et nous n'avons pas envie d'arriver en retard. "

    Bon d'accord, j'en avais fait peut être un peu trop, mais vu sa tête, cela avait parfaitement fonctionné, parce qu'il me toisa du regard avant de nous dire que ça irait pour cette fois, mais que nous n'avions pas intérêt à lui refaire le coup. Je souriais, j'avais envie de lui en dire encore plus, mais je n'avais pas envie qu'il revienne sur sa décision de nous prendre en otage, ou qu'il ne porte plainte pour une raison bien dérisoire, on ne sait jamais. Je me retournais donc vers Cinzia.

    " Désolé pour tout ça, je voulais pas me battre avec un lémurien, du moins, je ne l'avais pas prévu au programme. Du coup, qu'est ce que tu veux faire ? On va à ton restaurant ou on finit la visite, il n'y en a plus pour longtemps de toute façon, mais c'est comme tu le sens. "


    Je lui souriais, parce qu'elle semblait avoir été assez embêtée avec le soigneur qui était venu nous interpellé, mais c'était ma faute après tout, alors j'avais fait en sorte de rectifier le tir pour nous sortir de ce mauvais pas.

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    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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Cinzia Herrera
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MessageMar 19 Juil - 14:37





Comunque, I'ho mandato allo zoo.  
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La scène prêtait à rire. Aurais-je voulu éviter pour ne pas donner l’impression à Florence que je me moquais d’elle que je n’aurais pas pu. Toutefois, en la ramassant, la jolie grimace se mua en autre chose de beaucoup moins plaisant en déchiffrant sur les traits de mon acolyte toute sa frustration. Son sac était vide. Peut-être même qu’elle avait mal interprété mon hilarité. Je me montrai donc plus polie en m’assurant qu’elle n’avait rien. Ces petites bêtes, aussi mignonne soit-elle, ont des petites dents bien pointues et de jolies griffes bien acérées. Personne n’aurait eu envie d’être mordue ou retrouvée avec les poignets et le visage lacéré par des lémuriens affamés. Elle n’avait rien cependant et, soulagée, je me fis un devoir de lui rappeler qu’une gaufre, ce n’était pas grand-chose. A vouloir sauver une sucrerie sans importance, elle avait été dépouillée du contenu de son sac. Il lui restait, à peu de choses près, une bouteille d’eau nécessaire à affronter la chaleur du jour et quelques bonbons. Pas de quoi nourrir son homme. « Oh, tu sais, quand il y en a pour un, il y en a pour deux, et ça me laissera plus de place pour avaler une des glaces du vendeur à l’entrée. Ça fait longtemps que je ne suis venue, mais dans mon souvenir, elles étaient délicieuses. C’est un peu ma madeleine de Proust. Enfin, l’essentiel, c’est que tu n’aies rien. Ça peut être vorace ces petites bestioles. » Et, leurs petites pattes pleines des tartines de mon acolyte, ils s’en donnaient à cœur joie. « Ceci étant, je vais nous réserver une table pour dans deux bonnes heures. Je ne pourrai pas m’attarder. Je dois voir Mani. Mais, j’ai encore un sacré bout de temps devant moi. » confirmais-je ensuite en jetant un œil à l’horloge de mon téléphone.

Le temps avait filé à une vitesse considérable. J’avais l’impression que nous venions à peine d’arriver. La visite n’était pas terminée et, au vu de l’agression verbale du soigneur accompagne d’un vigile -  à se demander combien de policiers l’auraient accompagnée si nous les avions nourris délibérément -  je commençais doucement à me demander si nous allions pouvoir la finir ou nous prévoir une seconde sortie du genre à mon retour de Chicago. D’autant qu’on m’avait appris à ne surtout pas m’opposer aux autorités quand je n’avais rien à me reprocher. A part attirer l’attention sur moi, je n’y récolterais rien de bon. J’allais donc les suivre gentiment pour nous expliquer loin des oreilles des plus curieux qui nous dévisageaient, mais une Florence, courtoise, mais en pétard, m’interrompit en m’attrapant par le bras. Sa petite aventure ventre à terre ne l’avait pas rendue des plus conciliantes. Je comprenais. A sa place, je n’aurais certainement pas été aussi agréable que précédemment. Il n’empêche que, contrairement à elle, je n’avais aucune intention de me retrouver avec les menottes au poing parce que ces connards nous targueraient par vengeance d’agression, de diffamation ou autre joyeusetés mensongères. Ça m’effrayait, car j’étais « quelqu’un » pour les autorités. Personne n’important pour le commun des mortels. Mais, pour les flics, mon nom de famille était porteur de rumeurs et il se réjouissait de pouvoir m’interroger et essayer de grappiller des informations à propos de ma famille et, dernièrement, de mon fiancé. « C’est bon, Flo. On va les suivre. Ils peuvent comprendre. » tentais-je de la raisonner vaille que vaille. Inutile. Elle était montée sur ressort. Polie, mais déterminée à ne pas perdre de temps dans les bureaux administratifs ressemblant à des baraques de chantier de ce parc animalier.

Alors qu’en lieu et place de ses interlocuteurs, par principe et par esprit de contrariétés, je n’aurais pas hésité à nous embarquer pour nous faire les pires grasses – la susceptibilité est atavique chez les Gambino – je fus bien heureuse de constater qu’il laissait tomber sur cette fois. J’en souris largement et applaudis à deux mains cette démonstrations de persuasion de la journaliste. « Hé bien, on ne te l’a fait pas à toi. Tu n’avais pas vraiment envie de te faire chier avec eux. Bien joué. » la félicitais-je en ajustant mon sac à dos. « Et, je n’avais pas vu pour ton genou. Ça va aller ? Il faudrait peut-être qu’on fasse un détour par les toilettes pour le nettoyer. Je dois avoir un peu de désinfectant dans mon sac. Bon, c’est « du rouge », comme disent mes neveux. C’est à cause d’eux que je l’ai, mais vaut mieux ça que de se retrouver avec une plaie qui s’infectera. C’est pas grand-chose, mais on ne sait jamais comment une blessure peut réagir. » proposais-je soucieuse de la laisser malgré tout libre de ses choix. « Après, si ça ne t’ennuie pas, j’aimerais aller voir les gorilles des montagnes. Il n’y en a plus beaucoup. Ça me dégoute de savoir qu’ils sont enfermés ici, mais ils me fascinent. Alors, j’aimerais autant jouer les hypocrites jusqu’au bout et aller les observer un peu si ça ne te gêne. »

Il y avait justement un banc devant leur enclos en plexiglass. Il était par ailleurs situé à l’ombre. C’était l’endroit idéal pour me reposer alors que la fatigue de ma grosses commençait doucement à se faire sentir. J’étais du genre endurant. Ça ne pouvait être que ça. J’en eu une angoisse, réalisant un peu plus à chaque manifestation de ce style, comme par exemple une nausée matinale. Et puis, soudainement, sans que je n’aie besoin de rien faire, elle se muait en allégresse. « On pourra se poser par là-bas et si le cœur t’en dit, tu pourras peut-être enfin répondre à la question que tu éludes depuis tout à l’heure. Tu sais, à propos de Jasper, tout ça… Parce que, tu me connais depuis le temps, tu sais que je ne vais pas me contenter d’un « c’est compliqué. » ça, je le sais. Et pas seulement à cause de ce qui vous oppose et dont il m’a vaguement touché un mot, mais parce que toutes les histoires d’amour sont compliquées. Et là, vu le soin que tu prends à éviter de me répondre, j’ai comme qui dirait l’impression qu’on parle pas juste d’un coup comme ça, par hasard….Je me trompe ? » lui demandais-je sincèrement, avançant déjà un peu le temps qu’elle se décide, tout simplement parce qu’à rester sur place, j’avais l’impression que mes chevilles enflaient plus vite.


 





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Florence Fleury-Arnaud
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MessageJeu 21 Juil - 16:06

    Non, mais il était clair que cette scène si elle avait été filmée méritait de finir dans un des bêtisier de l'année à propos des chutes survenues de façon malencontreuses. Heureusement, personne n'avait réussi à capter le moment, si ce n'est peut être des caméras de surveillance à mon sujet. Mais peu importe, j"avais agit instinctivement et je m'étais faite avoir en beauté par ces lémuriens, quelques choses de violent, mon genou s'en souviendrait quelques jours mais rien de très grave heureusement pour moi. Je disais donc à Cinzia que j'aurais du laisser s'envoler cette gaufre et puis voilà, mais c'était presque une question d'honneur pour moi. Elle me disait que nous pourrions partager le contenu de son sac, quand il y en a pour l'un, y'en a pour l'autre, mais je ne voulais pas non plus abusée de sa gentillesse. Après tout, nous sommes deux ventres sur pattes, alors peut être qu'elle n'aurait pas assez, et puis qui sait ? Peut être que les lémuriens reviendront à la charge si jamais nous mangeons notre repas dans le coin. Non, parce que cette fois-ci, je les verrais venir à des kilomètres, ils ne m'auront pas deux fois. Elle me dit que ça ne la dérangeait pas de partager, que comme ça, elle aurait de la place pour se prendre une glace à l'entrée. Après tout pourquoi pas, même si je devrais pouvoir survivre sans vraiment manger jusqu'au prochain repas.

    " Oui, elles sont excellentes même si comme toi, cela fait longtemps que je n'en ai pas mangé. Enfin, je pense que je devrais survivre jusqu'au prochain repas quand même, t'inquiètes pas. Au pire, j'ai un peu de graisse à faire partir alors si je suis à la diét, ça me fera perdre ces petits bourrelets là. "

    Et quand je disais ça, je montrais mon ventre qui n'était pas très gros, mais qui possédait un petit peu de graisse, pas grand chose mais si je me baissais, on pouvait voir l'ombre d'un petit bourrelet montrer le bout de son nez. Bref, je préférais largement en sourire, parce que je suis comme ça, puis un soigneur est venu nous voir avec un vigile pour nous demander de les suivre à cause du fait que nous ayons visiblement nourries les animaux de notre plein gré alors que nous nous étions faites dépouillées, enfin moi en l'occurrence. Le type voulait faire son beau devant deux jeunes femmes mais je n'avais pas mâché mes mots pour lui faire comprendre que nous n'allions pas le suivre, que nous n'avions pas de temps à perdre avec eux, surtout que les accusations étaient totalement infondées. Cinzia était prête à les suivre, mais pas moi et mon laïus avait réussi à les convaincre de nous laisser en paix, à moins que ce ne soit mon genou écorché qui avait joué en notre faveur, je ne saurais le dire mais ils repartaient, mécontents, mais nous laissant poursuivre notre visite qui ne durerait pas encore très très longtemps. Une fois qu'ils furent suffisamment loin Cinzia m'applaudit pour avoir fait preuve d'intelligence dans ce cas précis. J'avais été brillante et courtoise pour qu'ils nous laissent en paix. Sans doute qu'elle n'aurait pas dit la même chose, qu'elle aurait été plus virulente, je ne saurais dire mais en tout cas, ce problème était à présent résolu. Elle s'inquiéta alors pour mon genou. Cela me fit sourire.

    " Oui, on peut faire ça, mais ne t'en fais pas, ce n'est pas une petite écorchure qui devrais m'achever, mais oui, si on désinfecte rapidement, ça guérira encore plus vite, ça ne sera pas un mal. "

    Nous nous dirigions donc vers les toilettes les plus proches pour désinfecter rapidement mon genou. Cinzia avait envie de voir les gorilles, et cela ne me posait absolument aucun problème. Je lui souriais donc.

    " Non, ça ne me dérange pas du tout, après tout, nous sommes venues pour voir les animaux, non ? Après oui, c'est dommage qu'ils soient enfermés, mais je pense que c'est mieux pour tout le monde, parce qu'ils pourraient nous blesser plus gravement si jamais ils étaient en liberté comme les lémuriens. "

    Même si en l'occurrence les lémuriens m'avaient achevés un genou, qu'ils m'avaient fait mal, imaginez ce qui aurait pu se passer si cela avait été un gorille. Cela n'aurait sans doute pas été un genou, mais bien pire que cela, et encore, c'était le genou qui avait pris parce que j'avais chuté au sol. Nous prenions donc place devant l'enclos lorsqu'elle revint avec le sujet Jasper. Je pensais qu'elle avait oubliée, mais non, son esprit journalistique voulait tout savoir et cette fois-ci, il n'y avait rien en vu pour que je puisse me dérober. Je soupirais un instant parce que j'avais l'impression de me faire des films, que ce que je voulais, ce que je désirais ne se ferait jamais ô grand jamais.

    " Tu ne te trompe pas, mais en vérité, j'ai l'impression de me faire des films vois-tu. Nous sommes tellement opposés lui et moi que ça ne pourra sans doute jamais se faire, et puis, avec ce qui lui est arrivé, je doute qu'il veuille de si tôt une nouvelle relation, pourtant dans ma tête, ça gamberge, beaucoup trop, beaucoup plus que d'habitude. Et puis, je ne sais pas, si jusqu'à présent j'étais faites pour papillonner à droite à gauche, je sens qu'il est venu temps de me poser un peu plus solidement, et mon coeur a choisi Jasper, comme si mon coeur ne voulait pas que je sois durablement heureuse, enfin, je ne sais pas, c'est compliqué quoi, surtout pour moi, parce que pour lui, il ne doit même y avoir de sources de confusion, il me déteste ... "

    Mais je sais qu'entre la haine et l'amour parfois, la passerelle est maigre, et pour moi, elle était véritablement fine. Je me disais qu'il pourrait être l'homme de la situation, alors que pourtant, il ne m'aimait pas. Il m'avait baisé en vitesse ce soir là, parce que peut être il y avait en lui cette envie de me faire mal, mais j'ose à penser qu'il y avait autre chose aussi, une véritable envie de moi malgré ce que je lui avais fait, douces illusions, douces chimères, mais mon esprit et mon coeur se battaient pour tenter de démêler le vrai du faux, le possible de l'impossible.

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MessageLun 8 Aoû - 21:50





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Plusieurs choses étaient rassurantes, des choses tantôt importantes tantôt non. La première, c’était que Florence allait bien : plus de peur que de mal. Une écorchure sur les genoux, ce n’était pas grand-chose. La seconde, c’est que nous évitâmes de justesse d’être amenée au commissariat pour des broutilles, uniquement parce que je porte le mauvais nom de famille. La troisième, c’était qu’elle acceptait enfin de partager mon repas avec moi. Et, pour fini, j’étais heureuse d’apprendre que je n’étais pas la seule à me trouver trop ronde et donc – mais ça, ce n’était que déduction la concernant – perpétuellement au régime, ce qui agaçait Manuel d’ailleurs. Lui qui me rêvait avec quelques kilos en plus ne comprenait pas mon obsession pour ma silhouette. Alors, en songeant à cette glace, je me dis qu’il aurait adoré m’entendre dire que j’en avais envie depuis que mon amie et moi avions posés le pied sur le macadam du zoo. En attendant, comme je n’aspirais pas à ce qu’un petit rongeur ou tout autre animal ne me la subtilise, je préférai m’arrêter devant la cage des gorilles des montagnes, fascinée par l’humanité qui se dégageait d’eux et leur situation dans ce parc animalier. J’étais mitigée sur le sujet. Leur place n’était pas là, enfermés dans des enclos en plexiglas, mais en pleine nature, là où la jungle n’a pour eux aucun secret. Pourtant, hypocritement, je ne rechignais pas et ne boudais pas mon plaisir à les contempler, consciente que sans l’intervention de l’homme, bien que son unique but est de réparer les dommages qu’il causa, je ne m’ébahirais pas comme une petite fille devant ce spectacle. « Ne sont-ils pas magnifiques ? » commentais-je en observant une femelle quitter l’endroit paisible qu’elle investit plus tôt pour céder sa place au mâle dominant. Ça m’amusa. C’était si proche de la réalité machiste dans laquelle nous vivions. J’aurais pu en débattre durant des heures, comme j’aurais pu expliquer à Florence que je ne considérais pas que tous les animaux mis en cage devaient être maintenus en liberté dans le parc, mais dans leur habitat naturel. Je soupçonnais qu’elle avait bien compris, mais qu’elle n’avait aucune envie de se lancer dans ce genre de débat stérile qui, en plus de nous attrister, ne changerait rien à la situation. Et puis, ce n’était pas l’objet de ma curiosité non assouvie. J’étais déterminée à en apprendre plus concernant Jasper et sa relation avec ce dernier. Je lui reposai donc la question tout de go et sans hésitation, ironisant et la taquinant gentiment. J’espérais que cette fois, mon intervention ferait mouche et qu’elle passerait à table. Je ne me trompai pas, car elle dévoila quelques bribes d’informations fort intéressantes. « Des films ? Vous avez couché ensemble, difficile de l’inventer. Je veux dire, en général, c’est le genre de chose qu’on oublie pas, encore moins quand c’est consenti. » A moins qu’il soit mauvais amant, ce qui n’était pas exclus, quoique mon seul et unique point de comparaison ne ravirait aucun homme. « A moins que tu veuilles dire des films par rapport à ce qui pourrait se passer par la suite entre vous deux ? Parce que si c’est ça, je veux pas être désobligeante, mais ouais, c’est vrai que vous n’avez pas grand-chose en commun. Mais, ce n’est pas le souci avec lui. Le souci, c’est qu’il aime sa fille comme un dingue. Il est persuadé qu’il n’est pas à la hauteur. Alors, si tu veux mon avis, même si je ne doute pas que ça soit possible entre vous, arme-toi de patience, parce que c’est pas demain qu’il va faire entrer quelqu’un dans la vie de Merrin. » Ce qui m’arrangeait bien. j’étais possessive par rapport à cette gamine qui avait gagné mon cœur en quelques sourires. Une véritable ensorceleuse. Pis que mon fiancé. « Après, c’est un chic type. Il est gentil, serviable, à l’écoute. Tu ne serais pas malheureuse avec lui si tu arrivais à l’amadouer. En fait, si je peux me permettre un conseil, faut y aller en douceur. Ou si tu veux, je peux le questionner un peu, histoire de savoir où il en est. Je ferai ça discrètement… Mais, au moins, tu seras fixée. »







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MessageMer 17 Aoû - 21:32

    Je n'avais pas voulu en parler dans un premier temps, mais elle était revenue sur ce sujet fort sensible, pour moi en tout cas, parce que je n'avais aucune certitude à ce propos, et c'est assez rare que cela m'arrive en général, parce que des certitudes, j'en ai toujours quelques unes, mais là, absolument aucune, c'était ce qui me faisait le plus peur pour le futur que je pourrais avoir avec lui. Il sera difficile de percer la muraille qui entoure son coeur, surtout que nous ne sommes pas partie du bon pied. En vérité, nous étions bien partis, puis, il y avait eu ce reportage le concernant, reportage que j'avais fait, concernant un passé qu'il avait tenté de faire oublier de tous. Il me détestait cordialement, alors que pour moi, ce n'était pas aussi radical, mais la soirée du mariage avait été folle nous concernant. Je m'étais approché du groupe où il se trouvait, il avait décidé de le quitter, parce que je venais d'arriver, et puis, un peu d'alcool dans le sang, et les choses avaient changées. La remarque de sa défunte à propos de mes cheveux était revenue dans sa bouche, et nous avions commis l'acte, en quelques minutes l'affaire avait été pliée, me faisant éprouver un certain plaisir, mais très vite, nous regrettions ce geste là, fait sur un coup de folie, parce que si sur le coup nous étions consentant, cela allait changer des choses, pour moi en tout cas, peut être pas pour lui cependant, je ne saurais dire ce qu'il en est. Pourtant, il restait scotché dans mon esprit et dans mon coeur, comme rarement cela avait été le cas. En général, les hommes restent rarement dans mon coeur, dans mon esprit, quand il y a un peu de passion que du côté du lit, il y a du plaisir, mais ils n'accrochent jamais mon coeur, rarement, et quand c'est le cas, ça ne dure pas longtemps quelques mois au mieux. Mais là, c'était différent, et je ne comprenais pas pourquoi, c'était le pire, parce que je savais qu'il ne m'appréciais pas à ma juste valeur, et puis, il y avait tellement de facteurs qui faisaient que cela allait être pire que le parcours du combattant. Et Cinzia qui le connaissait plutôt bien me le confirmait grandement.

    " Tu comprends pourquoi je te dis que je ne sais pas comment ça va se passer ? Je ne sais pas si je vais réussir à l'amadouer et tout, parce que notre relation de base est compliquée. Mais je saurais me montrer patiente pour que les choses tournent en ma faveur, même si je pense qu'il va falloir beaucoup de patience, et dans ce domaine, ce n'est pas ma plus grande qualité. Autant, je peux être patiente pour d'autres choses, mais en amour, ce n'est pas le cas. "

    Non, ce n'est pas pour rien que je papillonnais jusque là, parce que justement, je ne suis pas très patiente, et puis je me lasse très vite. Là, c'était un cas tellement hors norme pour moi, que je ne savais pas quoi faire ou dire, c'était tellement fou. Mais ce ne serait rien par rapport à ce qui allait me tomber sur la tête d'ici quelques semaines.

    " Tu me conseilles quoi du coup ? Tu crois que je devrais me montrer patiente et tout ? Ou bien, je tente de me l'enlever de la tête, parce que ça ne se fera jamais ? "

    J'avais peur que cela me frustre considérablement à vrai dire, de patienter, de l'attendre, sans pouvoir avancer sur ce point là. Après, je ne dis pas, je serais sans doute fidèle à des coups d'un soir de façon occasionnelle, parce que je ne peux pas m'abstenir durant des mois et des mois non plus, j'ai des besoins à combler à ce niveau là.

_________________


    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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Cinzia Herrera
ADMINE INTREPIDE ET SANS CLE

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MessageMer 7 Sep - 21:10





Comunque, I'ho mandato allo zoo.  
ft la consoeur


J’étais parvenue à mes fins. Non sans mal, mais j’avais réussi à lui faire cracher le morceau, et il était énorme. Qu’elle ait couché avec Jasper, c’était son droit le plus strict. Je connaissais Florence et sa manie de papillonner à gauche à droite. Contrairement à moi, elle ne s’encombrait pas de principes qu’elle devait sans doute trouve handicapant et je ne la jugeais pas. Elle était libre d’utiliser ses charmes à sa guise. Que je les réserve pour un homme, un homme que j’espérais unique, ça ne regardait que moi. Apprendre qu’elle en était tombée amoureuse, en revanche, ça me scia les jambes. Si je n’étais pas déjà assise, je me serais écroulée sur le banc en face de la cage des gorilles de tout mon poids. Là, en l’occurrence, elle n’écopa que de ma stupéfaction alors que je la dévisageais de mes grands yeux écarquillés. « Si vite ? » m’enquis-je un peu bêtement. N’avais-je pas souffert du même mal vitesse grand V ? Il n’avait pas fallu grand-chose à Manuel pour me séduire. Parfois, je me demandais même si je n’étais pas tombé sous le charme à la minute même où mon regard croisa son sourire. « Oui ! Oui, je comprends bien pourquoi tu me dis que tu ne sais pas trop où tu vas. » admis-je ensuite après avoir distribué un tas de conseils, comme si j’étais bien placée pour lui en donner. Je n’avais aucune expérience en matière de relation amoureuse. Du moins, elle se limitait à une rencontre, un coup de foudre présumé, une rencontre ou l’autre, une demande en mariage et un « oui » franc et massif après une période de réflexion plus ou moins courte. Le scénario rêvé pour une fille comme moi. Un scénario qui ne lui aurait certainement pas convenu. Il n’empêche qu’outre ma jalousie envers Merrin, je me devais d’avertir qu’elle s’attaquait à un projet d’envergure. Conquérir le cœur de Jasper ne serait pas aisé compte tenu de leur passif et de sa dernière expérience plus que malheureuse. « Je ne sais même pas si la patience suffira. Je veux dire, il chante haut et fort qu’une histoire d’amour, ça le branche pas. J’ai juste envie de te dire que si c’est lui que tu veux, il va falloir lui sortir le grand jeu. Il va falloir que des couilles te poussent au plus vite et que tu fasses tout ce que tu voudrais qu’il fasse lui-même. Le séduire, le charmer, le draguer, l’accrocher et t’imposer. Autant dire y laisser pas mal de fierté au passage et une grosse grosse grosse dose de persévérance. »

Réalisant que le tableau que je dépeignais était plus alarmiste que rassurant, je me sentis soudainement particulièrement coupable. Peut-être n’était-ce pas ce que Florence avait envie d’entendre. Or, outre notre rivalité dans le boulot – lorsque nous le partagions – j’avais beaucoup de respect pour elle. Ne serais-je pas ignoble de la bercer d’illusions ? Avais-je cependant le droit de répondre à sa question franchement ? Elle attendait visiblement que je lui dise quoi faire, que je lui dicte en partie la conduite à apporter. Le jeu en valait-il seulement la chandelle ? « C’est délicat ce que tu me demandes là. » grimaçais-je réticente. « Si je me plante, qui me dit que tu ne m’en voudras pas ? Que tu n’aurais pas l’impression que je t’ai jetée dans la gueule du loup ? » Elle avait beau être intelligente, les peines de cœur rendent les gens de mauvaise foi parfois. J’aurais préféré nous éviter d’emprunter cette pente glissante, mais un regard pour elle me confirma sa détresse. Plus que de mots rassurants, elle avait besoin d’être guidée. « Je ne sais pas si ça se fera ou pas. J’aimerais avoir une boule de cristal, là, tout de suite, pour t’éviter de te torturer comme ça, parce que je vois bien que ça te travaille, mais je le connais pas assez bien pour te confirmer ou non que ça peut marcher entre vous. On se voit régulièrement, mais je lui donne surtout un coup de main avec sa gamine. On parle de tout et de rien, mais jamais de ce qui relève de l’intime. Du moins, pas de cet intime-là. Je ne peux donc pas te proposer de lui en toucher un mot pour que tu aies le cœur net, ce serait déplacé. Tout ce que je peux te dire, c’est que le mieux, c’est d’essayer. Moi, j’essaierais en tout cas, parce que je préfère les remords aux regrets. Sauf que je n’oublierais pas de me protéger. Je ferais en sorte de mettre à mal ma fierté le moins possible. J’avancerais à tâtons. Je prendrais la température. Je commencerais en essayant de prendre de ses nouvelles, d’entretenir une vraie conversation téléphonique avec lui. Mais, protège-toi, Florence. Fais-moi le plaisir de ne pas te jeter tête baissée. » conclus-je avant de l’entraîner vers la sortie. Nous avions un petit tête-à-tête dont il était question de profiter pour affiner les détails de cette conversation, bien que je ne pourrais m’éterniser. J’avais besoin de parler à Manuel. C’était primordial. J’avais une annonce de premier ordre à lui faire.







by SerialWords.





_________________

Avere nel cuore, une voglia d'amare. Avere nella gola una voglia, di gridare. E chiudersi dentro. Prigionieri di un mondo che ci lascia soltanto sognare, solo sognare. Se non ci fossi tu io me ne andrei.
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Florence Fleury-Arnaud
MUGUET

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MessageJeu 15 Sep - 14:59

    Oui, c'était bête, ce n'est pas mon genre, mais je ne sais pas, il y avait eu un truc que je ne saurais expliquer. Un truc, ce n'est pas très glamour, j'en conviens, mais il s'était passé quelques choses sans que je ne comprenne vraiment quoi, pourquoi et encore moins comment. Cinzia savait que j'étais du genre à butiner un peu partout, donc ça ne l'étonnait pas que j'ai pu coucher avec Jasper, en revanche, c'était le fait que je sois à priori tombée amoureuse de lui qui l'étonnait le plus. "Si vite" malheureusement, j'avais envie de dire, parce que je savais que ça ne serait pas facile, pas simple d'arriver à mes fins avec lui, mais on ne sait jamais, n'est ce pas ? Mais en vérité, je savais bien où je me trouvais, en bas de l'Everest, et pour gagner ce coeur meurtri, j'allais devoir gravir cette montagne, la plus haute du monde pour tenter de planter mon drapeau là-haut, et d'avoir son coeur pour moi. Mais ma condition d'alpiniste n'était pas la meilleure qui soit, j'allais devoir batailler dur pour ne serais-ce qu'il me parle un peu, parce que oui, depuis le mariage je ne l'avais pas revu et je ne savais même pas quand cela aura lieu. Je ne savais pas si Cinzia était la mieux placée pour me donner des conseils en amour, je l'avoue clairement, mais, peut être qu'elle me ferait prendre conscience de quelques choses, pour m'aider à le conquérir, ou pour me faire voir la complexité de la chose, la difficulté était énorme, la pente était digne d'une piste noire au ski, alors que je savais tout juste skier sur des pentes vertes et bleues. Je décidais de m'attaquer à la plus haute difficulté du monde, comme ça d'un coup, parce que mon coeur m'avait dit que c'était la meilleure chose à faire. Et les propos de Cinzia me firent comprendre que j'allais devoir gravir peut être même deux Everest pour arriver à le toucher et à l'impressionner. Une première ascension difficile avant de redescendre pour l'amadouer et une deuxième pour lui prouver que j'étais la femme qu'il lui fallait. Et bien, j'avais donc tirer le gros lot, vraiment, mais c'était ma faute après tout, enfin, si on veut. Je lui souriais donc, je ne savais pas quoi lui dire, honnêtement. Elle avait raison, cela allait être difficile, surtout que l'avenir ne s'annonçait pas très rose pour moi, alors je ne savais pas si une paire allait me pousser pour tenter de le convaincre, je verrais bien. Je lui demandais donc si ça valait le coup et ce qu'elle me confirma c'était que je ne pouvais pas rester comme ça dans l'expectative.

    " Oui, c'était ce que je pensais faire de toute façon. Avant de devenir une intime, je vais essayer déjà de lui parler un peu, et de tisser une amitié, parce que pour le moment, on ne peut pas dire que nous sommes vraiment amis lui et moi, de vagues connaissances, tout au plus. Donc, je vais avancer doucement pour devenir une amie, tenter de nous trouver des points communs, pour me rapprocher de lui, et puis si j'arrive à accrocher le bon wagon, je tenterais quelques choses d'autres après. Je pense qu'il lui faudra du temps, cela ne va pas se faire du jour au lendemain. Je resterais prudente, je crois que c'est le mieux à faire avant de vraiment me projeter. "

    Facile à dire cependant, dans les faits, je savais que cela serait très compliqué pour moi, peut être pas autant pour lui puisqu'il n'envisageait rien avec moi, donc c'était différent. Bref, il était temps donc de sortir du zoo pour aller manger un morceau, c'était ce qu'il fallait faire, et peut être que nous parlerions d'autres choses, de journalisme peut être, des nouvelles, de je ne sais trop quoi.

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    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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Coucou le zoo, FIFA débarque, prends garde ! - Feat Cinzia
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