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Intrigue #7: Venez picoler et bouffer gratis
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MessageMer 1 Juin - 15:42





Intrigue
VIENS PICOLER ET BOUFFER GRATIS




- J'assume entièrement ! Si avoir mal aux pieds est le prix à payer pour passer un peu de temps avec toi, ça me va !

Amber, adorable ?
Le mot est bien faible pour une personne aussi entière que la jeune femme. Un sourire à tombé, des yeux brillants comme une enfant émerveillée, d’une gentillesse rare et sincère… Amber avait tout pour plaire, tout pour séduire. Tout pour vous faire tomber le cœur à ses pieds.
Pourtant Josef se concentre sur cette amitié qui les unissent… ll ne se rend pas spécialement compte de ce qu’il pourrait vivre avec elle s’il consentait à se détacher de l’image de Daya qui, elle, n’avait visiblement aucun mal pour vivre sa vie malgré la présence du pompier. Ca n’est pas ce soir qu’il prendra conscience qu’Amber a bien plus à offrir qu’une simple amitié mais en attendant, il profite. Il n’hésite pas à lui offrir de doux sourire, une tendresse poussée par le champagne qui coule désormais dans ses veines et ne se prive pas non plus de la serrer un peu plus fort contre lui alors qu’elle se rapproche en douceur.

C’est le genre de petit moment où vous oubliez le monde autour de vous, pour souffler un peu. Oublier l’horreur humaine, oublier les problèmes de voiture miniature de collection. Juste se fixer sur le moment présent où il a l’impression de sentir le cœur d’Amber battre contre lui.
Et le pompier est tellement enfermé dans sa petite bulle que sa maladresse revient au triple galop pour écraser le pied d’Amber qui couine à son oreille.

- Outch !
- Merde ! Désolé !

Il s’apprête à se retirer brusquement, comme lorsque l’on se brûle avec la queue d’une casserole mais Amber le retient, contre lui, sourire aux lèvres.

- Ça va, t'inquiètes pas, j'ai pas eu si mal que ça.

Elle lui dépose un baiser sur la joue, qu’il accueille avec un sourire coupable et désolé. Il lui avait bien dit qu’il était maladroit comme un manchot… Même pas foutu de pouvoir faire une danse sans faire un pas de travers ou une connerie. Difficile de croire qu’un gars comme lui pouvait aussi bien se démerder en tant que pompier.

- Je te l’avais dis… J’suis un vrai maladroit.

Si peu.
La chanson laisse place à la suivante, un rythme plus animé qui enthousiasme aussitôt les convives présents. Il sait danser mais ça n’est pas non plus sa tasse de thé, pourtant, à voir le sourire d’Amber, il aurait du mal à lui refuser une seconde danse avec elle. Après tout, elle était sa cavalière, Josef se devait d’être un minimum à la hauteur.
Et comme pour concrétiser ses pensées, le pompier prend la main de la jeune femme et la fait tourner sur elle-même, large sourire aux lèvres. Il se laisse aller, prenant bien garde à ne pas commettre un énième accident histoire de ne pas gâcher le moment. Les pas s’enchainent, les rires et les sourires aussi où ils profitent de l’instant. Les dernières notes s’échappent alors qu’il la serre contre lui, amusé comme un gamin de dix ans.
Jusqu’à ce que son regard capte le léger attroupement un peu plus loin où il aperçoit Daniel, Lyla, Jasper et une autre jeune femme qu’il ne connaît pas vraiment. Voir pas du tout. Et si en temps normal Josef aurait laissé coulé, l’expression de Lyla et Jasper le pousse à s’inquiéter. Ca ne ressemble absolument pas à une réunion de d’amour et de bonheur…

- J’crois qu’il se passe un truc là bas.

Josef invite Amber à le suivre si elle veut et s’engage vers la mariée qui a l’air de vouloir arracher des jugulaires avec la force de ses ongles.

 




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Florence Fleury-Arnaud
MUGUET

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MessageJeu 2 Juin - 17:13





Intrigue
VIENS PICOLER ET BOUFFER GRATIS



Qu'est ce que je suis en train de faire ? Je ne sais pas, mais je sais que je vais le regretter quoiqu'il en soit. Je sais, j'aime bien avoir des aventures comme ça, des coups d'un soir, mais est ce que j'ai vraiment réfléchi à ce que je faisais ? Non, parce que je suis à moitié bourrée et que je ne réfléchis à rien, que j'agis sans penser, mais c'est l'effet de l'alcool sur mon organisme, c'est comme ça, je suis partie dans un cercle vicieux que je ne vais pas pouvoir enrayer, pas avec Jasper, pas ce soir, c'est trop tard. Je l'embrasse donc, et presque naturellement, il me rends le baiser. Puis tout va très vite, trop vite même si bien qu'une fois que nous sommes suffisamment dévêtus, il se glisse à l'intérieur de moi. Mais je ne saurais dire si je prends véritablement du plaisir puisque l'affaire est pliée en quelques minutes à peine. Je le sens déjà en dehors de ma personne comme si finalement, il n'avait jamais été là. Pourtant, je prends conséquence de mes actes lorsqu'il m'adresse à nouveau là parole alors que je veux l'aider à remettre ces vêtements en ordre. Je remets les miens en place, ce n'est pas très compliqué en même temps, et j'essaye de le retenir en lui adressant la parole.

" C'est tout ? T'es sûr que tu veux que ça se finisse comme ça, sur une baise bourrée ? "

Mais déjà est-il trop loin pour m'entendre, à moins qu'il ne fasse semblant de ne pas m'entendre ce qui ne m'étonnerait pas le moins du monde finalement vu l'odieux personnage. Je n'ai jamais voulu lui faire le moindre mal, et ce qui lui est arrivé récemment n'est en rien ma faute, je n'y suis pour rien, rien du tout. Pourtant, alors que je suis toujours contre ce mur, je me laisse glisser au sol, les fesses par terre pour me prendre le visage entre les mains pour pleurer un peu, un peu trop même. Qu'est ce que j'ai fait ? Pourquoi ai-je souillée ce mariage, celui de ma meilleure amie ? Mais je devais me ressaisir, je ne pouvais pas paraître dans cet état alors je me relevais, essayant mon visage qui était du coup beaucoup moins enjoué que précédemment, mais c'était ma faute, n'est ce pas . D'ailleurs Lyla semblait me chercher. Je ne savais pas ce qu'on lui avait dit mais ce n'était pas le moment d'en parler. Jasper était là, et Daniel arrivait avec la petite. Il serait sans doute mieux pour tout le monde que je retourne à l'intérieur, que je me refasse un brin de maquillage et que la fête reparte comme il faut. Il le fallait, pour que ce mariage ne soit pas bêtement gâché par une histoire qui n'en valait pas la peine. Lyla semblait énervée vis à vis de Jasper.

" Ne t'en fais pas pour lui, laisse le s'occuper de sa gamine avec Daniel, ce n'est pas le moment de parler de ça. C'est ton mariage alors continuons de faire la fête veux-tu. "

Et je la prenais dans mes bras, parce que je ne voulais pas que les choses s'enveniment plus que ça. Je reprenais un sourire qui pour une fois n'était qu'une façade, parce que mon coeur n'était pas à la joie, plus vraiment, mais si je revenais dans l'ambiance de folie qu'il y avait, tout irait mieux. Je repenserais aux conséquences plus tard demain ou après-demain, ou encore plus tard ... Oui, beaucoup plus tard ce serait mieux sans doute.

 




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    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



Récompenses des Awards 2016:
 
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MessageJeu 2 Juin - 17:38





Wedding
VIENS PICOLER ET BOUFFER GRATIS

JDaniel a beau lui confirmer qu’elle n’interrompt rien d’important, elle a pourtant la vague impression d’être de trop, mais il finit par lui offrir un sourire qui lui donne envie de s’arrêter quelques instants de plus avec eux. Le sujet de la danse obtient finalement une réponse qui n’est pas totalement incompressible dans la négative mais juste décalée par la présence du petit bout qui dort profondément dans sa poussette. Daya acquiesce d’un signe de tête et lève ses mains comme pour signifier qu’elle rend les armes. « Je comprends, le devoir avant tout. » Elle se penche une seconde au-dessus de l’enfant qui lui tire un sourire bienveillant, elle se demande comment les enfants peuvent dormir si paisiblement lorsqu’ils sont dans des situations si vivaces et bruyante que celle-ci. « Avec une excuse aussi adorable que celle-ci, je fait clairement pas le poids. » Daniel continue lui de se justifier, indiquant qu’il a promis a Jasper de veiller sur Merrin, mais lui proposant tout de même de les rejoindre dans le club très fermé des baby-sitters improvisé.

« C’est une proposition tentante, je dois dire ! Euh je ne sais pas, je l’ai vu quitter la piste y a un peu plus de cinq minutes avec Florence, ils ont comme qui dirait eu un petit accident de salsa, c’était plutôt drôle à voir, même si a mon avis ce pauvre jasper à du passé un sale quart d’heure. » Elle voit son voisin balayer la salle des yeux et l’imite de façon machinale, mais visiblement, il trouve réponse à ses questions avant que le regard brun de la jeune femme ne fasse de même.

Finalement, il se lève et prend congé de Manuel avant d’indiquer a Daya qu’il va s’assurer que Jasper va bien et est apte à s’occuper de sa petite fille. Elle lui offre en échange un hochement de tête et s’apprête à le suivre quand elle est retenue par le bras, elle fait volte-face pour se retrouver face à face avec Munez qui lui offre un sourire en coin.

« Ca fait un bail qu’on s’est pas vu. »
Elle relâche un peu la pression et laisse échapper un rire amusé.
« Il me semble qu’aux dernières nouvelles, on vit encore sous le même toit, plus pour longtemps, je te l’accorde mais quand même… » finit-elle par lui dire avec un regard qui se veut provocant mais qui ne l’est peut-être pas, bon dieu ils se tournent autour depuis tellement longtemps maintenant, qu’elle s’y perdrait presque a ce petit jeu du chat et de la souris fortement suggérer par la mariée elle-même.
« Va falloir mettre le temps restant a profit alors ! » Elle lui lance un regard pas tellement interrogateur mais plutôt surpris, au moins c’était cash et puis de toute façon de son côté, elle en avait marre de se caler sur le sablier chronométré du nombre de rendez-vous a respecter de Lyla, qui plus est si on ajoutait cette soirée, on était presque au compte, a deux ou trois détails près. « Ah oui ? Et t’as déjà des idées en tête ? »  Enchaîna-t-elle en faisant remonter ses doigts le long de la cravate du Mexicain. Avant qu’il n’ait eu le temps de répondre, la voix de Lyla se fait entendre, il faut dire qu'ils ne sont pas très loin de l'ouverture vers l'extérieur ou un petit nombre de personne semble se rassembler. Daya tourne la tête pour apercevoir la femme du jour en train de s'agiter contre quelqu’un, sa posture indique qu'elle est plutôt mécontente ou choquée, elle ne saurait pas vraiment le dire là comme ca, à chaud avec quelques verres dans le nez. Daniel est aux côtés de la mexicaine et elle ne peut que s’imaginer que c’est à Dolan qu’elle s’adresse. Munez fronce les sourcils, attrape Daya par la main et l’entraine en direction du petit groupe qui s’attroupait maintenant autour de la mariée. Il avait l’air décidé à ne laisser rien ni personne contrariée la journée parfaite de sa petite sœur chérie.
 



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Amelia Jefferson
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MessageVen 3 Juin - 0:19

Wedding day
On aurait pu croire que la petite Canjura était préposée à l'accueil des toilettes pour dames tant elle y a passé de temps depuis le début de la soirée. Trop d'odeurs, de nourritures qui ne font que lui faire monter la nausée. Et même plus que ça puisqu'elle a du rendre tout son repas. Et son petit déjeuner sûrement. Elle a tenté de se repoudrer le nez dans le miroir mais malheureusement, il n'y a pas de remède miracle contre son teint pâlichon, en espérant que se fondre dans la foule lui évitera les questions gênantes. De toute façon, tout le monde a l'air bien alcoolisé, suffisamment pour qu'on l'oublie complètement, elle et ses problèmes "digestifs". A peine quitte-t-elle son repère qu'elle comprend qu'il y a l'air d'avoir un petit conflit en cours entre sa cousine et Jasper, qu'elle connaît pour le voir souvent à son travail, lui et sa petite. L'adolescente la cherche d'ailleurs du regard, s'inquiétant de la savoir sans surveillance dans une si grande cérémonie, portant instinctivement une main sur son ventre. Instinct maternel qui s'éveille ? Elle chasse déjà cette pensée de sa tête en secouant ses boucles brunes. N'importe quoi. Rien d'autre qu'une nouvelle crampe nauséeuse. Heureusement tout va bien, elle semble avec quelqu'un de confiance et aller très bien, ce qui n'est pas le cas de son papa. L'adolescente se rapproche de Daniel qui tient Merrin, adressant un grand sourire à la petite fille. "Je peux la garder si vous voulez aider à ... à ce qui se passe là-bas." Complètement à l'ouest concernant les événements en cours, elle préfère encore ne pas s'attirer les foudres de sa cousine en risquant un mot de travers. Maintenant que la paix était retrouvée, il n'était pas question de la mettre en péril. "Oh je m'appelle Carmen au fait, je suis la cousine de Lyla. Pas une espèce de voleuse de bébé spéciale mariage. Et je connais bien Merrin, on se voit souvent au café où je travaille, hein petit coeur ?" Elle ne peut s'empêcher de chatouiller le cou de la fillette qui gazouille en prenant une voix complètement ridicule. Peu importe ce qui se tramait autour de Lyla et Jasper, une enfant n'avait pas sa place dans le conflit. Et si servir de babysitter pouvait lui éviter d'entrer dans les dommages collatéraux, elle était preneuse.
(c) AMIANTE

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Darkness is your candle.
Amelia J ☽ Ce doit être ça l'amour : quand le regard de l'autre voit en vous ce que vous ne voyez pas vous-mêmes, l'extrait comme une pépite dorée et vous l'offre.
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MessageSam 4 Juin - 10:06

the wedding
For this day, for this day will last forever and all of her friends will work together to make it the perfect day she's always dreamed. Our hopes and our pride. Our bride, our lovely bride. Δ corpse bride.

J'entends d'abord Florence qui cherche à me retenir, à parlementer avec moi. C'est le tremblement dans sa voix qui me fait douter, manque de m'arrêter pour lui accorder mon attention. Peut-être qu'elle n’a pas mérité tout ça. Peut-être que dans toute cette histoire, c'est moi le plus salaud de nous deux, moi qui me suis le plus joué de l'autre...
Mais c'est elle qui a ouvert les hostilités. Et puis les conséquences de mon acte puérile seront bien moindres que celles qu'auraient pu engendrer sa trahison à elle.
Et puis c'est encore Florence qui m'a approché ce soir. Encore elle qui m'a lâché tout un tas de sous-entendus étrange. Sans compter que, moi je n'avais rien prémédité... Les choses se sont simplement faites comme ça, sous une impulsion par définition incontrôlable. Je choisis de la laisser en plan maintenant, mais tout à l’huere, je ne réfléchissais pas, je ne calculai rien.
En tout cas, c'est de cette manière que je parviens à me convaincre que la reporter ne mérite pas davantage d'attention de ma part.

C'est là que Lyla intervient. Elle apparaît brusquement devant moi, comme un diable sortant de sa boîte. Un diable implacable mais toujours très sexy dans sa robe de bal...
- T'aurais pas vu Florence par hasard, me questionne-t-elle avant d'évoquer sa disparition avec un grand blond. Un grand blond qui doit être moi. Enfin qui est moi, je le sais. J'essaie de rassembler mes idées pour lui pondre un mensonge, lui dire que je viens seulement d'aller vider ma vessie. Ce que j'ai d'ailleurs besoin de faire, mais c’est une autre histoire... Florence peut d'ailleurs s'estimer heureuse que je n'ai pas décidé de l'humilier davantage encore en lui urinant dessus. Jared aurait fait un truc de ce genre. Pas moi. J'ai encore un minimum de respect pour la gente féminine. Et pour Florence...peut-être. Tout ce que je parviens donc à faire, c'est jouer les carpes, ouvrant et fermant la bouche sans parvenir à formuler la moindre phrase.
Heureusement, Daniel arrive. Lui, il a plutôt le rôle de l'apparition divine, de la bonne fée, dans l'histoire qui se joue.

Mais en réalité, c'est surtout sur la poussette que se focalise mon regard, brouillé par l'alcool. Merrin est à l'intérieur. Merrin, me petite fille, celle de June. June dont je viens de souiller la mémoire en m'envoyant en l'air avec Florence. S'il y a bien quelqu'un qui détestait plus encore la journaliste que moi, c'était ma petite amie... Elle avait très mal vécu la diffusion du reportage et avait été doublement blessée que je le sois. Ce coup bas m'avait été porté alors que je me remettais de mon accident et elle en avait fait j'en affaire personnelle. Et puis nous nous étions concentrés sur sa grossesse, j'avais repris le boulot et toute l'affaire s'était plus ou moins tassée. Mais ce que je viens de faire n'en reste pas moins une nouvelle trahison. Et la voix que j’ai entendue et me réclamait de mieux traiter la jeune femme dans mon esprit n'était évidemment pas celle de June mais la mienne Celle de ma conscience titillée.  
La culpabilité m'assaille et je me laisse gagner par un mélange de nostalgie et d'abattement. Une fois encore, j'ai pris la mauvaise décision. Une fois encore, je n'ai pas réagi comme il l'aurait fallut. Sur le terrain, dans le cadre de mon boulot, j'étais pourtant très bon pour évaluer les situations, en mesurer les risques et adapter mon comportement en fonction d'eux. Mais dans la vie... Je suis une vraie merde avec tout ça.

J'entends quelqu'un approcher dans mon dos. Je n'ai pas besoin de me retourner pour savoir que c'est la journaliste qui vient à notre rencontre. Le vent va tourner et je vais devoir assumer la tempête. Je trouve ça injuste. Je sais que je fais preuve de mauvaise fois, mais tant pis. Alors quand Lyla m'accuse d'avoir fait quelque chose, j'adopte une moue boudeuse, jouant les indignés.
- Oh bien sûr ! C'est forcément MOI qui ai fait quelque chose de mal ! Parce que ton amie est parfaite !
Cette scène me ramène des mois en arrière, à l'époque où Lyla avait choisi de défendre l'honneur de la jeune femme plutôt que le mien. Je pensais avoir dépassé ça mais apparemment : ce n'est pas le cas. Je lui en veux toujours un peu pour cette affaire...
Cependant, avant que Lyla puisse réagir, c'est Florence elle-même qui reprend la parole et...tente de calmer le jeu. Un jeu qui ne me plait pas trop. Je crois que je préfère assumer plutôt que l'entendre me défendre après ce que je viens de faire. Je ne veux pas qu'elle se mouille pour moi. Je ne veux rien lui devoir. Je ne veux pas qu'elle ait le moindre pouvoir sur moi.
- Je t'ai rien demandé, je lui réplique donc avec colère. Mais t'en fais pas, je m'en vais. C’était une chouette soirée et t’étais superbe Lyla, je lance rapidement à cette dernière, avant de m’éloigner d’un pas qui se veut décidé (qui est en réalité plus titubant qu’autre chose à cause de l’alcool).

En me rapprochant de Daniel et Carmen, je réalise que cette dernière est en train de cajoler ma fille et ça m'agace un peu. Tout m'agace de toute façon. À commencer par moi-même. Alors au lieu de saluer la jeune femme comme je le devrai je me contente de tendre les bras vers la poussette pour l’attraper et me tirer d’ici. Sauf que ma veste, pas encore enfilée, tombe sur le sol et, tiquant d'agacement je me penche pour la récupérer. Je perds alors l'équilibre et manque de m'étaler lamentablement aux pieds de Daniel qui, à cause de son bras blessé, ne peut rien faire pour m’aider.
Je retrouve miraculeusement mon équilibre (c’est fou comme un tas de miracles semblent se produire autour des gens imbibés) et, sans trop savoir pourquoi, j'éclate de rire. Pourtant ce n'est pas drôle. Rien de tout ça n'est drôle. Humilier Florence ne m'amuse pas, le faire le jour du mariage de Lyla ne me plait pas et me rendre ridicule devant ma propre fille non plus. Si elle pouvait comprendre, de quelle manière me regarderait-elle ?
Comme Jessica regarde Daniel sans doute...
Retrouvant mon sérieux, je croise d’ailleurs le regard de mon meilleur ami qui, lui, est parfaitement sobre. Et digne. Ce qui est loin d'être mon cas.
- Quoi ? T’as quelque chose à dire ? Tu vas m'juger, toi ? je l’apostrophe avant de me tourner vers Carmen. Rose est dans l’coin ? Ce serait foutument génial qu’elle soit là ! Comme ça, la soirée deviendrait vraiment un cauchemar !
Cette idée me fait sourire niaisement de nouveau et je décide de me pencher sur la poussette pour voir comment se porte Merrin. Mais une main m’en empêche.  


© GASMASK
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MessageLun 6 Juin - 13:51





El Mariage de la Muerte


- Je te l’avais dis… J’suis un vrai maladroit. 
« - C'est pas grave ! C'est mignon ! »

Elle lui sourit encore, puis lui lance un petit clin d’œil, comme pour le taquiner. Alors que la chanson suivante retentit, il la fait tourner sur elle-même et les revoilà qui dansent ensemble. Amber ondule, le regardant intensément, oubliant à peu près tout ce qu'il y a autour d'eux. Ils dansent, dansent et rient. La façon qu'il a de bouger, d'enchaîner les pas, de mouvoir son corps fait rire l'ex-pompier, il est si mignon. Adorable... Et son visage… Son visage.. Son sourire. Ses yeux... Tout. Tout chez lui est en train de faire fondre la demoiselle. Elle ne décroche pas son regard de lui et elle se sent si bien, comme en train de flotter sur un nuage qu'elle ne cesse de sourire et de rire. Oh qu'elle aimerait lui sauter au cou et poser ses lèvres sur les siennes. Oh qu'elle aimerait se blottir tout contre son cœur et ne plus le lâcher… Mais bientôt, la musique se tait et il l'attire tout contre lui. Son coeur loupe un battement et elle enroule ses bras autour de lui, profitant de cette étreinte. Peut-être est-il… ? Les joues de la demoiselle rosissent encore et elle approche son visage de celui de Josef, mais celui-ci semble intrigué par autre chose.

- J’crois qu’il se passe un truc là bas. 

Boum. Retour sur la Terre ferme. Allo, ici Houston, Satellite Hamilton au rapport ? Comment c'était le voyage dans les nuages ? Il était temps pour vous de rentrer, mademoiselle, ça allait devenir gênant ! Elle secoue la tête légèrement, comme pour s'assurer qu'elle avait bien les pieds sur terre et qu'elle ne rêvassait plus, puis elle regarde dans la direction qu'indiquait son cavalier. Jasper, Lyla et une demoiselle qu'elle ne connaissait pas parlaient, mais, ça n'avait pas l'air d'une discussion amicale, loin de là. L'ex-pompier fronce les sourcils et glisse sa main dans celle que lui présentait Josef, pour le suivre. Mais elle s'arrête et le tire doucement vers elle.

« - Je doute qu'on doive s'en mêler, tu ne crois pas ? »

A peine, a-t-elle dit cela que Jasper s'éloigne, tout en colère. Bambi regarde Lyla qui a l'air aussi remontée que lui et grimace. C'est vraiment, vraiment pas le moment pour elle pour se pointer devant celle qui était son amie avant qu'elle n'apprenne que son mari et elle avaient eu un passé. Elle en ferait bien part à Josef, mais elle craint que ça le fasse fuir, ou qu'il lui en veuille de lui avoir caché cela depuis tout ce temps. Jasper est allé rejoindre sa fille et Daniel. Amber serre la main de Josef dans la sienne. Elle préférerait vraiment qu'il se contente juste de l'emmener dans un coin à l'abri des regards pour que tous deux puissent dépasser la barre de l'amitié. Mais la jeune femme a beau rêver de ce moment, loin de lui est cette idée.

« - Tu peux aller voir si Lyla va bien si tu veux.. Je vais voir Jasper. »

Elle lui sourit doucement, non pas qu'elle ait envie de se débarrasser de lui. AU CONTRAIRE. Mais elle sait que sa présence n'arrangerait pas la situation. Elle a seulement bien vu la démarche titubante de son ami, ancien pompier lui aussi et elle s'éclipse dans sa direction. A le regarder, il a vraiment l'air allumé, cette fois, c'est à son tour d'être un peu trop bourré. Cette fois, il ne ramènera pas la jeune femme chez elle. Ce serait même plutôt l'inverse. Elle arrive à la hauteur de la poussette et observe le jeune papa qui tangue et qui s'approche de son bébé confortablement installé. Bambi tend la main et rattrape le blond qui se penche beaucoup trop pour garder un équilibre convenable et ainsi l'empêcher de se vautrer sur la poussette.

« - Heyy, Jasper, doucement ! Elle sourit, se moquant gentiment de lui, Visiblement, on a échangé les rôles… Mais je doute fort que ce soit prudent que tu la prennes dans tes bras dans cet état. Elle fronce les sourcils et le regarde, un peu plus concernée. Tu veux peut-être rentrer ? Elle jette un regard en arrière, vers Josef. Il y a un certain nombre de choses qu'elle aimerait tenter, mais… Peut-être est-ce une histoire de signaux, ou alors une peur de se manger un refus, mais elle se dit que ce soir n'est pas le bon. Un jour, peut-être.
Mais depuis combien de temps repousse-t-elle ce moment déjà ? Elle craint tellement de perdre l'amitié de Josef à cause de ce qui bouillonne dans son cœur qu'elle ne tentera sûrement rien. Qu'elle ne risquera rien. Quelle idée saugrenue lui était passée par la tête ? Elle aurait dû refuser cette invitation, rester chez elle ce soir. C'était bien le pire endroit pour passer du temps avec lui. Elle n'allait tout de même pas passer la soirée à éviter les mariés, c'est idiot.
En Jasper, elle voyait une porte de sortie. Puis, elle le lui devait bien.






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MessageLun 6 Juin - 17:23

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The Wedding


A peine je m’arrête que Lyla se retourne vers moi subitement pour me demander si je n’ai pas vu son amie Florence. Je secoue négativement la tête car non, je n’ai pas vu Florence même si je commence à me douter de l’endroit où elle se trouve ou, plus exactement avec qui elle se trouvait jusqu’à maintenant. Je fronce les sourcils, ne saisissant pas le pourquoi puisque Jasper déteste Florence alors comment il a pu en arriver là ? Comment elle, elle a pu en avoir envie alors qu’elle est consciente qu’il ne l’aime pas. L’alcool a dû fortement contribuer à ce revirement de situation entre eux. Jasper se braque tout de suite quand Lyla l’accuse, ce qui est normal : ils sont deux, aucune raison de lui faire porter toute la responsabilité à lui. Florence réapparaît soudain, tente de calmer la situation ce qui est à tout à son honneur même si mon ami ne semble pas apprécier sa façon de faire. Je préfère autant qu’elle calme le jeu parce que ça serait bien que tout ça ne se termine pas trop mal. Je suis alors abordé par une jeune femme qui apparaît de nulle part et qui me propose de garder Merrin. Je tourne mon regard vers elle, surpris. Ma main se resserre sur la poussette, je suis méfiant : je ne la connais pas cette demoiselle moi et même si elle se présente comme la cousine de Lyla et m’affirme qu’elle connait bien Merrin, non, je n’ai pas envie de la lui laisser.

« C’est pas nécessaire, merci. » je lui réponds en esquissant ceci dit un petit sourire.

Elle est gentille mais mon ami m’a demandé de garder sa fille et je compte le faire. Je reporte rapidement mon attention sur Jasper qui se rapproche de nous en titubant et le voir dans cet état me fait mal au cœur, vraiment mal au cœur, sans parler du fait que ça ne fait que me renvoyer ma propre image, celle de laquelle j’essaye de m’éloigner depuis des mois. Jasper manque de tomber et je me penche vers lui mais suis rappelé à l’ordre par mon épaule et mon geste meurt dans l’œuf car je suis incapable de soutenir mon ami, physiquement s’entend. Il termine par éclater de rire et moi je l’observe, en silence, supportant de moins en moins de le voir dans cet état. Jasper croise mon regard et me toise avant de lever le ton à mon encontre, me demandant si j’ai quelque chose à dire et si je vais avoir l’audace de le juger. La façon dont il le dit… Le sous texte est bien présent : « Tu vas me juger, toi, alors que t’es un alcoolique ? ». Voilà ce qu’il veut dire mais je ne lui en veux pas parce que d’une, il a raison, et de deux, c’est plus l’alcool que lui qui parle là. Je secoue doucement la tête en esquissant un petit sourire que je veux réconfortant. Non, je ne veux pas le juger car je suis bien le dernier à pouvoir le faire. Il se penche vers la poussette et la façon dont il tend les bras vers Merrin ne me rassure pas mais fort heureusement, Amber arrive à la rescousse et l’empêche de s’étaler la tête la première sur sa fille. Amber fait remarquer que ce n’est pas prudent qu’il la prenne dans ses bras dans cet état.

« Et puis elle est bien là, on va pas l’embêter. » j’ajoute en m’approchant de Jasper et en essayant de capter son regard.

Amber lui demande s’il veut rentrer et je capte le regard qu’elle jette en arrière à Josef. Là, dans mon cœur, ça hurle. J’ai bien envie de lui proposer que nous ramenions Jasper tous les deux mais j’ai pas envie d’être ce type jaloux qui met des bâtons dans les roues. Je veux que mes amis soient heureux alors…

« Je vais rester avec lui, toi, tu devrais profiter de ta soirée. » je dis à Amber avec un sourire sincère. « T’as un cavalier qui t’attend. » j’ajoute, mon sourire s’élargissant. « Et nous, on va aller marcher un peu, d’accord ? » je dis à Jasper en me retournant vers lui.

Lui proposer de rentrer tout de suite ? Je n’ose pas parce que j’ai peur qu’il m’envoie chier. Là, au moins, je nous amène doucement mais sûrement vers la fin de la soirée.

Enfin j’espère.





(c) sweet.lips
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MessageLun 6 Juin - 23:33


Venez picoler et bouffer gratis.
C’est le jour-J pour ma grande sœur. C’est aujourd’hui, qu’elle devient une vraie femme. Pas qu’elle ne l’était pas avant, mais elle abandonne le nom attribué par nos parents à sa naissance pour revêtir celui de son époux. C’est bizarre d’ailleurs d’utiliser le terme d’époux pour parler de Luciano. Je suis nostalgique du temps où je savais tous des histoires d’amour de mes deux sœurs, du temps où elles discutaient ensemble et où moi, je ne faisais qu’écouter en m’imaginant à leur place. Et les voilà toutes deux mariés et semble-t-il heureuse. Je me demande alors si un jour j’aurais le droit au même bonheur ou si je devrais me contenter pour toujours d’être un simple objet sexuel pour des hommes trivial. J’ai peur de connaître mon futur et de toujours avoir la vie identique à celle que je mène, pourtant je n’essaye pas de changer. Je ne peux que me blâmer, car je n’ai pas la force des femmes Canjura. Ma mère est une femme forte qui sait se faire respecter parmi tous les hommes qui l’entourent, mes sœurs ont également cette force qui peut les amener là où elle le souhaite, puis il y a moi. Chétive petite fleur dont on arrache les pétales une par une. Ce mariage encore me fait plaisir et me fait mal à la fois. J’envie le bonheur de Lyla, même si je reste satisfaite de cette joie qu’elle mérite et de cet engouement autour de son mariage. Je ne suis pas seule ce matin-là, un de mes clients habituelles, souvent très généreux avec moi au moment de payer, est assoupi sur mon matelas. D’un geste peu tendre, je l’oblige à se réveiller alors que je viens d’enfiler une robe rose pâle qui pour une fois n’en dévoile pas trop et permets de faire ressortir ma peau hâlée dont j’ai bénéficié, grâce à mes origines latines. Il ne pipe pas un mot, contentant de me regarder me préparer tandis que j’attache mes cheveux en un chignon délibérément négligé, ainsi qu’un maquillage pas trop prononcé qui sert principalement à cacher les vilaines cernes qui se forment de plus en plus sous mes yeux.  « Eres hermosa, chica ! » Je me tourne vers lui, l’air rieur, aimant parfois les compliments de certains des hommes qui passent la nuit à mes côtés. Certains ne prennent même pas le temps de me parler ou de passer du temps avec moi, ils se contentent de me baiser, de me jeter quelques billets sans me regarder et de sortir de mon studio comme des voleurs. Pour le remercier, je lui offre un baiser sur la joue, comme une gosse, oubliant presque ce que l’on a fait la nuit dernière. Je me penche également pour regarder sa montre et je me rends compte que je vais être en retard si ça continue. J’attrape mon châle et le pousse dehors, avant de dévaler quatre à quatre les escaliers, manquant de me briser la cheville à plusieurs reprises du haut de mes dix centimètres de talons.

Assise sur le même banc que mes frères et mes parents, j’essaye d’envoyer des ondes positives à Lyla lorsqu’elle regarde dans notre direction, même si elle ne s’attarde pas trop longtemps, car après tout, les yeux de toutes les personnes réunis dans cette église sont tournés vers elle. Ma mère se tient à mes côtés, visiblement émue. Mon père à côté d’elle n’exprime comme à son habitude aucune émotion sur son visage, bien trop pudique pour ça. Mes deux grands frères se tiennent à côté d’eux, sauf que lorsque je souris à Hector et Angelo, mais ils préfèrent tout deux m’ignorer comme à leur habitude. Une immense tristesse me submerge en plus d’une envie de glisser l’une de mes seringues dans le bras afin d’éviter d’avoir la tremblote du junkie qui me fait déjà trembler les mains. Ma mère pose sa main sur la mienne pour calmer les tremblements, je la fixe alors un instant, surprise, mais elle ne me rend pas mon regard, continuant de fixer Lyla comme si c’était la huitième merveille du monde. Je sais que ma mère se doute de plus en plus de mon addiction et ça me brise le cœur de savoir ça, j’ai d’autant plus envie de me planter cette aiguille pour ne plus ressentir le moindre remord. Cependant, le fait d’être à l’église me bloque et une force spirituelle me l’empêche. Je frôle de ma main libre le chapelet qui orne mon cou et je me détends un instant. La cérémonie se poursuit dans les larmes et la joie, bien que je me sois de plus en plus absente, absorbée par une prière silencieuse que je prononce à répétition.

Les heures se bousculent et la cérémonie à l’église est terminé, afin qu’on puisse dignement fêter ce mariage en grande pompe. A l’entrée de la demeure, je ne tiens plus. Mes tremblements sont de plus en plus fort, j’ai également des sueurs froides et ma vision se fait trouble. Je me tiens d’ailleurs à la rampe de toute mes forces avant de pouvoir pénétrer dans le lieu où se passe la fête. Je n’en peux plus et finit par craquer. Je file précipitamment aux toilettes, où je sors de ma pochette tout mon attirail de la parfaite junkie. Je ne mets pas bien longtemps à remplir la seringue, domptant ce geste à la perfection depuis tout ce temps et je n’hésite pas à m’enfoncer la seringue dans le bras, poussant un petit soupir à l’entrée de l’aiguille sur ma peau. Lorsque le produit pénètre, je suis presque en trance. C’est tellement plus jouissif qu’une simple partie de jambe en l’air. Je range rapidement tout mon barda et retourne auprès des invités. Je suis euphorique, parlant à des invités que je ne connais pas, enchaînant les shooters avec des hommes qui ont l’air d’avoir de la bouteille et je me retrouve rapidement saoule. Je virevolte entre les invités qui me fixent, incompréhensif, mais la drogue qui se mélange à l’alcool me monte à la tête. J’ai la tête qui tourne, j’ai des hallucinations et je me retiens in extrémiste à une table, sauf que c’est la nappe à laquelle mes doigts s’accrochent et j’emporte ainsi dans ma chute l’ensemble des boissons et des gâteaux qui dans un fracas assourdissant finissent sur le sol ou pire, sur la jolie robe que j’avais acheté à l’occasion. Je sens de nombreux regards sur ma personne et je prie intérieurement pour que mes frères ou pire, mes parents ne soient pas dans le lot.
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MessageSam 25 Juin - 14:35

the wedding
For this day, for this day will last forever and all of her friends will work together to make it the perfect day she's always dreamed. Our hopes and our pride. Our bride, our lovely bride. Δ corpse bride.

Amber vient de faire son entrée dans cette scène lamentable. Elle m’écarte de la poussette en jouant les moralisatrices. Parce que je ne suis pas dupe, je vois bien qu’elle est en train de me faire la leçon. Je vois bien qu’ils sont tous en train de prendre des grands airs et de juger mon comportement. Ces enfoirés ! Tous ces donneurs de leçon à la mémoire bien courte !
Je repousse la main d’Amber, comme on repousserait une mouche agaçante, la fusillant du regard en titubant un peu en arrière. Daniel s’en mêle évidemment, me faisant remarquer que Merrin est parfaitement à son aide là où elle est.
- D’quoi tu t’mêles ? je bougonne, tout en sachant pertinemment qu’il a raison.
Là dessus, mon meilleur ami et l’ancien pompier échangent deux, trois mots, pendant que je  contemple la silhouette assoupie de ma petite fille. Ma parfaite petite fille… Mon petit miracle personnel. Celui dont je ne voulais pas mais que June désirait pour deux.
Son putain de cadeau d’adieu. Ca me fiche le cafard de penser à elle. Surtout après ce que je viens de faire avec Florence…
- J’suis un putain d’salaud, je murmure pour moi-même, juste avant que Daniel me propose d’aller marcher un peu.
Résigné, malheureux comme les pierres et surtout très imbibé, j’acquiesce mollement.

Il se charge de congédier Carmen et Amber pour nous et, la tête basse je lui emboite le pas. Avant cela, je jette un dernier coup d’œil en direction de Lyla et Florence qui s’éloignent de leurs côtés et s’apprêtent à rejoindre le reste des convives, desquels mon ami et moi nous éloignons. Je me demande si Lyla m’en veut beaucoup. J’espère que non. Mais elle a déjà préféré prendre le parti de la journaliste par le passé et n’hésitera sans doute pas beaucoup à le refaire. Putain de solidarité féminine… Bon et puis il n’y a pas que ça. Je dois avouer que, ces derniers temps, à part lui causer des emmerdements, je ne lui sers pas à grand chose…
De fil en aiguille, j’en viens à repenser à ces quelques interminables minutes qu’elle a passé en compagnie de Jared et moi, à la prison d’Etat de New York. Je n’ai toujours pas été contacté par les personnes auprès de qui mon frère a contracté une dette, mais ça ne saurait sans doute tarder… Et ça m’angoisse. Ne pas savoir ce qu’ils vont attendre de moi m’angoisse. Et en même temps, je redoute d’être enfin mis au courant.

Inconscient de ce qui me traverse l’esprit, Daniel tente de me faire la conversation, mais ça ne prend pas. Je reste muet. Obstinément muré dans un silence boudeur. Daniel me questionne sur ce qu’il vient de se passer, tentant l’humour, mais je me contente de grogner et trainer des pieds pendant que tout un tas de scénarios catastrophes commence à se jouer dans mon esprit. Tous s’achevant par la mort atroce de ma Merrin.
Et quand je me décide enfin à reprendre la parole, c’est pour annoncer à mon meilleur ami que je suis fatigué et que je veux rentrer chez moi. Il propose évidemment de me raccompagner et j’accepte évidemment.

Essayant d’éviter au maximum le gros de la foule, nous regagnons le parking où est garé ma voiture. Je ne propose même pas à Daniel de prendre le volant, je sais parfaitement dans quel état je me trouve. Lui n'est pas non plus très apte à conduire avec son épaule en vrac mais de nous deux, il est le plus à-même de le faire. Ce qui en dit long. Bref : je lui envoie donc les clés et m’installe à la place du mort pendant qu’il se charge de transférer Merrin dans son siège auto et de ramener la poussette.
Profitant de son absence, je tire la boite de cachets que je lui ai confisqué et, après l’avoir longuement fait tourner entre mes doigts, avale deux cachets. Ca devrait me permettre d’arrêter de réfléchir un petit moment. Et c’est effectivement le cas. Le temps que Daniel reparaisse, je suis déjà en train de somnoler. Cinq minutes après qu’il ait lancé le moteur, je ronfle contre la vitre.  

© GASMASK
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JONQUILLE

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MessageMar 28 Juin - 19:13





Intrigue
VIENS PICOLER ET BOUFFER GRATIS




Malgré quelques invités qui supportent mal l'alcool, d'autres qui vont forniquer dans les moindres coins et recoins et ceux qui en profitent pour faire des réserves en embarquant des tonnes de nourriture dans leur sac (quand ils ne prennent pas une bouteille ou deux de champagne hors de prix, sous la robe, ça se voit pas!) : tout s'est passé pour le mieux. Les invités ont l'air heureux, tout comme les mariés qui, selon la tradition, auraient dû partir avant la fin de la fête mais qui n'ont pas eu le coeur d'abandonner tout le monde et qui ont dansés jusqu'à la dernière seconde, allant se coucher au petit matin, épuisés mais satisfaits. Qui aurait cru qu'une foule aussi diverse et variée aurait pu se trouver au même endroit pour une même raison?!
 




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Intrigue #7: Venez picoler et bouffer gratis
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