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alicja - hello from the other side
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MessageVen 29 Avr - 21:29





Alicja Zeleski
feat patricia rooney mara

Nom Zeleski. Nom barbare, sans doute, qui revèle ses origines polonaises auxquelles elle se rattache si précieusement. Un nom qu'elle tient de son paternel qu'elle continue d'aimer très sincèrement et qui restera, à jamais, son héro. Prénom(s) Alicja, choisit par sa mère avant qu'elle ne perde totalement pied. Qui lui vaut un déclinaison de surnoms parmi lesquels se trouvent Licha, utilisé d'Edward seul. Airikah. Elle en a oublié la signification mais elle sait que ses parents avaient longtemps cherché un second prénom qui lui correspondrait. Age Trente-trois ans. Et elle a décidé de s'assagir - mieux vaut tard que jamais. Nationalité et Origines Elle a obtenu la nationalité américaine, avant cela, elle était canadienne puisque c'est sur le territoire voisin aux USA qu'elle a grandit malgré une naissance en Europe. Quant aux origines, elles sont principalement polonaises. Mais si on remonte plus loin d'en l'arbre généaologique, on peut trouver de tout. Métier Inspectrice au NYPD. Elle a un passé tumultueux mais c'est le seul métier qu'elle sache faire, le seul qui lui donne l'impression de ne pas avoir totalement rater sa vie. Alors elle s'y accroche - et elle s'est promis d'arrêter les conneries, pour de bon. Tu vis dans quel quartier? Brooklyn. Entre pauvreté et richesse, entre blanc et noir. Le quartier qui lui correspond le mieux, en somme. Dans un appartement payé par les autorités en dédommagement. Qu'ils sont naïfs. Groupe I am the Law. même si elle commence à remettre en doute la justice que ces lois proposent. Membre de gang ou pas le gang des flics, sûrement le plus terrible de tous parce qu'il paie très mal.  Avatar rooney mara la plus belle Crédits les photos ont été trouvées sur tumblr et, hélas, j'ignore qui en est l'auteur.


« Rika, chérie, arête de gigoter veux-tu ? Je n’arriverai jamais à soigner ton égratignure si ne cesses pas de te débattre ! » Mais l’enfant ne l’écoutait déjà plus. Elle esquissa un mouvement brusque, releva son coude qui alla se planter dans les côtes de Wilma Tess Dabrowski tandis que son pied venait s’écraser violemment sur celui de la jeune femme. Celle-ci lâcha l’enfant sous le choc et la gamine en profita pour s’esquiver des griffes de sa mère et du coton d’alcool qui devait désinfecter sa plaie. Elle avait deux ans et demi, bientôt trois et souffrait d’hyperactivité. Elle ne tenait tout bonnement pas en place. Il était impossible pour être de rester assise sur une chaise des heures durant ou de rester concentré sur une même activité plus de dix minutes. Même si cette activité la passionnait, au plus grand damne de ses parents, d’ailleurs. Ils étaient constamment contraints de lui courir après pour lui enfiler son tee-shirt, ou la panser. Mais l’enfant avait la vélocité d’un animal sauvage. Elle leur glissait entre les doigts, leur échappait à la moindre occasion. Parfois, elle se faisait violente pour parvenir à ses fins ce qui valait alors une bonne claque pour la remettre dans le droit chemin et un emprisonnement dans sa chambre pendant une heure. Pourtant, en temps normal, Alicja était le portrait même de la gentillesse et de la douceur. Mais il y avait cette flamme, au fond de son être, qui la faisait agir par pulsion dès qu’on lui demandait de rester calme. Très capricieuse, il lui arrivait de taper du pied lorsque ses parents insistaient et la tenait fermement par le bras pour qu’elle ne leur échappe pas.

« Miss Zeleski, ce n’est pas parce que vous avez des résultats admirables que cela vous permet de divertir la classe. » Sourire moqueur sur le bout des lèvres, Alicja se tourna vers le professeur de littérature et leva les mains en signe d’innocence. Treize ans, l’âge ingrat dit-on. C’était probablement vrai pour la jeune fille qui avait bien changé sur beaucoup de points. Déjà physiquement, mais aussi mentalement. Elle avait appris à être un peu plus calme, à rester assise lorsque la situation le lui demandait. Mais elle avait aussi appris à mentir pour se protéger, à ruser. Elle avait développé un esprit tactique – un esprit qui était apparu depuis qu’elle avait connu Edward, étrangement – pour mieux pouvoir mentir et manipuler les autres. Elle s’était aperçue qu’elle était intelligente ; pas assez pour en devenir prétentieuse, mais assez pour se rendre compte du manque de culture des autres. C’était sans doute pour cela qu’elle était plutôt du genre solitaire. Ce n’était pas qu’elle était très fermée d’esprit – bien qu’elle avouait ne pas être très ouverte sur le monde et sur les personnes qui l’entouraient lorsqu’elle les jugeait trop simples – juste qu’elle préférait rester avec Edward qui lui apprenait sans cesse des choses de la vie. Elle aimait apprendre et il était la seule personne qui semblait être capable d’assouvir sa curiosité insatiable.

« Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi Zeleski ?! » La jeune femme grogna, découvrant ses dents tel un chien enragé, pour toute réponse. Elle venait d’abattre son poing sur le nez d’un de ses collègues serveur qui venait de lui caresser le bras par inadvertance. Le coup était parti avant même qu’elle n’ait eu le temps de l’anticiper. L’impulsitivité dont elle faisait preuve lui valait souvent des remarques désobligeantes de la part de ceux qui l’entouraient mais c’était vraiment ce qui lui importait le moins. Elle avait vingt-ans et dormait peu. A vrai dire, elle se demandait si elle n’était pas devenue insomniaque. Même lorsque la fatigue l’accablait, elle ne parvenait pas à trouver le sommeil ce qui était assez dérangeant. Elle n’était déjà pas d’une nature patiente mais avec le manque de sommeil elle se montrait violente et agressive envers quiconque l’approchait. Si l’on rajoutait à cela le départ soudain d’Edward, dire que la jeune femme était sur les nerfs était un véritablement euphémisme. A côté de cela, elle était plus déterminée que jamais à continuer ses cours de criminologie dans l’espoir de devenir agent fédérale. Et ce, bien qu’elle ait acquise la nationalité américaine il y avait encore peu de temps.

« Il paraît qu’elle s’appelle Alicja Zeleski. Drôle de nom. D’après ce que j’ai entendu dire elle aurait abattu un homme de sang-froid dès sa première mission, vous y croyez, vous ? On ne dirait pas, pourtant. Elle ressemble tant à une petite fille… » Mais il ne faut jamais se fier aux apparences. Les rumeurs étaient toutes fausses. Elles l’avaient toujours étés, de toute façon, sinon ce n’étaient plus des rumeurs. Et Alicja ne leur accordait aucune attention. Très instinctive, elle se fiait toujours à son avis plus qu’à celui des autres. De toute façon, elle ne demandait jamais leur avis aux autres ; c’était d’ailleurs pour cela que, bien souvent, lorsque quelqu’un n’aimait pas quelque chose, elle, elle l’adorait. Un besoin d’être en désaccord avec les autres comme elle l’avait si souvent été avec Edward. C’était une habitude et comme elle n’avait plus réellement l’occasion de voir son ami d’enfance, elle se rattrapait avec le monde. Même si le monde ne valait pas Edward. Elle se savait étrange, aux yeux des autres, et elle en profitait sans s’en cacher. Elle avait construit une barrière de mystère tout autour d’elle ; dès qu’une personne avait la prétention d’affirmer la connaître elle changeait du tout au tout, voulant lui prouver le contraire. Peut-être ne prenait-elle pas la vie assez au sérieux ? Peut-être que, pour elle, la vie n’était qu’un jeu ? Oh, peu importe. Du moment qu’elle reste maîtresse d’elle-même tout lui convient. Elle passait du rire aux larmes, de la frustration à l’émerveillement. Elle jouait un rôle constant. Dès qu’une situation devenait trop délicate, sérieuse ou trop personnelle, elle revêtait son meilleur costume et allait sur scène. Mystérieuse, énigmatique, soupçonneuse et méfiante, elle l’était. Peut-être même trop. Mais elle avait été trop souvent blessée par son entourage proche. Il était hors de question pour elle de revivre une telle situation.
Contrairement à ce que son job peut laisser penser, Alicja a la sale manie de ne jamais suivre un règlement. S'il y a une interdiction de fumer dans un lieu public, elle va forcément s'allumer une clope. Si on lui dit de rester sagement dans la voiture, alors elle va en sortir. Si on lui dit de fermer sa gueule face aux journalistes, elle leur racontera tout ce qu'ils veulent entendre (et ce, même si ce ne sont que des mensonges de son invention). C'est maladif et c'est un désastreux résultat de sa psychologie inversée. (+) Elle fume. Et elle a souvent arrêté de fumer. Elle est capable de se passer de cette drogue, mais elle s'y laisse tenter à la moindre occasion. Chaque excuse est bonne à prendre pour recommencer à tirer une taffe et recracher de la fumée. Même tousser jusqu'à en perdre ses poumons ne la dérange pas, du moment qu'elle a une clope qui lui réchauffe les doigts. Et ce qu'elle préfère dans le fait de fumer, c'est l'odeur de la cigarette. Il y a comme quelque chose d'attractif dans cette odeur nauséabonde et douce à la fois. (+) Elle le dissimule et le niera, mais c'est une grande romantique. Depuis toute jeune, elle rêve du jour où son prince charmant viendra la secourir avec son blanc destrier. En grandissant, elle a continué ce rêve tout en sachant que ce n'est rien de plus qu'un fantasme, dans sa propre vie. (+) Alicja est incapable de cuisiner autre chose que des pâtes trop cuites, un riz cramé ou une pizza surgelée. Faire cuire un steak est peut-être dans ses capacités, mais elle le fait trop rarement. Alors bien souvent, elle commande au chinois du coin ou elle se rend à McDo. Toutefois, sa nouvelle position de mère, ou de grande sœur car le mot mère la rend malade, l'oblige à faire quelques efforts. (+) Elle déteste l'abandon, comme une grosse partie de l'humanité. C'est du au fait qu'elle s'est trop souvent sentie abandonnée et trahie par le passé. Entre sa mère malade, son père décédé et Edward qui s'est enfuit, elle espère que la prochaine personne à qui elle s'accrochera ne la quittera jamais. Pour l'heure, il s'agit d'Elijah, ce petit enfant fragile pour qui elle s'est éprise d'un amour presque maternel. Et si elle l'a kidnappé, c'est bien pour ne pas avoir à l'abandonner. Elle sait qu'elle pourrait aller très loin pour le protéger et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle a fuit à New York. (+) Elle manie les mots avec un grand talent, à l'écrit. Elle a d'ailleurs déjà été publiée pour un recueil de poèmes et plusieurs petites nouvelles - toutes publiées sous un pseudonyme masculin. Elle adore l'écriture, il s'agit sans doute de sa grande passion mais elle n'a jamais désiré en faire son métier. C'est sans doute trop aléatoire pour elle et elle a besoin de stabilité, dans sa vie. (+) Si elle ne s'était pas enfuie avec Lucas, elle aurait fait libérer Edward et se serait enfuie avec lui. C'est comme si elle était destinée à mal finir. (+) Alicja peut passer des heures devant un miroir pour s'occuper de ses cheveux. Et pourtant, elle n'a jamais vraiment l'air très soignée. Mais sa chevelure, c'est un peu ce qu'elle préfère, chez elle. La seule chose qui ne lui fait jamais défaut, peu importe la couleur qu'elle leur donne. (+) Elle adore se déguiser et changer d'identité. Et à ce stade-là, ça entre dans la catégorie des hobbies plus que d'une sale manie. Lorsqu'on lui demande son nom, elle a le réflexe de mentir, c'est plus fort qu'elle. C'est d'ailleurs ce qui lui a permis de venir à New York sous sa véritable identité ; très peu de personnes savaient qui elle était, avant. Et c'est aussi à cause de cette habitude qu'elle a changé le nom de Lucas. Elle lui a changé d'identité pour plus de sécurité et à cause des alertes enlèvement qui ont été déposées de partout. (+) Depuis qu'elle a été obligée d'envoyer Lucas loin d'elle, Alicja se surprend souvent à envier ces mères avec leurs enfants, ces familles unies qui se promènent parfois le long des lacs, qui jouent dans les parcs. Elle qui n'a que trop peu connu ça et qui s'est toujours tenue éloignée de toutes ses envies de gamine se surprend à regretter de ne pas avoir saisit sa chance au vol. (+) A cause des emmerdes qu'elle se traîne depuis trop longtemps, elle a démissionné, pour de bon, du bureau fédéral. Elle a longtemps été perturbée par cette décision mais a finit par faire la paix - du moins, il semblerait. Elle reste reconnaissante à son patron qui n'a pas cherché à l'enfoncer plus bas encore lors du procès. (+) Très radicale dans son tempérament, elle fait rarement les choses à moitié. Notamment quand elle prend une décision sur ses cheveux.
I took this way
Tout ça en dix lignes

Qu'est-ce qui vous a donné envie d'emprunter cette voie? Vocation? Pur hasard?

Ça n'a pas été le rêve de toute une vie, si c'est là votre question. Avant, je voulais devenir actrice. Je voulais être célèbre, pouvoir traverser tous ces tapis rouges, qu'on me traque dans la rue pour une photo ratée, qu'on m'envie et être bien habillée dès que je mettrai le pied dehors. On est loin du flic que je suis devenue (ah non, pardon, de l'agent fédéral que je suis devenue). Parce que pour être actrice, il faut être belle. Et un jour, je me suis posée devant mon miroir et je me suis rendue compte que je ne l'étais pas tellement. Alors je me suis tournée vers le journalisme. Très cliché, n'est-ce pas ? C'est aussi ce que je me dis, avec le recul. Et pourtant, je ne voulais pas couvrir les affaires judiciaires, les meurtres ou les crimes. Non, ce que je voulais, moi, c'était devenir critique littéraire. C'était pouvoir faire étalage de mes connaissances en littérature, comparer le dernier Stephen King avec le prochain Indridason, même s'il est difficile de comparer deux gens si différents. Je l'ai brièvement été. Ce n'était pas un boulot officiel, plus un hobby, en fait, mais j'ai pu rédiger des critiques et elles ont été publiées. Mais avant que je termine mes études, j'ai encore changé de vocation. Pourquoi ? J'en sais rien. Edward m'avait lâchée, au milieu de Washington DC et je ne savais pas pourquoi. Je me sentais trahie, seule et j'étais paumée. Devenir flic est tombé comme une évidence. J'allais appréhender des suspects, j'allais les interroger, j'allais m'infiltrer parmi eux, j'allais apprendre à les comprendre. Je ne pense pas que j'avais une motivation particulière, à l'époque. Ça m'est surtout venu comme ça. Le destin, diraient certains. Alors j'ai bossé pour obtenir ce fichu diplôme. Et je l'ai raté. Ouais. Aptitudes physiques, c'était pas trop ça. Du coup j'ai repassé les concours, l'année suivante. En bossant trois fois plus. A ce prix-là, c'était de l'acharnement. Mais ça a porté ses fruits et ce diplôme, je l'ai obtenu. Il traîne quelque part dans mes cartons, si un jour vous voulez le voir... Et vous savez le plus étrange ? C'est qu'au départ, je suis devenue agent fédéral un peu par hasard. Parce que c'est le seul métier auquel j'ai pensé, quand je me suis retrouvée dans la capitale, parce qu'une voix me soufflait que je perdrai rien à essayer. Et pourtant, quand j'ai eu mes premières enquêtes, même en étant derrière un bureau... J'ai sut que c'était le job fait pour moi. J'ai sut que c'était ce que je devais faire, ce que je devais être. J'avais vingt-sept à l'époque, je venais juste de les fêter à dire vrai, et j'avais trouvé ma voie. C'est peut-être idiot à dire, mais maintenant, je sais pas ce que je pourrai faire d'autre. Ne pas pouvoir courir après les criminels, ça va me manquer. C'est pour ça que j'ai postulé au NYPD. Et je compte bien y rester.


PSEUDO ghost.writer AGE 20yo FILLE OU MEC ni balls, ni boobies. vous en concluez quoi ?   PRESENCE je passe tous les jours, à priori, je rp surtout les dimanche/lundi (en fonction des jours de repos) DE QUEL PAYS TU VIENS france, éternelle. Tu nous connais d'où ? this is a long, very long, story SCENARIO OU INVENTE inventé, recyclée, injetable VOULEZ VOUS RECEVOIR DES MPs D’INACTIVITÉ ? ALORS. après une longue réflexion, j'préfère le recevoir, parce que sans lui, je risque de perdre toute notion du temps, en fait et de pleurer par la suite (je me connais).





by SerialWords.




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MessageVen 29 Avr - 21:30


 



 
Tell us everything about you
Tout ça en 30 lignes

 

« Oh, Wilma très chère, vous êtes rayonnante dans cette robe ! Elle est nouvelle, n'est-ce pas ? » La jeune femme, une main posée sur son ventre, l'autre tenant son sac de course, se retourna et adressa un sourire timide à la jeune femme. « Oui Agnes, elle est nouvelle. Hassan me l'a offerte la semaine dernière, j'ignore encore pourquoi. » L'autre laissa un léger rire lui échapper avant de balancer la réponse d'une main frivole. « Oh, voyons Wilma, mais parce qu'il vous aime et parce que vous allez très bientôt être parents ! » L'exclamation et l'enthousiasme dans sa voix ne pouvaient laisser place au doute. Agnieszka était ravie de cette naissance à venir, bien qu'elle ne fasse pas partie de la famille. C'était tout juste si elle était une voisine ; elle vivait dans la même rue, mais son appartement se trouvait six bâtiments plus loin. La future mère, la tête légèrement baissée et les joues rosées, replaça une mèche de cheveux derrière son oreille, visiblement mal à l'aise. Elle se mit à jouer avec son alliance mais préféra ne pas répondre. Oui, Hassan lui avait donné cette explication, aussi, mais elle savait qu'il n'aurait pas du se permettre cette folie. Ils ne pouvaient s'autoriser à jeter l'argent par les fenêtres de cette façon-là, pas avec le bébé à venir. « Vous savez déjà si c'est une fille ou un garçon ou préférez-vous avoir la surprise ? » Wilma releva la tête avant d'opiner du chef. « C'est une petite fille. Mais on n'arrive toujours pas à se décider sur le prénom. Il va pourtant bien falloir, elle est censée arriver le mois prochain. » Et, de nouveau, elle déposa la main sur son ventre arrondi, signe de protection et d'amour. Ce qui l'inquiétait surtout n'était pas tant le prénom qu'ils lui donneraient, elle savait bien que s'ils n'étaient pas d'accord le jour j, elle finirait par céder aux envies de son époux ; elle s'alarmait davantage sur leur situation financière instable. Jusqu'alors, ils avaient toujours vécu grâce à son très maigre revenu de caissière à la supérette du coin. Mais entre son congé maternité qui avait débuté et la bouche à nourrir supplémentaire, sans oublier les achats relatifs à la naissance, ils ne s'en sortaient plus. « Hassan n'arrive toujours pas à vendre ses tableaux ? » La question se voulait courtoise, mais Wilma prit la mouche. Bien sûr, Agnieszka était au courant de leurs soucis financiers, elle l'avait toujours été. Bien sûr, elle se proposait toujours pour acheter encore quelques toiles du futur père mais ce dernier refusait catégoriquement à chaque fois. Il refusait la pitié et ne désirait pas se sentir redevable. C'était à lui de faire rentrer de l'argent à la maison. C'était ce qu'il disait et ce qu'il répétait, inlassablement. Mais même la location du garage n'allait pas suffire. Il fallait penser aux couches, aux biberons, aux vêtements. « Non, mais... Il va reprendre l'entreprise de son père, ils vendent des télévisions pour les hôpitaux et il y en a plusieurs d'implantés à travers plusieurs pays. Ce n'est pas ce à quoi il aspirait, bien sûr mais... On n'a pas d'autres choix. » Elle tourna la tête, ne voulant pas voir le sourire amer de leur presque amie. Réclamer n'était pas dans ses habitudes et elle ne désirait pas trahir son mari. Ils allaient s'en sortir. Ils n'avaient pas d'autres choix.

x x x

Les pleurs emplissaient l'appartement par leur force et leur désespoir. Le nourrisson de quelques mois, à peine neuf, les poings serrés et les yeux fermés, laissait ses larmes noyer ses joues d'un chagrin animé par la faim. Les cris résonnaient contre les murs, s'échappaient par la fenêtre ouverte. Wilma, tanguant au milieu de la pièce principale, se bouchait les oreilles de ses mains tremblantes. Si ses lèvres remuaient, il était difficile d'affirmer si elle parlait ou si elle priait silencieusement. Parfois, elle était prise d'un sursaut et elle faisait volte-face, une lueur de panique au fond de ses grands yeux bleus. Elle paraissait alors voir quelqu'un, quelque chose, qui l'effrayait avant qu'elle ne se détende à nouveau. Les pleurs du bébé lui parvenaient mais elle semblait comme incapable de les associer à son enfant. Alors, elle incendiait d'insultes et de noms d'oiseau ces voisins de l'étage du dessus qui n'étaient pas capables de prendre un enfant dans leurs bras pour calmer ses pleurs et son chagrin. « Wilma ? » La voix lui donnait l'impression d'être réelle. Mais il n'y avait personne dans la pièce. Elle était seule. Seule avec ces pleurs, ces cris, cette détresse enfantine. Alors les larmes finirent par rouler sur ses joues creusées tandis que ses poings serrés venaient frapper ses tempes sauvagement. « Wilma ! » De nouveau cette voix masculine, grave et inquiète. Elle lui rappelait celle de son Hassan, à l'époque où ils étaient encore amoureux fous. « Wilma, bon sang, tu ne l'entendais pas pleurer ? » Une ombre se dessina sur le sol et elle releva les yeux. Hassan était là, pareil à un dieu égyptien. Il tenait, dans ses bras, l'enfant au visage rougit par les larmes qui s'était quelque peu calmé. La jeune femme se souvint qu'il s'agissait d'Airikah, sa fille. Son bébé. Celle qu'elle avait porté durant neuf long mois, moins deux semaines. Celle qu'elle embrassait tous les soirs et qu'elle oubliait tous les matins. La honte remplaça la colère. Les larmes redoublèrent. « Oh mon Dieu, Rika... » Et sa voix s'étrangla au fond de sa gorge pendant que les sanglots secouaient ses épaules amaigries. Elle voulut tendre les mains en direction de sa fille, mais Hassan se détournait et l'éloignait. Sans un mot. Elle ne put qu'observer ce dos qui partait en direction de la cuisine et qui lui arrachait le cœur violemment. Il agissait ainsi pour son bien, pour leur bien. A tous les trois. Mais Wilma ne pouvait entendre raison. Elle perdait pied, chaque jour davantage, et personne ne pouvait rien y faire. Lui arracher son bébé ne faisait que la faire souffrir un peu plus.


Un sifflement vibra dans l'air. Comme un appel provocateur. Vulgaire et irrespectueux. La jeune fille, une douzaine d'années peut-être, continua son chemin, la tête haute. Elle avait appris à snober ses camarades de classe, ces garçons à l'intelligence limitée qui se pensaient amusant en l'accostant de la sorte et ces filles, ces pimbêches qui n'avaient d'yeux que pour le si charmant et gentil professeur de sciences humaines. Un nouveau sifflement, tout aussi sonore, se fit entendre et la jeune fille aux cheveux d'or eut un soupire. Elle inspira, se forçant à rester calme et avança. Loin de se démonter, le jeune garçon la rattrapa et, dans un geste qu'il devait penser malin, fit claquer sa main sur les fesses de la demoiselle. La réaction ne se fit pas attendre. Elle avait fait volte-face et lui asséna un premier coup de poing au niveau de la pommette avant de balancer son pied dans l'entre-jambe du garçon. L'adolescent se plia sous la douleur, les mains inutilement placées devant son anatomie tandis que de premières larmes venaient apparaître dans ses yeux verts. « Putain Zeleski, t'es trop conne. » « Tu crois vraiment que m'insulter est la chose la plus intelligente en ce moment ? » Il déglutit alors qu'elle faisait mine de vouloir se retourner et, hésitant, il lui attrapa le bras. « Lâche-moi Hendersen, parce que le prochain coup que je te donne t'enverra à l'hosto. » Il obtempéra rapidement, se redressant légèrement. « Je voulais juste savoir si ça te disait de venir au bal avec moi. » Alicja poussa un soupire, un nouveau et lui accorda un regard. « M'afficher avec le plus parfait des idiots n'est pas dans mon agenda pour les vingt prochaines années. Ma réponse est non. » Elle se détourna, l'entendit cracher et l'injurier. Elle préféra l'ignorer. Hendersen était un abruti qui essayait d'attirer l'attention avec un soupçon d'espoir qui était presque attendrissant. Il faisait parti de ces élèves qui s'amusaient à jouer les grands garçons, qui profitaient de l'argent de ses parents pour se penser au-dessus des autres et qui étaient tellement naïfs qu'une rumeur était pour eux aussi sacré que la Bible elle-même. Au-delà de son comportement pathétique et exaspérant, il ne se montrait jamais véritablement méch... Ce fut à cet instant qu'un bruit de bagarre la fit se retourner. A temps pour apercevoir Hendersen basculer en arrière et s'étaler sur le sol, le visage en sang, les mains tremblantes. Debout devant lui, le poing fermé, Edward. « Insulte-la encore une fois quand elle a le dos tourné, matte-la encore une fois quand tu penses qu'elle ne le sait pas, approche-la encore une fois avec l'espoir de pouvoir faire d'elle ton jouet, Hendersen, et t'es mort. » Malgré elle, Alicja sourit, ravie. Edward, c'était tout l'inverse de Hendersen. Il était plus vieux mais il n'en profitait jamais, il était poli et courtois en toute circonstance, il avait de l'argent qu'il gardait toujours de côté sans jamais vouloir dire pourquoi. Et il apparaissait toujours comme un véritable chevalier, un héro comme il n'en existait que dans les contes. Le jeune homme se désintéressa d'Hendersen et se tourna vers Alicja. Ils échangèrent un regard, un sourire. Et il lui prit la main et l'éloigna du capharnaüm. Parce qu'il agissait toujours ainsi. Il la défendait et la protégeait. Et jamais, elle ne se posait de questions. Toujours, elle le suivait. Parce que c'était Edward et qu'elle aurait pu le suivre jusqu'au bout du monde ou de l'univers.

x x x

« Hé Zeleski ! C'est vrai que ton daron te fracasse la gueule tous les soirs ? » Ce n'était qu'une phrase dans l'atmosphère, que des mots balancés dans l'air, mais ils suffirent à faire arrêter de marcher la jeune fille. Instantanément. La chorégraphie aurait put être orchestrée que la synchronisation n'aurait put être aussi parfaite. Lentement, elle tourna les talons et fit face à celui qui avait lancé cette pique. Il avait un sourire idiot sur les lèvres, une main dans sa poche, l'autre passait dans ses cheveux coiffés et laqués. Elle serra les dents, prête à laisser sa colère éclater. Ce n'était pas la première fois qu'elle entendait ce genre d'idioties. Souvent, elle provenait des mêmes personnes, et elle avait appris à les ignorer et à continuer sa route. Mais cette rumeur-ci ne faisait pas que la concerner. Il était aussi question de son père. Il en allait de l'honneur de sa famille entière. « Il paraît qu'il marche plus très droit vers trois heures du matin à force d'avoir picolé. » Il ricana, elle fit un pas en avant. Hendersen se tenait derrière son pote et semblait perdre de sa contenance à la voir ainsi. Il voulut faire un geste, mais son ami l'ignora. Il préférait imiter l'allure d'un homme dévasté par la vie et par le chagrin, bourré et qui continuait d'enchaîner les verres les uns après les autres. « Tu peux pas nier que ton père a toujours eu le coude léger, Zeleski. » Ce furent les mots de trop. Sans prévenir, elle se jeta au cou de celui qui lançait pareilles infamies et le rua de coups. Elle ne parlait pas, frappait juste. Se débattait comme une lionne sauvage quand les autres adolescents tentaient de l'éloigner de leur copain. Elle donnait du pied, des mains, des poings. Un coup de tête par-ci, une gifle par-là. Comme toutes les rumeurs, celle-ci se fondait sur quelque chose de réel. L'espèce d'alcoolisme de son père. Le fait qu'il buvait, beaucoup ; le fait qu'il passât ses nuits dehors. Le fait qu'il parlait fort lorsqu'il était un peu éméché, le fait qu'il devenait maladroit avec un verre de trop et qu'il renversait souvent les vases et les assiettes de la maison. Certes, il était vrai que Hassan Zeleski avait la mauvaise habitude de sortir avec ses collègues, ses potes, et de voir jusqu'à oublier son propre prénom. Jusqu'à oublier qu'il avait été un jour marié, oublier que son épouse était décédée des suites de sa maladie. Oublié que sa fille ne se souvenait pas de cette mère folle et effacée. Mais lorsqu'il rentrait, toujours attentif à ne pas réveillé Alicja, il redevenait ce père aimant et protecteur qu'elle avait toujours connu. Il s'asseyait au bord de son lit, passait une main dans ses cheveux châtains clairs et déposait un baiser empestant la vodka sur son front avant de dégringoler les escaliers sur le cul. Son père était peut-être un ivrogne, il n'en restait pas moins un excellent père.


Le rire s'éteignit à l'instant même où les deux perles grises se posaient sur la maison dévastée par le feu. Lentement, elle était consumée. Lentement, les briques s'effondraient, une par une. Alicja eut un hoquet de surprise avant qu'elle ne s'élance en direction de l'incendie. Deux bras, aussitôt, la retinrent et elle se sentit aller contre le torse d'Edward alors que les premières larmes dévalisaient ses joues de toute trace de bonne humeur. « Laisse-moi ! Mon père... Mon père doit être à l'intérieur ! Laisse-moi ! PUTAIN LÂCHE-MOI ! » Mais il la tenait toujours fermement et, pire encore, la forçait à s'éloigner des flammes. Elle pouvait sentir la chaleur de celles-ci sur son visage. Au loin, les sirènes des pompiers retentissaient. Autour d'eux, les voisins, alarmés depuis plusieurs minutes déjà, les regardaient, murmurant entre eux. Alicja n'avait pas conscience de tout ça. Elle ne pouvait qu'imaginer la silhouette de son père, ne pouvait qu'apercevoir ce dernier, ravagé par les flammes, mourir à petit feu. Un jeu de mot ironique, dans une telle situation. C'était une drôle d'idée, une drôle de pensée mais c'était tout ce à quoi elle pouvait se raccrocher. Elle continuait de se débattre dans les bras d'Edward, continuait de vouloir lui échapper. Mais il la tenait serré contre lui, l'enlaçait avec tendresse. Et elle n'eut plus la force. Alors elle cessa de gigoter, sentit ses jambes se dérober sous elle, tomba sur le sol. Il était toujours elle. Elle le repoussa. « Dégage. » Mais il conserva sa position, contre elle. « Dégage. » Il ne bougeait toujours pas. « C'est toi, pas vrai ? C'est toi qui a fait ça ? Toi qui a organisé tout ça ! Toi qui a décidé de te débarrasser de lui ! Je sais que c'est toi ! » Il ne répondait pas ; la colère l'envahie de nouveau. La jeune fille se releva, le poussa une première fois, puis une autre. « Pourquoi t'as fais ça ? T'as finis par croire à toutes ces putains de conneries ? Tu penses sérieusement qu'il aurait été capable de lever la main contre moi ? » Elle commença à vouloir le rouer de coups. Il esquissait parfois un pas en arrière mais elle revenait à la charge à chaque fois. Elle était épuisée, dévastée. Le chagrin et la colère se mêlaient l'un à l'autre, l'empêchaient de réfléchir. « T'es qu'un sale enfoiré ! Un sale con ! Tu le connaissais, non ? Casse-toi ! Je veux plus te voir ! Plus jamais te revoir ! Casse-toi ! » Et à mesure qu'elle l'insultait, ses coups s'affaiblissaient. Ses poings ne furent plus, son visage alla se dissimuler dans ses paumes et les larmes redoublèrent. « Casse-toi... » Il y avait, dans le ton de sa voix, comme une vague de détresse. Un sentiment contradictoire à ses mots qui poussa Edward à s'approcher davantage et à lui attraper la main. Les pompiers étaient arrivés, les policiers avaient accouru. Le jeune homme s'approcha encore un peu, l'enlaça à nouveau. « Viens, on se casse d'ici. » Ce n'était pas une demande, ni même une proposition. C'était une solution. Alicja releva la tête, une certaine incompréhension lisible au fond de son regard. Elle avait cessé de pleurer, secoua la tête. Partir ? Abandonner la dépouille de son père ? Ne pas pouvoir l'enterrer dignement ? Hors de question.Et leurs yeux se croisèrent. Toute résistance devenait futile. C'était Edward. Il était là, il lui tenait la main. Il avait l'air sérieux. Comme toujours. Elle finit par acquiescer. Elle n'avait plus que lui. Et même si ça n'avait pas été le cas, elle l'aurait suivit. Aveuglément. Parce que c'était Edward. Même si c'était aussi le début de la fin.

x x x

Elle avait la tête baissée, l'air coupable. Seule au milieu de ces hommes en uniforme, seule face à celui à qui elle venait de passer les menottes. Le cœur émietté, l'âme brisée, elle s'efforçait de ne pas hurler à ses collègues d'attendre, de ne pas l'embarquer tout de suite, qu'elle voulait comprendre, qu'elle devait comprendre. Elle se faisait rage pour ne pas détourner l'attention des autres fédéraux pour faire s'échapper celui qui avait longtemps été son meilleur ami. Avant qu'il ne l'abandonne, au milieu des rues de Washington. Avant qu'il disparaisse, évaporé dans la nature, sans même un mot, ni une explication. Elle s'était sentie trahie, avait eu mal. Elle avait été amère, rancunière. Mais elle ne pouvait tolérer cette image. Le tableau d'Edward, arrêté pour meurtres. Pendant longtemps, presque dix ans, elle avait pensé qu'il l'avait oubliée. Elle avait crut qu'il l'avait fuie, persuadée qu'il avait refait sa vie de son côté. Mais il était revenu dans sa vie comme une bourrasque de vent frais. Et il avait récupérer sa place de tourment, de Némésis. Il était son Hannibal, elle était sa Clarice. Son Diogène, sa Constance. Sans lui, elle avait été perdue. Sans lui, elle avait erré avant de se trouver un but. Survivre. Apprendre à devenir indépendante. Apprendre à vivre. Apprendre à être. Elle l'avait mis de côté, sans jamais parvenir à l'oublier. Sans jamais vouloir l'effacer de sa mémoire. Parce qu'il était Edward. Qu'il était lui. Et il était revenu. Et elle avait sut qu'il ne l'avait jamais oubliée. Sut qu'il l'avait suivie en silence. Parce qu'il avait tué quand elle avait aidé. Parce qu'il avait semer quand elle avait traqué. Parce qu'il était le noir et qu'elle était le blanc. La chasse à l'homme, la chasse à Edward avait débuté, il y avait un an. Leurs chemins s'étaient à nouveau croisés. Souvent. Dans des bars. Dans des locaux délabrés. Dans des entrepôts abandonnés. Ils avaient couché ensemble, encore. Et encore. Ils s'étaient détesté. Ensemble. Dans les bras l'un de l'autre. Ils s'étaient aimé. Séparément. En se cherchant et en se narguant. Mais elle s'était lassée. Et elle l'avait eu. Elle l'avait arrêté.Il avait du se laisser faire. Edward était trop intelligent pour être berné aussi facilement. Mais ça n'avait plus d'importance. Parce qu'il avait été arrêté. Parce qu'il allait être jugé. Parce qu'il allait terminer ses jours en prison. Ça n'avait plus d'importance. Parce qu'il allait au seul endroit au monde où elle ne pouvait pas le suivre. Derrière les barreaux.


Elle ne savait plus ce qu'elle faisait. Il fallait qu'elle s'arrête de marcher, qu'elle inspire un bon coup et qu'elle se calme. Elle devait se calmer, réfléchir à la situation. Mais s'arrêter maintenant était trop risqué. Il y avait trop de monde, trop de témoins. Et Lucas, qui lui tenait toujours la main, en tenue d'hôpital sous son pull, attirerait l'attention. Il fallait qu'elle s'éloigne, qu'elle prenne sa voiture et qu'elle quitte la ville. Elle ne pouvait pas rester ici. Pas après ce qu'elle venait de faire. Elle pourrait toujours faire marche arrière, prétendre à l'infirmière qu'elle voulait juste faire un tour dans le parc avec l'enfant, qu'elle avait pensé que c'était une bonne idée. Un regard en direction du petit garçon lui ôta cette idée de l'esprit. Non. Il était trop tard pour reculer. Elle ne pouvait pas faire ça. Il lui devenait impensable d'abandonner Lucas à son sort misérable. Au Diable les conséquences de son acte. Ses doigts raffermirent leur prise autour de la main de l'enfant et elle ouvrit la portière arrière de sa voiture, aida Lucas à grimper sur le siège. Pas de siège auto. Tant pis, elle irait en faire l'acquisition plus tard avec le chèque au nom de Veronica. Attachant la ceinture du jeune garçon avec des gestes frénétiques, elle claqua la portière, s'installa derrière le volant. Elle devenait barge. Totalement folle. D'une main, elle réajusta le rétroviseur intérieur et ses yeux se posèrent sur le reflet du visage du gamin. Devenir tarée pour un môme. C'était pourtant pas dans son caractère. Elle détestait les gosses, était incapable de s'en occuper. Ça voulait dire qu'elle allait devoir cuisiner ? Et l'école, comment allait-elle faire ? Est-ce qu'il goûtait ? Est-ce qu'il fallait lui acheter des jouets ? Et au niveau des vêtements, ça se passait comment ?
Sa tête rencontra le volant. Le moteur n'avait toujours pas démarré et, derrière son siège, Lucas semblait toujours aussi excité. Est-ce qu'il était seulement capable de comprendre qu'elle était en train de l'enlever ? Qu'elle le kidnappait afin de le protéger de son beau-père violent ? Qu'elle allait s'enfuir et se cacher avec lui ? S'enfuir. Il y eut un déclic. C'était ça, la solution. Comme des années auparavant, elle allait fuir. S'enfuir. Avec Lucas. Il était encore jeune, d'ici deux à trois ans, il aurait changé physiquement. Trop pour que les média puissent le reconnaître. En attendant, elle le maquillerait à chaque fois qu'ils sortiront. Elle lui changerait de nom. Et elle-même pourrait toujours user d'un nom d'emprunt. Elle l'avait toujours fait, elle n'était plus à une carte d'identité près. Peut-être lui faudrait-il changer de visage ? Chirurgie ? Maquillage ? Un mélange des deux pourrait faire l'affaire. Ses doigts attrapèrent ses clé, elle enclencha le contact d'un tour de poignet.
Et Edward ? A s'occuper de Lucas, elle avait oublié ses plans. Il était toujours en prison, elle avait mobilisé du monde pour l'aider à s'échapper. Elle avait eu envie de fuir avec lui ; elle partait finalement sans lui. N'était-ce pas mieux, au fond ? Sûrement. Quitter la ville, s'éloigner d'Edward, c'était une saine décision. Elle voulait s'en convaincre. Mais le visage de son meilleur ami au fil des années lui apparut et elle ne put que fermer les yeux. Il fallait qu'elle l'oublie, qu'elle passe à autre chose. Qu'elle le dégage. De sa vie. Pour toujours.

x x x

Josh est parti. C'est de sa faute, c'est elle qui l'a envoyé au loin, à l'abris. Dans un lieu sûr, dans une vraie famille, là où des personnes sauront s'occuper de lui. Là où il sera protégé, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Là où il ira bien.
Loin d'elle.
Elle jette un regard par-dessus son épaule, écoute d'une oreille les informations. Elle doit régler les choses. Elle doit s'en occuper, avant qu'un autre ne le fasse. Elle ferme les yeux, inspire. C'est loin d'être aussi facile qu'elle l'avait espéré. Elle inspire, soupire. Juste écrire ces mots lui déchirent le coeur. C'est une page qui se tourne, un livre qui se ferme. Une partie d'elle qui s'arrache et qu'elle ne pourra jamais plus retrouvée. Ça fait mal. Ses doigts tremblent, lentement, elle souffle. Ses yeux survolent les lignes rédigées mais c'est à peine si elle prend réellement le temps de tout relire. Elle sait exactement ce qu'elle dit.
Elle ne peut plus être égoïste.
Pas seulement vis-à-vis de Josh - il n'est plus là, que pourrait-il lui reprocher - mais parce qu'elle doit faire face. A ses responsabilités, à ses démons. A ses conneries, aussi. Elle doit assumer. Tout dévoiler. Comme elle l'a fait, comme elle a tout balancé à Daniel. Tout raconter, avant de n'en plus pouvoir.
Elle souffle, plie soigneusement le papier et le glisse dans une enveloppe. L'adresse est déjà notée et le timbre est déjà placé. Ses lèvres se pincent alors que ses doigts caressent son badge à travers le tissu. Le seul badge qu'elle ait jamais aimé. Le seul auquel elle ait jamais été fidèle - jusqu'à ce que Josh apparaisse dans sa vie.
Elle se lève, glisse l'enveloppe dans la boîte. Elle n'a pas besoin de regarder les horaires. Elle les connaît déjà. Elle sait qu'un gars de la poste viendra récupérer le courrier à quinze heures. Elle sait que sa lettre partira pour Washington dans l'heure qui suivra. Elle qui son ancien patron la recevra entre cinq et huit jours plus tard. Et elle sait qu'à ce moment-là, elle sentira son coeur se jeté à la mer. Qu'à ce moment, elle aura tout perdu.
Parce qu'à ce moment-là, elle aura officiellement quitté le FBI.


Il y a un couinement, puis une alarme grinçante. Ça vrille les tympans, ça défonce l’ouïe mais elle reste stoïque. C’est étrange, d’entendre à nouveau ce son. C’est encore plus étrange de se savoir escortée par ceux qui ont été des paires, pendant un temps. Elle déglutit. Inspire. Ses yeux ignorent les autres détenues qu’elle croise. On ne la respecte pas, elle ne cherche pas à s’imposer. Tant qu’on l’emmerde pas, elle se fait discrète. Elle pousse dans un coin et y reste – tout comme elle reste éveillée la plupart du temps. Y a ceux qui la supportent pas parce que c’est une flic – ceux qui pensent que tout ça, c’est du pipeau, comme dans les séries télévisées. Y a ceux qui préfèrent ne pas l’approcher et ceux qui en savent long sur sa vie. Trop, même. « On m’a dit que c’était l’assistant de ton avocat qui est venu, cette fois. » Elle ne réagit pas. Elle est tombée trop bas. Tout coule sur elle tandis qu’elle tente de se rejouer les étapes de sa vie pour comprendre. Qu’elle essaie de déterminer comment elle a fait pour finir en taule. Y a eu Lucas. Puis y a eu l’autre. Le connard qui a maltraité l’enfant pendant des années. Le connard qu’elle a envoyé derrière les barreaux ; le connard qui a débarqué à New York pour récupérer le gosse. Elle a cru le prendre de court, elle s’est fait avoir. Comme une putain de bleue. Elle est tombée dans le piège tendu sans rien voir venir. Il voulait le gosse – mais d’abord, il voulait la rayer, elle. Et en essayant de le confronter, un soir, elle lui a donné raison. Il s’est retrouvé avec les armes en main pour l’anéantir, elle. Coups, blessures et menaces. Quand il a porté plainte, personne n’a cherché plus loin. Son tempérament de connasse a fini par lui faire défaut et a permis à l’autre enfoiré d’obtenir le procès qu’il désirait. Elle n’a pas dit son dernier mot. Pas encore.
Sauf qu’elle s’est effondrée. Qu’elle a manqué d’attention, de concentration. Elle a réagi trop tard, quand ses prétendus collègues ont débarqué chez elle alors qu’elle allait, enfin, visiter Daniel. Alors qu’elle avait finalement trouvé la force d’aller lui parler pour, vainement sans doute, tenter de comprendre son geste. Son overdose, son addiction. Elle n’a eu le temps de rien. Arrêtée. Coffrée. Puis mise en cellule jusqu’à ce que le procès soit prononcé – incarcérée jusqu’à ce que le verdict tombe.
Le temps est devenu long.

Elle est devant la porte quand un mauvais pressentiment s’empare d’elle. L’un de ceux soufflé par son instinct avec force. La gardienne chargée de l’escorter ouvre la porte quand Alicja se tourne vers elle. « Mon avocat n’a pas d’assistant. » L’autre hausse les épaules – elle n’en sait pas davantage. Il y a une silhouette penchée, dans la salle des visiteurs et, du regard, on l’autorise à s’y rendre. Elle s’approche alors. Mais son cœur s’accélère et elle panique intérieurement. Quelque chose cloche. Tout en elle le hurle. Quand son visiteur, l’assistant de son avocat selon les papiers officiels, elle comprend et se fige. « Hello, Licha. » Elle est incapable de bouger. Il est là, posé devant elle, libre comme il y a longtemps. Les rôles viennent d’être inversés. Une fois de plus. « Cette tenue ne te va pas au teint. » Il a ce sourire sur le bord des lèvres et elle, l’envie de le gifler de toutes ses forces. Elle finit tout de même par s’asseoir en face de lui, une colère muette grondant au fond d’elle. « Eh bien. On dirait que tu as finis par vouloir me suivre, enfin de compte. Dommage que je n’y sois plus, pour le coup. On aurait sûrement pu régner. Le Roi et la Reine de la prison fédérale. » Il s’amuse de la situation, elle est au bord des larmes. Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? « Qu’est-ce que tu me veux ? » Il hausse les épaules. Guindé dans son déguisement stupide, il n’a rien d’attirant. Elle s’aperçoit qu’elle ne se sent plus aussi faible qu’auparavant, sous son regard. Qu’elle est juste honteuse. « Je peux toujours dire à tout le monde que t’es ici. Tu dois bien être recherché, non ? T’as, après tout, plusieurs homicides à ton actif, je serai sûrement félicitée pour t’avoir retrouvé sans même avoir eu besoin de te chercher. » Elle a envie de lui offrir un sourire mauvais, mais elle n’y parvient pas. Alors elle reste de marbre. « Ou alors ils penseront que tu m’as fais évadé et que tu as tout fait pour te retrouver derrière les barreaux pour avoir un alibi en béton armé. Ils penseront que tu es une mastermind du crime et tu finiras tes jours en cage. Ne t’inquiète pas, on s’y habitude assez vite. » Elle veut lui répondre mais elle percute soudain l’ampleur de ses mots. Elle pâlit. « Comment ça, pour me faire un alibi en béton ? Edward, qu’est-ce que t’as foutu ? » Son mauvais pressentiment grandit d’un coup, elle sent la peur venir lui serrer les entrailles. Elle flippe. Pour de vrai. Comme quand on l’a appelée pour lui annoncer l’overdose de Daniel. Peut-être encore davantage. Edward se penche en avant, elle s’efforce de ne pas l’imiter. « Je suis la clé de ta liberté prochaine, chère Licha. Ne me remercie pas, ce fut un plaisir. Cette tête de queue l’avait amplement mérité. » Les mots s’enchaînent, le fil rouge se fait dans son crâne mais elle refuse cette idée. « Non. Tu n’as pas fais ça. Tu n’as pas pu faire ça. » Mais le sourire qu’il arbore confirme ses craintes. Mais quel enfoiré. Quel con. Elle s’aperçoit de ses tremblements lorsqu’il se penche encore un peu et qu’elle lève la main, prête à lui asséner la gifle qu’il mérite. « Dégage de ma vie. » Ces mots le stoppent dans son élan. Elle est surprise mais ne le montre pas. Leurs regards se croisent. Elle est sérieuse. Il ne s’y attendait pas. Mais il n’insiste pas.
Ce n’est qu’une fois Edward parti qu’Alicja s’est autorisée à respirer correctement à nouveau.

« Les charges retenues contre vous ont été levées. Des preuves accablantes ont montré que la parole de Monsieur Jones ne pouvait être prise comme acquise et sa disparition soudaine ne joue pas en sa faveur. L’accusation se retire donc. Pardonnez du désagrément. » Elle devrait se sentir soulagée, mais elle ne parvient pas à l’être. Elle sait la vérité. Elle sait que Jones n’a pas seulement disparu mais qu’il est mort, quelque part. Elle sait qu’un criminel est libre et qu’elle n’a pas la force de le renvoyer où il devrait être. Elle sait que le bordel qu’a été sa vie n’est pas prêt de se terminer. Elle sait qu’elle doit tout mettre au clair.
Pour elle.
Pour les autres.
Mais surtout, qu’elle doit maintenant cesser de flirter avec la criminalité. Qu’elle doit se racheter.
Pour de bon.


 



 
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Matthew Odair
MUGUET

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MessageVen 29 Avr - 21:32

rebiiieeennvveennuuuueeeee Alichouuuu

_________________
texte texte
Down goes another one



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Florence Fleury-Arnaud
MUGUET

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❖ AVATAR : Alison Brie



MessageVen 29 Avr - 21:49

Oh oui, elle est revenue
Re-Bienvenue à la maison

_________________


    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



Récompenses des Awards 2016:
 
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Lyla Gambino
ADMINE ET PUNITRICE

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MessageVen 29 Avr - 21:52

REBIENVENUE A LA MAISON MA BICHE DE L'AMOUR

_________________
Born to lose ✽ Live to win
I'd rather have bad times with you, than good times with someone else
I'd rather be beside you in a storm, than safe and warm by myself
I'd rather have hard times together, than to have it easy apart
I'd rather have the one who holds my heart


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MessageVen 29 Avr - 21:53

HELLCOOOOOOOOOOOOOOOOOOOME BAAAAAAAAAAAAAAACK
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MessageVen 29 Avr - 21:58

REBIENVENUE CHEZ TOUAAAAAA
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MessageVen 29 Avr - 21:59

Re bienvenue alors ♥
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Invité


MessageVen 29 Avr - 22:04

TROP D'AMOUR EN VOUS, MEIN GOTT.

merci tout le monde
y a eu du changement par ici, à ce que je vois. j'need un récap moi j'dis What a Face

bon sinon l'histoire est du coup, grosso modo, écrite, j'règle deux/trois trucs et tout sera bon, ça devrait arriver vite What a Face
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MessageVen 29 Avr - 22:30

Re-bienvenue parmi nous !
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Deputy Woodward
ORCHIDEE

❖ MESSAGES : 140


MessageVen 29 Avr - 23:35


     



     
Bienvenue à New York
Tu es désormais des nôtres!

     

     Re-bienvenue ici poupette ! Je suppose que je n'ai pas besoin de t'indiquer où sont les toilettes, tu connais la maison ?  
Tu as parfaitement su rebondir pour expliquer ton absence à mon sens, et ça va te permettre de jouer une Alicja un peu différente, plus prudente assurément...
   

     Tu es donc désormais validée et tu peux poster et voguer à ta guise sur le forum. Voici une liste de tous les topics qui peuvent t'être utiles pour que tu commences à jouer. Avant toute chose, tu dois recenser ton avatar par là

     Pour essayer de trouver les liens qui te manquent et rp au plus vite, tu as des coins appropriés où il te faudra créer tes propres topics où répertorier tes liens.

     Tu meurs d'envie de rp mais tu n'as toujours pas trouvé quelqu'un pour un topic, n'hésite pas à passer par pour demander si quelqu'un est disponible et motivé ou parici, si tu souhaites proposer une situation de jeu ou en choisir une parmi celle déjà proposée par les membres.

     Mais comme tu viens d'arriver, il te faut avant tout un logement et faire répertorier ton métier afin de ne pas te faire chiper ta place si celles-ci sont limitées. Si tu es flic, secouriste, pompier ou même brigand, tu devrais passer dans ce topic

     Pour le reste, il y a le flood, les jeux et toutes ces zones de détente pour partager avec les autres et vous sentir comme chez vous!

             N'OUBLIE PAS QUE TU AS UNE SEMAINE, A PARTIR DE TA VALIDATION, POUR LANCER TON PREMIER RP  

     Rebienvenue parmi nous et va vite combler tous ceux qui attendaient ton retour avec impatience ! dancing yeah     


     

     



     
by SerialWords.




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MessageVen 29 Avr - 23:45

merci handsome
les toilettes, c'est toujours au fond, dans le jardin de Jadou ?
Plus parano, tu peux le dire merci merci merci I love you j'avoue avoir tenté de rester crédible donc je suis heureuse que ça aille :D !
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MessageSam 30 Avr - 1:54

REBIENVENUE PARMI NOUS COUPIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINE !!!! On va pouvoir reprendre notre lien dancing yeah
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MessageSam 30 Avr - 8:35

MERCI BELLA
(t'as changé de tête, nope ? T'avais déjà Sophia avant ? XD)
pas de soucis pour le lien, j'allais retrouver tout le monde ce soir pour récupérer les liens What a Face
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MessageSam 30 Avr - 9:27

Re-bienvenue à la maison ma belle. ♥
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alicja - hello from the other side
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