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I'm back home, open the door ø Natalia
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MessageSam 9 Avr - 10:53

NATALIA & JAMES
I’M BACK HOME, OPEN THE DOOR
9 AVRIL 2016


Les portes s’ouvrent et le cœur de James bat la chamade. Six ans. Six ans de rétention dans cet endroit qui ne ressemble ni de près ni de loin à un paradis. Même s’il se sent fatigué, presque changé à l’intérieur, James se sent bien plus que content de laisser toutes les merdes de la prison derrière lui. Tout ce qu’il a enduré là-bas, il se promet de laisser ses souvenirs inutiles rangés au fond d’une boite dans son esprit. Comme des démons qu’il faut laisser de côté.
Un pas à l’extérieur, sac sur l’épaule, cuir dans la main, un sourire se pose inévitablement sur les lèvres du motard. Sa famille, ses frères, ses amis les plus chers sont là et accueille l’ex-prisonnier maintenant bruyamment. Une rangée de main s’élève, il s’approche des membres du club venus le chercher à sa sortie de prison et les serre dans ses bras, un à un. Une sale sensation se loge néanmoins dans sa gorge, comme du papier de verre glissé à l’intérieur mais il ne se laissera certainement pas aller à une larme pour ces espèce de salopards ! Les rires résonnent et James finit par approcher son Président, sourire aux lèvres, bras tendus.

« Hé t’aurais pas un peu grossi toi ?
— Six ans n’t’ont pas écorché la langue fiston, on dirait. »

Les deux criminels se serrent dans une étreinte fraternelle, entourés des autres membres. Il peut dire que ça lui avait manqué, cette sensation d’appartenance. Personne d’autre ne le regarde avec cet œil, et même s’il a depuis longtemps abandonné son manque d’affection caractéristique, il ne peut nier que retrouver ses gars lui donne l’impression de souffler un peu. C’est un premier pas pour revenir dans la vraie vie.

« On t’a ramené ta belle ! »

Hm, Natalia ? Ça l'étonnerait fortement.
C’est la première pensée qui lui vient à l’esprit mais lorsque s’écarte le chef de cette petite famille ses yeux tombent sur sa moto. Elle est comme flambant neuve, bien propre et visiblement on lui a filé quelques améliorations.

« Hé, Tom, j’espère que c’est pas toi qui a foutu tes sales pattes sur ma bécane ! »

Il pointe son index sur un des ses plus proches amis du club, pas du tout mécano pour les CoA mais, qu’il est bon de retrouver son sens de l’humour ! Sans avoir peur d’un retour immédiat du type droite dans la gueule sans préavis. Il sourit alors qu’il replace son cuir sur ses épaules et pose sur sa moto avec une sensation de soulagement qu’il se laisse aller à démontrer dans un soupir.

« Merci les gars… Allez on rentre ! »

ø

Lorsqu’il fait un premier pas en dehors de leurs quartiers généraux, James se sort une clope, il ne fait pas encore nuit. C’est la première fois qu’il se retrouve seul depuis ce matin et durant cette journée bien entourée. Comme s’il était revenu vainqueur d’une longue bataille, James n’a pas échappé au petit discours mi-tordu mi-brutal de ses frères. Des bières se sont succédées dans la journée sans que pour autant il n’en fasse une consommation excessive. On l’a remis au courant des dernières affaires du club, les regards qu’on lui porte ont changés mais pour le mieux.
Toute la journée dans son esprit néanmoins s’est tramée une petite sérénade qui lui était impossible d’éviter. Mais feindre que tout allait bien, sans cette petite tache d’ombre qui a pris de l’importance au court de la journée, a été bien plus facile qu’il ne l’aurait cru en arrivant au club. La nicotine emplit ses poumons et il se sent presque comblé. Même s’il sait que sa journée est loin d’être finie. Seize heures. L’heure de retrouver ses quartiers, puisqu’ils ont gardés son logement au-dessus du garage. Une phrase tourne dans sa tête. « Elle y est plus Natalia, depuis pas mal de temps tu sais, elle a pris un truc seule dans le Queens. » et lui laisse un arrière-gout amer. Oh, non, définitivement sa journée est loin d’être finie.

Il fait un salut de la main à ses frères, monte sur sa moto et file aussi vite qu’il peut dans son ancien chez lui. La liberté de pouvoir se déplacer sans un regard sur le dos est un bien qu’il mesure au fil de la journée. Parfois il lui prend de regarder en arrière, surtout par réflexe. Six ans ne s’effacent pas en quelques heures. Natalia se chargerait bien de lui rappeler ça, surement.

Il trouve son appart complètement clean. Ils l’ont gardé en état et ont même fait en sorte qu’il soit bien plus que présentable. Quand il entre il a l’impression de pouvoir rejouer les scènes qui ont fait son couple durant plusieurs années. Direction la douche, puis la chambre, il se détache de son cuir et fouille dans ses affaires pour y trouver une veste en cuir, une autre, qui n’a pas les insignes du club dans le dos, offerte par Natalia il y a… oui putain, six ou sept and plus tôt. Ce chiffre va lui porter malheur, il le sent, il reste la flottant dans son esprit comme une prédiction malheureuse.

D’ailleurs, tiens, en y repensant comme ça d’un coup, son anniversaire était hier. 29 ans. Et un tas de choses à rattraper. Il enfile sa veste qu’il trouve parfaitement à sa taille malgré le gain en masse musculaire qu’il a eu le temps de faire en prison. Peut-être était-elle un peu trop grande à l’époque. Il hausse les épaules, range son cuir, sort de son appart en se remémorant la nouvelle adresse de Natalia.

Le Queens alors. Brooklyn était bien plus joli, et là où ils étaient ils n’auraient eu aucun problème de sécurité. Juste au-dessus du garage appartenant au club. James sait pertinemment que c’est bien pour cela que sa femme s’est éloignée. Au fur et à mesure de son trajet, il lui semble sentir grandir une sensation étrange à l’intérieur de sa poitrine, comme si l’air se raréfiait. Il n’y fait réellement attention que lorsqu’il gare sa moto en bas de l’immeuble de sa femme… et son fils. Son cœur bat la chamade, il n’y a pas à dire et en ce début Avril bien que les températures soient agréables, James a déjà un peu trop chaud. Il ne fait pas encore nuit, mais ça ne tardera pas. Il entre en même temps qu’une vieille dame de l’immeuble et grimpe les escaliers pour enfin se retrouver devant la porte de Natalia. Il lève un poing qu’il a déganté deux secondes plus tôt et se suspend dans son geste. Cinq minutes, il lui faut cinq minutes pour respirer. A partir du moment où les coups seront entendus par sa femme, il ne sera plus question pour lui de pouvoir faire marche arrière. Il n’en a pas envie, mais il n’a pas non plus envie de se battre. Il pense savoir ce qui l’attend, un accueil pas franchement amical en somme.
Il voudrait que ça se passe autrement, qu’il rentre et puisse l’embrasser, la serrer dans ses bras, dire bonjour à son fils qui lui sauterait au cou mais non, il n’est pas dans un film. Natalia n’est certainement pas une fille qui se laisse faire, c’est ce qui l’a charmé et qui aujourd’hui lui causera plus d’un désagrément.

Les longues secondes passées à réfléchir vont finir par lui filer un mal de crâne, il rouvre enfin les yeux et assène trois coups légers sur la porte.
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MessageDim 10 Avr - 15:15

I'm back home, open the door
Natalia & James
Trying to push this problem up the hill when it's just too heavy to hold. Think now's the time to let it slide


Elle avait compté les jours depuis qu’on lui avait annoncé la sortie de prison de son mari, elle les énumérait silencieusement chaque matin ne sachant pas vraiment quel sentiment était proéminent. Le soulagement de le savoir enfin sorti de cet enfer qu’elle imaginait difficilement, de ce quotidien de solitude et de danger dans lequel il s’était lui-même confiné était souvent minimiser par l’inquiétude et la peur de ce que cela voulait dire pour elle et Elliot. Natalia connaissait bien James et elle savait précisément ce que la famille signifiait pour lui, elle pouvait encore voir cette lumière dans ses yeux lorsqu’elle lui avait annoncé qu’elle était enceinte, aussi, il était évident qu’il ne ménagerait pas ses efforts pour reconquérir ce qu’il estimait sien, elle n’était simplement plus vraiment sûre que c’était encore ce qu’elle voulait.

3.10pm – Kindergarten

Natalia était venue récupérer son petit garçon à l’école maternelle, la journée était ensoleillée bien qu’encore un peu fraîche, elle attacha donc le manteau d’Elliot et lui demande comment c’était passé sa journée. Le petit garçon bavard et plein d’énergie expliqua à sa mère ce qu’il avait fait, imageant ses propos par de grands gestes qui ne lui facilitaient pas la tâche, mais qui lui arrachèrent un sourire.

« On a fait des dessins et moi j’ai dessiné mon anniversaire ! » lança-t-il en écartant les bras un sourire éclairant son visage enfantin. « Ton anniversaire ? et qu’est-ce que tu as mis dessus alors ? » le petit garçon commença a se défaire des bretelles de son sac à dos pour allez chercher le dit dessin à l’intérieur, ce que la jeune femme empêcha tout de suite.  « Tu me le montreras tout à l’heure mon chéri. » Le sourire de l’enfant se mua en une moue déçue et Natalia se redressa. « Qu’est-ce que tu dirais d’aller chercher un goûter et ensuite, on ira chez oncle Josef, il paraît qu’il a un nouveau jeu à te montrer. » Lui dit-elle haussant les sourcils et affichant un sourire en coin. Il n’y avait pas eu besoin de plus pour que le petit garçon retrouve son entrain initial et c’est sur ses paroles qu’ils quittèrent l’école en direction du métro qui les mènerait à Brooklyn.

4.10 - Brooklyn

Une fois dans le couloir de l’immeuble Eliott se mit à courir jusqu'à la porte de l’appartement qu’il connaissait plutôt très bien maintenant et frappa avec énergie sur la porte qui ne tarda pas à s’ouvrir sur Josef.

« Oncle Joseeeeeef » s’écria le petit garçon. « Hey petit monstre, comment ca va ? » dit il en ébouriffant ses cheveux blond. « Je t’ai dessiné dans mon anniversaire ! »  Josef jeta un coup d’œil interrogateur vers Talia qui haussa les épaules avec un sourire avant de venir déposer un baiser sur la joue du pompier. « Ca va oncle Jo ? Prêt à jouer les baby-sitters ? » lui lança-t-elle en riant « Eliott enlève ton manteau et tes chaussures s’il te plaît. » . « Après on pourra jouer au jeu ? » « Après tu vas goûter et ensuite, tu verra ca avec oncle Josef ! tu te souviens de ce que je t’ai dit ? » L’enfant se mit à réfléchir, affichant clairement le mécanisme de sa réflexion sur son visage. « Je doit être sage jusqu’a demain. ». « C’est possible ca ? » Chuchota Josef à l’intention de son amie qui lui adressa une grimace amusante en réponse. Eliott n’était pas un enfant particulièrement difficile, il était plutôt vif d’esprit et créatif mais aussi plein…trop plein d’énergie. La jeune femme ôta à son tour sa veste et déposa une pâtisserie et un jus de fruit devant le petit garçon qui s’était assis devant la table basse du salon.

« T’es sûr que ca ne te dérange pas ? Je veux dire ils n’ont pas tiqué au boulot ? »  « Nan t’inquiète pas, je t’ai dit que tout était arrangé et puis ca fait un moment que j’ai pas passé un peu de temps avec le petit ! C’est surtout pour toi que je suis inquiet Talia…» Elle poussa un soupir et lui adressa un sourire un peu conscrit. « T’en fais pas, je sais plus ou moins à quoi m’attendre. Enfin, je crois. Dans tous les cas James et moi, on va devoir mettre les choses au clair et le plus tôt sera sans doute le mieux…» Il acquiesça d’un signe de tête sachant pertinemment qu’elle avait raison, il n’était cependant pas aussi sûr qu’elle que la jeune femme aurait la force de faire face a son mari, il avait toujours eu une certaine emprise sur elle, une emprise qui ne lui avait jamais vraiment plu, mais il avait aussi appris de ses erreurs et avait désormais tendance à garder son jugement pour lui en tous les cas en ce qui concernait son époux. « En tout cas si t’as besoin de compagnie après, tu peux venir camper ici avec moi et le petit. »


8.00pm – Queensbridge

Elle tournait un peu en rond, attendant une échéance qui ne venait pas, rien de surprenant à dire vrai, elle se doutait bien que le premier arrêt de James eût sans doute été le club…Encore et toujours, le club… Elle avait essayé de lire un bouquin, de passer un peu de temps devant la télé, mais elle ne tenait pas vraiment en place alors finalement, elle avait commencé à faire du rangement, du tri, du ménage, tout et n’importe quoi pour occuper son esprit et éviter de dérouler la scène avant même qu’elle n’ai eu lieu. Plus le temps défilait plus elle se demandait comment elle allait réagir et dans quel état d’esprit il allait venir la trouver. Elle ne s’était pas rendue au parloir depuis plus de 6 mois et n’avait pas non plus pris les appels qu’il lui avait passés, parce qu’elle avait voulu repousser l’idée de son retour…6 ans représentaient une très longue période et elle avait cru qu’elle aurait le temps de savoir ce qu’elle voulait, qu’elle aurait le temps de déterminer comment obtenir ce qu’elle voulait, mais force était de constater qu’elle n’en avait ni connaissance, ni même conscience.

Elle avait imaginé qu’il passerait la porte, qu’elle afficherait une distance plus parlante que bien des mots, qu’il comprendrait que le couple qu’ils avaient un jour formé n’existaient plus et que le froid et le ressentiment ôteraient de ce tableau toute l'attirance et l’amour qui bien qu’émietté et piétiné devait encore exister. Une théorie parmi bien d’autre, mais entre ce qui se jouait dans son esprit et ce qui était sur le point de se passer, il y avait sans doute un monde. La jeune femme pliait les vêtements de son fils quand trois coups résonnèrent à sa porte, son cœur s’emballa soudainement et elle se figea presque instantanément, elle prit une forte inspiration et se leva l’esprit plus flou que jamais et l’estomac serré par l’angoisse…si jamais on lui avait dit qu’un jour, il lui provoquerait ces sensations, elle ne l’aurait jamais cru.

La porte s’ouvrit sur le visage familier de son mari.
Plus de vitre.
Plus de gardes.
Plus de détenus aux oreilles traînantes.

Juste elle et lui sur le pas de la porte.

Ils se regardèrent bêtement pendant de longues secondes comme s’ils se voyaient pour la première fois puis dans un élan inopiné et déconcertant Natalia se jeta dans ses bras, enroulant ses bras autour de son cou. Elle ne l’avait pas intégré aux différents scénarios qu’elle avait maladroitement construits dans son esprit, elle avait agi avec automatisme comme si le soulagement de le voir entier, libre et devant elle avait annihilé tout ce qu’elle avait pu ressentir jusque-là. Leur étreinte dura un instant qui sembla durer une éternité avant qu’elle ne s’éloigne un peu dans l’idée de réinstaurer un recul et une distance, celle-là même qui était censé parler pour elle, mais lorsque leur regard se croisèrent, les mains de James encore dans son dos, il la retint pour déposer lui semblait-il un baiser sur ses lèvres, elle eut alors un brusque mouvement de recul qui elle en convient avait du laissé son époux confus et plein de déception, mais il devait aussi savoir que ce ne serait pas si simple, elle n’était pas si simple.

« Je…je suis contente de te voir sortie de là. » Son regard évitait désormais le sien, elle entrait dans la seconde phase de cette rencontre, la mise en mots de ce qui devait être dit. Elle se racla la gorge avant de poursuivre. « Entre. Tu veux boire quelque chose ? »  C’était un peu idiot, il n’était pas là pour boire un verre ou pour une visite de courtoisie, mais le stress la faisait divaguer, elle avait l’impression de devoir meubler et c’était bien une première… Elle se dirigea vers la cuisine ouverte sur le salon et attrapa son paquet de clopes, elle avait besoin de voir ce stress idiot se consumer aussi surement que la cigarette qu’elle venait d’allumer.

« Comment tu te sent ? »




© Gasmask
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MessageJeu 14 Avr - 13:23

James & Natalia
I’m back home, open the door


La porte s’ouvre plus vite qu’il ne l’aurait surement voulu, redoutant la confrontation avec amertume. Tant de temps éloigné d’elle, comment pourrait-il lui en vouloir de ne plus avoir envie de s’approcher de lui ? Mais un autre facteur entre en jeu, leur fils en l’occurrence. En quelques secondes des milliards de scénarios se forment dans son esprit malmené. Il se sentirait presque défaillir lorsque le battant de bois s’ouvre d’un geste lent.

Il a toujours été plus grand qu’elle, mais aujourd’hui, ce soir plus précisément alors qu’il lui fait enfin face sans entrave, il se sent tout petit. Il n’aime pas cette sensation, n’a pas l’habitude de la ressentir. Tout petit et se sent aspiré dans les prunelles de sa femme. Ils se regardent un long moment, le motard semble être bloqué comme s’il ne pouvait faire un pas en avant. Comme s’il avait ramené les barreaux de la prison avec lui.

Sans qu’il ne voit rien venir, Natalia se jette dans ses bras et enroule les siens autour de son cou. Il se sent respirer soudainement, comme s’il avait oublié d’amener de l’air dans ses poumons depuis qu’il s’est pointé sur le palier de sa femme. Si son cerveau est bloqué et incapable de réagir, son corps lui semble se remettre en mouvement dès lors que celui de Natalia le touche. Ses bras s’enroulent autour d’elle, une main dans son dos et l’autre dans ses cheveux. Il la serre contre elle et semble oublier le monde alentour. Ce contact lui fait un bien fou, un poids trop lourd à porter même pour lui semble se désagréger au fil des minutes qu’il passe à serrer Natalia dans ses bras, respirant ce parfum qui lui avait manqué toutes ces années en cellules. N’était-ce pas un peu d’espoir qui semblait se pointer au creux de sa poitrine ? Cette maladie dangereuse qui bâtissait déjà en silence un mur d’illusions dans son esprit.

Natalia s’éloigne et il le regrette déjà. Les mains dans son dos, il se laisse porter par le mouvement, ce même espoir qui régit un peu mal les pensées humaines, et James retient sa femme sans l’obliger pour déposer un baiser sur ses lèvres. C’était sans compter le mouvement brusque de Natalia pour s’éloigner de lui.
Bien. Il comprend alors. Il tente comme il peut de cacher sa déception et sent déjà les briques du mur d’espoir tomber au fond de son estomac. Natalia. Il ne peut croire la reconquérir en se pointant simplement sur son palier, sinon la femme qu’il avait aimée lorsqu’elle s’était pointée devant lui des années plus tôt aurait disparu.

« Je…je suis contente de te voir sortie de là. »

Il se contente de lui sourire, l’épaule adossée contre l’encadrement de la porte. La jeune femme évite son regard. La situation lui paraît basculer dans une autre niveau dans ce genre de relation.

« Entre. Tu veux boire quelque chose ?
— Non merci, ça ira. »

Sa gorge sèche n’aurait surement pas refusé un peu d’eau. Et il ne sait pas vraiment pourquoi finalement il a dit non, mais il l’a fait. James a l’impression de ne plus savoir comment agir, comme si la prison lui avait pris tous ses repères sans les lui redonner à la sortie. Il ne peut d’ailleurs pas s’empêcher de regarder furtivement par-dessus son épaule en entrant dans l’appartement de sa femme. Il ne s’en rend plus compte maintenant, de tous ses gestes trop suspicieux devenus naturels.
Le motard fait quelques pas et laisse un regard circulaire traverser la pièce. Il se demande… Non. Il sait qu’il n’est pas là. Natalia a du le confier à quelqu’un. Ses yeux tombent sur quelques trucs qui sont surement à son fils et ça lui tord les tripes. Son regard retombe sur ses chaussures.

« Comment tu te sens ? »

James relève la tête, debout là comme un crétin et pose son regard sur Natalia. Comment il se sent ? Épuisé, abimé, perdu, amer, incomplet, effrayé, à côté de la plaque et incapable de savoir où il doit se placer. Mais bien sur, il ne lui dira pas. James n’a certainement pas l’intention d’apitoyer sa femme, il s’en voudrait de lui donner cette impression. Et puis cette fierté, stupide fierté, qui lui intime de faire comme si. Quelle est la bonne réponse à cette question ? Il n’en a pas. Il se surprend alors à son tour à éviter le regard de Natalia. Comme si elle pourrait lire derrière ses yeux bleus la vérité qui se cache derrière les innombrables couches de cuir qu’il s’efforce de porter contre ce monde qui ne l’a pas attendu pour tourner.

« Content d'être sorti, mais un peu perdu. »

Quel doux euphémisme.
Il enfonce ses mains dans les poches de sa veste en cuir comme pour se donner un peu de contenance et se force à reposer son regard dans celui de Natalia. Dieu qu’elle lui avait manqué. Toutes ces années et il se devait de maintenir une nouvelle distance pour ne pas brusquer les choses. Ça lui coute un effort monumental. Maintenant qu’il est là, loin de ses frères, il se sent comme à nu face à elle. Comme un gamin qui aurait besoin d’un peu d’attention, prêt à pleurer à la moindre occasion.
Comment vivre ce genre de choses ? Il n’était pas comme ça, ne l’a jamais été et n’a jamais connu cette… fragilité ? Il a envie de se mettre un grand coup derrière la tête pour évoquer ne serait-ce que la possible présence d’une faille au creux de sa poitrine.

« Et toi ? Et… vous, plutôt ? »

© code par Nostaw.
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MessageSam 16 Avr - 22:49

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Natalia & James
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Il refuse poliment sa proposition tandis qu’il la suit à l’intérieur, l’ambiance est étrange, tendue, presque irréaliste…elle a du mal à se rappeler de la sensation qu’elle éprouvait en sa présence et qui remontait à bien trop longtemps maintenant. Une candeur et une simplicité naturelle qui s’était instaurée dès le départ entre eux et s'ils n’avaient pas échappé aux complications et aux engueulades enflammées, ils étaient quand bien même tout ce qu’il y a de plus heureux de partager leur quotidien ensemble.

Il lui semblait avoir vécu toute une vie depuis son départ comme si leur "nous" n’était qu’une réminiscence d’une vie passée, dissolue et inaccessible. Si sa vie jusqu'à lui, lui avait paru quelque peu difficile et dissipée, elle n’avait eu alors aucune idée de ce qui l’attendait, si James lui avait donné la satisfaction d’un quotidien enjôleur et séduisant, il lui avait tout aussi facilement repris, la laissant seule pour affronter les affres les plus troubles et les plus déchirants qu’elle ait eus a rencontré dans sa jeune existence.

Elle meuble. Sa confiance et son assurance habituelle évaporée, il ne reste qu’une voix fluette et une main légèrement tremblante lorsqu’elle lui demande comment il va…une question dont elle imagine déjà la réponse, elle ne se vanterait pas de la connaître, loin de là, elle n’a après tout plus rendu visite à son mari depuis plus de 6 mois et elle a depuis longtemps cessé de compter le temps qui les séparaient de la dernière visite conjugale qui leur avait été accordée. D’intimité, ils n’en avaient plus eu depuis longtemps et le simple fait de se retrouver seuls dans la même pièce l’était bien plus que ce qui leur avait été donné d’expérimenter ces six dernières années. La souffrance de cette période lui brûlait les veines et lui faisait vriller les tempes, elle tira avec plus d’ardeur sur sa cigarette et ouvrit le placard pour en sortir deux verres et une bouteille de Whisky bon marché, s’il n’en voulait pas, grand bien lui fasse, la concernant, c’était une toute autre histoire.

« Content d'être sorti, mais un peu perdu. »
Le soulagement et la joie d’être sorti de son enfermement ne transparaissaient pas vraiment sur son visage, elle comprenait évidemment le trouble qui pouvait le saisir ou même la difficulté d’intégrer l’idée qu’il ne retournerait pas dans cette cellule qui avait été la sienne pendant si longtemps, de retrouver une liberté oubliée et salvatrice, mais elle avait naïvement pensé qu’il aurait l’air moins déboussolé.

« J’imagine ! Je suis sûre que les gars vont vite te remettre dans le bain et te faciliter la vie. Après tout, ils te doivent bien ça. » Elle était resté mesurer dans ses propos, car c’était un sujet qu’elle n’avait toujours pas digéré et qu’elle n’effacerait probablement jamais de ce coin de son esprit dans lequel il s’était gravé, mais son intention n’était pas d’enfoncer le clou, ni de débattre sur cette fraternité qu’elle estimait aujourd’hui plus que bancale.

Elle remplie au tiers chacun des verres qui se trouvent devant elle et les dépose sur la table qui opère une séparation de fortune entre la cuisine et le canapé du salon. L’appartement n’est pas bien grand, mais il lui suffit, après plusieurs années, elle avait fini par en faire un endroit décent et chaleureux pour abriter sa famille, bien qu’il ne paye pas de mine en comparaison de celui qu’elle avait partagé avec son époux. Natalia se retourne pour récupérer ses cigarettes et le cendrier déposer à proximité quand la voix de James lui retourne sa question, un vif sentiment de déjà vu la saisie, la même première question qu’elle entendait à chaque visite à la différence que cette fois-ci, elle n’était plus en droit de refuser de parler de son fils. Elle fit volte-face, déposa ce qu’elle tenait entre les mains à côté de son verre et s’assit.

« On va bien ! Elliot est…il n’est pas là, je voulais qu’on ait l’occasion de parler et d’établir certaines choses avant que tu ne le voies, je préfère te le dire avant que tu ne te fasses de faux espoirs. » Elle avala une gorgée du liquide ambré et récupéra la cigarette qui était presque terminée dans le cendrier. « C’est un enfant plein d’énergie, il est même épuisant parfois dit-elle un sourire aux lèvres. Il est curieux et brillant et pose des questions sur tout et n’importe quoi. Il est dans une phase ou tout ce qui l’intéresse, ce sont les dinosaures et il n’arrête pas de réclamer un chien ». Les yeux de Natalia brillaient un peu comme à chaque fois qu’elle parlait de son fils, il était son univers et elle n’était pas sûre d’être vraiment prête à le partager avec qui que ce soit d’autre, pas même son propre père. « Mais je suppose que tu sais déjà une grande partie de tout ca… » Elle inspira sur le filtre de sa cigarette et l’écrasa dans le cendrier, laissant échapper une volute de fumée de ses lèvres entrouvertes. Elle n’était pas idiote et savait pertinemment que le club informait régulièrement James de tout ce qui se passait chez elle, autrement, elle ne serait pas sans cesse sous étroite surveillance, chose à laquelle elle s’était habitué, mais qu’elle ne cautionnait toujours pas pour autant.

« Quant à moi, je me débrouille. Je bosse, je paie mes factures, mon gamin est plutôt équilibré, je crois que c’est déjà pas mal compte tenu de la…situation. » Elle sentait cette rancœur et ce chagrin remonté le long de sa gorge et elle ne pouvait s’empêcher de repenser à cette conversation qu’elle avait eue quelques semaines plus tôt avec Josef, cette conversation où il lui avait simplement demandé ce qu’ils allaient dire à Elliot, comment elle envisageait la garde de son enfant et elle se rendait compte aujourd’hui qu’elle ne savait toujours pas y répondre, elle avait beau savoir que James était à même de s’occuper du petit, elle n’arrivait pas à se faire à l’idée de devoir l’intégrer à ce cocon qu’elle avait mis tant d’années à construire, cette vie qui ne comprenait qu’eux deux.

« Qu’est-ce que tu comptes faire James ? Qu’est-ce qui va se passer maintenant ? » C’était un peu brut de décoffrage, un peu agressif peut-être, mais elle savait très bien que s’imposer ne serait pas chose aisé, car elle ne faisait pas seulement face à son mari, mais au club dans son entièreté.





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MessageMer 27 Avr - 8:45

James & Natalia
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« J’imagine ! Je suis sûre que les gars vont vite te remettre dans le bain et te faciliter la vie. Après tout, ils te doivent bien ça.
— Ouais… »

Un peu plus de scepticisme qu’il n’aurait voulu se glisse dans sa voix. Ils lui doivent bien ça. Le regard de James se perd dans le vide. C’est si facile de s’y laisser glisser, beaucoup plus facile que d’affronter le regard pas beaucoup plus vaillant de sa femme.
Bien sur qu’ils lui doivent pas mal de trucs. Le motard a l’impression que les multiples contusions et cicatrices qu’il s’est faites durant son séjour à l’ombre se mettent à le brûler. Son amour pour ses frères ne se mesure pas en coups donnés et reçus. Le sacrifice qu’il avait du faire pour le club lui avait couté plus que quelques bouts de peau. Il avait du abandonner Natalia enceinte et faire une croix sur les premières années de vie de sa chaire et son sang. Pour ça, il n’était pas sur de pouvoir tout à fait l’avaler mais il préférait se dire que son choix avait permis de les garder en sécurité, sans avoir à fuir dans les états ou les couleurs de ses frères étaient absentes.

« Et toi ? Et… vous, plutôt ?
— On va bien ! Elliot est…il n’est pas là, je voulais qu’on ait l’occasion de parler et d’établir certaines choses avant que tu ne le voies, je préfère te le dire avant que tu ne te fasses de faux espoirs. »

Il ne peut s’empêcher de soulever les sourcils, se sentant subitement acculé. Sans blague qu’il n’était pas là. Natalia n’est pas stupide et plutôt prévoyante, bien sur qu’elle l’a éloigné de lui, comme elle l’avait éloigné de leurs conversations au parloir. Alors qu’il est debout, la gorge toujours sèche, James se sent comme pris dans une montagne russe. Elle le bloque fait vivre un ascenseur émotionnel pas toujours agréable. Sa faiblesse se mue en amertume.

« C’est un enfant plein d’énergie, il est même épuisant parfois. »

Puis en douceur, curieuse sensation de chaleur au creux de la poitrine alors que Natalia sourit elle aussi.
Ses yeux prennent une autre teinte, et il peut y voir maintenant la fierté d’une mère qui parle de son enfant. Des tas de trucs aléatoires lui passent par la tête. Il se dit d’abord que Natalia est aussi jolie qu’à son départ, voir plus encore alors que ses yeux brillent. Il se dit aussi qu’il crève d’envie de rencontrer le petit garçon dont elle parle, ce gamin curieux, intéressé et intelligent. Il grave dans sa tête les petits détails dont il n’a pas encore connaissance, du type : dinosaure et chien. Son fils. Il n’arrive pas à croire qu’il va enfin finir par croiser son regard, toutes ces années à attendre derrière les barreaux de sa cellule, tant de temps pour imaginer ses traits, moduler les expressions de son visage. Lui ressemble-t-il beaucoup ? Lui ne saurait dire malgré les photos. Comment se comporte-t-il à l’école ? Que pense-t-il de son père, qui l’a laissé seul ? Il se souvient de sa propre brûlure, alors que sa mère se volatilise un matin d’été. En attendant il sourit comme un abruti.
Trop de choses se bousculent dans sa tête et il revient à la réalité alors que Natalia lui balance une petite réplique, comme ça, toujours sur le même ton.

« Mais je suppose que tu sais déjà une grande partie de tout ca… »

Il voudrait répliquer, les yeux qui tombent sur le verre de whisky qu’il n’a toujours pas touché, mais se tait, les lèvres maintenant pincées. Il voudrait lui dire que non, il n’est pas au courant de tout, qu’il aurait bien voulu l’être à travers elle, et que le peu qu’il a reçu de ses frères n’a jamais été suffisant. Mais conscient de sa part coupable, il la boucle. Retour de l’amertume. Il monte et descend sans arrêt et c’est Natalia qui mène la barque.

« Quant à moi, je me débrouille. Je bosse, je paie mes factures, mon gamin est plutôt équilibré, je crois que c’est déjà pas mal compte tenu de la…situation. »

Il attrape doucement le verre de whisky et fais glisser le liquide ambré le long de sa gorge sans broncher. Il n’aime pas la tournure des choses, comme si c’était dans l’air. Oh dieu que c’est difficile de rester là sans dire ce qui lui passe par la tête. Un milliard de choses sans queue ni tête mais fort heureusement, malgré ces longues années, James est resté patient et réfléchi. Mieux valait ne pas jouer la carte de l’impulsivité sur ce coup là. Et pourtant ce n’est pas l’envie qui manque.
Le CoA n’a jamais été de ceux qui ferment leur gueule, au contraire, trouvant la faille, la répartie intelligente, maniant une logique futée et même sournoise. Il n’a jamais été du côté des soumis. Le fait de devoir garder bonne figure n’est pas facile. Il sait mais ne saurait se l’avouer complètement qu’une part de lui est en colère. Une colère qu’il ne connaissait avant qu’à l’encontre de sa mère. Aujourd’hui elle semble dirigée contre lui, contre ses frères qui l’avaient laissé partir en prison, en dépit de la grossesse de sa femme ; contre le monde entier et même Natalia ce soir qui l’exclu totalement de son discours et de la vie de leur fils comme s’il n’avait été que le pauvre abruti d’un soir, dans son lit.
Mais la partie consciente de son esprit ne veut pas entendre parler de cette colère là. Sa culpabilité dans toute cette histoire revient toujours au galop avec ce même étendard : c’était ton choix minable.

Il pose le verre de whisky désormais vide sans bruit sur la table et tandis que la chaleur se diffuse dans sa gorge, il laisse son regard revenir dans celui de sa femme. Quel silence. Lui qui avait tant de choses à lui dire, avant toutes ces conneries. Six ans l’ont lentement rongé.

« Qu’est-ce que tu comptes faire James ? Qu’est-ce qui va se passer maintenant ? »

Malgré lui il laisse échapper un petit rire sec, amer, pour cacher le petit choc qu’il vient de vivre. Un peu brutal, mais il ne peut pas lui en vouloir. C’est ce qu’il s’efforce de se rappeler. Comment l’aurait-il vécu dans l’autre sens ? Oh, non, finalement, ne pas penser à ça.

Un poing contre la bouche il s’éclaircit la gorge. Elle lui pose une question directe, pas question de se la boucler. Il doit lui répondre clairement. Les mains sur les hanches, il se sent un peu étriqué dans sa veste en cuir maintenant. Il voudrait se rassurer en se disant qu’il a préparé ce speech depuis des mois, des semaines entières, depuis le moment où elle a arrêté de venir le voir au parloir. Et c’est vrai, au final, combien de fois a-t-il retourné son discours dans son cerveau ? Mais plus rien n’est dans l’ordre à cet instant, comme si tout avait fuité. Ce n’est pas pour autant qu’il n’a rien à dire.

« Je vais être totalement franc avec toi, je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas ce que je vais faire, je viens de sortir et chaque fois que je fais un pas je constate quelque chose qui a changé. Je retrouve notre appart et tu n’y es plus, les gens n’ont plus les mêmes visages, les rues ont changé, même le club me semble différent. C’est un peu tôt pour savoir ce que je vais faire, en tout cas précisément. Poser mes affaires dans l'appart. Venir te voir. J'en suis là. »

James tient un ton calme, pas totalement sur mais sincère, en tout cas, c’est la carte qu’il veut jouer avec Natalia. Il n’a pas envie de lui balancer des conneries en tout genre, n’a pas envie de jouer le gros dur, ne pense même pas à revenir en pensant tout acquis, mais James ne compte pas non jouer plus le chiot blessé alors il se contente d’essayer de maitriser sa ligne. De rester calme, jouer franc-jeu.

« Tout ce que je sais c’est que je veux retrouver ma famille. Je veux retrouver ma femme, connaître notre fils, faire partie intégrante de sa vie. Je veux réintégrer un foyer normal. Tenter de réparer ce que j’ai cassé, aussi idéaliste que ça te paraîtra. »

Il se sent clairement mal à l’aise. James n’a jamais eu la faculté de manipuler l’expression de ses sentiments avec aisance. Composer avec cette difficulté à cet instant de la conversation lui donne du fil à retordre. Il essaie du mieux qu’il peut de mettre des mots corrects sur ce qu’il pense.

« Je ne vais pas pour autant m’imposer, ni débarquer à l’improviste, ou t’obliger à quoi que ce soit. Je ne vous forcerais jamais à rien. Je veux juste que tu saches que je ne veux pas lâcher ce que j’ai attendu pendant six ans. Il y a tellement de trucs contradictoires que j’ai du mal à faire le point. Des trucs que j’ai pas envie de te dire par peur de ce que tu vas me répondre. Je sais qu’on y viendra forcément mais... »

Il pousse un soupir malaisé, passe une main sur son visage puis reviens poser sa main sur sa cuisse.

« En attendant... je suis attentif à ce que tu veux. Je t’écoute. »

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MessageJeu 28 Avr - 23:29

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Sa question lâchée un peu brusquement sur la table, Natalia braque son regard dans celui de son mari, il n’est pas agressif, il n’est pas triste non plus, il est simplement en demande…en demande de réponse, en demande d’information, juste quelque chose pour l’aiguiller, pour qu’elle puisse savoir sur quel pied dansé, pour pouvoir ne serait-ce qu’imaginer ce que son avenir proche lui réservait désormais.

Elle avait eu bien du temps pour s’en faire une idée, c’est vrai, mais elle avait choisi de fermer les yeux, de repousser l’échéance, de se voiler la face et de concentrer ses pensées sur son présent, sur celui de son fils, sur leur vie à deux comme si les choses étaient immuables, figés et sécurisés, comme si l’homme qui se trouvait face à elle n’allait pas revenir d’entre les morts pour reprendre la place à laquelle il avait été arraché. Comme elle l’avait si souvent fait, elle avait bâti une barrière solide, elle avait choisi de voir ce qui l’arrangeait et comme par le passé, elle se retrouvait à présent dans l’obligation de faire face à la réalité sur laquelle elle avait peint une jolie image bien plus facile à affronter que celle qu’elle dissimulait. Il laissa échapper un rire, un de ceux qu’elle n’aimait pas, un rire au accent moqueur et elle fronça machinalement son nez comme elle le faisait toujours lorsqu’elle se retenait d’exprimer son mécontentement. Ce n’est pas un plan finement pensé qui prend forme au travers de ses mots, non, juste le néant, le même que celui qui se projette dans son esprit lorsqu’elle pense à demain. Il ne sait pas ce qui l’attend, il ne sait pas qu’il attend et elle se demande s’il a vraiment pensé à ce qui se passerait lorsqu’il retrouverait sa liberté ou si naïvement, il avait espéré que chaque chose retrouverait sa place initiale sans qu’il ait vraiment à lever le petit doigt. Non….elle ne le connaissait que trop bien pour se laisser gagner par ce genre de questionnement, James était un homme réfléchi et intelligent bien que ce ne soit pas les qualités qu’il s’évertuait à montrer au monde, mais elle, elle avait eu le loisir d’apprécier bien plus que ce qu’il présentait au reste de ses pairs.

Natalia était une femme de caractère, pas vraiment du genre à se laisser attendrir par des sourires ou des larmes feintes et son conjoint l’avait bien vite compris. Elle aimait à penser que c’est aussi ce qui l’avait fait tomber sous son charme même si de ca elle n’en avait pas de véritable certitude…oui elle avait toujours été plutôt dure en affaire, mais la vie et les épreuves de ces dernières années lui avaient donné de toute nouvelle perspective et elle ne pensait pas qu’éprouver de la compassion pour le sort de James ici et maintenant en ferait partie, force était de constater qu’elle s’était trompée, parce qu’en l’instant son discours lui serrait vraiment le cœur. La suite elle, la ramène brusquement à l’évidence, elle le sent à la réaction de son corps lorsqu’il énonce vouloir la retrouver, ce n’est pas de la joie, ni même de la satisfaction, mais plutôt une sensation de recul, d’inquiétude, car si lui semble être sûr de ce qu’il veut la concernant, la réciproque n’est pas là…

Pourtant lorsqu’elle le regarde, assis là en face d’elle, elle ne peut nier que les sentiments qui l’on amener à l’épouser existe toujours et c’est ce qui rend les choses si difficiles pour elle, elle se sent submergé par cet état conflictuelle de ses sentiments, elle ne sait pas comment gérer tout ca, comment faire basculer son état dans un sens ou un autre, comment le côtoyer sans être son épouse, son amante ou même son amie. Alors elle ne dit rien, elle plonge son regard dans son verre, ses doigts resserrant puis desserrant le verre tiède dans une cadence régulière, finalement, elle le porte à ses lèvres et en bois une gorgée comme pour se préparer à répondre parce que c’est sans doute aussi ce qu’il attend, des réponses de sa part.
Elle ouvre la bouche puis la referme lorsque la voix de James reprend possession des lieux.

« Je ne sais pas » ne serait pas une réponse suffisante n’est-ce pas ? Est-ce même une réponse envisageable ? Bien sûr que non…et pourtant à l’instant T, c’est la seule qui lui vient a l’esprit, elle est déjà fatiguée, cette rencontre est émotionnellement épuisante, non seulement de par ce contexte noir et mélancolique, mais aussi par le manque de certitude qui l’entoure, elle n’a pas envie de réfléchir à son avenir à elle, elle n’a pas envie de devoir se demander s'il se trouve avec lui, naïvement, elle aimerait juste parler d’Eliott, de ce que tout cela implique pour lui et de la façon de procéder pour que ses retrouvailles avec son père se passent le plus facilement et naturellement possible. Soudainement et sans préavis, elle décide d’arrêter de réfléchir, de faire taire cette petite voix dans sa tête qui s’emmêle et l’embrouille pour juste exprimer ce qui lui vint tel quel, sans fioriture, sans préparation…

« Elliot est ton fils James et loin de moi l’idée de t’exclure de son existence, ca n’a jamais été mon intention et je sais que ce n’est sans doute pas l’idée que tu peux en avoir parce que j’ai toujours refusé de parler de lui là-bas ou d’amener des photos… mais ton fils sait qui tu es, je ne l’ai pas élevé en cachant ton existence, il sait à quoi tu ressembles, il connaît tes qualités et à quel point, son père et sa mère se sont aimés… elle marqua un temps d’arrêt parce que ses mots-là lui étaient difficiles, mais elle continua pourtant. Ce n’est pas parce que j’ai refusé de l’amener là-bas par quelque biais que ce soit que je ne t’ai pas amené ici…Je sais que tu as pu me reprocher tout ca mais ma seule intention a toujours été de protéger notre fils. »

Rien n’avait plus d’importance que la sécurité du petit garçon à ses yeux et elle avait toujours considérer qu’afficher l’existence d’Elliot au sein de la prison était un risque qu’elle n’était pas prête à prendre et elle avait pris la décision seule, aux dépends de James mais elle restait encore aujourd’hui persuader d’avoir agis par bienveillance et avec intelligence et cela lui importait peu si son mari n’était pas prêt à le comprendre.

« En ce qui nous concerne….je n’ai pas de réponse à te donner. Six ans, c’est une éternité James et je ne sais plus ni ce que je ressens, ni même ce que je veux et je n’ai pas envie de me poser cette question-là…pas maintenant… » Elle se racla la gorge, termina ce qui restait dans son verre et se leva pour déposer le verre sur le comptoir prêt de l’évier sans aucune véritable raison, c’était à juste une échappatoire pour échapper au regard de son mari qui lui brûlait la peau. Dos à lui, elle prit une inspiration, il lui fallait se reprendre et contrôler un peu ses réactions, elle passa une main dans ses cheveux défaits et attrapa la chaîne qui pendait à son cou pour la faire passer entre ses doigts et s’assura au passage que l’anneau qui y pendait était bien sous son t-shirt. Finalement, elle se retourna et repris.

« Je ne te demanderai que deux choses dans l’immédiat, la première est de me promettre de garder Elliot à distance du club, je ne veux pas que mon fils puisse être une de ses victimes collatérales, je ne veux pas le voir payer pour ce que tu as choisi de faire…la deuxième et j’entends que ca puisse te sembler injuste mais je ne veut pas partager sa garde…tu pourras le voir quand bon te semble, mais Elliot reste avec moi James…. »




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MessageDim 1 Mai - 18:18

James & Natalia
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« Elliot est ton fils James et loin de moi l’idée de t’exclure de son existence, ca n’a jamais été mon intention et je sais que ce n’est sans doute pas l’idée que tu peux en avoir parce que j’ai toujours refusé de parler de lui là-bas ou d’amener des photos… mais ton fils sait qui tu es, je ne l’ai pas élevé en cachant ton existence, il sait à quoi tu ressembles, il connaît tes qualités et à quel point, son père et sa mère se sont aimés… »

Elle marque une pause et lui, retient un soupir entre ses lèvres. « Se sont aimés ». Est-ce la fin de leur couple ? Si on peut encore parler de fin après six ans séparés par des murs un peu trop hauts.

« Ce n’est pas parce que j’ai refusé de l’amener là-bas par quelque biais que ce soit que je ne t’ai pas amené ici…Je sais que tu as pu me reprocher tout ca mais ma seule intention a toujours été de protéger notre fils. »

James est tiraillé, partagé entre deux eaux, perdue entre ses impulsions et sa réflexion. Ses impulsions le pousseraient peut-être à crier, à lui dire qu’elle n’avait pas le droit d’exclure Eliott de leurs conversations pendant six ans. Il a toujours compris et préféré même qu’elle ne l’amène pas. Mais ne pas parler de lui… C’était quelque chose avec laquelle il n’avait su composer sans en éprouver une certaine rancœur. Son côté réfléchi, lui, lui intime de se taire, de ne pas forcer les choses, de ne pas lui reprocher ses paroles parce que c’est lui ici qui a le plus à se faire pardonner et il en est parfaitement conscient. Alors, il préfère rester silencieux, en tout cas dans un premier temps. Son intelligence prime, encore, dans cet échange et fort heureusement sa patience n’a pas été mangée par les matons particulièrement violents de la prison.

Il laisse son regard posé sur elle bien que pour cette fois, ce soit Natalia qui à son tour prend soin d’éviter le regard de son mari. Chaque fois qu’il repose son regard sur elle, c’est comme une première fois.

« En ce qui nous concerne….je n’ai pas de réponse à te donner. Six ans, c’est une éternité James et je ne sais plus ni ce que je ressens, ni même ce que je veux et je n’ai pas envie de me poser cette question-là…pas maintenant… »

Coup de poing dans l’estomac. Le moment ou elle était dans ses bras, à son entrée dans l’appartement lui semble si loin à cet instant. Chaque fois un coup porté au mur d’espoir qu’il s’est bâti en arrivant, lui permettant de ne pas crouler tout de suite face aux différentes attaques. Six ans, c’est une éternité. Une éternité qu’il a attendu, qu’il attendra encore si besoin. Une éternité qu’il avait cru pouvoir lui demander fut un temps, placant toute sa confiance dans ses mains. Fichue sensation de malaise. Il avait l’impression de n’être plus qu’un garçon paumé. Sauf qu’il n’avait plus de mère depuis un certain temps. Et qu’il avait laissé son propre fils seul, lui aussi, à son tour. Et cet échec, cuisant, lui donnait honte.

« Je ne te demanderai que deux choses dans l’immédiat, la première est de me promettre de garder Elliot à distance du club, je ne veux pas que mon fils puisse être une de ses victimes collatérales, je ne veux pas le voir payer pour ce que tu as choisi de faire…la deuxième et j’entends que ca puisse te sembler injuste mais je ne veut pas partager sa garde…tu pourras le voir quand bon te semble, mais Elliot reste avec moi James…. »

Cette fois c’est plus fort que lui, James lâche un soupir, un soupir qui indique que c’est trop, qu’il ne peut plus en supporter davantage et que la douleur qui lui brûle la poitrine lui donnerait presque envie de retourner se voiler la face en prison. Il pose ses mains sur son visage, tentant quelques secondes de se recentrer. Lui qui a l’habitude de confronter les problèmes sans attendre, en face, il voudrait fuir. Sa main gauche retombe et la droite glisse dans ses cheveux. Il se sentirait presque fébrile, tremblant. Il voudrait lui dire que ce n’est pas juste, qu’elle ne peut pas lui interdire d’entendre parler de lui au parloir puis de ne pas partager le temps qu’il peut maintenant lui consacrer pour rattraper celui qu’il a perdu. C’est injuste, et il est en colère, il le sent, que ça lui brûle les veines. Trop de sentiments négatifs et contradictoires sont en train de le ronger, de grimper sous sa peau qu’il sentirait presque brûlante. Trop de choses, trop d’émotions diverses. Il ferme les yeux une seconde, puis deux, il se calme, respire, ne veut surtout pas agir sous une impulsion qui réduirait ses chances à zéro. Il ne s’agit plus que de lui ou du club maintenant. De nouveau il pousse un soupir et laisse retomber sa deuxième main sur ses genoux.  

« Ok. Très bien. »

Sa gorge serrée ne lui laisse pas en dire plus. Ce qu’il fait plutôt c’est extirper de la poche intérieure de sa veste en cuir — celle-la même que Natalia lui avait offerte — un morceau de papier, un de ces stylos qu’il garde toujours avec lui et note son numéro de téléphone. Stylo rangé, James se lève et se rapproche de sa femme. Chaque pas vers elle est une difficulté en plus pour lui. Il voudrait l’enlacer à nouveau et l’embrasser, même si sa peine le brûle et sa colère piétine. Il s’arrête à une distance raisonnable et lui tend le papier.

« C’est un numéro provisoire. Mais appelle-moi quand vous serez prêts, quand Elliot le sera. Je ne viendrais pas avant, bien sur. J’imagine que j’ai pas vraiment besoin de te le dire mais prenez le temps qu’il vous faut à chacun. Si besoin, tu sais où me trouver. »

Il n’a pas et ne changera pas d’appartement, pas pour l’instant, puisque de toutes façons il n’aura surement pas son gosse chez lui. Il reste là un moment et note à cet instant un truc qu’il n’avait pas remarqué jusque-là. L’absence d’anneau à l’annulaire gauche de sa femme lui fait froncer les sourcils avant de remonter son regard dans le sien. Dernier coup pour l’achever. Il ne veut pas croire que ce soit fini entre eux. Ça lui semble impossible. Il reste là perplexe, un long moment avant de secouer la tête et s'éloigner de Natalia. Il n'a pas envie d'en voir plus, ne veut pas réfléchir plus longtemps et pourtant des milliards de questions se mélangent dans son esprit. Pourquoi voudrait-elle éloigner son mariage, le cacher aux autres, à quoi ça lui servirait ? Reparti dans un tourbillon émotionnel c'est maintenant l'aigreur qui semble prendre sa place au coeur de sa poitrine et :

« Bon je vais y aller. N’hésite pas si t’as besoin de quoi que ce soit. »

Inutile d'insister sur le ton amer qu'il emploie sans même essayer de cacher sa déception, hausse les sourcils et commence à s'éloigner. Bien qu’il soit sincère, il voudrait dire autre chose, et qu’au moins la brûlure qu’il sent quand il parle serve à lui demander pourquoi elle ne porte plus son alliance, par exemple. Bien que la réponse soit évidente, et qu’il ne veuille pas la voir en face.

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MessageDim 8 Mai - 14:28

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Si jusqu’ici, il ne semblait pas vraiment réagir à ce qu’elle disait, il finit par le faire, bien évidemment et comme il aurait été facile de le prévoir, la nouvelle ne passe pas vraiment bien. Pour être tout à fait honnête, Natalia avait été persuadée que James aurait réagi de façon plus prononcée et bien plus tôt que cela, or jusqu’ici, il n’avait fait qu’apposer ses silences et de bref acquiescements ce qui ne lui ressemblait pas vraiment. Loin d’être particulièrement emporté ou virulent à son égard, il avait toujours fait preuve d’un caractère bien trempé, il savait s’imposer et faire entendre ses idées, mais là, il semblait vouloir laisser entre ses mains la direction de leurs retrouvailles, ce qui curieusement ne lui facilitait pas tant la tâche. La jeune femme avait l’impression d’exercer sur lui une pression qu’il n’était pas en droit de contester et si effectivement, il était le seul à blâmer pour cette situation, elle avait quelque part espérer qu’il serait en demande de plus, après tout, il s’agissait de son enfant à lui aussi.

Le langage corporel de James à défaut des mots qu’il ne prononce pas, lui serre un peu le cœur, elle ne le connaît que trop bien et elle sait que ce qu’elle lui demande lui coûte, qu’il bouillonne sans doute, tiraillé entre la colère et la frustration, la tristesse et la culpabilité. Être l’instigatrice de tout cela, ne la réjouit guère, mais elle ne réfléchit pas en l’instant comme son épouse, mais comme la mère d’Elliot et elle sait mieux que quiconque ce qui est le mieux pour son fils et si cela demande sans doute de très gros sacrifice à son mari, il ne faut pas croire qu’elle n’a pas eu à faire de nombreux choix et de toute aussi nombreuses concessions de son côté également.

Les bras serrés contre sa poitrine, elle attend un retour, elle attend qu’il dise quelque chose, qu’ils puissent parler de tout ca comme deux adultes, comme deux parents, mais le silence perdure, amenant avec lui une ambiance pesante et écrasante. Finalement et une fois de plus il se contente d’approuver, ne mettant pas le moindre effort pour cacher ses émotions contradictoires. Elle soupire. Elle devrait sans doute être satisfaite, après tout, il va dans son sens…mais quelque chose sonne faux, comme si tout ca n’était pas correcte, comme si le chemin vers lequel ils se tournaient n’était pas le bon. Il s’agite alors, sortant de sa veste un morceau de papier sur lequel il griffonna quelque chose à la hâte avant de s’avancer vers elle pour le lui donner. Son numéro de téléphone agrémenté de platitudes et de silences. La jeune femme se saisit du numéro et le garde au creux de sa main, un peu confuse par ce qui se déroule à présent dans sa cuisine, lorsqu’il prend congé de façon acerbe et froide, une partie d’elle-même se sent soulagé de se dire que cette rencontre si redoutée touche à sa fin, mais c’est sans compter le non moins fameux esprit de contradiction de Natalia, elle a toujours eu du mal à garder enfouie ce qu’elle pense, démonstrative et imprévisible, elle n’a jamais su prendre le temps de réfléchir avant d’agir et ce soir ne ferait visiblement pas exception.

« C’est tout ? Vraiment, James ? Tu vas te contenter de foutus silences et de ok, très bien ? C’est de ton fils que l’on parle là, ton fils de cinq ans que tu ne connais pas ! » Elle est agacée parce qu’elle n’a pas vraiment l’impression qu’Elliot soit le centre de son attention-là tout de suite. Elle laisse retomber ses bras avec énergie le long de son corps.  « Ca t’intéresse pas de savoir qui il est ? ce qu’il aime et ce qu’il déteste ? Comment on s’est débrouillé pendant 6 ans ? » Elle s'avance alors vers lui et vient lui coller son morceau de papier contre le torse. « Tu veux savoir ce dont j’ai besoin maintenant ? j’ai besoin de savoir que ton fils va devenir ta priorité, j’ai besoin de savoir comment tu comptes t’y prendre avec lui, j’ai besoin de savoir que tu vas pas l’abandonner un beau jour lui aussi parce que le club aura besoin de toi. »

Elle n’était pas tant énervée (bien que tout de même, un peu) qu’inquiète, parce que sa vie était sur le point de changer et parce qu’elle allait devoir partager cet enfant qui était devenu le centre de son existence. Tout serait désormais différent et elle ne savait pas vraiment comment le retour de son mari allait pouvoir impacter son quotidien. Est-ce qu’elle savait encore comment vivre pour elle ? Elle ne savait même plus comment être l’épouse de James sans partager sa vie.

Tout était déjà si différent et elle n’était pas encore en mesure de pouvoir en dégager du positif, c’est sans doute pourquoi elle avait besoin de le voir réagir, de voir qu’il comprenait ce qui se déroulait ici et maintenant, elle avait besoin qu’il lui dise que tout se passerait parfaitement bien et que tout ne serait pas si différent.




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MessageDim 8 Mai - 22:12

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Comment avait-il pu espéré que ça se passe réellement bien ? Non, bien sur que non, pas avec Natalia. Si cette nana avait été facile, il n’aurait jamais pu l’aimer comme il l’aime encore aujourd’hui. Et ça commence à lui faire mal, maintenant qu’il comprend que se murer derrière ses petits espoirs naïfs n’est pas aussi efficace qu’il l’aurait cru. Un simple anneau manquant à son doigt et voilà qu’il flanche, qu’il ne tient plus les expressions de son visage entre ses mains. Il ne peut pas s’en empêcher, de la regarder avec cet air déçu, en colère. Il est clairement dégouté. Toutes les questions qu’il se posait avant de mettre un pied à l’extérieur lui reviennent en pleine gueule alors qu’il ne voulait qu’une chose : qu’elles s’envolent. Et pourtant, maintenant, les voilà à tourner devant ses yeux. L’a-t-elle vraiment attendu pendant 6 ans ?

Il fait un premier geste dans le sens du départ mais la voix de Natalia s’élève. Une part de lui s’y attendait, au fond, comment aurait-elle pu faire pour ne pas lui parler avec ce ton qu’il ne connaît que trop bien, quoi que le sujet de leur conversation soit une première.

« C’est tout ? Vraiment, James ? Tu vas te contenter de foutus silences et de ok, très bien ? C’est de ton fils que l’on parle là, ton fils de cinq ans que tu ne connais pas ! »

Il se retourne avec lenteur et une amertume qu’il tentait de radier de fla liste de ses émotions semble vouloir se placer en première position. Ah vraiment ? Il retrouve cette fichue frustration qu’il ressentait déjà quand ils se prenaient la tête, six ans auparavant. Celle de ne pas vouloir s’énerver contre sa femme mais n’avoir physiquement aucune autre voie pour se calmer. Parce que c’est de la colère qui se glisse dans ses veines.

« Ca t’intéresse pas de savoir qui il est ? ce qu’il aime et ce qu’il déteste ? Comment on s’est débrouillé pendant 6 ans ?
— j’te demande pardon ? »

Cette fois-ci c’en est de trop et ça lui échappe. Il se redresse et ses traits se modifient. Les lèvres pincées, James fronce les sourcils. Il a l’impression d’entendre une énorme blague, hors, en l’occurrence, ni Natalia ni lui ne rigolent.
La jeune femme fait un pas en avant et lui colle le papier sur lequel il a écrit son numéro, contre son torse. Dans un contexte qui leur appartenait quelques minutes plus tôt, James aurait surement apprécié ce rapprochement.

« Tu veux savoir ce dont j’ai besoin maintenant ? j’ai besoin de savoir que ton fils va devenir ta priorité, j’ai besoin de savoir comment tu comptes t’y prendre avec lui, j’ai besoin de savoir que tu vas pas l’abandonner un beau jour lui aussi parce que le club aura besoin de toi.
— J’ai jamais eu dans l’idée de l’abandonner, dès le moment où il était dans ton ventre, même au moment où j’ai du me rendre, jamais en six ans je n’ai même pensé à l’éventualité de faire passer quoi que ce soit avant lui et ce même si tu m’as toujours supprimé le droit d’entendre parler de lui de ta bouche. »

Le regard oscillant entre blessure et colère, le ton de James est clairement amer et froid tandis qu’il ne cille pas, gardant ses yeux dans ceux de sa femme. Il tente tant bien que mal de maitriser le ton qu’il emploie mais c’est plus fort que lui, les mots de Natalia le mettent en colère. La mâchoire serrée il récupère le morceau de papier d’entre ses mains, qu’il se flagelle de vouloir malgré tout serrer dans la sienne et s’écarte pour le poser sur le comptoir. Le motard dégluti. Il ne s’est jamais senti aussi pris au dépourvu qu’aujourd’hui.

« Tout ce qui vous concerne m’intéresse, tout ce qui le concerne m’a permis de ne pas tomber fou pendant six ans, tu te permets de sous-entendre que j’en ai rien à foutre mais merde, Natalia, toutes ces fois au parloir ou tu me refusais quoi que ce soit lui concernant, t’as oublié que c’est une des raisons pour lesquelles je ne le connais pas ? »

James passe une main sur son visage, ferme les yeux une demi-seconde et semble lever la main comme pour demander une pause. Un soupir s’échappe d’entre ses lèvres.

« Je me plie à tes conditions justement parce que je veux faire les choses bien, dans les règles, alors ne me dis pas que ça ne m’intéresse pas. »

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MessageDim 15 Mai - 16:59

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Quelque part le voir réagir de la sorte la soulage.
C’est sans doute ce qu’elle cherchait en le provoquant de la sorte, une façon comme une autre d’avoir confirmation qu’il était encore là, que cette enveloppe qu’elle connaît sur le bout des doigts n’est pas désormais vide. Elle n’est pas idiote, elle sait que son mari à changer, comment pourrait-il être le même après avoir passé autant de temps entre quatre murs avec pour seule échappatoire le souvenir de ce qu’il avait laissé sur ses traces ? Se réadapter n’est pas choses simples pas quand tout ce que vous connaissiez n’est plus, les gens, les lieux tout à continuer d’avancer sans vous comme si vous n’étiez qu’une silhouette de plus dans cet environnement que vous pensiez être le vôtre. Et si Natalia comprend bien ou tout du moins imagine parfaitement la dualité qui doit se jouer dans l’esprit de James, il n’est pas aisé pour elle de cesser de penser par rapport à elle, ce qui change, se prépare pour elle.

Il répond et ce qu’elle entend bien que clairement révélateur de ce qu’il pense et reste persuader ne la satisfait pas, comment pourrait-elle acquiescer un discours pareil ? Comment peut-il encore croire qu’il n’a pas fait ce choix lui-même, il est le seul qu’il peut blâmer pour cette absence de lien entre lui et Elliott, pour cette séparation encore vive et douloureuse entre eux, parce que ce choix qu’il refuse d’admettre est pourtant réel, il avait décidé il y a 6 ans de se battre pour ses frères plutôt que pour son enfant à naître.

Tout ce temps passé à analyser ses propos, à hurler au mensonge intérieurement laisse place à son époux qui continue de répondre, son ton monte, se tanne d’un son amer et alors qu’il saisit le papier qu’elle tient encore entre ses doigts, elle a l’impression que son estomac se tord dans une douleur électrique, un contact des plus anodin, mais qui lui rappel toute la peine qui lui avait déchiré le cœur lorsqu’il était parti. Elle ne se rend compte que maintenant que rien n’aurait pu la préparer à ce moment-là, à cette scène familière et pourtant si loin de ce qu’ils avaient pu partager, il n’était plus un nous, mais seulement deux individus au passé commun et rien n’était plus difficile à intégrer que cela, pas quand ils se retrouvaient face à face sans savoir se regarder.

Il replace le morceau de papier dans un geste désabusé sur le comptoir de la cuisine et elle laisse retomber ses bras le long de son corps, cette colère qu’il dégage semble la réveiller de cette stupeur qui semble la posséder depuis qu’il a passé la porte de son appartement miteux. Elle n’est ni emportée, ni hargneuse, elle écoute silencieuse ce qu’elle désespérait d’entendre, qu’il est là, qu’il est une partie intégrante de cette famille et qu’il n’a jamais ne serait-ce qu’envisager de les déserter pas même depuis cette cellule qui le cloisonnait si loin de l’enfant qui devait dormir à poings fermés désormais et n’avait pas la moindre idée de ce qui se tramait au sein même de son foyer.

Quand le silence reprend sa place, Natalia croise les bras contre sa poitrine avant de plonger son regard dans celui de James. Elle pousse un soupir, des choses à dire, il y en a…bien trop sans doute, mais elle ne peut que constater que celui qui lui fait face ne semble pas prêt à les entendre ou les énoncer, il n’y a que lui qui pourrait en confirmer la réalité. Elle ne sait pas trop ce qui l’a amené ici, ce qu’il est venu chercher auprès d’elle ce soir et c’est une frustration moteur de bien des émotions, elle ne le comprend plus aussi facilement que par le passé, c’est désormais une évidence, la communication est rompue, brisée et il ne sera sans doute pas facile de la réparer.

« Je me demande parfois si on a vécu la même chose James, tu me dis que tu n’as jamais envisagé de faire passer quoi que ce soit avant lui et pourtant, tu as bien choisi de manquer ces cinq dernières années au profit de tes frères. Vrai ou faux ? En quoi ce choix-là était-il en faveur d’Elliot ? Et ne me reproche pas d’avoir voulu protéger notre fils hein, tu voulais quoi ? Pourquoi ne pas avoir envoyé un faire-part à tous tes codétenus pour leur dire exactement ou on vivait, des fois qu’ils aient des affaires à régler avec toi a travers nous ! Tu comprends pas que c’était pas une punition, mais une nécessité ? Si j'avais pas pris sur moi de protéger notre fils qui l’aurait fait ? »

Ce n’est pas tant des reproches envers lui, de toute façon ce qui était fait, ne pouvait être défait à présent, elle voulait juste le remettre dans la réalité qui était la sienne et le sortir de ce monde chimérique dans lequel il s’était imaginé qu’elle avait vécu. Rien n’avait été simple sans lui, elle avait en une seule seconde perdue son pilier et son quotidien et avait dû reconstruire un environnement entier pour son enfant alors qu’elle en était elle-même encore une.

Sa voix retombe un peu de façon délibérée, elle veut communiquer et c’est ce qu’elle commence à obtenir, mais la frontière entre l’emportement et la rage étant mince, elle prend sur elle de mettre un peu d’eau dans son vin.

« Je n’ai jamais insinué que je n’avais pas ma part de responsabilité James, je ne comprends juste pas pourquoi tu es là d’accord ? Qu’est-ce que tu es venu chercher ici ce soir si ce n’est pas de connaître ton fils ? Tu viens, tu m’accordes trois mots et tu m’donnes ton numéro de téléphone, mais c’est pas comme ca que ca marche, si tu veux faire partie intégrante de cette famille ce n’est pas moi qui vais t’en tracer le chemin, tu veux t’impliquer alors montre-le-moi ! »

La jeune femme passe une main dans ses cheveux défaits avant de replanter un regard interrogateur en direction de son mari.

« Évidemment que certaines conditions seront mises sur le tapis, j’ai élevé Elliot toute seule, on a notre vie et c’est à toi de t’y intégrer sans la chambouler du tout au tout, mais… et peut-être que c’est un peu naïf, mais j’avais imaginé que c’est quelque chose qu’on aurait décidé ensemble, tu vois, mais si c’est trop compliqué pour toi de prendre tes responsabilités et d’affronter ta femme alors d’accord, on se contentera de mettre en place un planning et basta ! »



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MessageDim 22 Mai - 0:48

James & Natalia
I’m back home, open the door


« Je me demande parfois si on a vécu la même chose James, tu me dis que tu n’as jamais envisagé de faire passer quoi que ce soit avant lui et pourtant, tu as bien choisi de manquer ces cinq dernières années au profit de tes frères. Vrai ou faux ? En quoi ce choix-là était-il en faveur d’Elliot ? Et ne me reproche pas d’avoir voulu protéger notre fils hein, tu voulais quoi ? Pourquoi ne pas avoir envoyé un faire-part à tous tes codétenus pour leur dire exactement ou on vivait, des fois qu’ils aient des affaires à régler avec toi a travers nous ! Tu comprends pas que c’était pas une punition, mais une nécessité ? Si j'avais pas pris sur moi de protéger notre fils qui l’aurait fait ?
— Je ne l’ai pas simplement fais parce que le club est une partie de moi, mais aussi parce que je ne voulais pas vous imposer une fuite continuelle, mettre vos têtes à prix. Tu sais c’qui s’passe si on dit non. J’ai fais ce choix, oui, et je l’ai payé chaque jour depuis que j’ai accepté. Chaque jour ! Je t’en voudrais jamais d’avoir voulu le protéger, j’avais juste… besoin d’entendre parler de lui, et pas par n’importe qui. Par toi. »

Son ton se fait presque désespéré, rapide, écourté tandis que celui de sa femme s’est teinté de colère. Il veut s’expliquer, il voudrait s’excuser, mais à cet instant il a l’impression d’un milliard d’années de pénitence ne sera jamais suffisant pour elle. Merde, il voulait juste rentrer chez lui, retrouver sa famille, les serrer dans ses bras. Ce n’était pas les road trips en moto, les soirées au club ni même les virées entre membres du CoA, qui lui avait le plus manqué ; ça il savait qu’une fois sortie, qu’une fois sa peine purgée pour eux, il reviendrait et il aurait une place de choix au creux de tout ses frères. Une place qu’il avait gagnée. Regarder Natalia dormir le matin, la voir se lever avec un ventre rond sous les chemises qu’elle lui piquait. Lever son fils le matin, l’emmener à l’école, partager avec lui ses premiers pas, ses premiers soucis, l’aider, le soutenir. Voilà ce à quoi il s’était privé. Naïvement, il avait pensé que cette rude punition aurait eu assez de valeur aux yeux de Natalia qui savait plus que n’importe qui sur cette planète la place qu’avait la famille pour James.

« Je n’ai jamais insinué que je n’avais pas ma part de responsabilité James, je ne comprends juste pas pourquoi tu es là d’accord ? Qu’est-ce que tu es venu chercher ici ce soir si ce n’est pas de connaître ton fils ? Tu viens, tu m’accordes trois mots et tu m’donnes ton numéro de téléphone, mais c’est pas comme ca que ca marche, si tu veux faire partie intégrante de cette famille ce n’est pas moi qui vais t’en tracer le chemin, tu veux t’impliquer alors montre-le-moi ! »

James connaît sa femme et comprend qu’elle veut discuter plus que lui crier dessus. Il voudrait percevoir sa bonne volonté sous ses paroles mais d’un coup il se sent vidé. Comme si elle lui avait piqué tous ses espoirs, comme s’il avait laissé sa force derrière les barreaux de la prison qu’il venait de quitter. Il s’accorde un moment de répit et ne répond pas dans un premier temps, se contente d’assimiler ses paroles, les lèvres pincées, son regard planté dans celui, interrogateur, de sa femme.

« Évidemment que certaines conditions seront mises sur le tapis, j’ai élevé Elliot toute seule, on a notre vie et c’est à toi de t’y intégrer sans la chambouler du tout au tout, mais… et peut-être que c’est un peu naïf, mais j’avais imaginé que c’est quelque chose qu’on aurait décidé ensemble, tu vois, mais si c’est trop compliqué pour toi de prendre tes responsabilités et d’affronter ta femme alors d’accord, on se contentera de mettre en place un planning et basta ! »

Cette dernière phrase lui fait froncer les sourcils, le vexerait presque. Ne le connaît-elle pas ? Ne sait-elle pas que ce n’est une option qu’il envisage ? James serre les poings une demi-seconde avant de relâcher la pression qui s’est octroyée toute la place sur ses épaules. Il crève de fatigue. James n’est ni une personne faible, ni quelqu’un qui se laisse avoir par ses émotions. En temps normal, il aurait eu la force nécessaire pour maitriser la ligne de ses sentiments. Ce n’est pas un être tempétueux comme Natalia. Il sait garder son sang-froid et éviter d’exprimer remord, tristesse, tout ce qui pourrait être considéré comme un premier élan de faiblesse par son club. Mais ce soir il en est tout autre et malgré ses idées se voulant arrêter sur sa manière de se tenir, James à l’impression horrible que le vide dans sa poitrine se remplit d’eau au fur et à mesure que les silences entre eux, s’égrènent.
Il passe à nouveau une main sur son visage, son visage n’est plus contracté par la colère, ni au mensonge auquel il essayait de se tenir en début de conversation. Il voudrait rembobiner la cassette et revenir au moment où Natalia l’a accueillie et l’a serré dans ses bras. Quelque part il sait qu’elle a raison. Une main sur le comptoir, James se décide à reprendre les choses comme il faudrait que cela se passe, pour son bien, celui de sa femme, celui de son fils. Une seule règle s’impose cependant pour lui : ne pas laisser échapper ne serait-ce qu’un millilitre de l’eau qui teinte ses yeux bleus de tristesse.

« Excuse-moi. Je ne voulais pas paraître aussi détaché c’est juste que… Je ne sais pas comment faire. » Il lève une main qui exprime l’évidence de la situation. « Je suis venu ce soir parce que je veux vous retrouver, j’ai besoin de vous, plus que jamais maintenant alors que plus rien n’est comme avant. »

Son air se veut sincère. Il suffit de paraître distant et de s’efforcer d’être tout à fait normal. Accepter que les choses ont changées est difficile, pour les deux dans cette cuisine, accepter que l’on soit la cause du changement, c’est autre chose.

« Je ne suis pas là pour t’affronter et je ne suis pas là pour établir un planning non plus, je ne veux pas que ça marche comme ça. Je vais réintégrer notre famille, je ne veux pas que ça se passe dans le conflit. Je veux ton bien et celui d’Eliott. Et je vais être franc Natalia, je n’ai pas envie de renoncer à toi. »

Il est déterminé à cela, c’est peut-être la seule chose qui ne l’a pas quitté en prison. Sa détermination à vivre là où est sa place, avec les siens.

« Je ne vais pas vous abandonner une seconde fois. »

Le savoir est une chose, le dire en est une autre et même s’il est conscient que Natalia ne lui fera pas confiance du jour au lendemain il a besoin pour elle, pour lui, de le dire à voix haute, de poser ça, comme une promesse. Et s’il les abandonne un jour, c’est qu’on lui aura ôté la vie juste avant.

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MessageLun 23 Mai - 22:18

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Natalia & James
Trying to push this problem up the hill when it's just too heavy to hold. Think now's the time to let it slide

Le ton de sa voix et ce visage qui se décomposent à mesure que les mots s’échappent de ses lèvres lui tordent le cœur, mais cette amertume et ce sentiment d’abandon ne la quittent pourtant pas et l’empêchent de se laisser allez. Elle se voit obligée de s’interdire de se réfugier dans ses bras, de prendre son visage dans ses mains comme elle avait eu l’habitude de le faire un jour parce que ca ne ferait que la desservir et compliquer une situation déjà difficile à analyser. Elle ravale donc son émotion et se focalise sur ce qui doit être dit, lissant instantanément les traits de son visage qui se figèrent soudainement comme si elle venait de plaquer un masque sur son visage.

Elle savait que ce qu’il disait était vrai, bien sûr qu’il était impossible de refuser quoi que ce soit au club, dire non n’était pas envisageable, c’était une trahison a part entière et les risques étaient souvent plus gros que les conséquences des demandes formulées. Elle secoua la tête puis la baissa l’air un peu déconfit. Le club, ces gars qui l’avaient accueilli les bras ouverts, qui avaient ramassé James quand personne d’autre ne l’avait fait ne représentait souvent aujourd’hui qu’un poids constant sur ses épaules. Natalia avait si souvent eu envie de partager les éléments du quotidien avec son mari, elle ne comptait plus les événements auxquels elle avait assisté désespérément seule, les premiers pas d’Elliot, ses premiers mots, son premier jour d’école, mais aussi la première fois qu’il a été malade, les premiers bobos et toutes ces fois ou son petit garçon avait demander après son père, lui rappelant par la même ce qu’elle avait perdu.

Si Natalia n’avait jamais vraiment rêvé de mariage et de bébé, ce sont des choses qui s’étaient pourtant faites de façon rapide et on ne peut plus naturel avec lui. Il ne lui avait jamais caché ses espoirs de famille et elle avait fini par troquer ses moqueries gentillettes contre des idées bien moins tranchées. Elle ne pouvait pas dire qu’elle n’avait pas grandi dans un foyer aimant, cela aurait été mentir, mais jamais avant de le rencontrer n’en avait-elle vraiment compris le sens, il lui avait d’une certaine façon transmis sa vision de la famille, sans doute n’était-elle pas aussi en demande que lui sur le sujet, mais elle le comprenait et c’est pour cette exacte raison qu’elle connaissait la valeur de ce sacrifice qu’il avait fait pour elle, pour eux. La vérité, c’était que si le choix lui avait grandement été imposé, elle n’arrivait pas à lui pardonner d’avoir été seul décisionnaire parce que les exigences du club étaient une chose, mais il avait pris la décision de rester, d’y faire face, sans l’inclure une seule minute, elle s’était simplement retrouvée devant le fait accompli, sans comprendre et sans jamais faire partie de la décision.

Si elle se montre si dure maintenant, ce n’est pas par plaisir ou par vengeance, c’est parce qu’elle a l’intime conviction qu’elle doit le faire réagir, il doit comprendre les tenants et les aboutissants, se savoir père était une chose, en être un en était une autre et honnêtement, elle n’avait pas envie qu’Elliot face les frais d’une adaptation difficile, alors oui, elle était un peu brutale, mais elle avait vraiment la sensation d’agir avec le meilleur des motifs. Finalement, cela semble porter un minimum ses fruits puisque son mari finit par s’ouvrir un peu plus et exprimer le fond de sa pensée enfin en tout cas une partie de celle-ci, mais ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est ce que ces mots lui feraient ressentir à elle, elle s’était un peu oubliée dans l’équation et la réalité venait la frapper de pleins fouets en plein visage.

Elle lâche un soupir et finit par se rasseoir.
« Je pensais être préparé à entendre tout ca mais je le suis pas. Je sais pas plus que toi comment faire James, je sais pas comment être ta femme après tout ca et je ne sais pas non plus comment faire fonctionner cette famille qui n’en a jamais vraiment été une…je veux juste que notre fils ne se retrouve pas au milieu d’un conflit, d’erreur, je veux pas qu’il subisse tout ca et je n’ai pas la moindre idée de la façon de laquelle procéder. »

Elle place sa tête entre ses mains et replace ses cheveux en arrière de son visage avant de faire revenir son regard vers lui qui n’a pas bougé. « Tu n’as pas idée d’a quel point j’ai envie de te croire James, mais ne fait pas de promesse que tu ne pourra surement pas tenir, je veux pas voir son cœur se briser comme le mien si le club t’éloigne une fois de plus juste parce que ce sera plus commode pour eux… »

Elle laisse planer un silence avant d’ajouter une dernière chose.
« Je sais que tu le penses et que tu veux croire que c’est la vérité, mais toi et moi, on sait très bien que tu n’en as pas la moindre idée et si toi et moi, on a toujours été du genre à vivre au jour le jour, mon insouciance à moi s’est arrêté le jour où il est né. »



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MessageDim 29 Mai - 21:47

James & Natalia
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I say, « love don’t mean nothing, unless there’s something worth fighting for. »
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« Je pensais être préparé à entendre tout ca mais je le suis pas. Je sais pas plus que toi comment faire James, je sais pas comment être ta femme après tout ca et je ne sais pas non plus comment faire fonctionner cette famille qui n’en a jamais vraiment été une…je veux juste que notre fils ne se retrouve pas au milieu d’un conflit, d’erreur, je veux pas qu’il subisse tout ca et je n’ai pas la moindre idée de la façon de laquelle procéder. »

Il se contente de l’observer, il n’arrive pas à lui répondre maintenant. Il la laisse faire, ne la brusque pas. D’abord parce qu’il est complètement fatigué et ensuite parce qu’il sait qu’elle a besoin de temps. Il s’acharne mentalement, il ne veut pas céder à la colère, aussi facile que ça puisse être. Il se pose des questions, ça, il sait faire et l’a toujours fais. Il se demande comment aurait-il réagit si sa femme était revenue comme ça, un beau jour après avoir disparu pendant six ans. Comment aurait-il accepté son retour, alors que son fils aurait été uniquement le sien, son seul repère, pendant toutes ces années d’absences ? Il aimerait lui dire que pour l’acte qu’il a commis, il se déteste, d’avoir été à la place de sa mère. Mais elle le sait, il en est sur. Elle a conscience de ce qu’il est, plus encore, Natalia est surement la seule personne à le connaître sur le bout des doigts. Toutes ces années plus tôt il s’est laissé aller à son amour, lui a révélé toutes les facettes de sa personnalité, de la plus nulle, à la plus fantasque.

Alors il la regarde. Toujours. Dieu que cette distance le tue. Elle place sa tête entre ses mains puis repousse ses cheveux en arrière. Lui ne bouge pas, il reste là, il ne veut pas la brusquer et il la laisse respirer, il la laisse réfléchir.

« Tu n’as pas idée d’a quel point j’ai envie de te croire James, mais ne fait pas de promesse que tu ne pourra surement pas tenir, je veux pas voir son cœur se briser comme le mien si le club t’éloigne une fois de plus juste parce que ce sera plus commode pour eux… »

Il sent son cœur battre à une vitesse incroyable. Il ne s’agit pas de l’adrénaline habituelle qu’il rencontre lorsqu’il va un peu trop vite sur l’autoroute ou lorsque lui et ses frères sont sur un gros coup. Il n’exulte pas, il est simplement… comme à chaque fois qu’il se rappelle ce qu’il a fait du cœur qu’il avait juré de protéger devant la personne qui les a marié, blessé, coupable. Et cette honte qui lui colore les joues lui donne parfois l’impression d’oublier pourquoi il a fait ça. Sa décision, aussi cruelle soit-elle, s’il n’a pas voulu la partager avec elle c’est pour qu’elle n’ait pas eu cette fichue culpabilité sur les épaules.
Au fond de lui, il sait qu’elle a raison. C’est peut-être ce qui lui fait le plus mal dans cette histoire et pourtant, il continue d’y croire. Il veut lui prouver qu’il a raison. Plus rien ne les séparera maintenant, il faudra le tuer cette fois pour l’éloigner de sa famille. Après avoir payé cette absence pendant six ans, il est hors de question qu’on l’oblige à sacrifier ce qu’il peine à retrouver. Natalia élève à nouveau les voix, ce qui l’extrait de ses pensées. Il remonte son regard dans celui de sa femme et la laisse continuer.

« Je sais que tu le penses et que tu veux croire que c’est la vérité, mais toi et moi, on sait très bien que tu n’en as pas la moindre idée et si toi et moi, on a toujours été du genre à vivre au jour le jour, mon insouciance à moi s’est arrêté le jour où il est né. »

Il reste là un instant, son regard toujours planté dans celui de Natalia. Il voudrait savoir quoi lui répondre mais il a l’impression que son cerveau est vide. D’habitude, son corps, ses bras prendraient le relai. Lui qui ne sait pas s’exprimer voudrait avoir suffisamment d’éloquence pour tout lui expliquer. Il ne sait pas faire, il lui a confié, elle le sait. Mais ça ne lui suffit pas. Maintenant qu’il est là, et maintenant qu’il sait que tous les deux sont complètement paumés… Il ne partira pas. Son regard tombe sur le sol un certain moment, essayant de regrouper ce qu’il voudrait dire, comme un gamin ramène du sable à ses genoux. Il passe une main sur sa nuque, voudrait la rassurer, lui dire qu’il comprend, trouver la solution au fait qu’ils soient un peu perdus sur la marche à suivre. Il voudrait savoir faire comme avant, retrouver sa confiance, son ingéniosité et la mettre au service de leur petit dilemme. Natalia a raison, il n’est plus question d’être insouciant, leur couple n’est plus seul et leurs décisions ont des conséquences, c’est le cas de le dire dans sa situation.

Quelque part, en lui, malgré ce sentiment de malaise, il est hors de question qu’il laisse tomber. Un vent de détermination semble se lever en lui. Il ne les laissera pas comme ça, il s’est interdit de les laisser tomber, ce n’est pas pour rien. Mais comment réagir ?

« Natalia… »

Il se sent complètement dépassé par la situation, il a l’impression de se retrouver au moment précis de sa vie ou il a du lui avouer ses sentiments, sauf qu’aujourd’hui il se sent beaucoup plus en danger.
Il veut rompre la distance qui les sépare alors il se redresse et s’avance prudemment vers elle. Un premier pas, puis un deuxième, il ne veut pas brusquer les choses et s’il voit qu’elle s’oppose à cet avancée il reculera. Ou pas. Il ne sait plus ce qu’il serait capable de faire pour la récupérer. Il se retourne, mains sur les meubles de la cuisine, à la droite de Natalia toujours assise et pose une main sur son épaule. D’abord doucement puis il assure un peu plus son geste. La toucher est quelque chose qui lui tord les tripes. Il voudrait pouvoir sentir davantage sa peau contre la sienne.

« J’ai compris. Je sais que tu voudrais me croire et je sais que c’est impossible, comment t’en vouloir sur ce point. Il hausse les sourcils, désabusé. Bien sur qu’elle a raison. Et j’aimerais que tu me crois mais, je suis conscient, je suis lucide sur ce qui se passe. Je suis plus déterminé que jamais à ne rien laisser passer entre vous et moi. J’ai déjà manqué à mon rôle et visiblement je ne suis même pas bon en retrouvailles. » Ça pourrait presque être de l’humour à vrai dire, il ne sait pas tellement ce qu’il fait. Il voudrait juste tenter de la rassurer un minimum. Il ne sait pas ce qu’elle veut entendre alors autant… autant dire ce qui lui passe par la tête, être sincère est sa carte maitresse.

« Je vais te prouver que je saurais être là, pour toi, pour lui. Je saurais être le père qui lui a manqué, je vais apprendre, j’ai la chance de ne pas être trop imbécile pour ça. Et puis… Je te laisserais le temps de savoir ce que tu veux, bien sur. J’aimerais tellement qu’on puisse réapprendre… Mais je suis bien placé pour savoir que le temps ne répare pas toujours les blessures. »

Référence directe à sa mère et son père, qui l’ont tous les deux tour à tour abandonné à leur manière. Aujourd’hui il se retrouve dans la position démissionnaire de sa mère et pour ça il ne supporte plus se regarder dans le miroir depuis des années maintenant. Si lui n’a jamais guéri de cette absence, il veut essayer de croire qu’il peut réparer au moins de moitié le tort qu’il leur a causé.

« Je ne veux pas perpétrer les conneries de mes parents et rester éternellement absent. Et puis, je sais que j’ai répété pas mal de fois ces mots, pour de multiples choses, Nat, mais… » Le moment ou fierté et égo sont obligés d’être enfermés à double tour pour ne pas faire d’inutiles ravages. « Je suis désolé de t’avoir brisé le cœur de cette manière. J’ai « préféré » ça à te laisser choisir de me mettre en prison ou non. Au moins si tu en voulais à quelqu’un, c’était uniquement à moi. » Il hausse les épaules. Il ne prend pas ça à la légère mais s’exerce à l’expression de tout ce qu’il pense sans tout lâcher, sans tomber par terre tant il a chaud et tente tant bien que mal de garder contenance. Il pousse un soupir, baisse la tête les yeux fermés une seconde pour laisser échapper la pression qui pèse sur ses épaules, laisse le silence planer.

« J’espère qu’il lit autant que moi. »

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MessageMer 1 Juin - 21:27

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Natalia & James
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Son prénom résonne entre les quatre murs qui abritent leurs retrouvailles, mais elle ne relève pas la tête, elle attend juste la sentence, un signe qui la guiderait dans la bonne direction, juste une indication sur la suite, rien de plus, mais même cela semble compliqué à obtenir. Les pas de James réduisent la distance physique entre eux, mais quand est-il de la distance qui s’est instauré sournoisement dans leur mariage ? Natalia repousse son dos contre le dossier de la chaise et étant ses bras sur la table, fixant son salon ou l’ordre règne, ce qui contraste grandement avec ce a quoi il ressemble en temps normal. Elle n’a jamais été une très grande fan de l’ordre et autant dire que c’est quelque chose qui s’est intensifié avec le temps, avoir un enfant de cinq ans dans un endroit si petit ne laisse que peu de place à une harmonie parfaite.

La main de son mari vient se poser sur son épaule et lui tire une réaction physique immédiate, son corps se tend tout autant que son cœur et elle reste immobile comme figé dans le temps, dans un passé si lointain qu’il lui semble un peu flou parfois. Ses mains se rejoignent et ses doigts s’entremêlent tandis qu’il prend la parole pour répondre à ses craintes, aux angoisses qui la rendent soudainement si silencieuse. Un sourire se mue sur son visage, un sourire teinté de tristesse et de mélancolie, non, il n’était pas plus doué en retrouvailles qu’elle ne l’était, quand bien même il démontrait plus de bonnes intentions qu’elle. Se pourrait-il qu’elle soit celle qui complique autant les choses ? Elle qui avait toujours été de ceux qui se vantait de filer avec le vent, de ne réfléchir aux conséquences que lorsqu’elles se présentaient d’elle-même ? Est-ce que toute cette situation serait plus simple si elle se contentait d’ouvrir les bras et de laisser son mari s’y engouffrer en n’envisageant le futur que lorsqu’il se produirait ? C’est une idée sans aucun doute plus que tentante, mais cette foutue petite voix, la ramène bien trop vite à l’instant ou tout a basculer, a ce que ce trop-plein de confiance lui a imposé et qu’elle ne veut plus devoir affronter…jamais. Si elle avait su encaisser et rebondir à tous ces évènements infortunés, non pas seule car cela serait mentir, mais avec volonté et cran, elle ne pouvait pas en attendre autant d’un enfant qui avait dû vivre et grandir avec l’image de ce père fantôme, image désormais matérialisée et qu’elle ne voulait pas voir disparaître.

Lorsqu’il lui dit qu’il saura être un bon père pour Elliot et que c’est là, sa seule intention, elle n’en doute pas, elle sait par quoi il est passé avec sa propre famille, elle sait combien le fait que la sienne aient fait de même après leur mariage l’a touché et a quel point il s’est senti coupable d’imposer ca à son épouse, quand bien même elle ne lui a jamais reproché bien au contraire, il s’agissait de son choix et pas du sien, elle l’avait fait en toute connaissance de cause, privilégiant ses convictions quant à l’avenir de son couple, plutôt que sur les attentes de ceux qui l’avaient élevée. Natalia a l’intime conviction que son mari ne veut rien d’autre que le bien de leur fils, elle ne remet pas ca en cause, ce qui l’inquiète, c’est la dévotion du motard pour son club, elle a eu bien des occasions de voir l’emprise qu’ils avaient sur lui et a quel point cette famille comptait pour lui, bien plus qu’il ne saurait le dire, ils avaient été là quand personne d’autres ne l’avait été et avaient fait plus pour lui que n’importe qui, bien plus qu’elle n’avait jamais été en mesure de le faire. Plusieurs fois, elle avait eu envie de revenir sur la décision qu’elle avait prise de cesser de se rendre à la prison, parce qu’il lui manquait et parce qu’elle se sentait coupable de le laisser à cette solitude dévorante, mais égoïstement elle n’avait fait qu’y penser, parce que c’était devenue trop dur pour elle d’affronter cette vitre, cette ambiance et les regards qu’il lui lançait en silence. Elle pousse un soupir et machinalement vient poser sa main sur la sienne. Talia aussi aimerait réapprendre, que toutes leurs erreurs disparaissent en un clignement d’yeux, mais la vie n’était malheureusement pas si facile que ca. Tout ce qu’il dit ne fait qu’écho à ses propres pensées, sauf cette phrase, cette explication lui indiquant le pourquoi il l’aurait exclus de la sorte de la décision qui avait eu un impact si fort sur leur famille et si elle ne pouvait lui reprocher cette sorte de bienveillance, cela ne rendait pas la chose moins inacceptable pour elle. Sa main reprit sa place sur la table, rompant le mince contact qui les avaient unis l’espace d’un instant, elle s’apprêtait à répondre lorsqu’il laissa échapper une phrase supplémentaire qui tourna les traits de son visage d’un extrême à un autre, sa mâchoire se desserra soudainement pour laisser s’étirer un mince sourire.

« Je sais que tu viens ici avec bienveillance et l’envie d’être réel dans cette famille et ce n’est pas quelque chose que j’ai l’intention de t’enlever plus longtemps James, bien au contraire, je veux juste et je sais que c’est fait de façon maladroite et que je paraît sûrement froide et autoritaire ou peu importe, mais c’est compliquer pour moi aussi, mais je suis prête à faire des efforts, ne m’en demande juste pas trop d’un coup d’accord ? »  Elle n’avait vraiment pas envie d’être la méchante sorcière des contes qu’elle lisait à son enfant, elle ne pouvait pas consciemment être une barrière entre Elliot et son père, ce ne serait juste ni pour l’un, ni pour l’autre et elle n’en avait de toute façon aucune envie, elle faisait simplement face à la peur de cette vie dénuée de sûreté qu’ils avaient tout deux choisie et l’inquiétude purement narcissique de perdre cette place exclusive qu’elle avait auprès du petit garçon.

« Je ne veux pas fermer de porte. Elle tourna son regard vers lui, une expression sincère imprimée sur son visage. Il faut juste qu’on laisse du temps a tout ca pour se mettre en place, je ne promet rien, je me disait que pour l’instant, on pourrait déjà essayer d’être des amis et des parents ? Tu penses que c’est quelque chose que tu pourrais envisager ? Une petite voix a envie de lui dire que malgré tout, elle l’aime et qu’il n’imagine pas le soulagement qu’elle éprouve de le voir près d’elle, qu’elle ne compte plus les fois ou elle a rêvé de sa présence…mais sans la certitude qu’elle sera un jour à même de redevenir son épouse, elle s’abstient. Elle préfère taire les espoirs et ne lui laisser que pour seule préoccupation l’avenir qu’il pourrait construire avec son fils. Et…je ne vais pas revenir sur CA mais je ne veux plus que tu me protèges des décisions qui concernent notre famille James, c’est quelque chose que l’on doit faire ensemble quoi qu’il en coûte…. »

Et comme pour couper court à ces paroles désagréables, elle enchaîne avec un gracieux sourire. « Oui, il adore lire enfin, il ne sait pas vraiment lire encore, mais impossible de le faire dormir sans une histoire…. En ce moment, on lit Charlie et la chocolaterie et il insiste pour que je fasse les voix, c’est un travail à temps plein pour lequel tu sera sans doute bien plus doué que moi. Oh oui ne fait pas cette tête, tu ne pourras pas y couper, crois moi ! »



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MessageDim 19 Juin - 22:27

James & Natalia
I’m back home, open the door


I say, « love don’t mean nothing, unless there’s something worth fighting for. » It’s a beautiful war.


Ce mince contact semble adoucir les peines qui le tourmentent, toutes ces choses qu’il voudrait confier à la seule personne ici présente à qui il pourrait dire tout ça. La solitude derrière les barreaux de prison, la peur de s’endormir, celle de savoir que si son clan lui tourne le dos à l’intérieur de la prison, il est tout simplement mort. Il voudrait lui dire qu’il se sent perdu, qu’il ne reconnaît rien, et ne se sent pas honnêtement capable de replonger dans tout ce monde aussi vite. Mais il se contente de savourer l’instant qui lui est donné, un simple geste qui lui a été interdit pendant six ans.

« Je sais que tu viens ici avec bienveillance et l’envie d’être réel dans cette famille et ce n’est pas quelque chose que j’ai l’intention de t’enlever plus longtemps James, bien au contraire, je veux juste et je sais que c’est fait de façon maladroite et que je paraît sûrement froide et autoritaire ou peu importe, mais c’est compliquer pour moi aussi, mais je suis prête à faire des efforts, ne m’en demande juste pas trop d’un coup d’accord ? »

Il ne réplique rien pour le moment. Il sait. Il entend. Ce ne sera facile ni pour l’un ni pour l’autre. Il est heureux d’entendre qu’elle est prête à faire des efforts et c’est déjà ça pour lui. Sa famille en tête de liste, c’est ce qu’il s’est dit, c’est ce qu’il compte appliquer chaque jour maintenant qu’il est sorti.

« Je ne veux pas fermer de porte. »

Son regard rencontre celui de sa femme et James esquisse un léger sourire. Chaque fois qu’il replonge dans ses yeux c’est comme une première fois.

« l faut juste qu’on laisse du temps a tout ca pour se mettre en place, je ne promet rien, je me disait que pour l’instant, on pourrait déjà essayer d’être des amis et des parents ? Tu penses que c’est quelque chose que tu pourrais envisager ?
— On peut essayer comme ça, oui. Ce qui m’importe c’est de pouvoir être là pour vous, de quelque manière que ce soit.
— Et…je ne vais pas revenir sur CA mais je ne veux plus que tu me protèges des décisions qui concernent notre famille James, c’est quelque chose que l’on doit faire ensemble quoi qu’il en coûte…. »

Ses yeux se ferment une demi-seconde. Non, lui n’en plus n’a plus envie de ramener ça sur le tapis mais il le fallait bien. Au moins pour ce soir, pour son retour auprès de de sa famille. Comment avait-il pu pensé pouvoir échapper à ce type de discussion ? Passé par toutes les émotions, James se sent finalement soulagé. Soulagé d’avoir pu exprimer son point de vue, de savoir que toutes les portes ne sont pas fermées.

Avant qu’il puisse ouvrir la bouche pour dire, il ne sait encore quelle connerie, Natalia se targue d’un de ses sourires dont elle a le secret et il se laisse aller à l’observer. Re-mémoriser chacun de ses traits.

« Oui, il adore lire enfin, il ne sait pas vraiment lire encore, mais impossible de le faire dormir sans une histoire…. En ce moment, on lit Charlie et la chocolaterie et il insiste pour que je fasse les voix, c’est un travail à temps plein pour lequel tu seras sans doute bien plus doué que moi. Oh oui ne fait pas cette tête, tu ne pourras pas y couper, crois moi ! »

Le motard laisse échapper un rire léger. Natalia, faire les voix d’un conte pour enfant ? Il a peine à y croire et donnerait tout pour voir et entendre ça. Son sourire s’agrandit de manière flagrante. Il se redresse, fiche les mains dans ses poches et s’éloigne pour retourner s’asseoir tranquillement. Il veut entendre parler de son fils. Il a plein de choses à rattraper, et autant commencer dès aujourd’hui.

« En fait je pense que je serais super doué pour faire différentes voix. Mais bon il va falloir que je m’entraine si j’veux assurer… J'suis sur que tu t'en sors à merveille. Ça m'intrigue même. »

James se sent subitement mal à l’aise et cache ça avec une très légère taquinerie.
Même s’il en a en le plus envie du monde, saura-t-il être un bon père, à l’exact opposé du sien, et comme il l’assure à Natalia ? C’est une question qui le hante depuis l’annonce de la grossesse Saura-t-il gérer ? Garder son sang-froid en cas de crise ? Saura-t-il avoir une quelconque autorité alors qu’il se sent redevable envers son fils, qui ne le connaît même pas ? Toutes ces questions lui filent des maux de tête. Mais il ne renoncera pas pour autant.

« Je veux tout savoir. Quelle est sa couleur et son dinosaure préféré ? Qu’est-ce que vous faites, où tu travailles, où est son école, comment vous vous en sortez, quelles sont vos habitudes… »

Il sourit doucement, son regard toujours planté dans celui de sa femme. Il se sent radouci. Plus vivant, plus léger. Pourtant rien n’est gagné mais peut-être que cette petite lueur d’espoir qu’il a vu jaillir des mots de sa femme lui ont rappelé que sa nature n’est pas celle d’un pessimiste, de base.

« Arrête-moi dans mes questions quand je te tape trop sur le système. »

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MessageDim 26 Juin - 10:25

I'm back home, open the door
Natalia & James
Trying to push this problem up the hill when it's just too heavy to hold. Think now's the time to let it slide

Il n’essaye pas vraiment de contrer ses propositions, bien au contraire, il semble les accepter comme elles viennent sans rechigner et cela la soulage un peu. Elle nage toujours en eau troubles, essayant tant bien que mal de se rappeler, comment faire et comment avancer. Clairement, la jeune femme n’a pas fini de retourner passer, présent et futur dans sa tête comme un vieux disque rouillé, si le visage de James face à elle en l’instant l’y oblige, elle continuera pourtant d’y penser encore longtemps après qu’il ait quitté l’appartement, jours, semaines, a quoi bon tenir le compte ? Leur famille ne se construirait pas en une nuit.

Elle préfère donc volontairement laisser en suspend cette partie conflictuelle de leur conversation, ils savent tout deux qu’elle finira sans doute par refaire surface à un moment ou a un autre, mais l’idée de parler de son petit garçon est nettement plus séduisante. Quoi dire cependant ? Comment résumer un être aussi complexe et versatile qu’un enfant de cinq ans en quelques lignes de conversation ? Elle se rend compte seulement maintenant qu’il était un peu naïf de sa part de penser qu’elle pourrait de sa parole remplacer tout ce qu’Elliot pourrait lui-même partager avec son père, sa place n’était pas là après réflexion, elle pouvait toujours lui donner quelques informations, ce qu’il aime, ce qu’il déteste, comment il aime son chocolat ou la façon qu’il a de fredonner quand il est seul dans sa chambre, mais comment pouvait-elle mettre des mots sur cet air adorable qu’il avait quand il se réveillait ou la façon qu’il avait de décrire ses journées ou ce qui le passionnait. Il était impossible de présenter comment il pouvait s’inquiéter pour elle, a quel point il pouvait être enthousiasmé par le fait de rencontrer de nouvelles personnes. Non toutes ces choses ne se racontaient pas, elle se découvrait.

Elle sourit lorsqu’il se vante d’en être capable, il n’a pas idée de l’exigence de son fils et elle se met à rire un instant en haussant les épaules. « Question d’entraînement et tu devrait commencer, notre fils n’a que cinq ans mais si tu ne le fait pas correctement il saura te le faire remarquer, c’est un boulot à plein temps je t’assure. » Elle remonta un peu les manches de son pull un peu trop grand et passa une main dans ses cheveux, annulant tout l’effet de ce qu’elle venait de faire. Il était intrigué, mais elle, elle était certaine, c’est que sa curiosité ne serait sans doute pas satisfaite de si tôt, elle était peut-être bien loin du compte au final.

Cela n’avait pas été facile, mais les choses semblaient se décanter un peu, James s’était rassie face à elle, il semblait plus détendu, à dire vrai sans doute plus qu’elle et laissait maintenant apparaître les questions qu’elle l’avait poussé à poser quelques dizaines de minutes plus tôt. Elle fait mine de réfléchir un instant et se lance dans quelques réponses choisies. « Hum vert ou jaune ca dépend de quand tu poses la question et j’en ai pas la moindre idée, les dinosaures, c’est récent et je ne retient pas vraiment leurs noms, il te renseignera sans doute mieux que moi sur le sujet. Quand à moi, je bosse au Paddy, c’est pas le boulot le plus intéressant du monde, mais au moins c’est pas prétentieux et ca paye les factures. Elle poussa un soupir. On s’en sort pas trop mal pour être honnête, je jongle un peu avec les baby-sitters quand je travaille, mais entre Jo, la gamine que je paye et les amies ca fonctionne plutôt bien. C’est un peu difficile là comme ca de dire quelles sont nos habitudes, j’en sais trop rien, c’est une machine un peu huilée maintenant et tout est un peu comment dire automatique. Elle haussa les épaules et grimaça légèrement. Je vais pas prétendre que tout est parfait et facile parce que c’est pas le cas, mais globalement, on est pas malheureux. »

Natalia n’avait pas envie de lui laisser entendre qu’ils vivaient une parfaite petite vie. À quoi bon ? elle n’avait pas envie d’enjoliver la vérité, pas plus que de l’enlaidir et elle savait qu’elle pouvait de toute façon compte sur les frères de son mari pour dresser leur propre portrait de sa façon d’agir, de vivre et de réagir. Si bien sûr, cela n’avait pas déjà été fait. « Tu vas reprendre ton travail au garage ? et not…ton appartement ? » Sa langue avait fourché et elle se serait bien mordu la langue. Elle ne savait pas vraiment ce qui était advenu de leur foyer, officiellement, il appartenait au club, bien qu’officieusement, il était celui de James et de personne d’autre. Le club l’avait-il récupéré et mis à disposition de quelqu’un d’autre après son départ ? Elle y avait laissé toute les affaires de son mari, n’emportant avec elle que ses vêtements, quelques souvenirs et les affaires de son fils, laissant l’endroit qu’il avait connu intact et une chambre d’enfant entièrement vidé de tous ses meubles. Elle gardait le sujet du club pour plus tard, beaucoup de choses s’étaient passées en 6 ans, de nouveaux membres, d’autres les avaient malheureusement quittés, mais ce n’était plus un sujet pour ce soir.




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MessageMar 5 Juil - 21:36

James & Natalia
I’m back home, open the door


I say, « love don’t mean nothing, unless there’s something worth fighting for. »
It’s a beautiful war.


Elle rit. C’est une petite chose naturelle, mais là commence ça, il a la juste impression que cela fait des années qu’il n’a pas vu ce sourire si particulier. Ce petit détail a toute son importance, ça le détend, le rassure, elle n’a pas idée du bien que ça peut lui faire d’entendre ce léger rire. Fini les raclements de gorge et rires gras de ses compagnons de prison. Il sourit toujours tranquillement, l’observe tandis qu’elle reprend la parole sur un ton bien plus agréable que celui emprunté quelques minutes plus tôt.

« Question d’entraînement et tu devrait commencer, notre fils n’a que cinq ans mais si tu ne le fait pas correctement il saura te le faire remarquer, c’est un boulot à plein temps je t’assure.
— Ah, je vois… Au moins j’ai été entrainé par sa maman. »

Il ne peut s’en empêcher, alors qu’il se détend millimètre par millimètre, de la taquiner sur son fort caractère. Ce qui, elle en a surement conscience, lui a plu tout de suite et pendant leur relation, lui a surement cassé les pieds plus d’une fois. Il ne relève pas plus, lui laisse le temps de réfléchir à ses réponses bien que James soit plus qu’impatient de connaître les réponses à toutes les questions qu’il se pose. Il voudrait savoir tout et n’importe quoi sur son enfant, il est persuadé que les six ans qu’il a passé a les imaginer lui ont donné une image qui se révélera fausse et tout à fait incomplète de son fils. Il aimerait savoir s’il lui ressemble, quels sont les traits de caractères affiliés davantage à sa mère ou son père. Il a envie de grincer des dents quand il s’imagine le voir parler et agir comme Josef, puisqu’il le sait, le pompier est présent dans la vie de Natalia. Ça lui fiche un peu trop les boules quand il se rappelle qu’un simple prospect a passé beaucoup plus de temps aux côtés de sa famille que lui. Heureusement Natalia reprend la parole et le coupe dans ses pensées pour lui parler de choses mille fois plus intéressantes que Josef ou Dawkins, Jenkins… il ne sait plus.

« Hum vert ou jaune ca dépend de quand tu poses la question et j’en ai pas la moindre idée, les dinosaures, c’est récent et je ne retient pas vraiment leurs noms, il te renseignera sans doute mieux que moi sur le sujet. Quand à moi, je bosse au Paddy, c’est pas le boulot le plus intéressant du monde, mais au moins c’est pas prétentieux et ca paye les factures. On s’en sort pas trop mal pour être honnête, je jongle un peu avec les baby-sitters quand je travaille, mais entre Jo, la gamine que je paye et les amies ca fonctionne plutôt bien. C’est un peu difficile là comme ca de dire quelles sont nos habitudes, j’en sais trop rien, c’est une machine un peu huilée maintenant et tout est un peu comment dire automatique. »

Elle hausse les épaules, lui se dit qu’il aimerait faire partie de ces habitudes. Et il y compte bien. Chaque mot qu’elle met de plus sur leur situation actuelle le pousse à vouloir intégrer ce quotidien.

« Je vais pas prétendre que tout est parfait et facile parce que c’est pas le cas, mais globalement, on est pas malheureux. »

Il lui sourit un peu plus. James la connaît bien assez pour savoir que Natalia a du se saigner pour obtenir ce qu’elle avait aujourd’hui. Elle s’en est bien sortie sans lui, ce dont il ne doutait pas, et surtout sans le club qu’elle avait décidé d’éloigner de sa vie sans James. Il n’aurait pas supporté l’inverse, l’ayant déjà mise dans cette situation sans lui poser la question. Natalia a pu se passer de lui et bien que ça le terrifie et l’attriste, il préfère savoir cela que de l’avoir vu tout abandonner. Seulement, il ne lui dira pas, en tout cas pas ce soir, lui et sa capacité à s’exprimer maladroitement pourrait lui faire croire que, de toute façons, il s’en fichait de partir en prison puisqu’elle saurait gérer. Ce qui est loin d’être le cas.

« Tu vas reprendre ton travail au garage ? et not…ton appartement ? »

Il ne bronche pas et pourtant ce n’est pas faute de se sentir remuer. Un simple possessif qui fait toute la différence. Son appartement, pas celui de sa famille. A vrai dire il n’a même pas envie d’y rester dormir, bien que cela soit surement mille fois plus agréable que sa petite cellule. Au moins, peut-être dormira-t-il sans les ronflements de son tendre colocataire, un vieux CoA toujours en taule et pour encore quelques années. Meurtres avait-il dit. Quelle chance pour James d’être tombé uniquement sur trafic d’armes !

« Dans un premier temps oui, j’imagine. A part faire des voix et réparer des trucs, je sais pas faire grand chose d’autre qui soit payant. Quant à l’appart, c’est la meilleure solution que j’ai pour l’instant. Le garage est en dessous alors, oui, je réinvestis les lieux. »

Il enchaîne sur d’autres choses, d’autres petites questions qui lui passent par la tête, il lui passe le bonjour de Tom même s’il l’imagine ce ne soit pas la chose qui lui fasse le plus plaisir ce soir. Il a conscience que rien dans cette situation ne soit normale mais il essaie, il fait quelque chose, il parle. Bien sur il n’émet pas un mot sur la prison, période qu’il veut laisser dans son dos avec la plupart des cicatrices qu’il en a gardées et vient un moment où le mince filet de discussion s’étiole. Cette journée en liberté l’a épuisé et comme il l’a dit plus tôt, il ne veut pas s’imposer alors il finit par se relever.

« Bien. »

Malaise. Comment dit-on au revoir à sa femme qui veut juste être amie pour l’instant ?

« Je vais y aller. Si t’as besoin de quoi que ce soit n’hésite pas. Pour n’importe quoi. »

Il s’approche d’elle et dépose un baiser sur son front, léger, rapide, main sur son épaule. Il ne s’éternise pas au risque de faire migrer ses lèvres sur celles de sa femme.

« Surtout appelle-moi quand vous serez prêts. »

James ferme sa veste en cuir et adresse un dernier sourire à sa femme pour la soirée. Alors qu'il pose la main sur la poignée de la porte, la voix de Natalia s'élève à nouveau. Joyeux anniversaire. Un nouveau sourire se pose sur ses lèvres alors qu'il se retourne vers elle pour la remercier. Elle est là et s'approche de lui, dépose un baiser sur sa joue, ce qui a le don de faire battre son coeur un peu plus vite. Ses yeux se posent dans les siens, son sourire ne le lâche plus. Elle y a pensé, et ça suffit à lui insuffler encore une petite dose d'espoir au creux de la poitrine.

« Merci. »

Sur ces mots le motard quitte l'appartement de sa femme, large sourire aux lèvres. Plus déterminé que jamais à reprendre sa place au sein de sa famille.

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