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Friendship never ends
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Lyla Gambino
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MessageMar 16 Fév - 13:46





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Avec toute la bonne volonté du monde, je n'aurais pu trouver le temps de me rendre chez Florence pour prendre de ses nouvelles après l'épisode catastrophique de Times Square. J'avais été blessée, je m'étais disputée avec mon petit-ami ce qui me contraignit à lui accorder tout le temps de libre que j'avais avec cet arrêt maladie sorti de nulle part. Je passais du temps en sa compagnie et je profitais qu'il se sente coupable pour le garder près de moi aussi souvent que possible. Il oubliait sa deuxième vie pour me consacrer toute son attention et c'était aussi plaisant que grisant. Je savais que ça ne durerait pas et que je devrais à nouveau le partager d'ici peu. Je ne m'attendais pas à ce que ça arrive aussi tôt. Je le trouvai bizarre tout le temps qu'il passa avec moi et il ne trouva le courage de me dire qu'il ne rentrerait pas ce soir qu'après être parti et avoir pris son téléphone. Je fulminais littéralement et je décidai de reprendre le boulot avant l'heure, parce qu'il n'était pas question que je joue la petite amie éperdue, l'attendant durant des heures pour sentir le parfum d'une autre sur l'autre et trouver son rouge à lèvres sur ses chemises. J'étais tellement fâchée et frustrée que j'appelai la caserne et que je fis du forcing auprès de mon chef pour reprendre dès le lendemain, lui affirmant que je pouvais m'occuper de la paperasse le temps d'être complètement remise. Si je galérai à prendre ma douche, la rage me permit de tenir bon et je parvins même à m'habiller sans trop de mal mais pas sans réveiller la douleur. Mais ça ne m'empêcha pas de prendre ma vieille bagnole pour quitter le domaine et rejoindre Brooklyn, m'arrêtant de temps à autres sur le bas côté pour souffler quand la douleur devenait trop intense et que je sentais que j'étais prête à tourner de l'oeil. J'étais plus têtue qu'une mule et avec le coup qu'il m'avait fait, je ne voyais pas de meilleure façon de me venger que d'aller à l'encontre de tout ce qu'on préconisait à quelqu'un dans mon état. C'était moi que je blessais, c'était ridicule mais c'était un moyen de pression comme un autre. J'étais en sueur dès que je me retrouvai en bas de chez mon amie journaliste et je pris la peine d'attendre vingt bonnes minutes dans ma voiture, le temps de reprendre mes esprits mais surtout figure humaine. J'étais beaucoup moins fâchée maintenant qu'il m'avait fallu presque une vie pour un trajet qui me prenait la moitié de ce délai, habituellement.

Je savais qu'à quelques pas de chez elle se trouvait un fleuriste, j'y vis une halte pour lui apporter un bouquet de fleurs digne de ce nom et qui accompagnerait mes excuses, si je ne crevais pas avant. Comme j'avais toujours eu beaucoup de chance, j'étais bien entendu tombée dans le créneau où elle n'était pas chez elle. Je m'installai sur les escaliers, patientant jusqu'à ce qu'elle daigne me faire l'honneur de sa présence. Ce qui ne tarda pas et son sourire me requinqua. Je lui bondis dessus pour la serrer dans mes bras et déposer un baiser sur sa joue. « Comment tu vas ? Je sais que j'aurais dû prévenir mais bon, c'est toujours mieux les surprises, pas vrai ? » Je devais avoir l'air d'un cadavre mais je m'en fichais, j'étais heureuse de voir qu'elle se portait mieux que la dernière fois que je l'avais vue. « Je suis venue me faire pardonner pour mon silence radio. » avouai-je en lui montrant mon bras en écharpe, j'avais une bonne excuse, pour une fois. J'étais une amie à chier, mais même moi j'avais mes limites dans la connerie. « Ca a été, après tout ce merdier ? » m'enquis-je alors qu'elle ouvrait la porte de son appartement et me laissait entrer. Je n'avais rien amené à boire ou à manger, je me dis que j'aurais sans doute dû y penser mais la simple idée de devoir redescendre puis remonter me donnait la nausée. Je lui mis les fleurs dans les bras et je m'installai dans son canapé sans y être invitée. J'avais besoin de ça, de me vautrer quelque part. Je n'étais juste pas sûre de trouver la foi de me relever à un moment ou à un autre, je devrais appeler mon frère ou mon crétin de petit-ami si j'arrivais à arrêter d'être fâchée après lui. « Le boulot se passe bien ? Tu as écrit un sujet sur ce jour là ? Cinzia l'a fait... En parlant de sujet, je me suis pris la tête avec Dolan à propos de ton article le concernant, il me dit qu'il ne t'a jamais rien raconté volontairement, c'est vrai ? »





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Florence Fleury-Arnaud
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MessageVen 26 Fév - 3:00

    Honnêtement, depuis cette fin d'année, c'était un peu la galère. Je ne suis pas habituée à voir ce genre de spectacle, de voir une femme s'exploser la cervelle parce qu'elle l'a décidé, de voir toutes cette panique, de voir tout ce mal, de voir ce que je n'aurais pas du voir. Pourtant, j'ai déjà vu des choses horribles, à la télévision, mais jamais en vrai comme ça devant mes pauvres yeux. Il a fallu que cela arrive en fin de compte, et j'ai eu du mal à m'en remettre, je crois que je ne m'en suis toujours pas remise d'ailleurs parce que c'est souvent que je me réveille la nuit, en sueur, et de façon brusque. Je ne me souviens pas vraiment de mes rêves, mais c'est souvent que je revois cette femme s'exploser le crâne devant moi, que je vois Lyla clamser dans mes bras aussi et qu'au final, je me prends aussi une balle dans le crâne de la part des policiers débutants qui ne savaient même pas comment agir devant une situation qui pourtant était claire. C'est comme ça, je finirais bien par m'y faire. En tout cas, j'essayais de ne pas baisser les bras et d'aller de l'avant. Je ne montrais rien à Andrew parce que s'il s'en rendait compte peut être qu'il replongerait avec moi, je n'en sais trop rien. Je dois avouer que j'aimerais simplement avoir un homme sur qui compter et prendre un peu de bon temps, mais ces derniers temps, je ne sors pas trop, je me replis un peu sur moi même avec ce temps maussade, il faut dire que ça n'aide en rien. C'est comme ça, je n'arrête pas de me le dire, je ne peux pas être fataliste à cause de ça quand même, non ? C'est ce que je me dis, mais j'ai quand même du mal. J'allais au boulot, mais la motivation n'était pas présente, je le faisais plus par devoir comme si durant ce laps de temps, je n'étais plus moi-même. C'était ma vie après tout et je me connaissais, il fallait que j'exorcise ces démons. Lyla pourrait m'aider, mais avec sa blessure, je ne voulais pas l'importer avec mes états d'âmes, parce si psychologiquement j'avais été blessée, il n'en était rien physiquement contrairement à elle. Elle devait encore avoir du mal à bouger comme il fallait, mais bon, je ne voulais pas pressée le bouton alors qu'il n'était pas encore possible de le mettre sur on. Je n'avais plus la passion qui me collait à la peau, mais elle reviendrait, bientôt et je serais alors plus forte que jamais, je le savais, il fallait juste laisser un peu de temps au temps. Je revenais donc du travail quand je fus plus que surprise de la trouver là. Mais qu'est ce qu'elle faisait là ? En plus, elle m'attendait avec un bouquet de fleurs dans les mains. Elle aurait du appeler avant de venir, je lui aurais préparé un petit truc, enfin j'aurais fait un brin de ménage aussi, mais je n'y pensais plus, j'étais tellement heureuse de la voir. Elle me dit qu'elle aurait du prévenir mais qu'elle préférait me faire la surprise. J'osais espérer seulement qu'elle n'attendait pas depuis trop longtemps dans les escaliers. Pas qu'il fait froid mais dans son état ce n'est quand même pas très agréable n'est ce pas ?

    " Mais je pensais que tu serais encore en arrêt ma belle. C'est pour ça aussi que je voulais pas t'importuner, il te faut du repos. Je suis heureuse de te voir en tout cas, pour une bonne surprise, cela en est une, vraiment. "

    J'étais heureuse de la sentir contre moi, je me disais que ça y est, la vie était repartie de l'avant, que nous allions en finir avec cet épisode horrible mais les choses sont malheureusement plus compliquées que ça, je le sais bien, pour elle comme pour moi d'ailleurs. Elle semblait quand même extrêmement fatiguée. Elle me montra son bras.

    " Me dit pas que tu es venue ici en conduisant quand même ? Tu as vu ton bras ? Tu es sûre que ça va ? "

    Oui, sa tête ressemblait presque à celle que pourrait avoir un zombie dans Walking Dead, alors elle m'inquiétait presque. Bon d'accord, j'exagère en disant qu'elle a une tête pareil mais elle semblait être épuisée, tant physiquement, que nerveusement, la totale quoi. Moi, physiquement, ça pouvait allé, c'était plus sur le plan mental que les barrières étaient un peu hors service. Il n'y avait qu'avec Andrew que j'arrivais à ne rien montrer ou presque. Bref, j'ouvrais mon appartement, nous allions pouvoir nous installer dans le salon, confortablement. Elle me donna les fleurs et alla s'installer dans le canapé qui semblait être salvateur pour son bien être. Je trouvais un pot pour mettre les fleurs et y ajoutait un peu d'eau, cela devrait aller pour le moment. Je ne savais pas quoi répondre à sa question à propos de tout ce merdier comme elle disait. Je ne pouvais pas lui mentir cependant même si j'aurais voulu lui dire que tout allait bien mais je ne le pouvais pas.

    " Cela a été dur, je ne te le cache pas, ça l'est encore. Je n'ai pas l'habitude de voir ce genre de chose ailleurs qu'à la télévision dans les films ou les séries télés. Mais on fait avec, on essaye d'aller de l'avant. Tu me connais, ce n'est pas ça qui va me laisser m'abattre mais quand même, il me faudra un peu de temps. "

    Plus que je ne le voudrais d'ailleurs, mais ça, je verrais au jour le jour parce que finalement, je ne savais combien de temps ça prendrait avant un retour à la normale, s'il y en avait un simplement, parce que cela faisait presque deux mois, et je ne voyais guère d'évolution par rapport aux jours d'après. Je pensais être forte, mais devant trop d'adversité, j'avais été pire qu'une madeleine de Proust, pire qu'un soufflet pas bien cuit, je m'étais complètement dégonflée, j'avais simplement craquée. Elle me demanda alors si j'avais écrit sur ces événements là, que Cinzia l'avait fait, puis elle me parla de Dolan. Je n'avais pas vraiment envie d'aborder ce sujet là, alors je lui répondrais en espérant que ma réponse serait assez convaincante pour qu'elle ne pose pas d'autres questions.

    " Le boulot ça va oui. J'ai connu mieux mais tu sais, ça ira. J'ai écrit un article sur ce jour là oui, dans le journal, et puis, j'ai écrit pas mal de petites choses sur mon blog aussi. Concernant Jasper, il est venu me parler après le reportage, je n'ai pratiquement pas eu à lui poser de question, il m'a tout déballé, je n'allais pas lui dire que je ne voulais rien entendre. Du coup, j'ai fait mon travail, rien de plus, rien de moins. "

    Je m'asseyais à ces côtés avec un petit sourire sur les lèvres. J'aurais eu envie de poser ma tête sur son épaule et de ne rien dire ou presque, juste que par sa présence, elle regonflait mes batteries, mais je ne le faisais pas, pour une raison qui m'échappait au final. Parfois, j'agis bizarrement, il faut dire que je ne pensais pas la voir aujourd'hui. Du coup, je lui retournais les questions.

    " Et toi, ça va ? Physiquement ça va ? Mentalement aussi ? Et le boulot, tu as déjà repris ? "

    Je doutais qu'elle soit déjà de retour au boulot vu sa forme, elle semblait à peine capable de tenir debout sans faire un effort surhumain. Je pouvais le lire sur son visage alors jouer à la secouriste ça me semblait peu probable, mais elle m'étonnerait toujours alors après tout, tout est possible avec Lyla Canjura.

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    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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Lyla Gambino
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MessageDim 28 Fév - 22:39





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Florence avait l’air à bout de nerfs et épuisée, je m’en voulus aussitôt de ne pas avoir été capable de prendre de ses nouvelles comme une amie correcte l’aurait fait. Je l’avais ramassée dans un sale état lors de ces attentats de Times Square et voilà que e me rendais compte que j’avais privilégié ma propre blessure au détriment de mon amitié. Je m’étais reposée, j’avais écouté Luciano et je m’étais enfermée dans notre bulle et j’en avais oublié mes devoirs. Un putain de coup de téléphone, qu’est-ce que ça m’aurait coûté, putain ? Je ne pus réprimer cette vague de culpabilité dévastatrice qui me coupa le souffle et me donna envie de me donner une bonne grosse gifle. Quand j’avais besoin de réconfort, je savais trouver mes amis pour pleurer sur leur épaule et je n’étais pas foutue de leur rendre la pareille. Je pouvais bien me pointer avec toutes les fleurs du monde, ça n’effacerait pas le fait que j’étais vraiment une amie de merde, une intérimaire de l’amitié et qu’à la place de Florence, j’aurais fermé ma porte à double tour sans m’accorder le moindre regard mais ce n’était pas sa spécialité, elle était la gentillesse incarnée et elle allait peut-être encore plus mal qu’elle en avait l’air. Ça ne m’aida pas le moins du monde à me sentir mieux. Je ne pouvais pas blâmer mon petit-ami pour ça, je le savais pertinemment que je perdais toute notion de temps dès que je lui accordais tout mon temps et d’autant plus quand je faisais tourner mon petit univers autour de lui. J’allais jusqu’à en oublier mes frères et je me retrouvais à ne plus répondre aux messages que je recevais. Mais c’était de ma faute parce que je ne savais pas être sur tous les fronts à la fois « Tu ne me déranges jamais ! Retire-toi tout de suite cette idée de ta tête, ok ?! Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu n’as qu’à appeler et je me débrouillerais pour venir te voir ou au moins pour te tirer les vers du nez au téléphone pendant des heures. Tu n’as pas vraiment bonne mine, tu dors correctement ? Et tu manges bien ? » Il n’était pas trop tard pour tenter de rattraper le coup, si ? A défaut de pouvoir l’embarquer faire des courses et lui faire de la bouffe mexicaine pour qu’elle puisse se nourrir jusqu’au prochain millénaire. Je me fis la promesse de passer la soirée avec elle si elle était dispo, ça me laisserait le temps de faire passer la douleur pour rentrer en voiture jusqu’à Staten Island.

« Là, tout de suite, pas vraiment mais ça va passer, au besoin, j’appellerais mon petit-ami pour qu’il vienne me récupérer, il va bougonner mais ça me fera de l’animation le long de la route. » Je dédramatisais la situation pour qu’on puisse se focaliser sur elle et non pas sur moi, qu’est-ce qu’on en avait à foutre de mon bras, de mon état et de mon ressenti ? Là, je ne voulais pas m’appesantir sur moi parce que je me sentais bien trop coupable. « Tu as pensé à aller voir quelqu’un pour en parler et t’aider à avancer ? ON a vu des trucs moches ce soir-là et si je suis relativement habituée aux trucs moches, ce n’est pas le cas de tout le monde, parfois, un peu d’aide psychologique, ce n’est pas de trop. J’ai des spécialistes à te conseiller, si tu en ressens le besoin, je pourrais même t’accompagner, tu sais. Il n’y a rien de mal à voir un psy, les gens pensent que ça veut dire qu’on est fou, je dirais que ça veut dire qu’on est assez intelligent pour comprendre qu’on ne peut pas faire tout le travail seul. » Et j’en savais quelque chose, j’étais en thérapie depuis mon retour d’Afghanistan et si je ralentissais sur les rendez-vous depuis quelques temps, c’était parce que je ne savais pas vraiment comment aborder le sujet avec Luciano sans qu’il n’en déduise que j’avais un problème et qu’il en vienne à vouloir rompre. « Je me doutais que tu n’avais pas pensé à mal en faisant cet article sur lui, je lui ai dit et t’ai défendu bec et ongles mais il a pété un câble comme j’ai rarement vu. J’ai toujours eu confiance en toi, t’es quelqu’un de bien, Flo ! » Ce n’était pas comme si j’avais déjà ouvertement pris parti dans cette histoire, si ? « Moi ça va, disons que je récupère tant bien que mal mais ce n’est pas évident, on me couve comme un œuf mais psychologiquement ça va. J’ai du mal à faire entendre raison à mes proches, ils ont du mal à me croire quand je leur dis que ça va et disons que le gars que je vois est du genre pénible. Il a une bonne excuse maintenant que je me suis fait blesser, il n’a jamais aimé mon boulot et désormais il peut me prouver par A+B qu’il a raison, c’est pénible mais le reste du temps, j’te jure, il est super chouette ! Faudrait que tu viennes manger à l’appart, je te le présenterai ! » Du moins, quand j‘aurais retrouvé l’usage de mon bras. « Non, pas encore mais je pense que je ne vais pas tarder à aller supplier le chef de me trouver un truc à faire, ou je vais commencer à tourner en rond chez moi et à devenir cinglée. Quand j’ai trop de temps pour penser, je finis par faire des conneries et ça tourne très très mal. Et toi alors, tu vois quelqu’un ? »






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Florence Fleury-Arnaud
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MessageJeu 3 Mar - 15:57

    Le mois de mars me sera salvateur, et j'en suis bien heureuse. Et oui, j'aurais droit à deux petites semaines de congés; je vais pouvoir véritablement me reposer après ces deux premiers mois de l'année, fatiguant. Enfin, ils l'avaient été en grande partie à cause des événements de la fin d'année dernière. Mais que voulez-vous, c'est comme ça, je ne peux pas revenir en arrière pour me dire que non, je ne veux pas aller faire Noël et tout ce qui a suivi. C'était comme ça, je reprendrais du poil de la bête, petit à petit, comme Lyla l'avait fait. Nous étions loin d'être au top de notre forme pour le moment, surtout elle, je le voyais bien aujourd'hui. Physiquement, ça allait, mentalement beaucoup moins, mais j'avais en ligne de mire cette ligne de flottaison. Elle était là, j'avais réussi à m'y accrocher, avec peu de force encore, mais bientôt ce ne sera plus le cas. Lyla elle, souffrait encore physiquement, cela se voyait clairement, mais c'était une battante. Sur ce plan là, elle était plus solide que moi, après tout ce qu'elle avait pu subir ces dernières années, en partie à cause de son travail. Être secouriste n'est pas donné à tout le monde, personnellement, je ne le serais pas, je ne pourrais pas, je verrais trop d'horreur pour garder mon coeur bien accroché. En tout cas, même si elle n'était pas en forme olympique, j'étais heureuse de la voir. Je n'avais pas voulu l'importuner ces dernières semaines. Notre relation était différente de celle que j'entretenais avec Andrew. Si je ne m'occupais pas de lui, je savais qu'il finirait pas sombrer. Lyla n'était pas comme ça. Même si je n'avais pas de nouvelles pendant plusieurs semaines, je savais qu'elle s'en sortirait quand même. Pour le coup, aucune de nous n'avait fait l'effort d'appeler l'autre, même pour prendre des nouvelles. Je me disais que j'en aurais quoiqu'il arrive, à un moment ou un autre, qu'elle poursuivait sa convalescence avec son petit ami à ces côtés. Elle avait la chance de l'avoir, mais c'était toujours à double tranchant ces petites choses là. L'amour nous fait parfois oublier nos amis durant un temps, ça arrive, mais je ne pourrais jamais lui en vouloir pour ça. Si j'arrivais à être comme elle, peut être que je me mettrais à agir de la même manière qui sait ? Mais je ne suis pas comme elle à ce niveau là, je suis encore un petit papillon qui vole de fleurs en fleurs, ou une abeille récoltant le pollen pour faire du miel. Elle me trouvait fatiguée visiblement, et c'était le cas. Elle me demandait donc si je dormais bien, si je mangeais bien. Si pour ce dernier point, je n'avais pas vraiment perdue l'appétit, le sommeil était bien plus délicat. Ces images me revenaient, régulièrement, mais cela commençait à s'espacer dans le temps. Deux fois par semaine, je revoyais cette femme se faire exploser devant nous, alors que les jours d'après, c'était plusieurs fois par nuit. Petit à petit mon cerveau passait à autre chose, mais il était marqué aux fers rouges par cette vision d'horreur. C'était comme ça, j'allais devoir m'y faire. Peut être que j'arriverais à voir des choses pires, qui sait ?

    " Je mange comme d'habitude ne t'en fait pas pour ça. Si j'avais su que tu venais, j'aurais fait quelques courses pour que tu puisses m'aider à préparer tes spécialités mexicaines. Quoique, j'ai peut être de quoi faire. J'espère que tu as du temps devant toi, parce que je ne compte pas te relâcher dans la nature tout de suite. "

    J'esquivais mon sommeil, je n'avais pas envie de l'embêter avec ça, sauf si elle se montrait insistante. J'avais bien l'intention de la kidnapper jusqu'à ce soir, je n'avais rien prévu de spécifique, alors je pourrais lui consacrer du temps, nous pourrions nous consacrer du temps l'une à l'autre, c'était important, comme si à quelques parts, il fallait faire mieux ce soir que tous les autres soirs d'avant, ceux où la radio ne donnait pas signe de vie. Je lui demandais donc si elle était venu ici en conduisant et au vue de sa réponse, c'était le cas. Elle n'était pas au mieux, mais visiblement, elle n'était pas là pour parler d'elle, du moins, pas trop, je l'avais compris, alors on parlerait de moi, ça ne me dérangeait pas non plus. Elle semblait avoir compris que les images de ce soir là continuaient à me hanter. Je n'avais pas voulu voir de psychologue, tout simplement parce que je n'en avais pas besoin, je n'en ressentais pas le besoin, je n'en avais pas envie, pas du tout. Je ne vais pas dire que mon temps est trop précieux pour le perdre dans ce genre de service mais qu'est ce qu'il pourrait faire de plus ? Non, franchement, je ne voyais pas l'intérêt, surtout que pour moi, il n'y avait que le temps qui pourrait agir. Ce n'est pas en parlant de cela chaque semaine que ça changerait les choses. J'avais d'autres solutions d'expiation que de payer un type qui vous diras des choses absurdes. J'avais ma propre thérapie par l'optimisme et l'écriture. Je m'efforçais de toujours voir les choses du bon côté, de voir le verre à moitié plein, plutôt que le verre à moitié vide, et puis, j'écrivais, un peu, de façon pudique dans un petit cahier, et ça me suffisait, ça me faisait du bien. Les cauchemars s'espaçaient de plus en plus, ils ne disparaîtront pas, je le suppose, mais ils seront moins récurrents, ils l'étaient déjà.

    " C'est vrai, c'était moche ce soir là, mais je pense que ça va aller. Vraiment, je pense que ça ira, ça va déjà bien mieux que les jours d'après où ça a été le plus dur pour moi. Le temps fera son oeuvre, c'est le meilleur remède que je connaisse plutôt que de se confier à un inconnu qui vous prendre des dizaines de dollars à l'heure. Je ne parle pas pour toi, hein, je n'ai pas fait la guerre, si c'était le cas, je changerais sans doute de fusil d'épaule mais là, ça devrait aller. "

    Et je lui souriais pour lui montrer que c'était vraiment le cas. Je ne voulais pas qu'elle s’inquiète de trop à cause de cela, tout simplement parce que ça ne servait à rien du tout. Ma vie ne s'était pas arrêtée de tourner, bien au contraire. Elle en vint à me parler de Jasper. Je lui disais ce qu'il fallait, de toute façon, elle avait été de mon côté, mais je n'en attendais pas moins de sa part. Je n'en rajoutais pas sur ce sujet, parce que mine de rien, il me mettait presque plus mal à l'aise que le fait d'avoir vu cette femme s'exploser de façon littérale. Je lui souriais donc. Jasper n'était pas un mauvais bougre, mais il avait ce petit tempérament qui parfois le faisait agir un peu n'importe comment. Je ne savais pas comment cela se passait à la caserne, mais il devait falloir se le farcir dans ces mauvais jours. Je ne dis pas que je n'en avais pas, parfois, je suis un peu dure, mais m'énerver comme il avait pu le faire, ce n'était pas mon cas. Je suis plutôt calme, et s'il le faut, je suis joviale pour mettre un peu de bonne humeur, mais le jour où vous me verrez véritablement énervée, c'est qu'il y aura vraiment une bonne raison pour que je le sois. Du coup, je lui demandais si elle ça allait, parce que moi, ce n'était qu'une petite blessure psychique dans le fond, j'en garderais quelques stigmates, une petite cicatrice mentale, rien de grave en somme. Elle me répondit donc que psychiquement ça allait, autrement dit, à ce niveau là, nous étions un peu à l'opposé. Elle s'était surtout physiquement qu'elle était blessée, moi, c'était surtout mentalement, on se complétait en somme. Je souriais donc à ces propos. Je ne me faisais pas tellement de soucis pour son mental, quoique, celui-ci pourrait devenir mauvais si elle restait trop longtemps inactive comme elle me le disait. Je comprenais son point de vue, je pense qu'au bout d'un moment, je serais pareil, quoique, je pense que j'aurais quand même plus de patience qu'elle à ce niveau là.

    " Oui, je pense que c'est une bonne idée ça. On ne peut pas tout avoir, le beurre et l'argent du beurre, ce qui compte, c'est qu'il convienne à ton bonheur après tout. J'espère en tout cas que tu pourrais reprendre le travail, ne serais-ce que pour faire un peu de paperasse au début. Tu sais, j'ai un travail qui consiste à cela et je trouve que ce n'est pas si mal. Bon, à ce niveau t'es plus une femme d'action, mais ça devrait te satisfaire durant un temps, je suppose. "

    Puis, elle me posa la question récurrente, la question qu'elle me posait presque à chaque fois, si j'avais quelqu'un dans ma vie. Elle faisait son point potin amoureux en quelques sortes. En ce moment, est ce que j'ai vraiment quelqu'un ? Non, à vrai dire, depuis Noël, j'avais préféré prendre du temps pour moi, toute seule, plutôt que d'entretenir mon hygiène intime avec un jeune homme plus ou moins beau.

    " Je crois que je vais jamais réussir à changer à ce niveau là tu sais. Je n'arrive pas à me mettre dans la tête qu'il faudrait que je réussisse à faire comme toi, à me trouver un petit gars gentil, qui me comblerait même s'il n'est pas parfait. Du coup, pour le moment, je n'ai personne. Je n'avais personne avant Noël, et je t'avoue que je n'ai pas eu la tête à ça. "

    Pourtant, ça aurait pu me faire du bien voyez-vous, mais non. Je ne sais pas, c'est peut être un peu égoïste de penser ainsi mais je n'arrivais pas à me visualiser dans un an ou deux, encore avec le même type. Toutes mes relations ont été éphémère, toutes, sans aucune exception, quelques mois tout au plus. Finalement, on en revenait encore à cette fameuse nuit de Noël. Sans doute qu'elle serait récurrente dans notre conversation aujourd'hui.

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    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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MessageMer 9 Mar - 22:43





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Ce que j’avais provoqué en me prenant cette balle dans l’épaule ? C’était la remise en question de ma façon de vivre et de mes choix ! Je le savais très bien et je me doutais que ça déboucherait sur des conversations que je ne voulais pas avoir et surtout pas avec Luciano. Oh, je le connaissais suffisamment pour être sûre qu’il n’aborderait pas le sujet avant d’être en position de force ou du moins, qu’une grande partie des problèmes qui nous opposaient quotidiennement soit réglée pour qu’il soit en droit de me faire des reproches. Mais ça viendrait et que je devrais m’accrocher pour lui faire entendre que j’adorais mon travail et que je n’étais bonne à rien d’autre qu’à ça. Je me sentais toujours mieux une fois que je rentrais d’une garde, j’étais épuisée mais j’avais cette impression du devoir accompli. Je me gardais volontairement de voir tous les côtés négatifs, comme le fait que je risquais ma vie à chaque fois, que je frôlais les catastrophes de près à chaque garde et qu’un jour viendrait où je ne m’en sortirais pas si facilement. Je refusais de voir le danger et de me laisser envahir par la peur et je ne voulais pas me mettre à la place de mes proches pour le moment, être dans ma peau était suffisamment compliqué comme ça sans qu’en plus, je ne me plie à un autre exercice et que je commence à me remplir la tête de préoccupation qui m’angoisseraient et me rendraient malade. Tout roulait depuis que j’avais commencé à la caserne, je ne voyais pas pourquoi ça tournerait mal du jour au lendemain, pas vrai ? Mais si je me posais deux minutes et que je réfléchissais franchement à ce qu’il s’était passé ce fameux soir, rien de tout cela n’était normal mais j’avais appris à vivre avec l’horreur de l’humanité et tout ce que l’être humain pouvait générer de pire. Une femme qui se mettait une balle en pleine tête ? Je rangeais ça dans un coin de ma tête avec tout ce qui m’avait traumatisée en Afghanistan, tous ces traumas que j’endurais jour après jour et que j’enfermais dans mon inconscient pour continuer à mener ma croisade pour sauver l’humanité toute entière. Si je m’arrêtais au moindre obstacle, je le savais, je ne ferais pas long feu. Je n’avais seulement pas compris qu’à ce rythme, je m’épuisais à petit feu et c’était moi que j’étais en train de perdre.

« De toute façon, je ne suis pas venue pour me tirer immédiatement, tu as toute mon attention et tout mon temps. » lui promis-je avec un grand sourire. Et tout bien réfléchi, je ne me sentais pas capable de repartir en sens inverse, il faudrait probablement qu’on vienne me chercher ou que je demande l’asile politique chez Florence, je savais que ça ne lui poserait pas de soucis mais il en irait autrement de Lucky. « Flo… Il n’y a pas de mal à parler de ce qui nous a choqué ou traumatisé, ça fait même beaucoup de bien, d’autant plus parce que tu ne connais pas cette personne et que son jugement, tu t’en tapes, tu comprends ? Mais, je peux comprendre que ça te rebute, alors tu sais quoi, quand ça ne va pas, tu n’as qu’à me passer un coup de fil, on peut papoter toutes les deux ou même se voir, ok ? Tu me promets que tu n’hésiteras pas ! » J’avais besoin de savoir qu’elle irait bien, je ne tenais pas à être appelée un jour et à la retrouver pendue dans son appartement ou bien dans un sac housse noir parce qu’elle se serait défenestrée. Je ne pouvais pas aider le monde entier mais je devais prendre soin de mes amis, il le fallait, je ne pouvais pas porter la responsabilité de leur disparition. « Ton travail c’est plus que ça, tu es une super journaliste, moi je trouve que ça fait de toi une femme d’action aussi. » lui dis-je avec un large sourire, ne tenant pas particulièrement à parler de l’endroit où on me caserait quand j’en aurais ma claque d’être en arrête maladie et que mon chef serait las de supporter mes contradictions pendant plus d’une heure dans son bureau et qu’il cèderait lâchement. « Oui, je comprends … J’veux dire, y a des moments pour ça et puis ça te tombe parfois sur le coin de la gueule, je me dis que si ça m’est arrivé, ça ne peut que t’arriver aussi. » Je l’aidai à faire l’inventaire de ses placards de nourriture pour savoir ce que nous pourrions faire et s’ils étaient fournis, le simple fait de m’agiter de la sorte m’obligea à m’asseoir et à reprendre mon souffle, je n’étais pas en état de me fatiguer à faire quoi que ce soit et encore moins avec une main handicapée. « Tu sais quoi, je me dis qu’on devrait commander et se faire livrer, je suis au bout de ma vie et je ne serais même pas capable de me souvenir des recettes. Je te ferai tout ça quand ça ira mieux, ça te plairait ? » C’était une promesse, je pris rendez-vous dans un coin de mon esprit, me disant que je l’inviterai à dîner dès que j’en aurais l’occasion. « Alors, tu bosses sur quoi en ce moment ? Tu sais qu’il paraît que l’adjoint au maire a dénoncé les liens pas nets que la mairie entretiendrait avec le crime organisé ? Il ne manque pas de couilles mais c’est dangereux. T’as eu des infos sur ça ? »






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MessageMar 15 Mar - 16:05

    Je ne pense pas avoir tant d'amis que ça, je parle de vrais amis, comme Andrew ou Lyla. Je connais beaucoup de monde, vaguement, un peu, mais eux, je les connais presque par coeur, et nos amitiés ne sont pas ordinaires, elles ne sont pas si simples que ça, c'est un peu compliqué, très compliqué par moment, mais ce qui compte au final, ce que l'on ne se laisse pas tomber, jamais, même après plusieurs semaines sans nouvelles. Parce que même si je les adore, j'ai un travail, et il me prends pas mal de temps, après, il faut laisser du temps au temps aussi. Je veux dire par là que certains événements font qu'on ne va pas aller faire la fête tout de suite après si vous voyez ce que je veux dire. Ce n'est pas mon cas en tout cas, je ne vais pas m'amuser à faire la fête alors que je sais que mes amis ont besoin de moi, et aujourd'hui, c'était Lyla qui avait besoin de moi, à moins que ça ne soit l'inverse, je ne saurais pas dire exactement ce qu'il en est. Les événements de Noël avaient été traumatisants pour moi. Je suis pourtant habituée à voir des choses difficiles, mais ce soir là, ça avait été de trop. Cette femme qui s'était tué, et puis Lyla, et puis Benjamin ... Surtout que pour Lyla, ce n'était pas une première fois quoi, et cela me ferait mal de la perdre définitivement, je ne sais pas si j'arriverais à m'en remettre. Mais je chassais bien vite cette idée de ma tête, parce que cela n'était pas arrivée, pas ce soir là même si j'avais eu peur et que j'avais craquée. Pourtant cette éventualité trainait dans un coin de ma tête, ce n'était pas forcément conscient, mais je savais qu'un jour en essayant de sauver une vie, elle risquait de perdre la sienne, de façon définitive, ou alors elle ne s'en tirerait pas aussi bien cette fois-là. Je me secouais la tête, je devais être positive comme je le suis tout le temps ou presque, notamment avec Andrew, parce qu'il y a bien quelqu'un qui est négatif, c'est lui. Avec Lyla ce n'était pas la même chose, alors je me secouais mentalement la tête après avoir fermée les yeux quelques secondes à peine, pour faire partir les idées noires au tréfonds de mon âme. J'espérais que Lyla n'avait pas l'intention de partir tout de suite et c'est ce qu'elle me dit, ma rassurant sur ce point là. En même temps, elle ne semblait pas être en état de faire quoique ce soit pour le moment, si ce n'est d'être assez tranquille sur mon canapé. Elle était folle d'avoir conduit jusqu'ici dans un état pareil, mais elle était comme ça, elle ne reculait devant rien quand elle avait une idée en tête, je ne connaissais personne de plus entêtée qu'elle, personne, pas même moi. Je l'étais pourtant, mais elle me surpassait largement. Elle voulait me voir, elle me verrait, je n'allais pas la lâcher tout de suite quoiqu'il advienne. Je lui souriais, et nous en venions à parler des événements de ce soir là. Je n'avais pas envie d'en parler à qui que ce soit, il faut dire que je n'aime pas me confier à quelqu'un, pas même à mes meilleurs amis, parce que finalement, ils ont leurs propres fardeaux à porter et que je ne veux pas les accabler avec les miens. Je suis comme ça, je n'y peux rien, c'est juste plus fort que moi. Je sais que Lyla à ces propres soucis, des problèmes parfois difficiles alors si je venais à lui parler de ce que j'avais, ça n'aurait pas tellement de saveur, et puis, cela lui mettrait un poids de plus sur les épaules, choses que je ne voulais pas. C'était bien plus fort que moi, véritablement, je préférais qu'ils se confient à moi et que je leur redonne l'espoir et tout ce qui va avec plutôt que l'on se préoccupe de mes petits tracas. Parce que pour moi, ce n'était pas grand chose, le temps agira positivement sur moi, je suis positive, je vois toujours le verre à moitié plein, plutôt que le verre à moitié vide, je suis comme ça, c'est dans ma nature je crois, et peut être aussi parce que j'ai su réussir dans ma vie et que cela n'est pas fini. Je ne suis pourtant pas surhumaine, j'ai mes propres fêlures, mais je ne les montre pas, pas beaucoup, presque jamais, à quiconque. Lyla avait pu en voir quelques unes ce soir là même si elle devait être plus préoccupée par sa propre blessure, blessure dont elle subissait encore les conséquences aujourd'hui. Je n'avais pas spécialement eu de nouvelles de la part de Benjamin cependant, je ne le connais pas aussi bien, mais il ne fait aucun doute qu'il a survécu à cette soirée. Lyla me faisait donc comprendre que je devrais en parler à quelqu'un, peut être pas aller voir un psy, mais que je pouvais lui en parler à elle, que cela pouvait se passer par téléphone, ou comme maintenant, que je pourrais venir la voir ou vis versa. Je lui souriais.

    " Promis si j'en ressens le besoin, je n'hésiterais pas une seule seconde. "

    J'essayais de m'en convaincre moi-même en lui répondant cela, j'essayais mais j'avais comme un doute sur le fait que je le fasse véritablement. Cet événement sera bientôt archivé dans ma mémoire. Le souvenir de celui-ci ressortira probablement à Noël, aux alentours de cette date là, mais pas plus que ça, du moins, je le supposais, parce que finalement, je n'en savais strictement rien du tout. Peut être que cela continuera à me hanter régulièrement. Pourtant, j'avais déjà assisté à des braquages, de sacrés accidents, mais là, ça avait été au dessus de mes forces, peut être justement parce que j'étais trop fatiguée, et que j'étais moins résistante à ce genre de scènes là. Sans doute étais-ce cela, ou alors, j'essayais juste de me dire qu'il en était ainsi, mais pour le moment, ça fonctionnait plutôt bien. Nous en venions donc à parler de travail. Lyla était encore en arrêt d'après ce que je pouvais constater. Je la voyais mal conduire une ambulance et venir récupérer des blessés alors qu'elle n'est elle-même pas en état. Pour moi, mon travail était plus de la paperasse qu'autres choses, même si au fond, il m'arrivait souvent d'être sur le terrain et de couvrir certains événements plus ou moins palpitants. Elle me disait donc que j'étais une super journaliste et une femme d'action aussi. Pour moi, j'essayais surtout de faire au mieux mon travail, ambitieuse j'étais mais arrogante, je n'étais pas.

    " J'essaye de bien faire mon travail en tout cas, j'espère que ça plait à un maximum de personne, c'est ce qui compte au final. "

    Et puis même si cela ne plaisait pas tant que ça, du moment que je pouvais faire mon travail, ça me convenait à merveille, et plus que ça même. Je suis une journaliste dans l'âme, j'ai toujours aimé ça, peut être parce que j'ai vu beaucoup de reportages à la télévision ou quelques choses comme ça. Je ne me verrais pas faire autres choses aujourd'hui. Même si je devais retourner à la rubrique nécrologique, je crois que je me sentirais dans mon élément. Puis après le travail, nous en venions aux amours. Vaste débat que voici, puisque nous avions à présent des visions bien différentes de cela. Elle était casée depuis un petit moment maintenant, alors que je ne l'étais pas du tout, et qu'à ce rythme là, je finirais vieille fille, avec des dizaines de chats. Lyla n'avait pas prémédité ce qui lui était arrivé avec Luciano, alors peut être que cela en serait de même pour moi même si dans l'instant je n'y croyais pas du tout.

    " Peut être, ou alors je finirais vieille fille avec mes chats, en train de faire des chaussettes en laine sur mon rocking-chair, tu sais comme dans les vieux films. Enfin, j'ai envie de dire qu'à ce niveau là, on verra bien ce qui se passe, pour le moment, je ne suis pas trop pressée. "

    Pourtant, j'étais presque à l'aube de la trentaine. Pourtant, je me voyais encore comme une adolescente, capable de suivre la cadence de plusieurs hommes dans l'année, même si pour le moment, 2016 était un néant créatif à ce niveau là. Peut être que les événements de Noël me feront prendre conscience qu'il serait bien pour moi que je puisse avoir véritablement quelqu'un pour me blottir dans ces bras. Même si je ne le désirais pas, l'idée restait dans un coin de ma tête, presque inconsciemment, comme beaucoup de choses d'ailleurs. Bref, il était temps de manger quelques choses. Je ne savais pas ce que nous pourrions faire, mais Lyla semblait déjà fatiguée en regardant simplement ce qu'il y avait dans mes placards. Elle n'aurait pas du conduire jusqu'ici, elle aurait sans doute pu venir en bus, ou quelques choses comme ça. Mais bon, je n'allais pas l'engueuler pour ça, parce que j'étais heureuse de l'avoir rien que pour moi aujourd'hui. Elle proposa alors qu'on se fasse livrer et que nous mangerons mexicain quand elle irait mieux. Cela me convenait parfaitement oui.

    " Oui, cela me convient parfaitement. Du coup, tu veux manger mexicain ? Ou peut être que tu veux changer de pays, je sais pas. Il y a suffisamment de restaurants différents qui livre sur la ville je crois. "

    J'allais donc prendre ma tablette pour faire une petite recherche de ce que nous pourrions manger, alors qu'elle revint sur mon travail, sur ce que j'avais sur le feu pour le moment. Alors que j'allais lui parler du reportage que j'avais presque terminé à propos de la Saint Patrick, cette fête irlandaise que l'on fêtait ici aussi, tout de vert vêtu, elle me donna une information que j'avais cru entendre, un bruit de couloir sans plus. En savait-elle plus que cela ? Elle m'intriguait en tout cas.

    " Oui, j'ai entendu ça, un bruit de couloir, rien de plus, je ne me suis pas focalisé sur ces informations. Je pense que c'est à prendre avec des pincettes, mais si cela est vérifié ça risque de faire du bruit en tout cas. Je pense que la police est dessus en tout cas, et qu'elle fera bien son travail. J'aimerais pouvoir t'en dire plus mais je ne pense pas que j'en sache plus que ça. Tu sais si une enquête a été ouverte à ce sujet ? Parce que si c'est le cas, l'adjoint a mis un bon coup de pieds dans une fourmilière qui le dépasse largement. J'espère qu'il a les reins solides parce que même si j'aime me frotter un peu à ce genre de choses, là, c'est vraiment dangereux. "

    Je ne me frottais pas avec la mafia de la ville, simplement avec quelques crapuleux qui sévissait dans le coin, notamment un pour ne pas le citer : Elijah Haynes. Notre première rencontre avait été folle, et les suivantes encore plus. Du coup, dès que j'entendais parler de lui, je n'hésitais pas à faire quelques recherches et à parler de ce qu'il pouvait faire. Dernièrement, il y avait eu cette affaire avec ce cher Monteglione. Mais ma parole ne valait pas grand chose, surtout quand les preuves ne sont pas si tangibles que ça.

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    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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MessageSam 19 Mar - 14:32





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La demi-mesure ne faisait pas réellement partie de mes attributions, surtout pas quand il était question de personnes pour qui j'avais de l'affection. J'étais capable de faire des folies pour les gens que j'estimais et Florence en faisait partie. Nous ne nous ressemblions pas et nous n'avions pas grand-chose en commun, en apparence mais quand on creusait un peu, on se rendait compte que nous étions faites pour nous entendre, nous nous complétions à merveille. Je m'étais liée à elle presque naturellement, parce qu'elle était une jeune femme pleine de vie et d'une fraîcheur qui faisait un bien fou quand on était une râleuse de mon acabit. Elle me faisait rire et sa compagnie était aussi agréable que son amitié était enviable. J'étais heureuse que Dieu l'ait mis sur mon chemin et je ne me lassais pas de nos rendez-vous qui se terminaient toujours par des situations improbables dont on parlait avec le sourire aux lèvres. Alors la voir comme ça, l'âme noircie par les événements qui nous avaient tous fauchés, ça me fendait le coeur et je tenais à tout prix à lui tirer les vers du nez, d'une façon ou d'une autre pour être certaine que l'on ne m'appellerait pas pour m'annoncer qu'elle avait fait une connerie, tout ça parce qu'elle refusait de parler à un professionnel. Mais moi, j'étais quoi ? Une amie ou une pote ? Je voulais être là pour elle comme elle l'était toujours pour moi, si elle ne m'en laissait pas la possibilité, je forcerais et je n'étais pas certaine qu'elle apprécierait mais je n'avais pas le choix. Je ne voulais pas vivre avec la culpabilité qu'engendrerait une tentative de suicide ou même un suicide réussi. En était-elle capable ? Je ne l'en croyais pas capable mais on était parfois surpris par l'intensité du désespoir des gens, principalement de ceux que l'on connaissait et qui le taisait par honte ou respect. Mais les amis étaient là pour entendre le pire comme le meilleur, elle ne me laisserait pas de côté pour des prétextes de merde. Je m'inquiétais pour elle depuis que nous avions été séparés à l'hôpital. Je ne m'étais pas tapée la route jusqu'ici parce que je me sentais coupable mais parce que j'avais été capable de prendre ma voiture et de rouler pour la voir et m'assurer qu'elle ne manquait de rien et visiblement, elle manquait de gens qui y voyaient clair pour prendre soin d'elle et la remettre en route. Elle broyait du noir et j'avais une vague idée de ce à quoi devaient ressembler ses nuits, autant de raisons qui me poussaient à rester ici et à trouver le moyen de la faire extérioriser ce qui n'allait pas. Si nous étions si proches que je le croyais, ça ne tarderait pas. Je ne pouvais pas m'être autant fourvoyée concernant quelqu'un à qui je permis d'être si proche de moi. Qu'elle ne veuille pas aller voir un psy était une chose mais elle devait parler, il le fallait.

« Pourtant, ça te ferait peut-être du bien de sortir, de voir du monde. Si tu veux, on peut s'organiser quelque chose deux fois par semaine, je suis en congés forcés pour le moment alors du temps, j'en ai. Si tu en as un petit peu à m'accorder... Ca peut être n'importe quoi, un cinéma, un film ici, un petit repas ou un resto. Comme tu préfères ! Je manque toujours de temps et maintenant que j'en ai, c'est l'occasion de l'utiliser intelligemment. J'ai pleins de potes à la caserne qui serait ravie de faire découvrir l'endroit à une petite journaliste. » Je lui fis un clin d'oeil plein de sous-entendus avant de ricaner alors que j'étais certaine qu'elle avait besoin de tout sauf de se faire chier avec un mec. Pour le moment, elle devait se remettre sur pied, prendre soin d'elle et faire en sorte de se remettre des derniers événements survenus dans sa vie. « D'ailleurs, en parlant de ça, tu n'as toujours pas eu l'occasion de venir voir l'appartement dans lequel je vis avec Cinzia, ce serait l'occasion pour toi. Tu n'auras qu'à venir passer la soirée et la nuit, c'est excentré du coup ça te prendrait trop de temps de rentrer, autant rester sur place. Et sinon, je mangerais bien indien en fait, et toi, tu veux quoi ? Dis-moi tout, à défaut de vouloir me parler de comment tu te sens vraiment ! » Je la secouais un peu pour qu'elle réalise que je m'inquiétais sincèrement pour elle et que je n'en avais rien à foutre d'être dans un sale état aussi. En partageant, nous pouvions nous soutenir et faire en sorte d'aller mieux, ensemble mais chacune de notre côté, ça ne donnerait rien. L'union faisait la force, ce n'était pas à elle que j'allais l'apprendre. « Je ne sais rien sur une éventuelle enquête et je pense que c'est maintenu secret, parce que ceux que ça risque de pointer du doigt sont du genre dangereux mais si tu veux mon avis, l'adjoint du maire n'est pas irréprochable, à sa place, je ferais attention à mes miches. Tout le monde a des cadavres dans ses placards, il suffit de bien chercher et on les trouve. Plutôt que de t'enfoncer dans la brèche, si j'étais toi, j'irais à contre courant et je chercherais à savoir ce qu'essaie de faire l'adjoint... A mon avis, ça doit pas être plus net que ce dont on accuse le maire. Tu sais, c'est comme pour ce flic qui nous a tiré dessus, j'ai jamais vu personne pour l'enquête, jamais entendu que quoi que ce soit n'avait été fait pour le punir... Tu te rends compte ? Il a tiré sur un autre employé de la ville et sur les civils qu'il était supposé protéger ! » Florence était une journaliste intelligente et je la voyais bien plus en investigatrice qu'en reporter sur la dernière foire à la saucisse. Je la poussais toujours à voir plus loin et à voir toutes ses perspectives d'évolution même si ça ne l'intéressait pas forcément, on ne savait jamais. « Mais avant d'essayer de voir ce qui ne tourne pas rond en ville, ce serait bien de commencer par prendre soin de toi, pas vrai ? Tu sais Flo, je ne suis pas autant là que je le voudrais mais ça ne veut pas dire que je ne sais pas écouter ! »





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MessageJeu 7 Avr - 21:52

    N'avait-elle pas ces propres soucis à elle aussi ? Oui, bien sur, alors je ne voulais pas l'accabler d'avantage avec les miens, surtout que cela était passager, je le savais, je suis comme ça. Je voyais le bout de cela, j'en étais plus que persuadé, ça ne pouvait pas durer ad vitam eternam. D'ici quelques semaines, cela ira mieux parce que mon esprit aura purger sa peine, et qu'il repartira de l'avant, mais le fait avait été tellement violent qu'il avait un peu plus de peine et donc il s'en remettait moins vite que d'habitude mais je ressentais déjà des signes d'amélioration notable. Et cela n'irait que de mieux en mieux, je ne suis pas une dépressive, mais cela ne m'empêche pas d'être humaine et d'avoir des coup de blues. C'était plus régulier ces dernières semaines, mais rien qui ne me semblait alarmant. Je n'étais pas descendue au niveau de Linch, non, je n'en suis tout simplement pas capable, mon esprit n'est pas aussi torturé que le sien, c'est la grosse différence. Pourtant, je sais que Lyla ne lâchera pas le morceau aussi facilement que ça. Elle va vouloir que je lui dise ce qui ne va pas, elle va vouloir que je le lui dise à elle si je ne veux pas aller voir un psy. Mais ça va aller, ne t'en fait pas mon amie, je vais survivre, tu n'auras pas ma mort sur ta conscience, en aucune façon ce ne sera le cas. Je ne vais pas partir en dépression, je ne vais pas tenter de me coupe les veines, je ne vais pas me défenestrer. Non, je ne vais rien faire de tout cela, absolument rien. Si jamais j'en arrive à ce point là, tu seras la première informée, mais cela n'arrivera pas, ça ne peut pas arriver. Elle me proposait donc de sortir, de voir du monde, de faire des choses avec elle. Deux fois par semaine, ça me paraissait peut être beaucoup, non ? Une fois par semaine, c'est plus raisonnable, n'est ce pas ? Oui, sans doute, quoique, je peux prendre du temps pour moi, pour nous alors si Lyla voulait, je voulais aussi, c'était aussi simple que cela.

    " Tu sais très bien que j'aurais toujours du temps à t'accorder, mais si tu as un collègue à me présenter, il ne faut pas hésiter. Je crois que je ne suis encore jamais sortie avec un secouriste ou un pompier, ce serait l'occasion de tester s'ils sont aussi chaud que ça. Je n'ai pas besoin d'un homme, mais tu sais, j'ai des besoins alors. Sinon, oui, pourquoi pas, ça me semble être raisonnable, si tu peux, alors je peux aussi, ça me ferait tellement plaisir. Je ferais en sorte de finir le boulot plus tôt en semaine, un jour dans la semaine et puis, on se fera un truc le weekend, si ça te va. Je ne sais pas trop ce qui va sortir comme film dans les semaines à venir mais on peut voir ce qui pourrait nous botter toutes les deux. "

    Oui, au cinéma, j'aimais pas mal de choses, mais les goûts de Lyla étaient peut être différents des miens, à ce niveau là, nous n'avions jamais été très souvent dans ces salles obscures, ce serait l'occasion sans doute. Et puis la soirée pouvait se finir dans un restaurant après une petite séance, histoire de manger tranquillement entre nous, et de raconter tout un tas de choses, comme nous aimions si bien le faire. Elle me dit que je pourrais voir l'appartement qu'elle possède avec Cinzia. C'est vrai que je n'avais toujours pas vu ce si bel appartement. Oui, même si Cinzia était là, ça pourrait être une soirée sympathique même si je ne suis pas aussi proche que ça de la journaliste. Nous ne sommes pas vraiment concurrente, quoique, au fond, nous le sommes toutes un peu, même si c'est une saine compétition. Lyla voulait manger indien, puis elle en remit une couche sur le fait de vouloir savoir ce qui me tracassait vraiment intérieurement. Bon, elle avait gagné, j'allais lui dire comment j'avais passé ces derniers jours, tout en lui donnant des raisons de ne pas s'inquiéter outre mesure pour moi.

    " Indien, ça me semble un bon compromis oui. Faudrait que je vois ce bel appartement, je n'en ai pas eu l'occasion donc on s'organisera ça. Tu sais, je vais bien, je sens que ça s'améliore de plus en plus. Je ne fais plus ces cauchemars, presque plus. Les jours d'après les événements, je n'arrêtais pas de voir cette femme se suicider devant nous. Je l'ai vu plusieurs fois par nuit, je pense que ça m'a purgé, parce qu'au fil des jours, je la voyais de moins en moins, jusqu'à ne presque plus la voir. Je n'ai pas fait ce cauchemar depuis huit jours maintenant. Je sais me montrer forte quand il le faut, mais là, ça a été tellement soudain, violent, inattendu que mon cerveau a simplement mis un peu plus de temps que d'habitude à revenir à la normale. Je ne dis pas que c'est complètement revenu à ce stade, mais je t'assure, ça va beaucoup mieux. J'ai extériorisé tout ça. J'ai ma méthode. J'ai écris cet événement sur un bout de papier puis je l'ai brûlé, comme pour me dire que ce n'est qu'un mauvais souvenir qui ne doit pas me gâcher le restant de mon existence. "

    Et j'avais prononcé des derniers propos mon regard plongé dans le sien, la main sur son épaule, avec un regard plus déterminé que jamais, le type de regard qui vous dit que tout va bien, qui devrait lui faire comprendre que je ne suis pas en train de perdre la tête, que je ne suis pas sur la pente descendante vers les abysses de ma propre âme. Puis elle me parla de ce scandale. J'en avais entendu parler, mais je ne savais pas trop à quoi m'en tenir. S'il fallait creuser quelques parts et que j'en avais envie, je le ferais, mais c'était quelques choses d'important, qui me dépassait peut être largement, alors je préférais me montrer prudente. Des scandales il y en a souvent, ce ne serait qu'un de plus à ajouter à la liste. Puis, elle me parla de ce policier qui nous avait tiré dessus. Il n'avait pas été sanctionné, à par nous qui était au courant de sa bavure à vrai dire ? Personne sans doute, je ne saurais dire, mais c'était aussi à creuser. Elle en remit ensuite une couche sur moi.

    " Ne t'en fais pas, je sais que tu es là autant que tu le peux. Je ne vais jamais te blâmer pour ça. Nous avons tous une vie bien remplie, chargée, ce n'est pas possible de se couper en quatre, ou alors, il faut faire une pétition pour que les journées soient plus longues, mais je ne suis pas sûre que la terre et le soleil acceptent la pétition. Ce n'est pas le grain de poussière qui fait sa loi par rapport à la balance. Mais bon, on peut tenter le coup. Nous devrions aller manifester pour avoir des journées de 26h et 49 minutes ! On ne s'imagine pas tout ce que l'on pourrait faire avec 2h et 49 minutes en plus. Bon, on se commande cet indien, ou on meurt de faim ? "

    Oui, je trouvais toujours quelques choses pour détendre l'atmosphère, parce que c'était mon rôle après tout, n'est ce pas ? J'osais espéré qu'elle comprenait qu'elle devait ne pas se faire trop de soucis pour moi. Bien entendu, nous étions amies, alors quand quelques choses n'allait pas, on se faisait mutuellement du soucis, mais il ne faut pas que cela nous bouffe l'une l'autre. Il faut se montrer raisonnable, et je sais que c'est dur quand on l'habitude d'être dans l'excès mais là, ça ne servait à rien.

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    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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MessageDim 10 Avr - 19:34





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Mon plus grand défi serait de faire avaler à Luciano que j’allais voir Florence, une amie, deux fois par semaine dans les semaines à venir. Il tiendrait d’abord à vérifier si c’était bien une femme, si je ne lui mentais pas et si nous sortions bien toutes les deux, même s’il trouverait le moyen de dissimuler ça derrière une quelconque inquiétude ou préoccupation qui aurait l’air tout à fait légitime. Et puis il finirait par trouver ça contraignant, voire énorme, de prendre autant de temps pour la même personne et surtout, pour une personne qui ne serait pas lui. Il bénissait le ciel pour mon arrêt de travail, parce que j’avais davantage de temps à lui accorder sur les plages horaires qu’il pouvait me réserver mais si je diminuais l’attention que je pourrais lui porter pour l’offrir à quelqu’un d’autre, il ne serait pas satisfait. C’était un bon gros jaloux comme on en faisait plus beaucoup et qui avait ce désir fou d’être la seule constante dans ma vie. Je pouvais entendre ses raisons et je pouvais céder à certains de ses caprices pour le sécuriser et faire en sorte qu’il se sente bien mais je ne pouvais pas arrêter de vivre et d’avoir une vie sociale parce qu’il ne savait pas partager. Je ne voyais pas en quoi passer du temps avec Florence serait un obstacle entre nous. Je pourrais aller au cinéma avec elle, manger un bout dans un fast-food ou un quelconque restaurant et attendre chez elle qu’il passe me récupérer après ses affaires. Ou bien il pourrait toujours nous rejoindre pour manger quelque part, je savais que Flo était une fille adorable et qu’elle ne serait pas gênée par sa présence, tant qu’il restait sympathique. Ça me demanderait une organisation millimétrée et me vaudrait une bonne grosse discussion avec monsieur pour lui faire accepter ces rendez-vous hebdomadaires. Il me faudrait peut-être même donner un peu de ma personne pour le convaincre et lui ouvrir de plus gros créneaux. Mais ça ne me gênait pas, son emploi du temps était un réel casse-tête et les occasions d’être ensemble étaient aussi rares que précieuses, j’espérais simplement qu’il ne se ferait pas un malin plaisir de tout caser sur ces moments où je devrais retrouver mon amie. Il en était capable si je ne négociais pas ça correctement. Il me faudrait présenter ça de façon à ce qu’il est l’impression d’être le grand gagnant de cette histoire.

« Je ne peux pas te dire, je ne les ai jamais testés mais il paraît et puis on peut pas dire qu’ils soient laids. Je verrai qui je peux te trouver !! » lui répondis-je avec un sourire en coin, me demandant si Josef ne serait pas une bonne idée, il était gentil, plutôt beau gosse et bien élevé, tout ce qu’il fallait à FloFlou. « Sinon on tombera bien sur des rétrospectives ou des séances de vieux films, on trouvera, je vais plancher là-dessus, pas de problème ! » promis-je, évitant de dire qu’il me faudrait en parler longuement avec mon petit-ami avant de prévoir des plans sur la comète. Je l’écoutai attentivement me raconter que ça allait mieux, que les cauchemars s’étaient estompés et qu’elle avait trouvé son propre exutoire, j’espérais de tout mon cœur que c’était la bonne méthode et qu’elle ne me mentait pas. Mais je ne pouvais pas remettre tout ce qu’elle me disait en question, elle méritait ma confiance, pas que je la cloue au pilori. Je lui caressai affectueusement le bras et déposai un baiser sur sa joue. « Si ça s’arrange, je suis contente alors ! Vraiment ! Et l’appart, tu n’as qu’à passer quand tu veux ! » J’étais certaine qu’on trouverait de quoi faire avec les filles, histoire de bien nous marrer, sûrement picoler comme des trous tout en faisant un karaoké. Une bien belle soirée en perspective, non ? J’éclatai de rire pour cette histoire de pétition, j’adorerais que les journées soient plus longues, que je puisse en profiter davantage et ne pas avoir l’impression de courir sans cesse après le temps. Nous finîmes par commander et Luciano vint me récupérer chez elle à la fin de la soirée. Si nos rencontres furent possibles les premières semaines, je les interrompis de but en blanc, prise par les événements violents de mon existence. Entre mon agression, ma démission et le reste, je me renfermai sur moi et me coupai du monde, refusant de donner des nouvelles et de m’entourer de ceux que j’entourais pourtant depuis des années. Revenir comme une fleur était probablement culotté mais il m’avait fallu le temps de retomber sur mes pattes et d’accepter tout ça, de bien l’appréhender et de mieux le vivre. J’avais bien envoyé quelques messages à Florence au cours des deux derniers mois, pour prendre des nouvelles mais je n’osai jamais l’appeler de peur qu’elle me fasse des reproches. J’avais des explications à lui donner et ce fut la raison pour laquelle je débarquai, les bras chargés de plats mexicains cuisinés la veille et le matin ainsi que son faire-part pour mon mariage dans mon sac à main. Si je voulais qu’elle vienne, il me faudrait lui présenter des excuses. Elle m’ouvrit la porte, surprise de me voir et je lui offris un sourire timide. « Ne tire pas cette tête, je n’étais pas morte ! Si tu me laissais entrer, je pourrais te faire goûter ce que j’ai préparé et te présenter mes excuses pour avoir été une amie à chier ! Et je pourrais même te dire que tu es invitée à mon mariage, le mois prochain ! Ou tu peux juste prendre tout ça, le faire-part avec et réfléchir, je veux dire, on n’est pas à la pièce ! »


HS: doudou, j'ai fait un saut dans le temps, sinon ça n'avait plus de sens avec ma chrono actuelle :D Au besoin, mp moi I love you





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Florence Fleury-Arnaud
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MessageJeu 21 Avr - 14:03

    C'est souvent une histoire de temps, du temps que l'on aimerait avoir mais que l'on a pas forcément, et parfois les amitiés pouvaient en subir les conséquences, tout du moins, subir certaines turbulences à cause de cela. C'est comme ça, je ne vais pas vous cacher que mon boulot me prends du temps, mais que j'essaye toujours d'être équilibrée, au maximum pour mes amis, et les vrais amis, je n'en ai pas tellement à vrai dire, j'en ai même assez peu, parce que si je compte Lyla & Andrew, les autres sont relégués à un plan secondaire, clairement. Bien entendu, je passe un peu de temps avec mes collègues de boulot, ça me semble être d'une logique implacable, mais en dehors du travail, je les vois assez peu, en général, c'est comme ça que ça fonctionne. Après, je ne dis pas forcément non tout le temps, je viens parfois, un peu, pour qu'ils ne me prennent pas pour quelqu'un que je ne suis pas. C'est pour ça que j'avais été assez étonnée de croiser Lyla ce soir, je ne m'attendais pas à la voir, surtout que je pensais qu'elle était encore en convalescence, ce qui était effectivement le cas, mais elle avait bravé les interdits pour venir me voir. D'un côté, cela me plaisait, mais d'un autre, non. Il faut qu'elle fasse attention à elle, cela pourrait être dangereux pour elle quand on y repense, mais cela me faisait plaisir de voir que je comptais vraiment pour elle. Nous avions donc convenues ensemble de nous voir plus souvent. Ceci n'était pas une mauvaise chose, assurément. C'était même quelques choses que nous aurions du faire bien avant, mais peu importe, maintenant que cela était implicitement signé, je savais que nous le ferions, peut être pas aussi souvent qu'on le voulait, mais cela sera plus régulier, en théorie parce que vous savez, les aléas de la vie sont ce qu'ils sont. Nous en venions à parler de ces collègues de boulot, que peut être l'un d'entre eux pourrait faire l'affaire pour moi, ce qui me fit sourire. Oui, ça pourrait être le cas, sans doute, je le pensais mais pour combien de temps ? Je verrais bien, parce que cela n'était toujours pas une réelle priorité pour moi. En vérité, cela restait un petit plaisir presque coupable, je n'avais pas envie de fonder une famille, je n'avais pas envie de me dire que je devais absolument rester avec un homme, je n'y arrivais pas, tout simplement. Pourtant, autour de moi, il y avait des couples parfaitement heureux, fondant des familles, mais pas moi, pas encore, et vu comme cela était partie, pas avant un moment. Pour nos soirées, nous trouverions donc forcément des choses sympathiques à faire, ce n'est pas ce qui manque ici à New York. Bref, nous commandions donc notre repas, pour passer une fin de soirée tranquille et agréable avant que Luciano ne vienne la chercher.


*
**

    Ainsi, les semaines qui suivirent se passèrent bien, nous arrivions à nous voir, plus souvent que ces derniers temps. Puis plus rien. D'un coup, sans que cela ne prévienne véritablement. Je savais que quelques choses s'était produit, mais je n'arrivais plus à la joindre, du moins, je n'avais pas de réponses. Je savais qu'elle n'était pas morte, mais je n'en savais pas guère plus. J'aurais du jouer à la journaliste d'investigation qui cherche à tout savoir, mais je me suis dit que nous y étions allé peut être un peu trop vite, que nous n'aurions peut être pas du nous voir aussi souvent durant ce laps de temps. En vérité, je ne savais pas quoi en penser, parce que je suis passé chez elle, mais les trois fois, j'ai trouvé porte close. Je suis comme ça, je n'aime pas prévenir, pour faire des surprises, mais ça n'avait pas fonctionné. J'avais juste eux quelques messages écrits de la part de Lyla, me donnant quelques nouvelles, me faisant comprendre qu'elle ne voulait pour le moment pas de moi, tout du moins, qu'elle n'avait pas besoin de moi. Evidemment, ça ne me plait pas, je ne vais pas le cacher, mais c'est Lyla, elle est comme ça, il lui arrive toujours des choses et plutôt que d'en parler avec les gens qu'elle aime, elle se referme sur elle-même. Je ne saurais dire s'il était question de karma dans son cas, mais quand tout semblait bien se passer, il lui arrivait toujours un truc. Je devais dire que si j'avais des soucis, c'était souvent "moins" grave que pour elle, ou pour Andrew d'ailleurs. A croire que mes amis les plus proches sont toujours ceux qui ont le plus de soucis, d'embrouilles et de problèmes. Peut être que c'est ma faute, parce que pour moi, tout va plutôt bien que j'ai une vie assez stable. Non, ce n'était pas ça, mais parfois, je m'amusais à me l'imaginer. Je ne connais pas tout les amis de mes amis, et puis parfois, vous savez, il suffit simplement d'être à un endroit, au mauvais moment pour que les choses basculent. Alors que je ne m'attendais pas ou plus à cette visite, Lyla vint trouver le chemin de mon appartement alors que je n'avais pas entendu sa voix depuis au moins deux mois, peut être plus. Mais c'est comme ça. Elle semblait être là pour se faire pardonner, parce qu'elle avait les bras chargés de bien bonnes choses. Mais ce n'était pas tout, elle m'annonçait que j'étais invitée à son mariage et qu'elle avait le faire part. Ma tête devait en dire long sur ce que je pensais à ce moment là. Pas de réelles nouvelles pendant plusieurs semaines et hop, elle débarque pour me dire qu'elle va se marier. Parfois, j'avais du mal à la comprendre, je l'avoue, mais nous n'allions pas en rester là.

    " Je ne vais pas te cacher que je ne m'attendais pas à te voir ici ce soir, mais tu as de la chance, je n'avais rien de spécifique de prévu. Je t'en pris entre. Raconte moi ce que j'ai manqué, parce que je crois que j'ai raté quelques épisodes là. Et je veux tous les détails ! "

    Et je me poussais du pas de la porte pour qu'elle pose ces affaires dans la cuisine afin que tout ce qu'elle avait préparé puisse être dégusté et que je puisse aussi digérée que ma meilleure amie allait se marier, sans que je ne le sache vraiment.



_________________


    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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MessageJeu 28 Avr - 11:20





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Florence me connaissait depuis des années maintenant, elle savait comment j’étais et ne m’avait jamais jugée par rapport à ça. Elle avait la certitude que ça ne m’empêchait pas de l’aimer de tout mon cœur et qu’elle pouvait compter sur moi en toutes circonstances, même si moi, je ne quémandais jamais l’aide des autres, par fierté mal placée. Je n’étais pas très fière de mon silence radio mais j’avais eu le droit à une spirale de merdes qui me laissa dans un sale état psychologique. J’avais voulu me relever et aller mieux à bien des égards avant de me repointer chez elle pour lui parler des mariages. Un peu d’eau avait coulé sous les ponts et je m’étais pris une autre claque qui me donna une envie de retrouver sa spontanéité et son humour. Mon voyage à Los Angeles et la tromperie de mon fiancé me laissaient un goût amer et la seule leçon que j’en tirai fut que je devais m’éloigner de Cinzia, au moins pour quelques temps, parce que notre amitié presque exclusive nuisait à mon couple et que c’était peut-être même la cause de cet écart. Je ne voulais plus y penser, parce que ça me faisait sans cesse osciller entre colère et tristesse et je n’avais plus assez d’énergie pour tout gérer à la fois, mon mariage était plus important que ces conneries d’état d’âme à la con ! Mes parents m’oppressaient avec leur envie que je ne gâche rien et moi, je me sentais incomprise, j’avais besoin d’une amie pour rire un peu et profiter. Mon premier réflexe fut de composer le numéro de la Sicilienne avant de me souvenir de notre bonne résolution et de me dire qu’il y avait en ville, une autre amie qui saurait m’aider de la même façon et que j’avais négligé depuis trop longtemps. Dans l’optique de me faire pardonner, je cuisinai avec amour tout ce que je pus pour lui remplir le ventre et gagner son pardon, parce que c’était toujours plus facile de pardonner le ventre plein que lorsqu’on mourait de faim. J’étais insupportable quand j’avais faim et d’une agressivité sans bornes. Je ne venais pas la voir pour lui conter mes petits malheurs, je venais pour m’inquiéter d’elle, sans doute un peu trop tard mais tout de même, et pour savoir si elle était toujours prête à rester mon amie même si j’étais à chier !

« Ouais, il paraît que je suis une fille super chanceuse ! » lançai-je en pouffant de rire et en me permettant d’entrer à sa suite. Ouais, ce n’était pas comme si en l’espace de quelques mois, j’avais eu le droit à une succession de merdes toutes plus grosses les unes que les autres. Comme si le calme des années précédentes permit au destin de me concocter cette fin en feu d’artifice. « Rien de transcendant, le plus important c’est que je t’apporte ton invitation au mariage et que tu es placée à une super table. J’ai fait en sorte que tu sois avec des gens cools et des types célibataires et sexy. Je ne suis pas une amie au top ? Au moins pour ce coup-là ? » Je ne pus retenir un rire nerveux en déposant mes sacs sur son plan de travail et en sortant les boîtes plastique dans lesquelles j’avais soigneusement rangé tout ce que j’avais préparé. « J’en ai fait beaucoup, je crois que tu pourras manger dessus toute la semaine MAIS, j’ai super faim donc on va sûrement en descendre une bonne partie ce soir, si je suis autorisée à rester, bien sûr ! » Je n’osais pas la regarder dans les yeux, ce serait trop dur si elle me virait de chez elle. Ce n’était pas le genre à être dure et sans cœur mais tout le monde avait ses limites, Florence y compris. « Tu es déjà allée à Los Angeles ? C’est une ville super sympa, y a des boîtes de nuit géniales même si la bouffe laisse à désirer… J’y ai passé presque deux semaines et j’en suis revenue avec plus de questions que de réponses. Tu sais, je n’ai pas appelé pour te dire ce qui n’allait pas parce que je voulais donner l’impression à mon fiancé qu’il était le seul à vraiment pouvoir m’aider mais je me demande si c’est bien sain de le laisser être le seul et l’unique qui peut me tendre la main. Disons qu’il a un peu fait de la merde lors de ce voyage… » Je soupirai, refoulant les images de la putain qu’il s’était envoyée et essayant de me focaliser sur le positif, ma présence ici par exemple. « Mais toi, comment tu vas ? Comment tu te sens ? Le boulot ? Les cauchemars ? Les hommes ? Non mais parce que moi je t’envoyais des messages plutôt courts mais tu répondais pas mieux, tu m’as pas donné des masses d’infos, je veux donc tout savoir, Flo Flou ! TOUT TOUT TOUT ! »








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Florence Fleury-Arnaud
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MessageJeu 5 Mai - 23:32

    Oui, je n'avais rien de prévu ce soir, et même si j'avais prévu quelques choses, je l'aurais remis à un autre soir, parce que Lyla, c'était quelques choses, même si bon, la Canjura était parfois un peu à chier, mais elle était comme ça, je le savais et je ne m'en offusquais plus du tout, sinon, nous ne serions pas amies depuis si longtemps. Elle représentait ce que j'avais de plus proche en terme de meilleure amie pour tout vous dire, parce qu'après, niveau femme, c'était presque le néant. Bien entendu, j'ai beaucoup de connaissances, mais cela n'est pas très poussée, contrairement à l'hispanique. Je ne connaissais pas tout de sa vie. Si durant quelques semaines, je n'avais pas eu de nouvelles, c'était qu'elle ne se sentait pas bien. A cause de quoi ? Je ne le savais pas, mais c'était une certitude qu'elle n'était pas au mieux de sa forme. Elle supportait, et quand ce n'était plus possible, elle venait me voir en me disant qu'elle était possiblement la pire des amies que je possède, et elle se faisait pardonner, même s'il n'y en avait pas spécialement besoin. On parlait un peu d'elle, un peu de moi, un peu des autres, mais elle venait là avant tout pour se changer les idées, pour rire, pour s'aérer l'esprit, et pour ça, je dois reconnaître que je m'en sortais bien. Mais franchement, si je ne m'attendais pas à la voir débarquer ce soir avec toute cette nourriture, je m'attendais encore moins à ce qu'elle m'annonce son mariage. Je sais qu'avec Luciano, ce n'est pas toujours rose, c'est parfois compliquée, mais après tout, si elle en était certaine alors, je ne pouvais pas lui dire de ne pas le faire, parce que de toute façon, elle le ferait quand même. Même si mon avis pouvait compté, pour ce genre d'acte, c'était comme si je pissais dans un violon, ça ne servirait à rien du tout. Je la laissais donc entrer dans mon appartement avec un sourire plutôt amusé. Je me demandais ce qui s'était passé cette fois, mais il n'y avait pas à dire, ça devait être mauvais pour que du jour au lendemain, elle s'éloigne physiquement même si nous étions toujours dans le coeur l'une de l'autre. Elle m'invitait donc à son mariage, ne me disant rien de ce qui lui était arrivé durant ces quelques semaines, sans doute parce que les soucis étaient plus ou moins réglés, surtout parce qu'elle n'avait pas envie d'en parler parce qu'ici, c'était en quelques sortes le temple de la positivité, et ça marchait avec tout le monde, Lyla, Andrew et ceux qui venaient ici.

    " Alors, ça y est vous sautez le pas avec Luciano. Moi qui pensait que je finirais mariée avec quatre gosses avant toi, je crois que c'est raté, quoique. Je peux me faire une virée à Las Vegas, boire comme un trou et me marier avec le premier venu. Pour les gosses, je peux peut être faire une adoption en quatrième vitesse. J'espère qu'ils seront vraiment sexy, parce que je ne veux que la crème de la crème, je ne prends pas en dessous. "

    Et je pouffais de rire aussi. Non, mais il était clair que jamais je n'agirais de la sorte, à la rigueur une virée à Las Vegas, j'ai envie de dire, pourquoi pas, mais je n'allais pas me marier et encore moins adoptée des gosses, ça va pas la tête ? Vous n'allez pas me dire que vous y avez vraiment cru ? Je vous jure, je parle tellement bien que je pourrais vous faire avaler des oeufs d'autruche. Enfin, ce serait plutôt gober en la circonstance, mais peu importe. Elle se mit à sortir toutes ces boites. Elle en avait fait pour un régiment, comme si elle avait vraiment beaucoup de choses à se faire pardonner, mais à par ne pas avoir donner de nouvelles durant plusieurs semaines, qu'avait-elle fait de mal ? Rien, du moins, rien contre moi, après, ces affaires avec les autres, ou Luciano, ou je ne sais pas qui, c'est son problème, puisque visiblement, elle ne m'en parlera pas même si elle pourrait, elle le savait très bien. Un coup de téléphone, ça ne coûte pas grand chose, mais je savais qu'elle ne fonctionnait pas de la sorte. Peut être fallait-il mieux que je ne sache rien, c'était ce que je me disais à chaque fois.

    " Ah ouais, tu en as fait pour un régiment là. Faudrait vraiment que j'aille adopter ces gosses pour les nourrir. Attends, je vais aller signer les papiers. "

    Et je sortais une feuille de papier essuie tout et je faisais semblant de signer l'acte d'adoption avant de rire, encore et encore, parce que ça me faisait plaisir de la voir, si attentionnée avec moi.

    " Et puis, non, allez oust, je garde tout pour moi, dehors et que ça saute, plus vite que ça allez allez. Depuis quand je chasse mes invités ? Tu n'as pas reçu mon pigeon voyageur qui t'indiquait de venir ce soir ? Mince, il a du se perdre en route, ou alors, il s'est fait tiré dessus comme un pigeon. "

    J'avais une grosse envie de déconner, et je sortais les bêtises à la chaine, mais j'étais comme ça. Même si j'étais étonné qu'elle m'annonce son mariage, intérieurement, j'étais heureuse et je crois que ça se sentait verbalement. Je sautais de joie, du moins dans ma tête, comme si j'étais avec une corde à sauter, et tout. Mais physiquement, je me contenais, pour le moment. Elle me parla donc de LA. Je connaissais, un peu, pas trop, mais j'avais déjà fait le trajet, une ou deux fois. Elle était repartie avec plus de questions que de réponses de là-bas. Cela voulait tout et rien dire à la fois, alors je tentais de lire entre les lignes.

    " C'est normal que Luciano soit ton soutien le plus fort, il va être ton mari, mais tu ne dois pas oublié que tu en as d'autres. Je sais qu'il a tendance à être un peu jaloux parfois, mais depuis le temps, il me connait un peu, et il sait que je ne pourrais pas te faire de mal, ni à toi, ni à lui. Alors je ne sais pas ce qui s'est passé à LA, mais ce qui s'est passé là-bas devrait resté là-bas tu sais. Peu importe s'il a fait des choses qu'il n'aurait pas du faire. Tu l'aime et tu vas te marier avec lui. Personne n'est parfait, il faut savoir pardonner même si c'est dur. "

    Et je lui souriais, parce que c'est comme ça que j'agirais dans mon cas. Elle le prenais comme elle voulait mais si elle m'en parlait, c'était pour avoir mon avis, non ? Assurément. Alors je lui avais donné, puis, elle revint vers moi, me posant les questions indiscrètes habituelles.

    " Le boulot va très bien. Les cauchemars, je n'en fais plus, ou alors je ne m'en souviens pas. Comme je te disais la dernière fois, il me fallait avant tout encaisser le choc, il m'a fallu quelques semaines mais ça va, je suis une dure à cuire, tu sais que j'ai échappé tellement de fois à la mort, à des accidents de bus, des braquages de banques, de supérettes et d'autres trucs comme ça. Alors ce n'est pas encore ça qui va m'achever. Tu sais, l'autre fois, il y avait une soirée St Valentin de prévu, pour les célibataires. On avait donc un numéro qui nous était attribué et je suis tombé sur un type, le genre tranquille, qui ressemble à Iron Man, tu sais là, le super-héros dans son armure ? On aurait dit que c'était le même gars, peut être son frère ou un sosie, je sais pas trop. Du coup, on a bu quelques verres on a dansé, et puis ça s'est fait. Mais on a un peu parlé, on est fait dans un moule similaire, pas du genre à s'attacher, mais bon, c'est toujours ça de prix. Je me demande quand je rencontrerais mon Luciano à moi. "

    Ouais, Hans quelques choses je crois. Je ne connaissais pas grand chose de lui, mais j'ai pris mon pied, c'est pas ça le plus important dans la vie : se faire plaisir ?

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MessageSam 7 Mai - 22:35





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« Attends, attends, t’es en train de dire que j’étais un cas désespéré ?! » l’arrêtai-je avant de lui donner un coup sur l’épaule et de rire. « J’étais abstinente, pas décidée à entrer au couvent, bien que l’idée m’ait effleurée après ma première nuit avec lui… Ce n’était pas prévu ! Il refusait d’en parler, j‘ai paniqué ! » Et on était bien loin de la vérité. Tout ça s’était produit à cause de beaucoup trop d’alcool et de tension sexuelle. Je n’avais jamais pris la peine de crever l’abcès, j’avais laissé les choses comme ça, en l’état, parce que ça me plaisait bien et parce que j’étais certaine d’avoir le contrôle plein et entier. J’étais à côté de la plaque. Déjà qu’en temps normal, c’est plutôt dur de faire entendre raison à ses hormones mais alors après cinq ans d’abstinence, il fallait oublier. Je pensais que je serais un autre nom sur son tableau de chasse et il me le fit croire parce que ça l’arrangeait, jusqu’à ce que ça se débloque et puis nous allâmes de complication en complication. N’importe quelle autre aurait jeté l’éponge à ma place, pas moi, j’en avais vu d’autres et j’étais de plus en plus certaine que c’était lui qu’il me fallait, même si ça aurait un prix. « Tu mérites mieux qu’un mariage à Vegas de toute façon et mieux qu’un type lambda pêché Dieu seul sait où. Non, ne t’en fais pas, je vais te trouver ce qu’il te faut et bientôt, ce sera toi qui débarquera chez moi pour m’inviter à TON mariage ! » Il y aurait déjà celui de Cinzia, j’avais tellement hâte, presque plus que pour le mien, sans doute parce que me retrouver au cœur de toutes les attentions n’était pas vraiment mon truc, je préférais rester sur le côté et observer, apprécier le bonheur affiché des autres plutôt que de partager le mien aux yeux du monde entier. Mais nous devions en passer par là, pour la famille et faire plaisir à nos parents, une fois que ce serait terminé, je pourrais goûter à cette liberté que mon père avait pris en otage pour avoir sacrifié toutes mes bonnes résolutions sur l’autel de la luxure. J’éclatai de rire quand elle se mit à faire semblant de signer des papiers pour ses enfants fictifs. Je lui donnai un petit coup de coude et continuai de tout déballer pour qu’elle puisse voir l’ampleur de mes excuses et de ma sincérité. « Je suis bonne à marier, t’as vu ça ! Et à avoir des tas de gamins ! Je pourrais te les donner à garder, hein ouais ?! »

Heureusement que sa bonne humeur était contagieuse, vu ce que je me prenais dans la gueule ces derniers temps, j’avais bien besoin de rire et de beaucoup de légèreté pour souffler. « Oh, même s’il sait que tu ne veux pas nous nuire, il aimerait être le seul qui compte pour moi ! Il a ce petit côté exclusif qui est parfois compliqué à gérer mais j’essaie de le soigner, doucement mais sûrement. » dis-je avec un petit sourire, même si je doutais fortement y parvenir un jour. Il fallait voir sa tête quand il m’invitait à sortir et que je lui annonçais que j’étais déjà prise. C’était rare mais chaque fois, il m’obligeait à y aller en me sentant coupable alors que je ne faisais rien de mal, ce n’était pas pire que lui qui passait des soirées et nuits entières à jouer à la console avec mon frère, m’abandonnant lâchement alors que nous aurions pu passer quelques heures ensemble. Il m’amenait à me demander s’il ne s’était pas déjà lassé de moi. Pardonner… Ouais, j’avais fait le choix du pardon, me prenant pour Jésus mais je savais que ce ne serait pas un parcours de santé. « Sérieux ? Attends, t’es allée à une soirée St Valentin pour célibataire et t’as ramené un type ! Ça fait beaucoup d’informations à digérer en une fois ! » plaisantai-je en ricanant bêtement comme si j’étais une ado attardée. « Et bah ! C’était un bon coup ou pas ? Allez, donne-moi du croustillant ! Je serais bientôt une femme mariée, faudra me distraire ! Prends déjà l’habitude ! » Même si j’étais certaine qu’à ce niveau, je ne m’ennuierais pas une seule seconde. C’était même la seule certitude que j’avais concernant ce mariage. « Faudrait savoir, soit tu t’attaches pas et tu t’envoies en l’air avec des Iron Man tous les quatre matins, soit tu cherches ton Luciano et là, va falloir changer de technique ma petite FloFlou ! Enfin ça dépend quel genre de mec tu cherches, j’ai un sacré penchant pour les machos trop virils pour être supportables. Ceux avec qui c’est perpétuellement la guerre mais c’est comme ça que c’est drôle ! Peut-être que tu cherches quelqu’un de moins compliqué ? Je ne sais pas, c’est vrai qu’on a jamais vraiment pris la peine d’en parler. Ceci dit, au mariage, y aura pas mal de célibataires et ce sera pour toi l’occasion de faire ton petit marché parmi les macho men de notre entourage. Entre les siciliens et les latinos, à mon avis, tu auras de quoi faire ! »








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MessageJeu 19 Mai - 1:22

    Un cas désespéré ? Non, je ne pense que j'irais jusque là quand même, quoique. Non, Lyla n'était pas dans ce genre là, juste que voilà, je ne penserais pas la voir mariée aussi rapidement, je vous l'avoue bien bas, je ne le pensais pas. Mais ce sont des choses qui arrivent, et même si Luciano n'est pas l'homme parfait, il semble lui convenir à merveille alors si c'est le cas pour elle, cela sera le cas pour moi. Je le sais bien, je n'ai pas grand chose à redire à cela de toute façon. Je ne suis que la meilleure amie et puis de toute façon, les choses ont l'air décidée. J'espère juste qu'elle ne le regrettera pas dans un futur proche, parce que si jamais il y avait divorce, cela ne se fera pas sans mal. Mais je ne lui disais pas cela, pourquoi penser à cela alors qu'elle va se marier, n'est ce pas ? Non, ce serait se montrer bien pessimiste et ce n'est clairement pas mon cas, je ne le suis pas, je ne le serais jamais, même après certains événements traumatisants, je sais me relever pour aller de l'avant, pour que tout se passe pour le mieux, je le sais, clairement, un peu trop peut être mais ça n'a pas d'importance. Je suis quelqu'un qui arrive à toujours voir le positif. On me dit que c'est une faculté rare que celle-ci mais j'y arrive. Ne me demandez pas comment, je n'ai pas de recette miracle. Lyla avait donc décidé de sauter le pas avec Luciano, elle avait du courage, encore plus que je ne l'avais imaginer à vrai dire. Elle me dit alors que je méritais mieux qu'un mariage à Vegas, qu'elle voulait vraiment que mon mariage soit le prochain auquel elle assisterait. Cela me fit rire.

    " Bientôt, c'est sur. Est ce qu'on a la même notion du bientôt ? Non parce que je ne crois pas que ça soit compatible pour moi bientôt et mariage, enfin, me concernant, mais bon. T'es sûrement plus forte que moi pour me dégoter la perle rare. "

    Oui, peut être que mon mari sera quelqu'un qu'elle m'aura présenté ? Possible, mais je n'en faisais pas une formalité, non, pas du tout même, parce que je savais que ça ne serait pas le cas. Je n'allais pas me marier dans l'immédiat, ce n'était même pas dans mes projets à moyens ou long terme. Si j'arrivais à trouver une belle perle, je la garderais peut être pour moi, mais je ne me passerais pas une bague au doigt, vous pouvez en être certains. Je n'ai pas envie de me lier d'entrave, je tiens trop à ma liberté. En tout cas, c'était la bonne humeur qui régnait dans ma cuisine et elle me sortit tout ce qu'elle avait préparé, me disant qu'elle était bonne à marier. Elle me dit qu'elle pourrait me le donner à garder ce qui me fit rire une nouvelle fois.

    " Oui, tatie Florence se fera une joie de les garder, mais d'ici deux ou trois ans, pas avant, c'est plus raisonnable. Ils seront en âge de mieux me comprendre à ce moment là, parce que j'ai pas envie qu'ils me matent les nibards en pensant qu'il y a de bonnes chances pour téter et avoir du lait quoi. "

    Il ne faut pas rêver non plus, hein. Enfin, je verrais bien quand ils seront là, parce que mariage ne veut pas forcément dire enfant tout de suite, n'est ce pas ? Du moins, c'est en théorie ce que je me dis, surtout qu'il est possible d'avoir des enfants hors mariage, mais là encore, je ne me sentais pas du tout prête à en avoir. Quand ce n'est pas les nôtres, ça passe peut être plus facilement, je ne saurais dire. En tout cas Lyla avait du courage avec Luciano, parce que même si je ne le connaissais pas bien, j'avais cru voir qu'il n'était pas facile à vivre. Moi, je sais que je n'y arriverais pas, mais parfois Lyla était étonnante, et savait user de plus de pardon que moi. Je lui donnais alors les dernières nouvelles me concernant, rien d'extraordinaire en somme, une autre petite histoire, courte, mais intensive, du moins, juste ce qu'il fallait pour m'entretenir à ce niveau là.

    " Ouais, c'était un bon coup, mais le type était comme moi, l'histoire d'un soir pour prendre un peu de plaisir pas plus, comme d'habitude tu sais. Je sais pas si j'ai vraiment envie de me caser, mais je crois qu'on n'aime pas tout à fait le même genre de type cela dit. J'aime quand ils sont un peu plus gentleman tu vois ? Je ne veux pas qu'ils s'habillent avec des queues de pies et tout, mais qu'ils mettent un peu plus la femme en valeur. Je n'ai pas envie qu'il me prenne pour la bonniche. Ce n'est pas un rôle que je ne veux pas endosser puisqu'en étant célibataire, je suis ma propre bonniche ici, mais je veux quelqu'un qui saura prendre mes désirs en compte, tout en mettant parfois les siens de côtés. Tu visualises ou pas ? Je sais pas, je crois que je suis un peu difficile en fait, parce que cet homme là ne doit pas exister. "

    Et je faisais une tête pensive avant d'éclater de rire. Non, franchement cet homme là ne devait pas exister. Enfin, je ne sais pas, la vie est faite de compromis alors peut être que j'arriverais au compromis qui me plaira, allez savoir.

_________________


    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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Lyla Gambino
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MessageMer 25 Mai - 20:41





Like Spice Girls said
ft FloFlou

Je n’évoquais que rarement mes projets de vie d’antan qui impliquaient un mariage à 18 ans à peine et des tas d’enfants très jeune. Parce que les gens ne comprenaient pas qu’on puisse réellement avoir ce désir de famille en sortant à peine de l’adolescence. Dans mon esprit, j’aurais pu retarder un peu mes études et m’occuper de ma famille avant de jongler avec tout ça. Des tas de femmes le faisaient, pourquoi pas moi ? J’étais certaine que j’aurais trouvé la recette d’une vie épanouissante. La vie en avait décidé autrement, je me retrouvai au même âge, dans le désert, à porter un énorme sac sur mon dos et à me tenir prête en cas d’attaque, sentant l’angoisse et la peur s’insinuer dans chaque pore de ma peau. J’avais vu la mort de près et j’avais décidé de profiter de la vie, de vivre en femme libre à défaut d’avoir pu réaliser mes rêves de bonne petite femme au foyer. Il n’y avait pas de mal à ça, si ? Ce n’était pas à l’encontre même de la libération de la femme s’il s’agissait d’un choix et pas de la conséquence d’un quelconque endoctrinement sociétal ? Si ? J’avais fait la fête à ne plus en pouvoir, j’avais ri et bu, profité de mes amis et de mon boulot, j’avais parfois l’impression d’avoir vécu une panoplie complète de vie au sein de la même. Et c’était en femme un peu plus mûre que je me laissais passer la bague au doigt. Mon expérience passée aurait pu me rendre plus réticente et méfiante, d’ailleurs, cela l’avait été mais ma rencontre avec Luciano me fit renouer avec mes vieux espoirs que je n’avais jamais complètement abandonnés, contrairement à ce que je m’étais figuré. Il avait su détruire mes barrières les unes après les autres pour se faire une place dans ma vie, si ce n’était pas le signe qu’il était l’homme de la situation, je ne voyais aucune autre explication. « Non, si tu n’es pas prête, t’es pas prête, c’est tout ! Tu le sauras quand ça arrivera ! Faut pas toujours forcer le destin sous peine d’être déçu. » lui confiai-je avec franchise. Les choses étaient venues à moi alors que je ne comptais plus du tout sur cet aspect là de ma vie pour me rendre heureuse. Il y avait de l’espoir pour tout le monde et du bonheur pour tous, j’en étais certaine. « T’en fais pas, je veillerai à ce que mes enfants se tiennent bien et de toute façon, on sait très bien que tout le monde te mate les seins et que tu adores ça ! » plaisantai-je en ricanant, bousculant un peu Florence pour accompagner ma boutade d’un goût douteux, c’étaient mes préférées.

Histoires d’un soir… Officiellement, je ne savais pas ce que c’était, officieusement, la peur de mourir le lendemain et l’angoisse m’avaient poussées à me rapprocher de certains de mes compagnons d’arme pour quelques furtives étreintes qui nous aidèrent à tenir le coup et à évacuer la pression. Ce ne fut jamais rien de régulier et encore moins de marquant, la détresse n’était pas forcément l’alliée du plaisir. Ces fois-là, je pouvais les compter sur les doigts d’une main et toutes les preuves étaient parties en fumée avec cette attaque suicide qui emporta les témoins de ces ébats désespérés. Après ça, je m’étais tenue à carreau, refusant de retomber dans ce que le sexe avait de plus dégradant. Je valais mieux que ça. Je m’étais accrochée si fermement à cette idée que je me demandais si cette fameuse nuit à Chicago n’avait pas directement offert la victoire à Lucky. « Je vois, ça pourrait être l’histoire de plusieurs soirs, cela dit, je veux dire, si vous vous entendez bien à ce niveau-là, ça peut toujours être intéressant ! » m’exprimai-je en haussant les épaules, signe que je ne donnais qu’une opinion tout à fait objective sur la situation. Il fallait parfois profiter des opportunités que l’on trouvait sur sa route et du sexe sans contraintes et gratis, ça ne se refusait pas. « Tu crois que j’ai envie d’être la bonniche de quelqu’un jusqu’au restant de mes jours ? » répliquai-je, vexée par ce qu’elle insinuait. J’ignorais comment elle me voyait mais j’en avais désormais un vague aperçu et j’étais blessée qu’elle puisse me voir comme la parfaite petite servante qui fermait sa gueule et qui obéissait au doigt et à l’œil. Ce n’était pas moi du tout ! PAS DU TOUT ! Elle aurait pourtant dû le savoir ! Je ne me faisais pas mener à la baguette autrement que lorsque je le décidais et je le rendais bien à mon cher et tendre. « Tu crois peut-être même que c’est ce que je suis ! Que je suis sous la coupe de mon fiancé et que je ne pense plus par moi-même, que je me contente d’obéir ! Tu sais quoi Florence, je crois que nos différences vont bien au-delà de nos goûts en matière d’homme ! J’ai du mal à croire qu’on soit amies depuis aussi longtemps et que tu puisses me sortir des conneries pareilles ! Y a rien de mal à utiliser ses talents pour faire plaisir à ceux qu’on aime ! Y a aucun mal à prendre sur soi et à se modérer pour éviter les conflits avec l’homme qu’on aime parce que sinon on part perpétuellement en guerre et que pour ça, vaut mieux rester seul ! Je crois que si t’es célibataire, c’est sûrement parce que t’as toujours pas compris ça ! Tu m’excuseras, je vais aller voir si je peux pas aller faire ma bonniche ailleurs ! »







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Florence Fleury-Arnaud
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MessageJeu 26 Mai - 2:19

    Le mariage, nous l'avions évoqué tant de fois, elle et moi. Et si son discours avait peu à peu changé, grâce à Luciano, le mien restait le même, désespérément le même devrais-je dire, n'est ce pas ? Je ne sais pas si on peut me considérer comme un cas désespéré cependant, je suis encore jeune, dans la force de l'âge, je n'ai aucunement envie de me caser voilà tout, et même si ce n'est pas pour me marier, mais seulement garder un homme rien qu'à moi plus de quelques mois. Je crois que ma plus longue véritable relation avait quand même durer cinq ou six mois, une moitié d'année, ça doit être mon record absolu, mais c'était sans doute parce que le type n'était pas prise de tête, ressemblant à un petit bonbon acidulé que j'aimais croqué à n'en plus finir. Enfin, la routine avait finie par s'installer, comme si nous étions déjà devenu un vieux couple et cela m'avait fait prendre conscience que j'étais en train de trop m'attacher alors je l'avais larguée, mais avec lui, je n'avais pas été lâche comme je l'avais été avec d'autres. Je lui avais donnée une explication en directe, et pas par téléphone, lorsque nous étions en train de boire un verre dans un bar. Il avait mal pris la chose, mais avait eu le respect de finir son verre avant de s'en aller. Il avait déposé un billet sur la table me disant qu'il représentait le prix de notre amour, un dollar symbolique, puis il s'en était allé loin de moi. Tout doucement dans sa tête, il avait commencé à faire des projets que je ne voulais pas. Je ne sais pas ce qu'il est devenu depuis, je n'ai pas eu la chance d'obtenir son nouveau numéro de téléphone et sur facebook, je ne l'ai plus en ami. Mais c'est comme ça que les choses se passent généralement, parfois en plus douloureux pour le type en face de moi, parce que je le largue par sms, ou par téléphone, parce que je n'ai pas envie de l'affronter de visu, surtout si cela ne dure que depuis deux ou trois semaines voyez. Oui, en me remémorant cette rupture, je me rends compte que je suis presque méchante avec les hommes. Mais, je suis comme ça, je n'aime pas tomber dans une certaine routine, je ne sais pas où se trouve l'homme qui me fera durablement changé d'avis, je ne sais pas où se trouve mon Luciano à moi, celui qui avait réussi à faire craquer la fougueuse Lyla Canjura. Elle me disait donc que si je ne me sentais pas prête, que je n'avais pas à forcer le destin, et elle avait raison. Je ne voulais pas être déçue, cela devait aussi faire partie du pourquoi je ne voulais pas m'engager durablement, parce que voir un homme comme ça, pour un rendez-vous, coucher avec lui et y prendre du plaisir, ce n'est pas vivre avec lui en permanence, vivre avec ces mauvaises habitudes que l'on ne connaissait pas encore. Je souriais à cela, le débat n'avait pas lieu de continuer plus que cela. On en venait à parler de ces enfants et ces seins. Et sa remarque me fit rire, encore une fois. Je ne saurais dire si j'aimais vraiment les regards qui pouvaient se poser sur ma personne dans la rue quand il s'agissait de mater le décolleté que je pouvais porter. Je n'étais pas la plus généreuse à ce niveau là, mais quand même, j'étais bien pourvu, tout comme Lyla d'ailleurs. Je lui parlais donc de mon dernier coup, d'un soir, de plusieurs soirs même, juste du plaisir rien de plus. Puis, j'employais le mot bonniche et visiblement, Lyla ne comprit pas ce que je voulais dire par là, tout du moins, il eut un petit malentendu et elle me le fit bien comprendre. On aurait pu dire qu'une dispute pointait le bout de son nez mais j'allais désamorcer tout ça, du moins, en théorie. Elle était un peu trop énervée, ce qui ne me plaisait pas, je n'avais pas du tout l'intention de la blesser dans son estime, loin de là.

    " Je suis désolé, je crois qu'on s'est mal comprises Lyla. Je sais très bien que tu n'es pas la bonniche de Luciano, et que ce que tu veux faire, tu le fais, parce que tu as envie de le faire. Tu n'es pas comme ça, je le sais très bien. Tu es bien mieux que toutes les personnes que je connaisse, même si ce n'est pas forcément simple tu es toujours là, et je sais que cela ne changera pas quand tu seras mariée. "

    Du moins, je l'espérais franchement, mais je n'avais pas de quoi douter la dessus. Je crois qu'il serait bienvenue de manger un peu, non ? Au moins ce qui devrait nous servir d'entrée, n'est ce pas ? Sauf si elle tenait vraiment à partir ce qui dans ce cas serait décevant, et je ferais ce que je pourrais pour la retenir, je n'avais pas envie que cette soirée soit ternie par une mauvaise interprétation de ce que j'avais pu dire, surtout que je ne pensais pas comme elle le pensait. Lyla n'est pas la femme de ménage que je sache, elle est bien mieux que ça, elle est ma meilleure amie, et je ne doute pas qu'elle devienne la meilleure épouse possible, et la meilleure des mères possibles, parce que je sais qu'elle tient à tout cela ou qu'elle tiendra à cela plus qu'à la prunelle de ces yeux.

_________________


    « J'avais réussie à m'adapter à ma petite vie avec Eleonore, mais d'autres choses me sont encore tombées dessus. J'ai des besoins, comme tout le monde, alors j'ai couché avec un homme mais il a filmé nos ébats artistiques. Je dois donc faire face à un scandale à la sextape, et pour le moment ça tourne mal pour moi. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot. On ne rabaisse pas FIFA de la sorte, croyez moi. Si vous pensez vous débarrassez de moi, vous allez avoir les boules, je peux vous le dire. Oui, oui, vous avez bien lu. »



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