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You are the doctor but I am her brother. - Andrew
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MessageJeu 14 Jan - 12:14

You are the doctor but I am her brother × ft. Andrew & Josef

Mercredi 13 Janvier 2016, fin de matinée — Bien calé dans son canapé, assiette de pâtes à la main, Josef est captivé par le film qui défile devant ses yeux. Ça doit être le deuxième ou troisième qu’il enchaine depuis qu’il s’est levé, appréciant particulièrement ces moments de solitude à ne rien faire, récupérant tranquillement du weekend mouvementé et émotif. Ce jeune couple ne quitte pas ses pensées mais il réussit à prendre du recul avec patience, comme pour chaque intervention un peu plus dure qu’une autre. Mais en cet instant, seul le film accapare ses pensées, même Ischia est allongée à côté de son maitre, ronflant de temps en à autre, comme si elle récupérait elle aussi d’un dur weekend.
La sonnerie de son téléphone le tire brusquement de sa concentration filmographique. Il continue de fixer l’écran tout en se saisissant de son téléphone portable sur la table basse. Coup d’œil vers l’écran.

— Salut m’man. Ca va?
— Bonjour chéri, bien et toi? Comment va le boulot ?
— Bien bien. J’étais de garde ce weekend, j’suis un peu crevé. Je suis en congé jusqu’à ce soir.
— Oh, justement je t’appelais pour savoir si tu pouvais accompagner ta sœur chez le docteur Linch tout à l’heure ? Ton père travaille et j’ai une urgence pour cette après-midi.

Rapide calcule dans sa tête en regardant sa montre.

— Elle a rendez-vous à quelle heure?
— 15 heures. Mais si tu préfères te reposer, dis le moi, je m’arrangerais pour appeler un collègue pour me remplacer.
— Non non t’en fais pas, je l’accompagne. Aucun problème.
— Merci Josef. Je te la dépose devant chez toi, c’est sur mon chemin, ça t’irais ?
— Oui, parfait. L’hôpital n’est pas très loin d’ici.

Pas très loin de tout ce à quoi il voulait accéder facilement dont la caserne.
Il discute encore avec sa mère un long moment. De tout et de rien, de son job à lui, à elle, d’Alexie, de son père, de la vie en générale. De ce qu’il a vu sur le terrain, de comment va Ischia et tout un tas d’autre chose. Josef a toujours été plus ou moins complice avec ses parents sans forcément franchir les limites. Il sait qu’il peut parler librement avec eux, de tout comme de rien,  sans la moindre honte ou pudeur. Lorsqu’Alexie est née, la savoir trisomique leur a foutu un sacré coup et malgré ce qu’on dit ses camarades de classe, que de toute façon ils allaient l’abandonné « parce que c’est pas quelqu’un de comme nous », il n’en fut rien. La pilule digérée, Ian et Zohra ont comblé d’amour cette petite sœur qui ne le quitte plus aujourd’hui. Et dans leur malheur commun, la chance leur a souri de savoir qu’Alexie était effectivement atteinte d’une trisomie 21 dite légère. Elle a effectivement manifestée un retard dans l’apprentissage étant plus jeune mais à maintenant 20 ans, elle sait parfaitement lire, écrire et parler avec aisance, suivant même des études normales avec des ambitions comme tout être-humain. Et c’est une fierté pour elle de démontrer que trisomie ne veut pas dire incapacité à vivre. Fierté qu’ils partagent tous avec elle.

Même jour, après-midi — Ils sont déjà en route pour l’hôpital, discutant ensemble de ses projets d’études, se demandant si elle ne veut pas travailler auprès de leur père pour manier le bois, elle qui semble si douée avec ses mains.

— Et ça va depuis l’accident ?
— Oh oui, enfin j’ai parfois de gros maux de tête, comme des migraines et la vue qui se brouille. Mais ça finit toujours par passer.
— T’en as parlé à maman ?
— Non, je ne voulais pas l’inquiéter puisque j’avais rendez-vous aujourd’hui. S’il y a quelque chose, Dr Linch me le dira.
— Hum… Ok.

Inutile de dire qu’il n’était pas convaincu et inquiet.
Trois semaines plus tôt, Alexie s’était faite violemment renversé par une voiture alors qu’elle traversait une voix piétonne à la sortie des cours. Comme les médecins l’ont dit, la jeune femme a eu une chance énorme de s’en sortir uniquement avec une commotion, quelques bleus et une minerve. Elle était restée trois jours à l’hôpital pour surveillance, trois jours d’angoisse pour Josef qui ne supportait pas de voir sa sœur dans un de ces lits où il ramène autant de vivants que de morts. C’est le Dr Linch qui l’a prise en charge, un excellent médecin aux yeux de Josef qui s’en est remis à lui. Sous les conseils du Neurologue, Alexie est revenu une semaine après son départ de l’hôpital et maintenant, revient aujourd’hui pour une deuxième contrôle.

Ils pénètrent dans l’immense bâtiment qu’est l’hôpital. Endroit qu’il commence à très bien connaitre pour y venir régulièrement déposer ses patients. Ils rejoignent rapidement la salle d’attente, Alexie allant s’annoncer auprès du secrétariat avant de venir me rejoindre en s’asseyant à côté de moi. Elle triture sa pince et laisse échapper sa longue chevelure noire qui lui retombe jusqu’au creux du dos. Aussi sombre que le plumage d’un corbeau et aussi bouclés que ceux de leur mère.

— Tu t’es faites belle pour plaire au médecin ?
— Pfff n’importe quoi ! Elle le pousse gentiment de l’épaule, lâchant un rire amusé. En plus il est trop vieux pour moi.
— T’as raison, et ça m’obligerait à ne pas l’aimer.

Nouveaux éclats de rire, comprenant tous les deux que tout cela n’était que pure taquinerie entre eux. Josef n'est pas d'une nature jalouse envers sa soeur, au contraire. Si elle peut trouver le bonheur auprès d'une personne qui saura prendre soin d'elle, alors il en serait comblé. Bien plus que si lui-même trouvait quelqu'un avec qui faire sa vie.
Le temps passe, l’un s’occupe avec un magazine, l’autre avec son portable et inversement, attendant patiemment la venue du médecin qui ne devrait plus tarder désormais.
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MessageVen 15 Jan - 13:40





You are the doctor but I am her brother
feat Josef


Il y parvient enfin, mettre ses tracas personnels de côté pour parvenir à ne rien gâcher quant à sa carrière, quant à l’image qu’il se doit de tenir en son rôle. Les derniers mois ont été longs, fastidieux, il a vu sa volonté de bien faire décroitre aussi certainement que le monde persistait à lui rappeler quel odieux personnage il avait pu être. Il lui avait fallu remonter la pente, il avait fallu qu’il parvienne à se remettre de ses maux, de tout ce qu’il avait laissé le corrompre avec autant d’enclin, sans trop de défenses. Les efforts auraient pu être vains, les tentatives désespérées mais Andrew s’est sorti de sa torpeur, petit à petit, au fur et à mesure que les jours s’écoulaient jusqu’à aujourd’hui, jusqu’en ce moment. Le meilleur n’est plus que devant lui et il faut qu’il puisse pleinement se battre pour l’atteindre. Alors, il se remet d’aplomb, il fait ce qu’il a à faire, il reprend du poil de la bête autant que possible jusqu’à son bureau, jusqu’au cœur de ce qui forge son image, sa réputation, tout ce qui peut se dire sur sa misérable existence, celle qu’il parvient à rendre plus exceptionnelle que bien des autres de par son avancée professionnelle rapide. Evidemment, Andrew n’a jamais pensé qu’à lui, dans le fond. Andrew n’a atteint ces sommets-là que par intérêt et non pas suivant une ambition altruiste. Il est de ces personnes qui ne font le bien que parce qu’ils savent que le monde leur rendra bien, que parce qu’ils savent que bien des âmes, un jour ou l’autre, s’en retourneront vers eux : prêts à se délecter de celles-ci dans un besoin de satisfaire ce besoin de contrôle sur tout, sur tout le monde. Davantage pour lui, égocentrique au possible. Ce qu’il taira pourtant, aussi longtemps qu’humainement possible car perdre cette place-là, désormais, n’est plus envisageable. Il en a fait sa vie, il s’est persuadé le faire pour ceux qu’il rencontre plus que pour lui, ce qu’il sait pertinemment faux, dans un recoin de sa tête, idée dissimulée à sa conscience pour ne rien trahir, pour ne rien rappeler aux regards des autres. Parce qu’il n’a plus personne à qui prouver sa réussite, chose faite par le passé – lorsque sa jeunesse le rendait plus idiot – pour prouver à ses parents qu’il pourrait être parmi les meilleurs, parmi ceux dont on ne pourrait pas se passer une fois trouvée. Ça n’avait pas manqué puisque, malgré son accident, son absence de bien une année, sa place avait été retrouvée.

Et il compte bien la garder, enchainant les patients, s’en trouvant toujours d’autres, un bouche-à-oreille qui fonctionne plus qu’il n’aurait pu croire dans un premier temps en rejoignant la Grosse Pomme, en acceptant l’affectation à l’hôpital de Brooklyn. On lui avait offert la possibilité de s’élever, toujours, et il l’avait saisi, à pleine main, prouvant encore aujourd’hui qu’il serait capable de persister sur cette voie, qu’il ne laissera personne lui retirer ce qui fortifie ce sentiment de gloire personnelle. C’est une nouvelle journée qui s’offre à lui, de nouvelles heures à se tuer à la tâche rien que pour se convaincre qu’il fait mieux que d’autres, qu’il ne baisse pas les bras malgré les mauvaises passades qu’il a dû subir au cours des derniers mois. Andrew s’est déterminé, ce matin, en rejoignant son lieu de travail, ces couloirs interminables jusqu’à ce bureau quotidien, celui aux côtés duquel certains attendent déjà. Et ça, pour son plus grand plaisir. Parce qu’il n’aura pas le temps de songer, parce qu’il n’aura pas le temps de penser, pas une seule seconde, à tout ce qui l’attendra une fois sa blouse retirée ce soir. Parce qu’il ne pourra pas se souvenir que, non, derrière ce sourire se cache encore quelques maux ; faibles mais bien présents, assez tenaces. Ce pourquoi il en oublie l’heure, ce pourquoi il ne se concentre plus que sur ce qu’il a à faire, plus que sur ce qu’il doit faire pour ces personnes confiées à sa responsabilité. Jusqu’au dernier rendez-vous de sa matinée en tout cas, celui qui suivra la sortie de la vieille dame qu’il aide à marcher jusqu’à la porte de son bureau, à qui il sourit en toute sincérité. « Faites-moi plaisir, remettez-vous, ça impressionnera certainement quelques-unes de vos copines et ça ne me fera que plus de compagnie, encore. D’ici-là, vous avez le numéro. » Lance-t-il une fois sortie, ne percevant plus lui-même le fond de ses mots, dits au départ sans aucun sous-entendus ; bien que le message, en s’y penchant, soit très clair. Il ne suffit que de le connaitre pour se rendre compte d’une fois, Andrew n’a jamais fait tout ça pour quiconque autre que lui. Mais son esprit est ailleurs, loin de ces vérités qu’il a choisi d’ignorer, loin de tout ce qu’il avait pu être plus jeune, un peu plus raisonnable bien qu’aux attentions toujours peu nobles, contrairement à ce qu’il prône si souvent. Il s’en retourne vers le bureau du secrétariat, s’emparant des prochaines lignes à parcourir, le faisant rapidement avant de lever le verdâtre clair de ses prunelles sur la jeune femme concernée.

Elle est l’une des cas qu’il prend à cœur, ceux qui ne viennent pas en forçant suite à une crise d’hypocondriaque, ceux qui font que son nom perdure encore dans les conversations parce qu’ils sont la raison de sa réussite, ils sont les cas sur lesquels il se concentre le plus parce qu’il sait que leur solution lui vaudra davantage de mérite. Faits inconscients mais bien présents, rien qu’à l’importance qu’il donne à ces personnes, intérêt passant pour une amabilité sans trop de limites. Et c’est peut-être un peu le cas, dans le fond, c’est ce qu’il aime à penser, en tout cas. Aussi, il garde le dossier sous le bras, s’avançant dans sa direction avant de les saluer avec le sourire, parce qu’elle n’est jamais seule, toujours accompagnée. Un public à son bon travail ne lui fera jamais de mal. « Une bien meilleure mine que la dernière fois, bien qu’encore un peu fatiguée ; si je ne me trompe pas. » Il joue sur les mots, il joue sur ce qu’il sait, l’invitant à le suivre, ainsi que l’homme qui l’accompagne jusqu’au cœur de son bureau, jusque-là où il s’installe, leur proposant de l’imiter tandis qu’il termine rapidement de la paperasse ; ce dont il ne se débarrasse jamais vraiment, d’ailleurs. « Ravi de voir que vous me faites toujours confiance, monsieur Miller. » Laisse-t-il entendre avant de s’en remettre à la jeune femme qu’il toise un petit instant, lui offrant finalement l’un de ces éternels sourires, laissant sa voix reprendre ses droits. « Vous ne me cacherez rien, qu’est-ce qui vous tracasse autant ? » Lui demande-t-il finalement, sachant que son air inquiet, tout de même bien dissimulé sur ses traits, trahissait plus d’une information nécessaire à son diagnostic, celui qu’il ne veut pas rester. Pas ici, pas avec elle. « Il ne me semble pas avoir loupé quoi que ce soit la dernière fois que l’on s’est vus, ce doit être récent. » Affirme-t-il en se levant, venant s’asseoir sur le bord de son bureau en écoutant ses dires. Bien-sûr qu’il ne s’est pas trompé, Andrew le fait que trop rarement. Et c’est ce qui l’inquiète un peu, ce qui l’amène à prendre les choses de plus en plus au sérieux. Parce qu’il refusera catégoriquement de faillir à la tâche confiée dans ce genre de situations, parce qu’il ne permettra pas qu’on remette en cause ses connaissances pour un fait récemment arrivé. Mais il s’emporte déjà trop, se ressaisissant intérieurement, se calmant silencieusement. Parce qu’il n’a aucune raison de s’en faire, parce qu’il n’imagine le pire que beaucoup trop tôt. Et il quitte ses pensées pour n’offrir d’attention qu’à la jeune femme, qu’à ce qu’elle a à lui dire et aux possibilités qu’il aurait à fournir par la suite. Andrew en revient à son calme légendaire, à cette neutralité implacable parce qu’il doit pouvoir correctement réfléchir, autant pour elle que pour lui ; égoïstement.





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MessageLun 18 Jan - 10:54

You are the doctor but I am her brother × ft. Andrew & Josef

Il lit un article sur les rêves des autres. Les questions que les spécialistes soulèvent sur le sommeil de l'être humain, sur la teneur des rêves que l'on fait, sur ce qu'ils représentent et tant d'autres choses qui attisent la curiosité de Josef. Quand il était gamin, il se demandait si ces cauchemars avaient un sens et si ce gros oignon géant qui le poursuivait pour le bouffer était la représentation d'un échec quelconque ou d'une probable mort prochaine. Se souvenir le fait sourire, secouant légèrement la tête face à tant d'absurdité de sa part. Son cerveau grouillait d'une imagination débordante et ce sont ses rêves qui en faisaient le plus les frais. Il se souvient qu'il s'amusait parfois à écrire des petites histoires bourrées de fautes d'orthographes et de grammaire sur des carnets que ses parents lui achetaient. Il lui semble d'ailleurs qu'il les a conserver dans un carton, au fin fond de son armoire.
Il jette un coup d’œil à sa sœur qui est occupée à taper un texto à une de ses amies, ses doigts fusant à toutes vitesses sur ses touches tactiles. Une vraie fusée de la dactylographie.

— Une bien meilleure mine que la dernière fois, bien qu’encore un peu fatiguée ; si je ne me trompe pas.

Ils ne l'ont pas entendu arrivé mais lorsqu'Alexie lève son visage vers le Dr Lynch, ce sont tous ses traits qui s'illuminent.

— Bonjour Docteur ! Fatiguée mais je garde la pêche.

Josef se contente d'un signe de tête accompagné d'un sourire d'accueil en simple réponse à celui du toubib. Il a toujours trouvé que ce dernier avait un physique assez atypique mais avec une gueule sympathique. Toujours le sourire, toujours polie, selon ses parents il a toujours prit le temps d'expliquer les examens qui allaient être effectuer ou même le diagnostic, prenant un temps méticuleux à ce que tout le monde en saisisse le sens. Josef n'est pas celui qui a eu le plus souvent à faire au Dr Lynch mais des circonstances assez spéciales l'ont ramenées à lui.
C'était un accident particulièrement violent qu'il devait gérer ce jour là, avec ses coéquipiers. Il se sentait comme toujours transcender par une adrénaline jamais ressenti avant son job de pompier. La voiture était dans un sale état mais le type à l'intérieur lui, était toujours en vie. Andrew Lynch, grand Neurologue de sa génération et des alentours, venait d'avoir un sacré accident de la route. Le jeune pompier n'avait pas largué son patient sans se soucier de son état quelques jours plus tard. Il se souvient avoir été affecté d'apprendre ce lourd coma dont on ne savait encore trop rien. Est-ce qu'il durerait une semaine ? Un mois ? Un an ?

La roulette russe décidera que Lynch resterait un an à dormir dans une profonde inconscience – ou presque ? Josef n'a jamais su si nous pouvions vraiment entendre notre entourage lors d'un coma – et aujourd'hui, le revoilà de service, bien campé sur ses deux jambes. Une belle récompense pour le pompier qu'il est que de voir des victimes encore en vie.
Mains dans les poches de son jean, il entre dans le bureau du toubib et s'installe en même temps qu'Alexie, chacun sur une chaise. Josef prend le temps de jeter un œil sur le lieu de travail de son vis à vis pendant qu'il termine rapidement sa paperasse. Les hôpitaux ne l'ont jamais rendu nerveux, il a l'habitude de les fouler tous les jours mais lorsqu'il s'agit d'accompagner un proche hors cadre du travail, il a toujours cette sensation de fourmillement désagréable au creux du bide. Comme maintenant en fait.

— Ravi de voir que vous me faites toujours confiance, monsieur Miller.
— Il n'y a pas de raison que cela ne change tant que vous faite aussi bien votre boulot.

Phrase aussitôt achevée, aussitôt regrettée.
C'est un foutu mauvais blagueur et ce qui peut être de la taquinerie pour Josef, pourrait être perçu comme une provocation ou une tentative d'humiliation pour d'autres. Pourtant, il se sait être un grand amateur d'humour mais lorsqu'il s'agit de lancer lui-même une boutade, il est aussi gauche que s'il accostait une jolie fille.
Il tente de réparer sa connerie avec un sourire en coin, histoire de bien montrer qu'il ne faisait juste que le taquiner. Le regard de sa sœur pèse lourd sur ses épaules.
Oui ça va, je sais que j'suis qu'un manche.

Lynch n'a pas l'air de s'en formaliser – ou alors n'en montre rien – et se concentre sur sa sœur.
Pas plus mal, ça m'évitera de dire des conneries.

—  Vous ne me cacherez rien, qu’est-ce qui vous tracasse autant ? Il ne me semble pas avoir loupé quoi que ce soit la dernière fois que l’on s’est vus, ce doit être récent.

Josef s'apprêtait à intervenir mais se ravise aussitôt. Ca n'est pas à lui de le faire mais à Alexie qui se redresse déjà, prête à prendre la parole alors que le médecin s'assoit sur un coin de son bureau, concentrant toute son attention sur elle. Josef n'est là que pour lui apporter compagnie et s'en tient à son rôle d'accompagnant, même s'il sait qu'il n'hésitera pas à rajouter des détails qui lui semblent important au cas où.

— Je vais beaucoup mieux que la dernière fois mais j'ai encore quelques mots de tête et la vue qui se brouille. Surtout après le levé. C'est rien de méchant, c'est plus ennuyant qu'autre chose en fait.

Coude appuyé sur l'accoudoir du siège, Josef se passe l'index sur sa tempe, attendant la suite des mots, sourcils froncés. S'il s'inquiète ? Oui, mais en silence. Et il a le sentiment qu'il fait bien trop chaud dans cette pièce d'ailleurs. Il se débarrasse de sa veste qu'il pose ensuite sur ses genoux, toujours attentif aux dires de sa sœur qui lui jette un coup d’œil hésitant avant de reprendre la parole.

— Et il m'arrive parfois d'avoir des sortes de black-out. Douche froide sur la gueule, Josef se redresse sourcils froncés. Quand je suis en cours et que la journée a été un peu longue, j'ai comme un voile noir devant les yeux et j'ai les oreilles qui sifflent. Ca ne dure pas longtemps mais bon..

Mais bon ? C'est quoi ces conneries.

— Tu ne m'avais pas parlé de ça Alex'.
— Je ne voulais pas t'inquiéter, ça se trouve c'est rien.

Rien ? Non, ça n'est pas rien, pas ce genre de détails surtout quand ça concerne Alexie. Toute son enfance ont lui a rabâché que, attention, les personnes atteintes de trisomie 21 vivent bien moins longtemps qu'une personne dite « saine ». De quoi nourrir toutes ces putains d'angoisses depuis qu'il est gosse alors autant dire que non, pour lui ça n'est pas rien.
Bien évidemment qu'elle n'avait pas voulu l'inquiéter, Josef aurait du se douter qu'elle ne disait pas toute la véirté. C'était tout Alexie ça, de minimiser les problèmes pour n'affoler personne. Il n'est pas en colère mais agacé d'être prit de court, mit au pied du mur face à l'état de santé de sa soeur. Il n'aime pas être mit à l'écart pour ce genre de chose, surtout lorsqu'il s'agit de ses proches. C'est con mais ça lui rappelle cette soirée avec Phoenix où il n'a su que trop tard qu'elle avait été blessée dans l'attentat de Noël.
Foutrement l'impression de vivre en décalé.
Il se gratte nerveusement le haut de la tempe du bout de son index avant de se recentrer sur le Dr Lynch qu'il ne lâche plus du regard. Il vient de passer d'un sentiment de calme à une étincelle de panique qui crépite au fond de lui. Il n'en montre pourtant rien puisque s'il devait s'angoisser à chaque risques, il n'aurait jamais pu enfiler cet uniforme de pompier.

— Vous pensez que quelque chose aurait pu vous échappez Docteur ? On voit beaucoup de patient avec des effets « à retard » chez nous, après un accident. Vous pensez que c'est possible pour Alexie ?

Le ton n'est pas accusateurs et Josef ne remet pas en cause le job fait par Lynch, mais parfois certaines choses nous échappent, l'erreur est humaine. Mais si ça doit être le cas, mieux vaut prendre le problème au plus vite pour éviter à ce qu'il ne retrouve sa sœur une nouvelle fois à l'hosto, coincé sur un lit. Les traumas qui mettent un peu plus de temps à se déclarer que d'autres ou tout simplement la conséquence d'une autre conséquence suite à l'accident, tout est possible à son sens. Fatigue intense, traitement pas assez puisant ou pas adapté. Bref, un tas de  possibilités qui, si nous les énumérons, auraient de quoi vous donnez le vertige.
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MessageJeu 21 Jan - 17:34





You are the doctor but I am her brother
feat Josef


La longue liste des nouveautés se dresse dans sa tête. Il essaie de trouver des solutions à tout ce qui pourrait être dit, il cherche déjà comment la sortir de cet enfer pour faire persister cette image, celle d’un médecin qui n’abandonne pas, jamais, et qui réussit, toujours, ou plutôt assez souvent. Alors oui, il se concentre sur elle mais aussi sur ce que ses yeux trahissent, sur ce qu’elle lui laisse déjà percevoir à sa manière de comprendre qu’elle ne pourrait rien omettre, rien laissé dans un coin. Et les choses sont à prendre comme elles viennent, Andrew ne devra pas chercher les conséquences d’un petit maux mais bien de quelque-chose de dur, d’instable, de soudain et d’effroyable – parfois – pour les personnes dans les mêmes conditions que sa patiente actuelle. Il n’a pas le droit aux faux pas, Andrew n’a pas de coup d’essai, pas d’erreur possible ; pas même une. Tout est à jouer directement et il sait, il sait qu’il ne pourra pas se permettre de bâcler son travail ; pas même pour la première fois. Parce qu’il peut engendrer le pire, parce qu’il peut rendre les choses plus compliquées qu’elles ne le sont probablement déjà. Alors, il attend. Il attend qu’elle ne se résigne à entièrement lui faire confiance, il attend qu’elle ne vienne enfin tout lui avouer pour qu’il puisse faire ce qu’il fait de mieux : l’en sortir. Ce qu’il fera, parce qu’il le peut, parce qu’elle doit s’en sortir, et parce qu’il doit apaiser l’inquiétude qu’il perçoit sur les traits de Miller, sur ce visage qu’il voit un peu plus pâle que d’ordinaire, que les rares fois où ils se sont vus dans ce cadre-ci. Il fera barrage à tout ça parce qu’il sait qu’il peut le faire ; rien qu’en cet instant. Mais il est loin du compte, loin d’imaginer que les complications ne seront pas forcément des plus aisées à résoudre. Loin d’imaginer que cette fois, un nouveau défi lui sera donné et qu’il sera de taille ; comme d’autres avant celui-ci, comme d’autres déjà résolus, déjà réussis. Des mérites qu’il vante et qu’il compte bien vanter à nouveau ici, son regard en revenant finalement sur sa patience, celle qu’il guette, celle qu’il toise comme pour s’assurer que rien ne manquera à ses dires, à ses explications. Il veut s’assurer qu’il ne fera pas une erreur, il veut s’assurer que rien ne lui échappera ; un besoin personnel de savoir qu’il peut encore s’attribuer le mérite de venir en aide à autrui, et totalement.  

« Je vais beaucoup mieux que la dernière fois mais j'ai encore quelques mots de tête et la vue qui se brouille. Surtout après le levé. C'est rien de méchant, c'est plus ennuyant qu'autre chose en fait. » Et l’annonce tombe, elle se concrète, explicite. Andrew réfléchie, Andrew y songe. Et il s’attendait à pire que ça, il s’attendait à bien plus grave. Il s’y attend toujours, d’ailleurs, parce qu’elle cache encore quelques phrases, quelques dires. Il le sait, il le comprend à la manière dont elle se tient, à la manière dont son regard, brièvement, se pose sur son frère. Et si ça, ça ne l’avait pas inquiété jusqu’alors puisqu’il savait comme y parer, la suite le surprend, la suite le prend de court. « Et il m'arrive parfois d'avoir des sortes de black-out. Quand je suis en cours et que la journée a été un peu longue, j'ai comme un voile noir devant les yeux et j'ai les oreilles qui sifflent. Ça ne dure pas longtemps mais bon… » Et là, tout tombe sans qu’il n’y soit réellement préparé. Parce qu’il ne s’y était pas attendu, même malgré toute sa liste intérieure faite, même malgré toutes ses suppositions quant à ce qu’il aurait pu apprendre. Maintenant il sait, ça ne lui échappe pas. Quelque chose de nouveau est à voir, quelque chose qu’il ne doit pas laisser passer, très certainement pas d’ailleurs. Il fronce un peu les sourcils tandis que son frère intervient, tandis qu’elle enchaine par la même occasion. Il ne les écoute pas vraiment, il s’en retourne à son bureau, réfléchissant ; comme souvent. Il se perd dans les possibilités, dans tout ce qui pourrait se jouer désormais. Il sait qu’il doit agir, il sait qu’il doit tenter ce qui lui traverse l’esprit. Non, ce n’est très certainement rien, rien qui ne puisse être trop dangereux. Et, finalement, la voix de l’autre homme le ramène à lui. Elle vient directement le toucher, directement le couper dans ses songes. « Vous pensez que quelque chose aurait pu vous échappez Docteur ? On voit beaucoup de patient avec des effets « à retard » chez nous, après un accident. Vous pensez que c'est possible pour Alexie ? » Il fronce un peu les sourcils, le détaillant un court instant. Il doit prendre sur lui, ne pas réagir. Parce qu’il en a envie, parce qu’il n’arrive pas toujours à garder son calme lorsqu’on vient lui laisser entendre ce genre de choses, lorsqu’on vient lui mettre l’éventualité d’un oubli sous le nez en ce qui concerne ses connaissances, sa manière de faire, de travailler.

« Rien ne m’échappe. Et si vous en doutez, assez de personnes vous le répèteront. » Laisse-t-il entendre tout de même avant d’en revenir à la jeune femme, avant de reprendre cet air mielleux qui, après qu’il puisse avoir toisé quiconque de la sorte, ne lui va plus tellement. Andrew est susceptible quand il s’agit de remettre en question ce qu’il a pu dire, faire, dans le cadre de son métier ; même si les propos de Josef n’avait rien d’insultants, rien qui vienne directement l’accuser d’avoir été mauvais. Rien de tout ceci, seulement quelques mots emplis d’une inquiétude certaine à l’égard de sa sœur. Andrew n’est qu’un con, qu’un pauvre gosse dont l’ambition n’est née – par le passé – que par besoin d’attention sur sa personne, que par besoin de gloire envers tout et tout le monde. Et son instabilité ne joue pas en sa faveur, pas cette fois. « Hormis ça, je ne pensais pas que vous rependriez la vie active aussi rapidement. Je préfère vous savoir un peu plus reposée, je pense qu’un peu de repos supplémentaire ne vous fera pas le moindre mal ; bien au contraire. Parce qu’il faut savoir que ce qui est arrivé reste là, dans votre esprit. Il reste des images et les revivre, même inconscient, ça fatigue. Et ça vous fatiguera aussi longtemps que vous ne vous reposerez pas pour accepter que les choses ont été ainsi et que, pour le plus grand bonheur de votre famille, de vos amis, vous soyez là. Je veux vous voir surmonter ça. On va augmenter aussi le traitement, rien qu’un petit peu. Si tout ça persiste, eh bien… Il n’y a pas de raison pour qu’il en soit ainsi. Je ne laisserai pas ce beau visage marqué mon premier échec. » Déballe-t-il en une traite, bien des sous-entendus dans ses mots ; chose dont il ne se rend pas compte sur l’instant, cherchant ses papiers ici et là, rouvrant son dossier, étudiant tout ce qu’il avait déjà pu y marquer, tout ce qu’il avait écrit la dernière fois qu’ils s’étaient vus. « Il va falloir que je garde un œil sur vous, si on augmente votre traitement. En vous donnant davantage de repos, j’imagine que vous aurez le temps de passer me voir, rien qu’une petite fois. » Ajoute-t-il par la même occasion, se laissant déjà aller dans quelques écrits, stylo à la main, ordonnance sous le coude. Il faut qu’il sache si ça fonctionnera, il faut qu’il parvienne à ses fins en sachant qu’une erreur n’est pas permise. Pas en ce moment, pas après la chute subie plus tôt. Il n’a pas besoin de ça ; et l’égoïsme commence à prôner. Il revient se hisser près de son âme, près de tout ce qu’il est, il se mêle à cette légère once de panique quant à un possible premier échec et s’en sert, il s’en imprègne presque immédiatement, de cette crainte-là, parce qu’il sait qu’il ne pourra accroitre qu’en fonction d’elle. Andrew ne résonne pas de la bonne façon ; faudrait-il encore qu’il en soit capable, dans le fond.





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MessageLun 25 Jan - 15:06

Josef M. Miller a écrit:
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— Rien ne m’échappe. Et si vous en doutez, assez de personnes vous le répèteront.

Une claque au visage aurait eu sur Josef le même effet. Il perçoit entre les mots un air présomptueux de lui répondre avec une évidence qui lui déplait clairement, au point d’en sentir son visage se contracter légèrement. Pourtant il ne bronche pas. Non, il contemple la pirouette effectuée par le toubib qui n’a pris qu’une seconde avant de les embourber dans cette entourloupe.
Il redevient aussitôt tendre et doux avec Alexie, comme si le ton employé n’avait été que le fruit de son imagination. Lui-même en vient à douter ce qu’il a entendu ou aperçue.

— Hormis ça, je ne pensais pas que vous rependriez la vie active aussi rapidement. Je préfère vous savoir un peu plus reposée, je pense qu’un peu de repos supplémentaire ne vous fera pas le moindre mal ; bien au contraire. Parce qu’il faut savoir que ce qui est arrivé reste là, dans votre esprit. Il reste des images et les revivre, même inconscient, ça fatigue. Et ça vous fatiguera aussi longtemps que vous ne vous reposerez pas pour accepter que les choses ont été ainsi et que, pour le plus grand bonheur de votre famille, de vos amis, vous soyez là. Je veux vous voir surmonter ça. On va augmenter aussi le traitement, rien qu’un petit peu. Si tout ça persiste, eh bien… Il n’y a pas de raison pour qu’il en soit ainsi. Je ne laisserai pas ce beau visage marqué mon premier échec.

Ce ton lui provoque un léger fourmillement au creux des tripes sans que Josef ne sache réellement d’où ça vient. Si c’est de l’agacement pur ou toute autre chose qui lui est inconnu. Il ne prend pas conscience que la phrase qui lui a été lancé lui laisse un goût amer au fond de la gorge. Mais il se reprend, se ressaisit, se dit que c’est un bon médecin.
Son discours n’a plus la même saveur non plus. Josef y voit un affront à chaque fin de phrase et il ne quitte plus le toubib des yeux, sourcils froncés. Comme si lui-même ne prenait pas assez soin de sa sœur en la forçant au repos. Comme si ses parents ne faisaient pas eux-même leur part du job. Le truc c’est qu’Alexie a beau être atteinte d’une trisomie 21, elle n’en est pas assistée pour autant. Elle a eu cette chance d’avoir le maximum d’autonomie qui lui permet aujourd’hui de suivre des cours dans une école dite « normale » et d’envisager d’avoir un job et un appart’ à elle toute seule. Alors si elle jugeait qu’elle allait mieux, ni Josef ni ses parents n’auraient remis sa parole en cause en la gavant de surprotection.

— Il va falloir que je garde un œil sur vous, si on augmente votre traitement. En vous donnant davantage de repos, j’imagine que vous aurez le temps de passer me voir, rien qu’une petite fois.
— Oh oui, d’autant plus si c’est pour avoir à faire à un médecin aussi gentil que vous.

Il ne regarde même pas sa sœur offrir un large sourire au toubib qui est déjà entrain de griffonner des mots, des termes médicaux, sur une ordonnance. Josef essaie de se défaire de cette sale sensation qui lui reste en affichant un léger sourire lorsqu’enfin il croise le regard d’Alexie qui s’assure que son frangin va bien.
Bien sûr qu’il va bien. Puisque sa sœur est entre de bonne main, entre celle d’un bon médecin qui sait ce qu’il fait. Pourquoi s’inquiéter ? Il se sait un poil trop protecteur avec elle et il en a toujours été ainsi, même si le temps lui a permis de prendre le large et d’arrêter de se faire du souci pour rien. Seulement, en cet instant il lui semble que la situation n’est pas à prendre à la légère. Il n’aime pas les symptômes qu’Alexie a décrit et encore moins la décision du docteur qui est seulement de prendre du repos… Sa sœur sort d’un accident sacrément violent, pour ne pas pousser plus loin les examens ? Les refaire ?
Ces questions, il se les pose et même s’il ne remet pas en question l’avis du Dr Linch, il a besoin de les poser à haute voix. D’entendre une réponse rassurante lui qui est tant serein lorsque les rôles s’inversent et que Josef doit rassurer la victime.

— Vous ne refaite pas les examens au cas où ? Un scan’ ou une radio, histoire que l’on soit sûr que rien ne se cache dans cette tête d’ampoule ?

Il tente même l’humour alors qu’Alexie émet un grognement faussement agacé par la réplique de son frère qui reste malgré tout sérieuse. Il sait qu’il n’est pas médecin mais il aimerait juste entendre pourquoi le toubib ne fait pas d’examen complémentaire pour s’assurer que rien ne s’était développé entre temps. Ses questions sont juste un automatisme d’inquiétude comme tout patient poserait en sa situation, même si ici le patient était sa propre sœur. Lorsque Josef est soucieux, il ne l’est pas qu’à moitié. Il se réajuste dans son siège, coude posé sur l’accoudoir avant de poursuivre sourire en coin.

— Vous pensez que le traitement pourrait être responsable de ces troubles ? Apparemment il est assez costaud, je me demandais si ça pouvait jouer sur tout ça.
— Jo’…
— Quoi ? J’me pose simplement des questions.

Sa sœur lève les yeux au ciel, prenant ça comme un affront alors que la réelle intention de Josef est simplement d’en savoir plus pour pouvoir faire un rapport à ses parents qui auront sûrement les mêmes réflexes que lui. Quoi de plus normal qu’un proche d’un patient qui s’inquiète ? Le toubib doit en voir passer une tripotée, non ? Et puisqu’elle ne sera pas son premier échec, Dr Linch ne verra aucun mal à répondre à ses questions, Josef en est presque certain.
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MessageMar 2 Fév - 17:50





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Bien-sûr qu’il sait quoi faire, seulement la peur d’échouer rien qu’une fois après toutes ces années le fait penser bêtement. Andrew n’est qu’un con qui ne pense que trop à son image, qu’aux dires qu’on pourrait avoir sur lui par la suite. C’est sur ça qu’il se concentre plutôt que de songer au pire qui pourrait arriver, plutôt que de se dire que non, ce n’est pas de son fait, parfois certaines choses arrivent sans qu’il ne puisse y faire quoi que ce soit. Mais ce serait admettre que son contrôle est limité et pour un maniaque dans son genre, il en est à un stade où cette simple idée n’est pas des plus envisageables. Pourtant, prétendre le contraire ne pourrait le mener que contre un mur qu’il ne pourra pas parer. Andrew pourrait se retrouver bloqué, piégé par l’image qu’il donne de lui sans même s’en rendre compte et, ici, de plus en plus malgré ses sourires et ses douces paroles tout juste revenues au milieu de la conversation. Il est d’une prétention sans limite, d’une audace qu’il ne peut cacher en plus d’un égocentrisme bien trop développé. Il est cette facette de lui qu’il ne devrait pourtant pas autant montrer, pas de cette manière-ci en tout cas ; parce qu’il trahi son incertitude, sa volonté de ne pas s’ouvrir sur de potentiels faits qui, pourtant, s’avèrent des plus nécessaires dans ce genre de cas. Et c’est la raison pour laquelle il s’attendrit à nouveau, la raison pour laquelle il essaie de prendre sur lui ; bien qu’encore inconsciemment. Il lui faut ouvrir les yeux sur la faute qu’il est en train de commettre, il lui faut comprendre que tout ne pourra pas être parfait, pas dans son domaine en tout cas. Parce qu’il n’est pas un surhomme mais un homme, comme tant d’autres, avec la possibilité de bien faire mais aussi, parfois, de se tromper. Chose qu’il ne se dit pas, pas encore en vérité. Mais l’idée commence lentement à germer dans sa tête, elle vient, lentement, se hisser jusqu’à sa conscience, jusqu’à ses songes qu’il tient finalement – et stupidement – à faire taire pour pouvoir rester sur sa position. Il n’échouera pas et n’envisagera pas d’avoir commis une erreur ou d’avoir laissé quelque chose lui échapper quant à la jeune femme qui lui rend ses sourires, celle qui semble plus que confiante quant à ses dires ; contrairement à celui venu l’accompagner, celui qui – pourtant – avait su le trouver par le passé pour prendre en charge sa sœur.

Celui qui, finalement, ne s’avère toujours pas convaincu parce qu’il laisse sa voix reprendre ses droits dans le bureau d’Andrew, parce qu’il revient à la charge bien que ce soit cette fois-ci d’une toute autre manière, d’une façon plus délicate, plus implicite. « Vous ne refaite pas les examens au cas où ? Un scan’ ou une radio, histoire que l’on soit sûr que rien ne se cache dans cette tête d’ampoule ? » Ce ne sont que des questions, qu’une routine qu’Andrew a pourtant pour habitude d’entendre mais ici, dans le cas présent, et probablement pour les remarques tout juste passées, il n’arrive pas à se raisonner quant à cela. Comme un idiot, il les prend pour une accusation. Parce que c’est ce qu’il est, un idiot ; et de première, pour parfaire le tout. Davantage en ce moment, plus qu’il y a maintenant quelques mois. L’assurance qu’il recommence à prendre ne l’aide pas à se rendre un peu plus sympathique, en vérité. Aussi, il va pour répondre mais il enchaine, il revient se faire soucieux, dérangeant du côté de Linch qui, enfin, pose ses prunelles sur lui. « Vous pensez que le traitement pourrait être responsable de ces troubles ? Apparemment il est assez costaud, je me demandais si ça pouvait jouer sur tout ça. » Et il n’a pas tort, c’est d’ailleurs ce qui vient agacer davantage Andrew qui termine tout de même son ordonnance, ça tout en complétant le dossier médicale de sa patiente sur son ordinateur. Il soupire quand finalement les voix s’éteignent, sachant pertinemment qu’on attend désormais une réponse de sa part ; lui qui estime savoir ce qu’il fait et ne pas avoir à se justifier plus que cela. Pourtant, ce sont ses obligations, ici. C’est un dû qui leur doit, un point qu’il se doit d’éclaircir parce qu’il est de son devoir de rassurer les membres de la famille de celle venue lui rendre cette visite de routine ; finalement bien moins rapide qu’elle n’aurait dû l’être dans un premier temps. Alors, il se rend à l’évidence même des choses, Andrew se plante. Depuis le début, depuis que les choses ont commencées à se faire plus sérieuses qu’elles n’auraient pu l’être dans d’autres circonstances, Andrew suit le mauvais chemin. Et ça vient s’imposer à lui, ça vient lui tomber sous le nez comme pour tenter de le faire réagir ; ce qui fonctionne, bien qu’encore à moitié. Parce qu’il ne retient pas forcément que les compliments, mais aussi ce qu’il considère comme des attaques ; un terme plutôt exagéré mais qu’il aime à employer quand ça vient toucher à sa personne.

Aussi, il se redresse un peu, venant déposer la feuille sur laquelle il gribouillait jusqu’alors devant la jeune femme avant de lui offrir toute son attention, bien que ses mots à venir aient très probablement un tout autre message à faire entendre et pas forcément à son attention. Il s’y risque, il ne peut pas s’en empêcher, parce qu’Andrew est ainsi, provocant quand on vient douter de ce qu’il sait, de ce qu’il fait depuis maintenant un temps assez long pour savoir vers où aller ; ou presque. Parce qu’une carrière n’est rien sans doute, sans essaie, sans échec. Parce qu’une carrière – de plus dans ce domaine – ne peut pas être complètement parfaite et droite. « Je pense savoir ce que je fais, mademoiselle. Ils ne m’auront pas laissé à cette place si ça n’avait pas été le cas. Néanmoins, j’insiste sur votre retour à mon bureau la semaine prochaine, à ce même jour, en sachant que les doses vont être augmentées. On vient de me rappeler que ce pourrait être un risque que de se diriger sur cette voie-ci, chose que je ne suis pas prêt d’oublier, et ça explique un rendez-vous si proche. Je préviendrais moi-même ma secrétaire. » Lui sourit-il, avant de rapporter rapidement son attention sur Miler qui semble toujours attendre quelque chose de sa part, qui semble ne pas vouloir réellement lâcher l’affaire ; et, dans le fond, c’est compréhensible. Bien que ce ne le soit pas complètement pour celui qui croit toujours avoir raison, pour celui qui croit encore tout savoir pour ce cas. Loin du compte, effectivement. Et c’est ce qui l’effraie, ce qui l’amène à ne se poser que trop de questions ; plus encore qu’il n’aurait pu le faire dans un tout premier temps. Il sait que son image pourra être ternie, sans trop d'efforts. Il s'en doute, et il le devine à l'inquiétude qu'il devine au cœur des prunelles du jeune homme. Aussi, il soupire, se levant rapidement, reprenant l'ordonnance récemment faite comme pour se préparer à l'en changer, déjà. « Excusez-moi quelques secondes. » Laisse-t-il entendre avant de refermer la porte derrière lui, avant d'aller rejoindre sa secrétaire à qui il laisse quelques directives concernant la jeune femme qui attend dans son bureau. Celle qui rejoint enfin, après une à deux petites minutes. « Nous vous avons mis quelques examens à faire, entre temps. Je n'ai pas pour habitude qu'on remette mon travail en question. Alors, s'il ne suffit que de cela pour rassurer vos proches, soit. » Souffle-t-il en venant griffonner certaines notes sur la feuille récemment récupérée. « Je vous change la date de cette ordonnance-là et la mets de côté. Pour le reste, je vous verrai à la sortie de votre dernier examen. A partir de là, nous verrons qu'elle démarche adoptée ; même si j'estime ne rien avoir loupé. Néanmoins, votre sécurité avant le reste, hm. » Sa voix s'estompe dans la pièce, aussi certainement que ses dires implicites. Non, vraiment ça l'agace ; peu conscient d'être, de son côté, un véritable con.





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MessageVen 12 Fév - 9:23

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Josef patiente, attend la réponse du médecin censé le tranquillisé et le rassurer sur l’état de sa sœur. N’est-ce pas le job d’un toubib ? Si, bien évidemment que ça en fait partie. Et c’est bien pour ça que le jeune pompier n’hésite en aucun cas à poser les questions qui lui viennent à l’esprit et qui résonnent malgré tout comme des inquiétudes. Quoi de plus normal avec l’accident qu’Alexie a subit il y a quelques semaines ? Quoi de plus normal lorsque le patient concerné est tout bonnement sa sœur.
Toujours assit au fond de son siège, appuyé sur l’un des accoudoirs, Josef se gratte machinalement cette barbe naissante qu’il n’a pas pris le temps de raser. Alexie est silencieuse et attend elle aussi des réponses même si elle a une confiance aveugle envers le médecin. Après tout, son frangin à raison… Peut-être que le traitement est tout simplement en partie fautif de son état actuel. Si ça n’est que ça alors tant mieux, ça lui éviterait d’autres examens complémentaires.

Le neurologue reste silencieux, termine de griffonner sur son papier avant de se redresser et de déposer l’ordonnance devant Alexie, sans accorder le moindre regard à Josef. Ce dernier fronce les sourcils, attendant toujours à ce que cet homme daigne lui répondre. Mais surtout, le regarder.

— Je pense savoir ce que je fais, mademoiselle. Ils ne m’auront pas laissé à cette place si ça n’avait pas été le cas. Néanmoins, j’insiste sur votre retour à mon bureau la semaine prochaine, à ce même jour, en sachant que les doses vont être augmentées. On vient de me rappeler que ce pourrait être un risque que de se diriger sur cette voie-ci, chose que je ne suis pas prêt d’oublier, et ça explique un rendez-vous si proche. Je préviendrais moi-même ma secrétaire.

Ce médecin est entrain de se foutre de sa gueule. Josef croit même halluciner sur la méthode qu’il emploi. A savoir, passer par sa sœur pour, en gros, lui faire passer le message de fermer sa gueule puisqu’il sait ce qu’il fait. C’est quoi cette manie d’être susceptible juste parce qu’il lui pose des questions qui lui semble légitime? Et même si elles ne l’étaient pas, qu’est-ce que ça peut foutre?
Josef tousse dans le creux de son poing pour attirer l’intention du médecin, suivit d’un mouvement léger de la tête. Traduction : T’es mignon mais j’suis là, tu peux me regarder aussi. Et me répondre, accessoirement.

Le Dr Lynch se contente de soupirer, se lever et reprendre l’ordonnance en main.

— Excusez-moi quelques secondes.

Et il s’éclipse. A peine eut-il fermé la porte…

— T’es vraiment lourd…
— Quoi ! Je fais que de poser des questions, on est chez le médecin non?
— Le Dr Lynch est un bon médecin.
— J’ai jamais dit le contraire, j’y suis pour rien si Monsieur est susceptible. Je m’assure juste qu’on ne loupe rien.

Alexie lève les yeux au ciel, esquissant un sourire en coin qui ramène bien vite celui de Josef.

— Il n’a même pas la politesse de me parler à moi.
— Parce que t’es chiant.
— Non ça c’est toi qui me trouve chiant parce que j’suis ton frère.
— Pas faux. Bon maintenant tu lui fou la paix et tu le laisse faire son job, ok?
— C’est ce que je fais déjà.

Grand sourire malicieux, Alexie le frappe mollement sur l’épaule sans qu’il ne bouge. La porte s’ouvre de nouveau sur le Dr Lynch qui revient avec une feuille en main.

— Nous vous avons mis quelques examens à faire, entre temps. Je n'ai pas pour habitude qu'on remette mon travail en question. Alors, s'il ne suffit que de cela pour rassurer vos proches, soit.

C’est qu’il ne veut pas lâcher le morceau le toubib. Loin de là. Il en est même hyper vexé. Et ça commence à emmerder Josef parce que s’il prenait ça à la légère deux secondes plus tôt, cette acharnement dont fait preuve le médecin pour lui rappeler que son job, il le fait bien, lui tape sur les nerfs.
Il dissimule vraisemblablement un comportement narcissique et suffisant qui n’encourage pas le jeune pompier à l’apprécier. Et Josef ne capte pas le coup d’œil d’Alexie rapidement lancée pour l’intimer de se taire…

— Je vous change la date de cette ordonnance-là et la mets de côté. Pour le reste, je vous verrai à la sortie de votre dernier examen. A partir de là, nous verrons qu'elle démarche adoptée ; même si j'estime ne rien avoir loupé. Néanmoins, votre sécurité avant le reste, hm.

C’est quoi son problème ? Un complexe d’infériorité?
Josef se redresse sur son siège, se penchant légèrement en avant tout comme il commence à être légèrement agacé.
Non, sérieusement agacé. Qu’on le prenne pour un con, il le digère mal tout comme il comment à se lasser de la rangaine du petit médecin prétentieux qui pense que les erreurs n’existent pas. Et puis putain, il n’a fait que poser des questions bordel.

— Excusez-moi, Docteur Lynch … Et il insiste bien sur le terme Docteur. Est-ce que vous êtes comme ça avec tous les patients qui s’inquiètent naturellement de l’état de leur proche?
— Josef…
— Non, attends. Il jette rapidement un coup d’oeil vers Alexie avant de ramener son regard clair vers le neurologue. J’ai pas remis en cause votre job, donc si vous avez un complexe d’infériorité ou si vous êtes vous-même peu confiant des décisions que vous prenez, faut me le dire. Parce que je vous trouve un poil susceptible sur la question.

Un lourd silence s’installe dans la pièce, Alexie se tasse dans sa chaise comme pour disparaitre de cette scène qui la met mal à l’aise. Josef reste focalisé sur ce médecin qu’il a sauvé il y a déjà longtemps maintenant et semble être presque un autre homme.

— Donc si vous avez quelque chose à me dire, adressez-vous directement à moi au lieu de passer par ma frangine pour sous-entendre ce genre de connerie.

Enervé, il l’est. Rare sont les fois où ils montent en pression mais là, il s’agit d’Alexie. Couplé à ça, le médecin semble lui montrer un tel dédain que ça en frise l’irrespect. Toujours dressé sur son siège, il n’arbore même pas un visage fermé.
Au contraire, c’est un léger sourire qui pointe au coin de ses lèvres…
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MessageDim 21 Fév - 23:58





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Il prend ses décisions sur le vif, il fait au plus vite parce qu’il a l’impression d’être oppressé, observé, jugé sur ce qu’il a pourtant fait durant des années sans jamais n’avoir de mauvaises surprises. C’est une première pour le trentenaire, une première qui dans le fond l’effraie parce qu’il sait que les regards de ses supérieurs sont déjà tournés vers lui quant à sa récente chute dans un monde qui n’appartient qu’à lui, aisément sombre et gangrénant, ayant rendu l’homme aussi aisément corruptible à toute sorte de perdition ; bien qu’ils n’aient aucune preuve à son encontre. Il sait que ça remettra bien des paroles en doute, il sait que ça pourrait lui porter préjudice au vu de la récente période difficile traversée. Alors oui, il agit comme un con, Andrew ne réfléchit pas plus que ça, persuadé d’avoir raison, d’avoir suivi ce qu’il aurait fait lorsque rien ne lui était encore tombé dessus. Il ne pense pas s’être trompé, il ne pense pas s’être fait passif sur le moindre détail concernant la jeune femme qu’il recevait ici mais il lui faut admettre que les choses peuvent évoluer, parfois en mal – comme ici, peut-être –, chose qu’il ne fait pas par fierté, par égocentrisme parce qu’il a toujours été ainsi ; davantage depuis peu. Aussi, il s’est risqué à l’affrontement bien qu’indirectement, il s’est risqué à faire entendre son mécontentement, tout ce qui lui passe par la tête et qui, pourtant, devrait être gardé silencieux parce que les questions qu’on lui pose, dans le fond, ont toutes été légitimes. Il n’a pas le droit de blâmer un homme parce qu’il s’en fait pour l’un de ses proches, il n’a pas le droit d’accuser l’attention particulière donnée à son travail en sachant que ce n’est qu’une question de formalité et non un moyen de le faire sombrer. Parce qu’il lui faut prendre aussi en compte qu’ils n’auraient aucune raison de le voir perdre sa place, parce qu’ils ne gagneraient rien à le voir douter de ses propres décisions. Ce n’est qu’une convenance qu’il s’est vu mal interprété, qu’une question parmi tant d’autres qui, peut-être, plus tard, serait passée plus simplement auprès du neurologue. Néanmoins, il n’arrive pas à ouvrir les yeux sur sa nouvelle paranoïa, celle qu’il laisse prendre bien trop de place en son sein, celle qu’il laisse tenir les cordes quant à la manière dont il fonctionne, ça bêtement. Parce qu’il s’enfonce à défaut de se faire confiant.

Pourtant, il ne perd rien de sa superbe, Andrew persiste, Andrew continue sur cette voie complètement ridicule. Il va jusqu’à se faire un poil impoli lorsque, finalement, on essaie d’attirer son attention. Parce qu’il sait que le regard de l’autre homme n’en a pas fini avec lui, parce qu’il sait qu’il l’a braqué sur lui depuis son retour, depuis la manifestation de son mécontentement, en vérité. Et, au lieu d’arranger les choses, il ne fait que les conforter dans ce sens. Il n’arrange rien, ça avait toujours été son problème et Carmen avait failli lui échapper à cause de ça ; tout comme Jade lui avait filé entre les doigts, d’ailleurs. Et les mots à suivre le ramène à lui, il entend son nom, il entend la question qu’on vient lui poser et il en soupire ; parce qu’il n’a pas de réponse à fournir, parce qu’il sait au fond de lui que la réaction de Josef est complètement compréhensible. Parce qu’il sait qu’il n’a plus aucune répartie pour répondre à cela et c’est pourtant ce qu’il tente vainement de chercher, habitué à avoir le dernier mot. Et s’il pensait que les choses s’arrêteraient là, c’était sans compter la nouvelle prise de parole de Miller, bien décidé à lui faire entendre la manière dont lui voit les choses ; ce qui, en soit, ne ferait pas vraiment de mal à Andrew dans ces circonstances, bien qu’il n’ira pas l’admettre. Pas pleinement. « Je n’ai pas remis en cause votre job, donc si vous avez un complexe d’infériorité ou si vous êtes vous-même peu confiant des décisions que vous prenez, faut me le dire. Parce que je vous trouve un poil susceptible sur la question. Donc si vous avez quelque chose à me dire, adressez-vous directement à moi au lieu de passer par ma frangine pour sous-entendre ce genre de conneries. » A cela, il ne fait que soupirer. Andrew n’a que faire de ce genre de conversations entre ces murs et pourtant, il se doit d’y faire face parce qu’il en est la cause et ça, finalement, ça ne vient plus lui échapper. Parce qu’il ressasse la scène depuis le départ, parce qu’il se répète tous les mots dits, toutes les questions posées et il a été le seul à commencer à envenimer les choses parce qu’il est, depuis peu, de ceux qui ne prennent aucun recul sur ce qu’ils peuvent entendre. Et ça vient lui porter défaut, comme souvent dernièrement, comme souvent depuis longtemps aussi, en vérité. Alors, il passe rapidement ses mains sur son visage, il essaie de se défaire de l’agacement qu’il en ressent tout comme de la lassitude ; de la lassitude à son propre sujet.

Il se sait perdu, il sait que la pente est à remonter, à gravir avec autant de volonté qu’il sera capable d’en donner par la suite ; et il sait qu’agir de la sorte ne l’aidera pas à se sortir des ténèbres qui l’ont pris comme dans l’espoir de le voir couler, une dernière fois. Alors, il respire, il prend son inspiration avant d’en revenir à l’ordonnance qu’il s’apprêtait à donner, il en revient à cette feuille encore sous ses doigts ; raison des querelles qui commencent à prendre d’assaut le bureau. Il est pathétique et, le pire dans tout ça, c’est qu’il n’en prend qu’à l’instant conscience. « Écoutes, Josef, j’ai seulement compris que tu n’avais pas totalement confiance en ce que je faisais et je n’ai fait que répondre à cela. Ça m’agace de voir à quel point on peut contrer ma manière de faire mais, jusque-là, ça ne m’a jamais porté préjudice. Alors je sais que je te dois énormément pour… ce que tu as fait et je suis désolé d’en arriver-là mais si tu tiens à savoir les choses clairement, soit : laisse-moi faire comme bon me semble. » Souffle-t-il comme désemparé, bizarrement. Parce qu’il se ressasse aussi tout ce qui les lie, tous les deux. Parce qu’il se souvient de l’aide qu’il lui a donné quand tout aurait pu se terminer, parce qu’il se souvient du soutien apporté lorsque tout lui semblait irréel et surtout inconnu. Andrew ne peut pas oublier ce qui a été fait pour lui et c’est ce qui lui permet de retrouver un semblant de raison ; rien qu’une légère once quant à tout ceci. « Néanmoins, j’ai suivi tes inquiétudes et j’ai donné à ta sœur quelques examens à faire, pour que tu sois sûr que mes solutions seront par la suite suffisantes. » Il laisse ses excuses se faire entendre mais il ne revient pas sur sa possibilité à s’être trompé, au départ. Parce qu’il doute sincèrement que ce soit le cas, parce qu’il veut continuer à croire que rien n’est de son fait et parce qu’il veut se dire que la solution prise est la bonne. Et, si les examens révèlent qu’il aurait pu avoir tort, il ne s’en remettra qu’au pardon qu’il pourrait obtenir – ou non – de la part des deux âmes à qui il s’adresse ici. D’ici-là, il choisit de ne pas y songer, de ne s’arrêter que sur sa certitude déconcertante ; au moins pour celui à qui il s’était adressé, en plus de sa susceptibilité exagérée depuis peu. « Désolé pour tout ça, mademoiselle. » Laisse-t-il tout de même entendre avant de lui remettre une bonne fois pour toute ce qu’on avait réussi à lui faire céder, trophée arraché mais pourtant nécessaire, dans le fond. Raison pour laquelle il s’est aussi décidé à lui donner, parce qu’il ne l’admettra pas pleinement mais à force d’insistance, il avait fini par douter – bien que ce ne soit que légèrement – de sa première décision.





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MessageDim 28 Fév - 21:10

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Il en avait marre que le doc le prenne pour un con et si Josef était de ceux qui, souvent, se taisait pour ne pas envenimer les choses, ici il n'en a pas envie. Parce qu'on parle de sa sœur, de son état de santé et que bordel, il déteste cet air condescendant qu'Andrew lui jette à la gueule. A tord, de surcroît. Quoi, il a été trop insistant ? Et alors, c'est pas normal venant d'un proche de son patient ?
Il sent qu'il s'énerve, qu'il monte doucement en pression mais il ne s'enflamme pas pour autant. Josef déteste la haine et encore moins perdre son temps dans des querelles à la con. Et le regard d'Alexie se fait lourd sur ses épaules, il ne veut pas la contrarier. Sauf si le Doc' décide de dépasser les bornes.

Lynch se passe les mains sur le visage et Josef ne sait pas si c'est parce qu'il est lui aussi entrain de s'énerver silencieusement ou s'il est tout simplement las de cette petite gueguerre stupide.

— Écoutes, Josef, j’ai seulement compris que tu n’avais pas totalement confiance en ce que je faisais et je n’ai fait que répondre à cela. Ça m’agace de voir à quel point on peut contrer ma manière de faire mais, jusque-là, ça ne m’a jamais porté préjudice. Alors je sais que je te dois énormément pour… ce que tu as fait et je suis désolé d’en arriver-là mais si tu tiens à savoir les choses clairement, soit : laisse-moi faire comme bon me semble.

Est-ce qu'il est entrain d'halluciner ? Est-ce qu'il est entrain de lui faire une foutue farce ?
Il n'a rien comprit et Josef se redresse, déjà le sang enflammé dans ses veines qui le consume de la tête aux pieds. Le jeune pompier est ravi d'entendre qu'il a conscience de ce qui les lies tous les deux mais il apprécie beaucoup moins l'insistance du médecin à lui dire qu'il est agacé de cette remise en question et à ce que Josef le laisse faire son job tranquillement.
Et surtout, il le tutoie désormais. Façon insidieuse à ce que tout soit plus clair ?

— Néanmoins, j’ai suivi tes inquiétudes et j’ai donné à ta sœur quelques examens à faire, pour que tu sois sûr que mes solutions seront par la suite suffisantes. Désolé pour tout ça, mademoiselle.

Manière maladroite de sous-entendre qu'il est désolé parce qu'Andrew semble être soudainement dôté d'une fierté qui les écrase tous. Surtout Josef.

— Aucun problème docteur. On vous fait confiance.

Alexie a prit la parole avant Josef, histoire de lui faire comprendre que maintenant, elle aimerait vraiment qu'il se la ferme et son frère se tait. Se mord l'intérieur de la joue et ravale cette boule qui glisse le long de sa gorge.
Ok, ferme là. Vraiment. Ferme là.
Mains sur les accoudoirs, il patiente le temps qu'Alexie et Lynch terminent tous les deux concernant l'explication plus précise des examens et de l'ordonnance jusqu'à ce qu'il soit l'heure de se lever et de quitter le cabinet. Josef se lève, remet sa veste et laisse sa sœur s'exprimer pour lui en serrant la main du Neurologue.

— Encore merci pour tout ce que vous faite Dr Lynch. A la semaine prochain !

Elle commence à s'éloigner et Josef culpabiliserait presque de la voir remercier aussi chaleureusement ce bon vieux Andrew. Comme si elle essayait de rattraper la maladresse de son propre frère.
Alexie s'éloigne, Josef ne la suit pas.

— Vas-y, j'arrive.

Elle fronce les sourcils, il insiste du regard. Sa sœur secoue la tête de manière négative et s'éloigne plus loin dans la salle d'attente alors que Josef se tourne vers le médecin, mains dans les poches de sa veste, plus décontracté que tout à l'heure.
Il a eu tout le temps de se calmer même s'il sait que la moindre remarque suffira à lui rallumer son agacement. Josef se passe une main dans les cheveux puis sur le visage en lâchant un soupire de lassitude.

— Bon, il y a eu un malentendu là-dedans. Il désigne le bureau du médecin d'un signe de tête. J'ai jamais remit en question ton job et si je me permets toutes ces questions c'est pas parce que j'étais là lors de ton accident Andrew, mais seulement parce que je m'inquiète pour ma frangine.

Il veut être clair, Josef déteste rester sur des non-dits et que chacun se fasse sont petit film de son côté comme un con. Il veut que tout soit régler avant qu'il ne quitte cet hôpital.

— Je ne contre pas non plus ta manière de faire, ni ne doute de tes capacités. Mais Alexie est ma sœur, elle a eu un sacré accident de voiture et moi j'suis pas toubib. Toi, si. Si je te demandais tout ça, c'était surtout pour me rassurer de savoir que non, on n'passe à côté de rien. Pas que tu n'ai plus les capacités de faire ton job aujourd'hui.

Il se détend au fur et à mesure qu'il parle, ses traits ne sont plus aussi crispés que tout à l'heure et en cette seconde, il se demande comment ils ont fait pour se prendre le bec tout à l'heure. Comme deux imbéciles. A aucun moment il ne s'est dit qu'Andrew n'était plus apte à exercer puisque si le Neurologue est encore là, c'est bien que ses confrères jugent qu'il est apte à exercer.
Tout du moins, il l'espère.

— Donc tranquillise toi un coup, prends un weekend pour aller souffler un peu mais destress, ok ? Josef hausse les sourcils comme pour appuyer ce qu'il lui dit. Et si jamais t'as besoin de parler ou j'sais pas, appelle moi.

Il n'aurait jamais cru qu'il lui proposerait ça à la fin de cet entretient mais l'aide s'était proposée d'elle-même. Et au fond, Josef n'était pas contre si ça pouvait aider Lynch à se sentir mieux dans ses basques.

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