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Dark Knight - Lyla
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MessageMer 13 Jan - 11:10

Dark Knight× ft. Lyla & Josef

Lundi 11 Janvier, tôt dans la matinée — Triste début de journée. Le genre de nuit dégueulasse qui vous laisse un sale goût amer dans la bouche et qui ne vous quitte pas pendant plusieurs heures. Ou pire, plusieurs jours.
Il est fatigué, voir épuisé. Le weekend a été corsé avec ses gardes nocturnes et il n’aspire désormais qu’à ses deux jours de repos. La relève est déjà présente alors qu’il est entrain de quitter son uniforme dans les vestiaires.
Triste nuit. Triste matin.
Debout devant son casier, son portable à la main, il check les dernières infos et celle qui le bouleverse présentement est la plus improbable pour lui. La mort d’un artiste, un des plus grands à ses yeux, survenu cette nuit. David Bowie. Le genre de type que l’on croit immortel, vous persuadant que de toute façon, vous avez tout le temps d’écouter ses albums en boucle puisqu’il mourra bien après vous. Ou pas du tout. C’est con de se sentir aussi touché et affecté par le décès d’un mec que tu ne connais pas, que tu n’as en soi, jamais vu si ce n’est qu’à ce fameux concert avec papa.
Pourtant, il a bercé toute son enfance. Josef possède encore ses vinyles et CD’s qu’il s’est acheté avec son propre argent de poche et qui squatte sa bibliothèque musical aux côtés de ceux qu’ils jugent faire partie des grands. Jeff Buckley, Kurt Cobain, Aretha Franklin, The Cure, Dire straits et tant d’autre. Il a même un vieil album des Runaways, le tout premiers sortie que son paternel a bien voulu lui donner. Josef  se revoit dans la vieille bagnole de son père, fenêtre ouverte, direction les vacances. Le tout sous les sons des guitares et le tempo de la voix de Bowie.

We can be Heroes, juste for one day.

Est-ce que ce sont les dernières paroles échangées par ce jeune couple cette nuit en fuyant leurs parents respectifs ? Celui que Josef et tout le reste de l’équipe ont retrouvé encastré dans un mur, dans une bagnole qui ressemblait plus à une boule d’aluminium qu’autre chose. Il en a encore l’estomac tout retourné et le cœur à l’envers, même s’il ne dit rien, qu’il n’en parle pas. Mais il se souvient fraichement de leur corps qui n’en était plus, dans un état plus que désastreux et catastrophique. Il a fallu des heures de boulot pour réussir à rassembler ce puzzle de chair et de tôle. Ses collègues ont tirés la même gueule que lui quand ils ont vu le résultat et se sont retrouvés les épaules affaissées quand les autorités se sont pointés avec des informations toutes fraiches. 19 et 18 ans, des parents de mœurs différentes qui menaçaient l’un et l’autre de chose que Josef aimerait vomir s’il le pouvait, s’ils osaient poursuivre leur relation.
A quel moment ces jeunes gens ont-ils décidés que la vie était préférable à la mort ? N’avait-il pas d’autre moyen ?
Il en sait foutrement rien et de toute façon, ça ne change rien à la réalité : Ils sont morts. Peut-être qu’ils sont mieux là où ils sont. Du moins, il l’espère. Tout ça fait partie de son job, il est habitué à voir des choses qui peuvent paraitre parfois insoutenable mais il y a certains jours où les choses sont digérées plus difficilement. Il a de la peine pour ce couple à la fleur de l’âge qui se sont fauchés eux-mêmes à défaut d’avoir accès à un droit humain.

Il range l’ensemble de ses affaires dans son casier, glissant son téléphone dans sa poche avant d’écraser un bâillement contre son poing. Il n’aspire qu’à rejoindre son pieu après une bonne douche brûlante, histoire de récupérer mais aussi de ne plus voir ces images en continue dans sa tête. Il enfile sa veste, prend son casque de moto et les clés avant de quitter son vestiaire et d’emprunter le chemin du couloir.

— Putain !

Il n’a pas vu venir le choc ni le mec avec qui il est entré en collision au détour d’un virage. Par contre il sent très bien le café brûlant qui est entrain d’imbiber son pull, son tee-shirt et surtout cette chaleur cuisante du liquide qui le brûle la peau. Il écarte les pans du tissu pour éviter que ça n’aggrave la situation, histoire que la température veuille devenir plus tolérable et ce, tout en levant le regard vers son vis-à-vis.

— Tu peux pas faire attention merde !

Aussi grand que Josef, roux, visage carré avec un nez aquilin, Peter se dresse de toute sa hauteur devant lui, les joues rougies de colère. Il écrase son gobelet de plastique avant de le lancer rageusement aux pieds de Josef qui mets un temps de retard avant de percuter la situation.
Peter et lui n’ont jamais été de très grands amis. Divergence de caractère et de façon de voir, ils se supportent puisqu’il le faut pour le bon déroulement des missions. En dehors de ça, moins ils se voient, mieux ils se portent. Ce n’est qu’un grand con, flambeur et narcissique qui pensent que le métier de pompier, c’est pas un taff de PD. Parfois Josef a envie de simplement le réduire au silence et s’il a toujours été patient, aujourd’hui il n’a pas envie de l’être. Parce qu’il est crevé et que deux gamins se sont délibérément jeté dans un mur en roulant à 180km/h au moins et que Peter, putain, il l’emmerde.

— M’emmerde pas, t’avais qu’à regarder où t’allais.

Il serre les dents, braque son regard bleu qui semble prendre une teinte foncé sous la colère et l’agacement. Josef n’est pas QUE le type sympa qui sourit tout le temps à tout le monde. C’est aussi le gars qui n’a pas envie qu’on l’emmerde après une nuit pareille et qui sait renvoyer chier quand il le faut. De toute façon, dans ce job t’as pas le choix si t’as envie de te faire respecter un minimum.
Quoi qu’il en soit, sa phrase est à peine terminée que Peter vire à une teinte plus cramoisie encore au point que l’on pourrait presque confondre son front et ses cheveux.  Le conflit s’embrase aussi vite qu’une flaque d’huile au contact d’une allumette.

Josef se sent pousser vers l’arrière avec brutalité mais reste campé sur ses deux pieds.

— Vas-y viens, tu veux qu’on règle ça enfoiré ?
— Fais pas chier, fou moi la paix et dégage.

La lave s’insinue dans ses veines, son cœur menace d’exploser mais surtout, c’est au creux du ventre qu’il sent que ça ne va pas. Que ça va vite tourner à la castagne s’il ne se freine pas tout de suite. Sa vue se rétrécie, son souffle s’écourte, sa mâchoire se crispe. Josef à l’impression d’avoir un voile rouge devant les yeux et que les sons autours de lui n’existent plus. Il n’a pas envie. Putain que non, il n’a pas envie. Que Peter l’emmerde ou même de lui-même s’énerver. Il déteste cet état où il a l’impression de ne plus rien contrôler et que le peu de maitrise qu’il possède va lui échapper d’un claquement de doigts.
Peter se rapproche encore, Josef serre les poings.
Tout ça pour un putain de café renversé.
Tout ça parce qu’ils sont épuisés, à bout de nerfs, tous les deux. Parce que le weekend a été particulièrement noir.

Tout ça parce que les images de ce couple se gravent dans sa rétine pour lui retourner l’estomac et esquinter un peu plus ses nerfs déjà à vifs.

HRP:
 
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Lyla Gambino
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MessageDim 17 Jan - 17:27





DARK KNIGHT
ft Joe


Bosser dans une caserne à New York n’était pas une sinécure. Quoi qu’on en dise, et quoi qu’on pense. Les incendies constituaient la minorité des incidents sur lesquels pompiers et secouristes intervenaient, mais les autres interventions n’étaient pas plus évidentes pour autant, et pas plus drôles non plus. Bien au contraire. Vérifier les signes vitaux d’un mort suicidé, essayant de faire fi des morceaux de cervelles qui étaient éparpillés dans l’appartement, ça n’avait rien d’un parcours de santé. Se retrouver à ramasser les restes d’enfants assassinés par un malade, ça vous marquait de façon irréversible, presque autant que n’importe quelle guerre et ça, je pouvais en parler longuement. Je me souvenais encore avec amertume d’une intervention deux mois plus tôt, où nous avions dû emballer les corps de plusieurs gamins et de leurs parents, tous massacrés par leur père qui ne supportait pas l’idée que sa femme le quitte. Qui était assez cinglé pour faire une chose pareille, pour accepter que sa détresse soit l’excuse suffisante pour ôter la vie à des êtres innocents et non responsables de ses problèmes. On me donna congé une bonne semaine, puis on allongea ça à dix jours pour que je me retape complètement. Cela faisait à peine quelques semaines que je cessai d’en rêver toutes les nuits et que je ne me cherchais plus à comprendre les motivations de l’assassin. Ce métier, il fallait l’aimer, il fallait en embrasser tous les inconvénients autant que les avantages et quand bien même, on ne s’y faisait jamais. Qui pouvait s’habituer aux morts, à la pauvreté, à la violence et aux possibles conséquences de tout ça ? Je ne comptais plus les agressions dont j’avais été victime, les tentatives de prise d’otage et les menaces en tous genres. Si j’avais peur ? Parfois, souvent même, mais j’avais toujours trouvé des tas de raisons de me maintenir à flot. Je savais que tant que j’aurais mon boulot, je pourrais continuer à financer mes études de médecine. Je ne perdais pas de vue mon désir profond de terminer dans un hôpital, en chirurgie, à faire des choses qui m’étaient interdites dans une putain d’ambulance. Je devais reconnaître que j’étais moins assidue ces derniers temps, la faute à mon emploi du temps chargé et à Luciano, surtout à Luciano. Mais je trouvais toujours quelques minutes pour récupérer les cours, les lire, les intégrer et tenter d’en faire quelque chose. J’avais même sacrifié quelques heures de sommeil pour terminer un devoir que j’envoyai par mail quelques minutes avant la date butoir. Je ne voulais pas de cette vie-là pour toujours, il y avait quelque part, un avenir meilleur pour moi.

Au bout de ma vie, épuisée moralement et physiquement, je sortis du vestiaire, mon sac sur l’épaule, essayant de ne pas ressasser les détails de l’accident de cette nuit. Je devais rentrer en veillant à ne pas m’endormir sur la route, essayer de me reposer quelques heures avant de m’occuper de la maman de Cinzia et de trouver le moyen d’effacer doucement, mais sûrement les séquelles de son AVC. Tomber sur un déploiement de testostérones n’était pas étonnant entre les murs de la caserne et je les aurais sans doute regardés se bastonner sans bouger si Josef n’avait pas été de la partie. J’approchai en traînant les pieds et m’arrêtai près d’eux. « Ah, j’ai enfin trouvé, c’est ici qu’on se la mesure et qu’on cherche à savoir qui a la plus grosse, c’est ça ? Je suis désolée de vous le dire, les gars, mais c’est moi qui gagne ! Maintenant que tout doute est dissipé, chacun va pouvoir reprendre le cours de sa vie, pas vrai ?! » « Occupe-toi de ton cul, Canjura et laisse les hommes régler ça ! » Mauvaise réponse, très mauvaise réponse. « Des hommes, où ça ? » Je fis mine de chercher, sans rien voir. « Ah, toi, toi tu te prends pour un homme ! Tu me diras, l’espoir fait vivre, pas vrai ! Mais je vais te donner un conseil, Peter, méfie-toi quand même de la façon dont tu t’adresses aux gens et à qui tu manques de respect, on n’est pas tous aussi pacifiques que peut l’être Josef. Il a déjà été plus que patient avec toi, à sa place, ça fait longtemps que je t’aurais collé ma main dans la gueule ! » « J’aimerais bien voir ça, Canjura ! Ça me donnera une bonne raison de te casser en deux ! Comme ça tu pourras aller chialer auprès de tes frères ! » Il ricana et je l’imitai, ce qui le déstabilisa. « Je n’ai besoin de personne pour régler mes comptes. T’as une grande gueule, Peter, alors comme visiblement, ton rêve ultime c’est de cogner un de tes collègues et de préférence, une de tes collègues, je t’en prie, fais-toi plaisir ! » Je déposai mon manteau et mon sac sur le sol et ouvris les bras pour lui laisser libre accès. « Allez Peter, montre-nous à quel point tu es un homme, un vrai, un tatoué, un viril ! Allez, je suis sûre que ça excite les filles un type qui tabasse d’autres femmes. Allez, quoi ! Fais-toi plaisir ! » Il regarda autour de lui, constata que ses acolytes se désolidarisaient de ce qu’il était peut-être sur le point de faire et qui le conduirait tout droit vers la mise à pied puis le renvoi pur et simple et se ravisa, pourtant, je l’avais vu, cette lueur dans ces yeux. Il avait hésité. « Bande de ratés ! » cracha-t-il avant de tourner les talons. « Pauvre connard ! » répliquai-je en ramassant mes affaires et en jetant un coup d’œil à Joe. « Ça va, cowboy ? Faut toujours que tu te foutes dans la merde à des heures improbables de la journée et maintenant, je vais devoir trouver comment me venger de lui ! Bon, tu te bouges le cul, je t’emmène petit-déjeuner, magne-toi, tu me dois bien ça. »







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MessageJeu 21 Jan - 11:09

Josef M. Miller a écrit:
Dark Knight× ft. Lyla & Josef

Se tirer. Juste se tirer. Il veut une unique chose et c’est ça. Peter est tout aussi à bout de nerfs que lui mais en cet instant précis, il s’en fou parce qu’il en a tout simplement ras le cul qu’on vienne l’emmerder pour des conneries. Un parapluie ouvert et maintenant, un café.
Demain j’aurai le droit à quoi ? Une tâche sur mon casque ?
Fait chier, putain.

Il voit déjà rouge mais ne bronche pas plus qu’il ne le fait déjà, restant stoïque et droit devant son collègue. Josef ne lèvera pas le premier le poing, l’idée d’une violence lui donne déjà suffisamment la gerbe, pire qu’un récital de piano quand il était gosse. Pourtant, plus il regarde Peter plus il se dit que ça lui ferait presque plaisir de lui coller une bonne droite dans la gueule. Et c’est ce qu’il va se passer d’ici une poignée de seconde, puisque Peter est déjà entrain de faire un pas en avant pour ça.

— Ah, j’ai enfin trouvé, c’est ici qu’on se la mesure et qu’on cherche à savoir qui a la plus grosse, c’est ça ? Je suis désolée de vous le dire, les gars, mais c’est moi qui gagne ! Maintenant que tout doute est dissipé, chacun va pouvoir reprendre le cours de sa vie, pas vrai ?!

Le voile rouge se dissipe comme s’il venait de se rincer les yeux après y avoir mis du shampooing. Josef ne comprend pas tout de suite ce qu’il se passe jusqu’à ce qu’il cligne des yeux et capte la présence de Lyla.

— Occupe-toi de ton cul, Canjura et laisse les hommes régler ça !
— Que d'la gueule.

Il met du temps à revenir sur terre, à calmer cette tension qui le tiraille de tous les côtés et à ravaler cette envie brûlante d’hurler. Il se passe une main sur le visage, tendu comme un arc, presque déçue de voir Lyla débarquer ainsi. Pourtant, il sait que c’est bien mieux comme ça. Même si Peter n’a pas l’air de cet avis.
D’ailleurs, Josef n’a pas pu s’empêcher de réprimer un rire sarcastique en entendant la fin de sa phrase…

— Des hommes, où ça ? Ah, toi, toi tu te prends pour un homme ! Tu me diras, l’espoir fait vivre, pas vrai ! Mais je vais te donner un conseil, Peter, méfie-toi quand même de la façon dont tu t’adresses aux gens et à qui tu manques de respect, on n’est pas tous aussi pacifiques que peut l’être Josef. Il a déjà été plus que patient avec toi, à sa place, ça fait longtemps que je t’aurais collé ma main dans la gueule !

Qu’elle se rassure, ils n’en étaient pas loin à se foutre sur la gueule.
Josef c’est aussi ça, une rancune aussi éphémère qu’un papillon de nuit. Parce que Lyla est drôle et que même lorsqu’elle s’énerve et s’agite comme elle le fait présentement, elle en est comique à ses yeux. Elle possède une répartie tranchante et vive, de quoi lui coller un sourire aux lèvres.

— J’aimerais bien voir ça, Canjura ! Ça me donnera une bonne raison de te casser en deux ! Comme ça tu pourras aller chialer auprès de tes frères !
— Ta gueule, bordel !
— Je n’ai besoin de personne pour régler mes comptes. T’as une grande gueule, Peter, alors comme visiblement, ton rêve ultime c’est de cogner un de tes collègues et de préférence, une de tes collègues, je t’en prie, fais-toi plaisir !

La tension va crescendo, Lyla se débarrasse de son sac et de son manteau en écartant les bras, invitant au combat. Il en aurait presque oublié pourquoi ils en étaient là tant la situation prenait une tournure inattendu. Josef est effectivement pacifiste et patient, en revanche la jeune femme est impulsive et sanguine, une réflexion mal placée suffirait à faire exploser la bombe qu’elle était. Il aurait bien envie de dire à Peter que le sujet des frangins n’était peut-être pas l’idée du siècle… mais il se ravise. A quoi bon après tout ? C’est lui qui a cherché la merde, pas Josef. Mais ce dernier s'en voudrait jusqu'à la fin si Peter osait coller une droite à la jeune femme. Chose qu'il aimerait éviter à tout prix.

— Allez Peter, montre-nous à quel point tu es un homme, un vrai, un tatoué, un viril ! Allez, je suis sûre que ça excite les filles un type qui tabasse d’autres femmes. Allez, quoi ! Fais-toi plaisir !

Le public – parce que oui, ce genre d’animation à toujours pour effet de rameuter la moitié de la caserne ! – se disperse, haussant les épaules, certains ricanant en regardant Peter, d’autre lançant quelques regards méprisant à l’encontre de Lyla et Josef. Ce dernier soupire en se frottant le front du dos de la main, l’autre posée sur sa hanche. Si Peter lève la main sur l’un de ses deux collègues sous l’œil des témoins, il risque gros. Et il faut croire que pour une fois dans sa vie, ce connard est piqué par un élan intelligent et raisonnable en battant en retraite.

— Bande de ratés !

Josef se mort la langue pour ne pas répliquer. Pourtant quelques mots suffiraient à faire repartir la machine aussi sec mais ça n’est pas réellement ce qu’il veut.
Il veut juste se tirer, ça n’a pas changé.
Regard vers son pull imbibé de café.
Et se changer, aussi.

— Pauvre connard !
— Laisse tomber Lyla.

Il lui esquisse un sourire alors qu’il essaie d’éponger les dégâts avec un mouchoir en papier tiré de sa poche.

— Ça va, cowboy ? Faut toujours que tu te foutes dans la merde à des heures improbables de la journée et maintenant, je vais devoir trouver comment me venger de lui ! Bon, tu te bouges le cul, je t’emmène petit-déjeuner, magne-toi, tu me dois bien ça.

Elle n’a pas tort même s’il sait qu’il aurait pu se débrouiller seul. Josef n’est pas le genre de type à sentir sa fierté bafoué lorsque l’on vient prendre sa défense, peu importe ce qu’en diront les collègues, il bosse dans cette caserne depuis suffisamment longtemps pour qu’ils sachent que si le pompier doit se faire entendre, il le fera sans aucun problème. Ils savent également à quel point Lyla est une impulsive avec un cœur de guimauve malgré ces airs de gueularde.

— Ce mec ne vaut pas la peine à ce que tu te brises les reins pour te venger.

Il sourit, essayant toujours d’estomper les dégâts mais c’est peine perdu. Le liquide a de toute manière traversé le pull et le tee-shirt, tous deux ayant absorbé comme des assoiffés le café. Il jette le mouchoir en papier dans une des poubelles à proximité.

— J’dois aller me changer, mon pull est foutu. Il se retourne vers elle en la pointant du doigt. Et je me suis foutu dans cette merde exprès pour que la finalité soit un déjeuner en tête à tête avec toi. C’est exactement ce que je cherchais.

Pure connerie, vaste blague, Josef affiche un de ces sourires qui transpire l’humour. Même s’il est foutrement mauvais dans ce domaine, les taquineries de ce genre lui sont plus facile avec des personnes qu’il connait plutôt bien. Tout comme évoquer un déjeuner en tête à tête avec une femme qui n’est plus une inconnue, voir presque une amie. Tout dépend sur quel terrain il joue.

— Je reviens, attends-moi là.

Il fait demi-tour, direction les vestiaires où il quitte son pull et son tee-shirt qu’il fourre dans un sac avant d’enfiler des fringues de rechanges. Note à lui-même : Ne pas oublier d’en amener des propres. Il se sent encore énervé et agacé, par l’ensemble de la situation mais aussi parce que la fatigue commence à sérieusement tirer sur les nerfs. Il digère mal le suicide de cette nuit mais tente de ravaler le tout, de faire avec, parce qu’il n’a pas tellement le choix comme tous ceux qui étaient à avec lui. Il digère tout aussi mal la provocation de Peter, comme si l’altercation avec Jasper n’avait pas suffi.
Josef passe la tête part la porte des vestiaires pour interpeller la jeune femme.

— Tu veux aller p’tit déjeuner où ? J’ai un deuxième casque si tu veux !

En somme, je t’emmène en moto si tu veux.
Effectivement, il lui devait bien ça. D’avoir ramené le sourire et un peu d’humeur et surtout de lui avoir éviter de se prendre une mise à pieds pour s’être battu avec un collègue.
Bêtement de surcroit.
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Lyla Gambino
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MessageLun 25 Jan - 12:15





DARK KNIGHT
ft Joe


Je ne pouvais plus m’impliquer autant dans les conflits de la caserne, il fallait que j’arrête ou bien j’allais me fatiguer pour rien et utiliser le peu d’énergie qui me restait dans des causes perdues. Mais s’en prendre à mes amis équivalait à m’attaquer de façon frontale, je ne le supportais pas. Et si j’aurais volontiers mis mon poing dans la gueule de ce débile, je me promis de passer par le bureau du chef pour lui toucher deux mots de son comportement déplacé. Qu’on puisse penser que je ne me gênais pas pour profiter de la réputation de mes frères afin d’effrayer tout le monde, c’était mal me connaître. J’avais pour principe de ne jamais mêler mes frères à mes embrouilles professionnelles, sauf cas exceptionnels. Parce que je connaissais mieux que bien leur excessivité et que je savais parfaitement comment ça pouvait tourner en une fraction de seconde. Il suffisait qu’on me manque de respect et on se condamnait à d’atroces souffrances et peut-être même à terminer dans un bac d’acide si on avait la mauvaise idée d’employer de très vilains mots. Je ne voulais pas avoir à répondre de quoi que ce soit à propos de ça. Je préférais récolter un blâme parce que j’avais bousculé un collègue plutôt que de me retrouver avec le chef et les flics dans un bureau pour expliquer que je n’avais rien à voir avec la disparition d’un collègue, même si on l’avait vu pour la dernière fois avec moi et que nous nous étions disputés et que, compte tenu de mon casier et de mon nom de famille, on pouvait se demander de façon légitime si je ne m’étais pas chargée de son cas. Et je ne refusais d’attirer ce genre d’attention sur mes collègues et ma caserne, ils formaient tous ma seconde famille et c’était le genre de publicité dont on se passait volontiers. Ils travaillaient dur, tous, même ceux que je ne pouvais pas voir en peinture, je devais leur reconnaître un certain courage et une certaine motivation, une passion pour leur boulot. On devait essayer de tous s’entendre, même si c’était toujours plus évident avec certains plutôt que d’autres. J’avais appris, avec le temps et l’armée, qu’on ne pouvait pas toujours tout régler à la façon ghetto et qu’en se comportant parfois de façon civilisée, on obtenait bien plus de résultat. Si je voulais me faire une place dans le domaine médical, je devais apprendre à me calmer et à gérer n’importe quelle situation comme une adulte, même si mon poing me démangeait, surtout s’il me démangeait.

« Je vais être obligée, Joe, ou bien il va croire qu’il a gagné et qu’il peut se permettre de mal me parler et ça, ça va forcément mal finir. » Je regardai l’état dans lequel se trouvait mon ami, déplorant le fait que je ne pouvais pas vraiment l’aider. « Je sais, tout le monde se bat pour m’avoir, je vous comprends, je suis tellement fantastique ! Allez, dépêche-toi, princesse, je dois être à Staten Island dans une heure et demie, j’ai une demi-heure pour manger avec toi et prendre la route ! » J’avais déjà établi un programme pour Girolama et moi, Ettore avait accepté de s’occuper d’elle tout l’après-midi pour me permettre de dormir quelques heures de plus, je commençais à avoir des airs de zombie et le manque de sommeil me rendait très peu réactive. Mes semaines étaient pourtant légères mais une garde était toujours épuisante psychologiquement et physiquement, parfois, il aurait fallu une bonne semaine pour s’en remettre. « Ca aurait été génial de faire un tour de moto mais je vais prendre ma voiture, je vais devoir repartir aussi vite, on a qu’à aller chez Patsy, à l’angle de la rue, j’adore ses pancakes, elle me fait des œufs brouillés rien que pour moi et son bacon est à tomber par terre. Et elle a de la tarte aux myrtilles ! AUX MYRTILLES ! » La nourriture, c’était une sorte de religion pour moi, je passais mon temps à manger mais je ne mangeais pas n’importe quoi. Je ne supportais pas la bouffe industrielle et si on avait le malheur de m’offrir du fait-maison, je n’en faisais qu’une bouchée. Patsy était un des rares dinner de la ville où on pouvait petit-déjeuner des choses qui n’étaient pas lyophilisées. Tout était préparé le matin même, avec amour et chaque fois, je lui engloutissais une partie de son stock, j’étais une de ses meilleures clientes, ce qui me donnait droit à de sacrés avantages. Parfois, elle me livrait directement à la caserne, j’avais même réussi à la faire venir cuisiner pour toute la caserne quelques fois, elle me préparait sa recette spéciale d’œufs brouillés et si je passais avant de rentrer, un soir, elle me préparait un petit truc vite fait pour que je ne me couche pas le ventre vide. Elle avait l’âge d’être ma grand-mère et pourtant, elle avait l’air immortel. Pourtant, je compris que personne ne l’était, surtout pas elle, lors de son attaque cardiaque, quelques mois plus tôt. Je lui prodiguai moi-même les premiers soins et attendis dans la salle d’attente des nouvelles. Je découvris avec stupéfaction que son seul fils était mort en Irak dans les années 90 et que ses petits-enfants ne s’occupaient pas d’elle. Depuis lors, je veillais sur elle, je me libérais pour l’accompagner à ses rendez-vous médicaux et une fois par semaine, je mangeais avec elle. Je l’avais déjà invitée chez mes parents et comme chez moi, la tradition voulait qu’on n’abandonne pas les anciens, si je ne pouvais être là pour elle, il y avait toujours un membre de ma famille pour me remplacer. Elle prenait soin de moi, j’avais cru bon de trouver le moyen de lui rendre la pareille. Elle m’embrassa sur la tempe après être sortie de ses cuisines quand elle entendit le son de ma voix et mon rire peu discret. On nous installa à la meilleure table et on eut le droit à du thé et du café avant même d’avoir passé commande. « Tu te souviens hein, faut donner de supers pourboires ici, ils sont adorables. Moi je prends comme d’habitude, et toi, Joe ? » La serveuse, Marsha, attendait patiemment. Elle disparut dès qu’elle eut tout ce dont elle avait besoin. « Tu sais, va falloir que tu hausses le ton à un moment donné, Joe, parce qu’ils vont continuer à tous te marcher dessus, jusqu’à ce que tu pètes un câble et c’est jamais bon d’agir sous le coup de la colère, ou tu te retrouves avec mon palmarès de blâmes. » Je ricanai, même si ce n’était pas vraiment des blagues.







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MessageMar 2 Fév - 12:53

Josef M. Miller a écrit:
Dark Knight× ft. Lyla & Josef

Josef avait cette faculté de passé d’un état d’énervement à un sentiment plus serein en l’espace de quelques minutes pour peu qu’il soit en bonne compagnie. Peter a pris un plaisir certain à lui chercher la merde pour une histoire de café renversé et même si Josef avait rapidement vu rouge en vue de la nuit compliquée qu’ils ont tous passé, il était désormais dans un état plus agréable. La colère, il la hait autant qu’il la craint pour la simple raison qu’il ne veut pas se voir dans un accès de rage incontrôlé.
Par peur d’y prendre goût peut-être.
Ou plutôt par peur d’en voir les dégâts. Il sait à quel point la haine peut mener à l’horreur, à une rage aveuglante que beaucoup d’être humain ont amèrement regretté. Il ne veut pas faire partie de ceux-là, risquer sa carrière pour un branleur comme Peter. Il vaut mieux que ça, il le sait.

En attendant, c’est Lyla qu’il fait patienter et son entrain habituel le fait sourire. Toujours prête pour tout, elle était d’une bonne humeur contagieuse, sûrement la première raison de cette détente subite de la part de Josef. Elle a mauvais caractère quand elle le veut, le genre de nana qui ne lâche rien, qui ne pliera sous aucun prétexte et qui gueule régulièrement comme si c’était une mise en forme. Puis il y avait l’autre côté de la jeune femme, agréable, parfois tendre à sa manière. Généreuse aussi. Il fallait simplement savoir l’apprécier à sa juste valeur et Josef n’avait aucun mal pour ça.

— Ca aurait été génial de faire un tour de moto mais je vais prendre ma voiture, je vais devoir repartir aussi vite, on a qu’à aller chez Patsy, à l’angle de la rue, j’adore ses pancakes, elle me fait des œufs brouillés rien que pour moi et son bacon est à tomber par terre. Et elle a de la tarte aux myrtilles ! AUX MYRTILLES !
— Je sais ouais ! Perso, j’préfère ses pancakes. Bordel, je serais prêt à tuer pour ça, son bakon et ses œufs au plat.

Il enfile un pull propre, glisse le sale dans un sac qu’il embarque avec lui avant de rejoindre Lyla, sourire aux lèvres mais surtout l’estomac creusé. Parlé de bouffe avait suffi à lui rappeler que nous étions au petit matin, que la nuit a été éprouvante et que par conséquent, il avait la dalle. Se ressourcer en énergie chez Patsy, il n’y avait pas mieux pour démarrer une longue journée.

— Allez grouille, je crève de faim. Faut toujours t’attendre.

Taquinerie ouverte alors qu’il sort tout juste son derrière des vestiaires.
Ils arrivèrent rapidement à destination et à peine la porte fut poussée que Josef sentit son estomac se contracté, signe de protestation. Les odeurs de bacon, d’œuf, de pancake et de café viennent lui chatoyer les narines mais surtout, lui creuser un peu plus le ventre. En un claquement de doigts il se sent capable de bouffer l’ensemble de ce que propose la carte.
Lyla annonce notre arrivée, Patsy débarque tout en joie en voyant la jeune femme. Leur relation qui semble presque intime n’est pas une nouvelle, Josef les ayant déjà vu parler de temps à autre avec l’agréable impression d’une mère parlant à sa fille. Ou d’une grand-mère plutôt, vu l’âge de cette femme qui vous apporte un soleil entier dans une salle dès lors qu’elle y fou un pied.
Baiser sur la tempe pour Lyla, pincement d’une joue pour Josef qu’il accueille avec une certaine timidité de gosse, puis installation autour d’une table.
Peter n’est déjà plus présent, furieusement vaincue par cette faim qui le tenaille… mais aussi par ce café servit avant même que nous l’ayons demandé.

— Tu te souviens hein, faut donner de supers pourboires ici, ils sont adorables. Moi je prends comme d’habitude, et toi, Joe ?
— Pour Patsy, je laisserais ma prime s’il le faut. Il se défait de sa veste dans un sourire avant de l’offrir à Marsha, la serveuse. Pour moi ça sera Pancake, œufs au plat, bacon… Réflexion intense du petit matin. Avec supplément fromage, s’il vous plait.

Marsha leur accorde un sourire et quelques mots avant de tourner les talons.
Josef pioche deux sucres qu’il plonge dans son café noir dont l’odeur lui promet déjà une saveur digne de ce nom.

— Tu sais, va falloir que tu hausses le ton à un moment donné, Joe, parce qu’ils vont continuer à tous te marcher dessus, jusqu’à ce que tu pètes un câble et c’est jamais bon d’agir sous le coup de la colère, ou tu te retrouves avec mon palmarès de blâmes.

Il lève les yeux vers Lyla alors qu’il touille tranquillement le breuvage, affichant un sourire plus discret.

— J’hausse déjà le ton, tu sais. Et j’me fais pas tant emmerder que ça à la caserne. J’y suis depuis mes 18 ans, l’ancienneté forge un certain respect.

Et surtout, s’il doit renvoyer chier l’un de ses collègues, il le fera même si ça l’emmerde profondément d’en arriver là. Le pompier a très vite compris que dans ce métier, le pire comportement à avoir était celui de s’écraser puisqu’il tomberait toujours sur des merdeux comme Peter, de ceux qui aiment plus que tout venir emmerder les plus sympas et les plus conciliants.

— Tu sais bien que Peter est un cas à part. C’est un con, c’est pas nouveau. Il boit une première gorgée qu’il apprécie pleinement en fermant brièvement les yeux. Il y en aura toujours un pour venir jouer les branleurs, il m’en faut plus pour me pousser à bout.

Il lui décoche un clin d’œil amusé même s’il se sait moins sang-froid qu’il ne le dit. Le terrain et sa vie de tous les jours sont deux choses bien différentes. Si les nombreux blessés ne lui provoquent aucune crainte en terme de gestion, il admet en être tout autre lorsqu’il s’agit de sa propre haine que l’on peut parfois essayer de déterrer.

— C’est toi qui devrais faire gaffe à ton cul. Ce type ne mérite pas que tu te prennes un blâme pour lui… tu vaux vachement mieux. Il la regarde avec un sourire amusé, sachant pertinemment que de lui dire ce genre de chose revient à pisser dans un violon. Après si tu tiens tant à te venger, tu peux faire ça d’une manière plus subtile.

Josef oublie pour l’espace d’un instant ce sang et ces corps presque méconnaissable pour se pencher pour une activité qui lui tire bien plus de sourire que la mort ne pourrait le faire.

— Pourrir son casier par exemple.

Ils étaient des adeptes incontestables de ce genre de coup foireux, d’autant plus que ça faisait toujours rire la galerie… autant profiter de cette occasion pour lui flanquer un retour de Karma en pleine gueule.
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Lyla Gambino
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MessageMar 2 Fév - 19:07





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J’entendais déjà les reproches de Luciano s’il apprenait que j’étais venue petit-déjeuner avec un collègue. Il avait beau ne pas avoir l’air jaloux, je me méfiais de l’eau qui dort comme de la peste. D’autant plus que nous nous trouvions dans une situation particulière. Il était engagé ailleurs pour le bien des affaires de son père et même officiellement marié, de mon côté, j’avais tous les atours d’une femme célibataire bien que je sois totalement impliquée avec lui. Je ne m’affichais jamais avec personne parce que depuis mon retour d’Afghanistan, je ne fréquentais aucun homme. Personne. J’avais tenu à m’en tenir loin après mon abandon quelques jours seulement avant mes noces. Et puis Cinzia m’avait mis son frère dans les pattes parce que je devais lui faire pitié et que ma relation avec mon ex fiancé n’avait pas l’air complètement terminée. C’était si mal parti que je n’aurais jamais pu imaginer que nous deviendrions amis puis amants. Tout ça s’était produit avant même que je n’ai eu le temps d’y penser et de réfléchir correctement à la situation. Je me demandais encore comment je m’y prenais pour accepter de le partager et de jouer le rôle de l’autre femme alors qu’il me certifiait que j’étais la seule et l’unique. Il passait parfois à la caserne, c’était bien le premier que mes collègues voyaient et ça m’avait d’ailleurs valu pas mal de remarques plus ou moins déplacées. Mais pour l’heure, je me souciais surtout de ce qu’il allait me pondre concernant ma présence ici avec un collègue de sexe masculin. Il le prendrait mal, je pouvais parier là-dessus et je me demandai si je ne devais pas lui envoyer un message ou il s’imaginerait que je cherchais à le lui cacher et imaginerait que c’était pour une bonne raison. Je soupirai, me demandant si je n’allais pas me faire une hernie mentale. Pour pallier au moindre souci, je lui envoyai un message, il devait dormir, couché quelques heures plus tôt seulement mais au moins, il ne pourrait pas dire que c’était un coup monté. A quoi en étais-je réduite ? J’avais l’impression d’être comme ma mère, à constamment s’inquiéter de ce que mon père dirait ou penserait de ce qu’elle faisait. C’était stupide, il était marié, MARIE ! Peu importait les raisons qui l’avaient poussé à s’unir à elle, ça me donnait une marge de manœuvre plus grande, principalement parce que je ne faisais aucun mal. A force de psychoter, j’étais parvenue à me couper l’appétit. Je soupirai, jetant un regard à l’écran de mon téléphone avec une once d’inquiétude. J’appréhendais le moment où il verrait le message et où il m’annoncerait qu’il me rejoignait pour venir me récupérer. Je me faisais sans doute des idées et je lui prêtais des attitudes qui n’avaient rien à voir avec son caractère. Je soufflai, me convainquant que la fatigue me poussait à exagérer et le poids sur mes épaules disparut complètement. Je retrouvai le sourire et me détendis à nouveau. J’étais capable de me découvrir de nouvelles angoisses tous les jours, je commençais à me demander si j’étais normale.

« Tant que tu sais ce que tu fais et que tu ne craques pas pour lui mettre un pain dans la gueule, moi, ça me va, hein ! L’ancienneté ne veut rien dire, on le sait très bien tous les deux et j’ai pas envie que tu te retrouves avec des emmerdes parce qu’un crétin te prend la tête au mauvais moment. Mais t’as raison, je devrais m’occuper de mes affaires. » dis-je en haussant les épaules. Je savais très bien que je n’étais pas un modèle de calme et de vertu mais je donnais toujours de supers conseils, j’étais simplement incapable de les appliquer à ma propre vie. « Parce que tu crois que je vais foutre le feu à ses cheveux sous le regard de dizaines de témoins ? C’est mal me connaître ! J’ai une grande gueule et j’en arrive vite aux poings mais ce genre de types, je les mate autrement ! » répliquai-je avec un sourire énigmatique. Je ne comptais pas épiloguer sur ce que je réservais à Peter pour l’affront qu’il m’avait fait mais je ne le louperais pas. Il y avait des choses qu’il valait mieux éviter de me balancer à la gueule. De toute façon, je supportais très difficilement la menace, c’était la meilleure façon de faire de moi son ennemi numéro 1. On nous déposa notre multitude d’assiettes sur la table et je commençai par les œufs, les recouvrant de sirop d’érable puis, les avalant en seulement quelques bouchées. J’étais une véritable ogresse. « Garde cette incartade pour nous, ok ? Je n’aimerais pas que ça sorte de la caserne et que ça vienne aux oreilles de ma famille ou bien de mon petit-ami, parce que là, ça va prendre une autre dimension, crois-moi ! Ces cons pensent toujours que c’est moi qui leur parle de tout ça. Sauf que je n’ai pas besoin, y a toujours quelqu’un qui le fait à ma place et tu peux être sûr que ça part en couilles. Je ne les mêle jamais à rien, tu sais, j’ai bien trop peur de ce qu’ils sont capables de faire. » Je savais que je pouvais avoir une confiance aveugle en Josef, sinon, je ne me serais jamais permis de parler aussi librement en sa présence. Je n’étais jamais aussi franche avec qui que ce soit de la caverne, si on omettait Josef et Darius. « Et toi alors, quoi de neuf ? J’ai l’impression que ça fait un siècle que je n’ai pas pu te chopper entre quatre yeux pour savoir ce qui se passe dans ta vie ! Dis-moi tout ! »







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MessageMer 10 Fév - 9:36

Dark Knight× ft. Lyla & Josef

Josef ne loupe pas le regard répétitif qu’elle porte à son téléphone et si ce geste l’intrigue, il ne lui pose pas forcément la question. Pas tout de suite. Peut-être attend-t-elle tout simplement un coup de fil important, allez savoir.

— Tant que tu sais ce que tu fais et que tu ne craques pas pour lui mettre un pain dans la gueule, moi, ça me va, hein ! L’ancienneté ne veut rien dire, on le sait très bien tous les deux et j’ai pas envie que tu te retrouves avec des emmerdes parce qu’un crétin te prend la tête au mauvais moment. Mais t’as raison, je devrais m’occuper de mes affaires.

Il la regarde avec un petit air qui traduit un « Sérieusement ? » avant de lui lâcher un sourire presque attendri. Il lui est reconnaissant d’être si inquiète pour lui et sa situation mais il savait se gérer. Du moins, il pensait le savoir suffisamment pour ne pas exploser au sein de la caserne et faire une connerie. Josef n’est pas un de ces impulsifs qui cognent à la première occasion mais il est vrai que face à un emmerder comme Peter, il était facile de monter dans les étages et de faire une connerie.

— Parce que tu crois que je vais foutre le feu à ses cheveux sous le regard de dizaines de témoins ? C’est mal me connaître ! J’ai une grande gueule et j’en arrive vite aux poings mais ce genre de types, je les mate autrement !
— Je serais curieux de voir ça.

Josef s’écarte légèrement de la table pour laisser place à Marsha qui leur déposa leurs assiettes qui, on pouvait le dire, était sacrément bien garni. A peine l’odeur du bacon et du fromage lui parvient jusqu’aux narines que le jeune pompier sentit son estomac se tordre d’un appétit comme il en connait rarement. Il remercie la serveuse d’un large sourire bourré de reconnaissance avant d’attaquer son plat avec entrain.
Sacrédenomdedieuquecestbon.

— Garde cette incartade pour nous, ok ? Je n’aimerais pas que ça sorte de la caserne et que ça vienne aux oreilles de ma famille ou bien de mon petit-ami, parce que là, ça va prendre une autre dimension, crois-moi ! Ces cons pensent toujours que c’est moi qui leur parle de tout ça. Sauf que je n’ai pas besoin, y a toujours quelqu’un qui le fait à ma place et tu peux être sûr que ça part en couilles. Je ne les mêle jamais à rien, tu sais, j’ai bien trop peur de ce qu’ils sont capables de faire.

Il fronce les sourcils tout en terminant sa troisième bouchée de bacon-pancake-œufs-fromage qu’il avale rapidement avant de répondre à Lyla qui affiche un air plus que sérieux.

— T’en fais pas pour ça, j’en parlerais à personne.

Josef n’a qu’une parole et jamais il ne l’a trahit, c’est une qualité que nous pouvons que lui reconnaitre. Ajouté à ça qu’il apprécie vraiment la jeune femme et qu’il n’a aucunement l’intention de lui faire défaut. Par contre, ses histoires de famille qui est capable du pire l’intrigue tout comme ses coups d’œil sur son téléphone… Il a déjà entendu quelques histoires sur la famille Cunjura et certains à la caserne ne sont pas ménagés pour propager des rumeurs et des histoires comme une trainée de poudre. De ça, Josef s’en tape comme de l’an 40 de savoir ce qu’a fait de bien ou de mal la famille de Lyla tant que la jeune femme le respectait tout comme il le faisait avec elle. Et la vérité c’est que le courant est passé naturellement entre eux, Josef n’hésitant pas à prendre sa défense quand il assistait à un acharnement de ces petits rigolos qui se pensaient hilarants avec leur connerie.

— Et toi alors, quoi de neuf ? J’ai l’impression que ça fait un siècle que je n’ai pas pu te chopper entre quatre yeux pour savoir ce qui se passe dans ta vie ! Dis-moi tout !

Josef en est déjà à plus de la moitié de son plat et se surprend lui-même d’avoir bouffé aussi vite… C’est un coup à gerber en moto ça mais la faim le tenaillait avec une telle force qu’il ne s’est pas rendu compte de la vitesse à laquelle il a ingurgité son plat.
Regard vers le plat de Lyla…
Visiblement, il n’est pas le seul.

Il s’essuie la bouche avec une serviette en papier avant de lui répondre.

— Ca c’est parce que t’es toujours entrain de faire 15.000 trucs à droite à gauche ! Je sais que de toute façon, tu n’me regarde même plus.

Il la taquine ouvertement, large sourire aux lèvres alors qu’il avale une grande gorgée de café noir.

— Ecoute, rien de transcendant. La routine, moto-boulot-dodo. Et emmerde aussi.
Puisque Peter n’était pas le premier à l’avoir emmerdé pour de la merde.

— Jasper m’a fait chier pour un parapluie ouvert à l’intérieur l’autre jour. Il est foutrement superstitieux, comme si j’allais lui attirer des emmerdes juste avec ça.

Il lâche un ricanement moqueur avant de terminer son assiette, sans pour autant quitter la conversation avec Lyla.

— Alexie va bien, elle se remet de son accident. Elle veut toujours aller trop vite pour sa convalescence, elle ne prend pas le temps de se reposer et j’me demande où est-ce qu’elle va chercher toute cette énergie. Elle m’épuise rien qu’à la regarder s’agiter dans tous les sens.

Cette fois, c’est un sourire attendrie qui teinte son visage alors qu’il évoque sa petite sœur. Et c’est vrai qu’elle déborde d’une énergie qui le dépasse, lui qui est beaucoup plus calme.
Enfin, tout dépend pour qui et pour quoi, si Josef se sent à l’aise ou non. Alexie n’en avait jamais assez, il fallait à tout prix qu’elle bouge, aille voir ses amies, aille au ciné, faire des actions bénévoles ou aller étudier encore plus à la bibliothèque. Comme si elle essayait de compenser sa « différence » avec autre chose pour prouver aux yeux du monde que sa trisomie 21 ne fait pas d’elle quelqu’un de stupide et de moins compétente.

— Et les parents, ça va aussi. Il lui accorde un dernier sourire avant de finir son café. Et toi ? Quoi de neuf ?

Josef porte un regard sur son téléphone avant de lui décocher un sourire taquin.

— Qu’est-ce que t’as à surveiller ton portable comme ça, t’attends un message de la CIA?
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Lyla Gambino
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MessageDim 14 Fév - 22:45





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Je me rendais bien compte que je manquais de temps et principalement pour mes amis. Je partageais mon temps entre le boulot, mon petit-ami, sa famille et la mienne, autrement dit, il m’aurait fallu des journées de 72 heures si j’avais voulu continuer à aller à la salle de sport, à sortir avec mon petit frère et à fréquenter mes amis de façon aussi active qu’avant. Et ça faisait longtemps que Josef était sorti de la catégorie collègue pour entrer dans celle des amis. Nous nous fréquentions à l’extérieur pour boire quelques verres, parfois partager un repas ou même pour sortir quelque part avec d’autres membres de la caserne. Ces soirées étaient faites pour décompresser entre personnes qui comprenaient et ne jugeaient pas. Il fallait montrer patte blanche pour y participer et tout le monde n’obtenait pas ce privilège. Ça me manquait, d’aller danser avec Cinzia, de me prendre une cuite monumentale à ne plus savoir comment je m’appelais et à être escortée par Santi jusqu’à son appartement où je m’endormais sur la cuvette, craignant de vomir. Mais c’était impossible, même avec toute la bonne volonté du monde, je n’avais plus le temps. Il me fallait déjà une éternité pour gagner Staten Island en partant du Queens, tout ce temps que je perdais sur la route, c’était le temps que j’aurais pu utiliser pour festoyer. De toute façon, je manquais trop de sommeil pour me sentir capable de tenir le choc et j’entendais déjà les arguments de celui qui partageait ma vie et je voulais à tout prix éviter un conflit. Il n’était pas revenu seul, elle vivait au-dessus de chez moi et attendait sans doute la moindre occasion de prendre l’ascendant sur moi et une dispute pour un prétexte bidon était ce qu’on faisait de mieux. Je ne voulais pas lui donner l’occasion de la rejoindre. J’étais aussi jalouse que lui, j’arrivais simplement à mieux la dissimuler, du moins c’était ce que je croyais. Je faisais de mon mieux. En tout cas, la remarque de Josef me fit un peu de peine, je réalisai que je négligeais mes amis et qu’il était peut-être temps de faire quelque chose. Je me promis de trouver une solution d’ici la fin de la semaine, histoire de voir tout le monde en une ou deux fois et de ne plus avoir l’impression d’être une égoïste doublée d’une ingrate. Je ne pouvais pas rester indéfiniment enfermée dans ma petite bulle.

« Je sais que je suis une amie à chier en ce moment mais je te promets que je vais me rattraper, ok ? » lui dis-je avec un grand sourire avant de m’empiffrer, me disant que ces assiettes étaient trop pleines pour le rester. « Jasper est un casse-couilles mais je suppose que c’est ce qui fait son charme. » repris-je en haussant les épaules, me gardant bien de parler de la brouille qui nous opposait, lui et moi, ça n’avait pas le moindre intérêt et je ne comptais mêler personne à notre contentieux. « Si elle a un secret, je le veux bien, parce que je manque cruellement d’énergie. » dis-je avant de ricaner pour finalement ajouter : « Et elle récupère bien ? Qu’est-ce qu’en pensent les médecins ? Tu connais le nom de la personne qui la suit ? » J’étais très famille, on ne faisait pas plus important que les membres de la mienne et je ne pouvais qu’approuver, comprendre et admirer le dévouement de Joe, sans doute parce que j’étais animée par le même genre d’attitude. « Non, j’attends de savoir si je vais avoir le droit à une crise de jalousie ou pas. » lâchai-je de but en blanc en me rendant compte qu’il avait essayé de m’appeler. « Je vois quelqu’un depuis quelques mois, on est fiancés d’ailleurs mais disons qu’il a un côté excessif, que j’adore mais qui me fait me demander s’il ne va pas débouler d’une minute à l’autre pour s’installer ici, entre toi et moi, pour être sûr qu’il ne se passe rien. Je lui ai envoyé un message pour lui dire que j’allais être un peu en retard, que je prenais le petit-déjeuner avec toi. » Je me sentis obligée de l’appeler et son ton m’indiqua qu’il venait de se réveiller et qu’il n’était pas super content. Je lui proposai de lui ramener quelque chose à manger et il me répondit qu’il pouvait toujours venir le manger avec nous, ici. J’acceptai, ne manquant pas de souligner que quand il arriverait, on aurait sûrement terminé. Il conclut par un « si tu ne veux pas que je vienne pour rester avec ton ami, suffit de le dire » qui me fit culpabiliser et m’angoissa alors qu’il raccrochait. « Ok, donc maintenant j’ai un problème. Il vient de me mettre un coup de pression, si je pars maintenant et que je rentre sur le champ, il aura gagné et si je reste, je ne serais plus capable de manger quoi que ce soit tellement il vient de me rendre malade. » Je soupirai, passant mes mains sur mon visage. « Je suis désolée, le but c’était qu’on passe un bon moment. Je vais rester avec toi le temps que tu finisses, ok ? Et puis je rentrerai avant qu’il ne rappelle et ne passe à l’étape suivante. Allez, divertis-moi pour dissiper l’angoisse, allez, te fais pas prier ! Tu vois quelqu’un en ce moment ? » J’essayais de penser à autre chose parce que je me sentais sur le point d’avoir une attaque de panique et qu’il était hors de question que ça m’arrive ici, alors que je m’étais sentie presque bien jusqu’à présent.







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MessageMer 17 Fév - 10:59

Dark Knight× ft. Lyla & Josef

— Le Docteur Lynch. Et ouais, elle se remet bien, ça va. Elle est solide.

Et comment qu’elle l’est. Une vraie tête dure. Alexie ne baisse jamais les bras devant l’adversité et ne se lamente jamais sur son sort même s’il lui arrive, comme tout être humain, d’avoir ses hauts et ses bas.
Josef se concentre de nouveau sur son amie, continuant de manger tranquillement son assiette après lui avoir demandé si c’était la CIA qu’elle guettait ainsi sur son téléphone.

— Non, j’attends de savoir si je vais avoir le droit à une crise de jalousie ou pas.
— Ah? Il s’apprêtait à mettre un morceau de pancake et de bacon entre ses lèvres mais se ravisent, fronçant les sourcils. Une crise de jalousie de ?

De qui et surtout, pourquoi ? Parce que Lyla petit déjeunait tranquillement avec Josef ? La jeune femme était clairement canon mais jamais Josef ne s’était vu la draguer ou quoi que ce soit d’autre. C’était déjà suffisamment compliqué pour lui faire les démarches pour ce genre de chose alors lorsqu’il prenait le risque de se lancer c’était pour une femme qui lui avait vraiment tapé au cœur. Lyla lui avait fait cet effet là mais avait suscité chez lui plus une affection amicale sincère qu’autre chose.

— Je vois quelqu’un depuis quelques mois, on est fiancés d’ailleurs mais disons qu’il a un côté excessif, que j’adore mais qui me fait me demander s’il ne va pas débouler d’une minute à l’autre pour s’installer ici, entre toi et moi, pour être sûr qu’il ne se passe rien. Je lui ai envoyé un message pour lui dire que j’allais être un peu en retard, que je prenais le petit-déjeuner avec toi.

Gros malaise qui s’installe alors qu’elle prend son téléphone pour rassurer son fiancé. Disons que Josef ne s’était jamais imaginé pouvoir attiser la jalousie de qui que ce soit mais une intuition lui dit que même si ça avait été Jasper ou qui que ce soit d’autre avec un appareil génitale masculin, la réaction aurait été la même.
Lui-même n’était jaloux que lorsqu’il jugeait que les choses allaient trop loin. Du temps où il était encore avec Daya, il se souvient de quelques mecs qui le faisaient clairement chier à tourner autour de son ex-fiancé mais jamais il ne se serait permit à débouler comme un fou furieux pour savoir ce qu’elle faisait, pourquoi et surtout, avec qui.
Josef continue son repas tout en restant attentif, l’air de rien, aux réactions de Lyla qui semble mitigé. Elle lui répond un truc du genre « On aura fini avant que t’arrives »… C’est qu’il comptait vraiment se ramener ? Il blague pas son mec.

Elle raccroche, Lyla a perdu tout sourire.

— Ok, donc maintenant j’ai un problème. Il vient de me mettre un coup de pression, si je pars maintenant et que je rentre sur le champ, il aura gagné et si je reste, je ne serais plus capable de manger quoi que ce soit tellement il vient de me rendre malade. Je suis désolée, le but c’était qu’on passe un bon moment. Je vais rester avec toi le temps que tu finisses, ok ? Et puis je rentrerai avant qu’il ne rappelle et ne passe à l’étape suivante. Allez, divertis-moi pour dissiper l’angoisse, allez, te fais pas prier ! Tu vois quelqu’un en ce moment ?

Elle change de sujet aussi vite qu’une bourrasque changerait de cap et Josef se demande si c’est la meilleure façon de faire passer la pilule. Il ne se voit pas la tanner sur le sujet tout comme il ne se voit pas faire comme s’il n’avait rien entendu. Lyla est son amie et surtout, il déteste la savoir aussi malade pour un type qui juge bon de foutre des coups de pressions à la con par jalousie. Pourtant, il ne se sent pas légitime de l’ouvrir et de jouer les donneurs de leçon.
Et lorsqu’elle rentrera, qu’est-ce qu’elle risque ? Josef se doute que le fiancé de Lyla ne doit pas être un violent puisqu’il se serait déjà sûrement prit deux trois patates dans la gueule si jamais il osait lever la main sur elle.

La divertir pour dissiper son angoisse ? Sachant que c’est un putain de mauvais blagueur, autant dire que la tâche est loin d’être facile. Quant à savoir s’il voyait quelqu’un…

Il termine sa bouchée et s’essuie les lèvres avec une serviette en papier.

— Personne. Néant absolu parce que je suis un manche avec les nanas. J’ai un niveau drague proche de zéro.

Voir moins que ça. Peut-être proche d’une température en temps d’hiver québécois. Il n’a JAMAIS su draguer, se mettant aussitôt à paniquer comme un con dès qu’il se décidait à prendre la parole et à essayer d’engager une conversation plus ou moins intéressante pour attirer l’intention de l’autre. Si certaines fois Josef est tombé sur des nanas attendris par ce trait de caractère, d’autre ne se sont pas gênés pour lui rire au nez ou tout simplement le trouver lourd et le fuir comme s’il avait la peste.
Il prend une autre bouchée, ayant bientôt terminé son assiette avant de poursuivre.

— Il y a bien une nana qui m’intéresse mais je n’suis pas sûr que ça soit une bonne idée. Il ne savait pas lui-même pourquoi, cherchez pas. J’me disais que je pouvais peut-être essayer de l’inviter à boire un verre ou manger un truc quelque part, je sais pas.

Il hausse les épaules, pensif.

— Je sais même pas si elle voit déjà quelqu’un en fait.

Maura Greggson était ce qu’on pouvait appeler une vraie guerrière et si Josef se plantait comme un demeuré, il s’en trouverait humilié jusqu’à la fin de ses jours. Pourtant, loin de lui l’idée de baisser les bras comme ça. Sur le coup, tout lui parait d’une simplicité désarmante, s’imaginant parfaitement se ramener avec son assurance, lui décocher un sourire en coin l’air de rien et lui demander « Eh ! Tu fais quoi ce soir ? Ça te dirait qu’on aille boire un verre ? ». Voilà, baché et terminé. Sauf qu’en réalité ça ressemblerait à une panique qui va lui foutre des sueurs à le faire bredouiller un « Euh… j’me disais que… ouais…. Un verre, boire avec moi. » Et il n’aurait plus qu’à aller mourir sous son camion de pompier.
Ca serait pas si compliqué si ces clichés masculins du type sûr de lui et qui maitrise toujours la situation lorsqu’il invite une nana ne circulait pas à tout bout de champ sur les écrans tv.

Il lève les yeux vers Lyla avant de poursuivre, un sourire tendre aux lèvres.

— Lyla, si ça te stress autant, file. Te rend pas malade pour ça et t’en fais pas, j’suis pas perdu ici. Il jette un coup d’œil à Mischa qui lui accorde un sourire en retour. Ils prendront soin de moi sans problème.

Son sourire s’élargit alors qu’il enfourne une autre bouchée, pour ensuite redevenir plus sérieux.

— J’me mêle de ce qu’il ne me regarde pas, j’le sais mais j’aime pas trop l’idée qu’il te foute la pression comme ça. Enfin, pas à te rendre malade à ce point. Il se redresse en déposant sa fourchette, prenant une gorgée de café par la même occasion. Tu devrais te sentir libre, pas prisonnière à devoir rendre des comptes. C’est fait pour ça être en couple, non ? Se sentir bien dans ses baskets et pas paniquer à l’idée que son compagnon ou sa compagne débarque avec une folie furieuse pour vérifier où tu es.

En réalité, ça le rend triste même s’il ne doute pas un instant que Lyla y trouve sûrement son bonheur dans cette histoire.

— Même si je suis certain qu’avec ton caractère, tu dois sûrement le renvoyer chier plus d’une fois ! Vous vous êtes rencontrés où ?

Il croise les bras sur la table sans lâcher son amie du regard.
Tant qu’elle n’est pas en danger, alors Josef ne se mêlera de rien…
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MessageSam 20 Fév - 13:29





DARK KNIGHT
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Le nom du médecin qui s’occupait de sa sœur me disait vaguement quelque chose mais je n’arrivais pas à remettre l’information en perspective, je réfléchis un moment et décidai de ne pas aller plus loin dans mes recherches. Ce que je savais de lui professionnellement parlant était suffisant pour que je ne me fasse pas de soucis concernant la sœur de mon ami et collègue. Elle se trouvait entre de bonnes mains. La famille était déjà un point, en temps normal, parce qu’on passait le plus clair de son temps à se soucier de ce qui pourrait lui arriver mais quand l’un des membres de celle-ci se retrouvait hospitalisé, c’était encore pire, on arrêtait de vivre et de respirer et on se dévouait complètement à sa cause. C’était usant et j’aurais pu en parler en long, en large et en travers, mes frères avaient fait des allers retours répétés entre les hôpitaux, la prison et des endroits improbables pour se retaper et chaque fois, ça m’avait demandé beaucoup d’énergie pour me maintenir à flots et leur renvoyer l’image de celle qui gère complètement la situation. J’avais à cœur de faire pareil avec tout le monde, je ne voulais pas qu’on se soucie de moi ou qu’on pense que j’avais besoin qu’on prenne soin de moi, j’étais capable de le faire toute seule. Ou plutôt, je refusais qu’on s’approche assez près pour voir ce qui n’allait pas et qu’on cherche à me sortir de là. J’avais suffisamment de mal comme ça à affronter mes problèmes en face sans que des personnes extérieures ne les pointent du doigt et ne me forcent à m’y confronter. Je ne parlais pas beaucoup de ma vie autrement que de façon superficielle, habituellement, pour ces mêmes raisons et je faisais de mon mieux pour que même ceux dont j’étais excessivement proches ne voient pas que parfois, il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond chez moi. Si je dupais mon monde à la perfection, Luciano voyait toujours très clair, me compliquant sensiblement la vie et m’obligeant à me livrer, surtout quand je n’en avais pas envie. Aujourd’hui, il me mettait seulement dans l’embarras. Je ne faisais rien de mal hormis petit-déjeuner avec un ami de longue date et il m’amenait à me demander si c’était véritablement le cas, si je ne faisais pas quelque chose de mal et si je n’aurais pas mieux fait de passer récupérer de quoi manger pour rentrer directement et me coucher près de lui. Je le haïssais quand il m’obligeait à me remettre en question alors que j’étais innocente, juste parce qu’il était d’une jalousie démesurée et qu’il n’était pas foutu d’admettre que s’il avait pu, je porterais une laisse sur laquelle il pourrait tirer à distance dès que je me permettrais de faire quelque chose qu’il n’approuvait pas. Même s’il me fallait être réaliste, c’était déjà plus ou moins le cas. Je sentais déjà venir l’engueulade alors qu’il était sûrement en route pour venir jusqu’ici, affichant la mine d’un zombie parce qu’il préférait débarquer et imposer sa loi plutôt que de se reposer. Il était fatiguant.

« La maladresse, on trouve ça mignon mais si y a que ça, je peux te coacher un peu, surtout si tu en as déjà une dans le viseur ! Alors, elle s’appelle comment ? Elle fait quoi dans la vie ? Dis-moi tout ! Et puis si tu ne l’invites pas, tu ne sauras jamais si elle a quelqu’un ou pas, si elle est tentée par un petit verre ! Allez, un beau sourire, ta belle gueule et tes yeux à tomber, elle ne pourra pas dire non, peut-être même qu’elle va oublier son prénom ! »
Je ricanai, faisant de l’humour pour le détendre alors que j’étais certaine que mes petits conseils drague lui seraient d’une grande utilité, il n’était pas le premier qui passait entre mes doigts experts. « Vas-y en conquérant, n’hésite pas, prépare-toi à dire une seule phrase devant la glace, répète-la et sors là dès que tu te retrouves seul avec elle, si ça peut t’aider à ne pas paniquer. Mais je ne comprends pas que tu n’aies pas confiance en toi comme ça, les gars mignons d’habitude, ils le savent et en jouent. Et si elle refuse, c’est qu’elle n’en valait pas la peine et j’irais lui casser la gueule. Deal ?!» J’en étais capable, d’aller lui demander des comptes et de lui coller la gifle de sa vie pour être une connasse arriérée. J’espérais surtout qu’elle aurait l’intelligence de voir la chance qu’elle avait. « Inutile, il va se pointer ici. Le temps de faire la route et il sera là ! Si je prends ma voiture pour rentrer et qu’il vient ici, que je ne suis pas là, ça va être la fin du monde. Je sais déjà qu’on va se disputer, j’aimerais seulement que les réconciliations n’arrivent pas dans trois jours, le temps qu’il lui faudra pour se rendre compte qu’il a encore été excessif. » expliquai-je, un peu plus détendue qu’au début de cette conversation. C’était notre façon de communiquer. On discutait assez facilement mais on se disputait aussi beaucoup, probablement parce qu’on appréciait tous les deux les réconciliations. Je ne pus réprimer un sourire amusé aux remarques de Joe. « Je ne me sens pas prisonnière, j’ai l’impression d’être la chose la plus importante de sa vie quand il fait ça. Je ne suis pas très nette non plus mais ça tu le savais, pas vrai ?! Et puis, pour être tout à fait franche, je ne lui épargne rien ! Je ne suis pas facile et je suis presque plus jalouse que lui. Alors forcément, c’est de bonne guerre ce coup de téléphone et son arrivée. C’est pour toutes les fois où nous sommes obligés de quitter une boîte de nuit parce que j’ai mis la main sur une pétasse qui le regarde de façon insistante. » J’étais assez réaliste sur mes défauts et sur ce que j’étais et je n’avais pas honte de l’admettre. L’angoisse concernant la situation venait du fait que j’avais passé une nuit difficile et que j’appréhendais une dispute plus compliqué que prévue qui s’éterniserait alors que j’avais besoin qu’il me serre dans ses bras. Au pire, il me restait toujours l’arme secrète des larmes. « Tu n’as pas idée ! Sa sœur est ma meilleure amie, elle me l’a foutu dans les pattes pour rendre mon ex jaloux et au début, on sortait ensemble comme des potes, on buvait, on rigolait, on rentrait chacun de notre côté. Ça a pris une autre tournure sans que je ne comprenne comment et pourquoi. A la base, j’avais décidé de rester célibataire jusqu’au prochain millénaire mais il est très persuasif quand il veut, qu’il sourit et qu’il retire son t-shirt. Je ne suis qu’une femme faible. » J’éclatai de rire, jetant un regard par la fenêtre en me demandant si j’avais envie qu’il tombe sur Josef ou pas, il serait capable de le secouer alors qu’il n’y était pour rien et je ne voulais pas qu’il lui fasse du mal par ma faute. « Tu auras ton faire-part pour le mariage, promis ! »







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MessageDim 28 Fév - 19:08

Dark Knight× ft. Lyla & Josef

Elle ne manque carrément pas d'entrain. Entre les conseils qu'elle lui donne et la promesse d'un cassage de gueule en règle, Lyla fait rire Josef et lui redonne un semblant de confiance en lui. Le jeune pompier n'a jamais eu cette même assurance qu'elle dégage et surtout, il n'est absolument pas conscient de son potentiel. Si bien que lorsque son amie énumère ses qualités physiques, il se demande si elle ne redore pas un peu le tableau histoire de lui montrer qu'il a ses chances. Mais vu sa capacité à être cash, il y a des choses pour qu'elle ne mente pas.
Sortir son plus beau sourire, son plus beau regard et l'inviter à boire un verre ?
Ca paraît si simple vu d'ici, même Josef y croit et se dit que dès qu'il le peut, il tente sa chance. Qu'est-ce qu'il a à perdre si ce n'est qu'une partie de son égo ? Et puis, ça n'est pas le crush de sa vie mais il a quand même envie d'essayer. Il ne serait pas compte pour connaître Maura plus intimement, il doit bien l'admettre...

— Deal.

Ouais, tu vas un peu te bouger le fion et prendre le taureau par les cornes. Au moins une fois dans ta vie et sans te faire dessus, si possible. Dingue combien une discussion pouvait vous ragaillardir sur un sujet.

— Inutile, il va se pointer ici. Le temps de faire la route et il sera là ! Si je prends ma voiture pour rentrer et qu’il vient ici, que je ne suis pas là, ça va être la fin du monde. Je sais déjà qu’on va se disputer, j’aimerais seulement que les réconciliations n’arrivent pas dans trois jours, le temps qu’il lui faudra pour se rendre compte qu’il a encore été excessif.

Josef ne bronche pas mais n'en écoute pas moins. Au contraire, il est ultra attentif à la description que Lyla fait de son mec excessif. Et de ce qu'il entend, il a l'air d'être un sacré numéro bien relou qui doit l'emmerder au moins trois fois par jours. Il sait que Lyla être impulsive et très caractérielle et qu'il lui faut un mec avec autant de caractère qu'elle, mais à ce point ?
De toute façon, il n'est personne pour juger mais il s'inquiète sincèrement pour son amie. Il n'a pas envie qu'elle l'appelle un beau jour pour lui dire que cet impulsif lui en a collé une …

— Je ne me sens pas prisonnière, j’ai l’impression d’être la chose la plus importante de sa vie quand il fait ça. Je ne suis pas très nette non plus mais ça tu le savais, pas vrai ?! Et puis, pour être tout à fait franche, je ne lui épargne rien ! Je ne suis pas facile et je suis presque plus jalouse que lui. Alors forcément, c’est de bonne guerre ce coup de téléphone et son arrivée. C’est pour toutes les fois où nous sommes obligés de quitter une boîte de nuit parce que j’ai mis la main sur une pétasse qui le regarde de façon insistante.

Il écoute, ne peut s'empêcher de rire pour sa dernière phrase et, bizarrement, il n'a absolument aucun mal à imaginer Lyla coller deux trois droites sur la gueule de celles qui osent tenter quelque chose avec son mec. Josef ne se mêlera pas de cette affaire, pas plus qu'il ne l'a déjà fait, il veut juste s'assurer que tout est clean de leur côté. Il n'aimerait pas l'idée que Lyla puisse souffrir à cause d'un type. - Dites-le, Josef est carrément trop adorable * out * -

—  Tu n’as pas idée ! Sa sœur est ma meilleure amie, elle me l’a foutu dans les pattes pour rendre mon ex jaloux et au début, on sortait ensemble comme des potes, on buvait, on rigolait, on rentrait chacun de notre côté. Ça a pris une autre tournure sans que je ne comprenne comment et pourquoi. A la base, j’avais décidé de rester célibataire jusqu’au prochain millénaire mais il est très persuasif quand il veut, qu’il sourit et qu’il retire son t-shirt. Je ne suis qu’une femme faible.

Il éclate de rire avec elle, ne doutant pas un seul instant des arguments visiblement très convaincant de son mec. Il se demande si lui-même possède les mêmes atouts et se dit qu'avec le mal qu'il se donne à s'entretenir, qu'il y a des chances pour que ça soit un minimum le cas.

— Tu auras ton faire-part pour le mariage, promis ! 
— Comme quoi, le hasard a parfois besoin d'un petit coup de pouce... Regard taquin vers Lyla. Ou d'un petit coup d'abdos bien foutus.

Il enfourne sa dernière bouchée de pancake, se frottant les mains l'une contre l'autre pour ensuite s'emparer de la serviette en papier pour s'essuyer les doigts.

— T'as plutôt intérêt à m'envoyer ce faire-part si t'as pas envie que je débarque en plein mariage pour te coller la honte de ta vie. Du genre déguisé en drag-queen en pleine église, chantant à tue-tête du Bowie, haut perché sur des talons.

Josef à l'air réservé et timide, ce qui est le cas, mais lorsqu'il se sent à l'aise, c'est un autre homme.
Mais ne rêvez pas, ça n'arrivera JAMAIS. C'est juste pour la blague, faut pas déconner non plus.

— D'ailleurs j'sais pas si t'as vu mais il est mort hier.

Et ça le fait chier, parce qu'il l'aime bien. Il a la moitié de ces vinyles chez lui, les écoute régulièrement et aime à chanter à tue-tête ses chansons quand il est en congé.
Il boit la dernière gorgée de son café et s'étire de tout son long.

— Tant que tu es heureuse et que tu lui renvoi la monnaie de sa pièce, ça me va. Il lui accorde un clin d'oeil amusé. Le plus important est que vous y trouviez votre bonheur. J'suis sûr que si tu lui sort ton regard de chaton mouillé, il ravalera direct sa colère. Nouveau regard. A moins que tu ne lui sorte tes propres « atouts » mais ça risquerait de faire désordre dans le restau...

Il ricane, croisant ses bras sur la table. Il sait que ça ne se produira pas et si balancer ça comme ça ne lui provoque aucune gêne, c'est bien parce qu'il connait suffisamment Lyla pour se le permettre mais il faut dire que la jeune femme a les atouts nécessaire pour provoquer un carambolage sur l'avenue la plus proche.
Josef jette un œil sur le parking et se penche doucement vers la gauche pour y voir un type, marcher d'un pas rageur et surtout déterminé.

— D'ailleurs... c'est pas ton mec qui rapplique là ?
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MessageMar 1 Mar - 16:21





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ft Joe


Josef était la personnification de l'idée du gars bien. Le gars que toute femme espérait rencontrer pour oublier les connards de son passé, c'était le genre de type avec lequel il était plaisant de sortir et je ne doutais pas qu'il sache mettre un peu de piment en dépit de son apparente timidité. Malgré ses sérieux atouts, il restait bien trop timoré pour gérer une furie comme moi et de toute façon, pour que je l'envisage autrement que comme un ami, il aurait fallu que je mette dans mes projets de vie de me recaser un jour, ça n'avait jamais été dans mes priorités et ça m'était tombé dessus par hasard. Avant ça, j'étais capable d'être amie avec n'importe quel type de la caserne ou même du commissariat sans que ça n'implique forcément quoi que ce soit de tendancieux, je savais les voir en toute objectivité et il m'arrivait de les conseiller. Parce que sous mon comportement masculin, il y avait tout de même une femme qui voyait clair, même si ça semblait fou à croire. D'ailleurs, personne n'avait jamais vu au-delà de l'image que je renvoyais, sinon ils n'auraient pas tous été aussi surpris en voyant Luciano venir partager un repas avec moi de temps à autres. Nous nous isolions toujours dans un coin du réfectoire ou bien de la caserne pour discuter et passer un peu de temps ensemble sous le regard médusé de mes collègues qui ne me connaissaient aucune conquête. Forcément, que je sorte celle-ci de mon chapeau, c'était un coup de maître et on se demandait ce qui me prenait. Certains avaient même dû s'imaginer que j'étais lesbienne, parce que ça les rassurait et que ça froissait un peu moins leur ego de mâle. Je m'étais simplement contentée de me tenir tranquille pour ne pas me coltiner les emmerdes qui allaient avec une relation sérieuse. Quand je m'étais fait prendre à mon propre jeu, je décidai d'en assumer les conséquences et de faire les choses correctement, bien sûr, ce n'était pas tout rose tous les jours, notamment à cause de sa propre situation mais on faisait au mieux. Malgré ma proximité avérée avec Josef, je le mis aussi devant le fait accompli et il n'avait jamais posé aucune question, se disant probablement que si j'avais voulu lui en parler, ce serait déjà fait. A vrai dire, je n'en avais jamais vraiment trouvé l'occasion et je préférais l'encourager à se trouver quelqu'un, c'était beaucoup plus drôle et je n'avais pas cette impression d'être jugée. Qu'on puisse porter un jugement me concernant me laissait de marbre mais quand on se permettait d'avoir une opinion négative sur Luciano, je devenais particulièrement agressive. Il méritait mieux que le mépris de cons et je méritais mieux que l'opinion de gens qui ne savaient pas voir la bonté là où elle se trouvait.

« Ouais, tu sais ce qu'il te reste à faire pour inviter ta dulcinée à boire un verre. Tu lui demandes gentiment, si elle refuse, tu retires ton t-shirt et crois-moi, elle n'arrivera plus à penser correctement, elle va te dire oui. Et puis elle va se rendre compte à quel point c'est cool et ne regrettera pas. Ouais, fais ça, c'est magique, ça fonctionne toujours. » Je lui tapotai doucement le bras pour lui assurer de la qualité de mon conseil avant de rire à nouveau. Je n'étais pas une référence, ce qui fonctionnait chez moi n'était pas forcément le genre de trucs pour lesquels les autres se mettaient à fondre mais ça ne coûtait rien de tenter le coup et si elle n'en riait même pas, cela signifiait qu'elle était coincée du cul et qu'elle ne le méritait pas. « Je vais t'éviter une mort lente et douloureuse et te donner ton faire-part ! » répliquai-je avec un petit sourire en coin. « J'ai vu ça, je n'étais pas une grande fan mais toi oui, c'est ça ? Je suis désolée si tu as été peinée par sa disparition ! » Si j'écoutais énormément de musique traditionnelle mexicaine, j'étais une grande fan de new wave et de rock en général, alors forcément, tous mes artistes préférés disparus avaient laissé un vide dans ma vie, comme s'ils en faisaient pleinement partie. « C'est certainement pas avec mes petites pommes que je vais créer une émeute dans le restaurant. » commençai-je, hilare, en d'autres temps, j'aurais pu soulever mon t-shirt mais ça c'était avant l'Afghanistan et mes brûlures et mon petit-ami. « Une de mes techniques, c'est de le saouler de paroles, encore et encore, et encore jusqu'à ce qu'il n'ait plus beaucoup de choix pour me faire taire. MAIS, l'atout suprême, c'est de me mettre à pleurer ou lui donner l'impression que je suis malheureuse, là, mon ami, il me décrocherait la Lune. Je ne m'en sers que s'il a été trop loin pendant une dispute et qu'il m'a vraiment fait de la peine, je la joue fair-play parce que c'est quelqu'un de bien. » Et même sans ça, je n'aurais jamais pu manipuler quelqu'un avec qui je voulais entretenir des rapports honnêtes. Je le faisais dans mon couple parce que ça faisait partie du jeu amoureux et que ça ne portait pas à conséquence mais je veillais à ne jamais aller trop loin. Jamais. « Où ? Nooooooon, arrête, j'ai meilleur goût que ça ! » Ca dériva sur un jeu ridicule où nous notions les passants, ne manquant pas de dire s'ils iraient mieux avec lui, moi ou n'importe quel autre abruti de la caserne. Ca nous occupa sans doute plus longtemps que prévu parce que je finis par voir une voiture italienne familière se garer devant pour que mon petit-ami en émerge. J'entendis Joe prendre une inspiration pour faire un commentaire mais je fus plus rapide. « C'est lui ! Bien mieux que celui de tout à l'heure, hein, pas vrai ?! S'il-te-plaît, ne fais pas de remarques déplacées et soit sympa, il n'a pas beaucoup d'humour et il soupçonne que nous sommes là ensemble parce que nous avons une liaison alors on va faire en sorte que ça ne tourne pas au règlement de compte. » J'étais nerveuse, je savais très bien comment ça tournerait et ça ne manqua pas. Je me levai pour le saluer et le présenter correctement à Joe. « Joe, voilà Luciano, mon fiancé et Lucky, c'est Joe, collègue et ami. » Il l'observa un long moment, qui me parut une éternité et finit par lui tendre la main, tenta de broyer celle de Miller avant de s'asseoir sans un mot et de piocher dans ce qui se trouvait sur la table, sans quitter le pompier des yeux. Après maintes tentatives de mon ami pour lancer la conversation, je finis par capituler. « On va y aller, tu as besoin de dormir aussi, pas vrai ? On se reverra à la prochaine garde ! Tu me diras si tu as réussi à inviter cette fille, ok ? » Je me levai pour aller payer l'addition et je me dis que j'aurais dû mieux gérer la situation mais aurais-je vraiment pu ?

***


Je m'étais retrouvée en arrêt prolongé par la force des choses, parce que les affaires de mon fiancé m'obligeait à rester enfermée pour éviter le moindre risque, au détriment de ma santé mentale et de mon bien-être. Je n'avais pas vraiment donné d'explications au boulot et j'esquivais les appels de mes amis tant que je ne savais pas où j'en étais. Je finis par prendre la décision de démissionner, pour préserver mon couple et pour essayer de changer de vie. Je ne pouvais plus continuer à tenter de sauver le monde, ça ne ramènerait jamais ces personnes que je n'étais pas parvenue à sauver, cela ne permettrait pas plus à ma soeur de s'en sortir. Malheureusement. Ma lettre en mains, mon frère à proximité pour m'aider à récupérer mes affaires, j'eus un mal fou à entrer. Mon entrevue avec le chef fut compliquée, il tenta de me convaincre de rester, m'assurant qu'il était prêt à trouver des arrangements, qu'il avait besoin d'éléments comme moi et je me sentais la reine des salopes de les abandonner. A bout et au bord des larmes, j'émergeai du bureau et longeai les couloirs pour gagner les vestiaires, la mort dans l'âme. Il n'y avait que Josef, assis là, fixant son téléphone. « C'est la fille que tu comptais inviter ? Parce que tu sais que tu ne m'as jamais appelé pour m'en parler. Lucky t'a dit un truc cette fois-là ? Quand je suis allée payer ? Pour que tu ne m'appelles plus jamais ou ? Parce que tu n'as jamais répondu à mes messages ! »






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MessageLun 7 Mar - 12:02

Dark Knight× ft. Lyla & Josef

Retirer son tee-shirt? Il en est foutrement incapable. Enfin, pas pour essayer de la séduire comme dans ces pubs à la con où le type à juste besoin de sortir ses abdos en béton pour séduire la nana devant lui. Non, dans la vraie vie ça n’est pas ça, Josef l’a très vite comprit lorsqu’il s’est pris ses premiers râteaux qu’il fallait bien plus que son sourire tout mignon pour essayer de séduire une nana.
Il ne peut s’empêcher de rire lorsque Lyla parle de ses fameuses petites pommes mais si l’idée de l’imaginer nue le met subitement mal à l’aise. Alors il se concentre aussitôt sur la suite des mots de son amie qui lui confie sa méthode “de manipulation” pour réussir à faire flancher celui qui partage sa vie. Et honnêtement, difficile de ne pas réussir à l’imaginer avec ses yeux rempli de larmes, le faisant culpabiliser comme jamais… Josef ne peut s’empêcher de se dire que ça n’est que la monnaie de sa pièce pour être aussi possessif avec Lyla.

D’ailleurs, en parlant de possessif… ne serait-ce pas son mec là-bas ?

— Où ? Nooooooon, arrête, j'ai meilleur goût que ça !
— Ah bon?

Il la taquine, c’est une évidence à ne plus prouver maintenant.
Et les passants défilent à la pelle, les occupants à deviner et à imaginer avec qui entre eux deux tel ou tel personne irait le mieux. Ou alors, les imaginer avec un autre de la caserne, s’imaginant parfois des situations sans aucun sens et loufoque au possible, Lyla ne manquant jamais d’imagination pour ce genre de connerie que Josef partage toujours avec une joie non dissimulée.

Puis une voiture se gare, un homme en sort et Josef s’apprête à lancer une nouvelle vanne à la con, l’imaginant dans des positions ridicules avec Jasper par exemple…

— C'est lui ! Bien mieux que celui de tout à l'heure, hein, pas vrai ?!

… Ou peut-être, avec personne finalement.

— S'il-te-plaît, ne fais pas de remarques déplacées et soit sympa, il n'a pas beaucoup d'humour et il soupçonne que nous sommes là ensemble parce que nous avons une liaison alors on va faire en sorte que ça ne tourne pas au règlement de compte.
— T’inquiète, aux dernières nouvelles ma mère m’a bien élevé.

Légèrement agacé par la situation de devoir se plier aux caprices de Mossieur mais puisque c’est de Lyla qu’il s’agit, il se tait et fait un effort pour encaisser ce changement de comportement à adopter. Elle est nerveuse, l’émotion transpire de chaque pore de sa peau et Josef n’a aucunement l’intention d’aggraver la situation.
Il faut une poignée de seconde à peine pour voir le type en question débarqué d’un pas déterminé, le visage fermé, presque prêt à dégainer ses phalanges si besoin.
Ça sent la bonne ambiance. Ça promet.

— Joe, voilà Luciano, mon fiancé et Lucky, c'est Joe, collègue et ami.
— Enchanté. Josef se lève, tout sourire, pas méchant pour deux sous et lui tend la main que Luciano met une éternité à vouloir serrer. Depuis le temps que Lyla me parle de toi.

Il a presque envie de rire mais il se retient alors qu’il se fait écraser les doigts par Luciano, Josef répondant par la même poigne, sans jamais se défaire de son éternel sourire candide.
Fermer sa gueule, il veut bien. Se laisser écraser, pas tellement.

Mais il ne se laisse pas abattre, s’assoit de nouveau à sa place et soutient le regard de Luciano qui semble essayer de le jauger, de le deviner. De le sonder. Peut-être pense-t-il pouvoir lire au fond de son regard une quelconque tromperie avec Lyla.
Quelle bonne blague quand on savait que rien d’imaginer Lyla en soutient-gorge rendait Josef mal à l’aise…

— Alors, c’est pour quand les fiançailles?

Tentative échouée, Luciano se contente de répondre par bride de mots et encore. Pourtant Josef tente plusieurs fois de lancer la conversation, de faire un effort, d’essayer de dérider ce type devant lui qui ne l’inspire pas un seul instant.
De toute façon, les tentatives de Josef ne fonctionnent pas et il lâche prise. Il commence à être partiellement agacé de l’innexpressin de Luciano et l’envie de lui dire que « Non, c’est bon, ta meuf te trompe pas avec moi tu peux te détendre et respirer », lui brûle les lèvres.

— On va y aller, tu as besoin de dormir aussi, pas vrai ? On se reverra à la prochaine garde ! Tu me diras si tu as réussi à inviter cette fille, ok ?

Josef a l’impression que Lyla prend grand soin de préciser l’existence de Maura histoire de bien souligner que non, il ne cherche pas à la draguer et qu’elle n’est pas intéressé par lui.
Lyla se lève pour payer l’addition et alors que son fiancé est resté quasi-silencieux tout le long, il articule d’une voix doucereuse mais froide, avec l’ombre d’un sourire sur le coin des lèvres.

— Si j’apprends que t’as posé un doigt sur elle, je prendrais soin de t’inviter à boire un café en tête à ête.

Menaces plutôt explicite et clair mais Josef ne se démonte pas, affichant ce même sourire depuis le début.

— Avec grand plaisir, mais est-ce que lui faire la bise ça compte?

Il se le répète.
Fermer sa gueule, il veut bien. Se laisser écraser, pas tellement.

Samedi 5 Mars, fin de matinée — Fin de « journée » pour lui, ou plutôt, fin de nuit. De garde jusqu’en milieu de matinée, Josef se sent complètement mort et n’aspire qu’à retrouver son pieu.
Il s’étire de tout son long et va jusqu’à son vestiaire pour aller prendre une douche brûlante qu’il apprécie pleinement en y restant de longues minutes sous le jet d’eau, profitant de cette occasion pour détendre chacun de ses muscles fourbue de fatigue. Il enfile ensuite rapidement un jean, un tee-shirt, un pull et son manteau de moto, casque sous le bras.

— Joe attends ! Tu pars là?
— Ouais pourquoi?
— Ca te tente pas un brunch? J’crève la dalle et j’ai pas envie de rentrer chez moi tout d’suite.

Josef hésite face à Tony, l’un de ses meilleurs potes pompier. Il sait qu’en ce moment tout est compliqué chez lui, surtout avec sa femme avec qui il semble traversé une grosse période de remous et contre laquelle il lutte avec acharnement. Il voit bien qu’il a envie de parler et d’avoir un peu de compagnie et parce que Josef adore son type comme son frère, il n’attend pas plus longtemps.

— Ok, vas-y j’t’attends.
— J’dois aller me doucher, me changer et voir le chef. Ça risque de prendre un moment.
— Pas de soucis. Allez magne toi le cul.

Tony affiche un large sourire avant de faire demi-tour pour pénétrer dans les vestiaires. Josef lâche un faible soupire et se laisse tomber un peu plus loin sur un banc, posant son casque à ses côtés. Il plonge la main dans la poche de son manteau pour checker les sms et les mails. Depuis qu’il a changé de portable, il est paumé avec toutes ces applications à la con qui s’ajoutent sans qu’il n’y comprenne rien. Il a perdu la moitié de ses numéros et surtout, il a oublié de prendre le temps de demander à certains d’entre eux de redonner leur numéro de contact.
Il se met à trifouiller son téléphone pour checker un sms de sa sœur qui lui demande si elle peut venir un weekend, un d’Aaron qui a quelque chose à lui proposer – sûrement un énième plan foireux – et un mail d’une boite de prod’ de musique. Besoin d’un pianiste sous les conseils d’un certains Aaron…
Visiblement, le plan foireux est déjà arrivé à destination.

— C'est la fille que tu comptais inviter ? Parce que tu sais que tu ne m'as jamais appelé pour m'en parler. Lucky t'a dit un truc cette fois-là ? Quand je suis allée payer ? Pour que tu ne m'appelles plus jamais ou ? Parce que tu n'as jamais répondu à mes messages !

Il sursaute violemment, n’ayant même pas entendu les pas de Lyla. Josef est tellement surprit qu’il comprend un mot sur deux de ce que lui chante la jeune femme, sans qu’il ne capte réellement si c’est une agression, un reproche ou une blague.
Il se sent soudainement comme un con et la regarde, avant de reporter son œil sur ce téléphone qui lui parait d’un coup, étranger.

— Hein ? Non. C’est ma sœur. Doué comme un manche, il se justifie alors qu’il ne sait même pas pourquoi. Puis les mots s’imbriquent d’eux-même dans sa tête alors qu’il voit le visage de la jeune femme décomposé, les yeux humides. J’suis désolé Lyla, j’ai changé de téléphone y a quelques temps, j’ai pas pensé à reprendre les numéros de tout le monde.

Il se lève, se sentant encore un peu plus con, craignant que sa justification ne paraisse comme une excuse bidon pour lui mentir alors que ça n’est pas le cas. Ce type à le crâne semblable à une passoire, c’est pas nouveau mais Lyla n’a pas l’air en état de s’en soucier.

— Eh, ça n’va pas ?

Il s’approche doucement d’elle, omettant volontairement l’histoire de son petit ami qui lui a fourni une belle menace la dernière fois qu’ils ont déjeunés ensemble et aussi l’existence de cette fille qu’il préfère oublier. Son intention est focalisé sur Lyla qui semble être au point de rupture, prête à craquer.
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MessageSam 12 Mar - 20:32





DARK KNIGHT
ft Joe


Je me souvenais encore avec exactitude de la dispute qui suivit mon petit-déjeuner avec Joe. Est-ce que je l’avais déjà vu aller manger avec une autre femme ? Je ne pus m’empêcher de répondre que oui, avec l’autre femme de sa vie et que c’était d’ailleurs de cette façon que j’appris que je n’étais pas la seule dans sa vie. Il eut beau de m’aboyer d’arrêter de me servir de cette excuse pour justifier le moindre de mes écarts, je ne lâchai pas le morceau, lui disant qu’il aurait au moins pu se montrer courtois à défaut d’être sympathique. Je le mis tellement en rogne qu’il refusa de me ramener à la caserne pour que je puisse récupérer ma voiture et lorsque je lui demandai comment je ferais pour me rendre au travail à ma prochaine garde, il me répliqua que non seulement ce n’était pas son problème mais que je pouvais toujours demander à mon collègue de passer me chercher. Je crus que j’allais l’étrangler et par pure provocation, je lui annonçai que je n’y manquerais pas. Bien entendu, ça aurait été le meilleur moyen d’envenimer la situation et de mettre mon ami dans une position délicate, je n’en fis rien. Ce fut finalement mon fiancé qui me conduisit au travail après que je lui ai gentiment demandé et qu’il ait tenté de me retenir, une fois de plus. Tous les prétextes étaient bons. A ce moment-là, je n’imaginais pas que je pourrais quitter mon boulot un jour. En dépit des inconvénients de taille, je l’adorais, ce boulot, j’aimais courir aux quatre coins de la ville pour sauver la veuve et l’orphelin et j’aimais ses montées d’adrénaline. Bien sûr, j’avais assisté à des trucs glauques, j’avais vu des choses que je ne souhaitais à personne et j’en étais ressortie meurtrie mais c’était compensé par tous les gens que je parvins à sauver, tous ceux pour qui je pus faire quelque chose. Cependant, il fallait bien reconnaître que c’était un métier à risque et qu’on ne pouvait pas l’exercer sans inquiéter une partie de ses proches et c’était pire quand on partageait la vie de quelqu’un. Si ça me faisait mal au cœur de revenir sur mes engagements et de quitter un emploi qui m’aida à normaliser mon existence après mon retour du front, je savais que c’était pour le mieux, parce que je n’avais pas besoin que l’homme avec qui j’allais me marier se rende malade pour moi et en oublie de faire attention à lui. Ce n’était qu’un job, ce n’était qu’un détail et j’étais suffisamment jeune pour trouver une autre voie. Je profiterais du temps que j’aurais pour creuser la question. Je partais comme une voleuse, refusant de l’annoncer à mes anciens collègues de peur d’avoir à me confronter à leurs réactions et de ne pas savoir comment réagir. Je ne m’attendais pas à croiser Josef et à vrai dire, c’était le dernier que je voulais rencontrer, je ne savais pas comment je pourrais lui expliquer mon point de vue sans qu’il s’imagine que c’était une manipulation de Lucky.

« Tu sais, tu pourrais dire que tu ne voulais simplement pas me recontacter, c’est pas grave. Lucky m’a dit qu’il t’avait menacé, du coup je peux comprendre que tu n’aies pas eu envie d’avoir des ennuis pour un pauvre message ou un coup de fil. » Je n’avais jamais douté du pouvoir de persuasion de mon fiancé et encore moins quand il était question des hommes de mon entourage qui ne partageaient pas le même sang que le mien. Joe était assez solide pour supporter des menaces sans paniquer mai notre amitié n’était peut-être pas suffisamment importante à ses yeux pour qu’il veuille s’attirer des problèmes avec qui que ce soit, il avait suffisamment à gérer en temps normal sans se prendre la tête avec ce genre de conneries. « Ca va très bien ! » mentis-je, de toute façon, il ne voulait pas non plus jouer franc-jeu, je ne voyais pas pourquoi j’aurais dû le faire. J’ouvris mon casier après avoir retiré le bout de papier collant avec mon nom et je vidai son contenu dans mon sac de sport et un carton que je pris pour l’occasion. Je décrochai les photos de mes frères et sœurs, mes parents, celle de mon chien et de Lucky et moi qui trônait au cœur de tout le reste. « Je viens de donner ma démission au chef, c’est le moment pour moi de tourner la page et de passer à autre chose. Je vais bientôt me marier, je pense que ma place est ailleurs. » expliquai-je alors que je plaçai soigneusement mes produits de bain, toutes ces petites choses qui avaient fait de cet endroit ma seconde maison. « Mais je crois que si ça t’intéressait vraiment, t’aurais appelé pour savoir pourquoi j’étais en congés prolongés et tu serais peut-être même passé chez moi pour voir si j’allais bien, pas vrai ?! On croit connaître les gens, on croit être amis et puis on se rend compte qu’en fait, tout ça, c’est juste de la merde ! » crachai-je en refermant bruyamment la porte de mon casier, lui jetant un regard glacial. Au fond, je ne lui en voulais pas, la situation me rendait malade et je cherchais une façon de l’affronter pour que mes émotions soient plus gérables. Je gérais mal la tristesse mais la colère, ça, je maîtrisais à fond ! « Alors je suppose que c’est maintenant qu’on se dit au revoir et à jamais ! Belle vie, Josef ! »







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MessageVen 18 Mar - 14:44

Dark Knight× ft. Lyla & Josef

La situation est tendue et Josef le sent presque assitôt dans le regard de Lyla. Il ne comprend pas trop ce qu’il se passe si ce n’est qu’elle lui reproche son manque de nouvelle et elle a raison de lui en vouloir, même s’il pensait qu’elle le connaissait suffisamment pour savoir que ça n’était pas son genre et que Josef n’était pas l’homme a oublier ses potes. Il s’est juste passé un tas de chose, entre le job et sa vie personnelle, mais aussi les problèmes d’autre de ses copains etc… bref, un vrai bordel où il n’avait pas vraiment eu le temps de se poser.
Il s’en veut et Lyla a l’air de lui en vouloir aussi mais en pire. D’autant plus qu’elle a l’air franchement mal. Pâle, tremblante, yeux brillants, le pompier la soupçonne prête à pleurer.

— Ca va très bien !

Et elle est là, à ouvrir son casier, à défaire tout ce qu’il s’y trouve sans prêter la moindre attention à Josef qui ne comprend rien.
Qu’est-ce qu’elle fou à jeter ses affaires, à les foutres dans son sac de sport comme si elle se tirait pour de bon ?

— Tu fais quoi là?
— Je viens de donner ma démission au chef, c’est le moment pour moi de tourner la page et de passer à autre chose. Je vais bientôt me marier, je pense que ma place est ailleurs.
— Quoi?

Il est surprit.
Non, il est choqué. Sur le cul.
Comment ça une démission ? Il ne comprend pas, ça lui tombe sur le coin de la gueule comme ça, sans saisir les mots qu’elle lui claque dans la gueule avec une certaine fermeté. Josef se passe une main dans les cheveux et la regarde toujours défaire ses affaires. Il a presque envie de claquer la porte du casier et de lui dire d’arrêter 5 minutes pour lui expliquer ce bordel.

— Mais je crois que si ça t’intéressait vraiment, t’aurais appelé pour savoir pourquoi j’étais en congés prolongés et tu serais peut-être même passé chez moi pour voir si j’allais bien, pas vrai ?! On croit connaître les gens, on croit être amis et puis on se rend compte qu’en fait, tout ça, c’est juste de la merde !

Nouvelle claque dans la gueule.
Un camion, suivit d’un Bus et d’un Air-Bus, lui passent tous sur la tronche, un à un. Il est paumé, il n’comprend pas ce qu’elle lui raconte. Josef reste là, comme un con à encaisser sa déception, sa culpabilité mais aussi sa colère à ce qu’elle lui fasse tout un tas de reproche qu’il ne connait même pas.
Il a même l’impression qu’il s’est passé toute une vie depuis la dernière fois qu’ils se sont entrevus au boulot.

— Alors je suppose que c’est maintenant qu’on se dit au revoir et à jamais ! Belle vie, Josef !

Et elle se casse, sans un mot de plus. Comme ça, comme une bourrasque qui ravage tout sur son passage pour vous laisser ensuite qu’un paysage en désolation. Un claquement de doigt et tout est fini.
Josef la regarde partir, un peu sonné avant de la rattraper d’un geste ferme, la tenant par le bras.

— Attends, tu crois pas que tu vas te barrer comme ça quand même ?

Il se surprend de sa propre colère, de sa propre vexation.
Lyla ou pas, il était énervé et agacé parce qu’il se prenait tous ces reproches en pleine gueule sans pouvoir s’expliquer, ni même sans avoir une seule chance de lui démontrer à quel point il n’était pas ce genre de type. Il finit par la lâcher visage fermé, sourcils froncés, souffle un peu court.

— J’comprends que tu m’en veuille mais j’suis pas un connard. J’ai toujours été là alors me balance pas ce genre de saloperie dans la gueule. Je t’ai dit que j’étais désolé Lyla, j’ai eu le temps de rien depuis quelques semaines déjà.

Il se justifie, se sent obligé et en même temps il lui doit bien ça. Il comprend sa colère mais pas la manière dont elle lui claque dans la gueule. Quoi que, c’est tout Lyla ça. Cette hargne, cette rancune. Il la connait suffisamment pour savoir que ce comportement est presque trop proche d’une normalité.
En plus ça, il a du mal à digérer le choc de la voir partir. Il l’aime bien cette nana, c’est une amie. De celle qu’il aime bien avoir dans son périmètre parce qu’elle y met de la vie, de la joie, des sourires. Et déjà que Jasper a prit la poudre d’escampette, il n’a pas envie de voir Lyla se tirer elle aussi. Même si c’est la vie de chacun et qu’ils ont tous les droits de raccrocher. Mais si elle doit le faire, Josef aimerait comprendre au moins pourquoi.

— J’ai pas été le meilleur des potes, ça j’peux l’entendre mais explique moi au moins ce qu’il se passe, pourquoi tu plaques tout comme ça.

Vraiment, pourquoi tu fais ça ? Toi qui avait l’air de tant aimer ton job.
Et en réalité, il s’inquiète. Son congé prolongé, il n’en savait rien, il pensait qu’elle était partie en vacance avec son super petit copain menaçant ou autre chose dans ce goût là. Ce qu’il veut maintenant, c’est s’assurer que tout aille bien.

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Lyla Gambino
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MessageSam 19 Mar - 16:46





DARK KNIGHT
ft Joe


Je ne devais pas voir tout ça comme une situation dramatique, c'était un nouveau départ, je faisais ça pour les bonnes raisons mais je ne pouvais m'empêcher d'avoir mal au coeur. Je m'apprêtais à laisser derrière moi une partie de ma vie, une partie de ce qui m'avait aidé à tenir à mon retour. C'était compliqué, j'avais lié des amitiés, j'avais découvert de nouvelles choses et j'avais appris à mieux me connaître à travers cette professions. Ca m'avait aidé à grandir mais surtout à me soigner. Cela n'avait pas été une décision facile à prendre mais face à tout ce que mon fiancé pouvait m'apporter, je ne m'étais pas posé la question longtemps, j'aurais seulement aimé que les choses soient plus simples d'un point de vue émotionnel. Je m'apprêtais à couper les ponts avec ma deuxième famille peu de temps avant de passer d'une famille à l'autre en me mariant. C'était beaucoup de changements en peu de temps et aussi déstabilisant qu'effrayant. Je connaissais très bien les Gambino et je les aimais comme ma propre famille et je ne rêvais que du jour où je pourrais me lever tous les matins près de Lucky sans avoir à demander l'autorisation pour quoi que ce soit, ce ne serait plus nécessaire une fois que je porterais son nom et que nous serions sous le même toit. Je quittais quelque chose que j'aimais avec un pincement au coeur pour autre chose de bien mieux et de meilleur pour moi. C'était l'évolution naturelle des choses. Malheureusement pour Josef, il était tombé au mauvais endroit, au mauvais moment et je m'en prenais à lui alors que je me sentais mal par rapport à la situation. Qu'il ne m'ait pas donné de nouvelles n'était pas le vrai problème, je ne l'avais plus fait non plus, parce que tout s'était accéléré dans mon existence et que j'avais eu la tête qui tournait, Je n'avais oublié personne mais je dus revoir l'ordre de mes priorités en enchaînant merde sur merde, Si maintenant, j'arrivais à m'accrocher à de la colère et non à de la peine, ce serait plus facile à vivre. La colère, je savais la dompter et en faire ma meilleure alliée mais la tristesse, j'avais toujours eu un mal fou à la gérer. Josef me donna le carburant nécessaire pour démarrer au quart de tour alors qu'il me saisit par le bras. Je me défis de sa prise, l'air furibond alors que je lui faisais face et qu'il me dépassait d'une bonne tête. Cela n'avait jamais été le genre de détail qui me faisait reculer, bien au contraire. Je n'avais pas peur des plus grands que moi, des plus forts non plus, une fois que j'étais lancée, on ne m'arrêtait plus.


« Qu'est-ce que ça peut te foutre ? Ne fais pas comme si ça t'intéressait ! » crachai-je en le toisant, m'accrochant de toute mon âme à ce sentiment qui naissait en moi et qui me rendait aussi incontrôlable qu'un animal sauvage tiraillé par la faim. « Ca me fait une belle jambe, tes excuses ! Qu'est-ce que je suis supposée faire de ça, hein ? T'étais pas là, c'est la seule chose que je vois et je suis en train de me rendre compte que tous ces gens à qui j'ai offert de mon temps pour les aider sont tous aux abonnés absents. TOUS ! Putain, faut croire que je m'attache à des gens qui n'ont vraiment aucune considération pour moi ! Tu sais quoi, y a un truc génial qui s'appelle rendre visite et quand on n'a plus de moyens de communication, à moins d'être dans un pays en guerre, c'est ce qu'on fait, on va voir les gens ! » lui assénai-je en enfonçant mon index dans sa poitrine, encore, et encore, et encore. Je n'attendais qu'une chose, qu'il explose, qu'il me donne une bonne raison de me débarrasser de ma déception. Oh, bien sûr, je le regretterai et je ne me manquerai pas de trouver une façon de me faire pardonner mais il savait que j'étais soupe au lait, il savait que je m'emportais parfois pour rien si j'étais un peu plus à fleur de peau que d'habitude, il ne m'en voudrait pas, j'en étais certaine. Je fus complètement désarçonnée par sa question que j'eus le droit aux montagnes russes émotionnelles. J'ouvris de grands yeux puis la bouche pour articuler des mots que l'on entendit jamais avant de baisser mon bras et de le regarder, me sentant terriblement conne. « Ca te gênerait tant que ça de laisser les gens terminer de s'énerver sur toi avant de leur poser des questions ? Hein ? » repris-je sur un ton beaucoup moins agressif, un demi sourire aux lèvres. « Putain, tu m'as niqué tous mes effets, Joe, tu fais chier ! » Je déposai mon sac au sol, hésitant à l'inviter à boire un verre quelque part en me disant que ça rendrait fou Lucky et que ce serait une mauvaise idée, même si Dante et Tony étaient là. Je préférais discuter ici, tant que nous étions au calme. « Je me suis fait agresser par un junkie, j'allais aider quelqu'un et il m'a agressé, m'a planté une seringue dans le l'épaule et j'ai dû faire tout un tas de tests, notamment pour le VIH, j'ai cru que j'étais malade. Tu te rends compte ? Et là j'ai repensé à toutes les fois où je me suis retrouvée dans la merde pendant que je bossais, le nombre de fois où la même chose a failli m'arriver pendant une garde, les prises d'otage, les agressions, les risques... J'adore mon boulot mais ça ne vaut pas la peine que mon futur mari se rende malade tous les jours dès que je vais bosser. Je ne peux pas lui faire ça et je ne veux plus me faire ça. Maintenant que tu sais, tu pourrais peut-être me dire ce qui t'est arrivé à toi ! »






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MessageLun 28 Mar - 22:28

Dark Knight× ft. Lyla & Josef

- Qu'est-ce que ça peut te foutre ? Ne fais pas comme si ça t'intéressait !

Il reste scotché par la violence de ces mots alors qu’il se les prend dans la gueule, tout à fait gratuitement.

- Ca me fait une belle jambe, tes excuses ! Qu'est-ce que je suis supposée faire de ça, hein ? T'étais pas là, c'est la seule chose que je vois et je suis en train de me rendre compte que tous ces gens à qui j'ai offert de mon temps pour les aider sont tous aux abonnés absents. TOUS ! Putain, faut croire que je m'attache à des gens qui n'ont vraiment aucune considération pour moi ! Tu sais quoi, y a un truc génial qui s'appelle rendre visite et quand on n'a plus de moyens de communication, à moins d'être dans un pays en guerre, c'est ce qu'on fait, on va voir les gens !

…Soit elle était entrain de se foutre de sa gueule, soit elle était entrain de nous péter une durite sur le tas. Et Josef a beau être un type sympa et agréable, il n’en est pas pour autant niais et stupide. Il était hors de question qu’il se laisse jeter de la sorte comme ça, comme une merde alors que putain, il n’avait vraiment pas fait attention ces derniers temps avec tout ce qu’il s’était passé et le fait qu’il ait manqué de rendre visite à Lyla n’a rien à voir avec le fait qu’il s’intéresse ou non à sa vie.
Ca le rend dingue, voir furieux, qu’elle ose lui claquer tout ça dans la gueule alors qu’il était le premier à se porter volontaire pour la sortir de la merde si besoin.

- Ca te gênerait tant que ça de laisser les gens terminer de s'énerver sur toi avant de leur poser des questions ? Hein ? Putain, tu m'as niqué tous mes effets, Joe, tu fais chier !
- En même temps j’vais pas te laisser me gueuler dessus comme un pitbull sans que je n’comprenne rien.

Si le ton de Lyla avait baissé d’un ton, celui de Josef lui, devient un peu plus sec que tout à l’heure. Il se surprend lui même de ne pas l’avoir renvoyer chier plus tôt alors qu’elle lui claquait tout ça dans la tronche. Au lieu de ça, il s’est contenté d’insister pour savoir ce qu’il se passait.
Peut-être par instinct, peut-être aussi par lassitude de voir se battre dans le vent avec une femme comme Lyla qui, de toute façon, continuera de gueuler quoi que tu fasses.

- Je me suis fait agresser par un junkie, j'allais aider quelqu'un et il m'a agressé, m'a planté une seringue dans le l'épaule et j'ai dû faire tout un tas de tests, notamment pour le VIH, j'ai cru que j'étais malade. Tu te rends compte ? Et là j'ai repensé à toutes les fois où je me suis retrouvée dans la merde pendant que je bossais, le nombre de fois où la même chose a failli m'arriver pendant une garde, les prises d'otage, les agressions, les risques... J'adore mon boulot mais ça ne vaut pas la peine que mon futur mari se rende malade tous les jours dès que je vais bosser. Je ne peux pas lui faire ça et je ne veux plus me faire ça. Maintenant que tu sais, tu pourrais peut-être me dire ce qui t'est arrivé à toi !

C’est l’équivalent d’une brique dans l’estomac et d’une bonne droite dans la gueule.
Josef la regarde, buguant complètement sur ce qu’elle vient de lui dire et il ne sait pas s’il se sent complètement désolé ou complètement en colère. Peut-être un peu des deux de se retrouver comme un con à se faire agressé pour ensuite entendre toutes ces choses dont il n’était pas au courant.

- J’pense que ça sert à rien de raconter ma vie avec tout ce que tu viens de me raconter.

Et en plus de ça, il n’en a pas l’envie. Sa vie est complètement dérisoire comparé à celle de Lyla qui semble avoir vécu l’équivalent d’un film en quelques semaines. Entre son agression, cette histoire de sida… il avait peine à croire qu’en si peu de temps il ait loupé tout ça.
Il se sent déjà culpabilisé mais se dit qu’il ne pouvait ni deviner, ni le savoir, les potes sont aussi là pour être appelé en cas de besoin et si Josef n’avait pas été aussi présent pour Lyla qu’il ne l’aurait dû, cette dernière ne l’avait pas non plus contacter. Il semblait qu’ils se trouvaient tous les deux en tords et Josef s’en sentait con.

Le jeune pompier pousse un bref soupire avant de se passer une main dans les cheveux.

- Je suis désolé pour tout ça… Pourquoi t’es pas venu me voir à la caserne ou même chez moi ? Il l’arrête en levant les mains devant lui, avant qu’elle n’ait le temps de lui gueuler une nouvelle fois dessus. Je sais, j’ai compris que t’étais en pétard parce que j’avais pas prit de nouvelles mais j’suis pas un connard ni un sale type qui t’as consciemment abandonné. Alors la prochaine fois, viens jusqu’à chez moi, gueule moi dessus là bas si tu veux mais reste plus dans ton coin comme ça d’accord ?

Il essaie d’afficher cette fois un sourire encourageant, voulant atténuer toute cette tension mais aussi essayer de dénouer un peu ce bordel dans sa tête.

- Vraiment Lyla, j’déconne pas quand je te dis tout ça. Si t’as besoin de quoi que ce soit, tu peux venir n’importe quand frapper chez moi.

Il passe une main sur son bras, sincère. Comme il l’a toujours été. Il ne lui ment pas, Josef n’est pas ce genre de type à se cacher derrière des excuses à la con. Il assume avoir foiré en ne prenant pas le temps d’aller la voir directement mais jamais il ne la laisserait dans sa merde. Lyla est devenue une amie au fil du temps et c’est toujours le cas aujourd’hui pour lui.

- Est-ce que tu veux qu’on aille boire un café ou même manger un truc pour parler de tout ça ? Il lui sourit de nouveau, un peu maladroitement. C’est moi qui offre, j’te dois bien ça.

Tout comme il lui doit au moins trois heures d’écoute s’il le faut pour qu’elle lui raconte toute cette merde mais surtout, comment elle s’en sort aujourd’hui et ce qu’elle compte faire après sa démission. Bref, un tas de chose qu’il doit lui demander par pur inquiétude.
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Lyla Gambino
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MessageDim 3 Avr - 14:19





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Il fallait bien que ça tombe sur quelqu’un et malheureusement, il était sorti de l’ombre au mauvais moment. Ce n’était pas tant de sa faute que de la mienne et de mes émotions que je maîtrisais mal pour le moment. Cette agression avait laissé de profondes séquelles et je m’étais sentie abandonnée et incomprise. Luciano n’était pas étranger à tout ça et plutôt que de lui en vouloir à lui, qui l’aurait mérité même si je m’étais mise dans cette situation au détriment de tout bon sens, c’était plus facile de diriger ma colère vers ceux que je n’avais même pas pris la peine d’appeler. J’avais honte de ce que j’avais provoqué et honte des conséquences que cela pourrait avoir, alors forcément, je n’avais pas spécialement envie de le chanter sur tous les toits. La seule raison pour laquelle, maintenant, j’étais prête à en parler, c’était parce que je me savais hors de danger. Si cela n’avait pas été le cas, j’aurais tout simplement disparu de la surface de la terre, j’aurais fait croire à tout le monde que je m’étais enfuie au bout du monde mais j’aurais fait en sorte d’en finir. Entre les circonstances et cette maladie honteuse qui vous prive de profiter de façon décomplexée d’une des seules choses de bien et de gratuite en ce bas monde, je n’aurais pas eu la force de continuer à avancer. Je ne voulais pas de cette vie pour mon futur époux et je refusais qu’il se sente obligé de m’épouser, parce que je savais parfaitement le genre de vie qui nous attendait. Une vie faite de frustration et de non-dits, une vie où je serais un peu moins qu’une femme et où je ne pourrais m’en prendre qu’à moi-même parce que je m’étais mise dans la merde en fonçant tête baissée, comme toujours. Cette culpabilité-là, aucune personne normale ne pouvait vivre avec et la supporter au quotidien. Je m’en étais sortie indemne mais ça me servit de leçon, il était hors de question de retenter le diable et de réitérer ce genre de connerie. Et malheureusement, je savais qu’en continuant d’exercer ce métier, je serais amenée à reproduire les mêmes erreurs, je ne pouvais m’empêcher d’être ce que j’étais, surtout pas dans le feu de l’action où il y avait peu de place pour la réflexion et davantage pour la rapidité et l’efficacité. Je ne me voyais pas annoncer une autre horreur du genre à mon fiancé. Je ne pourrais faire correctement mon travail en l’imaginant mort d’inquiétude et e ne trouvai aucune bonne raison de continuer à bosser à la caserne, même si j’aimais ça et que ce fut une bonne façon pour moi de me reconstruire, il fallait que ce soit une page qui se tourne.

« Oh ça va ! On ne va pas commencer à faire un classement de qui a la vie qui mérite le plus d’être racontée ! Je veux savoir ce qu’il t’est arrivé, Joe ! Je suis désolée pour mon petit numéro mais je suis un peu nerveuse et d’autant plus de me retrouver à ranger mes affaires, ça me fait vraiment drôle mais ça m’intéresse vraiment, j’veux dire ta vie et ce qu’il s’y passe. » Je me comportais souvent comme la reine des connasses mais je finissais toujours par redescendre et m’en apercevoir, néanmoins, ils n’étaient pas légion ceux qui avaient le droit à mes excuses. « Ne le sois pas, je suis la seule responsable de toute cette merde ! Je n’ai appelé personne, j’avais honte ! J’essayais de me préparer psychologiquement à l’annonce de la maladie et de réfléchir à ce que je devrais faire. Lucky en était malade, il gérait ça à sa façon, en disparaissant et ça m’a complètement déstabilisée… Donc non, tu n’es pas un connard, la seule conne, c’est moi ! » marmonnai-je alors qu’il pressait mon bras doucement, ce fut suffisant pour que je m’approche et le prenne dans mes bras, j’avais terriblement besoin d’un câlin. Je le serrai avec force jusqu’à ce que je me sente un peu mieux et que je puisse respirer sans un poids insupportable dans ma poitrine. « Je ne peux pas… J’aimerais bien mais si on nous voit tous les deux, toi et moi, seuls, ça risquerait de parler. Mais si tu veux, on peut prendre un café ici et discuter. On ira manger ensemble avec Luciano, je te promets qu’il sera sympathique, cette fois. » Je lui offris un sourire confiant, je ferais en sorte de briefer mon cher et tendre pour qu’il soit moins pénible que lors de leur première rencontrer, je ne doutais pas qu’il puisse faire des efforts tant qu’il était prévenu et qu’il n’avait pas l’impression que je faisais quoi que ce soit dans son dos. « Est-ce que tu viendrais, si je t’invitais au mariage ? » m’enquis-je en vérifiant que je n’avais rien oublié pour sortir des vestiaires, Josef près de moi pour que nous nous installions dans la salle commune histoire de discuter sans pour autant avoir l’air d’être en plein rendez-vous amoureux. « C’est pour bientôt, je suis sur le point d’envoyer toutes les invitations et je ne savais pas si ça te tenterait, je veux dire, vu comme je peux être chiante et désagréable parfois. Mais y aura de quoi manger et boire, ça, ça devrait te convaincre. » Je ricanai en m’installant dans un coin et en me dirigeant vers les placards pour me préparer un thé et servir un café à mon ancien collègue. Tout ça me manquerait mais je réalisais que c’était déjà du passé, plus rien n’avait l’air aussi familier qu’avant.






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MessageMer 6 Avr - 12:04

Dark Knight× ft. Lyla & Josef

— Ne le sois pas, je suis la seule responsable de toute cette merde ! Je n’ai appelé personne, j’avais honte ! J’essayais de me préparer psychologiquement à l’annonce de la maladie et de réfléchir à ce que je devrais faire. Lucky en était malade, il gérait ça à sa façon, en disparaissant et ça m’a complètement déstabilisée… Donc non, tu n’es pas un connard, la seule conne, c’est moi !

Il n’aime pas l’entendre dire ce genre de connerie. Tout ça devient ridicule, ils ne devraient même pas être entrain de débattre sur ce sujet puisqu’il y a beaucoup plus important à penser. Par exemple, cette agression dont elle a été victime et qui fou les nerfs à Josef. Lyla est une amie, une très bonne amie même, alors apprendre ce genre de nouvelle ne vous file pas forcément la banane pour la journée, non.
Par contre, apprendre que son mec disparaissait de la circulation pour gérer la situation… Josef ne sait pas s’il doit le comprendre ou le détester pour avoir agi comme ça. Apprendre que ta nana s’est faite agressée et à potentiellement le Sida doit te foutre une pression considérable, certes, mais de là à fuir la situation ? Le pompier a du mal avec ce concept mais ça ne le regarde pas, il se contente de fermer sa gueule et d’avaler cul sec cette contrariété qui ressemble à une boule épineuse.

Il la garde dans ses bras, la serre contre lui pour lui transmettre un peu de bonne chose, de chaleur, de soutient. Lyla pouvait bien venir cogner à sa porte à trois heures du matin qu’il ouvrirait, que ça soit pour demander du sucre ou pour toute autre connerie du genre. Ca le fait chier de la voir aussi triste.
Josef lui propose un café ou même un déjeuner, peu lui importe si ça peut leur permettre de discuter un peu, de rattraper ces semaines stupidement perdues.

— Je ne peux pas… J’aimerais bien mais si on nous voit tous les deux, toi et moi, seuls, ça risquerait de parler. Mais si tu veux, on peut prendre un café ici et discuter. On ira manger ensemble avec Luciano, je te promets qu’il sera sympathique, cette fois.

Ça, il le prend beaucoup, beaucoup moins bien.
Pourquoi se cacher comme s’ils étaient des amants interdits alors que ni l’un ni l’autre ne ressentait une quelconque attirance pour son vis-à-vis ?
Et encore cette histoire avec Luciano où, honnêtement, Josef doute que la situation soit plus sympathique que la dernière fois. Il n’est pas con, le regard de son mec il l’a bien compris et il semblerait qu’il soit dur de la feuille si on essaie de lui faire comprendre qu’il pouvait dormir sur ses deux oreilles : Lyla, il ne la touchera pas. Ca ne lui a même jamais traversé l’esprit.

Lyla termine de prendre ce qu’il lui manque et Josef la suit jusqu’à la salle de vie pour prendre ce fameux café qui aura décidément un goût bien plus amer que prévue.

— Est-ce que tu viendrais, si je t’invitais au mariage ? C’est pour bientôt, je suis sur le point d’envoyer toutes les invitations et je ne savais pas si ça te tenterait, je veux dire, vu comme je peux être chiante et désagréable parfois. Mais y aura de quoi manger et boire, ça, ça devrait te convaincre.

Elle a clairement le don de lui faire changer d’humeur d’un claquement de doigts.
Enfin, quoi que… Non. En réalité, l’annonce du mariage lui tire un large sourire jusqu’à ce qu’il se souvienne de ce qu’elle vient de lui dire. La vérité est qu’il est heureux pour elle et que, bordel, bien sûr qu’il irait au mariage avec un sacré plaisir ! Mais s’ils doivent se cacher pour un café, ça va donner quoi le jour où il va se pointer là-bas pour subir les regards noirs de Luciano qui croit depuis le début que Josef se tape sa futur femme dans les vestiaires des pompiers ou des secouristes ?
Un vrai sketch en perspective…

— Plutôt deux fois qu’une ! Il affiche un large sourire alors qu’il s’affale sur une chaise de la salle vide, là où ils peuvent discuter au moins tranquillement. Alors, ça y est, tu franchis le grand pas !

Il est malgré tout touché par ce geste de l’invité à ce mariage. Josef a toujours vu cet évènement comme une grande fête principalement familiale en présence des amis très proches. De voir Lyla le considérer un minimum comme tel ne le laisse pas indifférent.

— Mais juste pour la bouffe et le vin, après j’me casse.

Il laisse échappé un rire amusé avant de se lever et de prendre Lyla dans ses bras, tendrement.

— Plus sérieusement, félicitation Lyla. J’suis content pour toi.

Il la garde un instant avant de s’écarter et de l’embrasser doucement … NON JE DECONNE. de la regarder, sourire aux lèvres. Lyla a l’air épanouie et c’était tant mieux pour elle, vraiment. Il ne doute pas un instant de son bonheur avec Luciano malgré la tendance de ce dernier à être un brin trop protecteur. Ou plutôt, trop jaloux.

Il recule et s’adosse à la table derrière lui, bras croisés sur la poitrine. Son sourire s’affaisse un peu.

— Dis Lyla, pourquoi est-ce que tu tiens tant à ce qu’on se cache comme ça ? Il n'y a jamais eu le moindre soupçon d’ambiguïté entre toi et moi alors ce qu’en dise les gens, on s’en fou un peu non ?

Ca n'est pas un reproche mais une simple question qui le taraude depuis tout à l’heure. D’autant plus qu’il a toujours été franc alors pourquoi se retenir ? Avant qu’elle n’ait le temps de lui répondre, Josef enchaine.

— Si déjà on doit se cacher pour un café ou un déjeuner, qu’est-ce que ça va être quand je vais me pointer à ton mariage… Je dois venir avec un gilet pare-balle ?
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MessageMar 12 Avr - 20:40





DARK KNIGHT
ft Joe


Ca devenait une véritable habitude pour le moment, que je me retrouve à raconter ma petite vie à tout le monde. Je me trouvais pathétiquement ridicule et je m'en voulus aussitôt que l'explication m'échappa des lèvres. Parce que je persistais à croire que ça ne regardait personne et même si je l'avais raconté à peu de monde, ça restait beaucoup trop de gens au courant de mes mésaventures. Cela venait de mon côté secret et de ma volonté de toujours tout garder sous silence, au cas où on chercherait à se servir de ça contre moi. Je faisais des efforts surhumains avec Luciano pour lui parler de certains de mes secrets bien enfouis depuis des années mais parce que je ne voulais qu'il n'y en ait entre nous. Pourtant, face à Josef, comme face à Daya des jours plus tôt, je me sentais contrainte de me livrer un peu, pour ne pas les perdre. Je ne pouvais pas constamment être dans le don de moi et de mon temps en m'attendant à ce que des gens qui s'inquiétaient vraiment pour moi acceptent sans se poser de questions et sans me demander un minimum de retour. J'acceptais difficilement l'aide des autres, je pouvais au moins leur donner quelques menus détails de mes derniers mois, ça n'engageait personne à quoi que ce soit et puisque c'était déjà terminé, ils n'avaient pas à s'impliquer. De l'aide, je n'en avais pas besoin, j'avais déjà tout ce dont j'avais besoin et même plus encore. Il fallait souvent un sacré temps de réflexion à mon fiancé mais il revenait toujours, prêt à prendre les choses en mains. Mais si j'avais le malheur de me laisser aider par d'autres, des amis de surcroît, je savais qu'il le vivrait terriblement mal et je ne voulais pas que ça arrive. Il se donnait beaucoup de mal, même si pour le commun des mortels, tout ce qu'il faisait était le minimum syndical de la part de l'homme qui avait demandé ma main mais ils oubliaient que certaines choses n'étaient pas naturelles pour tout le monde. J'aurais pu en dire long là-dessus, moi qui avais parfois du mal avec les relations sociales, amicales et tout ce qui s'apparentait aux bases de la communication. J'utilisais toujours plus facile les insultes ou la violence que la patience et la diplomatie. Mais quelle terrible perte de temps quand on se retrouvait face à un con de compétition qui ne comprenait rien et surtout pas la méthode douce. J'étais parfois excessive et j'adorais le contact humain, je me montrai excessivement tactile quand j'appréciais quelqu'un mais il me fallait un temps d'observation et un minimum de confiance pour me laisser aller. Sauf que depuis mon agression par ces types, les contacts les plus anodins me paniquaient. Je fus heureuse de constater que ça ne concernait pas Josef. Je le connaissais si bien et depuis si longtemps, j'avais la certitude qu'il ne me ferait jamais le moindre mal. Jamais ! Il n'avait même jamais tenté de jouer le jeu de la séduction avec moi.

Je ne pus dissimuler mon soulagement quand il accepta mon invitation, je lui rendis son sourire. Je nous mis de quoi petit-déjeuner sur la table, me servis un thé et lui donnai son café avant de me poser enfin, me disant que ce serait plutôt un bel adieu. « Arrête, tu vas chialer quand tu me verras dans ma robe et encore pire quand on échangera nos voeux, je t'ai repéré, toi là, le grand romantique ! » le charriai-je en accompagnant le tout d'un haussement de sourcils. J'espérais simplement qu'il s'amuserait et que tout se passerait pour le mieux. Notre mariage serait sous le signe de la mixité, il y aurait de tout : sicilien, pompiers, secouristes, latinos et toutes ces pièces rapportées qui m'avaient rendu la vie plus douce. « Merci, ça me va droit au coeur ! » Et s'il pouvait réussir à s'entendre avec mon futur mari, ça m'arrangerait davantage. Parce que je savais que si Lucky ne parvenait pas à le voir en peinture, ce serait compliqué pour moi de le fréquenter, de près ou de loin. Je comprendrais mais ça me ferait un mal de chien. Je savais que c'était dans l'ordre des choses de faire le vide autour de soi une fois qu'on construisait sa propre famille mais j'aurais aimé pouvoir garder le peu d'amis sincères que j'avais. « On ne se cache pas, de un, et de deux, oui, je m'en fous et toi aussi mais Luciano est un homme publique et les hommes comme lui, on cherche toujours à les salir, d'une façon ou d'une autre, je ne veux pas leur en donner l'occasion, tu comprends ? Je sais que ça te paraît bizarre mais peut-être que ce sera plus clair si je remets en contexte. Je suis une femme, fiancée et tu es un homme célibataire, on va petit-déjeuner tous les deux, en tête à tête quelque part, qu'est-ce que tu crois qu'on se dit ? On ne peut pas en vouloir à Lucky d'imaginer qu'il a pu se passer quelque chose. Aller manger seule avec un autre homme, ça ne se fait pas. En tout cas, pas chez moi. Je sais, moi, que nous sommes amis et qu'on ne fait rien de mal mais ça peut engendrer tellement de problèmes... » Je tentais de lui expliquer le plus clairement du monde, pour qu'il ne s'imagine pas que tout ça était simplement dû à la jalousie de Luciano, c'était surtout une histoire de principes. Je refusais catégoriquement qu'il prenne mon fiancé en grippe et si ça arrivait, je déciderais moi-même de couper les ponts après les noces. « Josef... Je ne sais pas ce que tu t'imagines le concernant mais t'es à côté de la plaque. C'est un homme extraordinaire, d'une gentillesse et d'une dévotion pour moi, tu n'as même pas idée ! Je n'ai jamais été aussi heureuse de toute ma vie ! Jamais ! Tu sais ce que ça fait ? D'être sincèrement heureux de te lever le matin ? Parce que moi, oui, maintenant ! Ce que tu prends pour de la jalousie d'un type qui vient d'un autre siècle, ce n'est que de l'inquiétude pour moi ! Il aimerait me protéger constamment, de tout et de tout le monde, pour que je ne sois jamais plus malheureuse et je ne lui rends pas la tâche facile, surtout pas quand je vais petit-déjeuner à l'improviste avec un homme qu'il ne connaît pas ! » Oui, je quittais la caserne sans le moindre regret maintenant que j'y pensais, j'avais trouvé tellement mieux, je n'avais plus besoin de compenser d'une façon ou d'une autre.

« Tu penses que tu pourrais lui laisser une chance ? Si tu ne comprends pas son mode de fonctionnement, soit, je ne t'y contrains pas mais ce repas avec lui et moi, ça te permettrait d'apprendre à le connaître et je suis sûre que tu le feras beaucoup rire, si tu ne restes pas bloquée sur ton désir de lui faire entrer dans le crâne qu'il n'y a pas de risques qu'il se passe quoi que ce soit entre nous. Quand tu veux protéger quelqu'un, tu envisages toujours toutes les possibilités, des plus plausibles au plus folles ! » Je ne lui demandais pas la Lune et j'étais certaine que si tout le monde était parfaitement détendu, tout se passerait très très bien. « Tiens, au fait, je change complètement de sujet mais j'ai appris que nous avions quelqu'un en commun... Je ne savais pas que tu étais sortie avec Daya ! T'as jamais trop parlé de tes exs ! Visiblement vous vous êtes recroisées à pas mal de reprises... Tu l'as vécu comment ? J'veux dire, tu vas bien ? »







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MessageLun 18 Avr - 14:40

Dark Knight× ft. Lyla & Josef

Josef ricane en secouant la tête, mains dans les poches. Lui, romantique ? Absolument pas. Tout du moins, pas comme Lyla pourrait se l’imaginer. Disons qu’il sait doser ce côté fleur bleue que tant de personnes imaginent en lui et qui est quasi-inexistante. Il ne versera pas une larme au mariage de Lyla mais ça ne l’empêchera en aucun cas d’être heureux pour elle, sincèrement.
Mais le sujet du mariage n’étant pas celui qui triture le plus l’esprit de Joe, il décide de se lancer avec honnêteté pour lui demander pourquoi. Pourquoi doivent-ils jouer les amis secrets comme ils le font, à ne pas aller boire un café comme des gens normaux sans avoir à craindre d’être vue. Lyla est son amie alors pourquoi devrait-il jouer les agents secrets à faire comme si elle n’était rien d’autre qu’une collègue ?

— On ne se cache pas, de un, et de deux, oui, je m'en fous et toi aussi mais Luciano est un homme publique et les hommes comme lui, on cherche toujours à les salir, d'une façon ou d'une autre, je ne veux pas leur en donner l'occasion, tu comprends ? Je sais que ça te paraît bizarre mais peut-être que ce sera plus clair si je remets en contexte. Je suis une femme, fiancée et tu es un homme célibataire, on va petit-déjeuner tous les deux, en tête à tête quelque part, qu'est-ce que tu crois qu'on se dit ? On ne peut pas en vouloir à Lucky d'imaginer qu'il a pu se passer quelque chose. Aller manger seule avec un autre homme, ça ne se fait pas. En tout cas, pas chez moi. Je sais, moi, que nous sommes amis et qu'on ne fait rien de mal mais ça peut engendrer tellement de problèmes...

Il n’est pas sûr d’entendre ce qu’elle est entrain de lui dire. Tout ça lui parait … excessif. Josef aurait presque l’impression de se retrouver dans une comédie romantique à la différence que lui, ça ne le fait pas rire du tout. Pourquoi devrait-on tout de suite croire que Lyla et lui fricote ensemble sous prétexte qu’ils sont une femme et un homme et qu’ils déjeunent ensemble ? Ça dépasse toute sa logique mais il ne dit rien.
Mieux, il essaie de comprendre.
Cette histoire d’homme public dont on ne doit pas salir l’image. Josef s’imagine par conséquent que les amis masculins ne doivent pas se bousculer aux portes de Lyla. Encore moins ceux qui sont célibataires comme lui. Mais si tout ça est une question d’éducation, de religion ou de tout autre chose alors… Il ne peut qu’accepter et essayer un minimum de comprendre. Quand bien même tout cela le dépasse fortement.

— Josef... Je ne sais pas ce que tu t'imagines le concernant mais t'es à côté de la plaque. C'est un homme extraordinaire, d'une gentillesse et d'une dévotion pour moi, tu n'as même pas idée ! Je n'ai jamais été aussi heureuse de toute ma vie ! Jamais ! Tu sais ce que ça fait ? D'être sincèrement heureux de te lever le matin ? Parce que moi, oui, maintenant ! Ce que tu prends pour de la jalousie d'un type qui vient d'un autre siècle, ce n'est que de l'inquiétude pour moi ! Il aimerait me protéger constamment, de tout et de tout le monde, pour que je ne sois jamais plus malheureuse et je ne lui rends pas la tâche facile, surtout pas quand je vais petit-déjeuner à l'improviste avec un homme qu'il ne connaît pas !

S’il sait ce que ça fait ?
Putain oui, il sait. Il l’a su, il a déjà vécu ce sentiment de légèreté, d’allégresse, que tout lui était possible et que rien ne semblait trop compliqué à atteindre. Il l’a connu auprès de Daya et il n’avait pas forcément envie de se rappeler ce que c’était de vivre avec elle quand tout allait bien.
Lyla lui explique les choses, il a l’impression d’être un gamin de cinq ans qui ne comprend visiblement rien à la vie et ça l’agace sur les bords mais ferme sa gueule. Si elle est heureuse avec ce type alors tant mieux, n’est-ce pas le principale ? S’inquiéter dans le vent ne lui coûterait plus d’énergie qu’il n’en avait alors Joe préfère serrer les dents, jouant avec un briquet entre ses doigts. La situation le dépasse complètement mais Lyla est maitre de sa vie, il la laissera mener sa barque sans intervenir et il n’a d’ailleurs jamais eu l’idée de le faire.

— Tu penses que tu pourrais lui laisser une chance ? Si tu ne comprends pas son mode de fonctionnement, soit, je ne t'y contrains pas mais ce repas avec lui et moi, ça te permettrait d'apprendre à le connaître et je suis sûre que tu le feras beaucoup rire, si tu ne restes pas bloquée sur ton désir de lui faire entrer dans le crâne qu'il n'y a pas de risques qu'il se passe quoi que ce soit entre nous. Quand tu veux protéger quelqu'un, tu envisages toujours toutes les possibilités, des plus plausibles au plus folles !

Il lève son regard vers Lyla, un peu interloqué. Putain, c’était normal qu’il veuille lui faire comprendre que son gars devait arrêter de flipper et de le regarder comme s’il allait le tuer au prochain coin de rue parce qu’il craint à ce que Josef ne pose ses sales pattes sur Daya ! Il n’a pas envie d’avoir cette foutue épée de Damoclès sur la gueule qui lui tombera entre les deux yeux si jamais Luciano venait à mal interprété un geste de sa part envers sa future femme.
Il s’apprête à lui répondre que c’est bon, il a compris, il fera tous les efforts du monde pour sociabiliser avec son futur mari si lui-même fourni le minimum d’effort. Joe n’a pas envie de s’écraser comme une merde face à un type sous prétexte qu’on le soupçonne de roucouler en cachette avec Lyla. Il n’a plus qu’à espérer que ça n’arrive pas et qu’ils sachent se comporter comme deux adultes lorsqu’ils se verront.
Joe ouvre la bouche pour lui répondre mais se fait couper l’herbe sous le pied…

— Tiens, au fait, je change complètement de sujet mais j'ai appris que nous avions quelqu'un en commun... Je ne savais pas que tu étais sortie avec Daya ! T'as jamais trop parlé de tes exs ! Visiblement vous vous êtes recroisées à pas mal de reprises... Tu l'as vécu comment ? J'veux dire, tu vas bien ?

… Gros pavé dans la gueule
On prend ta tête et on l’éclate contre un mur. C’est un peu l’effet que ça lui fait alors qu’il se sent brutalement sonné. C’est un foutu complot, c’est ça ? La soirée, la saint valentin et maintenant Daya qui la connait ? Il ne sait pas ce que son karma essaie de lui faire comprendre mais ça n’lui plait pas forcément. Voir pas du tout. Daya est entrain de se refaire une place malgré lui et il apprécie moyennement. Surtout en vue de la dernière fois où tout a été un véritable fiasco.
Josef se passe une main sur le visage avant de soupirer presque de lassitude.

— On va d’abord revenir à ton futur mari que je ne compte pas emmerder avec mes opinions ou même avec quoi que ce soit d’autre. Il plante son regard dans celui de son amie avant d’ajouter. Ce n’est pas que je l’aime pas et ça tu l’sais, c’est juste une divergence d’opinion.

Josef se redresse avant d’enchainer, sourire taquin aux lèvres.

— Mais bon, vu que je suis un ami et un homme extraordinairement gentil, j’accepte le dîner avec plaisir. Je me tiendrais bien madre, aucun problème pour ça.

Pure taquinerie qu’il balance en ricanant et en lui lançant un clin d’œil. Josef n’a pas envie de passer une heure à débattre à ce sujet, peut-être que Lyla a raison en disant qu’il faut laisser sa chance à Luciano. Et de toute façon c’est pas comme s’il ne le lui avait jamais donné. C’est juste que… Ouais, c’est compliqué.
Et tout ça, pour repousser un peu le fait qu’il doit maintenant répondre à ses questions sur Daya.
Sur une ville qui comptabilise huit million d’habitants, combien avait-il de chance pour qu’elle connaisse en plus son ex-petite amie ? Ou plutôt, ex-fiancée. Un coup de Karma, il ne voit pas autre chose pour un tel acharnement du sort. Et de ce qu’il en comprend, elles ne sont pas juste connaissance…

— Et j'en parle jamais parce que j’aime pas parlé de moi, j’ai pas la vie la plus palpitante de la caserne. Encore moins à côté de la tienne ou celle de Jasper.

Sa vie était un dessin animé à côté des leurs. Il a eu son lot d’emmerde, mais jamais de drame comme les leurs. Il sent qu’il se referme comme une huitre dès lors que le sujet de Daya est mis sur le tapis.

— Je vais bien. Je l’ai croisé seulement deux fois, pas de quoi m’en affoler. On va dire que c’est juste un coup du sort ou alors que mon Karma essaie de me faire passer un message. J’en sais rien, mais ça pourrait être pire.

Il exclue de lui mentionner la soirée de la saint valentin mais aussi celle où elle a cru qu’il l’insultait de trainer alors que ça n’était pas ça… du tout. Absolument pas même. Malgré toute la haine qu’il a pu éprouver à son sujet, jamais il n’a considérer Daya comme une catin.
Josef referme tout ce qui pourrait concerner la jeune femme, minimise les faits et évite de s’épancher sur le sujet.
Ou presque.

— Bon ok, j’ai foiré la première fois que je l’ai vu parce que je suis qu’un crétin qui est aussi doué qu’un manchot au jonglage. Mais c’était pas voulu, elle a cru que je l’insultais de prostitué mais c’était pas le cas. Il lève les mains comme pour se défendre de la colère de Lyla qui pourrait lui tomber sur la gueule sans prévenir. J’suis pas comme ça et tu le sais, j’ai juste dit quelque chose de maladroit pour pas changer parce que j’suis un manche. Et ça non plus c’est pas nouveau.

Et elle lui a bien rendu, au centuple même. Ce qui a eu le don de le foutre en rogne jusqu’à la planter au milieu de la piste et de ça, il n’en tient aucun regrets. Que la situation ait prise cette tournure l’emmerde, mais il s’était excuser, il n’allait pas non plus ramper avec la croix de leur rupture sur le dos à ses pieds. Il avait sa part de responsabilité, ça il le savait… mais il n’était pas seul dans toute cette merde.
Il pousse un soupir en jouant toujours avec son briquet sur la table, sourcils froncés. Il est contrarié, ça se voit mais n’y prête pas intention. Il aurait préféré ne pas la revoir… pas comme ça, pas avec cette rancœur. Il a l’impression que ça lui remue des trucs qu’il n’a pas envie de voir, ni de se remémorer.

Tu la connais d’où ? D’après ce que je comprends, c’est pas juste une connaissance comme ça visiblement.

Manquerait plus qu’elles soient supers potes et que Daya soit elle aussi invitée au mariage tiens.
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MessageSam 23 Avr - 21:51





DARK KNIGHT
ft Joe


Je n’en donnais peut-être pas l’impression mais j’essayais de concilier plusieurs aspects de ma vie, mes amis et mon futur époux. Je les connaissais, les hommes comme lui et si, pour l’heure, il me laissait énormément de liberté, il viendrait un moment où il questionnerait la moindre de mes fréquentations, parce qu’il serait en droit de le faire, je porterai son nom et il aurait un droit de regard sur ce que je faisais, qui je voyais et où. Oh, pour beaucoup d’américains non issus de ma communauté, ça devait sonner avilissant ou même obsolète comme conception du couple mais chez nous, personne ne divorçait jamais, on essayait de trouver des solutions et de réfléchir à ce qu’on avait mal fait avant de prendre des décisions drastiques. Je ne voulais pas d’une relation passionnelle qui mourrait de sa belle mort au bout d’un ou deux et qui me plongerait dans une profonde dépression parce que j’aurais l’impression d’avoir raté quelque chose et d’être passé à côté de l’essentiel. J’avais été élevée de telle façon que j’étais convaincue que je n’avais besoin que de mon mari pour être parfaitement heureuse, si telle était sa décision et son envie. Néanmoins, pour que ce soit vrai, je me devais de faire en sorte qu’il devienne mon meilleur allié, mon meilleur ami aussi bien que mon ennemi préféré dans n’importe quel conflit. Sans ça, je ne donnais pas cher de notre mariage. Malgré tout, j’avais envie de garder le peu d’amis qu’il me restait. Pour le bien de mon couple et notre bien à tous les deux. A force d’être l’un sur l’autre, nous finirions par nous étouffer et j’avais besoin de m’extérioriser pour mieux apprécier ce que je possédais et le calme de cette vie que nous nous construirions à deux. Je ne demandais pas grand-chose, seulement quelques sorties pour me donner l’impression que parfois, mon monde tournait un petit peu autour de mon nombril mais pas assez pour oublier que je préférais quand il était au cœur de mes préoccupations. Bien sûr, je ne devrais aucunement lui présenter les choses sous cet angle ou je pouvais déjà prédire quelle réaction et quel résultat j’obtiendrais. Si j’avais eu la certitude que Josef me comprendrait, j’aurais pris soin de lui expliquer en détail mon plan et ma vision des choses mais vu la tronche qu’il tira alors que je prêchais pour la paroisse de mon fiancé, je me dis que cela serait inutile d’essayer d’aborder un autre sujet avec Miller. Je ne lui jetais pas la pierre, si j’étais née ici, ma culture et la sienne n’avaient pas grand-chose à voir une fois qu’on retirait tout ce que j’avais pris de ma terre de naissance. Et je ne voulais pas entrer dans un quelconque débat où j’aurais presque à me justifier de penser telle ou telle chose, ça ne me ressemblait pas et c’était le meilleur moyen pour que ça parte en dispute. Je ne jugeais personne sur leurs choix de vie, j’appréciais qu’on me réserve le même sort.

« Ca veut dire que tu remets en question ma capacité à faire les bons choix pour moi et c’est pas vraiment le rôle d’un ami ! » ne pus-je m’empêcher de lui répliquer en soutenant son regard et en me sentant malgré tout attaquer dans tout ce que j’étais. « Tu n’as pas à être d’accord avec lui ou même avec moi, notre mariage et la manière dont on le vit, ça ne regarde que Lucky et moi, je pensais que notre amitié comptait un peu plus qu’une divergence d’opinion. » La tournure de la conversation me mettait mal à l’aise, je ne m’étais pas attendue à ça en vidant mon sac, ça m’attristait. « Ne te sens pas obligé d’accepter si tu n’en as pas envie, j’aimerais pouvoir garder un maximum de mes amis près de moi, même après mais si tout ça te semble insurmontable, alors tant pis. » dis-je calmement en haussant les épaules. Je ne me battrais avec personne pour qu’untel ou unetelle reste dans ma vie. J’aimais mes amis du fond de mon cœur mais j’avais d’autres combats à mener qui me demanderaient plus d’énergie et qui me combleraient bien plus. Parler d’autre chose me faisait du bien, me permettait de me détendre un peu alors que j’étais sur la défensive dès que j’avais l’impression qu’on n’appréciait pas l’homme que j’avais choisi et que je voyais comme un Dieu ou presque. Je ne pouvais pas en vouloir aux autres de ne pas être capables de le voir à travers le prisme de mon amour mais e leur en voulais de ne pas être capable de faire un effort pour moi. J’espérais que Josef ne me décevrait pas, il ne l’avait jamais fait jusqu’à présent. « Ce n’est pas une raison pour me cacher tes histoires de cœur, moi il ne se passait rien dans ma vie sentimentale mais connaître la tienne m’aurait permis de distribuer mes conseils de merde au moins. » Je retrouvais un peu de jovialité maintenant que Lucky n’était plus au cœur de nos échanges. Je haussai un sourcil qui signifiait que je n’étais pas du tout convaincue par ce qu’il tentait de me baragouiner depuis tout à l’heure et il vit clair puisqu’il finit par m’offrir de vraies explications. « Je me disais bien que tu n’étais pas comme ça, pas du genre à dire à une femme que c’était une salope ou une pute. Tu devrais l’appeler ou aller la voir alors, Joe ! Ca l’a pas mal secouée et même si c’est ton ex, vous avez vécu assez de trucs ensemble pour vous respecter ! Elle vit chez mes parents avec moi pour le moment, tu pourrais passer ! » proposai-je avec la volonté farouche de recoller les morceaux ou au moins de faire en sorte qu’ils soient capables de se parler sans se bouffer le nez. « C’était ma thérapeute à mon retour d’Afghanistan et on est devenues amies. Mais elle m’a parlé de tout ça par hasard, tu sais… Je ne veux pas me mêler de vos affaires mais quand mes amis se blessent les uns les autres, moi ça me fait de la peine et je préférerais que ça s’arrange, tu vois ?! T’es trop gentil pour laisser qui que ce soit penser que tu es un gros connard ! »








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MessageLun 2 Mai - 18:10

Dark Knight× ft. Lyla & Josef

— Ca veut dire que tu remets en question ma capacité à faire les bons choix pour moi et c’est pas vraiment le rôle d’un ami !
— Arrête Lyla, j’ai jamais sous-entendu un truc comme ça !
— Tu n’as pas à être d’accord avec lui ou même avec moi, notre mariage et la manière dont on le vit, ça ne regarde que Lucky et moi, je pensais que notre amitié comptait un peu plus qu’une divergence d’opinion.

… La conversation le dépasse mais en plus de ça, lui tape sur les nerfs. A quel moment il ne s’était pas compris ? Jamais il ne se foutrait au milieu de leur couple, Lyla est une grande fille et Josef sait pertinemment qu’elle sait gérer tout ça toute seule et pire encore, il ne fait pas partie de la famille alors comment pourrait-il se permettre de foutre son nez là où il ne faut pas ?
Visiblement, il a encore mal choisit ces mots comme trop souvent. Putain de maladresse.

— Ne te sens pas obligé d’accepter si tu n’en as pas envie, j’aimerais pouvoir garder un maximum de mes amis près de moi, même après mais si tout ça te semble insurmontable, alors tant pis.
— Oh bon sang Lyla c’était de l’humour ! Alors arrête, je ne me sens forcé de rien. Je serais plus que ravis d’assister à ton mariage, ok ? Vraiment. Si t’es heureuse, alors j’le suis aussi.

Et il était sincère. Si c’était là que son amie trouvait son bonheur alors soit, il n’en était que plus content. Mais la discussion ne s’arrête pas là parce qu’en plus d’avoir merdé avec cette histoire de mariage, il avait visiblement fauté sur le fait de ne pas avoir exposé sa vie aux yeux des autres. Oui, ok, Lyla n’était pas les autres mais Josef ne pouvait rien contre sa nature introvertie. Même Aaron, son ami d’enfance, devait lui tirer les vers du nez pour que le pompier daigne à cracher quelques informations.

— Ce n’est pas une raison pour me cacher tes histoires de cœur, moi il ne se passait rien dans ma vie sentimentale mais connaître la tienne m’aurait permis de distribuer mes conseils de merde au moins.
— Tes conseils m’ont été utiles la dernière fois. Bon, j’ai fait chou blanc mais j’ai au moins réussi à avoir un rencard avec la doctoresse.

Même s’il s’était complètement foiré et en beauté. Ca n’était pas très grave, question d’habitude. C’est pas tellement le genre de chose dont se formalise Jo’. Il laisse la vie faire son œuvre, adviendra ce qu’il adviendra.
Et de toute façon, ça n’est pas la présence de Maura qui est mise sur le tapis mais plutôt celle de Daya. Le souvenir le plus douloureusement agréable. Elle lui parle de cette fois où il a foiré et, pour la première fois, il ne mets pas quarante ans pour lui servir la vérité sur un plateau d’argent. Oui, il avait merdé mais pas dans le sens qu’elle pouvait croire. Il a mal choisit ses mots mais jamais il n’aurait consciemment manqué de respect à la femme qu’il aimé aussi passionnément quatre années de sa triste vie.

— Je me disais bien que tu n’étais pas comme ça, pas du genre à dire à une femme que c’était une salope ou une pute. Tu devrais l’appeler ou aller la voir alors, Joe ! Ca l’a pas mal secouée et même si c’est ton ex, vous avez vécu assez de trucs ensemble pour vous respecter ! Elle vit chez mes parents avec moi pour le moment, tu pourrais passer !
— Wowowow attend. Elle vit chez tes parents ? Qu’est-ce qu’elle fiche là bas ?

Et sinon, tu veux bien t’occuper de ton cul Josef ?
La question avait fusé comme une balle et ce n’est qu’après qu’il se mordit l’intérieur de la joue. Et oui, il a très bien entendu ce qu’elle lui a dit. A savoir, présenter ses excuses à Daya. Et cette requête lui donne aussitôt de l’urticaire. Et encore pire l’idée de passer pour lui taper la bise du genre : Hey salut, on s’tape la bise et on s’fait un câlin ?
Non, hors de question. Sa fierté était peut-être plus maigre que la moyenne mais elle était encore présente. D’autant plus qu’il s’était déjà platement excusé et qu’il s’était fait renvoyer chier comme une belle merde.

- C’était ma thérapeute à mon retour d’Afghanistan et on est devenues amies. Mais elle m’a parlé de tout ça par hasard, tu sais… Je ne veux pas me mêler de vos affaires mais quand mes amis se blessent les uns les autres, moi ça me fait de la peine et je préférerais que ça s’arrange, tu vois ?! T’es trop gentil pour laisser qui que ce soit penser que tu es un gros connard !


Temps mort. Il n’était pas sûr de tout comprendre.
C’est lui ou Lyla essaie de recoller les morceaux entre eux ? Des vents contraires lui soufflent milles et une suppositions et honnêtement, il préfère les ignorer. Mais ça, c’est sans compter le regard perçant de son ami qui ne va certainement pas le laisser filer comme ça, sans qu’il ne lui lâche quoi que ce soit comme informations…
Il est quand même sur le cul. Merde. Presque trois ans sans voir son ex, sans penser à elle et du jour au lendemain, il a l’impression qu’elle refait surface dans sa vie comme un tank viendrait démolir les murs de Berlin.
Oui, il sait que ce n’sont pas des tanks qui ont détruit le mur. C’est pour l’image.

- J’me suis déjà excusé une première fois à cette soirée. Puis une deuxième à une autre pour l’anti saint valentin où elle s’est bien chargée de me claquer deux trois choses dans la gueule. Je ne vais pas passer mon temps à ramper à ses pieds pour obtenir une rédemption, d’autant plus que je n’suis pas le seul fautif dans l’histoire.

Dingue comme cette histoire le pique encore au vif. Son père lui a toujours dit que si quelque chose vous faisait réagir aussi vivement, c’est que quelque part, il reste quelques sentiments que l’on croyait mort.
Il ne veut pas y penser ne serait-ce qu’une seconde.

- J’ai déjà fais des efforts la dernière fois, vraiment. J’veux bien être gentil mais je suis pas non plus une bille, je ne vais pas m’écraser juste pour… Il bloque sur les mots, bloque tout court et lâche un soupire en balayant ses mots d’un geste lourd de la main. Il est agacé, surtout contre lui. Contrairement à ce qu’elle peut croire, je la respecte. Beaucoup. On s’est peut-être quitté en mauvais terme et en se détestant, mais jamais je ne lui ai manqué de respect.

Il ne regarde pas Lyla, dévie son regard vers le placard du fond comme si le meuble était soudainement la chose la plus intéressante de cette foutue pièce. Encore une fois, il ne bluffait pas. Daya avait beau avoir soulever des émotions néfastes chez Josef, elle n’en restait pas moins la femme qu’il avait sincèrement et passionnément aimé pendant quatre ans. D’autant plus que les choses se sont faites rapidement, un coup d’œil et il savait déjà que cette nana lui plaisait avec son large sourire communicatif et son regard sombre qui vous englobe de la tête aux pieds dans l’ombre de sa présence. Personne ne l’avait jamais regardé comme ça, pas comme un homme séduisant mais plutôt comme un homme qui a cette importance. Comme si Josef était un élément majeur de la vie de la psychiatre, qu’il était un pilier de son existence et que si jamais il s’effondrait, sa vie pouvait en pâtir. C’est exactement ce qu’il a ressenti durant ces quatre années où il se sentait quasi-invincible quand il était à ses côtés. C’est peut-être d’un cliché à dormir debout d’un sommeil écrasant mais c’était une vérité qu’il n’avait jamais niée. Et se rappeler de tout ça, lui rappel aussi la douleur de leur séparation.
Josef a sa fierté mais il ne ment jamais concernant ses ressentis vis à vis de tout ça. Il en a souffert et parler de tout ça lui donne l’impression de rouvrir une plaie mal cicatrisée.

- Elle va bien ? J’veux dire, y a une raison particulière pour qu’elle vive chez tes parents ?

S’il s’inquiète ? Oui. Il ne s’en cache pas. De toute façon, il n’est plus à ça près.
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MessageMer 4 Mai - 21:23





DARK KNIGHT
ft Joe


Les gens se servaient de mon caractère bien trempé pour me faire porter le chapeau de situations comme celles dont j’étais actrice et témoins, là, maintenant. Je ne lui en tins pas rigueur mais j’étais blessée. Je n’étais pas excessive et j’avais l’impression qu’il se payait ma tête et prenait mes décisions et ma façon de penser pour des choses obsolètes. Je tins bon et lui exposai mon ressenti sans pour autant monter dans les tours, il était important que nous nous comprenions bien. Je lui vouais une amitié sans faille mais il y avait des limites et celle à ne pas dépasser s’appelait Lucky. Je me fichais de ce qu’il pensait de moi ou de ce que mes choix de vie lui inspiraient mais on ne critiquait pas mon futur époux. C’était mon point sensible et ça pouvait me transformer en véritable monstre si on n’y prenait pas garde. Je n’étais pas stupide au point de croire que le Sicilien était parfait, loin de là, j’aurais pu écrire un livre sur ses défauts et ce que j’avais à lui reprocher mais que cela vienne de moi était une chose mais pas des autres. Il n’en avait pas le droit, je leur interdisais formellement. Seul un nombre réduit de privilégiés pouvaient émettre des doutes ou quoi que ce soit qui s’y apparente sans récolter mes foudres. Ils étaient tous du même sang que le Gambino… C’était dire ma tolérance à ce sujet ! On ne pouvait absolument pas dire du mal de la personne qui me rendait heureuse, de celle qui faisait de ma vie une sorte de rêve éveillé après des années de solitude, de cauchemar et de honte. Il m’apprenait à troquer mes craintes contre de la sécurité, à abandonner ma gêne perpétuelle pour lever le menton et être fière de ce que je possédais et ce que j’avais accompli. Il m’avait fait rentrer dans le crâne que j’étais la dernière personne au monde qui devait se sentir embarrassée. Bien sûr, ça s’accompagnait d’excessivité de sa part et d’une volonté farouche de me protéger de tout et de tout le monde, le tout saupoudré d’une bonne dose de machisme d’un autre temps et de beaucoup de contrôle mais ça m’était égal tant que j’avais l’impression que nous nous trouvions sur un pied d’égalité. J’étais la plus à même de savoir ce qu’il se passait précisément entre lui et moi, c’était sans doute la raison pour laquelle j’étais aussi chatouilleuse sur la question. Gare à celui qui oserait prétendre franchement ou à demi-mots que j’étais soumise à Luciano ! Il allait passer un sale quart d’heure !

« Alors tout va bien ! » répondis-je avec un sourire en coin, décidée à ne pas lui tenir rigueur de toute cette conversation laborieuse, préférant mettre tout ça sur le compte de sa maladresse. « Et bah, je ne pensais pas que mes vieux trucs pouvaient encore marcher ! Il s’est passé quoi, exactement ? » demandai-je avec curiosité. Parce qu’il fallait être folle pour laisser passer un type comme Josef. Il était un peu balourd, ce qui le rendait charmant mais c’était un homme profondément gentil, celle qui aurait la chance de le cueillir à point ne serait pas déçue. J’espérais simplement qu’elle le mériterait. Nous passâmes bien vite au sujet Daya alors que j’essayais de creuser cette histoire pour déterminer ce qui pouvait encore être fait. « Un type mort a défoncé son plafond et atterri chez elle, du coup, le temps qu’ils fassent quelque chose, je lui offre le gîte et le couvert ! Heureusement qu’on est chez mes parents parce que mon frère avait l’air chaud patate pour lui offrir le gîte dans sa chambre. » ne pus-je m’empêcher d’ajouter pour voir sa réaction. Ce n’était pas tout à fait faux, c’était bien le genre de Muñez d’essayer d’attirer dans ses draps une jeune femme à son goût, qu’elle soit ou pas mon amie. Il connaissait le deal, je prévenais toutes mes amies des risques qu’elles encouraient à s’envoyer en l’air avec lui et si elles y allaient quand même, je ne me portais garante de rien. Moi, j’aurais aimé qu’elle succombe, j’avais l’espoir de récupérer Luciano dans ma chambre mais quelque chose me disait que mon père aurait trouvé un moyen de faire dormir ma mère avec moi ou bien de se glisser entre lui et moi, pour être certain que rien ne se passerait sous son toit. S’il savait ! « Je comprends, Joe ! Si tu lui as présenté des excuses, en effet mais ça ne coûterait rien de réessayer une dernière fois, avec des fleurs par exemple. Si ?! Me regarde pas comme ça, je te propose ! » Je haussai les épaules et levai les mains en l’air pour bien lui faire comprendre que je n’étais ni d’un côté, ni de l’autre et qu’il ne faudrait pas me demander de prendre parti parce que j’en serais incapable. « Tu sais, si tu l’aimes encore et je pense que c’est le cas, plutôt que de souffrir en silence, tu devrais peut-être essayer de relancer la machine. Je vois bien qu’elle a l’air malheureuse de son côté aussi et … Enfin, deux malheureux chacun de leur côté, c’est débile ! C’est mieux d’être ensemble et plutôt contents, non ? Surtout qu’il y en a d’autres sur le dossier ! N’attend pas qu’elle soit prise pour te réveiller ! » Mes conseils valaient ce qu’ils valaient mais au moins, c’était dit. Jalouse comme j’étais, je n’aurais pas supporté de continuer à aimer quelqu’un qui risquait de m’échapper d’une seconde à l’autre, quelqu’un qui n’était, d’ailleurs, plus officiellement avec moi. J’étais comme une sale MST, une fois que j’étais accrochée, je ne lâchais plus. « Elle a l’air d’aller bien, mais tu pourrais peut-être passer dîner pour t’en rendre compte par toi-même, non ? T’es le bienvenu, tu sais ! »









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MessageMer 11 Mai - 9:37

Dark Knight× ft. Lyla & Josef

— Et bah, je ne pensais pas que mes vieux trucs pouvaient encore marcher ! Il s’est passé quoi, exactement ?
— Pas grand-chose de notable, elle m’a juste faite comprendre que j’étais pas son type de mec.

Ce sont des choses qui arrivent, même au meilleur. Si sur le coup Josef a eu un peu de mal à encaisser, il ne s’est pas démonté pour autant. D’autant plus que cette histoire commence à remonter et qu’il garde malgré tout bon contact avec Maura.
En même, il vaut mieux vu le nombre de fois qu’il la croise par semaine.

— Un type mort a défoncé son plafond et atterri chez elle, du coup, le temps qu’ils fassent quelque chose, je lui offre le gîte et le couvert ! Heureusement qu’on est chez mes parents parce que mon frère avait l’air chaud patate pour lui offrir le gîte dans sa chambre.

Il se fige, se crispe mais ne dit rien. Pas à cause du mort, pas à cause du plafond défoncé, pas à cause du fait que Daya se trouve à dormir chez une amie, mais à cause du frère qui a l’air « chaud patate » pour lui faire visiter sa chambre dans les moindres recoins. Du mur au plafond.
Josef se ressaisit rapidement. Qu’est-ce que ça peut lui foutre ? Daya fait bien ce qu’elle veut de sa vie intime et personnelle, il n’a pas à s’en mêler.
Josef capte le regarde de Lyla qu’il évite soigneusement en prétextant avoir une tache sur sa chaussure qu’il gratte du bout de l’ongle. Il n’a pas envie de soutenir ses yeux si expressifs qu’elle n’a même pas besoin de parler pour se faire comprendre.
Quoi qu’il en soit, il fait savoir son avis sur cette histoire d’excuse. Il n’a plus envie de faire des efforts, à quoi bon ? Est-ce que ça sert réellement à quelque chose ?

— Je comprends, Joe ! Si tu lui as présenté des excuses, en effet mais ça ne coûterait rien de réessayer une dernière fois, avec des fleurs par exemple. Si ?!

Il lève brutalement son regard vers Lyla, complètement halluciné.

— Me regarde pas comme ça, je te propose !

Des fleurs ? Et puis quoi encore ? Et pourquoi pas une demande en mariage. Un rire lui échappe.

— Tu essaie de jouer les marieuses ou quoi ?
— Tu sais, si tu l’aimes encore et je pense que c’est le cas, plutôt que de souffrir en silence, tu devrais peut-être essayer de relancer la machine. Je vois bien qu’elle a l’air malheureuse de son côté aussi et … Enfin, deux malheureux chacun de leur côté, c’est débile ! C’est mieux d’être ensemble et plutôt contents, non ? Surtout qu’il y en a d’autres sur le dossier ! N’attend pas qu’elle soit prise pour te réveiller ! Elle a l’air d’aller bien, mais tu pourrais peut-être passer dîner pour t’en rendre compte par toi-même, non ? T’es le bienvenu, tu sais !

Tout le long du « discours » de Lyla, Josef ne la pas lâcher du regard. Un pavé dans l’estomac, non, dans la gueule, lui est tombé dessus à la seconde où il a entendu « Si tu l’aimes encore et je pense que c’est le cas ». Qu’est-ce que c’est que ce délire ? Il n’est plus amoureux de Daya. Tout ça est terminé. Certes, il y a encore ce petit quelque chose qu’il a bien remarquée quand il l’a vu les deux dernières fois mais à son sens, c’est surtout une sorte d’affection qu’il éprouve pour elle. Ils sont restés près de quatre ans ensemble et leur relation a été plus que passionnel, ça, personne ne pourra leur enlever cet aspect de leur couple. Ils ont partagés énormément de choses ensemble et Josef la sincèrement aimé, il ne s’en est jamais caché.
Mais les choses ont changés, il ne sait pas ce que signifie ces signes à la con de la foutre sur son chemin deux fois de suite, mais ils semblent être tout, sauf encore amoureux l’un de l’autre.

— Je ne suis plus amoureux d’elle Lyla. Tout ça, c’est du passé. Elle a refait sa vie, j’ai refait la mienne et aux dernières nouvelles, elle n’avait pas l’air malheureuse.

Elle avait même plutôt l’air épanouie, souriante et apaisée. Ce ne sont peut-être que des apparences mais Josef n’a pas envie d’en savoir plus. Encore muré dans l’agacement, voir la rancune, il ne veut plus continuer à remuer le couteau dans la plaie. Pourtant, les mots de Lyla résonnent en lui en un écho étrange, qui le chiffonne. Combien de fois s’était-il dit de retenter sa chance quand leur couple est partie en vrille ? Qu’ils ne devraient pas rester sur des conneries pareilles alors qu’elle lui manquait encore affreusement ?
C’est trop tard, c’est comme ça, on y peut rien.
L’invitation à dîner de la part de Lyla le tente mais pas forcément pour y voir son ex et faire face à un coup tordu que son amie était parfaitement capable de mettre en œuvre. Et le fait qu’elle appuie sur le fait qu’il y en est d’autre sur le dossier, le chiffonne.

— S’il y en a d’autre sur le « dossier », tant mieux pour elle. Tout ça ne change pas au fait que je lui souhaite le meilleur et ça n’est pas avec moi qu’elle le trouvera. Il esquisse un léger sourire. J’espère qu’elle trouvera quelqu’un de bien. Vraiment, elle le mérite.

Toutes les rancunes, toutes les colères, toutes les haines qu’ils ont pu éprouver pour l’autre ne change rien à ce qu’il ressent pour Daya. Cette chose qui restera inchangée malgré les années écoulées. Il veut qu’elle soit heureuse et jamais il ne lui souhaiterait quelconque malheur. Bien au contraire.
Maintenant, ce qui lui déplait, c’est que Lyla a planté sa graine dans le cerveau du pompier et qu’il commence à cogiter à mille et une questions qui avaient disparu depuis bien longtemps.
A quoi bon revenir sur le passé ?

— Et j’accepterais volontiers un dîner chez toi. Il se lève, mains dans les poches. Désolé, mais je dois filer. J’suis complètement mort, la garde a été un peu rude cette nuit. En plus, j’ai posé un lapin à Tony juste pour tes beaux yeux.

Josef lui sourit avant de s’approcher d’elle et de la prendre dans ses bras. Il l’adore, c’est incontestable.

— Tu vas nous manquer. Et cette fois, je veille sur mon téléphone pour répondre à tes multiples harcèlements. Il lui offre un clin d’œil, sourire amusé sur les lèvres. J’espère qu’on continuera de se voir à l’extérieur, ça me ferait chier de te perdre de vue. Et j’veux être au courant de tout concernant ton mariage et de ton idylle.

HRP:
 
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