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underwater ▬ matthew odair
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MessageDim 6 Déc - 22:27





underwater
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Toute déchéance est à prendre en compte. Et elle l’avait guettée, horrible, cruelle, bien trop avide de la moindre once de tristesse résidant en un être comme le sien. Parce qu’elle savait que, dès lors qu’il abandonnerait la partie, Andrew serait une cible de choix pour étendre son règne chaotique, fuit de beaucoup, mais presque attendu par le neurologue. Il dépérit, depuis quelques semaines, quelques petits mois en vérité. Mais il a choisi de ne rien laisser paraitre. Il a fait le choix de ne rien dire, de ne rien trahir parce qu’il n’est pas sûr d’endurer le soutient des autres ; paradoxalement. Le trentenaire s’est surpris à souhaiter cette solitude qu’il regrette amèrement, celle qu’il a vu détruire lentement la jeune femme à qui il s’était promis de se raccrocher pour tenir le coup. Et elle l’avait résonné, plus que de raisons, ce serait mentir que de dire le contraire. Alors, il avait voulu essayer, il le faisait encore d’ailleurs. Mais les nuits sont longues, parsemés de souvenirs ; certains plus douloureux que d’autres et, durant un temps, l’alcool avait été le seul moyen de se noyer dans un parfait néant sans aucun obstacle à ce semblant de répit. Mais les démons reviennent et son esprit se fissure, toujours plus chaque seconde. Andrew, finalement au plus bas, doit trouver autre chose. Une drogue différente au liquide ambré ayant brûlé sa gorge déjà bien trop longtemps. Il lui faut une autre issue, toute aussi noire mais moins dangereuse ; c’est ce dont il se persuade pour continuer sur cette voie, un peu bêtement. Néanmoins, Linch n’aspire plus qu’à pouvoir reprendre le court des choses, il n’attend qu’une lueur salvatrice, une once de courage pour se reprendre, se relever, gravir la pente dévalée pour retrouver le monde dans lequel il s’était perdu à son réveil, celui qu’il aurait dû apprivoiser plutôt que de le laisser le ronger aussi profondément. Andrew s’en rend compte, mais, une fois de plus, trop tard. Il sait que tout est à recommencer, il sait qu’une nouvelle Histoire est à construire. Il sait que le passé n’apportera rien de bon aux résolutions prises, difficiles à mettre en œuvre mais désormais principaux buts d’Andrew pour véritablement s’en sortir. Il se doit de remonter à la surface des eaux troubles que sont pour l’instant sa raison et sa conscience, il se doit de nager – du mieux qu’il le peut – vers les rayons que représentent les possibilités d’avenir sur lesquelles Carmen lui a fait ouvrir les yeux.

Et c’est à ça qu’il songe, affalé dans le fauteuil de son bureau, attendant que les secondes ne s’écoulent, que les minutes ne passent. Il se laisse bercer par le tintement régulier de l’horloge derrière lui jusqu’à s’en obséder. Il s’y perd, s’en rend complètement fou et ce n’est que lorsqu’il sent son cœur s’affoler, son sang bouillir qu’Andrew revient à lui ; doucement, mais surement. Il lui faut un tout petit peu de temps pour replacer le contexte, se rendre compte qu’il est encore à l’hôpital, encore en service, mais pour seulement deux dernières minutes. Deux minutes au cours desquelles il en vient à fouiller dans sa poche de pantalon, parvenant à mettre la main sur ce qu’il cherchait : un flacon, vide. Plus aucun cachet, plus rien qui puisse lui permettre de fermer les yeux lorsqu’il sera rentré chez lui, parmi les ombres, les fantômes, tout ce que cette maison retient de son passé et ne cesse de lui rappeler. Celle qu’il commence à vouloir laisser derrière lui, définitivement. C’est un projet, une potentielle réalité pour les temps à venir. Il y pense, de plus en plus. Sa place n’est plus là-bas, sa place n’est plus entre ces murs et il ne l’a que trop compris ; tardivement mais c’était chose faite, désormais. Il en soupire, prenant son courage à deux mains pour pouvoir se lever de sa chaise dans l’espoir de remettre un peu d’ordre sur son bureau, sur tout ce qui y traine, sur tout ce sur quoi il s’est tracassé lorsque les patients ne défilaient pas dans cette section-ci du bâtiment. Il est fatigué mais pas assez, vraiment pas assez. Pourtant, le sommeil lui manque et de nombreuses heures de repos sont perdues. C’est ce qui l’effraie, ce qui l’amène à se dire que, pour une fois, tout acte stupide ne serait pas forcément à écarter de son esprit. Pourtant, il y résiste. Quittant les lieux, parcourant les couloirs, posant les yeux sur de nombreuses pièces contenant ce qu’il désire ; pas une seule fois Andrew ne s’est retourné sur tout cela, jusqu’à la dernière des tentations possibles, hors des locaux, une opportunité trop grosse pour qu’elle soit réelle. Pourtant, il s’arrête devant elle, il l’examine, il détaille toutes les failles, toutes les ouvertures et surtout les conséquences que ce pourrait avoir. Il lui faut une excuse pour entrer là-dedans, il faut qu’il se trouve une raison, une bonne raison. Quelque chose de valable. Quelque chose qui ne viendra pas attirer l’attention sur lui si jamais on l’interpelle. Et, ça vient faire tilt dans sa tête, ça suffit à le lancer sur ce qu’il aurait dû pourtant éviter, sur ce qu’il aurait dû laisser dans un recoin de son esprit en rentrant chez lui sans avoir joué aux idiots.

Finalement, ses prunelles détaillent les alentours, Andrew balaie les alentours comme pour s’assurer de ne pas être dérangé, sachant pourtant qu’il lui faudra faire vite. Parce que cette opportunité ne durera qu’une minute, tout au plus. Alors, il s’y risque, il s’élance, fouillant ici et là, cherchant comme un drogué en manque de sa dose. Parce que c’est ce qu’il est, bien que pas encore totalement. Il lui faut de quoi satisfaire ce qui lui manque, il lui faut s’en servir pour parvenir à ses fins. C’est tout comme, la dépendance n’étant d’ailleurs plus très loin. Il en oublie le temps, il en oublie chacune des notions importances lorsqu’on se lance dans un acte de vol. Andrew se fait stupide, insouciant, trop éperdu dans ce qu’il doit trouver pour se soucier des conséquences à venir, de ce qu’il risque si une main se pose dans son dos ; encore préférable à des bracelets d’acier, d’ailleurs. Cette idée le panique plus qu’il le pensait dans un premier temps, l’amenant à faire d’autant plus rapidement, enfouissant ses mains ici et là pour tenter de trouver ce qu’il est venu chercher avant d’apercevoir une ombre tout juste arrivée sur le côté, l’amenant à sursauter, légèrement mais tout de même. « Putain de merde. » C’est tout ce qu’il parvient à dire, cessant ses méfaits, passant ses mains contre ses traits comme pour essayer de se dire que ce n’est qu’un stupide rêve, quelque-chose dont il pourra se sortir sans encombre, si tant est que ce soit possible. Parce qu’il ne trouve plus ses mots, parce qu’il sait que rien ne sera aisé dès cet instant. Alors, il faut qu’il agisse, il faut qu’il prenne les devants avant que tout ne lui échappe, comme souvent, comme toujours en vérité depuis sa sortie de coma. « J’ai… Je cherchais simplement quelque-chose pour… hm… pour une amie. Fitzgerald, Lou. » Il se fait aussi convaincant que possible, il essaie lui-même de croire en ses paroles, n’ayant pas eu de nouvelles d’elle depuis bien assez longtemps d’ailleurs, chose qui aurait dû le mettre sur la voie et lui éviter le froncement de sourcils de celui à qui il fait face. « Elle, elle est secouriste. Blonde, la joie de vivre, tout le temps. Non ? » Continue-t-il en pensant bien faire, loin de savoir qu’il est encore en retard sur beaucoup de choses, le désavantage de s’être fermé au monde durant autant de temps. Et, finalement, il soupire, se sachant piètre menteur – encore tout de même persuadé d’avoir été bon acteur – dans ce genre de situation. Andrew redescend, s’approchant de celui qui pourrait mettre fin à beaucoup de choses concernant le neurologue avec ce qu’il venait de voir. « Écoutez, je travaille ici, ce n’est vraiment pas si important que ça. » S’essaie-t-il ensuite, réellement désireux de garder un semblant de contrôle sur toute cette scène, sur ce qui pourra advenir par la suite aussi ; surtout.





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Matthew Odair
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MessageJeu 10 Déc - 20:15





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Bordel de merde Bell, tu as deux mains gauches ou quoi ?! Tout en élégance comme à son habitude, mais la pauvre jeune secouriste l'exaspérait au plus haut point et il se demandait comment est-ce qu'il faisait pour ne pas l'avoir encore égorgée. Plusieurs fois, même, il avait été pensé à la pousser discretos dans les escaliers  mais ce n'était pas bien, et en plus ça risquait de lui apporter de sérieux ennuis. Et là... voilà que Madame au cours d'une intervention venait de renverser de l'huile partout sur le sol. De l’huile, sérieusement, comment est-ce qu'elle s'était démerdée cette quiche ? Et le pire dans tout ça c'est qu'elle s'était ensuite cassée la gueule. Mais c'était par terre Matthew, je ne l'ai pas vu. répondit-elle en ne sachant visiblement plus où se mettre devant la mauvaise humeur du garçon. Rien à foutre. Il en avait rien à foutre de ce qu'elle avait à raconter ! Heureusement que cet incident s'était produit à la fin de l'intervention et que personne n'avait besoin d'être transporté dans l'ambulance... Il inspira un bon coup pour tenter de retrouver son sang froid mais c'était vraiment trop difficile. Il dédia un vague sourire navré à la famille. Elle va nettoyer ça, ne vous inquiétez pas. Il haussa les épaules et souffla Et je t'attends dans l'ambulance, ne crois pas que je vais t'aider à nettoyer ton merdier. Oui, il se désolidariser comme un connard, c'était un fait, mais il n'avait aucune envie de l'aider alors qu'il la détestait. Il aurait pu assister à ce "spectacle", à regarder nettoyer en faisant des commentaires désobligeants. Certains ne se seraient pas gêné, mais il préféra tout simplement ne plus l'avoir dans son champ de vision. Bonne journée, désolé pour ce désagrément !dit-il finalement à la famille, avant de partir et de laisser sa collègue se démerder comme elle le pouvait. Tant pis s'il passait pour un bouffon, pour un sale type, il s'en fichait totalement de sa réputation, il n'était plus à ça près.

En descendant les marches, il pesta contre les heures supplémentaires qui l'avaient fait retrouver, une nouvelle fois avec Bell. Pourquoi est-ce qu'il était maudit comme ça. Pourquoi elle ? Pourquoi est-ce qu'il devait se coltiner la pire tâche que le monde ait pu porter ? -Oui rien que ça à cet instant pour lui-. Mais le calvaire de cette journée était loin de s'arrêter là et il allait bientôt s'en rendre compte, en effet alors qu'il retournait à l'ambulance, il remarqua qu'une porte semblait entre-ouverte alors qu'elle ne l'aurait pas dit. Fronçant un peu les sourcils, il s'avança quand même prudemment vers l'engin en ne sachant pas trop sur quoi il allait tomber: cela pouvait être aussi bien un pauvre type qui ne lui ferait pas de mal et qu'il pourrait dégager facilement que quelque de plus costaud qui pouvait le descendre s'il avait une arme. Prudence est donc mère de sûreté dans un tel cas. Matthew ne tarda pas à se retrouver face à face avec.... et bien un gars qui ne faisait pas peur du tout s'il avait eu à le décrire d'un mot, certainement que asperge du fait de sa taille et se maigreur... ou sinon inoffensif. Il lui semblait aussi gentil et adorable qu'un petit oisillon qui venait de naître... mais des fois les apparences sont trompeuses. Odair n'avait pas eu le temps de dire la moindre chose que, déjà l'homme reprenait la parole, le secouriste s'apprêtait à répondre sèchement, mais le prénom de Lou arriva sur le tapis et le détendit presque instantanément. Je sais qui, c'est mon ancienne coéquipière et une de mes meilleures amies. Ou ex amie ? Et elle ne travaille plus à la caserne, et je ne crois pas qu'elle m'ait déjà parlé de vous. Il n'avait pas envie de faire dans la dentelle. est-ce que vous avez des nouvelles d'elle ? Qu'est-ce qu'elle vous a demandé exactement, et pourquoi est-ce qu'elle n'est pas venue en personne ? Oui, pourquoi ? Peut-être parce qu'elle n'avait pas envie de voir sa gueule de con tout simplement. La dernière phrase, sur le fait de travailler ici, lui fit lever un sourcil d'incompréhension. Ca y ait, il était complètement paumé, totalement largué. Hein ? Mais qu'est-ce que vous me baragouiner là ? Il soupira doucement. Il vaudrait mieux que vous dégagiez d'ici avant que l'appelle les flics, vous êtes vraiment un piètre menteur ! Je ne sais pas exactement ce que vous êtes venu chercher mais je doute que ce soit Lou qui vous ait demandé quoi que se soit. Il lui barra le passage. Et je crains, je vais devoir vous fouiller pour être certain que vous n'ayez rien pris. Il ne comptait pas s'attirer d'autres ennuis, avoir un soucis avec les réserves de l'ambulance parce que Monsieur s'était cru dans un supermarché. Il le toisa quelques instants ne sachant pas trop comment réagir. Si c'était un ami de Lou, s'il la connaissait vraiment, ce qui était certainement le cas, sinon il n'aurait pas sorti ce prénom comme ça, peut-être qu'il pourrait l'informer, lui donner quelques tuyaux. Peut-être, qu'il devait se montrer "plus tendre" envers ce type, cet hurluberlu si c'était un camarade de sa blonde. Qu'est-ce que vous cherchiez exactement ? Il se passa une main dans les cheveux tout en continuant de regarder l'autre type, sans le lâcher du regard, attendant qu'il dise quelque chose, n'importe quoi. Il avait envie d'en savoir plus. Il voulait savoir pourquoi il était-là, est-ce que c'était une coïncidence ou pas ?






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MessageLun 14 Déc - 21:59





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Il prend conscience de ses erreurs, Andrew sait qu’il est en train d’empirer les choses. Ça s’impose à lui, ça vient se teinter sur ses traits qu’il essaie pourtant de garder le plus neutre possible. Mais l’angoisse le rattrape. Comme souvent, comme toujours depuis peu. Il sait qu’il ne contrôle rien et cette vérité, peu à peu, remonte jusqu’à son esprit. Il a essayé de lutter, de combattre, de toutes ses forces. Linch a tout essayé, jusqu’à ces cachets ; jusqu’à se retrouver à fouiller dans une ambulance délaissée quelques instants pour satisfaire cette espèce de besoin, un semblant de nécessité vital mais seulement psychologique. Fait qui ne lui échappe pas mais qu’il choisit de ne pas contrôler, pas cette fois, se laissant border par la facilité plutôt que par les responsabilités qui, du coup, l’attendent et de pied ferme. Non, il lui faut remonter mais la volonté n’y est pas. Andrew se laisse consumer, il se fait prendre d’assaut par la lassitude, par la douleur aussi, surtout. Car elle est ce qui le détruit le plus depuis peu, ce qui l’enfonce toujours plus dans les retranchements de ses ténèbres. Andrew se fait faible face aux conséquences de ses propres actes. Il fuit ce qu’à causer son atrocité, toutes ses horreurs. Et il le sait, le plus violent s’avère se trouver dans ce fait-là : l’admettre, le savoir. Il soupire, il se rend compte du ridicule qu’il offre en spectacle. Il n’est qu’un enfant, qu’un gamin qu’on vient de prendre sur le fait, il cherche les parades au lieu de se comporter en adulte. Andrew n’est plus ce qu’il était et toute cette situation, tous ces dires, tous ces actes lui remettent cette nouvelle image en tête. Jamais le neurologue d’antan n’aurait risqué sa place dans l’hôpital pour des choses aussi futiles que des somnifères, jamais le jeune homme ne se serait risqué à mentir aussi ouvertement pour si peu, jamais Andrew n’aurait eu à faire ça s’il s’était fait plus responsable dès le départ, moins stupide. Moins aveugle aussi. Une nouvelle claque intérieure, quelque-chose qui rend le pathétisme de son état encore plus flagrant. Il se sent con, plus que jamais, davantage en se risquant à croiser le regard de l’homme qui vient de le surprendre. Parce qu’il devine les réflexions, les réflexes, tout ce qui vient se jouer derrière cette manière de le regarder. Il sait qu’il risque gros, il sait aussi que son mensonge n’est pas passé inaperçu ; même malgré la conviction mise en celui-ci.

« Je sais qui c'est, mon ancienne coéquipière et une de mes meilleures amies. Et elle ne travaille plus à la caserne, et je ne crois pas qu'elle m'ait déjà parlé de vous. Est-ce que vous avez des nouvelles d'elle ? Qu'est-ce qu'elle vous a demandé exactement, et pourquoi est-ce qu'elle n'est pas venue en personne ? » Andrew, ou l’art de se mettre davantage dans la merde, plus qu’il ne peut déjà l’être en temps normal. Il soupire, cette fois, il sait qu’il passera très probablement un sale quart d’heure, au moins. Et c’est la raison pour laquelle la panique prend déjà les devants en son for intérieur. Parce que son travail n’est plus que tout ce qu’il lui reste de plus ou moins stable, en plus d’un nouveau départ en ce qui concerne sa relation avec la jeune femme. Mais, risquer cela n’amènerait qu’à une descente aux enfers plus douloureuse encore que celle subit quelques mois plus tôt. Et le médecin n’est clairement pas prêt à subir cela aussi, son besoin de médicaments pour trouver le sommeil en témoignant déjà bien assez devant quiconque en saurait trop sur lui, sur ce qui s’est passé, sur ce qui ronge ses songes. « Il vaudrait mieux que vous dégagiez d'ici avant que l'appelle les flics, vous êtes vraiment un piètre menteur ! Je ne sais pas exactement ce que vous êtes venu chercher mais je doute que ce soit Lou qui vous ait demandé quoi que ce soit. » A ça, il soupire, conscient de sa connerie, bien décidé à s’en aller comme conseillé. Il se doit de s’en retourner vers sa grande maison de Staten Island, vers cette propriété hantée, celle au cœur de laquelle Andrew finira par perdre la tête ; Carmen avait raison. Tous les spectres qui y résident n’ont rien de bon à lui offrir, pas même le sommeil, l’épuisement de se battre contre eux. Alors, il va pour suivre les indications, il va pour retrousser chemin et s’en retourner vers sa voiture, avant de se faire retenir, une dernière fois. « Et je crains, je vais devoir vous fouiller pour être certain que vous n'ayez rien pris. » Ce qu’il comprend, ce qu’il ne vient pas essayer d’esquiver, pas cette fois. Andrew s’arrête, lui faisant face, baissant finalement le regard en signe d’acceptation. Il n’a pas d’autres choix que celui-ci, de toute manière. Mais rien, rien de plus que la voix de cet homme qui s’élève à nouveau, plus compatissante ; ou presque. « Qu'est-ce que vous cherchiez exactement ? »

Ses sourcils se froncent et son regard vient croiser les traits hésitants de son interlocuteur. Il ne sait pas quoi dire, ni même comment le dire. Il n’a aucune idée de la manière dont les phrases doivent se former pour ça. Parce qu’il passera pour ce qu’il n’est pas, pour ce qu’il ne pense pas être en tout cas ; car les faits sont là. Aussi, il s’abstient encore un peu, quelques secondes, buttant deux à trois fois sur le début de sa phrase, ses lèvres s’ouvrant avant d’en venir à faire l’inverse. Il lui faut reprendre les devants des faits, il lui faut retrouver sa place de maniaque du contrôle ; même sans ce dernier. Il lui faut feindre la sureté, l’assurance, il lui faut feindre sa propre arrogance plus que sa peur, plus que l’angoisse qu’il sent gonfler en son for intérieur. Andrew fatigue, Andrew perd, Andrew baisse les bras. Il soupire, se rendant à l’évidence même des choses : retarder l’inévitable n’a jamais vraiment servi. « Je cherchais de quoi pouvoir dormir. » Souffle-t-il alors, se faisant honnête, pour la première fois avec cet homme-là. Il lui fait face, il ne le quitte pas des yeux. Il contemple ses réactions, tout ce qui se joue sur son visage, tout ce qui peut être lu dans son regard. Il sait l’image qu’il renvoi, il sait que sa dépression commence à se faire trop présente sur sa manière d’agir. Il lui faut reprendre du poil de la bête, il lui faudrait se remuer, plus qu’il ne le fait déjà en choisissant les somnifères plutôt que l’alcool. « Mais j’ai agis comme un con. » Il le reconnait, il le dit à haute voix pour que même sa conscience puisse l’inscrire dans sa mémoire. Il est un con, dans tous les cas. Quoi qu’il fasse, quoi qu’il puisse dire. Ce, jusqu’à s’en remettre totalement. « Désolé de vous avoir mis là-dedans et, non, je n’ai rien pris. Je trouverai par moi-même. » Ailleurs, loin d’ici, loin du peu qu’il lui reste. Car, restant dans le coin après ça pourrait lui couter gros si l’autre homme choisi de ne plus être aussi compatissant à son égard. Et se risquer à s’offrir une ordonnance le mènerait aussi trop près du danger. Il se doit d’emprunter d’autres méthodes, plus fourbes, moins habituelles pour un homme dans son genre. Lui qui avait toujours été si bien élevé, si bien ancré dans les normes, les conventions, loin de tout ce à quoi il touche désormais ; à commencer par ce genre de déviances. Aussi, il secoue la tête, laissant de côté tout ça, luttant pour ne pas se perdre dans tout ce qu’il se dit à son propos, allant pour regagner sa solitude avant de s’arrêter, encore une fois, passant une fois encore sa main contre son visage comme pensant que ça l’aiderait à se raisonner. « S’il vous plait, oubliez ça. » Demande-t-il d’un air un peu suppliant, plus qu’il n’aurait pu l’être dans un premier temps en tout cas. Et c’est tout ce qu’il laisse entendre avant de, cette fois, parcourir la distance qui le sépare de son véhicule avec lequel il s’éloigne enfin, bien conscient du ridicule de tout ça, presque en train de se persuader que ce n’était qu’un foutu rêve. Il a à faire en ville, tout de même, malgré cet échec. Parce qu’il repart sans rien, avec la certitude de ne pas pouvoir fermer l’œil s’il essaie de dormir.





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Matthew Odair
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MessageJeu 24 Déc - 16:17





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Sérieusement, c'était qui ce type ?  Pourquoi est-ce qu'il fallait ce genre de chose, d'incident arrive à LUI. Pourquoi ?! C'était à croire que le destin lui en voulait personnellement, parce qu'il ne savait pas comment gérer ça. Gueuler ne servirait à rien, au contraire même s'il paraissait inoffensif, ce type était peut-être un barge qui cachait une arme. Il ne pouvait pas non plus le laisser passer, le laisser partir comme s'il n'avait rien vu... Il aurait pu tenter d’établir la conversation pour voir ce qui n'allait pas dans la vie de ce pauvre bougre, mais il n'était pas mère Thérésa, il n'était pas ce genre de chic type à se préoccuper des autres avant de lui. Il n'était pas le genre de personne qui aimait tout le monde, c'était même plutôt le contraire, il détestait les gens et ce genre de situation avait tendance à le prendre de court. Et puis avait fallu que cet abruti d'inconnu parle de Lou, confusant encore plus si c'était possible le secouriste. De méfiant et exaspéré, il était plus passé à perplexe. Qu'est-ce qu'elle venait faire ici la blondinette ? Quelque-chose clochait ! Ce n'était pas possible autrement ! Et il n'y avait qu'une seule et unique façon d'en avoir le cœur net ? D'essayer de démêler le vrai du faux: lui poser la question en lui faisant comprendre qu'il n'était pas le dernier des imbéciles ! L'homme, au lieu de lui répondre soupira doucement. Ok. Normal. Ce type était vraiment très bizarre, heureusement qu'il ne faisait pas peur et qu'il n'avait pas une tête de malfrat ou de gros dur, sinon la situation aurait certainement été pire. Pourtant, Matthew avait posé des questions assez simples n'est-ce pas ? Et il n'avait pas vraiment de temps à perdre avec un foutu voleur ou un junkie. Il allait le dégager après être certain que l'homme n'avait rien volé. Pas besoin d'appeler les flics et qu'il y ait des tas de témoins, des tas de paperasse à remplir. Oui, le faire dégager en étant sûr que le stock soit indemne lui paraissait la meilleure des solutions, et pour tout le monde ! Néanmoins, ça, l’autre ne devait pas le savoir c'est pour cela qu'il menaça d'appeler les flics, histoire de lui foutre la trouille, histoire de lui faire comprendre que plus jamais il ne devait recommencer quelque chose comme ça. Il n'était pas Lou ou Turner, il n'était pas du genre à expliquer que "le vol c'est mal" et ce genre de choses. Le type sembla vouloir lui obéir et Mattie en profita pour lui dire qu'il allait le fouiller ce, qu'étrangement l'homme accepta sans broncher. Le secouriste vérifia qu'il n'avait alors rien volé, rien pris en tâtant  plus ou moins doucement les moches et autres endroits où auraient pu se cacher des cachets, morphine ou autre. L'homme semblait clean, il avait dû arriver au bon moment.

Je cherchais de quoi pouvoir dormir. ce fut au tour du plus jeune d'hausser un sourcil. Les pharmacies ça existe, c'est une ambulance, pas un magasin libre-service. Non il n'aurait aucune pitié. Oui, il se fichait complètement de ce qui pouvait empêcher l'autre homme de dormir. Chacun avait ses soucis, ses ennuis, il en avait assez sans en plus devoir prendre en charge ceux des autres. Mais j’ai agis comme un con. Génial, cela semblait comme des aveux, qu'est-ce qu'il devait faire ? L'applaudir pour lui montrer qu’il était sur la bonne voie de la rédemption en agissant ainsi et en reconnaissant ses erreurs ? Stupide. C'était juste totalement stupide. Il ne le connaissait pas, mais ce type l'exaspérait déjà grandement. Il se retint tout juste de ne pas lui lancer une petite pique qui n'aurait servie à rien si e n'est à se soulager un peu. Désolé de vous avoir mis là-dedans et, non, je n’ai rien pris. Je trouverai par moi-même. Il pouvait être désolé, cela ne changeait rien à la situation. S'il était arrivé plus tard comment est-ce que ça se serait passé ? Ce genre de vols n'était pas anodin, cela arrivait de temps en temps, mais il est vrai que la plupart des personnes avaient tendance à laisser les ambulances tranquilles sachant pertinemment que ce qu'ils voulaient pourraient un jour servir à les sauver eux, ou un de leur proche. En tout cas c'était le raisonnement que le secouriste avait, juste parce que c'était logiquement. Il secoua un peu la tête sans savoir quoi rajouter. Mieux valait se taire. Cela ne servait à rien de dire quelque chose qui risquait de faire parler de nouveau l'homme. Il avait juste envie qu'il parte? S’il vous plait, oubliez ça. Là encore il demeura totalement silencieux, mais au fond, non, il n'oublierait pas. Bien au contraire, il comptait envoyer un message à Lou pour demander des explications. Si c'était vraiment un des amis de sa blonde, il fallait qu'elle soit au courant pour qu'elle puisse agir si cela était nécessaire.


La fin de journée s'était tout aussi mal déroulée que le début si bien qu'il revint chez lui d'un humeur de chien. Il allait enfin pouvoir se poser un peu, profiter de son petit ami. Malheureusement, encore une fois tout n'allait pas se passer comme il le pensait... Alors qu'il venait de franchir la porte de son appartement, il fronça un peu les sourcils en voyant un manteau qu'il ne connaissait pas sur le canapé: l'habit l’appartement ni à Kea', ni à lui, ni à leur famille. Cela ne ressemblait pas non plus à ce que pouvait porter Noah et c'était la seule personne que Richter invitait normalement. Keaton, tout va bien ? demanda t-il à haute voix avant de voir débarquer son petit ami sourire aux lèvres acquiescer C'est quoi ça alors. continua t-il en désignant le manteau du doigt. Il n'était pas en train de lui faire une crise de jalousie ou quelque chose comme ça ! Il allait rajouter autre chose mais le type "voleur" qui s'était introduit dans l'ambulance quelques heures plus tôt arriva bientôt à son tour dans la pièce principale, sortant très probablement des toilettes -ou salle de bain-. Mais ?! Il jeta un regard noir au type Qu'est-ce que vous foutez là vous ? Instinctivement, il s'était mis devant Keaton comme s'il voulait le protéger d'un danger inconnu.  Qui vous êtes, exactement et qu'est-ce que vous foutez chez moi ?! et cette fois-ci le ton était loin, très très loin d'être amical. Si Andrew se sentait presse agressé par sa question, ça serait normal, mais le médecin était sur son territoire... et Matthew n'aimait pas voir des "sales" types traîner  en qui il n'avait pas confiance chez lui.






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MessageDim 27 Déc - 0:54





underwater
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Il sait que ses essais seront vains, Andrew sait pertinemment que se risquer chez lui sera une mauvaise idée. Parce qu’il essaiera, parce qu’il luttera contre ce sommeil qui ne viendra pas. Il aura cette tentation sur le bout de la langue, cette volonté de sentir une brûlure familière se loger contre sa gorge. Andrew voudra se risquer près des bouteilles de son bar, Andrew voudra se risquer à faire l’imbécile ; pour ne rien changer à ses nouvelles habitudes, d’ailleurs. Aussi, il secoue la tête, il se reprend, sachant ce qu’il doit faire, sachant où aller. Andrew n’a aucun autre choix alors il en vient à cette conclusion-là, cherchant son téléphone dans sa poche, prévenant la seule personne qu’il est pourtant l’instant envie de voir de son arrivée. C’est son dernier recours, la dernière issue qu’il parvient à trouver pour espérer pouvoir dormir, ne serait-ce que quelques heures. Andrew en est là, rien que dans l’espoir de parvenir à se hisser hors des ombres, rien que dans l’espoir de pouvoir offrir une stabilité réconfortante à la jeune femme qui partage sa vie, à celle à qui il doit encore beaucoup pour lui avoir fait ouvrir les yeux sur sa situation déplorable. Il sait que les risques sont grands, il sait que les cachets peuvent avoir le même effet que les verres qu’il s’est longuement autorisé, surement même un peu trop pour que ça vienne, parfois, à presque lui manquer. Il le sait, Andrew ouvre les yeux sur cette vérité-là, s’engouffrant en ville vers la destination qu’il se doit de rejoindre malgré cette petite voix dans sa tête le sommant d’essayer, rien qu’une fois, d’y parvenir par lui-même. Mais, défaitiste, Linch abandonne, Linch s’en retourne vers ce qui pourrait lui être néfaste, suivant l’adresse qu’on vient tout juste de lui envoyer, bien décidé à y parvenir au plus vite pour rejoindre ensuite les murs de sa grande maison et l’obscurité qui y règne depuis sa descende aux enfers. Il lui faut pouvoir fermer les yeux, il veut avoir l’occasion de s’offrir rien qu’une bonne nuit de sommeil pour parer à toutes les autres, cauchemardesques, inlassablement tortionnaires. Parce qu’il n’a que trop souvent pas fermé l’œil de la nuit, parce qu’il n’a que trop réfléchi, à chaque heure qui s’écoulait sur sa montre. Andrew n’est plus capable d’endurer ce genre de nuit-là, Andrew n’a plus la volonté d’attendre que les choses ne s’arrangent par elle-même, pas en sachant qu’elles ne font que le tuer, toujours plus, à petit feu.

Aussi, il se résigne, en vient à se dire que rien ne pourra jamais être pire que ce qu’il vit déjà. Il en vient à se dire que Carmen comprendra, qu’elle ne le blâmera pas de continuer sur cette voie en sachant que ce n’est que pour son bien, rien de plus, rien qui puisse témoigner d’une potentielle dépendance futile. Parce que ce n’est pas le cas, pas encore, et le médecin saura s’arrêter à temps. Il a des raisons nécessaires pour cette volonté-là, Andrew n’a plus cette envie de persister au fond du gouffre. C’est la conclusion qu’il tire de son état, c’est ce qu’il se dit, ce qu’il se répète tandis qu’il sort de sa voiture, allant à l’encontre de celui qui sauvera ses nuits pour les semaines à venir. Et il l’accueille, le sourire aux lèvres, ce qu’il ne peut pas lui rendre. Pas dans son état. Il comprendra, lui aussi, c’est ce qu’il se dit tandis qu’il entre, suivant les invitations du jeune homme auquel il fait face, suivant ses pas lorsqu’il rejoint le séjour de l’appartement qu’il ne connait pas. Andrew n’est pas très à l’aise, pas pour ce qu’il est venu chercher en tout cas. Et ça se ressent, pendant plusieurs minutes, Andrew vient trahir sa gêne, tout ce qui remonte et le fait se sentir honteux ; plus qu’il n’aurait pu penser l’être dans un premier temps, en tout cas. Aussi, il s’excuse, réclamant gentiment le chemin jusqu’à la salle de bain, allant pour s’y calmer, pour faire le point, remettre ses idées en place. Andrew y reste un petit instant, le temps de passer un peu d’eau sur son visage, le temps de faire en sorte que son angoisse ne soit pas aussi visible. Il se sent pathétique, minable, complètement fou à lier en sachant ce qu’il avait pu faire avant tout ça, son arrivée dans l’ambulance et cette folle envie de parvenir à trouver de quoi s’assommer pour quelques heures. Non, il se doit de ne pas y penser, il se doit de faire un peu de vide dans sa tête. Ce qu’il lutte à faire avant d’en revenir au séjour, avant de tomber nez à nez avec la seule personne qu’il aurait aimé ne plus jamais croiser. « Qu'est-ce que vous foutez là vous ? » Et, il aurait préféré ne pas avoir de réponse à donner parce qu’il hésite, parce qu’il recommence à paniquer, instinctivement. « Qui vous êtes, exactement et qu'est-ce que vous foutez chez moi ?! » Et elle revient, encore, légitimement ceci-dit.

Il finit par soupirer, Andrew n’a aucune idée de ce qu’il doit faire, de la manière dont il doit agir, réagir. Il ne sait plus, n’a jamais vraiment su en vérité. Parce que ce n’est pas lui, parce qu’il n’a jamais fait de la sorte jusqu’alors. Aussi, il prend conscience du pathétisme de la scène, il prend conscience de l’image qu’il doit très probablement renvoyer ; celle d’un drogué essayant de se cacher, alors que ses intentions sont toutes autres en ce qui le concerne. Il n’aspire qu’à un peu de sommeil, qu’à un peu de répit. « Je… Je venais juste… » Mais les mots ne viennent pas, les explications ne parviennent pas jusque ses lèvres. Andrew hésite, Andrew panique. Il fait aller ses prunelles sur son contact, puis sur celui qu’il avait pu rencontrer un peu plus tôt dans la journée. « C’est une longue histoire et ça ne concerne que moi. Je vous assure, rien contre vous ou je n’sais pas quoi. » Tente-t-il vainement de faire entendre, essayant de rassurer celui venu lui faire face, protégeant l’autre homme comme s’il pouvait risquer de lui faire du mal. Ce qui lui laisse à penser que son image est encore toute autre que celle qu’il pensait voir dans le reflet du miroir un peu plus tôt. C’est bien plus grave, bien plus embarrassant. Et c’est la raison pour laquelle il fronce les sourcils, la raison pour laquelle Andrew baisse la tête de honte, de gêne, de tout ce qui ressemble à ça, finalement, avant d’accorder à nouveau toute son attention sur les deux hommes, en particulier le premier. « Je ne vais pas lui faire du mal. Je ne ferai jamais ça. J’vous ai dit que j’étais médecin, pourquoi je tenterai quelque chose comme ça ? » Demande-t-il, blessé dans le fond qu’on puisse penser ça de lui ; bien que l’autre ne le connaisse pas. « Vous ne pensez pas que je l’aurai déjà fait si c’était mon but premier de ma visite ici ? » Se risque-t-il à demander, continuant sur sa lancée, ne bougeant pas dans l’espoir de ne pas rendre la situation plus difficile qu’elle ne l’est déjà. Andrew s’est lancé sur un sentier trop inconnu pour lui, un chemin qu’il ne parvient pas à parcourir normalement. Parce qu’il n’est pas le sien, parce qu’il joue à quelqu’un d’autre en pensant pouvoir se soustraire de sa douleur, de tout ce qui l’accable en son for intérieur. Il le sait, davantage ici, davantage maintenant. Ça n’est pas lui, cette crainte d’un potentiel mal ne peut pas être tenue à son égard. C’est ce qui l’a fait réagir, ce qu’il l’amène à réagir, plus ou moins en tout cas. « Si ça peut vous rassurer, ce dont je doute, je suis juste venu chercher un peu d’aide et votre ami était le seul à pouvoir m’aider… » Avoue-t-il enfin, risquant tout seulement pour faire entendre à l’autre qu’il n’est rien de bien méchant, rien d’horrible, rien qui puisse leur faire le moindre mal ; que ce soit à celui qu’il garde dans son dos comme à lui d’ailleurs.





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Matthew Odair
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MessageJeu 31 Déc - 14:27





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C'était une histoire de fous, on ne pouvait pas qualifier ça autrement !  Comment ce type qu'il avait vu quelques heures auparavant se trouvait ici, dans son appartement et en plus visiblement invité par son petit ami ? Cela dépassait tout entendement. Dans quoi est-ce que Keaton s'était encore fourré ?  Il n'était pas certain de vouloir le savoir, mais une vague protectrice l'envahit. Quoique Richter est fait, il le devait le protéger de cet individu étrange, qui pouvait peut-être s'avérer dangereux. Je… Je venais juste… Le brun foncça les sourcils. Ce n'était pas avec ça qu'il allait pouvoir se faire une idée de ce qu'il foutait ici, et Keaton pour une fois était juste totalement muet, comprenant que ce n'était pas le moment qu'il l'ouvre. La tension était trop palpable et le moindre mot de travers, Matthew pouvait exploser. C’est une longue histoire et ça ne concerne que moi. Je vous assure, rien contre vous ou je n’sais pas quoi Trop facile, ce n'était vraiment que des excuses trop simples, trop facile, lui aussi, n'importe qui même pouvait sortir ça ! Odair eut un petit ricanement rauque avant de secouer la tête Mais oui bien sûr... Les naïfs appellent ça une coïncidence, mais moi, je n'y crois absolument pas ! Alors maintenant, vous allez me dire ce que vous foutez dans MON appartement et avec MON Copain. Oui, il était possessif et avait toujours envie de sortir les griffes de virer cet individu en le sortant de chez par le peau du cul. Je ne vais pas lui faire du mal. Je ne ferai jamais ça. J’vous ai dit que j’étais médecin, pourquoi je tenterai quelque chose comme ça ? Et alors il y avait bien des pompiers qui allumaient des feus... Il secoua la tête toujours agacé Et alors, qu'est-ce que ça change que vous soyez médecin ou boucher ? Vous croyez vraiment que ça change quelque chose dans ma vision des choses ? L'un peut aussi bien être un psychopathe qu'un autre, ou un meurtrier... ou un drogué. bah oui, vas-y Odair, traite de psychopathe un type qui a peut-être une arme sur lui, c'est logique et il va sûrement kiffer. Il devait se calmer. Se calmer absolument. Il inspira profondément en tentant de ne pas lui foutre son poing sur la tronche, de ne pas empirer la situation. Allez après tout peut-être qu'il n'avait pas de si mauvaises intentions que ça ! Qui était-il pour le juger ? Autant pour l'ambulance il ne s'était pas privé, autant là le contexte prêtait un peu plus à confusion... peut-être que c'était un "nouvel ami" de Keaton et que c'était réellement une coïncidence !

Vous ne pensez pas que je l’aurai déjà fait si c’était mon but premier de ma visite ici ? Si, c'est même plus que logique, mais c'est une hypothèse, qu'il préfère ignorer. Il y avait certainement plein de raisons à ce qu'il n'ait pas fait ça de suite ! Il secoua la tête en ne sachant pas vraiment quoi répondre, il avait encore envie  de lui dire de dégager mais lui laisser le bénéfice du doute ne serait peut-être quand même pas trop mal ! Il soupira longuement.... très longuement même cherchant toujours ce qu'il pourrait bien répondre Je ne sais pas. Je ne sais pas du tout ce qui peut traverser peut-être votre esprit tordu ! Alors peut-être que si c'était votre but premier vous lui auriez déjà fait du mal... ou peut-être alors que vous êtes justes un sadique qui aime prendre son temps et prend son pied à faire peur aux gens. Oui il exagérait et il devenait totalement parano, en même temps avec toutes ces séries policières que l'on voit et ces faits divers,, ça nes erait pas si fou que ça au final ce qu'il était en train d'avancer. Il se racla la gorge et pris une grande, une très grande inspiration de façon à tenter de se canaliser. Si ça peut vous rassurer, ce dont je doute, je suis juste venu chercher un peu d’aide et votre ami était le seul à pouvoir m’aider… Et là il ne sut pas s'il devait se mettre à rire ou bien si l'autre était vraiment sérieux. Qu'est-ce que pouvait avoir Keaton qui pourrait l'aider ?! Des cachetons, beaucoup de cachetons, pour diverses choses. Il se retourna un peu, regarda son petit ami perplexe, mais ce n'était pas le moment de venir lui hurler dessus. Ils régleraient leurs comptes plus tard... beaucoup plus tard. Il espérait juste que pour arrondir leur fin de mois, Richter ne s'était pas mis à vendre ce qu'il avait à la maison "en trop". Il soupira longuement, cette fois un peu apaisé par la dernière phrase. Les pharmacies ça existe... ou les dealeurs à la limite suivant ce que vous voulez acheter, je suis certain qu'avec un peu de recherches vous trouveriez quelque chose qui peut vous convenir. ou pas. Il se passa une main dans les cheveux. Alors, maintenant vous allez prendre ce dont vous avez besoin, mais c'est la première pitié faite que ce soit la première fois Et la dernière fois que vous venez ici pour ça. Keaton a déjà assez de soucis comme cela sans lui en rajouter en plus, alors si vous n'êtes pas un ami, je vous prierai de ne plus l'importurner. Il se tut quelques instants avant de se retourner de nouveau brusquement face à Richter et de pointer son doigt sur le torse de son petit ami qui semblait vouloir prendre la parole Toi, ce n'est pas le moment d'en rajouter une couche.

Soupirant, il s'était finalement approché d'Andrew pour le raccompagner jusqu'à la porte, lui collant son manteau dans les bras, mais au lieu de lui fermer la porte au nez, il sortit avec le médecin. Je peux paraître excessif, mais je veux juste le protéger. Il est fragile, il s'attache facilement et il aime aider les gens, trouvez-vous un autre bon samaritain pour vous conneries.






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MessageLun 4 Jan - 0:39





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Il persiste à avoir des doutes et, dans le fond, Andrew ne peut pas le blâmer pour ça. Parce qu’ils s’étaient croisés deux fois aujourd’hui, parce qu’ils s’étaient tombés dessus aux mauvais moments, dans les deux cas. Aussi, il ne dit rien, le laissant continuer sur sa lancée comme lui avait pu le faire, écoutant ses arguments quant aux craintes qu’il pouvait avoir en jugeant qu’elles étaient tout à fait justifiées, et raisonnables aussi. Andrew n’était pas au meilleur de sa forme, il savait que sa dégaine n’avait rien de rassurant ses derniers temps et ça suffit au neurologue pour se faire plus petit qu’il ne le faisait déjà face aux accusations dissimulées de celui à qui il fait face, se tenant du haut de son mètre quatre-vingt-dix sur le précipice d’une hésitation violente, instinctive. Il hésite à partir, il hésite à ne plus rien dire et regagner l’entrée pour pourtant sortir, tourner les talons et s’en retourner vers la grande maison de Staten Island dans l’espoir que sa fatigue ne prenne le pas sur ses tourments, sur tout ce qui lui bousille ses nuits sans qu’il ne puisse y faire quoi que ce soit. Et ce serait probablement la meilleure chose à faire, parce qu’il lit la crainte dans le regard du jeune homme, parce qu’il se doute qu’il est la source du malaise qui – de plus en plus – s’installe entre eux, entre eux tous ; également avec l’homme qu’il était venu trouver en premier lieu, loin d’imaginer qu’il retrouverait celui l’ayant trouvé dans l’ambulance plus tôt. Il soupire alors, baissant la tête, essayant de trouver les mots justes à employer, essayant de se dire que tout pourrait être pire par la suite s’il choisit d’essayer de s’expliquer davantage, s’il choisit de croire que tout pourrait être vu sans cette once de jugement à son égard. Mais il se trompe, il le sait dans le fond. Rien ne pourrait être pire que de se retrouver face à un homme prêt à tout pour trouver ce dont il a ‘besoin’ ; ce qu’il croit avoir besoin en vérité. Et, finalement, celui qui lui fait face sait pertinemment que rien ne l’oblige à suivre ce recours-là par son métier ; Andrew le premier, également. Ça l’amène à davantage avoir honte, ça le mène vers les portes d’une gêne incommensurable qu’il ne peut pas vraiment cacher, plus maintenant. Parce qu’il sait qu’il est stupide, parce qu’il constate le pittoresque de son propre état au-travers des prunelles de l’autre. Pourtant, il essaie, malgré le rire de son interlocuteur qui s’en suit.

Andrew baisse la tête, Andrew soupire en comprenant que ses paroles ne sont pas marquantes, qu’elles ne l’atteignent pas, pas entièrement en tout cas. Parce qu’il sait qu’il l’écoute, mais il sait aussi qu’il ne croit aucun mot qui s’échappe d’entre ses lèvres. Ça suffit à lui faire comprendre que toutes ses tentatives seront vaines, ça suffit à Andrew pour se dire que la fuite serait – une nouvelle fois – la meilleure des solutions. Et, ça vient aussi ancrer dans sa tête – aussi violemment que possible – qu’il est grand temps qu’il se reprenne, grand temps qu’il en vienne à ouvrir les yeux pour se rendre compte que sa chute aux enfers n’est la faute de personne d’autre que lui. Un coup dur qui vient heurter sa conscience, mais malheureusement bien assez nécessaire. Aussi, il se reprend doucement, Andrew se résigne à choisir cette dernière option : s’excuser, s’en aller. Mais, on le coupe dans son élan, on vient prendre d’assaut son attention en élevant encore la voix, en s’adressant à lui et il n’esquive pas les mots qui suivent, il se fait attentif en sachant qu’il doit bien ça à celui qui lui fait face. « Les pharmacies ça existe... ou les dealeurs à la limite suivant ce que vous voulez acheter, je suis certain qu'avec un peu de recherches vous trouveriez quelque chose qui peut vous convenir. » Il acquiesce à cela, comprenant finalement qu’il lui faudrait quitter cet appartement avec la promesse de ne plus y revenir ; ce qu’il fera, évidemment, parce qu’il n’a pas d’autre choix que celui-ci, parce qu’il n’a pas à mêler qui que ce soit d’autre que sa propre personne à ses soucis d’insomnie. « Alors, maintenant vous allez prendre ce dont vous avez besoin, mais c'est la première et la dernière fois que vous venez ici pour ça. Keaton a déjà assez de soucis comme cela sans lui en rajouter en plus, alors si vous n'êtes pas un ami, je vous prierai de ne plus l'importuner. » Le message passe, s’inscrit dans la tête d’Andrew qui – malgré tout – ne retient pas le petit ‘merci’ qui s’échappe d’entre ses lèvres lorsqu’il laisse entendre que, pour cette fois, sa requête serait entendu. Parce qu’il vient lui rendre service, même malgré tout le dérangement qu’il peut être pour lui, depuis ce début de journée d’ailleurs. C’est pour cette raison-ci aussi qu’il ne fait pas de résistance quand l’autre vient lui coller son manteau dans les bras, l’entrainant aussi dans l’entrée ; celle à laquelle Andrew avait tant songé dès l’arrivée de ces complications-ci. Et, au lieu de se retrouver seul sur le pallier, l’autre l’accompagne, désireux de s’offrir encore quelques secondes son attention. « Je peux paraître excessif, mais je veux juste le protéger. Il est fragile, il s'attache facilement et il aime aider les gens, trouvez-vous un autre bon samaritain pour vos conneries. » Ce qu’il comprend, et parfaitement.

Andrew prend conscience de l’erreur qu’il vient de faire, prenant aussi conscience qu’il n’est pas le seul à avoir tout un tas de problèmes, ce qu’il peut avoir du mal à concevoir, s’étant trop longtemps habitué à voir le monde tourner autour de lui ; un égocentrisme patent à nourrir. Il n’est pas le seul à avoir besoin d’aide, il n’est pas le seul à devoir prendre soin de lui et ça vient s’imposer à son regard de manière brutale, presque immédiate. Andrew n’a encore vu qu’en fonction de ses envies, de ses nécessités sans se dire que les soucis tomberaient également sur celui qu’il était venu voir dans un premier temps. Aussi, une nouvelle once de honte s’invite sur ses traits, ceux qu’il essaie de dissimuler à son interlocuteur à qui il en revient pourtant, même malgré ça finalement. « Ne le blâmer pas. Il n’y est pour rien. J’n’ai pas réfléchi ; ou plutôt je ne l’ai fait qu’en fonction de moi. » Ajoute-t-il alors, comme dans l’espoir de pouvoir rendre service à celui qu’il est venu déranger, comme pour faire entendre à celui qui l’a accompagné jusqu’à la porte que les tords ne reviennent qu’à lui, qu’à sa misérable personne ; en plus d’être de plus en plus pathétique. « Vous avez raison de me juger pour tous ces malentendus, je ne vous en tiendrai pas rigueur. Au contraire. J’n’ai fait que l’idiot jusqu’à déranger mais, croyez-moi, ce n’était pas le but premier de tout ça. » Continue-t-il tout de même, se risquant à vouloir s’expliquer sur des fautes trop bêtes, trop idiotes, nécessitant même pas ces explications ; qu’importe la sincérité dont elles sont teintées. C’est ce qui le mène à soupirer, enfilant son manteau en allant pour tourner le dos à son interlocuteur avant d’y revenir quelques secondes, ce qu’il était venu chercher toujours entre ses mains. « Merci, pour ça. Vous auriez pu simplement me virer sans m’aider mais vous l’avez fait. Il disait vrai à votre propos, vous êtes quelqu’un de bien, lui aussi. Restez-lui autant que possible, j’ai eu l’impression de ne le voir vivre qu’à travers les paroles vous concernant. » Laisse-t-il entendre, voulait le rassurer par la même occasion quant à la possessivité qu’il avait pu trahir par certaines de ses paroles adressées à Andrew. Le neurologue veut lui rendre la monnaie de sa pièce, apaiser quelques craintes comme lui avait pu le faire à son égard en se risquant à lui accorder ce qu’il était venu demander, ce qu’il avait pu chercher aussi avant qu’il ne le trouve plus tôt dans la journée. Il espère pouvoir rendre service à son tour, bien que sa manière de faire, bien que son sujet à lui soit tout autre, bien différent, plus axé sur des sentiments que sur des impressions futiles de presque alcoolique. « Je ne viendrai plus déranger. Vous avez ma parole. Je vous dois au moins ça. » Termine-t-il alors, conscient qu’il pourrait envenimer les choses plus que les arranger aussi, sachant pertinemment que faire le strict minimum correctement, depuis peu, n’était pas forcément son fort.





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Matthew Odair
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MessageVen 8 Jan - 22:17





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Il ne comprenait pas. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi un médecin ne voulait pas prendre de somnifères, se faire une ordonnance, ou demander à un collègue d'en faire une pour lui histoire d'avoir son précieux sésame. Pourquoi tenter de le voler dans une ambulance ? Pourquoi venir ici après ? C'était totalement fou, la situation lui échappait totalement. Il essayait de se mettre à la place de Linch, histoire de pouvoir mieux adapter son discours mais rien n'y faisait. Ils étaient vraiment totalement sur une longueur d'onde différente ! Et puis, il fallait bien avouer qu'Odair n'était pas non plus du genre très patient. Il était d'ailleurs si peu patient qu'il avait conduit l'autre jeune homme à la porte et il l'accompagna jusqu'au pallier, histoire de pouvoir parler pendant quelques instants sans que les oreilles de fouine de Keaton n'entendent ce qui allait suivre. Ce n'était rien de secret, rien de compromettant mais il préférait que ça reste entre l'inconnu et lui tout simplement. Il tenta donc de lui faire comprendre que son petit ami avait d'autres soucis à gérer que ses crises d'insomnies d'autant plus qu'il y avait quand même pas mal de solutions assez faciles au premier abord. Ne le blâmer pas. Il n’y est pour rien. J’n’ai pas réfléchi ; ou plutôt je ne l’ai fait qu’en fonction de moi Enfin, l'autre était sorti de son mutisme. Bon, au moins il avouait sa faute c'était déjà mieux que rien. Et si certains disaient "faute avouée à moitié pardonnée", pour Matthew ce n'était pas du tout le cas. Il trouvait ce genre de phrases totalement ridicule, mais bon. Le secouriste haussa alors les épaules Il agi de façon stupide. Comme d'habitude, alors si, il allait le blâmer un peu pour tenter de lui faire comprendre que la prochaine fois ça pourrait mal, très mal se terminer. Ce côté naïf de Keaton le désespérait un peu, beaucoup même mais il n'était jamais arrivé à le "dompter" pour lui faire ouvrir les yeux comme il l'aurait souhaité. Alors il faisait avec, alors il faisait ce qu'il pouvait pour protéger son petit ami. Concernant l'égoïsme du médecin, il ne pouvait trop rien dire, le secouriste savait pertinemment qu'il agissait parfois de la même manière, mieux valait qu'il ne fasse pas trop de commentaires là-dessus, ça pourrait tôt ou tard lui retomber dessus ! Vous avez raison de me juger pour tous ces malentendus, je ne vous en tiendrai pas rigueur. Au contraire. J’n’ai fait que l’idiot jusqu’à déranger mais, croyez-moi, ce n’était pas le but premier de tout ça Oh oui, ça il le savait bien qu'il faisait bien de le juger : Et même si l'autre n'avait pas apprécié cela n'aurait rien changé: il l'aurait quand même fait. Après tout chaque acte dans la vie était susceptible d'être jugé, lui on le traitait de connard, d'ours mal léché à cause de son caractère et ils avaient raison. Ouais, ouais c'est ça, ça me fait une belle jambe que ça ne soit pas votre but premier. C'est trop tard pour revenir en arrière, mais ne recommencez plus. Ou alors loin de ma vue, loin de me copain c'est tout ce que je demande. Après, et bien écoute, si un autre secouriste devait se le farcir, grand bien lui fasse, il s'en fichait totalement chacun sa merde ! Matthew ne pouvait pas être plus clair à part peut-être dire "maintenant fermez-là et dégagez hors de ma vue".. mais il n'en était pas encore à ce point. Ce genre de phrase pourrait cependant quand même bientôt arriver si l'autre continuait avec ses excuses bidons dont il n'avait rien à faire ! Pourquoi est-ce que tout le monde agissait sur ce modèle là ? Pourquoi est-ce qu'ils avaient besoin de faire de longues phrases bourrées d'explications foireuses pour expliquer leur geste ? Pourquoi ne pas assumer tout simplement. Parce oui, malgré tout, Matthew avait l'impression que l'autre tentait de se faire excuser sans comprendre que le secouriste ne mangeait pas de ce pain là ! Merci, pour ça. Vous auriez pu simplement me virer sans m’aider mais vous l’avez fait. Il disait vrai à votre propos, vous êtes quelqu’un de bien, lui aussi. Restez-lui autant que possible, j’ai eu l’impression de ne le voir vivre qu’à travers les paroles vous concernant. Ah. Le moment gênant. Plus que gênant même. Voilà que la tendance s'inversait et c'était au tour d'Odair de ne plus trop savoir où se mettre. Non pas que les compliments le touchaient, mais plutôt parce qu'ils le gênaient. Qu'est-ce qu'il pouvait bien répondre à ça ? Il n'était pas quelqu'un de bien.... enfin il n'était pas mauvais non plus. Il avait de bons côtés mais ses défauts le submergeaient généralement plus qu'autre chose. Keaton, n'est pas vraiment quelqu'un d'impartial quand il parle de moi. Je pense que vous vous fourvoyez totalement à mon sujet. Voilà la seule chose qu'il avait réussi à dire. Peut-être qu'un merci n'aurait pas été de trop mais non. Il s'était seulement tu, trouvant que c'était la meilleure chose à faire.  Mais dans un sens c'était troublant, il savait pertinemment que Keaton ne vivait ou plutôt ne survivait qu'à travers lui, pour lui.  Il haussa les épaules, avant de faire un vague -très vague sourire-.Ne vous inquiétez pas, je compte bien prendre soin de lui. Comme il l'avait toujours fait, comme il le ferait jusqu'au bout. Je ne viendrai plus déranger. Vous avez ma parole. Je vous dois au moins ça. Parfait ! Byebye ! Il allait enfin pouvoir rentrer  Bonne soirée. Voilà, comme ça les "adieux" étaient vite bâclés et chacun pouvait revenir à sa vie. Matthew regarda l'autre homme partir avant de rentrer chez lui pour mettre tout d'abord les points sur les i avec Richter, puis de passer une petite soirée tranquillement tous les deux...






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